Mayotte : Message aux Mahorais | Emmanuel Macron
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- 4:00E. MacronChiffre
« Il y a aujourd'hui 1 500 personnes, des soldats, des marins, des policiers, des gendarmes, des douaniers, l'ensemble des services de l'Etat, avec vos polices municipales, qui sont mobilisés aujourd'hui. »
- 5:00E. MacronChiffre
« Ce seront plus de 25 000 reconduites qui seront effectuées cette année. »
- 6:00E. MacronChiffre
« Ce sont 170 millions d'euros qui seront déployés. A partir du 1er janvier, vous aurez enfin une Agence régionale de santé pour Mayotte. »
- 8:00E. MacronPromesse
« Avant la fin de ce quinquennat, ce sont 800 classes nouvelles qui seront ouvertes à Mayotte. »
- 10:00E. MacronChiffre
« C'est 1,6 milliard d'euros qui sera investi sur ce territoire. »
- 15:00E. MacronFait
« On va encadrer d'abord les prix et on va obliger à plus de concurrence pour éviter qu'il n'y ait qu'une compagnie qui monte les prix vers le haut. »
- 17:00E. MacronFait
« Sur l'année et demie qui vient maintenant, on doit lancer l'étude pour savoir exactement comment on fait pour pouvoir ensuite lancer les travaux de manière opérationnelle. »
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-E. Macron : Merci. Bonjour, chers compatriotes.
Kwesi wa Maoré. Merci, M. le maire, M. le président, mesdames, messieurs les élus de nous accueillir avec les ministres.
Je suis très heureux d'être parmi vous aujourd'hui à Mayotte et à Mamoudzou, tout particulièrement. (Propos en mahorais) (Acclamations) Je suis heureux de retrouver nos îles, et on se souvenait avec quelques-uns du moment où j'étais passé quand j'étais alors candidat. Je disais: "C'est l'endroit de France où j'ai reçu le plus de baisers." (Acclamations) Et donc, Mayotte... (Propos incompréhensibles) Merci.
Mayotte, c'est vous, c'est cette géographie, cette culture, cette population. Et Mayotte, c'est la France. (Acclamations) Maoré Farantsa. (Acclamations) Maoré na Farantsa pakatcho. (Acclamations) (...) Mahorais, c'est la France, parce que vous l'avez voulu.
Parce que les Mahorais nous ont voulus et les Mahorais les ont suivis. Et la France, la France, c'est d'abord la sécurité. Vous le savez, depuis plusieurs mois, nous avons réinvesti pour la sécurité des Mahorais.
Il y a aujourd'hui 1 500 personnes, des soldats, des marins, des policiers, des gendarmes, des douaniers, l'ensemble des services de l'Etat, avec vos polices municipales, qui sont mobilisés aujourd'hui. Et nous venons de les remercier dans le cadre de l'opération Shikandra. Ils sont derrière nous.
Et je voudrais que vous les applaudissiez. (Applaudissements) (...) Merci à eux, parce que grâce à leur travail, nous sommes en train d'améliorer les résultats en matière de lutte contre l'immigration clandestine.
On tiendra. Et je sais tout ce qui a été supporté, et je sais ce que vous vivez, et je sais le courage qu'il vous faut, l'engagement qui est le vôtre, et je sais aussi que la misère qui en résulte, vous la subissez aussi. Les chiffres, néanmoins, sont là.
Ce seront plus de 25 000 reconduites qui seront effectuées cette année. C'est l'engagement que les ministres de l'Intérieur et des Outre-mer avait pris devant vous. Le ministre s'est déplacé, a remobilisé des forces.
Et les armées aux côtés des forces de sécurité intérieure sont là. Nous ferons plus de 25 000 reconduites cette année, je peux vous le dire. Et donc, la sécurité sera au rendez-vous en matière de lutte contre l'immigration clandestine.
Parce que c'est ce qui est dû à Mayotte. Nous aurons aussi des chiffres, parce que nous travaillons mieux avec les Comores, parce qu'on a signé avec vos élus qui étaient présents des textes pour éviter les départs, pour lutter contre les risques qui sont parfois pris, et la misère qui vient jusqu'ici. Et la sécurité, c'est aussi votre sécurité du quotidien.
C'est un nouveau commissariat, c'est des moyens qu'on remet sur le terrain, c'est plus de moyens pour la justice, pour mieux juger, lutter contre la délinquance et faire que vous puissiez vivre en sécurité et soyez rassurés. La France, c'est la sécurité. (Applaudissements) Ce travail, on le fera ensemble, parce que j'ai besoin de vous pour ça, pour qu'ensemble, on arrive à mieux lutter contre le travail clandestin, contre l'habitat illégal.
Ca ne se fera pas en un jour. Mais c'est tous ensemble qu'on y arrivera. La France, c'est aussi la santé.
Je sais que vous voulez plus de médecins, de meilleurs soins, et vous y avez droit. Les engagements ont été signés. Ce sont 170 millions d'euros qui seront déployés.
A partir du 1er janvier, vous aurez enfin une Agence régionale de santé pour Mayotte, avec Dominique Voynet qui la dirigera, et je la remercie de son engagement remarquable. Et ce seront les travaux pour le 2e hôpital qui seront commencés. (Applaudissements) Avec plus de médecins.
Et donc, on y met les moyens. -Une université de médecine... -E.
Macron : Je n'ai pas fini. Justement, la France, c'est la sécurité. La France, c'est la santé.
La France, c'est l'éducation et les jeunes. (Applaudissements) Vous avez raison, et je sais ici qu'il y a beaucoup de mères de famille qui veulent une éducation de qualité à Mayotte pour leurs enfants. Là aussi, on a mis les moyens.
Mais nous sommes en retard pourquoi ? Parce qu'il faut l'ingénierie pour le faire. Et donc, non seulement on confirme les moyens, mais on va accélérer la mise en oeuvre sur le terrain.
Avant la fin de ce quinquennat, ce sont 800 classes nouvelles qui seront ouvertes à Mayotte. C'est l'engagement pris. Et il sera tenu.
Les budgets sont là. Il faut maintenant se donner les moyens d'ouvrir ces classes. D'ores et déjà, à Mayotte, ce sont 4 000 petits-déjeuners servis dans le cadre de l'engagement en matière de lutte contre la pauvreté.
Donc vous avez raison, la France, c'est aussi l'éducation. Les moyens seront là, et les mamans verront le résultat pour leurs enfants. Je leur dis aujourd'hui.
Parce qu'elles ont le droit d'avoir des enfants qui soient ici, élevés, éduqués et qui puissent bâtir un avenir. La France, la France, c'est aussi donner les moyens à Mayotte de réussir. -L'aéroport... -E.
Macron : J'y viens. (Rires) C'est le contrat de convergence. Vos élus étaient là, au ministère des Outre-mer.
C'est 1,6 milliard d'euros qui sera investi sur ce territoire. Pour quoi faire ? Et on va déjà essayer de bien les dépenser.
Parce que si on les dépense bien, et qu'on le fait, vous verrez la différence. Parce que qu'est-ce qu'on peut faire avec ça ? Plus d'habitats, l'ANRU est là avec nous, son président, M. le président Klein.
Avec l'Agence nationale de la rénovation urbaine, on va relancer des opérations ici, à Mayotte pour rénover l'habitat grâce au plan de convergence. Et c'est indispensable. Grâce à cet argent, c'est l'amélioration des réseaux d'eau, indispensables en même temps que la bataille pour l'habitat.
C'est ensuite la convergence des droits sociaux. Et on commencera par les petites retraites, parce qu'on en a besoin et parce qu'on sait quelles sont aujourd'hui trop basses. Moi, je veux qu'on crée de l'emploi avant tout pour aider les plus jeunes et les actifs à réussir, nos anciens, c'est par la retraite.
Et donc, dans le contrat de convergence, on mettra la priorité sur ce point. Et puis, ce sont les infrastructures. Les routes, mais il y a 2 choses: la piste pour l'aéroport et le port. (Applaudissements) (...) Alors, la piste, quand je suis parti de Paris, on m'a dit: "Il n'y en a pas besoin. "C'est très cher et d'ailleurs, ça fait 20 ans qu'on le promet qu'on ne le fait pas." Ce n'est pas vrai?
Bon. Alors, qu'est-ce qu'on va faire? Parce que madame m'a dit: "On paye cher." Ce n'est pas que la piste.
Alors qu'est-ce qu'on va faire d'abord, à très court terme? On va encadrer d'abord les prix et on va obliger à plus de concurrence pour éviter qu'il n'y ait qu'une compagnie qui monte les prix vers le haut. (Applaudissements) Ca, on peut le faire très vite.
Il n'y a pas besoin déjà, d'attendre des travaux. 2e chose, je le dis ici, le ministre est là, ça, on le lance dès maintenant. Il n'y a pas besoin d'études d'impact ou de travaux. 2e chose, pour la piste, je disais, quand je suis parti de Paris, on m'a dit: "Pas besoin." Quand je suis arrivé à Paris, j'ai compris que la piste était courte...
Quand je suis arrivé, pardon, à Mayotte, j'ai compris que la piste était courte, parce qu'on freine beaucoup. Donc oui, on le fera. Et donc, je vous le dis très clairement, pas d'études d'impact pour savoir s'il faut faire ou pas.
Elles ont été faites plusieurs fois. (Applaudissements) (...) Maintenant, on doit regarder très clairement comment on va les faire, parce qu'on sait les défis, on sait les problèmes qui sont liés aux risques sismiques et à l'effondrement.
Maintenant, beaucoup d'études ont été faites depuis des années. On vous l'a déjà fait, le coup des études. Donc je vous le dis, je n'ai pas besoin d'études pour savoir qu'on va le faire.
Sur l'année et demie qui vient maintenant, on doit lancer l'étude pour savoir exactement comment on fait pour pouvoir ensuite lancer les travaux de manière opérationnelle. (Applaudissements) (...) Et ça, ce sera financé dans ce contrat, c'est environ 200 millions d'euros, la piste pour l'aéroport.
Les routes, je l'ai déjà dit, et la dernière chose, c'est le port. Parce qu'au port, on peut avoir une activité commerciale, économique beaucoup plus importante. Parce que Mayotte est située dans ce canal du Mozambique qui est exceptionnel.
Et aujourd'hui, on n'en bénéficie pas. Et donc, je vais aussi qu'on investisse sur le port pour créer de l'emploi, pour créer des filières. Je crois très profondément que l'avenir économique de Mayotte se construira par la filière de la pêche, dont on a vu les débuts, par la filière économique qui se construira autour du port et de ses activités économiques dans la région, et la situation de Mayotte le permet.
Et on doit avoir cette ambition, parce que Mayotte est située dans une région qui a de la croissance, dans une région où il y a plein de promesses. Et donc, il n'y a aucune fatalité, aucune. La France, c'est aussi ça.
La France, c'est la sécurité. La France, c'est la santé. La France, c'est l'école et la France, ce sont des chances données à Mayotte pour réussir. (Applaudissements) (...) Voilà, mes amis, quelques mots que je voulais partager avec vos élus, avec le président du département, avec M. le maire, en remerciant les ministres qui m'accompagnent pour leur engagement.
Mes amis, je suis là aujourd'hui parmi vous, mais ne pensez pas que même quand je suis à quelques milliers de kilomètres, je ne pense pas à vous. Ce ne serait pas vrai. Et donc, les engagements que j'ai pris devant vous, je viendrai en rendre compte, parce que je veux que les résultats, vous puissiez les voir et que ces avancées, vous puissiez en vivre.
Et nous continuerons...
Maoré na Farantsa pakatcho. (Applaudissements) (...) Maoré na Farantsa pakatcho. (...) Merci à tous, merci, mes chers compatriotes.
Vive Mayotte, vive la République, vive la France! (Applaudissements) (...) Merci à tous.
Je vais venir vous embrasser. (Acclamations) (...)
Emmanuel Macron