Barbecue et virilité : Sandrine Rousseau revient sur la polémique - Complément d'enquête
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Je suis très heureuse. Je suis très heureuse d'être là aujourd'hui. La scène se déroule à la fin de l'été 2022 aux journées d'été des verres.
En plein débat avec l'association animaliste L214, Sandrine Rousseau martelle son crédau. Pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, il faut absolument réduire notre consommation de viande. Elle choisit alors de s'en prendre à un symbole, le barbecue.
Je sais pas pourquoi. Aujourd'hui aux États-Unis, prendre une photo d'un barbecue, se retrouver autour d'un barbecue avec des grosses côtes de bœuf, c'est quelque chose qui est très identitaire. d'une d'une appartenance politique aux républicains et notamment au camp de Trump.
Et donc il y a aussi quelque chose de lors d'une bataille culturelle vraiment à mener pour rendre attractif les les le repas végétal et que ça ne soit pas non plus un symbole, allez, je le dis, de quand même de virilité que d'aller manger une entrecôte sur un barbecue. Coucou les chasseurs. En faisant du barbecue un symbole de virilité qu'il faut combattre, l'élu va se retrouver attaquer de toutes parts.
Sa sortie relayée sur X par une journaliste est immédiatement interprétée par les défenseurs de la viande comme une déclaration de guerre. J'ouvre mon téléphone en descendant de la scène mais comme ça se fait en sortant de n'importe quelle intervention et là je commence à voir le téléphone qui qui explose avec des quantités inouies de photos d'hommes à côté de leur barbecue. Pour l'élucologiste, c'est le début d'un cyber harcèlement qui va durer plus de 2 ans.
Photo illustrant l'intérieur de Sandrine Rousseau. Nausé à bon et vomitif. Actuellement chez le médecin parce que j'ai posé mes grosses couilles sur la grille du barbecue.
Bien fait pour ta gueule Sandrine Rousseau. Tu reprends une saucisse sardine ? C'est hyper enfin c'est hyper sexiste.
C'est de la violence sexuelle. Enfin ça évoque en tous les cas une félation possiblement. Moi je dis il y a un problème de virilité entre barbecue avec le barbecue et et l'entrecôte et on prend des photos où il y a que des hommes avec un barbecue qui semblaient quand même donner raison sur le fond.
Voilà. Parmi les tweets antirousseau, de nombreuses personnalités politiques désormais sommé de prendre publiquement position dans les médias à droite comme à gauche. Vous allez pas me parler du sexe des escalopes quand même.
Je sais que certains font le buzz là-dessus. C'est pas mon sujet. Pour moi, on mange de la viande en fonction de ce que l'on a dans le porte-monnaie et pas de ce que l'on a dans sa culotte ou dans son slip.
D'accord. Regardez madame Rousseau, elle invite le wisme jusque dans nos assiettes. Moi, j'ai rien contre ceux qui mangent du tofou.
Je veux simplement continuer à faire mes barbecue. Voyez ce que je veux dire ? Est-ce que manger une entrecôte cuite sur un barbecue est pour vous un symbole de virilité ?
Les femmes mangent deux fois moins de viande rouge que les hommes. Donc manger de la viande, il y a bien un rapport, c'est un signe de virilité. En tout cas, il y a une différence des sexes dans la façon dont nous consommons de la viande.
Un nouveau débat de société dans lequel le député RN Julienou s'engage à son tour. Bravo Clémentinotin. Il existe des différences physiologiques entre les hommes et les femmes.
La masse musculaire des hommes les conduit depuis la nuit des temps à consommer davantage de viande, protéines que les femmes. Ce n'est pas du virilisme, c'est juste la nature. [Musique] Vérification faite.
Selon les enquête de consommation, un homme mange en moyenne 61 g de viande par jour contre 34 g pour une femme. C'est donc 80 % de plus. La différence de poids entre les deux sexes n'est pourtant que de 20 % en moyenne.
À chacun son interprétation scientifique. Mais pour la journaliste Nora Boisuni, l'enjeu est ailleurs. La viande, c'est quand même un sujet très épineux en politique, hein, parce que on veut pas se priver d'un certain vote.
Et quand je dis un certain vote, c'est le vote qu'on appellerait le vote rural ou le vote et ou le vote paysan. Les syndicats agricoles sont courtisés, notamment la FNSA, sont très fortement courtisés par la classe politique de quelque bord qu'elle soit. Évidemment, personne veut se mettre à dos.
Le monde agricole en France, encore moins les le syndicat majoritaire. Elle s'attaque à quelque chose qui est inattaquable en fait.
Sandrine Rousseau