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interviewSud Radio — L'invité politique· 2 juillet 2026 16 min

L'invité politique Sud Radio - Avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à l'élection présidentielle

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili. 8h17, il est maire PS de Saint-Ouen et candidat à l'élection présidentielle. Karim Bouhamran est l'invité de Jean-François Aquili dans la matinale de Sud Radio. Messieurs, c'est à vous. Bonjour Karim Bouhamran. Bonjour Monsieur Aquili. Sébastien Lecornu se déplace à Marseille pour présider une nouvelle cellule interministérielle de crise en prévision d'une nouvelle vague de chaleur. Karim Bouhamran, a-t-il bien géré la canicule le Premier ministre ?

0:33
Karim Bouamrane

Ça fait 30 ans qu'on est dans un déni climatique. Donc là, il récolte les conséquences d'un déni climatique, politique, depuis 25 ans. Quand vous regardez les rapports du GIEC, quand vous étudiez tout ce qui a été porté, défendu, débattu depuis des années, on rentre dans un nouveau monde. Donc le sujet, c'est qu'on aurait pu mieux anticiper la relation avec les communes. Je pense notamment à la gestion des écoles, les salles rafraîchissantes, la livraison des climatiseurs, la gestion avec les hôpitaux, les EHPAD. Dites quoi, ils n'ont pensé à rien, le gouvernement ?

Je pense que la courroie de transmission avec les communes, qui sont directement en lien avec les administrés, avec les personnes qui subissent en frontale...

1:22
Présentateur

Mais les communes doivent-elles attendre que le gouvernement discute avec elles pour s'organiser les écoles à Saint-Ouen ?

1:28
Karim Bouamrane

Très concrètement, nous, on a été assez proactifs, parce que la canicule, souvenez-vous, elle avait démarré la dite Pentecôte. Donc tout de suite, on avait anticipé au niveau des écoles, c'est-à-dire faire en sorte qu'il y ait des salles rafraîchies, faire en sorte qu'il y ait des climatiseurs pour les endroits sensibles.

1:43
Présentateur

Dites quoi, toutes les écoles de Saint-Ouen, elles ont...

1:45
Karim Bouamrane

Donc ce qu'on a fait, c'est qu'on n'avait pas assez de climatiseurs, on n'avait pas assez de ventilateurs. Donc qu'est-ce qu'on a fait ? On a centralisé sur 2-3 salles par école. Ensuite, on a ouvert ce que j'appelle des refuges climatiques, publics, la piscine ouverte jusqu'à 23h30, des lieux culturels où on pouvait se rafraîchir. Et puis surtout, le travail de fond, c'est réaménager, réaménager. Et ça, c'est un travail de l'éducation nationale, on n'en a pas beaucoup parlé. C'est faire en sorte qu'il y ait un réaménagement total du contenu pédagogique pendant les périodes de forte chaleur.

Les gamines et les gamins ne peuvent pas rester 6h, 7h lorsqu'on atteint des températures transindurées. Et ensuite, sur le long terme, pardonnez-moi, juste rapidement, sur le long terme, ça va être un marronnier cette histoire. Donc il faut concrètement, au lieu de taper sur un plan clim défendu par le RN, c'est un plan arbre, c'est un plan végétalisation. Vous le faites ça, vous ? Nous, on a démarré depuis 2020, on a doublé la surface végétalisée, de 16 hectares à 32 hectares. On a fait en sorte que tout le bâtimentaire soit en phase avec les enjeux climatiques.

Et puis surtout, dernier point, qui est pour moi fondamental, c'est, sur le plan national, sortir de cette dépendance avec les énergies fossiles. Parce que c'est ça l'histoire. Vous voyez une ville comme Médéline, par exemple. Vous voyez une ville comme Médéline, ils ont planté des millions d'arbres, ils ont gagné 3-4 degrés. Et c'est ce qui doit se produire.

3:10
Présentateur

Donc Saint-Ouen, vous êtes en train de verdir Saint-Ouen ou pas ?

3:13
Karim Bouamrane

C'est facile de critiquer les autres, mais... Nous, on a doublé, très concrètement, on a doublé la surface végétalisée. C'est pour ça qu'en tant que candidat à la présidence de la République, ce que je propose, c'est qu'au même titre que la loi SRU, la loi SRU, c'est une loi qui vous impose, qui impose chaque commune, un minimum minimum de logements sociaux. Je veux imposer une surface végétalisée au regard de la surface et l'emprise foncière totale. Une loi SRU spéciale végétalisée.

3:38
Présentateur

Donc vous voulez moins de normes habituellement, parce que vous râlez contre ça aussi, mais vous voulez imposer quand même de l'autre côté plus d'arbres. Exactement.

3:44
Karim Bouamrane

On veut l'imposer parce qu'aujourd'hui, il faut qu'on sorte de ce déni climatique. Et si jamais il n'y a pas une réglementation, si on ne légifère pas, si on n'impose pas, c'est exactement comme le logement social. Vous avez toujours une excuse. Et si jamais les maires ne le font pas, en lien avec évidemment les autorités, parce qu'il y a aussi un sujet qui est important, c'est le fond vert. Le fond vert qui représentait 2 milliards et qui a été baissé jusqu'à 700-800 millions.

4:12
Présentateur

Il n'y a pas que le fond vert, mais qui est raboté. Il y a aussi les communes qui doivent s'engager, vous le dites. Pour Saint-Ouen, vous vous êtes engagé, mais ça porte du chemin, j'imagine, sur cette histoire.

4:26
Karim Bouamrane

Le réchauffement climatique ne s'arrête pas en fonction de la barrière institutionnelle.

4:31
Présentateur

Vous évoquez Karim Bouhamrin de la présidentielle, on va en parler. Juste une parenthèse en marge de la canicule, il y a ce personnage qui est apparu sur les réseaux sociaux. Vous avez vu Hamza, la douane, qui interroge sur peut-être la perte d'autorité. Il faut s'occuper des gens pendant la canicule, et des jeunes notamment. Quelle place vous faites à l'autorité ? Dans cette histoire, vous avez cet adolescent de 14 ans. Tout le monde en entend parler, il fait la une des réseaux sociaux. Il fait même l'objet d'émissions entières. Il y a cette vidéo qui tourne depuis hier soir, on le voit menottée par des policiers. On ignore si ça date d'hier ou d'il y a plusieurs semaines, peu importe.

Qu'est-ce que vous dites ? Toute la gauche s'empare de ce gosse pour en faire un symbole, soi-disant une victime du racisme en France.

5:14
Karim Bouamrane

Au travers de l'exemple de ce jeune adolescent, il y a tout. Lorsqu'il y a des fortes chaleurs, une canicule, le problème du logement. J'imagine qu'il ne vit pas dans 300 mètres carrés avec des salles ou un salon climatisé. Il y a la possibilité à donner des activités à des jeunes ados pendant ces périodes de chaleur. Nous, on a ouvert la piscine jusqu'à 23h30. Il y a aussi le minimum minimum de respect de l'autorité. Au bout d'un moment, les petits gamins comme Hamza, on en a nous dans chaque quartier. Il suffit qu'il y ait des médiateurs, de l'encadrement, du suivi.

Et ensuite, il y a la flambée des réseaux sociaux, où il y a cette espèce de récupération de l'extrême droite, en expliquant, vous avez vu, ses racailles. Et de l'autre côté, cette espèce d'angélisme d'une partie de l'extrême gauche, en victimisant un gamin de 14 ans qui est juste un gamin de 14 ans.

6:13
Présentateur

Ça se passerait à Saint-Ouen, vous feriez quoi, vous ?

6:15
Karim Bouamrane

Ça se passe tous les jours, ça, à Saint-Ouen. À chaque fois, on a des petits jeunes. Je vais vous donner un exemple très concret. Moi, je suis en responsabilité. Quand il y a des poussées de forte chaleur, c'est les bouches d'incendie. Les bouches d'incendie, qu'est-ce qu'on fait ? On interdit, on sanctionne lourdement lorsqu'on ouvre les bouches d'incendie. Mais à côté de cela, on ouvre les piscines jusqu'à 23h30. On les met à disposition gratuitement. Et là, dès la semaine prochaine, dans chaque quartier, il y aura des piscines. Donc le cas de ce gosse aurait dû être vite réglé, en réalité, simplement. C'est toujours le même sujet, M. Aquilis.

C'est-à-dire que soit vous êtes dans une espèce de victimisation en mettant en avant un laxisme. C'est normal, ce sont des petits jeunes qui souffrent, qui ne respectent pas l'autorité. Ou soit de l'autre côté, vous avez vu, c'est des petits jeunes de racailles. Moi, ce que je dis, c'est que je suis un héritier de pécœurs, à savoir des droits et des devoirs. Un gamin de 14 ans a le droit de pouvoir bénéficier d'activités culturelles, d'activités sportives, d'activités nautiques, accessibles pour tous. Et en même temps, tu respectes les règles.

7:18
Présentateur

Karim Bouhamran, candidat à l'élection présidentielle. Vous l'avez dit, ce ne sera pas une candidature de témoignage. Vous vous projetez déjà au deuxième tour, au second tour. Encore faut-il être candidat unique de la gauche non-mélenchoniste. On se comprend jusque-là. Vous avez vu, il y a ce que Olivier Faure veut mettre en avant, organiser, il y aura un vote des militants socialistes le 9 juillet pour choisir la bonne formule de primaire. On va faire simple, parce que c'est compliqué, cette histoire. Vous, vous irez à la primaire ou pas ?

7:43
Karim Bouamrane

Non, je n'irai pas à la primaire, mais vous avez dit, un mot qui pour moi est déterminant pour la suite, il faut faire simple. Quand je suis en campagne ou quand je gère ma commune, il y a 0,005% de personnes qui me parlent de primaire. On parle de quoi ? On parle de démanteler les narcotraffics, on parle d'apporter de la santé, on parle du logement. Aujourd'hui, il manque 500 000 logements. Vous avez 10% des personnes qui détiennent les patrimoines les plus importants en France qui monopolisent, trustent quasiment 50% de logements.

8:19
Présentateur

Donc, vous, les électeurs, vous parlez du fond, ce que vous nous dites.

8:21
Karim Bouamrane

Ils me parlent du fond, ils me parlent de la vraie vie, ils me parlent de la quotidienneté, ils me parlent de protection.

8:25
Présentateur

Qu'est-ce que c'est pour vous, monsieur ? C'est quoi ? C'est du bricolage ?

8:27
Karim Bouamrane

Moi, pour moi, monsieur Akili, la primaire, ça me renvoie à deux choses. La première, le refus d'attaquer en frontal Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ou Bardella. Donc, il y a cette espèce de comportement quasi psychanalytique qui les empêche d'aller au combat. C'est le premier sujet. Puis le deuxième sujet, c'est un manque de leadership du premier secrétaire. Parce que si jamais on avait un leader digne de ce nom, le sujet aurait été tranché. Je suis le seul, avec Jérôme Gage, à être officiellement candidat. Il y a Philippe Brun aussi.

9:05
Présentateur

Il y a un troisième. À la primaire, lui.

9:07
Karim Bouamrane

Ah oui, à la primaire. C'est la primaire, donc ce n'est pas vraiment un candidat. Ils sont candidats au pré-qualif. Mais candidats, au bout d'un moment, on a eu 7-8 mois d'élection présidentielle. Ils sont tous en train de s'échauffer, s'étirer. Éventuellement, je vais peut-être y aller. Moi, je suis clair. Je suis candidat pour être président de la République. Et je suis convaincu qu'avec cette candidature, c'est la meilleure façon d'apporter un projet, une vision.

9:36
Présentateur

Imaginons. D'accord, j'entends bien. Imaginons. Il faut avancer un petit peu. Mais il y a une primaire. Il y a un candidat qui sort, qui est adoubé par le PS. Puis, il y a une deuxième primaire, avec la gauche, non Mélenchon, qui a son candidat. C'est compliqué que la Coupe du Monde. Imaginez qu'il y a même un regain d'intérêt, parce qu'il y aura un feuilleton de la primaire, il y aura une espèce d'appétence. Vous continuerez, vous, à être candidat à côté ? Pourquoi vous restez au PS, alors ? On verra en automne. Pourquoi vous restez au PS ?

9:59
Karim Bouamrane

Parce que je suis foncièrement socialiste. Parce que je suis fier de porter un projet... Sortir, non ? Ce n'est pas à moi de sortir. C'est à ceux qui ne sont pas à la hauteur des exigences du Parti Socialiste, des exigences et des attentes des Françaises et des Français, qui veulent plus de santé, plus de protection, plus d'autorité, qui veulent réapproprier la notion de patriotisme et ne pas la laisser à l'extrême droite, qui ne veulent pas un projet où on monte les compatriotes musulmans contre les compatriotes juifs, un parti où les responsables ne soutiennent pas les dictateurs. C'est ça dont il s'agit.

10:29
Présentateur

Donc vous restez au PS, vous n'allez pas à la primaire, la jauge à la rentrée pour savoir qui sera le bon candidat, c'est l'applaudimètre, ce sont les sondages. Sondages, exactement, les sondages.

10:37
Karim Bouamrane

Moi je suis très clair, moi. On verra en fonction des sondages, et en fonction des sondages, celui ou celle qui se dégagera sera la personne la plus légitime pour rassembler son camp. C'est la force qui fait le rassemblement, ce n'est pas le rassemblement qui fait la force. Vous vous sentez ostracisé au sein du PS ? Pas qu'au sein du PS. Mon combat et le fait de subir ce mépris, c'est le lot de toutes celles et ceux qui sont petits-fils d'agriculteurs, d'ouvriers. C'est le mépris social systémique qu'on subit, adossé à un autre élément, c'est le fait d'être noir, maghrébin, de confession musulmane. Il y a un comportement systémique, structurel, qui fait que lorsque vous êtes femme...

C'est un racisme. Oui, c'est une forme de racisme sournois. Et le côté, c'est bien, mais reste à ta place. Oui, mais c'est toujours le combat auquel j'ai été confronté depuis gamin, mais comme vous, comme une partie...

11:27
Présentateur

C'est ce que vous reprochez à LFI régulièrement, de mettre tout le temps le problème du racisme en avant.

11:31
Karim Bouamrane

Moi, ce que je reproche à LFI, c'est d'ethniciser le combat. Moi, j'ai toujours dit, le combat, il est social, exacerbé par le genre, l'ethnie, ou l'orientation sexuelle, ou l'orientation culturelle. En gros, c'est effectivement, c'est très difficile quand vous êtes une femme, c'est très difficile quand vous êtes pauvre, c'est très difficile quand vous êtes issu d'un milieu rural. Alors, c'est encore pire quand vous êtes de couleur noire, ou l'homme de couleur, comme dirait Éric Coquerel. Parce que c'est comme ça qu'il qualifie les noirs. L'homme de couleur, digne du code noir. Vraiment un bon propos colonialiste.

Et c'est ça, avoir des valeurs universalistes, et c'est ça, avoir des valeurs et un idéal républicain.

12:07
Présentateur

Deux petites questions pour finir. Vous avez vu que c'est une enquête de la cellule Investigation de France Info, nos confrères. A Saint-Denis, les délicates interventions, c'est le titre de l'enquête, de Bali Bagayoko, votre voisin de Saint-Denis, maire, en faveur de deux frères condamnés pour trafic de drogue. Vous avez eu vent de cette enquête ?

12:24
Karim Bouamrane

J'ai eu vent comme bout au travers de ce média. Maintenant, s'il y a un sujet, ça sera les autorités compétentes de voir de quoi il en retourne. Franchement, je n'ai pas d'avis. Je n'aime pas me comporter comme un vautour. Je sais qu'une partie des politiques ont une appétence pour ça. Dès qu'il y a une espèce de sujet qui pourrait mettre dans une situation compliquée telle ou telle ou telle politique, on cherche à la récupérer. Moi, je pars du principe, j'ai toujours été extrêmement républicain, extrêmement droit dans mes bottes sur ce sujet-là.

Quand il y a un sujet, quel que soit le sujet qui peut lier la justice ou un responsable politique, on laisse les autorités et je ne fais jamais de commentaires et encore moins de récupérations politiques.

13:05
Présentateur

Et dernier commentaire, la même chaîne qui vous a interrogé sur la caricature parue dans Charlie Hebdo de Didier Deschamps portant l'urne de sa défunte mère. Vous avez déclaré, pas d'accord, vous n'êtes pas d'accord avec ça. Ce dessin-là, non.

13:18
Karim Bouamrane

Toujours défenseur de la liberté d'expression, mais sur le plan personnel, j'ai un gros défaut, c'est que je suis toujours marqué par de l'empathie, une sensibilité certaine lorsqu'il s'agit de décès, de personnes qui vivent une période de deuil. Et effectivement, j'ai une pensée pour Didier Deschamps et surtout pour une bonne partie des personnes qui sont deuillées et qui perdent leurs enfants.

13:40
Présentateur

Vous vous relevez de l'esprit. Vous dites que je suis de l'esprit Charlie.

13:42
Karim Bouamrane

J'ai toujours été l'esprit Charlie. J'ai été un des premiers politiques à manifester pour Charlie. J'avais 15-16 ans quand je manifestais pour Salman Rushdie avec les versets sataniques. J'étais un des premiers militants quand j'avais 14-15-16 ans à défendre Martin Scorsese pour la dernière tentation du Christ. Donc toutes celles et ceux qui ont voulu me faire un procès sur la défense de la liberté d'expression, je peux les inviter à aller se rhabiller.

14:06
Présentateur

Karim Bramran pour faire suite à la question de Jean-François Aquili. Sur les différences culturelles que vous évoquez, cette forme de racisme, de condescendance peut-être à votre égard, est-ce que vous le ressentez à l'intérieur du Parti Socialiste ?

14:19
Karim Bouamrane

Je viens de la cybersécurité, 80% des menaces, elles viennent de l'interne. Et ces menaces, c'est surtout une bonne partie des barons. J'ai beaucoup d'amour et de respect pour les militants socialistes, mais effectivement, c'est souvent l'establishment structurel qui me respecte. Je pense qu'il y a aussi de la crainte. Et lorsqu'ils ont peur, lorsqu'on a peur, et lorsqu'il y a de la crainte, la première réaction, c'est, on va dire, la première réaction quasi-pavlovienne, c'est invisibiliser. Et l'invisibilisation, c'est une marque d'irrespect qui voit sa, on va dire, sa naissance et son origine dans cette espèce de colonialisme teinté de racisme non assumé.

14:56
Présentateur

Ils disent quoi ? Ils disent que c'est une candidature de témoignage, ils ne comptent pas, vous êtes là sur le côté ? Si je les avais attendus,

15:02
Karim Bouamrane

en 2019, quand je voulais être maire, on m'avait dit que ce n'était pas le moment. Ensuite, quand je devais être élu contre la France insoumise, on m'avait dit que ça allait être compliqué.

15:10
Présentateur

Et là, pour être... Comment vous allez faire si François Hollande se porte candidat à l'automne ?

15:14
Karim Bouamrane

Je pense qu'il faut lui poser la question comment vous allez faire François Hollande sachant qu'il y a moins des candidats.

15:18
Présentateur

Vous voulez dire qu'il faudra qu'il fasse campagne pour vous ?

15:20
Karim Bouamrane

Non, ce que je veux dire, c'est qu'il faudra lui poser la question comment il va gérer ma candidature. En tout cas, vous, vous tracez votre route, c'est ce que vous nous dites. À l'image de votre vie, de la vie d'une bonne partie des personnes qui sont dans le studio, c'est-à-dire qu'on ne nous a rien donné et on est obligé de bosser trois, quatre fois pas le plus pour arriver

15:32
Présentateur

Avec l'autorisation de Jean-François, j'ai une question, pardon, j'ai une question parce que ça m'intéresse vraiment. Quelle serait votre première idée si vous étiez président de la République en 2027 ?

15:41
Karim Bouamrane

Protection de l'enfance. Aujourd'hui, on a un point commun sur les 65 millions de Françaises et de Français, c'est qu'on a tous été enfants. Il faut re-sanctuariser la parole de l'enfant. Vous avez une agression peut-être trois minutes, 160 000 enfants qui sont victimes de violences sexuelles, il faut les protéger.

15:55
Présentateur

Merci infiniment Karim Bouhamran d'avoir été l'invité de Sud Radio et d'avoir répondu aux questions de Jean-François Aquilly. Jean-François que l'on retrouve bien entendu tout à l'heure pour la vérité en face. Il sera également question de protection de l'enfance tout à l'heure. Il est 8h33, on se retrouve dans un instant avec nos éditorialistes et on va à nouveau faire un point sur les incendies dans le sud de la France. A tout de suite.