Julien Odoul : "Bruno Retailleau accepte d’être le ministre de l’impuissance !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 19 %Attaque 61 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:51OuverteÉludée
La justice confirme la démission d'office de Marine Le Pen de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais après sa condamnation pour détournement de fonds publics dans le dossier des assistants eurodéputés.
- 8:30FerméeRéponse partielle
Julien Audou le disait, l'une des solutions qu'on peut trouver pour taper fort, ça peut être de supprimer les allocations sociales, vous n'êtes pas d'accord Bruno Pommard ?
- 9:42RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faut faire pour faire un exemple, pour donner une leçon, qu'est-ce qu'il faut faire avec cette femme ?
- 10:20RelanceRéponse directe
Mais si, je vous dis, il faut absolument s'appuyer, faire de la médiation, en sanctionnant.
- 14:50OuverteRéponse directe
Comment vous réagissez à ça ?
- 22:03OuverteRéponse directe
Bruno Pommard, mais qu'est-ce qui se passe dans ce pays ? Qu'est-ce qui se passe en France en ce moment ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:08Invité politiqueFait
« Cette sanction qui est dérisoire, elle est surtout insultante, elle est insultante pour ce professeur, elle est insultante pour tous les professeurs de la République qui subissent la violence au quotidien. »
- 0:47Invité politiquePromesse
« Envoyons-la en 15 jours, 15 jours, mais vraiment, vraiment. »
- 1:09Invité politiqueFait
« Ça fait des années que nous demandons que notre système judiciaire se calque sur ce qui se fait aux Pays-Bas avec des très courtes peines, d'une semaine, de 15 jours, pour enrayer la spirale des primo-délinquants. »
- 2:17Invité politiqueFait
« Mais quand je dis une petite peine, par exemple, 15 jours de prison ferme, qu'est-ce que vous en pensez ? »
- 2:47Invité politiqueChiffre
« On a 83 000 prisonniers d'un pays. »
- 5:57PrésentateurFait
« Échec du président Macron, hein. Les 15 000 places de prison de 2017, on n'en a jamais vu le jour. »
- 6:12Invité politiqueFait
« Cette maire de famille, comme d'autres, touche de l'argent public, touche des allocations familiales, des prestations sociales, à droit à certains avantages. »
- 8:25PrésentateurFait
« Elle avait giflé, elle lui avait asséné un coup de pied, elle avait menacé, résultat, 6 mois de prison avec sursis, elle est ressortie libre du tribunal. »
- 9:00Invité politiqueFait
« Elles sont dans une détresse imaginable. »
- 21:47PrésentateurFait
« Il est cop de 6 mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende, mais n'a pas été interdit de territoire français. »
- 23:21Invité politiqueFait
« Donc depuis 2023, depuis deux ans, en fait, l'État français lui a signifié qu'il était indésirable et qu'il devait partir. »
- 23:34Invité politiqueChiffre
« Je rappelle les centaines d'incendies, les deux morts, les 32 policiers, gendarmes blessés, les sept pompiers qui ont été agressés, les centaines d'agressions partout en France. »
- 27:05Invité politiqueFait
« Ça me fait penser à l'histoire des mariages quand on oblige les mères à un moment, on se dit mais personne ne se pose, s'assoie à 30 secondes et réfléchit en disant ces gens-là sont en situation irrégulière. »
- 27:45Invité politiqueFait
« Dont le résultat s'est manifesté dans les rues de Paris. On est sur la quatrième ou cinquième génération. »
- 31:20Invité politiqueFait
« il y a évidemment un lien avec l'immigration qui n'a pas été assignée. »
- 31:40Invité politiqueFait
« J'en veux aux différents gouvernements qui n'ont pas forcés à l'assimilation. »
- 33:20Invité politiqueFait
« Il faut accepter des choses encore plus dures que n'étaient les peines planchées. »
- 33:25Invité politiquePromesse
« Je propose de supprimer le sursis. »
- 33:30Invité politiquePromesse
« qu'il n'y ait plus d'avertissement, mais que tout de suite, dès la première condamnation, ce soit de la prison ferme. »
- 33:36Invité politiquePromesse
« qu'on puisse faire des peines minimales à partir du moment où le juge a reconnu la culpabilité de quelqu'un. »
- 41:40Invité politiqueFait
« en France, pour aller en prison, il faut vraiment avoir mis la barre très très haut en termes de criminalité. »
- 42:57Invité politiqueChiffre
« on a 83 000 prisonniers quand même, donc on a 130 % de surcharge pondérale, non, mais d'occupation dans ces prisons. »
- 46:29Invité politiqueChiffre
« on en a pour 40 000 euros de dégâts. »
Temps de parole
- Julien Odoul84 %
- Présentateur7 %
- Locuteur 83 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Le sursis aujourd'hui en France est un permis de recommencer, c'est un permis de récidiver et j'allais dire même que c'est un carburant pour la récidive. Cette sanction qui est dérisoire, elle est surtout insultante, elle est insultante pour ce professeur, elle est insultante pour tous les professeurs de la République qui subissent la violence au quotidien. La violence non seulement de parents d'élèves qui sont encore une fois en rupture totale avec les lois de la République, en rupture avec l'autorité et le respect et nos règles de vie, mais aussi en rupture avec certains élèves. Parce que certains élèves aujourd'hui constituent des risques et des facteurs de menace pour les professeurs.
Et c'est là peut-être, je me permets d'intervenir, c'est là peut-être que l'idée de Gérald Darmanin de petite peine, parce qu'on ne va pas la mettre deux ans en prison cette dame forcément, mais peut-être de se dire, envoyons-la en 15 jours, 15 jours, mais vraiment, vraiment. Ce n'est pas l'idée de Gérald Darmanin, c'est l'idée de Marine Le Pen. Oui d'accord. Aujourd'hui, on s'en fout. Vu la situation aujourd'hui, on s'en fout. Non, ce qu'il faut c'est de la sélection. Mais vous avez bien raison, vous avez bien raison, sauf que ça fait des années qu'on le dit, ça fait des années que vous avez M. Darmanin qui nous dit que c'est pas possible et qu'il faut pas le faire.
Ça fait des années que nous demandons que notre système judiciaire se calque sur ce qui se fait aux Pays-Bas avec des très courtes peines, d'une semaine, de 15 jours, pour enrayer la spirale des primo-délinquants. Ça fait des années qu'on nous dit, on le fera pas, et aujourd'hui ils nous disent, on va le faire, mais tant mieux, tant mieux. Le problème, ce n'est pas de mettre telle ou telle personne dans des institutions, c'est qu'un problème qu'on doit résoudre de façon commune, collégiale et ensemble. Parce qu'aujourd'hui, la violence gangrène notre pays et touche tout notre pays.
C'est-à-dire que vous pouvez mettre Marine Le Pen ou Gérald Darmanin, il y a un problème au niveau social et sociétal, au niveau national. Moi, j'habite une petite commune de Villers-Cotterêts et j'ai vu la délinquance augmenter et toucher de plus en plus de jeunes. Et pourtant, c'est une ville qui est administrée par le Rassemblement de l'Assemblée. Là, c'est la maire, hein ? Oui, c'est la maire. Là, c'est la maire, un meur à son grave erreur. Le maire n'est pas responsable, là. Non, je ne sais pas que le maire, on est responsable. Je dis juste que ça touche tout le monde, toutes les villes, toutes les communes et c'est un problème qu'on doit résoudre.
Mais qu'est-ce qu'on fait sur une maire comme ça ? Quand vous avez une maire qui va frapper le prof, qu'est-ce qu'on fait pour vous ? Moi, déjà, dans la première étape de la résolution d'un problème, c'est de reconnaître qu'il y en a un. Et là, en l'occurrence, la justice ne répond pas et ne sanctionne pas un parent qui va aller à l'intégrité physique d'un prof. Mais quand je dis une petite peine, par exemple, 15 jours de prison ferme, qu'est-ce que vous en pensez ? 15 prisons, moi, je pense même pas assez de frapper un professeur. Je trouve que c'est inadmissif et c'est un peu de nouveau. Bruno Pommard, cher policier. Je vais vous arrêter tous, Julien, également vous.
C'est que les courtes peines, j'ai fait une tribune là-dessus. Je pense que c'est intéressant. Concrètement, comment on les met en place ? Expliquez-moi. On a 83 000 prisonniers d'un pays. Comment on prend en charge les milliers de jeunes qui sont des primo-déincans pour les mettre 15 jours ? Moi, je suis d'accord. J'ai dit qu'il veut faire des prêts fabriqués. Il veut faire des prisons en préfabriqués. Même pas pour ces jeunes. Non, mais moi, pour les 15 jours de peines, ça n'a pas allé. Structurellement, comment on peut faire ? On peut avoir au gouvernement, le Rassemblement National, l'extrême gauche ou je ne sais qui. Je veux dire, le problème était impossible à résoudre.
C'est ça le problème. Il y a une solution. Il y a une solution. Attendez, attendez. Je vais travailler sur l'éducation. Non, Jean-Marc. C'est foutu, c'est piqué. Il y a une solution à chaque fois que je vais sur ce plateau. Oui, mais vous en foutez. Non, je ne m'en fout pas. Mais qu'est-ce que vous allez faire contre la mère ? C'est la mère qui doit éduquer ses enfants. Mais c'est elle qui frappe les bras. Il y a des maisons, des familles qui existent dans certaines villes. Il y a tout un tas de dispositifs à mettre en amont, en place. Il y a un dispositif avant la prison qui est aussi de taper au portefeuille et de suspendre. C'est difficile parce que c'est vraiment une réponse globale.
Beaucoup de choses ont été dites. Moi, ce que je remarque, c'est que vous parlez de violence à l'école qui était un sanctuaire. Moi, je me souviens que mes parents, la première des choses d'une autre génération, c'est qu'on idolâtrait les enseignants. La parole humaine, elle était respectée. Même le policier, même le gendarme. Ce n'est plus le cas. Et donc, parce que vous parlez de violence, mais il y a eu des enseignants qui ont été égorgés, décapités. Oui, mais c'est autre chose. C'est autre chose, c'est l'islamisme. Ce n'est pas tout à fait pareil. Non, bien évidemment, ça ne vaut pas... Ce que je veux dire, c'est des familles dysfonctionnelles. Je voudrais aussi noter...
Ça veut dire quoi, dysfonctionnelles ? Dysfonctionnelles, c'est-à-dire qu'ils n'acceptent pas l'autorité, qu'ils ne donnent pas comme modèle à leurs enfants l'autorité. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? Par exemple, attendez, laissez-moi quand même donner l'environnement dans lequel on est. La première des choses, vous avez raison, la sanction, la fermeté. Parce que c'est la seule chose qui marche. Et ce n'est pas suffisant, en effet, peut-être, de ces deux mois ou ces six mois, je crois, par sursis. Pour autant, ce que disait notre ami est vrai.
Vous n'allez pas enfermer alors que tout le monde dit qu'il n'y a pas assez de place et qu'aucun, je dirais, élu local ne souhaite avoir une prison sur son territoire. D'accord. Donc, ça, c'est le constat, Fanny Laménaud. On l'a compris. Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait ? Moi, je veux des solutions. Eh bien, la première des solutions, c'est, en effet, prendre... Mais prendre en main, quand on a... Ce que ne vous dites pas dans le... C'est que la majorité à Marseille des parents présents dénonçaient cette action. Mais qu'est-ce qu'on fait ? Il faut s'appuyer sur le constat. Non, mais ça, c'est un constat. Qu'est-ce qu'on fait avec cette maire ? Eh bien, la maire, c'est très simple.
Il faut absolument qu'il a fermeté quelquefois... Ça veut dire quoi ? On fait quoi ? Ah ben, c'est pas moi... Non, mais qu'est-ce qu'on fait ? On peut mettre en place des TIG, mais... Ça veut dire quoi ? Non, mais reprenez la situation. Le juge qui a décidé ça, c'est une maire de famille qui est peut-être seule, avec 3 ou 4 gosses. Non, mais expliquez-moi factuellement. On peut, sur le plateau-là, il faut la sanctionner. On la voit en prison pendant 2 ans. Allez ! Non, mais 15 jours ! Oui, mais qu'est-ce qu'on fait des gosses ? Les services sociaux sont incapables de prendre un... Oui, mais c'est pas de dire qu'il y a de la responsabilité. Ce serait un bon signal.
Encore une fois, avant la prison, effectivement, il faut construire des places de prison. Échec du président Macron, hein. Les 15 000 places de prison de 2017, on n'en a jamais vu le jour. Eh bien, parlez-moi de la prévention, de l'éducation, on fait de même. Cette maire de famille, comme d'autres, touche de l'argent public, touche des allocations familiales, des prestations sociales, à droit à certains avantages. Il faut, à un moment donné, suspendre ces avantages. Oui, et alors ? Mais le symbole, c'est qu'au moins, il y a une sanction immédiate. On ne touche plus d'argent parce qu'on a commis un acte débituel.
Encore une fois, si vous n'avez pas de responsabilité des familles de délinquants ou de délinquants, vous n'aurez aucun résultat à la représentation nationale. Moi, je vais vous dire, on va continuer à en parler dans un instant. Je vais vous dire, pour l'instant, c'est la seule proposition concrète que j'ai eue sur le plateau. Tous les autres, vous m'avez fait déconstable. De quoi ? De retour ? Oui, les prestations sociales. C'est la seule proposition concrète qui a été faite. Vous, vous faites du vent. Mais non, on va reprendre dans un instant. A tout de suite.
Le coup près est tombé. La justice confirme la démission d'office de Marine Le Pen de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais après sa condamnation pour détournement de fonds publics dans le dossier des assistants eurodéputés qui lui a valu, outre l'inégibilité, 4 ans d'emprisonnement, dont 2 fermes. Il faudra supprimer le texte de Nicole Belloubet car il interdit les courtes peines de prison. Or, je pense que ça fait partie des solutions. Les mots ce matin de Bruno Retailleau qui réagissait aux faibles condamnations suite aux violences commises en marge de la victoire du PSG. Et puis, il a traversé le siècle comme personne.
Les mots de Maxime Saada, président de Canal Plus sur X, suite à l'annonce de la mort de Philippe Labreau. Le journaliste, écrivain, réalisateur, parolier, passé par RTL et Paris Match, entre autres, s'était à l'âge de 88 ans à Paris. L'homme de télévision s'était également illustré en cofondant la chaîne Direct 8 en 2005, puis était devenu l'une des figures clés de C8.
– Mais oui, mais moi je ne suis pas con. – 11h06, s'il vous plaît, le débat là, il fait rage sur le plateau. 11h06 sur Célios, merci d'être avec nous. On continue à parler de ce qui s'est passé à Marseille. Cette femme qui est allée taper le professeur, elle a été jugée pour violence volontaire, aggravée sur personne chargée d'une mission de service public, suivie de menaces de mort, suivie de dégradation, puisqu'elle avait violemment agressé le professeur, elle avait giflé, elle lui avait asséné un coup de pied, elle avait menacé, résultat, 6 mois de prison avec sursis, elle est ressortie libre du tribunal.
Julien Audou le disait, l'une des solutions qu'on peut trouver pour taper fort, ça peut être de supprimer les allocations sociales, vous n'êtes pas d'accord Bruno Pommard ? – Mais non, je dirais oui, en théorie, en pratique c'est quasiment inapplicable, pourquoi ? Parce que souvent vous avez ces femmes-là qui sont des familles monoparentales, je ne stigmatise pas les familles monoparentales en disant ça, qui sont avec 2-3 gosses, j'en accueille, Christine Kelly m'envoie à travers son association des familles comme ça, je vous assure qu'elles sont dans une détresse imaginable. Donc elles ont un gamin qui fait des conneries lourdes, ou elle-même, à la limite, ok, on lui enlève quoi ?
300 euros par mois, qu'est-ce que ça va créer ? – Je suis d'accord, je pense que cette question est d'une responsabilité politique,
la représentation nationale peut, il n'y a pas de tabou, elle peut évoquer cette question,
elle sera débattue de façon démocratique, ce que tu disais, c'est-à-dire que tous les tenants et les aboutissants, après, moi je ne sais pas, moi je ne suis pas au cœur de la justice, mais il y a peut-être un discernement de sa conscience qui a été altérée,
– Non, non, il n'y a pas eu ça, il n'y a pas eu ça, il n'y a pas eu ça.
– Il ne faut pas trouver des excuses, vous nous demandez de commenter une décision. – Non, je vous dis, qu'est-ce qu'il faut faire ? – Vous êtes une fan politique, Fadi Amel, je vous demande qu'est-ce qu'il faut faire pour faire un exemple, pour donner une leçon, qu'est-ce qu'il faut faire avec cette femme ? – Moi je pense qu'il faut travailler sur le cas. – Moi je vous dis, si moi avec sursis, ce n'est pas un exemple. – Moi je dis qu'il faut peut-être réaffirmer en effet l'autorité à travers une sanction plus grave, mais il faut travailler en amont, il faut travailler en amont. – Mais c'est trop tard pour elle, pour elle, c'est trop tard.
Non mais une mère de famille qui a 40, 45 ans, 50 ans, c'est trop tard, vous n'allez pas l'éduquer. – Ce que vous avez envie d'entendre, c'est qu'il faut absolument plus de fermeté et il faut enlever les allocations familiales. – Mais c'est parce que j'ai envie d'attendre, il y a peut-être une autre solution, mais donnez-la moi. – Mais je vous la donne. – Non.
– Mais si, je vous dis, il faut absolument s'appuyer, faire de la médiation, en sanctionnant. – Ça fait 40 ans qu'on fait ça, ça fait 40 ans.
– Mais non monsieur, il n'y a pas eu de travail de fond autour de la part. – C'est vrai que ça suffit, c'est Julien Rodoul. – Oui, moi je pense qu'un comportement déviant d'un parent comme ça doit être sanctionné par la justice. Et là, encore une fois, la justice ne répond pas, il y a une défaillance. 6 mois avec sur 6, ça va encourager d'autres parents à les taper des professeurs. Et là où je ne suis pas d'accord avec vous Julien Rodoul, c'est sur la suppression des allocations familiales. Ça engendrait de la misère, de la misère dans la misère parce qu'il y a les enfants. – Je vous parle des enfants.
– Oui, mais les enfants, elle ne montre pas le bon exemple à ces enfants en allant taper un professeur d'école un matin parce qu'elle n'est pas contente de l'attitude qu'elle a eue avec ses enfants s'ils ont été déviants dans une classe. Par contre, quand on est déviant et qu'on agresse comme ça des professeurs, un policier, un agent, un fonctionnaire de police ou public, moi je pense que la justice doit répondre avec beaucoup plus de fermeté parce que sinon ça va engendrer, comment on peut dire ça ? – Ça c'est le bal de l'impuissance. – Non, ce n'est pas de l'impuissance. – Vous tournez en rond. – Non, ce n'est pas de l'impuissance.
Mais vous voulez engendrer de la misère dans la misère parce que derrière il y a les enfants. – Je sais très bien. – Et par contre, il faut aussi responsabiliser les parents, mais dire de supprimer les allocations familiales, je trouve que moi je trouve que c'est facile, c'est beaucoup plus complexe que ça. – Oui, c'est complexe. – C'est beaucoup plus complexe que ça. – Je vais vous dire, déjà un professeur c'est un fonctionnaire de la République. – Oui, on est d'accord. – C'est un fonctionnaire de la République. – C'est un beau métier. – C'est un très beau métier. – C'est extrêmement grave. – C'est très grave.
– S'il n'y a pas de punition, aux yeux de ces enfants, c'est-à-dire qu'aux yeux de ces enfants, ils verront leur mère qui a agressé leur professeur ou un professeur de la République et il n'y aura jamais eu de sanction. C'est-à-dire que l'absence de sanction va légitimer cette agression. – Mais vous voulez sanctionner la famille. – Vous voulez sanctionner la famille. – Moi je parle de la justice. – Et donc demain, vous n'aurez pas seulement une délinquante. – Vous n'aurez pas seulement une délinquante si vous n'avez pas de sanction.
– S'il n'y a pas de sanction, s'il n'y a pas de réparation et s'il n'y a pas de justice, vous aurez effectivement des enfants qui vont prendre exemple sur leur mère délinquante. Donc il faut que la responsabilité de la justice tombe. – Moi je ne sais pas que la famille des enfants, c'est une mesure de justice.
– Oui, parce que M. Oudou le dit, il n'y a pas de sanction. Oui, si, il y a une sanction. Elle n'est pas à l'image de ce que vous souhaitez. – Elle est virtuelle. – Elle n'est pas à l'image de ce que vous souhaitez. – Elle est virtuelle.
– Il y a une sanction. – Non. – Vous voulez la prison. Non mais dites-le clairement. – La sanction, pas seulement. – Excusez-moi, vous voulez prison. Le ministre a tenu des propos en disant qu'aujourd'hui, il demandait que les prisons ne soient pas plus remplies parce qu'on ne peut pas y aller. Donc vous proposez d'aller en prison alors qu'on n'est pas possible. Attendez, matériellement. Donc il faut dire des choses qui sont possibles. – Avec vous, on ne fait rien. – Je sais que votre parti, il a le monopole des propositions. – La sanction, c'est la dissuasion. – Maintenant, il faut que ce soit possible et vraisemblable. Je reviens parce que… – Non mais moi je suis d'accord.
– Jean-Marc, vous ne m'avez pas entendu. – Parce que vous avez l'impression que c'était une façon de beauté en touche en vous parlant des familles. Mais les familles, c'est très important. Quand toutes les familles, on le voit dans les quartiers, se rebellent et dénoncent. Vous l'avez vu avec ce qui s'est passé pour les personnes. – Sur la drogue, elles se rebellent. – Non mais bien sûr. – Par rapport à ce qui s'est passé avec les violences, eh bien il y a des jeunes issus d'une guerre qui se sont levés et qui ont dit… – On l'a vu hier, K747 qui était chez nous hier, lavé et c'était fabuleux.
– Et donc le fait que dans le reportage on dise, tous les pays, en tout cas sur ce sujet, ont dénoncé, moi je dis que c'est quelque chose de positif sur lequel on peut s'appuyer. – Le problème c'est qu'il y a une chaîne, moi je suis d'accord avec Julien Audoul, je suis d'accord avec tous, sanctionner c'est important. Le problème c'est qu'il y a une chaîne derrière à suivre, c'est-à-dire que si demain on met cette dame un mois en prison, pourquoi pas ? Vous avez raison, pas pour enlever les allocations mais la mettre en prison carrément, qu'est-ce qu'on fait des enfants ? Il faut qu'il y ait un suivi social derrière pour la famille.
Il y a toute une chaîne à mettre en place qui est impossible actuellement parce qu'on n'arrive plus à suivre tous les jours. – Le problème c'est qu'aujourd'hui il n'y a rien qui va, honnêtement on est… – Oui non mais ça c'est… – Je veux vous parler de ce qui se passe à Bordeaux. À Bordeaux, vous avez un chauffeur de bus qui s'appelle Jean-Christophe, qui le 7 mai 2025 à 11h15 du matin, donc en pleine journée, il est agressé dans son bus. Il est insulté, il est frappé, insulte, coup de poing, coup de tête, il est au sol, il perd connaissance, il doit être opéré des ligaments. Qu'est-ce qu'il se passe ?
Aujourd'hui il est menacé de licenciement parce qu'on dit « Ah oui mais vous êtes sorti de votre cabine de chauffeur ». – Il s'est occupé de ce qui… – Mais on est chez les fous, regardez, il s'est confié à ses risques.
– Jean-Christophe Colombo nous montre le courrier qu'il a reçu de son employeur. Conducteur de bus à Bordeaux, il a été agressé en mai dernier après avoir demandé à un jeune de dire bonjour en montant dans le bus. Les insultes sont tombées. Il a alors quitté son poste de conduite pour lui demander de sortir et les coups violents sont arrivés eux aussi.
– C'est un courrier que j'ai reçu le 28 mai pour une convocation préalable à l'entretien. Monsieur, nous vous informons que nous sommes amenés à envisager à votre égard
une sanction disciplinaire pour aller jusqu'au licenciement. J'ai eu le soutien de la direction qui m'a téléphoné le jour même et puis quelques jours après je reçois ça. C'est choquant, c'est troublant et ça me rend malade.
– Pour son employeur, ce chauffeur n'a pas respecté les consignes de l'entreprise. Il est normal qu'il rende des comptes.
– Ce conducteur n'a pas respecté les règles en matière de gestion d'un incident puisqu'il a quitté son poste de conduite, il a posé la main sur un voyageur, il l'a obligé physiquement à descendre du bus. Nous allons lui demander de nous fournir des explications.
– Jean-Christophe se demande si sa réaction en voulant faire descendre cette personne était la bonne solution. mais l'agressivité ambiante et les insultes deviennent insupportables.
– Peut-être que ce n'était pas la meilleure chose à faire que j'ai faite mais on n'a pas longtemps à réfléchir. Vous encaissez tous les jours la réflexion et vous ne dites rien, vous faites le lâcher-puis ce qu'on nous demande de faire
mais au bout d'un moment, il faut l'extérioriser.
Donc là, c'était une fois de trop. – Il en a encore pour des semaines à se remettre psychologiquement et physiquement car il a été opéré de deux ligaments déchirés mais il compte bien se rendre à sa convocation le 17 juin prochain.
– Bruno Pommard, c'est désespérant.
– Mais aucun discernement.
– Cette société, elle est désespérante.
– Oui, il n'y a surtout aucun discernement de la part des dirigeants de cette compagnie de bus. C'est lamentable parce qu'il a agi comme un citoyen. C'est-à-dire, tu dis rentre, tu dis bonjour, etc. Et ce qui est dramatique, encore une fois, c'est que le manque de discernement des cadres là est inquiétant parce que lui, il est exposé tous les jours à vivre ces moments-là qui sont toujours très difficiles. – Vous avez vu, là, encore le bras en écharpe. – C'est tout simplement scandaleux. – Et il est convoqué pour un licentiment. – Appelez-les, Jean-Marc, pour savoir. – Non, vous avez vu, il s'est expliqué. – Oui, oui, mais j'applique la règle.
– Le responsable, c'est à dire, oui, mais il ne doit pas quitter leur poste. – C'est stupide. – C'est une bêtise à ça. – On est chez les uns, Cédric, c'est sur le pays. Comment vous réagissez à ça ? – Moi, je pense que la peur doit changer de camp. Et là, on voit que c'est un honnête travailleur qui a essayé de simplement gagner sa vie et qui se retrouve avec un moral brisé, une vie brisée. Et là, aujourd'hui, son employeur risque de le virer parce qu'il a témoigné qu'il a été médiatiquement, il demande juste de la justice. Et on constate que dans ce pays, en fait, il n'y a plus personne qui dirige. Il n'y a plus de capitaine de bateau, en fait. Toute la société est en train de se fracturer.
La peur est passée chez les honnêtes citoyens qui demandent tout simplement à vivre de façon normale. Et on prend un bus, on se fait agresser. Dans le métro, on n'est plus en sécurité. Et il n'y a personne qui propose des solutions, mis à part des effets d'annonce, parfois, qui n'aboutissent à rien, mais ne viennent jamais. – Mais vous savez, moi, je suis sensible à ce que dit ce monsieur parce que, bon, je n'ai peut-être pas eu la bonne réaction aujourd'hui. Mais c'est vrai que, voilà, il n'a pas eu une formation. Donc, même lui, culpabilise. Donc, c'est bien. – La direction, il se prend en question.
Il est sorti, il a voulu mettre le mec dehors parce qu'il insultait, parce qu'il ne parlait pas bien. – C'est vrai, c'est pas ce qu'il faut. – C'est une mise en danger, mais je pense que la direction l'a pris comme ça. Une mise en danger, c'est-à-dire qu'il n'aurait pas dû faire pour se protéger. – Mais vous, vous lui mettez à la limite, vous lui mettez un avertissement, mais vous ne le menacez pas d'expensément. – Tout à fait d'accord. – Enfin, on est chez les dingues. – Mais cette direction de bus est lamentable.
Elle est lamentable parce que, quand on sait ce qui s'est passé, notamment pour un autre chauffeur de bus à Bayonne, qui a été lynché, qui a été massacré pour une histoire de masque, qui était également dans son bon droit, qui voulait faire respecter la règle. Et moi, je salue le courage de ce chauffeur de bus, parce qu'effectivement, compte tenu du contexte, la moindre réflexion peut aboutir à un lynchage, peut aboutir à une agression ultra-violente. Il a fait respecter la règle. Et il a aussi assuré la sécurité des passagers face à un individu qui, visiblement, avait envie de foutre le bordel. Donc moi, je salue ce courage, mais la direction est d'une lâcheté, mais inouïe.
– Vous savez, le résultat, Fadil Améal, le résultat de tout ça, c'est qu'au fond, plus personne ne va bouger. C'est-à-dire le prochain, les chauffeurs de bus, quel message on envoie aux chauffeurs de bus, où qu'ils soient d'ailleurs, pas qu'à Bordeaux, on leur envoie comme message, ne bougez pas. Il peut se passer n'importe quoi dans votre bus. Laissez-vous vous faire insulter, laissez une femme se faire agresser dans votre bus. Surtout, ne bougez pas de votre poste. Mais enfin, on est où ? – Vous avez raison, c'est édifiant. Moi, ce que je retiens quand même, c'est qu'il y a une faute professionnelle de la direction, parce que c'est à la direction de donner les procédures.
– Il avait la procédure, justement, et il dit qu'il a… – Mais attendez, ce que je pense, c'est que la direction, j'ai évoqué pas mal de cas de travail social, c'est que les temps ont changé. Alors peut-être qu'elle a une façon de fonctionner qui date des années d'il y a 20 ans, mais aujourd'hui, il y a des cas très précis d'agression, et il faut que la direction s'adapte et dise concrètement quelles sont les procédures collectives à faire. – Non, mais ils ont dit… – Visiblement, à part de dire rester coquatrés. – Voilà, c'est ça la procédure.
– La procédure, parce qu'ils veulent pas, la direction ne veut pas qu'ils prennent de risque, parce qu'après, ils pourraient se retourner contre la direction. – Faut faire gaffe à tout. – C'est-à-dire laisser faire, laisser faire. – Juridiquement, maintenant, c'est tellement compliqué. – Et donc ça, c'est grave. Mais moi, j'ai beaucoup d'espoir,
le fait que ce soit médiatisé par les médias, ils vont reculer. Ils vont sans doute reculer, et c'est une bonne chose.
– Oui, c'est ça, sur une seule chaîne, c'est ça. Bon, autre sujet, enfin non, pas autre sujet, d'ailleurs, on parle toujours des vols et des violences. On va revenir à ce qui s'est passé ce week-end, parce que vous savez qu'on suit les procès qui se déroulent, les comparutions immédiates, et on a continué à suivre hier les comparutions immédiates après les violences de ce week-end. Sur 21 prévenus jugés hier, mardi, donc en comparution immédiate, seulement 8 ont eu de la prison ferme. Mais moi, je voudrais qu'on s'arrête sur deux cas ce matin, juste parce que c'est deux cas qui, moi, m'ont surpris. Ce sont deux hommes algériens en situation irrégulière.
Alors le premier, donc, situation irrégulière, il est accusé de vol, il a été remis en liberté. Hier, il n'a même pas d'interdiction du territoire, voilà, c'est bon. Deuxième algérien, lui, il a eu une OQTF. Il est accusé d'avoir frappé un policier. Il est ressorti libre, également, sous OQTF. Regardez le reportage.
C'est le cas, notamment, de Hassan Bey, un ressortissant algérien de 29 ans et visé par une obligation de quitter le territoire français. Interpellé pour avoir porté des coups de pied à un policier, il a été condamné à 7 mois de prison avec sursis et une amende totale de 500 euros. Autre profil jugé ce mardi, celui de Ahmed F, un Algérien en situation irrégulière, âgé de 33 ans, mis en cause pour vol avec effraction en réunion. Il est cop de 6 mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende, mais n'a pas été interdit de territoire français.
Bruno Pommard, mais qu'est-ce qui se passe dans ce pays ? Qu'est-ce qui se passe en France en ce moment ? Ces deux individus sont déjà hors la loi, puisqu'ils sont OQTF, donc déjà ils sont hors la loi. Un OQTF, l'autre situation est meilleure. De leur mettre du sursis, alors que ça méritait largement du ferme. Encore une fois, vous avez des juges dans ce pays, je me rappelle. Bien sûr, bien sûr, Bruno Pommard. La loi permet beaucoup de choses, après c'est le juge qui l'applique. Expliquez-moi, parce que moi, il y a tellement de choses que je ne comprends pas que j'ai besoin d'explications. Expliquez-moi, ces deux personnes sont en situation irrégulière au minimum, une OQTF en plus.
Ils sont en situation irrégulière sur notre territoire. Ils sont devant la justice, donc il y a des policiers autour, etc. Et on leur dit merci, au revoir, vous repartez ? On devrait les foutre un CERA au minimum. Bien sûr. Et ensuite, essayer de les expulser, mais visiblement, les relations avec l'Algérie ne sont pas évidentes. Ah tiens, à la réponse graduée. Oui, on attend la fameuse réponse graduée. Mais concrètement, comment on les laisse repartir ? Déjà, on leur donne du sursis. C'est-à-dire que non seulement ils sont en situation irrégulière, mais ils foutent le bordel. Excusez-moi de le dire clairement. C'est ça, il y a envie du sursis. Ces gens-là sont en France.
Ils sont en situation irrégulière, ils foutent le bordel dans nos rues. Et on leur dit, bon allez, attention à la prochaine fois, alors qu'ils ne doivent pas être là. Je ne comprends pas, je ne comprends pas. Je pense que n'importe qui, un honnête citoyen, est terrifié par cette décision de justice. Est terrifié parce que si on prend le cas de ce délinquant algérien sous obligation de quitter le territoire français, ça faisait depuis 2023 qu'il avait cette obligation quitté le territoire français. Donc depuis 2023, depuis deux ans, en fait, l'État français lui a signifié qu'il était indésirable et qu'il devait partir. Et il est toujours sur notre sol.
Et là, il se permet, dans le cadre d'émeutes, sans commune mesure, depuis celle de 2023, je rappelle les centaines d'incendies, les deux morts, les 32 policiers, gendarmes blessés, les sept pompiers qui ont été agressés, les centaines d'agressions partout en France. Dans le cadre de ces émeutes, on lui dit, c'est pas grave, tu vas continuer, tu vas rester, tu auras du sursis, c'est-à-dire que c'est pas grave, continue. Mais c'est délirant, c'est délirant.
Et là, moi, j'en veux d'une à Bruno Rotaillot, qui n'a rien fait, je le redis, parce que si aujourd'hui on en est là avec l'Algérie, qu'on ne peut pas, et qu'on est dans l'incapacité de renvoyer les délinquants algériens sous le QTF, c'est parce qu'il n'y a pas de bras de fer. J'en veux... si je me permette quand même, si je puis me permette, Julien Audoul, vous savez que Bruno Rotaillot n'est pas seul. Ah, mais bien sûr qu'il n'est pas seul. Emmanuel Macron n'a pas la même vision. Bien sûr, bien sûr. Et c'est celle d'Emmanuel Macron qui s'applique. C'est-à-dire que Bruno Rotaillot était pour le bras de fer, Emmanuel Macron est pour le dialogue.
Mais Bruno Rotaillot accepte d'être le ministre de M. Macron. Pour l'instant. Voilà, pour l'instant. Il accepte d'avaler des anacondas tous les jours et des boas en disant qu'il ne peut rien faire, ce qui est quand même délirant. C'est vrai que ça suffit. M. Audoul, il ne faut pas tout mélanger. Bruno Rotaillot est ministre de l'Intérieur, c'est-à-dire qu'il est en charge de la sécurité intérieure. Tout ce qui est en relation avec les affaires étrangères concerne le président de la République ou le ministre des Affaires étrangères. C'est pas Bruno Rotaillot qui annonce la réponse graduée ? Non, non. C'est pas lui qui annonçait le renvoi des OQTF en Algérie ?
Il ne peut pas le faire parce que justement, c'est le ministre de l'Intérieur. De la parole. Vous êtes député de la République. C'est pas du mal-gérie. Laissez parler, Cédric. Il ne faut pas dire n'importe quoi aux Français. Bruno Rotaillot, ministre de l'Intérieur, ce que les Français lui demandent, c'est la sécurité des Français. Et là, en l'occurrence, on a des personnes en situation irrégulière qui réalisent des casse, des faits de délinquance sur notre territoire. C'est le rôle du ministre de l'Intérieur. Donc, si on attrape ce genre d'individu, c'est la case prison. Par contre, c'est deux cas.
Et du coup, sur ce qui s'est passé après la victoire du Paris-Saint-Germain dans les rues de Paris ou dans les rues françaises, ça concerne aussi des enfants qui sont issus de la République et qui sont français. Non, mais moi, je ne veux pas que c'est le cas. Exprès, j'ai pris ces deux cas où ces gens sont en situation irrégulière et on les... Sur les 8 condamnations qu'il y a eu. Ils font des choses irrégulières. C'est une défaillance de la justice. Et là, il y a un vrai problème. C'est pas la première. Depuis tout à l'heure, excusez-moi, mais on peut pas dire trois. Qui est le ministre de la justice aujourd'hui ? Il était anciennement, il a une expérience de ministre de l'Intérieur.
Oui, à fait, il faut essayer de faire des choses aujourd'hui. Gérald Darmanet, il est ministre de la justice, mais il y a l'indépendance de la justice, je vous rappelle. Mais il a une expérience de la justice de l'Intérieur. Ça va être exactement la même affaire. Le parquet peut faire appel et dans ce cas-là, c'est le ministère du Europe. Il y aura le ministère des Français. Non, mais il appelle dans le sens du juge, évidemment. Les Français, aujourd'hui, de tous bords, qu'ils soient de gauche, de droite, du Front National ou d'extrême-gauche, attendent beaucoup plus de fermeté au niveau de la justice. Donc, quand on va voter... C'est pas l'extrême-gauche.
Non, quand on va voter pour des politiciens, il faut que derrière, il y ait des résultats. Aujourd'hui, depuis 15, 20, 30 ans, il n'y en a pas. Fadil Améal, vol et violence, ils sont en situation irrégulière. On les laisse ressortir du tribunal tranquillement et on va dire attention, on ne recommence pas parce que la prochaine fois, c'est la prison. On va pas répondre,
c'est sans appel. En effet, la justice, il y a une forme d'impunité qu'il faut regarder de très près ce qui se passe. Mais moi, je la relève pas à l'affaire algérienne qui est une affaire beaucoup plus complexe.
On parlait de ce cas particulier. Non, non, mais oui, d'accord. Mais je vous ai répondu de façon très précise. Et donc, en même temps, est-ce qu'il nous appartient de juger des décisions de justice ? Moi, je n'ai pas le dossier en bas. Mais sur le principe, ça paraît incroyable qu'ils ne soient pas expulsés. Vous avez raison. Vous savez à quoi ça me fait penser ? Ça me fait penser à l'histoire des mariages quand on oblige les mères à un moment, on se dit mais personne ne se pose, s'assoie à 30 secondes et réfléchit en disant ces gens-là sont en situation irrégulière. Ils ne devraient pas être en France. On ne devrait pas les marier.
Là, dans le cas présent, ces gens-là sont en situation irrégulière. Ils foutent le bordel dans le pays. Ils ne font pas les laisser ressortir. C'est du bon sens. Mais personne n'en a visiblement. Quant à la petite remarque sur les enfants de la République, effectivement, beaucoup sont français. Mais ne pas vouloir regarder en face le lien avec une immigration qui n'a pas été assimilée depuis 30 ans. Dont le résultat s'est manifesté dans les rues de Paris. On est sur la quatrième ou cinquième génération. Mais oui, mais il y a un échec terrible. Un échec sur le refus d'assimiler, un échec sur l'intégration et sur le vivre en France.
Ce qu'on a vu dans les rues de Paris, c'est la banlieue déchaînée, c'est la banlieue non assimilée, c'est la banlieue des drapeaux palestiniens, c'est la banlieue qui a la haine de la France, qui a la haine du flic et qui a la haine de l'ordre. C'est votre discours qui discrédite vos thèses parce que vous généralisez. Si vous m'avez dit qu'une partie de la jeunesse
aujourd'hui dans les quartiers difficiles qui a subi quand même,
parce qu'il faut expliquer, des difficultés et qui ne réagit pas en termes de citoyenneté, je vous dirais les refusions sociales, les subventions, vous voulez venir avec moi dans Lyon ? Venez avec moi dans Lyon pour voir la jeunesse. Je connais mieux que vous la situation des quartiers d'ici. Vous êtes dans Paris, dans Lyon, il faut prendre le train pour aller à Paris. Vous allez faire le glissement sémantique. C'est bientôt, maintenant, évidemment, ceux qui ne croient plus en la République, ce sont des immigrés. Bientôt, ils vont être musulmans et bientôt, ils seront terroristes parce que c'est ça votre discours permanent.
Je vous laisse votre dérive sémantique qui vous discrédite parce qu'il y a des choses positives
que vous pouvez dire et que je peux retenir
mais je ne peux pas dans la mesure où vous faites des généralités. et que vous faites des généralités. Ça suffit, je veux répondre aussi à Julien Oudoul. Moi, je trouve que votre constat, il est sélectif, partiel et partiel parce qu'hier, dans les premières condamnations, il y avait un Aurélien. Et quel est le lien avec l'immigration ? Je vous dis que aujourd'hui, ce sont des jeunes français qui sont peut-être parfois issus de l'immigration, c'est vrai, mais on en a peut-être à la quatrième ou cinquième génération. Et là, le premier sujet qu'on a évoqué... Vous vous citez les prénoms ? Non, mais vous pouvez suiter les prénoms.
Le premier thème qu'on a évoqué, justement, j'ai un physique méditerranéen, je m'appelle Cédric Saint-Sulpice. Donc, moi, demain, si je suis déviant et qu'on me filme, vous allez faire le raccourci. Pourtant, je m'appelle Cédric Saint-Sulpice. Mais qu'est-ce que vous racontez n'importe quoi ? Non, parce que vous avez dit ce sont des... Vous ne savez pas, parce que là, vous faites un constat par rapport au physique. Je sais, c'est ce que vous êtes en train de dire. Vous avez vu des vidéos comme tout le monde. Moi, j'étais choqué quand on a attrapé des pompiers. Il n'y a pas de lien avec la banlieue. Ceux qui ont attrapé des pompiers, ils ressemblaient. Non, mais attendez.
Est-ce qu'il y a un lien avec la banlieue ? Non, attendez. C'est intéressant, ce que dit Cédric Saint-Sulpice. Moi, j'ai été choqué, et je suis choqué depuis maintenant plusieurs années de voir que des enfants de la République ont des comportements ultra violents, peu importe que ce soit pendant les émeutes de la Prénal ou que ce soit pendant la victoire du PSG. Mais quand je regarde les vidéos, moi, je suis censé et que je vois, par exemple, des individus qui agrippent un pompier et qui parfois ont le physique qui me ressemble. Et pourtant, moi, je m'appelle Cédric Saint-Sulpice. J'ai un physique méditerranéen ou voire maghrébin parce que j'ai des origines.
Et là, vous êtes en train de m'expliquer que parce qu'il y a des comportements violents, délinquants, c'est en lien avec l'immigration. Pourtant, mon nom, moi, c'est Saint-Sulpice. Mon nom appartient à 2000 ans d'histoire. Non, vous ne vous confondez. Non, je ne vous donne quelque chose de très factuel par rapport aux yeux. Et vous, votre constat, il est fait par rapport aux yeux et non par rapport aux réels. Non, je vous le dis. C'est le délit de facesse que vous êtes en train de faire. Déjà, premièrement. Non, mais...
Si vous me permettez de répondre, que ce soit pour les émeutes de 2023 ou pour les exactions intolérables après la finale du PSG, il y a évidemment un lien avec l'immigration qui n'a pas été assignée. C'est faux ? Non, ce n'est pas faux. Non, ce n'est pas faux. Quelle assimilation ? Ils sont nés en France. Justement, quelle assimilation ? C'est pas le problème. Non, 2025 ? C'est ça l'échec. Les premières choses on ne veut pas. Laissez-moi parler. Oui, mais... Non, mais si vous pouvez me blâcher, c'est pareil. Moi, je vous laisserai le dérouler. Très clairement, moi, je n'en veux pas à ces jeunes, à ces délinquants et ces racailles.
Moi, j'en veux aux différents gouvernements qui n'ont pas forcés à l'assimilation. J'en veux à ces gouvernements qui ont parlé d'intégration et de vivre ensemble. Le vivre ensemble n'existe pas. Quand vous voyez ces images qui ont choqué tout le monde d'agression de jeunes filles en vélo, d'agression de pompiers, de tir... Non, il n'existe pas. Mais non, il faut pas... C'est le vivre avec. C'est le généraliser. Et oui, il y a un lien avec l'immigration. Et bien sûr qu'il y a un lien avec le refus d'assimilation. Parce que si ces jeunes aimaient la France, ils ne cracheraient pas sur les forces de l'ordre. Ils ne tireraient pas en mortier sur les forces de l'ordre.
Quand on aime la France, on ne tire pas sur les policiers. Ce qui me gêne, vous, les politiques, moi, même si je suis maire, je ne suis pas en politique, ce qui me gêne, vous, les politiques, au même titre d'ailleurs que l'extrême gauche, j'ai eu les romans il y a peu de temps sur un plateau de télé, ça a été une catastrophe. Je ne suis pas d'extrême gauche. Non, non, je parlais de les romans. Je parlais de bouger le bras. Vous ne vous désignez pas. Ce que je voulais dire, c'est qu'à chaque fois, c'est de dire c'est les banlieues. Ne généralisez pas. Croyez-moi, ça vous aide vraiment, même politiquement. Je vous donne un conseil là-dessus. Je crois que...
Non, non, mais les banlieues, moi, je les connais, je vous l'assurais. J'ai fait 36 ans que je suis associatif. Excusez-moi, ce qui était sur les champs, c'était quand même pas... Mais d'accord, mais ce que je veux dire, non, mais quand on dit ça vient des banlieues, mais moi, le premier, je l'ai dit, et Léoma m'a dit... Vous savez, vous y vivez. Ah non, mais c'est pas... Pas d'amalgame. Ça ne vient pas de 100% des banlieues. Ah, merci. Mais c'est principalement de la banlieue, excusez-moi. Mais non, mais soyez précis, parce qu'il y a tout un tas de gens, comme partout, en religion et autres, qui vivent normalement.
Et à force de généraliser, comme vous le faites, et comme fait l'extrême gauche sur d'autres sujets, ça vous discrédite. Bon, Gérald Darmanin, lui, veut hausser le ton. En tout cas, c'est ce qu'il a dit hier sur TF1. Regardez. Il faut accepter des choses encore plus dures que n'étaient les peines planchées, qui ne concernaient que les récidivistes. Je propose de supprimer le sursis, qu'il n'y ait plus d'avertissement, mais que tout de suite, dès la première condamnation, ce soit de la prison ferme ou une peine extrêmement ferme, et deuxièmement, qu'on puisse faire des peines minimales à partir du moment où le juge a reconnu la culpabilité de quelqu'un.
C'est un changement radical, mais cette radicalité, on en a besoin. J'espère que dès la rentrée septembre, nous puissions faire supprimer le sursis, tout ou partie de ce sursis, et mettre en place des peines minimales dans un projet de loi ou dans une proposition de loi.
Et finalement,
c'est la fin de tout ce qu'on voit de tous les sujets qu'on traite depuis tout le temps. Est-ce qu'on supprime le sursis, Fadil Améal, dans certains cas ? Je pense qu'il faut étudier cette question de façon très... Moi, personnellement, j'y suis favorable, mais voilà, en fonction... Pour quelles infractions ? C'est ça, il faut que ça soit discuté. Voilà, si le mec, il a fait un détournement de fond de sa boîte en AVF, on ne va pas les foutre en prison systématiquement. Quand on attaque les policiers, quand on attaque les gendarmes, quand on attaque les instituteurs, voilà.
Mais la question qui s'oppose, la marque, et je vais la poser à Julien Audoul, puisque si un jour, il vous arrive de gérer ce pays, je vous le souhaite à la limite, pourquoi pas ? Comment on fait concrètement pour mettre ces centaines, voire ces milliers de personnes en prison ? Où est-ce qu'on les met ? Comment on fait ? On construit. Moi, je pense... On attend ça depuis 10 ans. Déjà, on le demande depuis des années, c'est très bien si ça arrive. J'en doute personnellement, puisqu'on voit bien que le gouvernement essaye de reprendre les propositions du Rassemblement de l'Ajane pour ne pas les appliquer. Concernant le sursis, effectivement, moi, je le redis, c'est un permis de récidive.
Il faut que ce sursis disparaisse, notamment pour les atteintes à l'intégrité physique. Aujourd'hui, on a une banalisation des atteintes à l'intégrité physique, de la violence, notamment contre les dépositaires de l'ordre public, qu'ils soient fonctionnaires de police, qu'ils soient également professeurs, pompiers ou autres. Ce sursis, encore une fois, est une peine virtuelle qui donne bonne conscience à la justice en disant qu'il y a une peine qui a été donnée, mais pour le délinquant, parce que l'objectif de la peine, c'est qu'elle soit dissuasive, non pas seulement pour le délinquant, mais pour tous les autres, pour qu'elle serve d'exemple. Alors, c'est parfait.
Est-ce que la prison est dissuasive ? On va parler juste après, on va faire la pause, et on va parler d'images qui circulent sur les réseaux sociaux. Regardez. On va en regarder quelques exemples. Non, ce n'est pas ça du tout, c'est les images de la prison. Des images de la prison qu'on va regarder, voilà. Ce monsieur, il s'est fait une piscine. Il s'est fait une piscine dans sa prison. Ça circule depuis 24 heures sur les réseaux sociaux. Alors, ce n'est pas daté. Je pense que ça a été fait cet été, visiblement, parce qu'il a l'air de faire chaud. Il s'est fait une piscine. Et puis, vous allez voir un autre extrait tout à l'heure où il nargue les policiers.
Il dit, mais moi, j'ai deux téléphones. J'ai deux téléphones. Il a 700 000 vues sur TikTok. C'est ce qu'il raconte. On en parle dans un instant. Restez avec nous, à tout de suite, sur CNews.
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Le handicap pénitentiaire Bruno Retailleau refuse l'extradition prévue la semaine prochaine de Mohamed Amra pour être entendu sur son évasion. En plus de moyens coûteux, le ministre de l'Intérieur fustige les risques encourus d'autant que les mesures de la loi narcotrafic permettent le déplacement des juges, dit-il. Une motion de censure de LFI examinée dès cet après-midi à l'Assemblée dans le viseur des insoumis la loi Duplomb sur l'agriculture. Toutefois, elle a peu de chances d'aboutir puisque ni le RN ni le Parti Socialiste ne devraient la voter. Et puis, la fumée provoquée par les feux de forêt au Canada s'étant désormais jusqu'aux Etats-Unis et à l'Europe.
Les dizaines de méga-feux qui ravagent le centre du pays ont provoqué l'évacuation de 26 000 personnes et 2 millions d'hectares ont déjà brûlé. Une virulence qui inquiète les autorités.
11h36 sur CNews 37 même, soyons fous. Merci d'être en direct avec nous. On va continuer
à parler de l'actualité et en particulier de ce qui se passe dans les prisons. Alors, depuis 24 heures, si vous êtes sur les réseaux sociaux, vous avez peut-être vu comme moi cette vidéo qui circule. Alors, elle n'est pas datée, je pense que ça date de cet été en réalité, mais là, elle tourne à fond sur les réseaux sociaux. C'est un détenu qui est dans sa cellule qui se vante d'avoir 700 000 vues, qui se vante d'avoir plusieurs téléphones. Il dit, vous savez, les surveillants sont venus, ils ont fouillé, ils ont trouvé deux téléphones à moi, mais ce qui se passe, c'est que j'en ai encore deux. Et il les montre. Regardez cette séquence, elle est sur Ali.
Je t'ai dit qu'à 100 personnes, c'est pour ça que je vous aime. Je vous ai dit, TikTok, je suis à 700 000 vues, ils ont cassé mon cellule. Ils ont cassé mon cellule, les amis. Voilà. J'ai souri, je suis content. Ils ont cassé mon cellule. Hop. Ils m'ont pris trois téléphones, chargeurs, dédicaces à personne. C'est pour ça qu'on vous aime. C'est la fête, ça continue.
J'en ai deux.
Je vous cherche.
Et je précise quand même que bien évidemment, il a visage découvert sur les réseaux sociaux. Nous, pour des problèmes de droit à l'image, vous verrez, en plus c'est le monde à l'envers. Pour des problèmes de droit à l'image, nous, on est obligé de flouter. à la télé, alors que sur les réseaux sociaux, lui se montre, s'expose, il est immédiatement reconnaissable Bruno Pommard. Mais il y a un règlement intérieur à la prison, quand ils vont voir ces images, normalement, le règlement voudrait qu'on le foute à la limite au mitard, à l'isolement total. Mais non, mais qu'est-ce qu'on fait ? On ne va pas lui couper la tête. Il faut sanctionner.
Mais à part qu'ils ont tous des téléphones dans les prisons. Oui, je sais bien, on a mis des brouilleurs, on n'en met pas partout, on a mis des filets anti-drone, on n'en met pas partout, on fait tout à moitié. Non, mais après, la question, c'est comment... C'est ça le problème. C'est le problème. La question est comment rendre ces téléphones et par quels moyens on peut empêcher que les téléphones rentrent pour empêcher ce type de vidéo circuler sur les réseaux sociaux. Et les brouilleurs, ce n'est pas la solution parce que ça brouille. C'est le cas de dire. Non, mais le téléphone, comment il rentre en prison ? C'est même pas ça le pire, Cédric Saint-Sulpice.
Le pire, c'est quand même qu'il n'en a rien à faire. C'est-à-dire que vous vous rendez compte que le mec, il en est, à mettre ses vidéos sur les réseaux sociaux, à dire, oui, j'ai 700 000 vues, ils sont venus, ils m'ont fouillé, ils m'ont pris deux téléphones, hop, j'en ai encore deux et je vous emmerde. C'est ça ce qu'il est en train de dire. C'est la conséquence du lac. En rapport avec la justice, c'est qu'aujourd'hui, la prison ne fait plus peur. Parce que la prison permet d'avoir quand même un certain confort de vie, même quand on est condamné à six mois, un an. Ce qui est dramatique. On ne les fait pas. Mais par contre, il y a des champs d'action que peut faire le gouvernement.
C'est déjà de se poser comment rendre ce genre de téléphone et peut-être, avec l'algorithme de Tito, supprimer ce type de vidéo qui circule. Non, mais moi, je me mets à la place de la victime ou des victimes de ce triste individu qui voit ce pauvre type, je ne vais pas dire d'autres noms, se pavaner sur les réseaux sociaux avec la banane, avec ses téléphones. Je trouve ça scandaleux. Et ce qui est scandaleux, c'est que pour arriver en prison, pour que ce mec soit dans une cellule, il a dû en faire des choses. Parce qu'aujourd'hui, en France, pour aller en prison, il faut vraiment avoir mis la barre très très haut en termes de criminalité.
Sinon, vous avez soit un bracelet, soit un travail d'intérêt général, soit du sursis, soit n'importe quoi. Donc, même cette prison qui n'est plus du tout dissuasive pour le délinquant parce qu'on n'y va jamais, finalement, quand vous y allez, elle n'est pas du tout dissuasive parce qu'en fait, vous avez ce genre de personnage qui se considère au club med. Voilà. Le club med, vous avez dit le mot. Regardez, autre image. Donc, cette fois, il nous présente sa petite piscine parce qu'il fait chaud en prison. Bruno Pommard, même vous, vous êtes sidéré. Oui, c'est pathétique parce que je pense aux policiers qui les ont mis en prison, aux gardiens de prison qui voient ça.
Effectivement, ça nous déstabilise totalement. Et quand on sait les conditions dans lesquelles sont nos prisonniers en France, parce qu'on a 83 000 prisonniers quand même, donc on a 130 % de surcharge pondérale, non, mais d'occupation dans ces prisons, c'est vrai que ça pose question. Et en même temps... Ce que je comprends, c'est que les surveillants, ils voient la piscine, là. Non, mais au bout d'un moment, les surveillants, c'est toute la journée. Ils ont des milliers de mecs à gérer. Au bout d'un moment, s'ils commencent à regarder tout ça, là, il va y avoir des sanctions, c'est certain. Mais à un moment donné, qu'est-ce que vous voulez ?
Quand on parlait la dernière fois des activités à faire en prison, culturelles ou sportives, j'aimerais qu'on la remette plein pot quand même, cette image, parce que je trouve... Elle est folle, cette image. Mais bien sûr. Il est en prison, je vous rappelle. Ce n'est pas le Club Med, comme le disait Julien Oudoul. Il est en prison. Il est en train de nous présenter la piscine. Il a réussi à se faire une piscine. Il a réussi à la remplir d'eau. Et il s'allonge. Et en live. Tranquillement. Et il fait ça sur TikTok. Il a 700 000 vues sur TikTok. Et il est content, Bruno Pommard. Mais comment ? Non, mais j'entends bien.
Et en même temps, dans ces prisons, compte tenu de la complexité, quand on parlait à un moment donné des activités sportives qu'on leur fait faire aux mecs, on est obligé. Pourquoi ? Moi, je pense toujours aux agents pénitentiaires. Parce que si on ne leur fait pas jouer au football, on n'a pas joué au football en prison. À ce moment-là, on fait comme au Venezuela, etc. Et on interdit tout. On leur met des monastres du matin et du soir. On est obligé de faire ça. Sinon, ce sont les surveillants de prison qui souffrent plus que les prisonniers.
Consternation. Consternation. Et impunité totale. Et en même temps, ils narguent. Ils continuent de nuire au sein de la prison. Ils continuent à donner des modèles contre-productifs pour les jeunes.
Et c'est vrai, la prison, elle était perçue comme pathogène. Maintenant, c'est le club. Et c'est vrai que quand on voit ça, on se dit, est-ce que ces actes-là sont punissables ? À part couper le flux des images,
que peut-on faire ? Alors ça, la piscine, je ne pense pas que ce soit punissable. En revanche, être sur TikTok et avoir des téléphones... Et il est payé.
Il est payé. 700 000 de vues. Il doit toucher des rangs par TikTok, le mec. C'est le truc. C'est vrai que ça se trouve dans l'indécence. La question que je me pose, c'est est-ce que notre pays est prêt à baisser drastiquement les conditions de détention ? Non, les droits de l'homme, mon cher ami. Non, mais c'est... Il ne s'agit même pas de baisser les conditions, mais il s'agit juste... Le téléphone est interdit, il est interdit. Il n'y a pas que le téléphone. Il n'y a pas que le téléphone qui rentre dans... Mais les droits de l'homme ! Regardez les prisons en toute sécurité que veut faire Darmanel, les 200 narcotrafiquants. On a dit, pas de téléphone, rien du tout.
La Ligue des droits de l'homme ou je ne sais quelles associations, comment on va dire ? Mais non, quand même. On ne va pas les laisser. Ils vont s'en sauvager totalement. C'est déjà des sauvages. Face à la situation, il y a certains maires qui haussent le ton et qui décident de faire des couvre-feux, par exemple. Oui, ça c'est très mal fait. Face aux mineurs, on est allé voir ce que ça donnait parce qu'on annonce souvent dans cette émission, on dit telle ville ou tel village va mettre des couvre-feux. Qu'est-ce que ça donne ? On est allé à Mions, c'est dans la métropole lyonnaise. Depuis le jeudi 29 mai, les mineurs de moins de 17 ans, à lui, il y a monté jusqu'à 17 ans.
C'est assez haut quand même parce qu'en général, c'est 13 ans, 12, 13 ans. Là, le maire a dit les mineurs de moins de 17 ans, ils ne peuvent circuler seuls la nuit. Et donc, on est allé sur place et on a fait le premier bilan. Regardez.
Depuis une semaine, il est impossible pour les jeunes de moins de 17 ans non accompagnés d'une personne majeure de se balader dans les rues de Mions après 22 heures. Le maire assume cette décision.
J'ai voulu taper fort parce que maintenant,
il y en a marre. Stop.
Un couvre-feu a été instauré dans cette commune du Rhône. Mesure exceptionnelle pour lutter contre les ansibilités nocturnes répétées ces derniers mois.
À la suite de la dégradation sur une piste intergénérationnelle qui nous ont dégradé le 21 mai,
on en a pour 40 000 euros de dégâts. Et moi, je refuse que ce soit les impôts de mes concitoyens qui payent les dégradations des autres.
Moins de nuisances et plus de sécurité dans les quartiers concernés. Les habitants saluent la décision.
Une très bonne idée pour la population de Lyon. Certains jeunes qui sont un petit peu dans la délinquance et de faire un couvre-feu, ça peut être la solution.
Ça peut plus durer comme ça, les enfants qui traînent dans la rue à 10 heures du soir. Il y en a une quinzaine qui font n'importe quoi, qui cassent les choses. Voilà. Donc, il fallait qu'ils fassent quelque chose et il est intervenu. Je trouve ça très bien du maire.
Le couvre-feu s'applique de 22 heures à 6 heures du matin jusqu'au mois d'août prochain.
Fadi Laméal. Bonne idée ? Écoutez, je ne suis pas trop favorable.
Pourquoi ? Parce que je considère, j'ai l'impression d'être revenu au Covid où il fallait une interdiction de sortir et donc pénaliser finalement toutes les personnes alors qu'il y a un minimum
de jeunes qui sont en perdition. Par contre, peut-être qu'il faut étudier, on verra le bilan au mois d'août. Là, ça va l'air de marcher. Et si on met la France, je dirais, c'est compliqué quand même. Moi, personnellement, je ne peux pas faire ça. Fadi Laméal, vous êtes pleine de bonnes intentions mais vous ne voulez rien faire. Excusez-moi. Excusez-moi de vous dire comme ça. C'est tellement difficile. Mais oui, mais ce n'est pas difficile. La preuve, il y arrive. En quoi c'est difficile ? Écoutez, c'est comme dans une famille. Dans une famille, vous avez trois enfants. Il y en a un qui déconne. Vous allez punir les trois. Est-ce qu'à 13 ans, un enfant doit être dehors à 23 heures ?
Est-ce qu'à 13 ans, un enfant doit être dehors à 23 heures ? Il faut savoir d'abord. Répondez à ma question, Fadi Laméal. Je ne peux pas vous brusquer. Mais bien sûr. Mais je ne vous brusque pas, je vous aime. Est-ce qu'à 13 ans, un enfant doit être dehors ? Mais non, là, c'est 17 ans. Non, mais d'accord. Ah oui, 13 ans, peut-être, sûrement. Donc, c'est peut-être l'âge qu'il faut voir. Ah, déjà, ce n'est pas pareil. Non, mais c'est la mesure en 17 ans qui me choque. Jean-Marc, on arrive toujours, ça va faire rire, peut-être que je viens au doule, je ne sais pas. Vous savez que je suis très branché par les accès éducation-prévention.
On en revient toujours au même sujet si on ne veut pas toutes ces problématiques, etc. Il faut mettre en place, je ne sais pas ce que fait le maire, par exemple, en termes de médiation, d'équipe de médiation sur le terrain. Moi, vous savez, je l'ai fait pendant 10 ans à Corbeil-Esson. Vous le faites rire, hein. Mais oui, mais c'est pour ça. Mais non, mais oui, mais ça me fait d'à peine en même temps. Mais oui, parce que ça dénigre le travail que je fais depuis des années et des années. Mais 10 ans à Corbeil-Esson, où je faisais de la médiation sur le terrain en tant que flic, je peux vous assurer que ça marchait. Ça a toujours marché.
Le problème, c'est que les élus ont l'impression de dire que c'est l'affaire du régalien, de la police, etc., de régler ces problèmes de sécurité. Si on ne veut pas ces dérapages de comportement des jeunes, il faut qu'il y ait sur le terrain des gens qui s'en occupent. Mais vous êtes pour le couvre-feu ? Non, je suis pour, oui, je suis pour là. Mais il faut aussi des équipes de l'ensemble. Mais bien sûr, la médiation, l'éducation est essentielle. Si on ne fait pas ça, on ne s'insortira jamais. Alors, Julien, en d'où vous répondez ? Vous faites une seule discussion. L'éducation, oui. La médiation, non. Et je ne dénigre pas votre travail.
Je constate seulement que ça fait 20 ans qu'on a augmenté le nombre de médiateurs et notamment des fameux grands frères. Et des grands frères, c'est pas vous. C'est pas vous. C'est pas vous. C'est pas vous. C'est pas vous. C'est pas vous. C'est pas vous. C'est pas vous qui ont le lien, etc. Qui, quelquefois, son grand frère le jour est délinquant la nuit. Mais non, c'est fini. C'est fini. C'est fini. Moi, je les ai connus. Vous avez raison. Le résultat des cours, c'est qu'il faut, effectivement, que les parents fassent leur travail, qu'ils éduquent leurs enfants, qu'ils leur inculent certaines valeurs et surtout certaines limites. C'est vrai.
Parce que moi, excuse-moi, je ne suis pas très vieux, mais je me rappelle quand j'avais... Quand même, ça commence. Merci, Jean-Marc. Petit tac. Mais ce que je veux dire, quand j'avais 15-16 ans, on était des bandes de jeunes à sortir, il n'y avait aucun problème parce qu'on avait des limites. Aujourd'hui, pour une certaine frange de la jeunesse, il n'y a aucune limite. On peut aller tabasser, on peut aller dégrader. C'est pour ça qu'il faut... Et donc, la mesure de ce maire n'est pas, évidemment, l'alpha et l'oméga, mais en tout cas, c'est un palliatif et visiblement, il est soutenu par sa population. Donc, que demande l'opère ? J'entends bien, mais il faut que ça soit une réponse globale.
Ce que je veux dire, parce qu'à chaque fois, on fait du rapiessage. On fait ça, mais il y a un travail de fond à mener et encore une fois, vous aviez sûrement des éducateurs ou une association qui vous suivent. Pas du tout. Jamais. Alors, en même temps, c'était notre génération. Mais moi, je l'ai vécu concrètement, je peux vous assurer, ça avait du sens. J'ai eu des entraîneurs dans mes clubs de foot, ok, très bien, mais j'ai pas eu de... Ça fait partie des éducateurs. Ah oui, ça suffit.
Julien Odoul