Candidature de Marine Le Pen: "Il fallait qu'elle aille au bout de ce chemin-là", estime Louis Aliot
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
– Vous êtes bien sur RMC et BFM TV, bonjour Louis Alliot. – Bonjour. – Merci de répondre à mes questions ce matin.
Vous êtes le maire de Perpignan, vous êtes premier vice-président du Rassemblement National, vous Vous-même, vous avez été condamné hier à un an de prison et deux ans d'inéligibilité, le tout avec sursis. Est-ce que vous saisirez la cour de cassation ? Je vous vous pose évidemment la question dans un instant mais d' D'abord, Marine Le Pen, Marine Le Pen, condamnée, qui se pourvoit en cassation et qui se présente à l'élection présidentielle.
Est-ce que, honnêtement, il fallait prendre un tel risque – Écoutez, au regard de la situation du pays et des attentes de l'opinion, je pense qu'effectivement il fallait qu'elle aille au bout de ce chemin-là. Et c'est la cour d'appel qui lui permet d'aller au bout de ce chemin-là, je rappelle que dans une démocratie comme la nôtre, vous avez un jugement de première instance qui peut vous condamner à la mort politique, 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire et qu'un peu plus d'un an après, un autre tribunal, une cour avec des juges un peu plus expérimentés rend un arrêt, un jugement qui permet justement de pouvoir se présenter. Et là déjà je trouve qu'il y a dans cet état-là quelque chose qui est quand même assez extraordinaire mais ça veut dire aussi...
Beaucoup plus clément effectivement au deuxième jugement même si elle est condamnée malgré tout. Exactement, ça veut dire donc que les mois qu'a suscité ce jugement de première instance quoi qu'on en pense etc a obligé si je puis dire la hiérarchie de la cour d'appel d'accélérer le calendrier pour permettre un jugement et Et aujourd'hui, Marine Le Pen a fait son choix de pouvoir se présenter à l'élection présidentielle. Avec, on va y revenir, cet argument effectivement de la Cour d'appel de Paris hier, de dire avoir choisi délibérément de considérer qu'il fallait laisser la liberté de choix à l'électeur.
Mais Louis Alliot, il y a un risque. Il y a un risque. C'est-à-dire que Marine Le Pen, certes, a pu être candidate.
Elle est condamnée mais elle peut être candidate et c'est le choix d'ailleurs qu'a fait la cour d'appel de Paris. Mais elle décide en plus de se pourvoir en cassation. Et ça, ça fait planer à nouveau une sorte d'épée de Damoclès parce que potentiellement, dans quelques mois, si la cour de cassation décide d'accélérer le calendrier, elle pourrait avoir un brassé électronique.
Elle pourrait même revenir à la décision de la première instance. – Ça non. – Non ?
Vous n'y croyez pas ? – Ah non. Les juristes qu'on consulte et mes propres connaissances, vous diront que non. – Il n'y a aucun risque, vous avez vraiment analysé j'imagine tout cela, même si c'était en temps record hier après-midi, il n'y a aucun risque. – Il faut rappeler que l'accélération du calendrier est due à ce jugement de première instance, que si le jugement avait été celui de la cour d'appel, il n'y aurait pas eu de soucis.
L'appel se serait fait très certainement, d'ailleurs, peut-être après la présidentielle, en tout cas le résultat. Et donc il n'y aurait pas eu toute cette affaire. Là, aujourd'hui, à partir du moment où Marine Le Pen peut se présenter grâce à cet arrêt de la cour d'appel.
Il n'y a plus urgence à ce que la cour de cassation se prononce. C'est là-dessus qu'à mon avis vous faites un peu un pas un pari. Non, non mais c'est pas un pari.
On rentre aujourd'hui dans une procédure normale de cassation pour...
En fait, vous espérez qu'elle prenne son temps. Pour n'importe quel justiciable en France aujourd'hui, un pourvoi, c'est 12 à 18 mois. Voilà, c'est ça.
Donc Maintenant, on est en appel avec une décision. Cette décision permet à Marine Le Pen d'être candidate. Donc la Cour de cassation devrait, si je puis dire, revenir à des délais conformes habituelles entre 12 et 18 mois.
Alors ce n'est pas ce qu'a l'air de dire la présidente de la Cour d'appel de Paris, qui considère que même si c'est à la Cour de cassation de décider de la rapidité ou non avec laquelle elle rendra cette décision. Mais malgré tout, elle dit que si la décision de la Cour de cassation est rendue dès janvier, alors je demanderai l'application des peines à partir de ce moment-là. Oui, écoutez, on verra bien.
En fait, vous espérez que pour une fois, il ne fasse rien de spécial pour vous, quoi. C'est-à-dire que là, la cour d'appel de Paris, à l'inverse, vous aviez demandé à ce qu'ils accélèrent le calendrier, ils l'ont fait. Et là, la cour de cassation, vous vous dites non, non, prenez votre temps.
Dans la situation du pays, on ne peut pas réfléchir avec le calendrier judiciaire. Il y a un calendrier politique. Il faut s'inscrire dans cette campagne présidentielle parce qu'on a un programme à défendre.
Je pense que nous sommes les seuls à pouvoir aujourd'hui préserver l'intérêt de la France face à nos adversaires et nous allons faire cette campagne présidentielle. Mais vous vous rendez compte de ce qui se passe, Louis Alliot ? C'est-à-dire que non seulement on va y revenir vis-à-vis des électeurs, la question de la condamnation, malgré tout prononcée deux fois par deux tribunaux différents, certes avec une peine plus clémente la deuxième fois, mais la condamnation est maintenue.
Et puis cette question se lancer dans une campagne où on va vous parler, en tout cas au début, forcément de ces différents scénarios, parce que les Français ont besoin de savoir. Est-ce qu'ils peuvent légitimement se dire qu'elle va être candidate jusqu'au bout ? Il y a un doute qui persiste. – Madame Malherbe, depuis 12 ans que moi je suis dans cette affaire, il n'y a pas une émission où on ne me pose pas la question sur l'affaire.
Ça a changé quoi ? Rien. J'ai été élu député, j'ai été élu maire, j'ai été réélu maire au premier tour en toute connaissance de cause. – Alors Les gens ont bien fait la différence entre enrichissement personnel et pas d'enrichissement personnel.
Ce n'est pas une affaire de détournement de fonds publics qu'on pourrait trouver dans d'autres circonstances, c'est une affaire de qualification d'un emploi que nous avons utilisé pour faire de la politique alors que, et c'est là où nous avons une différence d'appréciation avec les juges, les juges nous disent qu'ils n'auraient plus dû faire que du travail pour un député européen. Oui mais vous le saviez. C'est ce que dit en tout cas les deux tribunaux disent vous saviez que ce n'était pas le mode d'emploi, que ce n'était pas la règle du jeu.
Non on ne savait pas parce que l'Union Européenne a changé ses règles pratiquement à chaque que mandature parce qu'elle trouvait que ses règles n'étaient pas claires. Et encore il y a deux jours, au bureau du Parlement européen, ils ont encore discuté de changer les règles parce qu'ils trouvent que ce n'est pas justement très très clairs les textes en question. Donc on voit bien que face à cette incertitude, nous pensons que nous avons un motif là aussi pour inscrire un pourvoi.
En tout cas, moi, c'est ce que je vais faire parce que je pense que tous les...
C'est ce que vous allez faire. Vous nous dites ce matin, Louis Alliot, que vous vous pourvoyez en cassation du jugement qui vous touche. Oui, je vais faire un pourvoi en cassation parce que je trouve que cette peine est encore excessive me concernant, même si, je le rappelle, première instance, trois ans d'inéligibilité, là c'est du sursis, deux ans.
Mais sursis, ce n'est quand même pas la même peine. Et c'est vrai que la magistrate et la présidente de la Cour d'appel a donné cette phrase sur le suffrage universel, le droit des électeurs et le droit d'être candidat qui est je crois la reprise de ce que le conseil constitutionnel a lui-même relevé dans une décision récente. Et donc il faut quand même s'inscrire sur la démocratie qui est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple et donc ce sont les électeurs qui feront qui feront le choix.
De ce point de vue là vous saluez l'attitude de la justice française de s'être dit et de l'avoir écrit noir sur blanc comme l'un des arguments de leur décision qu'il fallait vous laisser être candidat, laisser le choix aux français. Alors ça c'est déjà je le salue évidemment mais je salue aussi le fait et heureusement qu'il y a plusieurs degrés de juridiction parce que je vois certains qui critiquent. C'est pas mal la justice française finalement ?
Le système est pas mal fait oui, après il y a l'attitude de certains mais le système est pas mal fait. Mais vous voyez bien que quand on nous reprochait de critiquer le jugement de première instance j'allais vous dire heureusement qu'on l'a critiqué parce que cette critique de ce que le considérait comme une injustice a été partiellement, moi je pense trop partiellement, atténuée en appel et il reste encore une autre voie de recours qui est le pourvent en cassation. Vous vous pourvoyez donc en cassation, on va y revenir mais je voudrais aussi qu'on s'intéresse aux électeurs.
La question de l'exemplarité. Marine Le Pen, en 2013, elle s'était dite favorable, je cite, à une inéligibilité à vie des politiques candamées. Quand je réclame éthique et politique, éthique et morale, je me l'applique à moi-même.
Voilà ce que disait Marine Le Pen dans son livre « Pour que vive la France », elle plaidait pour que l'arme de l'inéligibilité soit utilisé avec beaucoup plus de rigueur. Et en 2013, dans le contexte de l'affaire Cahuzac, elle disait « Les Français ne sont pas dupes, tout le monde est éclaboussé ». L'UMP et l'EPS ont des listes condamnées qui sont inouïs.
Et il cherche à dire « Ah, vous voyez le FN ». Eh bien non, disait Marine Le Pen. Le FN, non.
Moi, ma veste est immaculée. Ils auront beau s'agiter, ils n'arriveront pas à me salir. Aujourd'hui, elle est condamnée.
Nous sommes considérés aujourd'hui comme innocents par le pourvoi en cassation. Et je répète...
Vous êtes innocent, vous êtes considérés comme innocents. Et que je répète, nous nous considérons comme innocents des faits qu'on nous reproche donc on va aller en cassation pour faire valoir notre vision des textes et de quelques faits et puis une fois que la condamnation sera définitive nous verrons bien mais pour l'instant on doit être réputé innocent comme le veut le droit français tout à fait précis je ne suis pas moi-même magistrate mais j'ai reçu ce matin le président d'un des syndicats des magistrats qui il précisait que le pourvoi en cassation suspendait les peines mais ne suspendait pas la condamnation c'est d'ailleurs le fait même que vous soyez condamné oui mais encore une fois je vous ai dit que les les électeurs ont bien fait la différence entre eux des affaires d'assistants parlementaires et des affaires par exemple attendez oui non mais par exemple monsieur Kambadélis du PS qui a utilisé son enveloppe de député pour payer je ne sais quoi y compris d'ailleurs sa cotisation au parti socialiste a été condamné bon c'est passé assez assez discrètement mais lui pour le coup c'est une affaire de sous à titre personnel nous cette affaire d'assistant il n'y a pas un centime dans nos poches voilà je le répète c'est l'utilisation d'assistants parlementaires j'ai dire qui ont fait du travail politique comme l'ont fait tous les partis depuis j'allais dire peut-être pas avec la même échelle peut-être pas avec la même ampleur mais si regardez le modem a été relaxé pratiquement sur tout a eu du sursis d'ailleurs on se rapproche un peu du jugement du modem avec l'arrêt de la cour d'appel et monsieur Bayrou a eu non-lieu et monsieur Mélenchon pour les mêmes faits n'a même pas eu lui de poursuite. Il lui-même vous a répondu en disant que vous mentiez. – Oui, écoutez vu de monsieur Mélenchon on a vu comment il traite la justice.
La République c'est lui. On sait très bien qu'aujourd'hui madame Chiquiou pour sa campagne présidentielle est poursuivie pour escroquerie donc c'est pas lui de donner des leçons quand Je voudrais que vous écoutiez les propos et les réactions de certains de vos électeurs. Pas tous mais certains sont vos électeurs.
Parmi mes auditeurs ce matin qui étaient très nombreux à réagir sur RMC, je voudrais que vous écoutiez ce qu'il dise. Avoir une présidente de la République qui est condamnée par la loi à deux reprises, j'avoue que ça me fait un petit peu tiquer et moi j'ai mal à ma France. Je ne suis même pas choqué en fait c'est déçu.
Il y a quelques temps elle Elle a dit que sous bracelet électronique, elle ne ferait pas campagne, elle ne pouvait pas être candidate. Elle arrive au 20h, elle dit « je suis candidate ». Je suis désolé, moi j'ai voté RN aux deux dernières présidentielles à la dernière législative.
Et là, je suis en train de me dire finalement cette dame, elle est comme beaucoup de politique, elle n'a pas de parole. L'entêtement de Marine Le Pen à vouloir se représenter me fait penser à Mélenchon. Moi, la république, on l'affaire, cela n'appartient pas.
La comparaison même avec Jean-Luc Mélenchon...
Non non j'en ai eu plus ce matin, j'en ai eu un et d'ailleurs je vous le précise aussi, Mathieu, électeur RN qui lui est satisfait qu'elle y aille et qui dit qu'elles soient condamnées ne change rien à mes yeux. Ce qui m'a intéressé en particulier c'est notamment cet électeur qui a voté pour vous aux deux dernières présidentielles et aux dernières législatives, là il dit pas qu'il va voter pour quelqu'un d'autre mais il dit qu'il est déçu et que cette fois-ci il a un peu le sentiment que comme Jean-Luc Mélenchon vous dites la République c'est moi et en fait je décide de ce que je veux. Parce qu'il y avait une grande confusion sur le fait qu'elle est le bracelet électronique ou pas à partir du moment où elle l'a pas qu'elle se lance en campagne il n'y a pas matière.
Et si elle l'a à la fin comme le dit la présidente de la cour d'appel de Paris qui dit eh bien si si la décision de la cour de cassation est rendue au printemps elle aura un bracelet électronique. Nous n'y sommes pas et nous verrons bien mais pour l'instant la cour d'appel permet à Marine Le Pen d'être candidate et donc elle est candidate à l'élection présidentielle. – Comment ça s'est décidé ? – Écoutez, on a été sur le fait que l'inégibilité a été purgée à l'audience comme l'a dit la présidente de la cour et donc à partir du moment où l'inégibilité est purgée à l le pourvoi est possible donc vous pensez bien que marine le pen si un pourvoi et bien elle prend le pourvoir parce qu'elle se considère comme innocente dans cette affaire donc donc Louis Alliot, vous nous dites ce matin que Marine Le Pen, dès la lecture de la décision hier dans la salle du tribunal, a immédiatement considéré qu'elle était candidata.
Je ne vous dis pas immédiatement, elle a consulté ses avocats, elle a consulté un avocat après la cour de cassation pour regarder évidemment l'ensemble des problèmes, des griefs et des possibilités. Et c'est après des discussions, une réflexion que nous avons eu au siège du mouvement. Vous avez échangé, il y a eu débat ?
Oui bien sûr. Est-ce que certains doutaient de l'efficacité de cette décision ? Non, il y avait juste des précisions apportées sur les conséquences du pourroi parce qu'il y avait une grande confusion.
Beaucoup de juristes disaient...
Oui mais beaucoup de juristes se disaient n'importe quoi d'ailleurs. Parce qu'ils n'avaient pas fait, ils n'avaient pas imaginé...
Est-ce que vous êtes sûr que les juristes que vous suivez sont les bons ? Non mais je ne sais pas ! Est-ce que vous êtes sûr que des vôtres...
Non mais j'en sais rien, j'avoue moi-même, trouver extrêmement complexe que certains aient une lecture et les autres différentes. D'ailleurs, la première instance et la deuxième instance ont des lectures différentes, les juristes ont des lectures différentes. Cette complexité...
Oui mais est-ce qu'on peut jouer l'élection sur un pari tant précisément à inscrire ce pourvent en conversation ? Précisément. Précisément ce que vous dites, vous dites que c'est confus.
Est-ce qu'on peut jouer une élection présidentielle sur quelque chose d'aussi confus ? Sur le 432-15, je vais revenir parce que c'est compliqué. Du code pénal, par exemple dans l'affaire Sarkozy, le juge dit qu'on ne peut pas condamner M.
Sarkozy pour détournement de fonds publics parce que précisément les fonds sont internationaux. Comme d'ailleurs l'Union Européenne est considérée comme une institution internationale. Et de la même manière, dans une autre affaire, c'est l'affaire Dati, on ne peut pas poursuivre Mme Dati pour détournement de fonds publics parce que les députés européens, on ne peut pas les poursuivre pour Je ne suis pas sûr que vous comparez à Mme Dati ou à M.
Sarkozy, soit tout à votre honneur, là, sur le plan judiciaire. Mais moi je ne vous parle pas du fond de l'affaire, je vous parle des principes. Si des juges disent ça pour certains, ils sont bien obligés de le dire pour d Et si donc il y a une contradiction entre plusieurs paroles de juge, c'est à la Cour de cassation de prendre la décision.
Oui, Louis Alliot, pourquoi pas Jordan Bardella ? Oui, pourquoi pas Jordan Bardella Non mais je veux dire, finalement, est-ce que ce n'était pas le moment de lâcher l'affaire ? De se dire, Jordan Bardella est prêt, nous il y a quand même un petit risque, on le voit.
Mais Marine était la candidate naturelle. Si elle était empêchée, c'était Jordan de Bardella. Mais à partir du moment où elle n'est pas empêchée, il n'y a aucune raison.
Mais je vous signale que depuis maintenant plus de 5 ans, ils forment un duo. Voilà. Et ce duo est performant.
Il a gagné pratiquement toutes les élections. Deux européennes et un certain nombre d'autres élections. Pourquoi voulez-vous qu'ils s'arrêtent en route ?
Cette présidentielle sera une présidentielle menée par deux personnalités, Marine Le Pen qui est candidate à l'élection présidentielle et Jordan Bardella qui sera son premier ministre je veux dire on est les seuls à avoir cette situation avoir cet atout pourquoi voulez vous qu'on s'en passe louis alliot il y a les électeurs et puis il y a les 500 signatures et les banquiers les 500 en signature, c'est bon, vous les aurez. Il n'y a pas de doute ? Oui, non, il n'y a pas de doute.
Les banques, est-ce qu'elles vont vous suivre ? Alors que je le disais et on l'entend bien, il y a quand même encore certains juristes qui disent que potentiellement, là dans quelques mois, elles se retrouvent soit avec un brasse électronique, soit...
Non ? Non mais d'accord, mais je veux dire, c'est pas le problème. C'était déjà pas évident quand même la dernière élection.
Oui, mais ce qui est pas normal en démocratie quand même, parce que là ça dépasse le cas de Marine Le Pen, nous sommes en démocratie, il y a des partis politiques, article 4 de la constitution. Il y a des banques qui refusent de prêter à des partis politiques solvables. C'est ça qui est inquiétant pour la démocratie.
Si François Bayrou avait décidé de faire la banque pour la démocratie...
Il avait promis de faire la banque pour la démocratie. Et il avait d'ailleurs, je je crois, symboliquement, décider de donner sa signature. Et d'ailleurs, les banques sont très hypocrites parce que dans leur fichier clientèle, eh bien il y a au moins 40 % des gens qui votent au Rassemblement National.
Ils ne les veulent plus comme clients. Donc ces banques devraient jouer le sens de l l'intérêt général, le sens de la démocratie, du pluralisme politique est prêté comme il prête à toutes les entreprises aujourd'hui. En tout cas on l'imagine, c'est moins le cas.
Vous n'avez pas de doute ? Vous n'avez pas de doute, vous ne vous dites — Mais je n'imagine pas qu'une élection présidentielle soit contrariée par le fait que des banques privent certaines formations politiques et certains candidats de prêts bancaires alors qu'ils ont les moyens de les rembourser. Ça, effectivement, je n'imagine pas.
Juste un mot parce que chez vous, il y a des incendies très graves. Je voudrais quand même qu'on en dise un mot. Les Pyrénées-Orientales extrêmement touchées.
Est-ce que ce matin, d'après vos informations, les choses sont sous contrôle ? Est-ce que vous êtes inquiet ? Les choses s'améliorent.
Nous avons été inquiets pendant 48 heures. Des villages ont été évacués. Mais tout est en train de revenir à la normale.
Et j'allais dire, la saison estivale va commencer. Et je le dis aux gens qui nous regardent. Venez et évidemment tout sera fait pour que vous soyez accueillis dans les meilleures conditions.
Donc tout est à peu près sous contrôle face à cette canicule qui revient. Merci beaucoup Louis Alliot d'avoir répondu à mes questions ce matin. Vous êtes maire de Perpignan, vice-président du Rassemblement national et vous l'avez annoncé à notre micro.
Vous vous pourvoyez donc en cassation contre le jugement qui a été rendu contre vous hier. Merci à vous.
Louis Aliot