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Conférence de presseEurope 1 (sur YouTube)· 25 juillet 2025 22 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & élections

"À Washington, on se demande si E. Macron n’est pas le nouveau maréchal Pétain" (P. Karsenty)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    De quoi cette décision d'Emmanuel Macron est-elle le nom ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi cette reconnaissance maintenant ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    De quoi cette reconnaissance est-elle le nom selon vous ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi cette décision est-elle en contradiction avec les conditions initiales ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça change concrètement de reconnaître un État palestinien ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Emmanuel MacronPromesse
    « J'ai décidé que la France reconnaîtra l'État de Palestine. J'en ferai l'annonce solennelle à l'Assemblée générale des Nations-Unies au mois de septembre prochain. »
  • 2:30Benjamin NetanyahouFait
    « Nous condamnons fermement la décision du président Macron de reconnaître un état palestinien. Un état palestinien servirait de tremplin pour anéantir Israël et non pour vivre en paix à ses côtés. »
  • 3:30Marco RubioFait
    « Cette décision irresponsable ne fait que servir la propagande du Hamas et porter atteinte à la paix. »
  • 5:00Ellie CorchiaFait
    « La France et le président de la République a été le premier pays à organiser le 7 février 2024 une cérémonie nationale pour les 50 français qui étaient tombés lors du pogrome du 7 octobre. »
  • 9:00Charlotte DornelasFait
    « Emmanuel Macron essaie d'exister dans ce dossier depuis le début et encore aujourd'hui par cette décision. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va revenir sur cette décision historique du président de la République Emmanuel Macron qui va reconnaître l'état de Palestine. Il va reconnaître cette décision. Il l'a pris seul, pas seul contre tous, je le disais, puisqu'il a été applaudi par la France insoumise, il a été salué aussi par le Hamas.

Les Français, ils ne sont pas contre la reconnaissance de l'État de Palestine. Ils ne veulent juste que ça soit pas maintenant, pas dans ces conditions, pas dans ce chaos là, pas avec des otages dans les tunnels, pas avec le Hamas qui aujourd'hui fait la loi dans la bande de Gaza. 78 % des Français sont contre une reconnaissance immédiate et sans condition.

C'était un sondage ifOP publié il y a tout juste un mois. C'était pas il y a 10 ans, c'était il y a 1 mois s'oppose à la reconnaissance immédiate de la Palestine. Je voudrais qu'on voit le sujet d'Augustin Donadieu.

On va essayer de se poser toutes les questions ce matin. C'est vrai que c'est difficile parfois d'avoir des euh des débats, des échanges sereins sur cette question-là et on va essayer de de s'y atteler ce matin. Augustin Donadio.

L'annonce est tombée hier soir sur le compte X du président de la République. La France va reconnaître l'État de Palestine en septembre prochain devant l'ONU. Fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Prochrient, j'ai décidé que la France reconnaîtra l'État de Palestine.

J'en ferai l'annonce solennelle à l'Assemblée générale des Nations- Unies au mois de septembre prochain. Réaction immédiate de l'État hébreu. Le Premier ministre Benjamin Netaniaou parle d'une décision qui encourage le terrorisme.

Nous condamnons fermement la décision du président Macron de reconnaître un état palestinien. Un état palestinien servirait de tremplin pour anéantir Israël et non pour vivre en paix à ses côtés. Soyons clair, les Palestiniens ne cherchent pas un état à côté d'Israël, ils cherchent un état à sa place.

Outre Atlantique, la surprise est totale. Le secrétaire d'État, Marco Rubiot, annonce que les États-Unis rejettent fermement le projet d'Emmanuel Macron. Cette décision irresponsable ne fait que servir la propagande du Hamas et porter atteinte à la paix.

C'est une gifle aux victimes du 7 octobre. Du côté du Hamas, la satisfaction est là. Nous considérons cela comme une étape positive dans la bonne direction pour rendre justice à notre peuple palestinien opprimé et soutenir son droit légitime à l'autodétermination.

Même satisfaction dans les rangs de la France insoumise. La victoire morale est là mais on connaît la technique des annonces différées de Macron. Depuis des mois, ce type de comportement encourage la durée du crime à Gaza.

Pourquoi en septembre et pas maintenant ? Et l'embargo sur les armes et la rupture de l'accord de coopération. Le Royaume-Uni et le Canada avaient eux aussi ouvert la voie à une éventuelle reconnaissance de la Palestine.

Mais à ce jour, aucun de leurs dirigeants n'affranchil pas. Et je me tourne vers vous, Ellie Corchia. De quoi cette reconnaissance est-elle le nom ?

Écoutez, je crois que depuis hier soir, il y a effectivement euh pour beaucoup de Français, pas seulement pour les Français juifs, même si évidemment cette décision euh est importante parce qu'on sait très bien que lors de des chiffres sur l'antisémitisme qui ont explosé, on sait très bien que les Juifs sont aujourd'hui principalement pris à partie d'un are pays comme dans d'autres d'ailleurs sur ce qui se passe à 4000 km d'ici en Israël. Donc il y a une répercussion évidemment par rapport à nous, mais je crois qu'en tant que citoyen, c'est une annonce qui nous a plongé dans la dans l'incompréhension et la colère pour une raison tout simple. On on connaissait le en même temps du président de la République.

Là, j'ai l'impression que c'est à cont-temps. On est à contetemps du sens de l'histoire, cette reconnaissance unilatérale par le président de la République qui avait dit il y a 3 mois le contraire de ce qui vient de se passer puisqu'il avait dit qu'il y aurait effectivement le principe d'une reconnaissance d'un état de Palestine par la France à partir du moment où des conditions seraient remplies. Et bien évidemment dans ces conditions, il y avait la démilitarisation du Hamas qui ne pouvait pas rester l'organe de gouvernance sur place, un mouvement terroriste qui a commis le le pogrome du 7 octobre.

Et deuxièmement, qui a du sang français sur les mains. Bien sûr, il a du sang français sur les mains. Ce qui est terrible, c'est que la France et le président de la République a été le premier pays à organiser le 7 février 2024 une cérémonie nationale pour les 50 français qui étaient tombés lors du pogrome du 7 octobre.

Et nous sommes aujourd'hui le pays qui décide de faire cette reconnaissance unilatérale à la rentrée prochaine alors que le Hamas est encore au pouvoir et alors que les otages ne sont pas libérés. C'est-à-dire que aujourd'hui les la pression devrait être sur le Hamas pour libérer les otages. Et nous savons très bien que si les otages étaient aujourd'hui enfin libéré par le Hamas, la guerre se stopperait immédiatement et on aurait un cessé le feu immédiat.

Hm hm. Faire ça aujourd'hui avec euh les sous les compliments les félicitations du Hamas, c'est quelque chose de très choquant. Moi quand je vois le Hamas qui félicite le président de la République, je me dis que nous avons un vrai problème aujourd'hui dans notre dans notre pays et que c'est choquant.

Je vois Jean-Luc Mélenchon se satisfaire d'une victoire morale. Victoire morale. Mais pardonnez-moi, vous répondez pas à ma question.

De quoi cette décision est-elle le nom ? Écoutez, c'est pour répondre à votre question. Je crois qu'il y a une volonté aujourd'hui du président de la République de vouloir peser sur la situation au proche Orient pour essayer de jouer un rôle sur le plan international.

On ne peut voir cette décision que comme cela. Et malheureusement, quand je vous dis que ça va à contetemps, à contre-courant du sens de l'histoire, c'est qu'au lieu de pouvoir bénéficier d'un rôle plus accru dans la région, je crains que notre pays, la France, perde encore plus de crédibilité par rapport à ce qui est en train de se passer sur place. La guerre à Gaza, encore une fois, il est important de le dire, elle est difficile, elle est douloureuse, elle est tragique, mais qui a mis la région dans le chaos, qui entretient encore cette guerre en ne libérant pas les otages, c'est le Hamas.

Et c'est aujourd'hui cette reconnaissance quelque part, qu'on le veuille ou non, une victoire, un insatisfait donné au Hamas et c'est je crois ce qui nous est le plus insupportable. Et c'est ce pourquoi vous êtes ce matin sur notre plateau pour apporter cette parole là. Mais ça peut être intéressant vraiment de poser la question à tout le monde autour du plateau.

De quoi cette décision est-elle le nom ? Parce qu'elle est en contradiction, je le disais, à l'ensemble une grande majorité de la population française qui n'est pas contre une reconnaissance de l'État palestinien. La France veut la paix.

Un civil qui meurt à Gaza, c'est un enfer sur terre comme tout civil qui meurt dans cette planète. OK ? Une guerre, c'est terrible.

Mais de quoi est-elle le nom ? 78 % des Français ne veulent pas d'une reconnaissance immédiate et sans condition de l'État de Palestine. D'accord ? ce qui m'a marqué hier soir, parce que on va entendre beaucoup de déclarations évidemment, mais ce qui me marque hier, c'est que les premières réactions positives à cette décision, donc d'un homme seul, répétons-le, d'un homme seul, c'est le satisfite de la France insoumise mais le pire c'est que le Hamas se permet de communiquer.

Reconnaissance par la France d'un état de Palestine. Le Hamas salue un pas positif, appelle d'autres pays à faire d'eux-même. Philippe Carsenti, vous êtes porte-parole du comité Trump France.

Vous étiez dans la matinale de ces news avant, mais je vous ai demandé de rester parce que c'est important de voir que cette décision a choqué outreatlantique parce que la position américaine n'est pas du tout la position française. De quoi la décision d'Emmanuel Macron est-elle le nom ? C'est la seule question qu'on doit se poser ce matin.

Al je vais vous donner Bon, d'abord je suis arrivé un peu tardivement ce matin dans le parce que j'ai passé la nuit j'ai passé la nuit avec les gens à Washington pour essayer de comprendre la décision d'Emmanuel Macron. et le nom de la frustration de n'être plus rien en France. Il ne peut faire qu'exister à l'extérieur.

C'est la frustration mais c'est aussi la soumission mais c'est aussi la capitulation. Et le mot que j'ai entendu à Washington, le nom que j'ai entendu à Washington de plusieurs interlocuteurs, c'est est-ce que Emmanuel Macron est le nouveau maréchal Pétin ? C'est-à-dire que non mais je c'estàd qu'ils ont le sens de la nuance à Washington présenté.

On va pas comparer le maréchal pétin à Emmanuel Macron. Je vous dis, vous savez c'est à quoi ça conduit. La seule chose qu'il faut entendre c'est que depuis le maréchal Pétin, il n'y a pas eu de président en France aussi hostile à Israël et au juif.

C'est très important. On peut être en contradiction avec le président de la République, mais nous français, on a du mal à recevoir ces son là du côté des États-Unis. D'accord.

Écoutez, moi je vous dis simplement une chose, en tout cas ce que m'a dit Washington. Je suis pas je suis pas l'avocat d'Emmanuel Macron. Je vous je vous suis souvent pour savoir.

La réaction à Washington va être très forte. Les Américains sont furieux. encore plus furieux que les Israéliens parce qu'en fait les Israéliens de ce que j'ai compris en gros ils avaient ils avaient compris que Macron était totalement en jeu aux États-Unis on pensait qu'Emmanuel Macron pouvait encore jouer un rôle.

J'entends voilà. Bon la frustration, je retiens ce que vous dites sur la frustration. J'enlève évidemment la la référence au maréchal Pétin et je commenca cette émission en disant c'est un sujet qui est terrible.

Il y a des morts tous les jours. Il y a une situation gravissime sur le sol Gazaoui et en Israël. Euh vous avez euh des otages qui sont présents.

Si on pouvait avoir une discussion sereine, saine, apaisée et intelligente, ce serait bien pour tout le monde. Michel Fayat, je vous pose la même question que je vais poser à tout le monde ce matin et c'est intéressant. De quoi cette décision est-elle le nom ?

Pardonnez-moi. Moi, je pense que c'est une décision qui en réalité soutient la création d'un état terroriste pour une raison très simple. En fait, tout le monde a cité le tweet de de Emmanuel Macron, mais personne n'a cliqué pour voir pour lire la lettre parce que dans la lettre, il y a une il y a des conditions qui sont posées.

Il est écrit que le Hamas vaut être démilitarisé. Il doit il est écrit également qu'il doit y avoir des élections en 2026. Là, la question que je pose, c'est si en 2026 les élections ont lieu et que le Hamas remporte ces élections après avoir même disons désarmé, qu'est-ce qui se passe si du coup il prend le contrôle de la bande de Gaza ?

Assis Jordanie, étant donné qu'il a remporté les élections, prend le contrôle de la police de l'autorité palestinienne, prend le contrôle de l'armée de l'autorité palestinienne et donc du coup créer un état terroriste assur non plus sur la bande de Gaza mais sur l'ensemble des deux territoires et la bande de Gaza et la S Jordanie. Tout ce que vous dites est passionnant Michel Fayat. C'est-à-dire que peut-être en 2026 puisqu'on a reconnu l'état de Palestine, si demain vous avez donc le Hamas qui prend la tête de cet état, bah peut-être que le Hamas sera reçu à l'Élysée puisqu'on reconnaît cet état.

Tout à fait. Et et en tout cas, c'est ce qui comme d'ailleurs Jolani a été accueilli par Emmanuel Macron quand il a quand il a pris le contrôle en Syrie. Mais mais là c'est c'est vraiment ce qui est écrit.

Voilà, je crois que vous le montrez dans ce contexte. J'ai l'honneur de vous confirmer qu' la lumière mais c'est la lettre là. Oui, il y a un autre il y a un autre paragraphe qui dit donc que non mais vous l'avez précisé bien sûr les conditions qui permettent donc à ce moment-là on peut se dire également Charlotte Dornelas que finalement la position d'Emmanuel Macron est la même depuis le début c'estàd qu'il dit je reconnais l'état de Palestine mais en même temps il y a des conditions c'est-à-dire que si ces conditions ne sont pas remplies en septembre peut-être qu'il ne reconnaîtra pas l'état de Palestine à l'ONU ça veut dire qu'en fait on s'est fait une nouvelle fois c'était l'expression consacrée par le peuple ukrainien au début de la guerre macroné parler pour Macroné Macroné, c'est parler pour ne rien faire.

Charlotte Dornelas, de quoi est-elle le nom selon vous ? Bah moi, je suis assez d'accord pour penser, on va dire qu'Emmanuel Macron essaie d'exister dans ce dossier depuis le début et encore aujourd'hui par cette décision, je j'ajouterai simplement une nuance, enfin un désaccord nuancé, on va dire. Euh c'est simplement que je note que tous les gens qui ont une stratégie depuis un an et demi dans la région échouent.

Le drame est total à Gaza. Israël n'est pas plus en sécurité et le le risque que vous évoquez demain, il peut exister avec ou sans État palestinien. Le soutien Emmanuel Macron évidemment reconnaît, discute avec Marmoun Bas.

Vous avez raison, il a d'autorité que le nom et le crédit que lui accorde Emmanuel Macron. Mais là le risque aujourd'hui c'est que la population palestinienne, d'ailleurs Benjamin Etanou les met déjà dans le même sac, la population palestinienne soutienne du début à la fin le Hamas en raison de la situation humanitaire. Donc, il y a aussi une volonté et je pense que quand l'Arabie Saoudite euh euh accepte euh avec euh enfin accueille pardon avec bienveillance cette décision, il y a aussi une inquiétude dans la région de ce que pourrait devenir euh ce conflit demain.

Donc je vois et euh Donald Trump nous avait promis de régler le problème beaucoup plus rapidement que ça n'a lieu. Et aujourd'hui, comme avec le conflit en Ukraine d'ailleurs. Exactement.

Et et aujourd'hui et je le critique même pas, je pense qu'il découvre que la guerre est compliquée, que tout le monde n'a pas ne règle pas la guerre comme un deal. Il y a il y a des pays dans le monde qui défendent un peu plus en effet qu'un deal avec l'un ou l'autre et c'est évidemment le cas dans cette région. Et après euh se se pose la question évidemment même localement de ce que deviennent aujourd'hui les Palestiniens.

Il y a aussi cette décision, elle est prise et je pense que ça rejoint la volonté d'Emmanuel Macron d'exister dans le dossier. Elle est prise à un moment où la l'indignation internationale grandit par rapport à ce qui se passe à Gaza. Mais on va sur ce terrain de l'anignation.

Donc on va sur le terrain de l'émotion, de la morale. Pardonnez-moindignation au lendemain du 7 octobre, on était tous notre émotion in pardonnez-moi Charlotte. Il y a 3 mois, Emmanuel Macron disait "Je ne prendrai pas de décision sur le coût de l'émotion.

Oui, ou de l'indignation. J'irai sur la reconnaissance qui n'est pas un tabou. Il a jamais changé de ligne sur la question de la reconnaissance de l'État palestinien, mais il conditionnait cette reconnaissance avec des éléments.

Vous avez raison, ces conditions, c'est la c'est la question que vous posez à mon avis est extrêmement importante. C'est-à-dire d'ici à septembre, quelle preuve même Marmouabas lui-même va devoir donner ? qui il a derrière lui, est-ce qu'il est seulement capable de faire quelque chose ?

Mais ce que je veux dire c'est que s'il n'est pas capable de faire quelque chose d'ici septembre, ça veut dire que le HAS élection ou pas a totalement la main sur la région et là on a de pas s'inquiéter. Et encore une fois, je le dis, ce qui est terrifiant dans dans nos échanges, pas ici mais ce qu'on peut voir à l'extérieur, c'est que on a perdu toute rationalité, c'est-à-dire la la haine a pris le terrain sur l'échange et la rationalité. Si vous contestez euh la reconnaissance immédiate d'un état de Palestine, vous êtes donc un génocidaire.

Euh vous faites la même chose qu'on fait les collabos euh et donc vous participez à à la nazification d'un territoire. On est dans un monde de fou et de haine. Donc euh moi la question que je me pose, c'est pourquoi cette position maintenant qui est en contradiction, je le disais tout à l'heure, avec la volonté des Français et d'ailleurs c'est très intéressant puisqu'il dit j'irai devant l'assemblée générale de l'ONU.

Jamais il ira devant la représentation nationale en France pour faire un discours, pourquoi pas un vote ensuite à l'Assemblée nationale puisque en France en France notre président est minoritaire Philippe Pilger. Le d'abord euh Emmanuel Macron n'est pas à une contradiction près sur les les plans diplomatiques ou nationaux. Premier élément, je rejoins ce qu'a dit le président Corchia.

On ne peut pas éluder l'explication psychologique d'un Emmanuel Macron qui veut à tout prix justifier qu'il est encore utile avec une méthode qu'il a beaucoup utilisé, c'est de ne se sentir exister que lorsqu'il surprend et et il y a probablement cette volonté là. 2e élément, mais je le dis avec beaucoup de scrupules parce que je ne suis pas un spécialiste comme l'ensemble des intervenants ici. Euh est-ce qu'on connaîtra jamais un bon moment pour euh reconnaître deux États ?

Je veux dire, est-ce qu'à un moment donné euh un chef d'état ne doit pas en quelque sorte forcer le destin diplomatique ? C'est une question que je pose. Et dernière idée, si on me démontrait que la reconnaissance de l'État palestinien, malgré les contradictions iiotes que vous évoquez et qui sont très pertinentes pouvaient servir à un moment donné la cause de la paix, je signerai dès demain.

Mais franchement, je n'en sais rien. Et alors, je me tourne vers parce qu'on fait le on poursuit le tour de table et je vais poser la même question à André Valén, l'ancien ministre que vous êtes. Euh cher André, euh on a besoin de comprendre ce matin pourquoi cette décision a été prise.

Est-ce que vous avez une grille de lecture ? Je vais être obligé de vous décevoir. Je ne comprends pas cette décision, cette annonce.

Cette annonce, c'est vrai que sur le fond la le principe d'une d'une solution à deux États, c'est la position de la France depuis euh historique historique depuis des décennies. Et vous avez passé ce matin sur votre antenne des déclarations de Nicolas Sarkozi, de Jacques Chirac, de François Hollande. La France est pour la solution à deux États.

Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi maintenant ? D'abord pourquoi annoncer maintenant qu'il fera ça en septembre avec le risque d'être obligé de changer d'avis parce qu'il avait déjà annoncé pour le mois de juin.

Ça devait avoir lieu à New York avec l'Arabie Saoudite mais il y a eu la guerre de 12 jours en Iran qui a bouleversé le calendrier d'Emmanuel Macron. qui vous dit que d'ici septembre, il n'y aura pas un événement ou plusieurs événements qui obligeront le président Macron à retarder encore cette cette décision et puis surtout sur le fond pourquoi maintenant il y a encore des otages. Moi je pense qu'il faudrait conditionner très clairement cette reconnaissance à deux choses.

D'abord que les otages soient libérés, que tous les otages soient libérés et ensuite que les élections ne donnent pas la victoire au Hamas. Parce qu'imaginez, c'est ce que vous disiez. C'est Michel Fayat qui en parlait.

C'était passionnant. Si jamais le Hamas gagne les élections, on va reconnaître un état avec le Hamas à la tête de cet état. Je je ne comprends pas.

Je suis désolé de vous décevoir. Je n'ai pas d'explication. Mais vous ne me décevez pas.

C'est que ce matin euh on est euh là aussi peut-être un peu sidéré par cette position. Je disais c'est une diplomatie ératique. C'estàd que du jour au lendemain ça peut changer et peut-être que demain c'est pas nouveau dans la région.

Mon voisin avait de rappeler la réception de Julani. Julani, on était tous terrorisés quand il est arrivé au pouvoir en Syrie. Ça fait 10 ans qu'on soutient l'opposition en Syrie et donc l'arrivée au pouvoir de Djouani qui est l'incarnation de l'opposition telle qu'elle était.

Donc c'est c'est une c'est une stratégie française qui est pas nou qui est pas nouvelle et on a du mal à apprendre de nos erreurs parce que en effet encore une fois élection ou pas parce qu'on va pas faire semblant de croire que dans 2 ans les élections vont être organisées en toute tranquillité dans la bande de Gaza et avec la certitude que tout sera fait. Parfaitement. Donc c'est c'est une crainte.

Ellie corchier rebondir sur ce qui a été dit par mes voisins. La difficulté alors je le dis aux auditeurs vos voisins sont Philippe Bilger et André Valid. Évidemment, je peux bien leur et le ministre, mais ce que je voulais dire en rebondissant sur ce qui vient d'être dit, c'est j'entends ce que vous dites sur le fait qu'à un moment donné un homme politique, un chef d'état d'État doit pouvoir avoir une vision, voire même prendre des décisions impopulaires.

Le problème, c'est que nous avons un président de la République qui contredit un président de la République. se contredit lui-même puisque c'est lui qui avait mis comme condition sinéquanne la libération des otages et le fait qu'on ne pouvait pas donner ce satisfac site au Khamas puisque de tout temps vous avez raison de dire que la position n'a pas changé française sur le fond sur la reconnaissance d'un état palestinien. En revanche, j'ai toujours entendu les responsables jusqu'au président de la République dire ce ne peut pas être le Hamas qui gouverne demain cet état de Palestine.

Donc aujourd'hui, donner ce satisfait site indirect au Khamas, c'est effectivement par rapport à ce que vous disiez sur Mahmoud Abas, le pire des services qu'on peut donner d'ailleurs à l'autorité palestinienne. Parce que je crois que ceux qui vont payer les peaux cassées de tout cela, ce sont aussi les Palestiniens. Et ça, il faut l'avoir en tête.

Si on voulait renforcer euh Mahmoud Abbas et l'autorité palestinienne dont on connaît la fragilité extrême aujourd'hui, c'était sans doute la pire des choses puisque'en renforçant le Khamas, on affaiblit d'autant plus le le Mahmoud Abbas et l'autorité palestinienne qui sont les ennemis jurés qui sont haïs par les responsables du Khamas. Donc il faut toujours avoir cette réflexion et je crois qu'il faut réfléchir à cela. Ce n'est même pas une bonne position, une bonne déclaration, une bonne stratégie pour ceux qu'on est censé soutenir en la matière.

André Valini, un mot pour dire que je souhaite beaucoup de courage au ministre Barreau pour expliquer cette décision parce que le qu d'ors va va devoir travailler les éléments de langage. C'est pas s'il a autant de courage pour expliquer la décision qu'il n'en a pour libérer Boem sans salle, c'est vrai que ça va être très compliqué. Michel Fay.

Oui, je pense qu'il faudrait rappeler aussi aux téléspectateurs l'histoire un petit peu parce que en 1948, l'Égypte a pris la bande de Gaza et la Jordanie a pris la 6 Jordanie. Donc, pendant 19 ans, l'Égypte a administré la bande de Gaza sans jamais jamais jamais créé un état palestinien. Et la et la Jordanie qui a quand elle a pris la si Jordanie en 48 l'a annexé et donc n'a pas créé d'État palestinien, l'a annexé.

Donc il y a quand même cet état de de fait qu'il faut quand même rappeler que deux pays arabes, l'Égypte et la Jordanie, alors qu'ils en avaient la possibilité pendant 19 ans de 1948 à 1967, n'ont pas créé d'État palestinien ni dans la bande de Gaza, ni dans la Si-Jordanie. Et au contraire, donc l'un l'a l'a annexé, l'autre l'a administré d'un point de vue militaire. Et il y a une chose qui est très importante, je pense, c'est à dire, c'est que aujourd'hui toutes les images qu'on qu'on reçoit en France, toutes les vidéos, toutes les information viennent de gens qui sont plus ou moins contrôlés par le Hamas.

Et il y a quelqu'un qui passe tout le temps à la télévision partout en France, il s'appelle Rami Aboujamous. Et bien son père était le chef de l'agence WAFA qui était l'agence de l'OLP et maintenant il est devenu il a il est toujours dans la bande de Gaza. Donc il travaille pour le Hamas.

Donc contrairement à ce qui est dit sur les plateaux comme quoi c'est un journaliste indépendant, non, c'est un journaliste de propagande dont le père était l'un des fondateurs du FATA, du un des fondateurs de l'OLP et le chef de de l'agence WFA. À ce jour, au moins 142 États ont reconnu un état palestinien et je vous ai pas question posé la question peut-être que tous les téléspectateurs et lesurs d'Europe 1 se posent, c'est qu'est-ce que ça change ? Qu'est-ce que ça change de reconnaître un état ?

Donc on en parlera après le carillon. Après le carayon. Qu'est-ce que ça change pour Emmanuel Macron et qu'est-ce que ça change dans la réalité ?

Bien sûr. Anis dit bonjour.