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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 1 septembre 2025 22 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesBudget & impôtsSécurité

Matthieu Valet : "Le réveil de François Bayrou après sa sieste est brutal !" (BFMTV)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 60 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Mathieu Vallée, vous l'avez aussi trouvé pathétique François Bayrou ?

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Vous l'avez trouvé mais présent ou pas François Bayrou ?

  • 1:41OuverteRéponse directe

    Arthur Delaporte, il vous a tout de même tendu la main à certains moments, François Bayrou

  • 1:49OuverteRéponse directe

    Il n'exclut pas non plus de taxer davantage les riches. Il a quand même fait quelques pas vers vous.

  • 3:25OuverteRéponse directe

    François Bayrou n'a pas fait que des pas vers la gauche. Il a fait aussi un pas vers vous, vers le Rassemblement national.

  • 4:20OuverteRéponse directe

    Pourquoi est-ce que ça vous fait sourire d'entendre François Bayrou sur ce sujet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueChiffre
    « il lui a fallu 9 mois à la tête d'un gouvernement de la France pour comprendre que les OQTF étaient appliqués à hauteur de 10%, bien loin des 100% promis par Emmanuel Macron il n'y a pas 2 ans, mais il y a 7 ans, presque 8 ans. »
  • 1:23Invité politiqueChiffre
    « la dette de sa ville à peau en deux mandats, passer de 60 millions à 111 millions, plus les 40 000 euros pour son bureau »
  • 2:22InvitéChiffre
    « Vous avez aujourd'hui un budget qui va faire peser 44 milliards d'efforts sur les travailleurs, sur les plus précaires, sur les Françaises et les Français »
  • 2:58InvitéChiffre
    « on permet aux Françaises et aux Français qui gagnent moins de 2200 euros par mois en salaire d'avoir une hausse de 900 euros de pouvoir d'achat par an »
  • 4:00InvitéFait
    « Il faut cinq ans de présence sur le territoire national. »
  • 4:06InvitéFait
    « Une capacité à maîtriser les entrées sur le territoire. Une capacité à maîtriser la sortie du territoire. »
  • 6:22Invité politiqueChiffre
    « Il manque un milliard. »
  • 6:58Invité politiqueFait
    « Toutes ces allocations aujourd'hui, soit il faut zéro année, il se bénéficie tout de suite de ces allocations, soit il faut deux ans, nous on dit qu'il faut cinq ans. »
  • 7:05Invité politiqueChiffre
    « Cinq ans, ça permet d'économiser 17 milliards d'euros, c'est les chiffres de l'Institut Montaigne. »
  • 7:17Invité politiqueFait
    « Jordan Bardella l'a dit sur votre antenne hier soir, j'ai suivi attentivement ce qu'il a dit. »
  • 20:43Invité politiqueChiffre
    « M. Macron, le 13 juillet 2025, donc cette année, a promis 6 milliards et demi d'euros en plus aux armées. »
  • 21:42Invité politiqueFait
    « La lettre, elle visait à commencer la négociation. »
  • 21:56Invité politiqueFait
    « la confiance de ses constituants sera renouvelée. »

Temps de parole

  • Matthieu Valet36 %
  • Invité23 %
  • Invité 213 %
  • Présentateur9 %
  • Invité 38 %
  • Invité 44 %
  • Invité 53 %
  • Invité 63 %

3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Mathieu Vallée, vous l'avez aussi trouvé pathétique François Bayrou ?

0:04
Matthieu Valet

Non mais je pense qu'il s'est foutu de notre gueule ce soir, pardon d'être familier, mais c'est comme ça que je ressens les choses.

0:08
Présentateur

Ça a le mérite d'être clair.

0:09
Matthieu Valet

Parce que moi je vais vous dire, il a convoqué Simone, après Jeannot, je n'ai pas compris qu'il n'ait pas convoqué tant qu'on y était Monique, enfin non mais bon, et après j'ai entendu Bruno Jeudy, votre éditoriste politique, avant que j'arrive sur votre plateau, qui nous disait qu'il faisait avec l'immigration une ouverture à son âge, mais on n'est pas des gens Claude Duce, donc on ne crève pas de faim, sauf qu'on pense aux Français.

0:28
Présentateur

Vous l'avez trouvé mais présent ou pas François Bayrou ?

0:30
Matthieu Valet

Oui, sur les OQTF, il lui a fallu 9 mois à la tête d'un gouvernement de la France pour comprendre que les OQTF étaient appliqués à hauteur de 10%, bien loin des 100% promis par Emmanuel Macron il n'y a pas 2 ans, mais il y a 7 ans, presque 8 ans.

Et quand je pense à Lola, cette petite fille qui a été violée et assassinée par une OQTF, quand je pense à Philippine qui a été aussi violée et assassinée par une OQTF, quand je pense à cet auteur de l'attentat de Mulhouse qui a tué une personne qui s'en est près des policiers qui était sous OQTF, je peux continuer, Claire Géronimie qui a été violée par un OQTF, oui, si on expulsait plus de OQTF en France, on aurait moins de victimes dans notre pays, c'est un fait. Et puis on aurait moins de charges de travail pour nos enquêteurs qui aujourd'hui n'en peuvent plus. Donc j'ai trouvé que François Bayrou ce soir était un commentateur et non pas un acteur.

Et puis, pardon de le dire, mais il a voté, en tout cas son parti, a voté tous les budgets de M. Macron depuis 2017. Donc il est aussi responsable de la dette qu'il dénonce aujourd'hui. Donc c'est bien joué les pères fouettards de la nation sur la rigueur budgétaire. Et d'ailleurs, quand on voit la dette de sa ville à peau en deux mandats, passer de 60 millions à 111 millions, plus les 40 000 euros pour son bureau, oui, il y a beaucoup de sujets budgétaires. Et je pense que ce soir, il aurait dû faire preuve de modestie, d'humilité face aux sacrifices que les Français font depuis de nombreuses années, plutôt que de demander toujours au même de payer la facture et l'addition.

1:41
Présentateur

Arthur Delaporte, il vous a tout de même tendu la main à certains moments, François Bayrou, notamment quand il a parlé de revenir sur les jours fériés. Il n'exclut pas non plus de taxer davantage les riches. Il a quand même fait quelques pas vers vous.

1:54
Invité

Alors vous savez, ce fameux pas de taxer davantage les riches, ce n'est pas un totem, mais c'est évidemment un levier important pour nous. Mais il le dit depuis le 15 juillet. Depuis le 15 juillet, il dit on va taxer davantage les riches. Je n'ai pas de problème avec cela. Et à aucun moment, il n'est plus précis que cela. Et depuis le 15 juillet, il dit bon, ça rapportera 3-4 milliards. Je ne sais pas exactement combien, mais ce n'est pas du tout à la hauteur de la situation. Vous avez aujourd'hui un budget qui va faire peser 44 milliards d'efforts sur les travailleurs, sur les plus précaires, sur les Françaises et les Français qui peinent à joindre les deux bouts.

Et on leur dit peut-être qu'on fera aussi faire quelques efforts aux plus riches. Mais ça n'a finalement aucun sens aujourd'hui de continuer à essayer d'alimenter ce débat. Il ne nous a pas tendu la main. Il a fermé la porte. Il l'a refait ce soir en disant que le plan des socialistes était celui qui était le plus loin de ses positions. Et donc finalement, il a montré à la fois sa méconnaissance de ce que nous portons parce qu'il a annoncé des chiffres totalement farfelus sur les propositions qu'on a faites à la fois pour le pouvoir d'achat.

Je rappelle quand même que dans notre plan, on permet aux Françaises et aux Français qui gagnent moins de 2200 euros par mois en salaire d'avoir une hausse de 900 euros de pouvoir d'achat par an, par exemple. Mais bon, tout ça, il n'en a pas lu une seule ligne. Donc finalement, c'est un Premier ministre qui est dans le déni, qui est enfermé dans sa tour d'ivoire, qui a construit un budget en carton-pâte et qui aujourd'hui voit en fait tous ses rêves s'effondrer. Mais parce qu'il n'a jamais cherché le compromis, il n'a jamais cherché à écouter ce que disaient finalement nos concitoyens. Ils n'en peuvent plus de ces politiques d'austérité.

3:27
Présentateur

Alors, François Bayrou n'a pas fait que des pas vers la gauche. Il a fait aussi un pas vers vous, vers le Rassemblement national. Il a tenté de vous séduire en évoquant la politique d'immigration. On va l'écouter. Vous allez me dire si ça vous a convaincu.

3:42
Invité

Je ne suis pas d'accord pour qu'on fasse de l'immigration la cause de la situation du pays. Parce que quand le pays va bien, alors l'immigration c'est une machine à intégrer et ça marche mieux. Ou à assimiler. Et je vais vous dire, je suis absolument persuadé qu'il faut que notre politique de l'immigration évolue. C'est-à-dire ? Évolue dans deux directions. La première, une capacité à maîtriser les entrées sur le territoire. Une capacité à maîtriser la sortie du territoire. La situation de ces femmes et de ces hommes, elle devrait permettre que soient précisés les conditions d'intégration, pas seulement les conditions de rejet.

4:20
Présentateur

D'abord, Laurence Saillet peut-être. Pourquoi est-ce que ça vous fait sourire d'entendre François Bayrou sur ce sujet ?

4:25
Invité

Plus je le regarde, plus j'ai l'impression qu'il est candidat à une élection, si vous voulez, comme s'il n'était pas aux manettes. Parce qu'effectivement, sur les OQTF, enfin, il ne découvre rien. Je veux dire, ce n'est pas une situation... Il donne son avis, il commente comme s'il n'était pas en capacité d'agir. Je ne dis pas que sortir les OQTF, c'est quelque chose de facile. Évidemment que non.

Mais on attendrait de lui qu'il dise, par exemple, qu'effectivement, les Français qui n'arrivent pas à se soigner et à qui on va encore contraindre de manière supplémentaire les choses, que de l'autre côté, il est normal aussi de raboter, ça ne veut pas dire supprimer, l'aide médicale d'État, qui coûte au moins 1,3 milliard maintenant, qui, elle, n'est pas touchée. Donc vous demandez à des Français d'être encore plus en difficulté pour se soigner, mais les étrangers en situation irrégulière, eux, peuvent le faire sans aucun problème. Ceux qui choisissent de ne pas travailler, qui vivent uniquement des allocations en le choisissant, on ne leur demande rien.

Et on va demander à des gens qui travaillent à l'usine, qui gagnent le SMIC, de travailler deux jours sans être payés en plus. Vous voyez, c'est toute cette injustice et cette capacité qu'il a à faire comme s'il découvrait les choses qui est totalement déconcertante. J'hésite encore entre une véritable stratégie pour la présidentielle, où effectivement il a mis en place en trois temps sa sortie pour sortir avec Panache, ou une déconnexion totale des réalités du pays.

5:49
Présentateur

On va reparler de 2027, mais d'abord revenons sur ce qu'il a dit sur la politique d'immigration qui devrait évoluer à son sens. Est-ce qu'à ce moment-là, Mathieu Vallée, vous vous êtes dit « Ah, tiens, là, ça me parle ».

6:00
Matthieu Valet

Je ne sais pas pourquoi, ça devrait parler qu'à nous, ça devrait parler à tous les Français. D'abord, moi je suis de Lille. À Lille, vous avez l'un des plus grands centres hospitaliers d'urgence universitaires de France qui fait la fierté des Français. Pourquoi ? Parce qu'on a un système de santé le plus généreux, le plus performant, avec des personnels soignants, des médecins, des aides-soignantes, des infirmières, tout du personnel dévoué qui aujourd'hui est en burn-out. Vous savez combien de sous il manque pour rehausser tous ces centres hospitaliers régionaux universitaires en France ? Il manque un milliard. Donc c'est exactement le montant de l'aide médicale d'État.

Nous, on propose qu'on la transforme en aide médicale d'urgence. Évidemment que notre idée, ce n'est pas de laisser crever la bouche ouverte des étrangers en situation d'urgence qu'il faut prendre en charge sanitairement. Mais le but, c'est qu'on ne refasse pas ses oreilles, c'est qu'on ne refasse pas des dents, c'est qu'on ne refasse pas ce que j'appelle les soins de confort que les Français eux-mêmes ne peuvent pas se payer. Un Français sur quatre ne peut pas se payer ses soins. C'est quand même logique que les Français qui sont chez eux dans leur propre nation soient pris en charge correctement.

Une deuxième chose sur l'immigration, Laurent Saillet parlait des prestations sociales non contributives. Ce nom barbare, c'est en réalité le RSA, l'allocation personnelle au logement, etc. Toutes ces allocations aujourd'hui, soit il faut zéro année, il se bénéficie tout de suite de ces allocations, soit il faut deux ans, nous on dit qu'il faut cinq ans. Cinq ans, ça permet d'économiser 17 milliards d'euros, c'est les chiffres de l'Institut Montaigne. Et je vais plus loin, effectivement, par exemple, sur le RSA, il faut cinq ans de présence sur le territoire national. Jordan Bardella l'a dit sur votre antenne hier soir, j'ai suivi attentivement ce qu'il a dit.

Et effectivement, on veut cinq ans d'exercice, de travail. On ne peut pas bénéficier des fruits de la solidarité nationale si on ne le mérite pas. Donc ça, c'est des choses pour nous qui tombent sous le bon sens. Et M. Bayrou, il n'a pas fait preuve de bon sens ce soir-là.

7:28
Présentateur

Mais il vous a tendu la main, François Bayrou.

7:30
Matthieu Valet

Oui, mais on n'est pas des mendiants. Enfin, je veux dire, je ne suis pas à porte de la chapelle à quémander des sous. Je ne suis pas là à dire s'il vous plaît. Enfin voilà, donc je veux dire, au bout d'un moment, ce n'est pas de nous tendre la main. Qu'il faut qu'il fasse, c'est qu'il aurait dû être moins fainéant cet été et répondre à la lettre que Marine Le Pen lui a faite dès fin juillet. Alors j'ai bien compris qu'il y avait à Matignon un problème de délai d'acheminement postal de cinq jours entre le rez-de-chaussée et son premier étage au bureau. Mais de grâce au château de son sac, il sort de son bureau du 7e arrondissement.

7:51
Présentateur

C'était la faute de la poste, c'est vrai, elle l'a dit.

7:54
Matthieu Valet

Moi, je ne dis pas que l'immigration, c'est le bouc émissaire. Je dis qu'aujourd'hui, à Trappes, à Roubaix, à La Verrière, à Mulhouse, dans ces quartiers, aujourd'hui, il y a une communautarisation, une islamisation avec des frères musulmans qu'un rapport que M. Retailleau a publié, décrit très bien le phénomène. Donc je veux dire, il faut qu'il sorte du 7e arrondissement. La France, ce n'est pas que le 7e arrondissement.

8:12
Présentateur

– Arthur Delaporte, est-ce que ça vous a choqué quand vous avez entendu François Bayrou avancer un pas, en tout cas faire un pas vers le Rassemblement national ?

8:21
Invité

– Oui, alors que vous disiez qu'il n'avait fait aucun pas vers la gauche, c'est ce qu'on constatait à l'instant, que par ailleurs, il avait commencé à lever le leurre des jours fériés qui était peut-être, lui, un moyen de détourner le débat public de la réalité de ces coupes budgétaires. Et alors que nous, on a des propositions alternatives qui visent à faire un budget plus juste, en effet, les signaux qu'il a envoyés me faisaient penser, d'une certaine manière, à Michel Barnier, qui, sentant que la censure arrivait, s'était mis tout à coup à faire des œillades répétées à Marine Le Pen. Moi, je trouve ça totalement pathétique.

Et je vois dans sa volonté de dire qu'il faut aller chercher des économistes sur les étrangers, d'une certaine manière, c'est ce qu'il a dit, ou sur la contribution à l'Union européenne, le symptôme de quelqu'un qui est perdu, qui est prêt à tout, et qui est prêt, finalement, à abandonner toutes ses valeurs morales. Parce que vous voyez bien, là, on vient d'avoir, ce soir, sur votre plateau, grâce à François Bayrou, une fenêtre pour la droite et l'extrême droite, de ressortir leur vieille lubie xénophobe. Et moi, ça me choque. Je ne peux pas accepter des propos tels que je les ai entendus à l'instant, qui enchaînent à la fois une dénonciation, une stigmatisation des étrangers.

Par exemple, vous évoquez les critères du RSA. Oui, il faut 50 titres de séjour. Mais ce titre de séjour pour travail, ça veut dire qu'on travaille depuis 5 ans. Donc je vais vous raconter n'importe quoi. C'est déjà le cas. Donc Jordan Barlella n'a rien inventé. Et pour le coup, il y a déjà des conditions qui sont extrêmement strictes pour obtenir le RSA. Donc voilà, le sujet, c'est plutôt, moi, ce qui me préoccupe, que un tiers de ceux qui devraient pouvoir avoir le RSA en France, et quelle que soit leur nationalité, n'y ont pas recours. Et donc se retrouvent encore plus dans une situation de pauvreté.

Le vrai sujet, c'est que les gouvernements Bornes et Bayrou ont restreint les conditions d'accès au RSA. Voilà les choses contre lesquelles il faut combattre, parce qu'aujourd'hui en France, depuis les années Macron, la pauvreté a augmenté. Donc il ne faut pas détourner le sujet vers des problèmes électoralistes, qui sont instrumentalisés par le Rassemblement national. Mais il faut se concentrer sur ce qui concerne directement nos concitoyens, c'est-à-dire comment est-ce qu'ils gagnent leur vie, et comment est-ce qu'ils ont de quoi manger dans le frigo.

10:21
Présentateur

Mathieu Vallée.

10:22
Matthieu Valet

Non mais le problème d'Arthur Laporte et du Parti Socialiste, c'est qu'aujourd'hui, ils font partie d'un parti qui est du passé. Enfin, au bout d'un moment, il faut que, quand on évoque les migrations, quand on évoque les étrangers, il faut arrêter de nous dire qu'on est des fachos, des rastons et des xénophobes. Moi, je suis issu de l'immigration, Jordan Bardella est issu de l'immigration, on s'est assimilés, on a remercié la France de nous avoir accueillis, on a appris à parler sa langue, à aimer son histoire, à embrasser ses valeurs. Oui, mais M. Laporte, le problème, c'est que vous confondez la couleur de peau, l'origine et la nationalité.

Donc on peut être des Français de cœur et d'esprit de n'importe quelle couleur de peau et considérer que les Français, quelles que soient leurs couleurs de peau, autant qu'ils soient Français, soient prioritaires dans leur pays. En fait, c'est ça que vous ne comprenez pas, vous mélangez tout, mais j'ai bien compris que la France Insoumise avait déteint sur vous, avec vos annonces contre nature. Ben oui, et ils vous volent votre clientèle dans les quartiers populaires et dans les banlieues, puisqu'aujourd'hui, vous ne faites plus les scores que vous faisiez avant. Ça, c'est vrai. C'est vrai qu'avant, vous étiez dans un clientélisme que moi, j'ai connu, issu d'une cité, M.

Bernard de Rosier, Bernard Romand, ça ne vous parlez ? C'était des socialistes de chez vous, députés, qui n'ont pas été réélus. Pourquoi ? Parce qu'ils nous prenaient pour des bébêtes, parce qu'ils nous prenaient pour des assistés. Ils nous disaient, on vous donne des centres aériens, on vous donne des centres sociaux, on vous paye vos vacances, on vous donne des allocations, mais nous, on ne veut pas vivre de la misère et du misérabilisme, M. Laporte. On veut vivre de la fierté, du travail, de l'effort et du mérite, quelque sorte.

11:31
Invité

C'est sûr que dans les villes où vous êtes, vous fermez les centres sociaux, vous fermez les centres culturels, vous fermez les bibliothèques.

11:34
Matthieu Valet

Ah bon ? Ah bon ? Ben non, mais à Fréjus, à Bocquer, à Enabomoum, M. Laporte, sortez de votre arrondi, sortez de vos quartiers bobos et venez dans les quartiers populaires du Rassemblement National qu'on gère, vous verrez qu'on gère bien.

11:44
Invité

Ça a détonné le débat. Le sujet ce soir, c'est pas de savoir ce que propose le Rassemblement National, parce que vous n'êtes pas au pouvoir. Ah ben un petit peu, un petit peu, il n'y a pas que le Parti Socialiste, par contre. C'est de savoir comment est-ce qu'on arrive à créer une alternative à la politique qui est celle de François Bayrou. Et moi, je dis, il y a un autre chemin possible dans le cadre actuel, c'est ce que nous défendons avec le Parti Socialiste, c'est que nous pouvons prétendre à exercer le gouvernement et mener une politique plus juste, mais pas une politique xénophobe. Voilà, et ça c'est possible. Non, mais M. Laporte, je termine.

12:12
Matthieu Valet

M. Laporte, j'ai juste une dernière chose. Vous avez fait combien dans les élections européennes ? Vous avez fait 14%, mon parti en a fait 30%, donc permettez, avec la modestie évidemment, qu'on soit les premiers à faire des propositions quand les Français publicitent notre parti plutôt que le vote. Et au moins la modestie, il est limité de le reconnaître.

12:28
Invité

Il y a deux tiers des Français qui le rejettent, et vous avez été...

12:30
Matthieu Valet

Ah ben pas aux élections, parce qu'on n'a pas vécu la même séquence électorale des européennes législatives, j'ai l'impression qu'on est passé devant vous aussi législatives. Vous avez deux voitures de retard, donc essayez de raccrocher les wagons plutôt qu'être prétentieux.

12:40
Présentateur

Arthur Delaporte, à supposer qu'Emmanuel Macron choisisse un Premier ministre de gauche, pourquoi est-ce que vous pensez que vous pourrez réussir là où les autres ont échoué ?

12:50
Invité

Tout simplement parce que nous avons une autre culture politique. Aujourd'hui, on a des gens qui croient que le pouvoir leur appartient. François Bayrou en a montré finalement le plus bel exemple ce soir, c'est vous êtes d'accord avec moi, ou sinon, tant pis pour vous. Mais le problème, c'est que c'est lui qui va devoir partir. Nous, ce qu'on dit, c'est que le pouvoir, d'une part, ne nous appartient pas, mais que nous prétendons à l'exercer, parce que nous avons la culture du compromis.

Quand on dit, quand Olivier Faure dit sur votre antenne qu'il est prêt à renoncer, que nous sommes prêts à renoncer à l'usage du 49-3, cela veut dire que nous devrons tenir compte des votes du Parlement tels qu'il est, et que nous devrons construire des majorités texte par texte. Par exemple, la taxe Zutman, vous savez, celle que François Bayrou a balayée du revers de la main, eh bien cette taxe, elle a été votée par l'Assemblée nationale.

Donc aujourd'hui, nous considérons que nous pouvons faire adopter un budget plus juste, conformément finalement à ce que souhaitent les Françaises et les Français, et malgré la volonté des macronistes, quand ils ne seront pas d'accord, je crois que nous pourrons aujourd'hui avoir cette culture du compromis si tout le monde se rend compte de la gravité de la situation et de la nécessité de faire d'autres choix.

13:53
Présentateur

François-Mickey-Marty, est-ce que vous pensez que la gauche est capable, justement, d'aller trouver des points d'accord ?

13:59
Invité

Écoutez, j'ai l'impression que les choses évoluent tout au moins, parce que d'ailleurs ce débat en est l'illustration, on voit fleurir toute une série d'hypothèses, de solutions pour réduire la dépense publique, et je trouve que c'est intéressant, j'ai une vision peut-être positive et naïve, mais je me dis que ça peut, au fond, donner des idées, on a besoin de ces temps-là, de moments, à partir d'un constat, qui est en effet celui de la dette publique, qu'est-ce qu'on peut imaginer, quelles sont les solutions, plutôt que d'être sur des a priori de principes, je veux discuter avec toi, je ne veux pas discuter avec toi, tu es sympathique, tu n'es pas sympathique, etc.

Au fond, élargir le champ des possibles, et se dire, solution par solution, hypothèse du prix par hypothèse, qu'est-ce qu'on peut faire ou ne pas faire ? Je crois que François Bayrou n'a tendu ni la main au Rassemblement National, ni la main...

14:42
Présentateur

Il a fait quelques cadeaux à droite à gauche, un peu tout le monde, on s'est même demandé s'il avait encore des tabous.

14:46
Invité

Je veux dire, ce n'est pas parce qu'il va dire une généralité ou un poncif, en disant, bon oui, peut-être qu'il faut taxer un peu plus les hauts revenus, ou lâcher un jour fériau sur deux, qu'il va réussir à obtenir la mansiétude des socialistes, et ce n'est pas parce qu'il dit, pareil, la même généralité sur l'immigration, sans être absolument précis, et en disant d'ailleurs tout et son contraire...

15:03
Présentateur

Vous voulez dire qu'il n'avait pas d'idées, François Bayrou ?

15:06
Invité

Je veux dire qu'il n'a pas de stratégie, je pense qu'il a des idées dans sa tête, mais qu'il ne sait pas s'il doit aller... Il y a quelques jours, il pensait aller devoir draguer les socialistes, qui lui ont fermé la porte au nez. Aujourd'hui, il tente une maladroite tentative de séduction du Rassemblement National, mais qui peut penser qu'il va réussir à faire changer Jordan Bardella et Marine Le Pen d'avis, en disant simplement qu'effectivement, il y a peut-être un sujet sur l'immigration en France, tout en précisant immédiatement qu'il nie le fait que le coût de l'immigration est de 3,4% du PIB, comme le soutenait l'Observatoire de l'immigration, rappelé par Séné Mabrouk.

Ce n'est pas tant de la main, ça, je veux dire, et surtout ce moment politique crucial, et surtout avec ce plan, soi-disant, très ambitieux, qu'il présente. Je pense qu'il se débat, pour laisser penser qu'il se débat, mais ce n'est pas possible avec son expérience, qu'il ne sache pas depuis longtemps que c'est fini, en fait. Parce qu'il a été Premier ministre, c'était son rêve absolu, apparemment il a un peu forcé pour y arriver.

Il connaît parfaitement les équilibres à l'Assemblée, il connaît parfaitement les ambitions des uns et des autres, et le regard que porte chacun sur l'élection présidentielle, qui tronque énormément quand même le comportement politique, puisqu'il y a des stratégies personnelles. Donc évidemment que la manière dont il procède, il ne pouvait aller que dans le mur. Donc il essaie de sortir avec panache, et puis là en disant, ça commence à s'affaisser son panache, parce que là il est obligé de faire quelques compromis. Mais à aucun moment je ne peux imaginer qu'avec son expérience et son intelligence politique, il n'ait pas vu venir le mur.

Mais le problème avec tout ça, comme je le disais tout à l'heure, c'est que ça emporte avec l'économie, ça emporte avec les Français, parce que c'est très difficile pour les Français de vivre cette rentrée avec cette épée de Damoclès d'une éventuelle dissolution. Les entreprises, vous ne pouvez pas investir, tous les marchés se fichent, regardez comme le taux d'emprunt de la dette a augmenté dès qu'il a fait cette annonce. Donc les stratégies personnelles, c'est une chose, chacun fait de la politique, chacun mène sa barque, mais amener avec soi l'économie, les entreprises, et puis pourrir la rentrée des Français qui ont aussi quelques obligations par rapport à leurs enfants.

Je trouve ça quand même assez pathétique. Marcelo ? Il y a une petite phrase qu'il a prononcée tout à l'heure, il a dit « quand vous êtes renversé, vous êtes renversé, commence alors, il a dit, le temps du militantisme, de la bagarre, de la rencontre avec les Français. » C'est-à-dire que là, il a dit tout au début « non, ce n'est pas un au revoir, il essaie de convaincre ». En réalité, il est déjà dans la séquence d'après, c'est-à-dire qu'il a pris date, il a montré que lui, il s'occupait de l'union des Français, des Français, de l'intérêt général du peuple, de la dette, et que maintenant, il prend date pour 2027. C'est ça, en fait.

17:47
Présentateur

Il n'a pas voulu confirmer quand la question lui a été posée.

17:50
Invité

Oui, mais quand on dit « renversé, c'est renversé », commence alors le temps du militantisme. Et quand vous interrogez ces lieutenants, ils vous le disent, le lendemain où il sera renversé, il sera dans son bureau au Modem, et à ce moment-là, il essaiera de peser sur la vie politique d'ici, en vue de 2027. Donc, il a trois campagnes présidentielles à son actif, 74 ans, il fait partie de ces politiques qui pensent qu'ils ont toujours un rôle à jouer, et donc, cette petite phrase montre bien qu'il pense à la suite. Et cela affirme même l'idée que ce soit pour la prochaine étape. Il y a les élections municipales en mars 2026 où il va évidemment se représenter à peau.

Il y a quand même une partie de son entourage aussi qui dit que c'est ça l'horizon, en cas de non-vote, de confiance en sa faveur. Mais c'est vrai que je trouve que Marcelo a tout à fait raison. Cette phrase-là, elle n'a pas été assez relevée. Et je veux dire, personne ne peut mieux définir qu'avec ces mots-là, ce qu'est une campagne présidentielle ou une démarche de campagne présidentielle.

18:46
Présentateur

Mathieu Vallée, s'il n'y a pas de dissolution, est-ce que vous êtes tout de même prêt à discuter avec un Premier ministre d'un autre bord ?

18:53
Matthieu Valet

Non, mais en tout cas, on va pas se taper un socialo à la tête de la France qui représente 10%.

18:57
Présentateur

On va poser la question aux socialos, alors.

18:59
Matthieu Valet

Ils ont fait 10%, je viens de vérifier, ils ont fait 10%. Et ils ne représentent personne, pardon. Donc voilà. Ensuite, en 5 ans, François Hollande, il a quand même été président de la République.

Pardon, alors je sais que ses amis ont eu des doutes sur le côté qu'il soit socialiste avec ses lois et le commerie, avec le fait qu'il ne fasse pas passer la déchéance mais ça a été pour les terroristes après les pires attentats que notre pays ait connus en janvier et en novembre 2015, s'il fallait citer que cela, sans parler de ce 2016 avec Jean-Baptiste Salette, Jessica Scheider, ces deux policiers assassinés chez eux, donc pas à terrorisme, mais pardon, mais ils ont fait 380 milliards de dettes.

Donc on ne va pas recycler les vieux losers de la politique dans un gouvernement d'aujourd'hui où il faut évidemment faire des efforts budgétaires mais sur lesquels on ne partage pas les mêmes orientations. Donc monsieur Lapart, il ne va pas nous imposer un Premier ministre qu'on a déjà eu par le passé. On nous parle de qui, madame ? Parce que moi, il n'y a pas de problème. Vous faisiez le casting tout à l'heure, on peut faire la revue des cadres. Bernard Cazeneuve, il a été le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur de François Hollande. Il est aussi donc contributaire.

19:46
Présentateur

Non, je voudrais surtout vous proposer Gérald Darmanin qui sort du bois.

19:49
Matthieu Valet

Je ne parle pas des socialistes, alors monsieur Darmanin n'est pas socialiste.

19:52
Présentateur

Puisque vous ne voulez pas discuter justement et que vous claquez la porte à la gauche, est-ce que Gérald Darmanin, ça peut être un bon profil ? Il a donné un meeting aujourd'hui justement. Il se tient prêt pour Matignon.

20:03
Invité

Oui, d'accord. Il y a toujours eu une hostilité du RN vis-à-vis de Gérald Darmanin. Il y a des lignes qui bougent. Il y en a un avec qui on a toujours dit que Marine Le Pen sortait bien. Il sortait de Cornu. Exactement, le ministre de la Défense.

20:18
Matthieu Valet

Comme quoi je peux aussi anticiper.

20:21
Présentateur

Le Cornu a déjà dit non. Il a déjà dit non. C'est le meilleur moyen d'y aller, c'est de dire non. Mathieu Vallée.

20:28
Matthieu Valet

Le plus clair, c'est de dire oui. Ce qui compte, c'est les politiques, madame. En parlant de monsieur Le Cornu, évidemment qu'il respecte le Rasset de la Salle et visiblement c'est aujourd'hui un exploit de nous respecter alors qu'on représente 11 millions de Français. Mais pardon, mais M. Macron, le 13 juillet 2025, donc cette année, a promis 6 milliards et demi d'euros en plus aux armées. Il va les financer comment ces 6 milliards et demi d'euros ? Ce soir, la question lui a pas été posée à M. Bérou. Il faut économiser 44 milliards d'euros. Mais en même temps, on a promis aux armées 6 milliards et demi d'euros. Marine Le Pen...

Je vous rassure, ils n'honorent aucune commande vis-à-vis des insistants. Eh bien, c'est bien triste dans un contexte international où je suis content d'entendre M. Le Cornu, mais c'est ce qu'on dit depuis le début, qui nous dit qu'il y a l'Ukraine, mais pas seulement. Il y a aussi aujourd'hui le défi du tir islamiste au Sahel, mais aussi au Levant. Je parle notamment en Afghanistan et en Syrie. Je pense aussi au Moyen-Orient avec le conflit israélo-palestinien. C'est tous ces conflits qui ont été éclipsés par la guerre en Ukraine, alors qu'aujourd'hui, ça va nous sauter à la figure. Donc évidemment que les politiques, elles doivent passer devant le casting.

Maintenant, vous nous parlez de M. Darmanin, M. Le Cornu, mais M. Bérou, on a...

21:24
Présentateur

J'en parle parce que M. Darmanin, justement, prend la parole... On était prêt à discuter avec M. Bérou,

21:29
Matthieu Valet

il a été une mauvaise soie, personne ne l'a relevé, pardon, je vais le faire si vous le permettez. Il a commencé à dire que la lettre, elle ne visait pas à négocier. C'est ce qu'il a dit notamment à votre journaliste de BFM TV et à ceux de CNews, de France Info et de LCI. Mais ce n'est pas vrai. La lettre, elle visait à commencer la négociation. Mais nous, on n'a pas attendu la rentrée de septembre et à ce qu'on soit au pied du mur. On a commencé dès le mois de juillet. Donc M.

Bérou, je suis désolé, mais il est fatigué et la sieste qu'il a commencé cet été, il va la terminer à Pau et peut-être qu'il ira en municipal, je n'en sais rien, vu le bilan carrémité des finances publiques de sa ville. Je ne sais pas si la confiance de ses constituants sera renouvelée. Mais pardon de le dire, mais tout ça, ça compte. Donc oui, nous, on n'a jamais été au pouvoir. Oui, dans nos villes, on a des bilans qui sont flatteurs, pardon de le dire, puisque nos maires ont été réélus dès le premier tour lors des précédentes élections municipales lorsqu'elles ont eu lieu ou alors ils ont été élus avec des beaux scores. Je pense à Louis Alliot à Perpignan.

Et donc, effectivement, on ne va pas avoir honte de ce qu'on a fait durant six ans dans nos communes ni des programmes que nous proposons au univers. Merci.