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interviewSUDRADIO· 8 juillet 2026 20 min

Présidentielle 2027 : Marine Le Pen fait-elle le bon choix stratégique ?

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonsoir les vraies voix de l'été, sans l'actualité détonante, ces événements sportifs, le tout traité dans la bonne humeur avec exigence, très heureux de vous accompagner en ce mois de juillet. Au sommaire de ce, mercredi 8 juillet, le lancement tambour battant de la campagne présidentielle de Marine Le Pen au lendemain de son pourvoi en cassation, à suivre la question du soir que nous vous posons, vous les auditeurs de Sud Radio, présidentielle 2027, Marine Le Pen fait-elle le bon choix stratégique ? Nous y reviendrons, bien sûr, sur les choix de Marine Le Pen à 18h05 avec le grand débat. Cette fois-ci, la question sera la suivante.

Le RN, le Rassemblement National, ressort-il plus fort de cet épisode judiciaire ? Vous réagissez au 0826 300 300 ou sur nos réseaux sociaux et notre chaîne YouTube ? Évidemment, dans cette émission, l'arrivée du Tour de France en direct, le suivi des feux de forêt et de la canicule, le tout avec l'expertise de nos vraies voix que je vous présente.

0:58
Locuteur non identifié

Les vraies voix Sud Radio

1:00
Présentateur

Allez, on y va. Oh, je voulais un petit truc tambour battant, cher Maxime. Bref, voilà, voilà. Celui-là est bien. Tout est bien. Je vais essayer d'en trouver un autre. Non, mais c'est pas ça, mais c'est que le monsieur que je veux présenter, quand même, nécessite un truc un peu sympa, quoi. Ah oui, oui. Bonsoir, Philippe Bilger. Bonsoir. Président de l'Institut de la Parole, ancien magistrat.

1:23
Invité

Voilà, c'est exact. Ouais. Honoraire, j'espère honorable, la plupart du temps. Les deux fonctionnels. Voilà, et bonheur de retrouver à la fois Pierre-Yves et un chroniqueur que, pour la première fois, je vais avoir le bonheur de contredire.

1:39
Présentateur

C'est ce qu'on appelle une passe décisive. Alors, je la prends tout de suite et je m'insurge. Non, je... Pas je m'insurge. Non, non, non. Je n'ai pas le Philippe David. Non, non, voilà, c'est ça. Je m'immisse. Je m'immisse. C'est plus ça. Pierre-Yves Martin, entrepreneur et consultant. Vous êtes bien habitué, Pierre-Yves, vous.

1:56
Invité

Oui, et je suis ravi d'être avec vous. Bonjour.

1:58
Présentateur

Et vous avez des choses à dire ce soir, paraît-il.

2:00
Invité

Exactement.

2:01
Présentateur

Et donc, le petit nouveau dont Philippe Bilger parlait, c'est Yann Ledorce. Bonsoir, Yann Ledorce. Bonsoir. Chef d'entreprise. Exactement.

2:08
Invité

Alors, plus dans le domaine de la voiture, quoi. Exactement, dans l'entretien automobile. Bon, très bien. Alors, en plus... Vous ferez le point. Oui, oui. Et les pressions. Et la pression. Ça, c'est un sacré clin d'œil, Pascal. Ça fait les vraies voix, quoi. Un ombre d'inéthie. Allez, c'est parti. La question du jour. Les vraies voix Sud Radio.

2:29
Présentateur

La question du jour ou du soir, c'est comme vous voulez, Marine Le Pen, fait-elle le bon choix stratégique ? Alors, nous avons aussi tout de suite une réaction. Et je voulais l'avoir au 0826 300 300, cette réaction de vous, les auditeurs de Sud Radio. Nous partons à Cannes. Pierre, bonsoir, Pierre. Bonsoir. Vous êtes à Cannes, hein ? Tout à fait, 29 degrés, il fait beau. Vous avez devancé ma question 29, ça va, c'est correct. C'est pas la canicule, c'est pas la canicule, c'est parfait. Bon. Alors, la question du soir, Marine Le Pen, fait-elle le bon choix stratégique ? Vous, vous le sentez comment ? Parce qu'il y a des risques dans son choix.

Rappelons-le, hier, le verdict de la cour d'appel, elle se pourvoit en cassation. Et le risque, c'est que la cour de cassation se réunisse, par exemple, avant le premier tour de l'élection présidentielle prévue en avril 2027. Et à ce moment-là, elle pourrait se lancer, enfin, continuer sa campagne avec un bracelet électronique. Alors, c'est risqué, Pierre ?

3:32
Marine Le Pen

C'est plus que risqué, pour moi, je pense qu'elle a fait une erreur stratégique. Et je pense qu'elle est tombée dans un piège. Parce qu'évidemment qu'elle voulait se présenter, qu'elle était plus ou moins en concurrence avec son colistier, M. Bardella. Et à partir du moment où la cour lui permettait de se présenter, puisqu'elle pouvait, là, puisque c'était tombé à 15 mois, son inégibilité, elle s'est engouffrée sans penser une seconde que, justement, la cour allait se réunir pour ce qui est de la cassation avant le mois d'avril.

4:06
Présentateur

Vous pensez vraiment qu'elle n'y a pas pensé, pour le coup ?

4:09
Marine Le Pen

Non, je pense qu'elle n'y a pas pensé parce qu'elle est entourée de conseillers. Donc, forcément, elle s'est dit, bon, voilà. Alors que si elle avait attendu six mois, avec, justement, sans se présenter, c'est-à-dire qu'elle n'avait pas besoin de donner les rênes à M. Bardella, elle attendait le mois de février, c'est-à-dire au moment où elle rendait, quelque part, le collier. Et en février, elle avait quatre mois pour faire campagne, et comme elle était quand même très haut dans les sondages, elle pouvait emporter l'élection, enfin, tout au moins, quand je dis emporter, elle était favorite, et ça ne lui faisait pas perdre de temps ni d'audimat.

Or, aujourd'hui, la position est telle qu'en février ou en mars, elle va se retrouver privée d'élection, parce que je ne pense pas qu'un candidat puisse se présenter alors qu'elle est censée être en prison. Parce qu'il faut reconnaître que le bracelet, c'est une prison.

5:02
Présentateur

C'est une des formes. Alors, merci Pierre, vous avez carrément lancé le débat. Et on va s'appuyer tout de suite, on l'a présenté comme ancien magistrat, Philippe Bilger, juste quand même, je voudrais rappeler que la cour de cassation se prononcera au plus tard, début avril 2027. Le calendrier est susceptible d'évoluer en fonction des facteurs procéduraux, nous dit la cour de cassation. Philippe Bilger, c'est donc risqué.

5:27
Invité

Oui, mais en même temps, avec ces dernières nouvelles sur la date la plus tardive, en réalité, si je comprends bien, on est très proche du 2 mai 2027 ou du premier tour de l'élection présidentielle. Premier tour, 18 avril. Voilà. Moi, je crois en définitive qu'elle a parfaitement pesé le pour et le contre et qu'en réalité, il y a eu quelque chose, pardon pour la banalité, qui l'a emporté sur un des plateaux de la balance, c'est le fait qu'elle aurait vécu comme un immense gâchis alors qu'elle pouvait se présenter, puisque la cour d'appel a fait en sorte qu'elle lui a déblayé le terrain. Pour le reste, ça ne dépendait que d'elle.

Eh bien, à partir de ce moment-là, je ne l'aurais pas imaginé refuser d'y aller.

6:26
Présentateur

Bon. Pierre nous dit au 0826 300 300, Yann Lodortz, que Marine Le Pen s'est plantée. Vous le voyez comme ça ?

6:35
Invité

J'ai envie de dire, moi, c'est plutôt les adversaires politiques qui vont nous dire si le choix stratégique est bon ou pas. C'est la Coupe du Monde en ce moment et j'ai presque l'impression qu'on est en train tous de débattre aujourd'hui sur ce qui est arrivé hier, sur est-ce qu'il y avait pénalty ou est-ce qu'il n'y avait pas pénalty. Ça me fait penser des fois aux commentateurs dans le foot où on dit il n'y a pas assez faute pour siffler pénalty. Ça fait vraiment penser à ça. Et donc, je pense qu'il y avait un choix à faire de se positionner. Elle a fait ce choix-là. Je pense que si ses opposants politiques ne gèrent pas bien la situation, elle ne va en tirer que des avantages.

7:12
Présentateur

Donc, vous, vous dites positif, mais alors, les autres, les adversaires politiques, Pierre-Yves Martin, que vous représentez d'ailleurs, si ce soit...

7:21
Invité

Juste revenir sur le caractère audacieux ou pas. Pour moi, elle a juste mis en place une tactique d'occupation de terrain. Elle avait finalement rien à perdre que d'y aller maintenant puisque si elle avait attendu, ce n'était pas évident qu'elle ait l'assurance de rebondir après.

7:39
Présentateur

Mais en même temps, avec l'histoire de la remise de peine, si elle acceptait le rendu de la cour d'appel, elle était tranquille. Dès novembre, elle pouvait y aller sans bracelet. C'était ça aussi.

7:50
Invité

Mais je pense qu'il y a quand même une stratégie d'occupation de terrain. Et c'est un peu le premier qui tire qui gagne, quoi.

7:57
Présentateur

C'est ce que disait Yann Le Dors, c'est-à-dire en fonction des adversaires. Vous y voyez tous un match, quoi.

8:02
Invité

Alors après, en écoutant hier soir les différents acteurs, dirigeants politiques, il y a quand même ce sujet de traduction de l'éthique. C'est plutôt pour la première fois de la Ve République ou des Républiques, on assiste à un candidat qui est encore point lié avec des peines potentiellement exécutables.

8:28
Présentateur

Et qui, s'il arrive avec le bracelet électronique à l'Elysée, bénéficierait de l'immunité. Ça a été rappelé hier par le procureur général. Vous savez ce qu'on fait les trous.

8:38
Invité

Il y a quand même ce sujet de l'éthique. J'écoutais notamment hier soir François Ruffin qui porte ce sujet avec beaucoup d'énergie. Je ne sais pas si c'est de la conviction, mais au moins de l'énergie. Et je me demandais, parce qu'il y a une tactique qui est très intéressante chez Marine Le Pen, c'est qu'elle joue le sujet de l'injustice. De la victimisation. De la victimisation. Et donc du coup, ça peut porter, vu le contexte social qu'on traverse en ce moment, ça peut avoir un écho assez fort auprès de l'opinion publique.

9:10
Présentateur

Alors tous les trois, merci pour cette première réaction. Pierre Decan au 0826 300 300 a bien lancé le débat. Vous voulez, vous aussi vous immiscer dans ce débat, vous êtes les bienvenus. La question du soir, Marine Le Pen fait-elle le bon choix stratégique ? Nous en parlerons aussi avec un invité. Dans un instant, Guillaume Caraillon, vice-président de l'UDR. Et avocat au barreau de Paris d'ailleurs, accessoirement. UDR, partenaire du RN à travers Éric Ciotti. On l'a vu, à tout de suite.

9:39
Invité

17h20, les vraies voix Sud Radio.

9:41
Marine Le Pen

Sud Radio.

9:44
Invité

Parlons vrai.

9:44
Présentateur

Les vraies voix de l'été et un gros débat ce soir avec la question que nous vous posons. Marine Le Pen fait-elle le bon choix stratégique ? En un, se pourvoyant en cassation. Deux, en se lançant tout de suite dans la campagne présidentielle. Je vous rappelle que Marine Le Pen assure qu'elle sera candidate et fera campagne sans bracelet électronique. Or, si la cour de cassation se réunit avant le 18 avril, date du premier tour, elle pourrait décider de lui octroyer ce bracelet électronique. Alors, est-ce risqué ou pas ? Nous en parlons avec vous, les auditeurs de Sud Radio, 0826 300 300, avec nos trois vraies voix, Philippe Bilger, Pierre-Yves Martin, Yann Ledortz.

Avant d'accueillir notre invité d'honneur, Guillaume Carayon, vice-président de l'UDR. Juste un mot pour conclure cette première partie. Donc vous, Philippe Bilger, vous dites, non, elle ne s'est pas loupée stratégiquement.

10:38
Invité

Non, alors, il est difficile d'être péremptoire sur un tel sujet. Tout-même, nous ne sommes pas dans les coulisses de Marine Le Pen, si j'ose dire. Mais en tout cas, il me semble que par rapport à l'élément capital qu'aurait représenté son abstention à la présidentielle, les incommodités du bracelet, même prématuré, pèsent peu. Donc plutôt positif. Yann Ledortz, positif ? Très positif. C'est le phénix qui renaît de ses cendres. Elle gère le timing. Elle montre que globalement, la justice a évolué et a pris un peu de recul sur la décision qui pouvait empêcher une candidate de se présenter à l'élection principale qui est l'élection présidentielle.

Moi, je pense que s'ils arrivent à gérer le binôme comme ils avaient tendance à le dire et que ce binôme reste très fort, elle va passer pour celle qui est capable d'affronter tous les combats. Ça fait deux oui. Pierre-Yves Martin, Elle joue, à fond, elle joue en fait, elle oppose l'idée de justice par rapport à la thématique du peuple. Et tout son enjeu, ça va être d'embarquer le peuple vers ce sentiment d'injustice au cas où ça se passerait mal pour elle.

11:55
Présentateur

François-Louis Bourneau, qui est avec nous tout au long de cette émission, vous avez un œil sur la consultation lancée sur Youtube, sur les réseaux sociaux. Que disent les auditeurs de Sud Radio ? Elle fait un bon choix ou un mauvais choix stratégique ?

12:07
Invité

Écoutez, pour l'instant, 53% des personnes qui ont voté sur notre page Youtube Sud Radio disent que, oui, elle a fait le bon choix stratégique. Ce n'est pas énorme, 53. Ce n'est pas énorme, c'est assez serré, 47% de noms. Quand on regarde, on se dit que... On a des commentaires d'ailleurs de personnes qui nous écrivent et qui nous disent qu'il faut changer la loi. Casier judiciaire vierge, obligatoire pour tous les candidats à une élection. Les personnes qui ont un casier judiciaire ne devraient pas avoir le droit de se présenter. Voilà ce qu'ils disent. Ok, très bien.

12:34
Présentateur

Et puis, on peut rappeler qu'il y a un sondage qui est sorti aussi. 51% des Français pensent que Marine Le Pen a raison de maintenir sa candidature présidentielle. Donc, voilà, nos auditeurs qui sont raccords. Guillaume Caraillon, bonsoir. Bonsoir. Vice-président de l'UDR, donc, nous vous présentons comme partenaire. Vous me dites si je me trompe, mais plutôt partenaire du RN. On est d'accord ? Oui, c'est ça. On est d'accord, c'est ça. Alors, bon choix ou pas bon choix stratégique ? Expliquez-nous votre point de vue.

13:00
Invité

D'abord, je crois que c'est une nouvelle qui est rassurante pour notre démocratie, que la favorite de la prochaine élection présidentielle puisse se présenter au suffrage des Français. Moi, je m'en réjouis. Marine Le Pen retrouve son éligibilité. La Cour d'appel a considéré, au fond, et je crois à raison, que la peine d'inéligibilité avec élection provisoire de première instance était, selon ses mots, une atteinte au processus démocratique et priver, d'une certaine manière, les Français leur liberté de voir. Je rappelle que sur ce dossier, on n'a pas la preuve, et c'est la Cour d'appel qui l'a montré, qui a eu un horreur personnel.

C'est, au fond, un désaccord juridique avec le Parlement européen sur ce qu'est la mission d'un collaborateur parlementaire. Est-ce qu'il a le droit de faire de l'activité nationale, de l'activité politique nationale ou pas ?

13:51
Présentateur

Oui. Alors, il lui est reproché d'avoir rémunéré quand même quatre de ses assistants. Bon, ça peut être aussi considéré comme un emploi fictif, quand même.

13:59
Invité

Ce n'est pas en tout cas ce qui a été considéré, la qualification d'emploi fictif par le...

14:04
Présentateur

Ça n'a pas été considéré, mais dans l'esprit. Donc, il lui est reproché d'avoir rémunéré quatre de ses assistants parlementaires européens avec les fonds alloués par l'Union européenne, alors qu'il travaillait en réalité pour son parti, à l'époque, le Front National.

14:16
Invité

Nous, on estime que c'est vraiment une divergence de vue qu'il y a avec le Parlement européen sur ce qu'est la mission d'un collaborateur parlementaire. La Cour d'appel a quand même, et ça, il faut le noter, réduit les peines qui avaient été prononcées en première instance. Bon, il y a le retour de l'éligibilité de Marine Le Pen et de tous les autres élus. Elle reste présumée innocente, il faut le rappeler. Aucune contrainte ne peut entraver son éligibilité. Elle va former un pourvoi en cassation dans les prochains jours contre sa condamnation parce qu'elle maintient son innocence. Elle dispose avec ses avocats de sérieux moyens de droit qui vont être tranchés par la Cour de cassation.

Sur la question du timing pour l'adhésion de la Cour de cassation, vous savez, la Cour avait annoncé qu'en cas de pourvoi, elles sont saisirées avant la fin de cette année pour statuer sur la question de l'inéligibilité avant la présentielle. Mais au fond, cette question, elle a été évacuée par la Cour d'appel. Donc la Cour de cassation n'a plus d'urgence à rendre une décision. C'est la raison pour laquelle nous, on estime que le pourvoi doit être examiné dans les délais habituels, c'est-à-dire 12 à 18 mois. Voilà, c'est ça.

15:23
Présentateur

En fait, bon, merci, Guillaume Carayon, parce que vous vous recentrez bien finalement la question. C'est une histoire d'agenda, de timing. Mais si la logique du timing est respectée, c'est comme ça. Sauf que quand même, la Cour de cassation a tendance à dire qu'il y a urgence. On voit bien que, alors qu'hier, la balle était dans le camp de Marine Le Pen, c'est à vous de choisir. Elle remet la balle dans le camp de la justice. Philippe Bilger,

15:44
Invité

c'est habile, hein ? Absolument. Mais Guillaume, je ne sais pas si je dois l'appeler monsieur le président ou maître, mais en réalité, Guillaume, là où je ne suis pas totalement en accord avec vous, je pense que la position juridique de Marine Le Pen sur le fond, malgré ce qu'elle a dit hier à TF1, me paraît tout de même assez faible. Mais en revanche, là où je vous rejoins totalement, c'est dans l'habilité de la juridiction d'appel qui a totalement déblayé le terrain pour elle en réglant le problème de l'inégibilité et en lui laissant la charge, en réalité, de choisir elle-même son futur politique. Et en ce sens-là, l'arrêt est très remarquable. Réaction, Pierre-Yves Martin ?

Oui, alors je ne vois pas du tout ce qu'il y a de rassurant de voir Marine Le Pen pouvoir être candidate comme s'il ne s'était rien passé. Alors, personne n'a parlé, mis à part vous, du sujet d'enrichissement, mais il y a quand même, quand on emploie des personnes sur des budgets qui ne sont pas affectables, ça pose quand même interrogation. Donc, tout n'est pas extraordinairement parfait et blanc comme on pourrait l'imaginer. donc, du coup, un, il n'y a rien de rassurant et deux, je trouve que aujourd'hui, on fait comme si tout était normalisé, tout se passait comme ça devait se passer et on n'a plus de repères, on n'a plus de barrières où on se dit stop, on arrête, ce n'est pas possible.

Et le sujet n'est pas de savoir, parce qu'il y a une espèce d'hypocrisie ou de mascarade avec ce pourvoi en cassation. Le pourvoi en cassation, ce n'est pas à vous que je vais le dire, ça ne va pas traiter du fond, ça va traiter du respect des procédures qui ont été faites en appel et sur la première série. Donc, du coup, on n'aura pas pu s'avancer dans le fond en termes de responsabilité et d'honnêteté. Et évidemment, Pierre-Yves Martin,

17:50
Présentateur

j'imagine que Yann Le Dors

17:51
Invité

ne pense pas du tout comme vous. C'est surtout que moi, je suis loin du monde politique, loin du monde judiciaire.

17:57
Présentateur

On rappelle, vous êtes chef d'entreprise dans le domaine de l'eau mobile.

18:00
Invité

L'image du pénalty, c'est-à-dire que la loi, elle s'applique ou elle ne s'applique pas. Les délais, ils s'appliquent ou ils ne s'appliquent pas. Et on a l'impression aujourd'hui sur ce dossier qu'à un moment donné, on essaie d'accélérer ou de ralentir les choses, de jouer avec les limites de la règle pour savoir si ça peut profiter à l'un ou à l'autre. Qui ? La justice ? Vous dites on, la justice ? Tout à fait. D'accord. Et c'est ça qui est perturbant. Je vais reprendre une remarque qui a été faite par une personne en ligne qui était de dire si les gens condamnés n'étaient pas éligibles, ils ne devraient pas être éligibles et il n'y aurait plus de problème.

En fait, tout est dans la construction des lois et si les lois doivent être changées ou pas. Si les gens étaient condamnés et ne pouvaient pas se présenter, il n'y aurait plus ce problème-là. Quand aujourd'hui, on voit ça en tant que citoyen, j'allais dire lambda, de très loin et qu'on voit qu'on a peut-être des députés qui ont déjà été condamnés et qui sont toujours députés, à un moment donné, on peut être en droit de se dire à l'élection suprême. À partir du moment où la loi le permet, pourquoi ne pas le faire ?

18:58
Présentateur

C'est une démonstration mathématique. Bon, merci les trois vrais voix. Évidemment, on va rester sur le sujet. Cher Guillaume Caraillon, merci de votre intervention, de votre expertise aussi parce que c'était la double casquette, l'homme politique et puis également l'avocat au barreau de Paris. Merci beaucoup, Guillaume. Merci pour votre invitation. Merci à vous. Dans un instant, nous revenons. Tiens d'ailleurs, Philippe Bilger, vous défierez les vrais voix sur votre vision de la stratégie de Marie Le Pen avec un angle bien précis. Restez bien avec nous, c'est du Philippe Bilger, c'est magnifique.

19:33
Invité

Et 17h20, les vrais voix Sud Radio.