Ressources halieutiques en danger : une pêche durable est-elle possible ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la présentation des pêcheurs français comme 'gentils' et des industriels étrangers comme 'méchants' est simpliste ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Côté français, fait-on bien les choses ou le problème vient-il des grands navires étrangers ?
- 15:00OuverteRéponse partielle
Les règles européennes sont-elles bien appliquées et les pêcheurs sont-ils bien représentés ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Faut-il diminuer notre consommation de poisson pour préserver les ressources ?
- 35:00RelanceRéponse directe
Les quotas de pêche sont-ils détournés de leur objectif premier ?
- 45:00OuverteRéponse directe
Les aires marines protégées sont-elles une solution efficace ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:00Johen VermardChiffre
« La consommation globale d'animaux marins a doublé en une cinquantaine d'années. »
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Au nom de la mer vers une pêche durable signée Sibile Dorgeval et Chloé Henry [musique] Biabo. Nos océans sont-ils en train de se vider de leurs poissons ? Quelles issues trouvé à l'appauvrissement des ressources aliotiques faut-il crier à sur les industriels, les consommateurs, les responsables politiques, un peu tout le monde.
On va se poser toutes ces questions avec nos invités. Mathilde Olivier, bienvenue. Vous êtes sénatrice écologiste, représentant les Français établis de France.
Vous êtes vice-présidente de la Commission des affaires européennes. Vous êtes notamment à l'origine d'une proposition de loi visant à mieux protéger les écosystèmes marin en réhaussant par exemple l'exigence de protection des aires marines protégées. Et évidemment, on en parlera.
Alain Cadec, bienvenue à vous également. Vous êtes sénateur LR des Côtes d'Armor, vice-président de la Commission des affaires européennes, président du groupe d'études pêche et produits de la mer au Sénat et ancien président de la Commission de la pêche du Parlement européen. Johen Vermard, bienvenue.
Vous êtes chercheur en aliotique à l'IFRE. L'IFREMER, c'est l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer. On les voit beaucoup d'ailleurs dans le film qu'on vient de voir et vous exercez sur le site de Nantes.
Olivier Leet, bienvenue. Vous êtes président du comité national des pêches maritime et des élevages marins, président du port de l'Orient et vous-même ancien pêcheur. Merci [raclement de gorge] à tous les quatre d'être ici.
Il faut bien le dire, on sort de ce film avec l'idée et à vous de me dire si elle est simpliste ou pas, qu'il y a d'un côté les gentils petits pêcheurs français qui respecteraient les cycles naturels et les fonds marins et de l'autre les méchants industriels, méchants groupes souvent étrangers qui détruiraient tout sur leur passage. Est-ce que c'est la réalité ? Est-ce que c'est une partie de la réalité ou est-ce que c'est un peu simpliste de présenter les choses ainsi ?
Olivier Leé. Écoutez déjà je pense que l'exploitation des ressources, elle doit être homogène sur tout l'espace maritime. Ça c'est important parce que derrière avoir une exploitation qui soit seulement faite par des petits navires ou seulement par des gros n'est pas une exploitation durable.
À partir du moment les espèces sont surtout l'espace maritime. Ça c'est le premier point. Deuxième point on parle de quoi en terme d'exploitation ?
Est-ce que ces navires que je vois ne sont pas des navires européens ? sont des navires chinois ou coréens qui sont on parle des eaux internationales, c'est pas la même chose. Et oui, évidemment euh la pêche INN ou qui existe dans le monde oui non réglementé, non encadré, c'està-dire réellement je prends la Chine ou je prends la Russie qui sont sur des navires et par milliers de navires usines là.
Oui, évidemment, il y a la pêche INN, d'où l'intérêt de de l'Unoc qui a permis en fait de l'UNOC, attention avec les sigles, essayez de bien détailler parce que c'est un langage un peu technique. Tout à fait. C'est c'est le le rendez-vous qui a eu l'année dernière à Nice avec tous les pays du du monde entier donc sous l'égu qui on qui a permis que la France obtienne d'ailleurs au bout de 20 ans la ratification du traité des BBNG qui permet d'encadrer la haute mer.
D'accord. Ça ce sont des avancées majeures qu'on a besoin parce que derrière la pêche INN elle se fait dans les eaux internationales et pour ce qui est des eau communautair elle est encadrée, elle est gérée par des quotas mais aussi au niveau national par des licences qui soient encadrées par le comité national des pêches ou aussi en région. H et donc et tout ça sous les Gide évidemment des préfets de région et de l'État et des scientifiques parce que tout ça se fait évidemment entre l'État, les scientifiques et les professionnels.
Mathilde Olivier, est-ce que ça veut dire que côté français nous on fait bien les choses et qu'on a pas des gros navires qui ravagent tout sur leur passage et qu'en fait le problème vient des grands navires étrangers ? C'est comme ça qu'il faudrait voir les choses ? Euh oui, il faut qu'on puisse à l'échelon international travailler à une meilleure réglementation mais à l'échelon français, on a aussi beaucoup de choses à faire.
Et aujourd'hui, on a dans la pêche française une majorité de petits bateaux. euh qui pêche une petite partie des volumes des volumes débarqués en France et quelques grands bateaux industriel qui eux vont ravager nos côtes avec des filets de 600 m pêchant 400 tonnes dans les eaux françaises là aussi. Et cette pression de pêche, elle a un impact aussi direct sur les pêcheurs côtiers, sur la pêche à Boulogne par exemple, en Manche où ces pêcheurs artisans, ils sont en compétition directe avec des énormes bateaux usine de plus de 100 m de long, euh 600 m de de de longueur pour leur leur filet.
C'est donc vous la façon dont les choses nous sont présentées dans ce film, vous dites qu'effectivement c'est une réalité, qu'il y a les petits pêcheurs artisans d'un côté et puis les gros navires de l'autre qui détruisent tout. Tout à fait. On a on a un vrai enjeu pour moi à ce que aujourd'hui on puisse avoir une meilleure répartition des quotas et on en parle dans le dans le dans le documentaire, une répartition qui prenne en compte les aspects socio-économiques, les aspects écologiques, les aspects économiques de de la pêche.
Et aujourd'hui, cette répartition des quotas, elle est très critiquée par une partie des pêcheurs des pêcheurs artisans, des petits pêcheurs côtiers aussi. On y viendra sur cette question des quotas, ils sont évidemment importants, mais restons sur le constat. Est-ce que oui ou non ?
On a d'un côté les petits pêcheurs et de l'autre les gros pêcheurs. Alain Cadetc. Al, c'est une analyse un peu manicaine, hein.
Ouais, c'est ça que je voudrais qu'on essaie de nuancer en sortant de ce film. Il y aurait d'un côté les gentils et d'un côté les méchants. Je pense que c'est pas tout à fait vrai.
Il y a des gentils un peu partout et des méchants un peu partout. Hm hm. Globalement, je pense que les professionnels de la pêche sont conscients.
On est notamment en Europe, je dirais surtout en Europe. D'accord. Je rappelle que c'est quand même l'espace euh le plus réglementé dans le monde, c'est l'Union européenne.
Donc ces pêcheurs sont parfaitement conscient de la nécessité de préserver la ressource. Et d'ailleurs, le rendement maximum durable qui a été mis en place il y a quelques années commence à porter ses fruits puisqu'on arrive à à peu près par rapport au débarquement en France à 60 % de de d'espèces qui respectent le rendement maximum durable. Alors mettre les uns contre les autres non.
Par contre, Olivier l'a évoqué les les sur les les autres côtes, notamment les côtes africaines, par exemple, les Chinois, on parle des Chinois, c'est malheureusement c'est comme ça. Les Chinois eux ne respectent strictement rien. D'accord. strictement rien.
Autant en Europe, il y a des réglementations très strictes, autant dans le reste du monde, sauf pour les espèces qui sont gérées, par exemple pour le ton euh qui sont gérées de façon mondiale, mais autrement, donc l'approuvrissement qui peut avoir lieu et il y en a sûrement dans certaines espèces, il est dû à mon avis à ça. Ouais. Joen Verma.
Non mais je enfin je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit. Euh ce qu'il faut voir effectivement là, on parle beaucoup dans ce film de durabilité mais durabilité euh écologique euh parce que c'est la première qu'on voit effectivement on a parlé de rendement maximal durable, c'est la fraction qu'on peut extraire du stock avant que bah il y ait des problèmes de renouvellement. Euh mais il y a d'autres piliers de la durabilité aussi qu'on va sûrement aborder.
Et pour avoir la durabilité écologique, il faut en fait avoir ce qu'on appelle des évaluations de stock, savoir un peu bah comment se porte le stock par rapport en terme de biomasse, le nombre de poissons qu'il y a dans la et on le sait ça, on en est où ? On le sait pour un certain nombre de poissons de stock. Euh il y en a beaucoup.
Oui. Oui. Il y a des poissons, il y en a qui sont remontés, il y en a qui descendent.
Ça évolue comme l'a dit monsieur Kadec. En fait, on est parti effectivement dans la fin des années 90 au début des années 2000 situation presque dramatique hein où beaucoup de stocks étaient très dépéés, ce qu'on dit vraiment très très bas. Hm hm.
Euh la politique commune des pêches actuelle a quand même euh amorcé un renouveau avec ce cette instauration du rendement maximal durable et effectivement on a vu l'augmentation en fait à fremère on fait tous les ans, on regarde la proportion des débarquements qui sont issus de population en bon état en mauvais état. H h et on a vu cette augmentation jusque dans les années 2010 et on arrive en fait à ce 60 % qui est un petit peu un plafond de verre. Donc le cette politique commune des pêche a eu des effets positifs.
H h et maintenant on arrive un un peu à une stagnation. Donc je pense qu'on pourra la et je vous ai pas encore entendu parler de la consommation du consommateur. Moi j'ai relevé un chiffre 20,7 kg.
C'est ce que mange en moyenne chaque habitant de cette planète en kilos de poisson et de crustacé par an. En 1961 c'était 9,1 %. Euh au niveau mondial, la consommation globale d'animaux marins a doublé en une cinquantaine d'années.
Mathilde Olivier, est-ce qu'il est aussi là le problème ? En tout cas euh il y a pas mal d'études qui nous montrent aujourd'hui qu'il faut qu'on puisse diminuer notre notre consommation de poisson mais pas forcément. Il y a il y a deux enjeux.
Il y a celui de la pêche et puis a celui de l'aquaculture. Et on c'est mentionné aussi dans le documentaire, on a un énorme enjeu autour du développement de l'aquaculture et de la consommation de poissons issus de l'aquaculture avec des pêches non durables dans différentes régions du monde. Il y a actuellement beaucoup de euh de d'ONG qui se mobilisent notamment sur la pêche au Kill euh dans l'Antarctique qui est euh une espèce pilier euh pour nos écosystèmes euh nos écosystèmes marrons et qui est aujourd'hui surexploité euh en Antarctique pour faire de la farine de poisson pour nourrir euh les saumons dans les élevages européens.
Et ça c'est vraiment un sujet sur lequel il nous faut absolument se mobiliser et il faut d'abord que les les citoyennes et les citoyens aussi en voilà se prennent prennent conscience de cet enjeu. Mais en tant que régulateur, il nous faut aussi réguler réguler ça. Il faut qu'on puisse aujourd'hui réguler l'ouverture de enfin le le la création de d'usines de saumon en France.
Nous nous opposons à l'ouverture de ces méga usines de de saumon par exemple euh qui sont qui sont aujourd'hui vraiment un enjeu majeur. Faire de faire et on le voit dans le documentaire aussi au Sénégal où des bateaux vont piller les ressources du Sénégal pour faire de la farine de poisson alors que c'est la source de protéine principale de la population sénégalaise. C'est aussi un enjeu pour la pour la souveraineté alimentaire du pays et pour la cons voilà les protéines.
Aujourd'hui, il y a 1 milliard d'humains sur cette planète qui dépend de poisson pour ces sources de protéines. Et on a un enjeu majeur à ce que ce ne soit pas voilà pour nourrir pour un un saumon saumon d'élevage, il faut 3 4 kg de poisson pêché. Alain Cadeec, je veux simplement faire une petite remarque à Mathilde.
Mathilde nous dit "Il faut manger moins de poisson." Oui. En même temps euh son groupe politique euh on dit comme un étendard, il faut manger moins de viande, moins de viande, faut manger moins de poisson.
H ça me paraît pas très cohérent parce que d'abord le poisson c'est très sain, euh c'est plein de protéines, on a besoin de manger des poissons. Je pense que si on on gère bien les stocks de poisson, on pourra continuer à manger du poisson. Les Français d'ailleurs mangent davantage de poisson.
Vous disiez en moyenne, on parlait Olivier, c'est aux alentours de 34 kg. H je pense qu'on peut pas dire en même temps ou alors on va on va on va on va manger que du soja et et je ne sais quoi et en donc on va faire des cultures de de soja enf c'est totalement possible de diminuer et d'augmenter notre consommation de protéines végétales. C'est c'est quelque chose qui aujourd'hui est totalement c'est votre théorie que je ne partage pas.
Notre théorie à nous, c'est que on peut continuer heureusement d'ailleurs à manger de la viande raisonnablement, que ce soit du bœuf ou du porc et et ou du l'agneau, mais également du poisson parce que c'est d'ailleurs tu le disais, tu le disais par rapport aux africains, c'est plein de protéines et on a on a on a besoin de ces consommation ne poussent pas les industriels à aller davantage pêcher et notamment de façon non régulée et à ravager nos Oui, mais la question elle est là. Je pense que pour intervenir aussi, je pense qu'effectivement euh on a certainement besoin de diminuer notre rapport enfin notre consommation de poisson, mais on a aussi besoin de changer notre mode de consommation parce que dans les espèces que vous citizz, il y a le saumon, il y a aussi le cabillot mais le cabillot n'est pas un cabillot pêché par les pêcheries françaises, hein. C'est des cabillot qui viennent de la mer de Barens principalement.
Oui. Euh et euh et ça ça a des conséquences ? Bah c'est déjà c'est pas de la pêche locale et il y a quand même beaucoup d'espèces qui sont pêchées par des pêcheries locales qui sont sous-valorisé voire même qui sont pas débarqués parce qu'il y a pas de marché en fait pour ça.
Et donc du coup ce serait important en fait de repenser notre notre façon de nous alimenter de consommer le poisson euh pour effectivement valoriser au mieux ce qui est péché parce qu'effectivement on va peut-être parler des des rejets à un moment. une part des rejets, c'est parce qu'il n'y a pas de il n'y a pas de marché. Euh donc du coup euh ça va coûter cher au au professionnels de débarquer du du poisson qu'on mange.
La technique de pêche n'est pas la même et donc les conséquences sur l'écosystème n'est pas le même. Olivier Nenez alors on va un peu dans tous les sens, je vais juste rappeler quand même quelques points parce que beaucoup de choses là. un faut savoir que la pêche française c'est 84 % c'est de la petite pêche d'accord bateau de moins de 12 m 12 m ou donc ça il faut le rappeler parce que souvent on est en train de de cibler de la pêche au début vou dire que les pratiques françaises sont responsables non non mais attendez c'est pas ça que j'ai dit je vous rappelle juste la bas quand on parle de grande pêche en France on a un navire de pêche industrielle c'est l'émeraude parce qu'il va c'est un navire usine qui qui est obligé d'être un navire usine ce qui va pêcher du merlon bleu dont le navire que vous parliez tout à l'heure qui va empêcher aussi mais non pas pour la consommation humaine Mais certainement pour les élevages, on est d'accord mais entre et qui ne pêchera pas dans les eaux françaises parce que ça c'était mensongé à partir du moment où les eau française c'est le pavillon français.
Donc dans les dans la ZE et dans la zone économique exclusive, donc dans les européennes, oui, évidemment, il aura des droits comme n'importe quel pays européen de pouvoir naviguer dans les européennes. Sachant que ces naviresl chalus dont vous dites, ne touchent pas le fond et en aucun cas n'impactent des écosystèmes marins parce qu'ils sont sur la colonne d'eau. Donc quand on parle de pêche, on faut parler technique.
Oui. Voilà. Donc ça c'est le premier point. et pour avoir été pêcheur pendant 24 ans, vous allez pas m'apprendre mon métier et ceux des métiers qu'on a fait parce qu'à un moment donné, j'entends beaucoup de bêtises.
Il y a beaucoup de gens qui parlent de la pêche mais peu qui sont des pêcheurs réellement. Donc le point complémentaire, je voulais rajouter, c'est à aujourd'hui la pêche haute mer en France c'est 0,6 % de notre flotte, c'està-dire que dalle. Par contre, il y a d'autres pays qui ont de la pêche hauturière, la pêche en haut de mer et la pêche industrielle, mais souvent ils sont pas dans l'Union européenne, ils sont en dehors des eaux européennes à pêcher.
C'est-à-dire soit dans les pays tières et vous avez parlé de l'Afrique et oui, évidemment, c'est un scandale, c'estàdire qu'on est en train de piller les eaux africaines, l'Ouest et Africa. Et c'est pour ça qu'il y a des déplacements population parce qu'il y a rien de pire pour les populations côtières de se retrouver de plus pouvoir manger. Et quand on parle de consommation, oui, évidemment, il faut manger du poisson parce que c'est ça pour la santé.
C'est évidemment ce qu'il faut faire. La sous-consommation de dire de manger moins, c'est une inepsie. À partir du moment où les stocks se portent bien, on est passé de 29 % des stocks au RMD, vous allez pêcher les intérêts, vous touchez pas au capital dans les années 2000.
Aujourd'hui, on est à 69 %. d'on a une croissance à de chiffres et je vais vous dire une chose avec des pêcheurs qui ont mis la volonté d'y arriver qui ont fait que ça fonctionne parce que la politique commune des pêche c'est pas des textes à mon moment donné c'est des pêcheurs en mer qui le font et donc ça ils y sont arrivés et je rajouterai un point important c'est que dans cette PCP ce qui a fonctionné c'est évidemment la restauration des stocks parce que comme vous l'avez dit fort justement c'est que oui il y a eu de la surpêche dans après guerre oui il y a eu des petites c'est ma génération qui amélioration et et on a dû donc détruire 60 plus de 60 % de la flotte française pour ramener les stock justement. Alors on va laisser répondre maille d'Olivier et ensuite on va parler des règles européennes parce que un des un des enjeux lorsqu'on parle lorsqu'on parle de de RMD, c'est aussi la manière dont aujourd'hui on on analyse les stocks de poissons et aujourd'hui on les analyse par espèce.
La question de l'écosystème, elle est aussi importante de comment on pense les interactions entre les espèces et aussi le fait queune grande partie, je crois que c'est à peu près 50 % des espèces, vous allez vous pourrez en parler mieux que moi, 50 % des espèces de poissons aujourd'hui ne sont pas évaluées. Donc on a on a on n pas de visibilité. Donc c'est c'est ces pourcentages de d'espèces qui se portent bien aujourd'hui en fait on a qu'une partie de la vision et aussi on évalue par espèce et pas par écosystème.
Et ces interactions là sont très importantes et nous c'est ce qu'on demande en tant qu'écologiste, c'est aussi qu'on puisse avoir une évaluation de manière en tant qu'écosystème et pas seulement espèce par espèce verma. Non, je suis tout à fait d'accord, hein. C'est on sait qu'il y a des interactions de toute façon, il y a interaction entre les poissons, entre les pêcheurs et les et les poissons.
Euh là où je vais nuancer un tout petit peu, voilà les prédateurs, le euh nuancer un tout petit peu euh en fait ce qui est demandé au scientifique aussi pour l'instant, c'est de faire des évaluations monospécifiques dans la mesure où le cadre de gestion est monospécifique. On a commencé à introduire un petit peu d'écosystémique, certainement pas assez, via ce qu'on appelle la mortalité naturelle. En fait, dans nos modèles, on a la mortalité naturelle et il y a quelques évaluations pour lesquelles cette mortalité naturelle dépend des autres poissons qui sont présents dans l'écosystème de ce poisson-là.
Donc elle va varier au cours du temps et donc du coup plus il y a de prédateur plus la mortalité naturelle de l'espèce va augmenter et donc du coup moins il restera de poisson pour les pêcheurs. Mais effectivement on va certainement pas assez loin. On va pas assez loin dans des interactions mais pour l'instant du point de vue scientifique il y a pas encore non plus de modèle assez opérationnel pour rendre ces avisl pour répondre au cadre de gestion qu'on a actuellement en Europe.
Dans ce film, les règles européennes sont aussi très souvent pointées du doigt et vous l'avez un petit peu évoqué mal d'Olivier. On va rentrer dans le détail notamment les quotas de pêche détourner de leur objectif premier racheter, échanger, laissant place à un business contestable mal réparti aussi laissant place parfois à des aberrations. Que se passe-t-il à Bruxelles ?
Les premiers concernés sont-ils bien entendus bien représentés ? Il y a une séquence dans ce documentaire qui pose un peu cette question au travers du regard d'un pêcheur artisan. Regardez, on est un peu dans un monde irréel quoi entre toutes ces femmes habillées toutes pareilles là, ces monsieurs en costume, les ONG qui sont habillés beaucoup plus détentes, tout ça, ça se côtoi, ça se croise.
Ouais. Et quand je pense que toutes les décisions sont prises ici, ouais, ça me pas ça ça me change de monde plus vrai, c'est sûr, quand je suis dans mon petit port à Sainte-Marine, quo c'est assez étonnant. Je trouve ça très irréel en fait.
Alain Cadec, vous diriez que à Bruxelles les pêcheurs sont bien représentés. Oui oui oui oui oui oui je pense Guan Penarun fait partie de ceux qui sont régulièrement à Bruxelles. Olivier le président le président du comité des pêches tous les Oui oui je pense qu'ils sont sont très bien.
Je voulais faire une petite mise au point une petite remarque intéressante par rapport au RMD. On parle du RMD le rendement maximum durable. J'emploie souvent et Olivier l'a évoqué tout de suite rapidement une métaphore bancaire.
Le RMD c'est pour c'est pour les téléspectateurs pour qu'ils comprennent bien le rendement maximum durable. Ça veut dire que c'est un peu comme un capital que vous placez. Vous avez un capital de Nur vous le placez et bien le RMD ça veut dire qu'on ne prélève uniquement que les intérêts.
On conserve la ressource elle-même ce qui permet d'avoir la ressource pour l'éternité en fait. Donc voilà. Donc euh je voulais expliquer ce que c'était avec le RMD.
Donc quand on respecte le RMD et bien on ne prend que les intérêts et non pas le capital. Et sur ce qui se passe à Bruxelles, sur cette question des côtés de pêche décidé à Bruxelles par des gens et ils s'étonnent en costume. La politique de la pêche est une politique totalement intégrée.
La seule avec l'agriculture est totalement intégrée. C'est-à-dire que tout se dessine à Bruxelles en effet. Alors les quotas échappent totalement aux parlementaires puisque les quotas sont décidés par la Commission européenne et le Conseil.
D'accord. Et c'est le bon endroit. C'est le c'est c'est le bon système pour Oui oui oui oui.
Je pense que tout ça ça se base sur les les informations qui peuvent sortir du Siè qui est quand même un organisme extrêmement respectable et respecté. Alors après évidemment on peut discuter de la méthode, on peut discuter les résultats qui sont donnés par rapport au d'abord au TAC et ensuite au quota euh bien sûr mais je pense que globalement oui, c'est très sérieux et ça tout le monde est d'accord avec ça Mathilde Olivier ? L'un des problèmes qu'on a sur l'évaluation du RMD à l'échelon européen et d'ailleurs pas mal d'études scientifiques le montrent, c'est qu'en fait au différents niveaux de prise de décision, on sous-évalue toujours, donc on revoit à la baisse les niveaux de capture qui sont considérés comme durables.
Et là, l'exemple du du macro actuellement est euh est est vraiment un exemple typique. Donc euh les les globalement les stocks de macro se sont se sont se sont effondrés. C'est cette cette année euh le RMD qui a été calculé par les chercheurs, il est à 70 77 % de capture en moins et c'est euh et c'est et le et la décision qui a été prise à l'échon européen, c'est finalement 48 %.
Euh et donc on est vraiment une Pourquoi ? Pourquoi d'après vous ? parce qu'ils sont déconnectés à Bruxelles. parce que ben on va on va demander à à monsieur en plus on sait pourquoi le on a une pression qui a été qui a été très importante pour pour sa pourquoi le stock du macro enfin on sait pourquoi parti pourquoi le stock du macro s'est effondré c'est pas les pêches européennes c'est les pêches extraeuropéennes en l'occurrence pas toujours d'accord mais la question c'est que peut faire quelque chose en l'occurrence la Norvège les îles ferro voilà Olivier Leet Oui.
Mais euh c'est assez caricatural vos propos. Euh il y a un moment donné le Macro est le mauvais exemple. Pourquoi ?
Ça fait 10 ans que le comité national dit que de Tanière il y a la surexploitation du Macron. On vous a jamais entendu parler hein à ce moment-là hein. Donc très on vous a jamais entendu.
Donc votre groupe il est bien gentil mais un moment donné pour dénoncer cette chose mais ça fait attendez je termine ça fait 10 ans on l'a dénoncé. D'accord. Hm hm.
Ça fait 10 ans qu'on dit qu'il y a la surpêche sur le macro par des pays côtiers. Ce qu'on appelle les pays côtiers, c'est des pays qui sont limites à l'Europe. Par contre, on sub l'impact [grognement] on on subit l'impact, on subit cet impact majeur et la décision qui a été de l'Union européenne et des avis scientifiques, c'était - 78 %.
Pourquoi - 78 ? C'était pour le ramener un stock assez rapidement dans un calendrier, une temporalité assez rapide. Quand on dit que derrière il y a moins 48 qui a été décidé, c'est pas qu'il va pas se restaurer, c'est qu'il va mettre plus de temps.
Pas la même chose. Et pourquoi ça a été pris moin 48 ? Même pas la demande de la profession, je vous le dis très clairement.
Ça a été l'Union européenne qui a dit attendez on peut pas avoir deux vitesses des décisions de ces pays côtiers qui ont pris une décision de moins 40 et d'avoir des pêcheurs européens qui sont déjà impactés par ces mêmes pays où on serait à - 78. Non mais c'est en fait pour revenir de manière plus globale ce qu'on dit là depuis notre discussion, on dit c'est les autres euh c'est les Chinois, c'est pas les autres, c'est juste une réalité. On a on a on a une on a une responsabilité en tant qu'européen, en tant que français, on est le la deè deuxè zone économique exclusive du monde. conseil.
On a donc une responsabilité importante à aussi prendre des décisions sur notre territoire et à l'échelon européen pour préserver les stocks et pour préserver la ressource et préserver les écosystèmes, préserver les péch On doit avancer sur C'est vrai c'est vrai qu' beaucoup le mélange mais c'est vrai que d'un point de vue en fait quand on fait l'évaluation de Nastock, on regarde la population dans son ensemble et où est-ce qu'elle est pêchée et c'est vrai que le Macro est un bon exemple pour ça parce qu'il est pêché du sud du Portugal jusqu'au nord de la Norvège. Exactement. Et euh et en plus, il est pêché euh par tous les tous les engins de pêche, tous les métiers euh et toutes les tailles de bateaux.
Ouais. Péagique. Oui.
Ou ça va de euh c'est et donc du coup c'est un exemple qui euh cristallise beaucoup de choses parce que euh effectivement ce qui se passe au point de vue local n'aura pas forcément d'impact au point de vue global. Euh clairement ce qui va se passer dans les eaux françaises oui a un impact minime sur la gestion du macro dans la mesure où la majorité des captur sont faites au nord du au nord du Royaume-Uni entre le Royaume-Uni et l'Islande. D'accord.
Mais effectivement il y a quand même des questions à se poser sur comment comment on le gère. Donc nous notre point de vue les scientifiques, on nous demande pas de comment répartir les les quotas. Euh et c'est là où je pense que c'est un autre pilier de la durabilité euh et c'est des questions politiques.
Euh on peut apporter des des information là-dessus mais c'est pas ce qu'on nous demande vraiment du point de vue écologique. Mais par contre effectivement ce qui se passe au niveau vraiment froco française sur le macro n'aura peu ou pas d'impact au niveau du stock de macro dans son ensemble parce que ce qui est pêché par la France représente moins de 1 % des captures totales. Et donc du coup euh bah on aura beau, on peut fermer le le macro hein, ça peut être une décision politique mais l'impact sera minime.
Et mais même l'Europe même l'Europe, je crois que l'Europe enfin je je vais peut-être me tromper mais l'Europe c'est 12 % je crois des captures totales. Donc si l'Europe ferme Ouais bah effectivement on va passer de 48 à 72 % potentiellement. H euh après je laisserai les politiques parler de des impacts socio-économiques.
Alors une fois qu'on une fois qu'on a parlé des responsabilités, parlons un petit peu des pistes d'avenir qui pourraient au-delà de nos comportements nous amener vers une pêche plus durable. À l'remer justement on travaille à l'élaboration de bateaux intelligents qui filtreraient les poissons au lieu de tout ramasser sur leur passage. On le voit bien dans le film.
Et puis il y a à la fin du documentaire l'exemple de la Croatie dotée d'une air marine protégée mais vraiment protégée. Regardez. Il y a quelques années, les scientifiques sont venus nous voir en nous proposant de fermer une des zones où nous travaillons.
Au début, [musique] on était un peu sceptique, mais on voulait préserver la pêche pour les futures générations. Nous avons accepté le défi et nous avons soutenu les scientifiques ainsi que l'administration pour que cette interdiction devienne permanente. Nous n'avons pas vu les résultats en une nuit.
Ils sont arrivés au bout de 4 ou 5 ans. Les poissons ont commencé à se multiplier puis à déborder sur les zones où nous pêchons. Et maintenant on voit qu'on pêche plus de poissons et qu'ils sont plus gros.
Donc la pêche est bien meilleure. Quel cercle vertueux Alain Cadetc. Quand on entend ça, on a envie de se dire il faut des aires marines protégé protégé protégé partout.
Ah bah oui, il faut plus que ça en fait. Mais donc que chaque pays a sa propre air protégée vraiment. refaire le stock et on va revenir sur le la proposition de Mathilde.
Euh pourquoi pas mais pas pas partout et tout le temps et en en permettant un certain nombre de de de métiers de la pêche qui permettent de de de pêcher raisonnablement. H euh je pense que il y a un juste équilibre à trouver bien entendu. Mais pourquoi pas ?
Oui bien sûr on peut on peut développer un petit peu ces armes marines protégées. Je pense que c'est pas Ouais. Olivier Leonaisé dans des pêcheurs heureux en tout cas.
Écoutez non mais pour pour être très clair, les les armes marines protégées, c'est la tarte à la crème. Euh ça fait 50 ans, les professionnels n'ont pas attendu ni même les scientifiques, ils ont créé après d'ailleurs je m'en souviens de mon père m'ont parlait souvent de l'hiver 63 qui avait quand même fait des dégâts dans la ressource et donc les professionnels avaient mis en place des zones de contonnement. C'était les premières armes marines protégées, les zones de contonnement qui étaient interdites à certaines activités, certaines exploitations d'espèces et qui ont permis de restaurer voire même de faire des des nourricies avec derrière les premières écloseries de Omar et cetera.
Et nous on les a en France ces airmar très protégé comme je vais alors qu'est-ce qu'on entend par très protégé ? Parce que vous savez qu'est-ce qu'on veut protéger ? Ça dépend.
Est-ce qu'on interdite totalement ? Non mais est-ce que alors he quand on veut interdire quelque chose, interdire tout ça a pas de sens. Par contre interdire là on identifie des écosystèmes qui sont précieux et qui sont qu'il faut protéger évidemment il faut d'abord trois euh trois trois je dirais trois approches.
Il faut l'état, il faut les scientifiques, il faut la profession. Pourquoi ? parce qu'il faut pouvoir bien identifier les zones de protection vitale là où il y a des écosystèmes qui sont fragiles et qu'il faut les protéger.
Évidemment que les pêcheurs sont moteurs parce que dans les analyses pêche les pêcheurs sont moteurs pour définir précisément les zones en lien avec d'ailleurs l'remè où on travaille là-dessus. Il faut quand même savoir que ça ça se fait. C'est pas juste une vue de l'esprit.
C'est ré dans le film, on a l'impression que c'est quand même quelque chose de très innovant qui n'est pas fait partout. C'est ça. Par contre, ce qu'il faut, c'est le faire proprement.
C'est-à-dire que il peut il y a 11 aires marines protégées, on sortent. Donc on peut protéger les oiseaux, on pouvez protéger les écosystèmes, vous pouvez protéger certaines ressources et pour ça se fait avec les acteurs, qui soient l'État, les scientifiques et les professionnels. Et ça se fait qu'il soit professionnel, pêcheur de loisir aussi d'ailleurs entre parenthèses, c'est tout le monde qui s'y met.
Puis surtout, n'oublions pas une air marine protégée, elle ne doit pas être statique. Pourquoi ? Parce que les pêcheurs aujourd'hui subissent une chose que personne ne parle ici, c'est le dérèglement climatique.
C'est nous qui subissons les qui sommes les premières victimes. Et ce dérèglement climatique impose que il y a une modification qui sera pas d à à la pêche mais qui sera d soit parce qu'il y a la montée des eaux, soit parce qu'il y a des courants qui se déplacent. Et on voit bien en Bretagne par exemple chez moi où le poulpe qui n'était pas présent aujourd'hui, il est là présent.
Il a toujours été mais l'hiver 63 a fait que certaines espèces ont disparu parce que le froid il est courant en fait tellement froid. pouvait pas se reproduire. Alors aujourd'hui, c'est le cas.
Donc les choses évoluent très vite. On a d'autres espèces le bulot qui disparaît en manche. Voilà, on a d'autres espèces qui apparaissent.
Donc ça, il faut être dans un modèle qui permet d'être évolutif. Avoir des outils qui soient statiques, ça n'a aucun sens. Le temps fil, je veux entendre tout le monde sur les air marines protégées.
Mathilde Olivier. Oui. Euh d'abord dire euh que sur la question du constat, l'IPBES, donc le J de la biodiversité, définit en effet des pressions aujourd'hui euh importantes sur les océans.
D'abord la surpêche, euh la le réchauffement climatique, euh les espèces invasives, la pollution. Tous ces aspects ont un impact direct sur les écosystèmes [raclement de gorge] marins et donc ensuite aussi sur la pêche. Les air marines protégées sont l'une de nos l'une des solutions, l'un des outils que nous avons aujourd'hui pour avancer sur une meilleure protection de faire consensus. ce qui est et l'intérêt des Ouais. et l'intérêt l'intérêt des aires marines protégées et ce que j'ai porté dans la proposition de loi que que qu'on a discuté il y a maintenant un an ici au Sénat, c'est la la d'avancer sur la définition de ce qu'est une air marine protégée et notamment de la protection stricte.
Dans le documentaire, c'est bien montré que aujourd'hui les aires marines protégées ont été un outil de communication politique qui a été utilisé notamment par Emmanuel Macron en définissant des aircument qui définissait qui définissait des des grandes aires marines protégées avec un plan de gestion presque inexistant et avec en fait très peu de choses qui se passaient sur le terrain de la réelle protection de ces zones. Alors moi je disais voilà dans ma proposition, je disais revenons à la base définissons ce qu'est une air marine protégée et notamment une air marine protégée en protection stricte qui est l'exemple que queon vient de de montrer l'exemple croate il y en a d'autres en Méditerranée. Nous on a pas ça en France.
En France il y a sur le territoire métropolitain 0,1 % des eaux françaises qui sont air marine protégé strictement d'après les critères internationaux. Et donc moi ce que je demandais c'était définissons ce que sont ces critères. Donc notamment d'avoir des zones dans lesquelles vraiment il y a une exclusion de la pêche et avec autour une zone euh tampon dans laquelle les pêcheurs artigiens, les les pêcheurs euh locaux puissent aller pêcher et puissent ensuite valoriser le poisson qu'ils auront pêché dans cette zone.
C'est aussi moins d'efforts de pêche. Ils en parlent dans dans cet extrait. Euh, ils peuvent pêcher donc plus autour de l'air marine protégée euh puisque cette cette zone a été bien définie et d'avancer vers l'objectif que nous nous sommes fixés à l'échel international qui est de 10 % de nos eaux euh strictement protégé.
Donc c'était le l'objet de ma proposition. Donc si je comprends bien, c'est c'est en fait c'est très simple en fait de de tout sauver quoi. En fait, vous il y a il y a aujourd'hui des tu trouves pas ça un peu simpliste quand même parce que de quoi ?
Qu'est-ce qui parce que tu dis euh voilà, on va faire des des aires marines protégées euh totalement interdites 10 % hein. Ouais ouais ouais. On va ça vous semble infisable ça vous semble ça va tout régler mais c'est des outils de par exemple sur une a marine protégé on peut par exemple imaginer qu'on puisse pêcher avec certains sang de pêche.
Je pense à des casiers par exemple, ça abîme pas l'écosystème. Ça abîme pas totalement je suis d'accord. Je suis d'accord, je suis d'accord avec les différents types d'air marine protégé.
Je suis content dans les différents types d'arrive à vous mettre d'accord, il y a la protection dans des air marines protégées strictement protégé et après il y a les objectifs de 30 % d'ar excessif on devient insignifiant et et dans vos propositions c'est excessif. Voilà. Yen Verma.
Non, enfin je pense qu'on est d'accord sur le les aires marines protégées. Effectivement quand on arrête une activité euh on voit effectivement euh un renouvellement et c'est mécanique et il y a il y a un mélange aussi des faits des faits refug. Il y a aussi un mélange d'effets refuge avec des espèces qui viennent se se mettre à cet endroit-là.
Donc on n pas forcément dans tous les cas augmenté la biomasse totale euh parce que il y a cet effet refuge euh ils savent qu'il y a pas de pression et donc du coup les poissons viennent se se protéger ici. Après, ça veut pas dire que ils vont pas se reproduire et que ça va pas effectivement. C'est pas c'est pas la panassée, mais c'est une c'est une bonne chose, je pense.
C'est un élément et je pense que le reportage le montre bien euh ce qui doit être pensé euh en collaboration avec les scientifiques, les professionnels et les gestionnaires parce que on a pas non plus parlé. euh euh les mesures de gestion qui fonctionnent bien, c'est celles qui sont aussi bien contrôlées euh et euh et qui sont acceptés de tous euh parce que quand on le dans le reportage, on voit bien que les pêcheurs l'acceptent, il voient les bénéfices, c'est quelque chose qui a été pensé depuis le départ. Après quand on fait effectivement des air mines protégées, il faut aussi penser aux effets rebonds qui peuvent qui peuvent exister parce que pour l'instant les forts de pêche si on les reste à effort constant si on ferme 10 % du territoire ben il va y avoir potentiellement 10 % de l'effort voir plus si on ferme des zones qui sont plus qui vont se reporter et donc du coup il faut aussi l'anticiper et et voir comment ça va peu impacter des zones qui sont potentiellement pour l'instant moins pêché donc tout Ça effectivement c'est c'est forcément bénéfique parce qu'on arrête on prév un endroit mais il faut voir si c'est pas non plus problématique pour d'autres zones une piste mais à nuancé comme souvent les pistes c'est oui en amour et pour moi je pense que ce qui est important aussi on parle des zones côtières souvent j'entends parler que des zones côtières moi ce que j'aimerais bien c'est savoir quel est le plan que vous proposez en terme de restauration de la qualité des eau côtières çaouv un débat Non non, ça fait partie parce que les ressources vent se reproduire le long du littoral et donc à un moment donné euh le pêcheur lui ce qu'il a besoin c'est ça.
C'estd que on est en train d'imposer des règles, des encadrements voir d'interdiction de pêche aux professionnels pour régler des problématiques que personne ne veut prendre en compte ou prendre en charge qui est la pollution de nos côtières notamment par l'élevage industriel en Bretagne. Et on s'arrêtera [raclement de gorge] là et on s'arrêtera là. Merci merci beaucoup à tous les quatre d'avoir participé à ce débat.
Merci à vous de nous avoir suivi. Documentaire et émission à retrouver en replay sur notre plateforme publicsena.fr.
À très vite. Merci beaucoup. [musique]
Mathilde Ollivier