TOP d'Éric Zemmour à Cannes
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci d’être venus à mes côtés. Merci Gilbert Collard, quelle fougue, quelle énergie, tu es fidèle à tout ce que j’ai toujours connu de toi, dans tes discours, bien sûr, mais aussi dans ton choix de nous rejoindre ! Fidèle à tes convictions, tu préfères ton pays à ton parti et je t’accueille les bras ouverts !
Merci Jérôme Rivière, toi qui viens de nous rejoindre : tu quittes ton poste de président de groupe RN au Parlement européen pour rejoindre la Reconquête. La Reconquête t’accueille avec bonheur, mon ami ! Ce discours constitue un moment important dans notre campagne électorale.
Ici à Cannes, ce soir, l’histoire retiendra que s’est levée l’espérance française. Mes amis, l’union des droites, c’est tout à la fois l’union des patriotes, l’union des Français qui se lèvent pour que la France reste la France ! Ce n’est pas un slogan de politicien, c’est l’union du peuple.
C’est l’union de tous les Français qui aiment leur héritage, l’enracinement et la transmission, même s’ils ne se disent pas de droite. Car quand la droite est elle-même, elle parle à tous les Français. L’union des droites, c’est considérer que nous n’avons pas d’ennemis à droite.
Non, les électeurs du RN ne sont pas des parias. Ils ont été longtemps seuls à se battre pour la France, et l’ont parfois payé très cher. Non, les électeurs de LR ne sont pas des traitres.
Dans cette salle, vous êtes nombreux du RN, des cadres, des militants, des électeurs. Je veux que nous vous applaudissions ! Vous êtes nombreux aussi à venir de LR.
On vous applaudit aussi ! Et vous êtes tous les bienvenus, mes amis, la Reconquête est votre maison commune ! Les autres se contentent de combattre Emmanuel Macron.
Moi, je fais mieux, plus efficace, plus utile pour notre avenir : Je combats Macron et je combats aussi les idées qui le dominent. Je lance cet appel grave, ici, au Palais des Victoires, qui ne peut pas porter mieux son nom ! Je lance l’Appel des Victoires, solennel et joyeux : Unissons nos forces !
Zemmour président ! Zemmour président ! L’Appel des Victoires, c’est l’appel à abolir ce fameux et funeste cordon sanitaire.
Supprimons entre nous les frontières virtuelles ! Nous sommes d’accord sur l’essentiel : à vous, électeurs du FN qui n’en pouvez plus de perdre, à vous, électeurs des Républicains, qui n’en pouvez plus de voir vos dirigeants trahir vos idées : Unissons nos forces ! Et à tous les abstentionnistes, nous disons : pour une fois, abstenez-vous de vous abstenir.
Cette fois est la bonne. Oui, vous avez raison d’être amers. Oui, vous avez raison d’être en colère. vous avez raison de vous méfier des politiciens, et je vous comprends parce que je suis comme vous, scandalisé par ce que deviennent nos suffrages, mais cette fois, est la bonne !
Depuis trente ans, j’écoute autour de moi. J’entends toujours le même murmure qui vient à mes oreilles. Le murmure de ceux qui se lamentent : « Qu’est-ce qu’on est déçus ! », « Ah monsieur Zemmour, qu’est-ce qu’on est déçus ! » Et ce sont les mêmes qui revotent pour les mêmes, et qui redisent : « Qu’est-ce qu’on est déçus » !
Et bien avec moi, c’en est fini de cette phrase, c'en est finit de «Qqu’est-ce qu’on est déçus ! » On ne l’entendra plus cette phrase, « Qu’est-ce qu’on est déçus ! » Vous êtes la France qui n’a jamais la parole.
Cela fait des années que vous attendiez. Vous avez fait le dos rond. Vous avez serré les dents.
Vous avez été courageux, patients. Vous n’avez pas fait grève. Vous n’avez pas cassé les vitrines.
Vous n’avez pas bloqué le pays. Vous attendez dignement. Et qu’attendez-vous ?
Vous attendez ENFIN la justice. La justice dans votre quotidien. Vous attendez la justice sociale mais pas celle de la gauche, qui consiste à vous prendre vos économies pour les donner à quelqu’un qui travaille moins ou qui vient d’arriver en France, oui, vous attendez la vraie justice sociale, celle qui vous permettrait de vivre de votre travail et même de vous enrichir, si vous êtes travailleur, talentueux, volontaire.
Vous voulez la véritable justice sociale et vous avez raison, parce que depuis si longtemps, le travail ne paie plus. Aujourd’hui, il n’y a quasiment plus d’écart entre les revenus du travail et ceux de l'assistanat. Ce n’est pas juste !
Il est temps que les milieux de cordée ne soient plus les premiers de corvée. Assez de cette France où les soi-disants défenseurs de pauvres les condamnent à crever de faim parce qu’il faut aussi nourrir les pauvres du monde entier ! Depuis tant d’années, l’État a fait exploser ses dépenses, il a ouvert le modèle social de la France au monde entier, et pour le financer qu’a-t-il fait ?
Il a augmenté vos taxes, vos impôts, il s’est endetté comme jamais, il a abaissé les salaires des travailleurs. Quoi qu’il vous en coûte ! Les salaires nets sont trop bas pour celui qui travaille et les salaires bruts sont trop hauts pour le patron.
Je vais réduire les dépenses d’immigration et d’assistanat. Avec ces économies, je vais baisser les taxes, je vais baisser les charges et les impôts. Votre colère, c’est le scandale de la fraude sociale.
Que c’est injuste, quand vous dépensez tant chaque mois pour financer nos dépenses sociales ! Savez-vous que Salim Benghalem, l'un des cerveaux présumés des attentats de l’Hypercasher et de Charlie Hebdo, a continué à bénéficier du versement d’allocations familiales pendant des mois après son départ en Syrie, pour un montant supérieur à 12 000 € ? Mes chers amis, quand je serai Président, l’argent du peuple français ne sera plus confisqué, ni détourné par les fraudeurs sociaux et les profiteurs.
L’argent public, ça n’existe pas ! L’argent public, c’est celui qu’on vous prend ! L’argent magique, l’argent gratuit, l’argent théorique : ça n’existe pas !
Il n’y a qu’un seul argent : le vôtre ! Chers amis, quand je serai Président, l’argent du peuple français sera rendu enfin aux honnêtes travailleurs, aux honnêtes entrepreneurs, aux honnêtes retraités, aux honnêtes citoyens. La richesse sera rendue à ceux qui l’ont créée : vous !
L’injustice, mes amis, je l’ai dit et je le répète c’est d’avoir un État si fort avec les honnêtes gens et si faible avec la racaille. Vous, ici, qui travaillez si dur, vous êtes hôtelier, vous êtes serveur, vous êtes restaurateur, vous êtes parfumeur, vous êtes artisan, agriculteur, et vous vous posez la même question tous les jours : pourquoi l’Etat nous traite-t-il comme des délinquants ? On ne vous laisse pas conduire, on ne vous laisse pas travailler, on ne nous laisse pas embaucher.
Tous les ans on vous invente de nouvelles normes, qui vous coûtent de plus en plus cher à mettre en œuvre. On vous tue ainsi à petit feu. Ensuite, il y a le fisc.
Rien que le mot vous glace le sang ! La multiplicité des réformes, l’empilement des réglementations et des lois, la vitesse à laquelle changent toutes les règles du jeu, tout cela produit une complexité administrative et oblige le moindre commerçant à tout à la fois comptable, fiscaliste, avocat, et pourquoi pas huissier ? Laissons les commerçants être des commerçants !
Je les connais, je les écoute et je les aime. Les entreprises, les indépendants, et même les salariés demandent la même chose : plus de simplicité, plus de lisibilité et surtout plus de sécurité en matière fiscale. Je veux que le fisc aille davantage voir du côté des caïds de banlieues, dans les supermarchés de la drogue.
Croyez-moi, je leur donnerai du travail ! On verra comment le droit du travail est respecté là-bas ! Pour les caïds, pas de TVA, pas de charges, pas d’Urssaf, pas de CSG, pas d’impôts et avec un peu de chances, ils peuvent même toucher le RSA !
Certains reçoivent même les APL et les allocations familiales ! Jusqu’à quand allons-nous supporter d’être les dindons de cette farce ? Je veux que l’administration fiscale cesse d’être l’ennemi du contribuable.
Je veux que les Français retrouvent une relation apaisée avec cette administration, qu’elle soit là pour les accompagner avant de sévir, pour leur expliquer avant de punir. La justice, mes chers amis, c’est enfin la fin du laxisme des juges. Parce que nous voulons la sécurité, pour nous, pour nos femmes, pour nos enfants.
Parce que nous voulons enfin la paix ! Je ne veux pas que Cannes soit à son tour ensauvagée. Pour votre ville, comme pour toutes les autres, je supprimerai la loi SRU.
Cette loi qui impose aux villes et aux villages de France de disposer d’au moins 25% de logements sociaux, alors que le logement social est devenu progressivement le logement de l’immigration. Si on n'abroge pas cette loi, elle transformera peu à peu toute la France en cité. Non, je ne veux pas de Trappes à la campagne !
Non je ne veux pas de kebab dans tous les villages de France ! Dans les cités, comme ailleurs, nous n’en pouvons plus d’avoir peur. Nous n’en pouvons plus de conseiller à nos filles de cacher leur téléphone portable.
Nous n’en pouvons plus de guetter l’arrivée de nos enfants quand ils prennent les transports en communs. L’autre jour, à Saint-Quentin, un homme m’a dit : « Monsieur Zemmour, on voudrait se faire justice nous-mêmes ». Ce n’est plus possible.
Nous voulons un État qui fasse respecter la justice ! Nous voulons un État qui fasse respecter la loi ! Nous voulons une police qui ne recule plus !
La police ne doit plus être intimidée par la racaille. La racaille ne doit plus terroriser l’honnête homme. Pour cela j’introduirai dans notre droit la notion de « défense excusable ».
Avec cette protection juridique, les commerçants braqués, les citoyens cambriolés et les policiers en danger auront enfin le droit de riposter aux voyous. Je choquera peut-être la France Insoumise et les bien-pensants ! Mais ainsi, la peur changera enfin de camp ! le voyou ne doit plus entrer dans un tribunal avec la certitude qu’il en ressortira libre.
Dans chaque département de France, chaque année, des centaines de Français, souvent vulnérables, souvent fragiles, toujours abandonnés et sans recours, assistent, impuissants, au viol de leur bien, au viol de leur dignité. J’y mettrai fin en créant un vrai délit pénal d’occupation du bien d’autrui ! J’imposerai l’expulsion immédiate des squatteurs, sans passer par les tribunaux, et j’obligerai les préfets à utiliser le recours à la force publique pour défendre ce droit fondamental qu’est le droit de propriété !
Je rétablirai la perpétuité réelle ! Car aujourd'hui, la perpétuité réelle qu'on nous avait promise, pourtant, en 1981, n'existe pas. et les criminels condamnés à perpétuité peuvent avoir des remises de peine dès 18 ans de prison.
Je vous le dis, certains crimes méritent la prison à vie. Comment imaginer que Sallah Abdeslam, un des terroristes du Bataclan, complice du massacre de 138 de nos enfants, puisse sortir un jour de prison ? Certains me demandent pourquoi je suis si dur.
Certains me le reprochent. J’ai passé, cet après-midi, un moment avec Patrick Jardin à Nice. Certains d’entre vous le connaissent peut-être.
Patrick a perdu sa fille, Nathalie, le soir du Bataclan. Les djihadistes ont arraché à un père la prunelle de ses yeux. Patrick Jardin nous fait l’honneur d’être avec nous ce soir, je vous demande de l’applaudir !
J’ai parcouru avec lui, cet après-midi la promenade des Anglais, là où d’autres victimes nous rappellent un autre massacre, que nous n’avons pas le droit non plus d’oublier. Nous n’avons plus le droit de rester les bras croisés. Nous n'avons plus le droit de nous contenter de bougies et de nounours.
Vous comprenez pourquoi je suis si dur, car vous aussi vous vous êtes endurcis. Quand un mineur a commis un acte grave, il doit être jugé comme les autres. Nous responsabilisons leurs parents avec la plus grande fermeté.
Oui, nous suspendrons les aides sociales pour les parents de mineurs délinquants et criminels. Il faut apprendre à ces enfants l’autorité ! Celle de leurs parents, celle de la justice et celle de la France !
Jusqu’à quand la France devra-t-elle rester le paradis de tous les voyous de la planète ? Les binationaux qui commettent des crimes seront déchus de leur nationalité française et expulsés. Quelque chose me taraudait, quelque chose venait abîmer ma joie de vivre : mon inquiétude pour notre pays, une inquiétude qui ne faisait que grandir.
Alors, j’ai brûlé mes vaisseaux, je suis descendu dans l’arène. Je me suis retourné souvent… oui, souvent ! pour savoir si quelqu’un d’autre que moi serait plus courageux, serait plus sincère, plus compétent… Je vous avoue : je n’ai vu personne.
Alors je suis là aujourd'hui. Levez-vous mes amis, dressez-vous ! à la manière de tous ceux qui, dans notre pays, se sont levés, se sont dressés, quand le pays semblait perdu !
On ne nous empêchera pas d’aimer notre pays ! On ne nous empêchera pas d’aimer ce que nous sommes ! On ne nous empêchera pas d’aimer vivre chez nous et pour nous !
Rien ni personne ne nous en empêchera parce qu’il faudrait nous arracher le cœur, et qu’ils n’y arriveront pas ! Le courage, c’est nous ! Le panache, c’est nous !
Le drapeau qui flotte dans le vent de l’Histoire, c’est nous ! Levons-nous pour dire à la France : la Reconquête, c’est nous ! L’union, c’est nous !
Le Peuple, c’est nous ! Bienvenue aux militants de LR et du RN ! Bienvenue à ceux qui votent et à ceux qui ne votaient plus !
Bienvenue à ceux qui espèrent et à ceux qui désespéraient ! Bienvenue à la France silencieuse et à la France qui s’engage ! Bienvenue à l’Histoire et bienvenue à l’avenir !
Vive le peuple, vive la République et, surtout, vive la France !
Éric Zemmour