Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, aux Assises du mécénat ADMICAL
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Merci Pierre. Madame la ministre, nous sommes très heureux de vous accueillir pour ces 21e assise. Je ne dirais pas grand-chose d'autre que d'abord nous avons une très grande reconnaissance à votre égard parce que vous avez été une formidable avocate pour le Menaat à l'été dernier. Vous l'avez défendu formidablement. On vous a soutenu en 2è ligne, si on peut dire avec la pétition que beaucoup d'entre de de personnes ici ont signé pour défendre défendre la loi, défendre les termes de la loi et on a été vraiment très très impressionné par votre engagement et et et ça nous a aidé énormément évidemment à poursuivre.
Maintenant, on est dans une deuxième phase, il va y avoir les 10 ans de la loi et je crois que les choses évolueront mais on on vous fait confiance, je crois, pour maintenir et ouvrir peut-être aussi sur ce qui nous tient à cœur, nous beaucoup qui sont les PME et qui représentent un formidable enjeu pour le Mcenat et une form un formidable potentiel. Voilà, je vous laisse la parole. Merci beaucoup. Merci beaucoup monsieur le président, cher Olivier Chernac.
Madame la déléguée générale Bénédicte Ménant et mesdames et messieurs, je suis vraiment désolée d'avoir interrompu d'abord de désolé d'être arrivé en en retard et d'avoir du coup interrompuion qui était engagée et j'espère que vous comprendrez les contraintes qui pèsent sur sur nous. C'est c'est avec plaisir donc que j'ouvre mais un petit peu après en fait votre ouverture, les assises du Mc Sénat et je tenais absolument à venir ce matin pour marquer par ma présence l'importance toute particulière que j'attache au Mc Sénat, au Mc Sénat d'entreprise, au messenat des particuliers évidemment en particulier au Messenas dans le secteur culturel.
L'association amicale a un rôle déterminant en matière de messen de défense, de promotion de cette politique et ce depuis plus de 30 ans. Et son son rôle, son engagement citoyen au sein de la société est véritablement déterminant. Je veux aussi souligner l'importance des travaux que vous allez mener pendant ces deux journées autour du Mcena, de son éthique, de son rôle, de son impact, de son évaluation qui sont des préoccupations partagées entre les acteurs privés, les associations et évidemment les ministères, en particulier le ministère de la culture et de la communication.
Mais avant tout, je voudrais commencer par un hommage, un hommage à une grande figure du de la culture qui a précisément fait déjà en son temps le lien entre le ministère et le monde du messenat. Bien sûr, je pense à Jacques Rigot puisque Jacques Rigot fut à la fois votre fondateur, votre président. Il fut à la fois un grand serviteur de l'État et un chef d'entreprise, une figure éminente, importante de notre vie culturelle et intellectuelle et le plus ardent promoteur du messen d'entreprise à la tête de l'admical. Sans lui, il est certain que le messen n'aurait pas connu le développement qui a été le sien dans notre pays.
Et j'aimerais aussi faire référence à sa finesse d'esprit, lui qui disait que le messena était un moyen de réflexion sur l'identité profonde de l'entreprise. Cela conforte durablement la vocation de ces assises. Nous célébrons en effet cette année le 10e anniversaire de la loi du 1er août 2003 relative au Messenas, aux associations et aux fondations. Cette loi, elle a marqué le nouvel élan, le nouvel essort d'un développement sans précédent du Mcénat dans notre pays.
Elle fut portée par Jean-Jacques Ayaagon et élaboré avec évidemment les services du ministère de la culture et de la communication pour répondre aux attentes légitimes de la société civile et à celle du monde entrepreneurial en particulier. Plus de 25000 entreprises, autant dire une majorité de petites et moyennes entreprises. Plus de 5 millions de foyers fiscaux utilisent aujourd'hui les dispositions de cette de cette loi au profit d'œuvre et d'organisme d'intérêt général. L'avancée est spectaculaire mais il nous reste évidemment encore et notamment dans le monde économique beaucoup d'espace à conquérir dans le domaine culturel. L'impact du messen est tout à fait considérable.
La culture bénéfie selon vos propres chiffres de plus d'un quart du volume total des fonds apportés par les entreprise. Le soutien accru et légitime aux actions de solidarité concerne aussi de nombreuses de nombreux projets culturels avec un fort impact social et des projets. Ces projets préservent tout à la fois notre tissu social et culturel sur tout le territoire. Alors, dans le contexte difficile que connaissent les finances publiques, il s'agit là d'un apport essentiel pour les structure territorial bien sûr, les collectivités, pour l'État aussi, mais aussi pour de très nombreuses fondations et associations.
Donc je veux saluer et remercier le les dirigeants d'entreprise, des grandes entreprises qui étaient déjà engagées dans des démarches de messena avant même la loi de 2003 comme des petites et moyennes entreprises qui ont suivi cette voie depuis parce qu'ils ont compris que la sauvegarde du patrimoine, la vitalité de la création, la diffusion au plus grand nombre, l'éducation artistique et et culturelle, les travaux de restauration notamment avec les chantiers d'insertion Bref, l'accès de tous les publics à la culture, ce sont des des enjeux majeurs qui sont à la fois des enjeux économiques et des enjeux sociétaux.
Parce qu'à travers le messena culturel, nous vous participez au rayonnement international de notre pays et vous participer à l'amélioration de l'attractivité de notre pays. une attractivité économique qui se mesure trop souvent en terme dans des termes qui oublient l'impact très fort de des activités culturelles, du patrimoine, de la création sur l'image de la France.
l'attractivité, le développement ce n'est pas seulement celui de du territoire national, mais ça s'applique à chaque échelle territorial et les collectivités l'ont bien compris puisqu'elles investissent elles aussi massivement dans les actions culturelles, dans la préservation du patrimoine, dans la création, dans les festivals parce qu'elles ont conscience de l'importance que cela a pour leur vie sociale bien sûr, mais aussi pour leur attractivité économique. Mais c'est aussi bien sûr une démarche citoyenne.
C'est participer à la lutte contre toute forme d'exclusion, participer à l'égal accès de tous à la culture, participer donc à la lutte contre les inégalités, participer au renforcement du sentiment de profondattachement à la citoyenneté française. citoyenneté qui est éminemment liée à notre patrimoine culturel et à notre histoire, à la fierté aussi que nous éprouvons devant la la vitalité de notre création. Et c'est donc aussi par le messena culturel une manière de lutter pour renforcer le lien social pour lutter contre les formes d'incivilité ou de sentiment de désaffiliation sociale.
Alors en retour ces actions, elles bénéficient aussi bien sûr à vos aux entreprises, à leur image évidemment, c'est c'est évident, mais aussi et surtout à leur capacité d'innovation, à l'élargissement de leur action dans la société. Quand je dis capacité d'innovation, c'est parce que évidemment s'impliquer dans le soutien à la création, on peut considérer que ça stimule la créativité. C'est aussi faire émerger de nouvelles méthodes, de nouvelles manières de management et puis c'est évidemment pour l'ensemble des salariés des entreprises une motivation, un attachement supplémentaire à leur entreprise. L'implication des salariés, on le sait, est essentielle.
C'est par la mise en valeur de l'entreprise, par l'affirmation de son rôle dans la société civile. Pour eux, c'est un nouveau une fierté et puis un sentiment d'appartenance renforcée, le sens de l'engagement aussi et l'ouverture à de nouveaux horizons. Donc le messenat d'entreprise contribue à développer les publics de la culture aussi au sein de ces entreprises et à favoriser la prise de conscience du rôle que les entreprises jouent dans notre dans notre pays.
Elles permettent, le mécen culturel permet aussi de sortir de la bulle dans dans laquelle d'ailleurs chaque milieu professionnel a tendance à se replier, que ce soi des entreprises ou des administrations et sortir, c'est aller se confronter à des univers différents qui enrichissent et qui permettent de se remettre en question et qui élargissent les horizons. J'observe aussi que les particuliers sont de plus en plus nombreux à soutenir par leur don le patrimoine ou la vie artistique. C'est un peu moins en terme de proportion, la proportion des dons en matière culturelle d'environ 10 %.
Mais dans le cadre de souscription publique à travers les sociétés d'amis, là aussi c'est une forme de citoyenneté, de participation qui émerge, qui s'affirme dans la société.
J'étais la semaine passée à à Horn au très beau musée Gustave Courbet et j'ai pu admirer le chaîne de Flaget qui a été donc acquis par notamment une souscription nationale qui a été lancée qui a rassemblé un grand nombre de personnes et et le le président du conseil général me disait qu'il avait été extrêmement touché de recevoir des chèqus de 10 € de certaines personnes âgées qui disaient mais on n pas grand-chose pour vivre mais on tient vraiment à ce que le chaîne de flager revienne ici à Orn parce que c'est ici finalement c'est d'ici que Courbet s'est inspiré pour le peindre et le je parle des personnes âgées en l'occurrence mais ça s'applique évidemment aussi aux jeunes qui participent maintenant par les opérations au nom barbare et angloaxon saxon que je je n'utiliserai pas mais de de récoltes de collecte de de fonds voilà à travers à travers les réseaux sociaux et sur les plateformes de financement participatif sur internet.
Donc c'est le reflet de l'émergence d'une véritable citoyenneté culturelle à l'intérieur des entreprises comme dans toute la société et il ne faut pas briser cet élan. Le le président Olivier Cherniac a eu la gentillesse de rappeler que je m'étais opposé à dès moi dès ma prise de fonction au ministère. C'était un peu mon baptême du feu en quelque sorte à toute tout projet de révision de des dispositifs fiscaux en faveur du M Sénat et au maintien de la législation en vigueur.
Donc je vous rassure à l'heure qu'il est, nous sommes le 11 avril, même si les choses changent euh mais parfois elles changent dans le bon sens, nous n'avons pas de pas d'inquiétude à avoir pour pour cette année et il n'y a pas de de retour de ces débats qui il me semble ont été tranchés et bien tranchés l'année dernière. Je je continuerai en revanche le travail commencé et notamment avec le le ministre de l'économie et des finances pour améliorer les dispositifs relatives au MENA, en particulier pour les PME et les TPE.
Elles ont besoin d'une marge d'action supplémentaire, elles le réclament depuis plusieurs années et donc nous allons continuer à à travailler avec Pierre Moscov ici pour essayer d'améliorer cette cette législation. Alors, afin d'améliorer aussi son fonctionnement et et d'assurer sa pérennité, il faut veiller à sa bonne application et donc à ce que son application soit conforme aux principes fondamentaux qui qui ont inspiré sa rédaction.
Ces principes, ce sont les principes du bien commun, l'encouragement de l'initiative privée parce que comme le disait là encore Jacques Rigot, le messen c'est une expression nouvelle de la société civile comme partie prenante de l'intérêt général et en tant que tel, il doit donc obéir un certain nombre de valeurs.
Donc, j'ai demandé à mes services de travailler bien sûr en concertation complète avec avec vous pour corriger certaines pratiques, certaines incohérences surtout entre des pratiques d'établissement culturel différents pour éviter que les textes ne soient mal interprétés ou soient interprétés d'une manière qui peut changer en fonction des de ceux qui les qui les qui ont à les appliquer. Et j'ai souhaité donc que les services travaillent sur le une charte du mécen et du parrainage culturel, ce avec l'ensemble des partenaires dont dont l'admical.
Cette charte du ménat et du parrainage, elle permettra d'offrir aux organismes qui relèvent du ministère ou qui sont subventionnés par lui un mode d'emploi, un vademkum qui soit respectueux bien sûr de l'intérêt général dont l'État est le garant et des prérogatives des messen. La rédaction avance très bien de cette charte. Ça permettra de clarifier les modalités d'application de la législation en vigueur. La charte formulera aussi des enfin le travail va permettre de formuler des recommandations sur certains points que la législation pour l'instant n'encadre pas suffisamment.
Et donc c'est un texte qui est totalement différent dans sa finalité de la charte éthique que le que l'admical a publié en en 2011 et qui avait été signé par mon prédécesseur Frédéric Mitteran. Mais ces deux textes sont bien inspirés par le même souci, c'est de c'est celui de l'intérêt général et c'est d'améliorer l'application de nos dispositifs pour les renforcer, les péréniser, pour les faire connaître encore davantage. De nombreuses structures publiques et privées s'engagent aussi dans une démarche analogue et je souhaite donc que ce ce texte puisse devenir une référence.
La publication de ce texte viendra ponctuer une série d'événements qui marqueront les 10 ans de de la loi de de 2003 et qui seront une forme de célébration des bienfaits de cette loi. Et je souhaite évidemment que cet anniversaire soit pour le ministère de la culture un moment de communication accru sur le mécen culturel, un moment de dialogue, d'échange avec tous les acteurs et en quelque sorte jeis par ma présence ici a aussi lancer en quelque sorte la série d'événements ponctuant ce ce 10e anniversaire.
Vous avez peut-être découvert sur le stand du ministère de la culture d'ors et déjà le logo que nous avons élaboré pour fêter ces ces 10 années et qui est présenté pour la première fois ici dans le cadre des assises. Ce logo va figurer pendant toute l'année sur les supports de communication des événements culturels qui bénéficient d'un soutien privé et ce sera le moyen. il est assez explicite et assez clair et donc il c'est le moyen d'attirer l'attention du public sur les actions que que vous menez. Enfin, cet anniversaire sera l'occasion pour l'État de manifester sa reconnaissance vers ceux qui apportent ainsi leur soutien à la vie culturelle.
Les représentants d'entreprise, les fondations, les philanthropes seront amenés à témoigner de leur engagement en faveur de la culture. Et ces entretiens vidéos, je souhaite qu'il soient diffusés sur le site internet du ministère. Par ailleurs, j'ai organisé une cérémonie de remise de décoration placée sous le signe du Mena récemment et je souhaite élargir le cercle des messenes et donateurs de la culture. C'est aussi par des hommages, par des témoignages de reconnaissance que ce lien de confiance peut se encore se renforcer et surtout se s'étendre et se propager.
Et puis pour terminer, nous lancerons avant la fin de l'été euh le un cycle d'entretien ouvert au public pour faire le bilan des acquis de cette loi 10 ans après, pour euh en analyser les freins, les leviers éventuels et pour ouvrir de nouvelles perspectives. Je pense que cela permettra aussi de montrer à quel point le Messenat en France ne s'inscrit dans la continuité, dans la cohérence et pas du tout en contradiction avec la grande et belle tradition française de politique culturelle de soutien enfin de politique culturelle nationale avec une grande avec le ministère de la culture avec aujourd'hui les collectivités mais avec une grande ambition de politique publique.
Nous œuvrons de concert, nous travaillons ensemble à cet à cet objectif d'intérêt général, de bien commun et je crois que c'est aussi une manière de faire évoluer la représentation qu'on peut avoir de la politique culturelle dans notre pays. Il ne s'agit pas simplement d'avoir un ministère aussi prestigieux mais désargenté soit-il qui qui puisse définir des principes et des priorités pour éclairer en quelque sorte la vie ni la vie dans les territoires ni la vie des entreprises.
Il s'agit de travailler avec les collectivités, avec les entreprises, d'associer aussi le maximum de particuliers, de citoyens désireux de participer à leur à leur selon leur selon leur possibilités et selon leur sensibilité et de construire ensemble ainsi cette cette politique dynamique et et tourner vers l'avenir de de soutien à la culture. Évidemment, l'admical avait compris cela et s'était inscrit dans cette démarche depuis bien longtemps. Donc je je veux vous vraiment vous en remercier, remercier son président puisque depuis 30 ans, vous êtes devenu des acteurs incontournables du mécen culturel dans notre pays.
des acteurs, des piliers et des chevaliers en quelque sorte qui permettent de de faire connaître, de conquérir de nouveaux publics, de conquérir de nouveaux espaces et aussi de travailler et d'enrichir la réflexion du ministère sur les actions à mener ensemble. Enfin, je veux remercier Claudie Aignuré, madame la présidente d'univers Science, de nous accueillir ici parce que si j'ai beaucoup parlé de Mena culturel, évidemment le Mcenat ne concerne pas seulement les domaines strictens de la de la culture mais concerne un grand nombre d'activités à vocation d'intérêt général.
Et euh je serai donc je suis donc très heureuse d'être en quelque sorte à porte-parole du gouvernement aujourd'hui pour vous dire à tous et à toutes notre engagement, notre reconnaissance et et notre soutien pour la poursuite de ces partenariats féconds. Je vous remercie.
[Applaudissements]