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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous !· 15 septembre 2025 88 min

L'intégrale du lundi 15 septembre

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle saison. Vous le voyez dans un nouveau décor, mais avec une promesse qui ne change pas. Restez au cœur de vos préoccupations et de l'actualité au plus près de chez vous, dans nos régions. Et on regarde ensemble le programme de cette première émission. Pas de suppression de jour férié, un acte fort de décentralisation, une nouvelle méthode avec le Parlement. Comment Sébastien Lecornu a choisi la presse quotidienne régionale pour dévoiler sa feuille de route ? Peut-il aboutir à un accord de non-censure ? On en débat dans une heure avec Yves Tréard et Frédéric Dhabi.

Et puis on verra les réactions politiques à ces annonces de Sébastien Lecornu. Dans une demi-heure, nous recevrons Christophe Gomart, le député européen LR. Son parti sera-t-il toujours présent au gouvernement ? On lui posera la question. Et puis on sera également dans quelques minutes avec le sénateur Renaissance Xavier Iacovéli. Et puis on lui mandera si le Premier ministre doit rompre avec le macronisme. Et puis à la une de nos régions, à six mois, des municipales, la sécurité de nos élus locaux sont-ils suffisamment protégés ? Témoignage à d'élus victimes d'agressions en Seine-Saint-Denis, ce sera dans 50 minutes. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie.

Bonjour chez vous. On commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Alexandre. Bonjour Hélène. Et à la une de ce lundi 15 septembre pour sa première sortie médiatique, Sébastien Lecornu a donc choisi une interview dans la presse quotidienne régionale. Oui, le nouveau Premier ministre fait une grande annonce. Il souhaite abandonner une mesure très impopulaire, la suppression de deux jours fériés. Un premier pas en direction des oppositions. Mais est-ce suffisant pour les satisfaire ? Audrey Vettaz. Il avait promis une rupture avec son prédécesseur et cela commence par l'abandon d'une mesure totem de François Bayrou.

Devant la presse quotidienne régionale, Sébastien Lecornu renonce à la suppression de deux jours fériés, mais il prévient. Retirer la suppression des jours fériés exigera de trouver d'autres sources de financement. Mais ce que nous ferons devra fondamentalement protéger le travail. Le nouveau Premier ministre assure vouloir travailler avec les 210 députés de la droite et du centre avant de discuter avec les oppositions et notamment avec la gauche hors LFI. Une gauche qui refuse tout entrer au gouvernement, mais pose des conditions de négociation.

2:32
Xavier Iacovelli

Il faut un rétablissement des finances publiques. Sans doute pas avec la même ampleur que ce qu'avait prévu François Bayrou. Donc pas les 44 milliards de François Bayrou.

2:40
Présentateur

Évidemment que je vais lui parler de justice sociale. Quand les 500 plus grosses fortunes de ce pays ont vu leur patrimoine multiplié par 3 depuis 2017, pendant que chaque jour dans ce pays, il y avait plus de pauvres et de plus en plus pauvres, il sait que ça n'est pas acceptable. Justement sur ce point, Sébastien Lecornu ne ferme pas la porte à la taxation des plus riches. Des bougés qui ne convainquent pas le Rassemblement national. Nous avons besoin, au vu de la situation actuelle, d'un retour aux urnes. Face à la pression, Sébastien Lecornu poursuit ses consultations. Aujourd'hui, il reçoit les organisations patronales et syndicales. Les agriculteurs appellent à la mobilisation.

Le syndicat agricole FNSEA prévoit une grande journée d'action le vendredi 26 septembre à travers toute la France. Cette mobilisation porte notamment contre le traité de libre-échange entre l'Union Européenne et les pays du Mercosur en Amérique du Sud. Des perturbations sur les rails entre Bordeaux et Toulouse. Des perturbations liées à quatre incendies volontaires, a annoncé le parquet de Bordeaux. La SNCF suspecte un acte de malveillance. Plusieurs trains entre Bordeaux et Toulouse ont dû être annulés hier. Un retour à la normale est attendu ce lundi. Martine Vassal se lance dans la course au municipal, c'est à Marseille.

Oui, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône et de la métropole d'Aix-Marseille a officialisé samedi sa candidature aux élections municipales dans la cité phocéenne. Elle sera la candidate de la droite et du centre après une défaite en 2020 et la conquête de la ville par la gauche. Et la dernière étape de la Vuelta a pris une tournure politique. Oui, la dernière étape du tour d'Espagne a été interrompue avant la fin en raison d'importantes manifestations pro-palestiniennes organisées au cœur de Madrid.

Plus de 100 000 personnes étaient réunies pour dénoncer, je cite, le génocide à Gaza et la présence dans cette compétition de l'équipe Israël Première Tech, la numéro 3 du gouvernement espagnol. Yolanda Diaz a salué, je cite, une leçon donnée au monde entier en paralysant la Vuelta. Merci Alexandre. Et on va revenir sur ces actualités avec vous, Xavier Iacovelli. Bonjour, merci d'être la sénateur RDPI Renaissance des Hauts-de-Seine. Vous êtes également vice-président du Sénat. On va revenir bien sûr sur la première feuille de route de Sébastien Lecornu, dévoyée hier dans la presse régionale. Mais d'abord justement, on va regarder ensemble trois unes de la presse régionale de ce matin.

D'abord la une de Ouest-France. Taxer les plus riches des enjeux très politiques. Exigée par la gauche, la taxe d'Ukman sur les très grandes fortunes est l'une des mesures qui pourraient permettre au futur gouvernement de tenir s'il adoptait. Mais Bruno Retailleau la refuse. La deuxième une, c'est celle de l'Union. Toujours en colère, mais pas certain de manifester. La FNSE appelle à la mobilisation le vendredi 26 septembre, notamment contre le Mercosur. Et puis la dernière une, c'est celle du bien public. Vidéoprotection, les raisons d'un succès. Les premières caméras ont été installées à Dijon en 2009 et le dispositif a connu dans le département un succès.

91 communes de Côte d'Or sont désormais équipées. Quelle une choisissez-vous ? Alors, peut-être la taxe sur les plus riches ? Il faut taxer les plus riches. Mais je pense qu'on le dit depuis le départ, taxer les plus riches, ce n'est pas une idéologie en soi. C'est-à-dire qu'on n'est pas opposé sur le principe. Moi, je pense qu'à partir du moment où il y a de la justice… Ça n'a pas été fait. Non, mais aussi, on a fait une contribution exceptionnelle sous les précédents gouvernements, notamment… La taxe Zuckman, elle n'a pas les faveurs de la majorité du camp présidentiel. Le problème, c'est que la taxe Zuckman, pourquoi est-ce qu'elle est incompréhensible et inapplicable ?

C'est qu'elle taxe le même patrimoine au même titre que ce que nous détenons dans les entreprises. Et donc, c'est ça qui est hallucinant. On prend l'exemple de Mistral qui a été d'ailleurs évoqué dernièrement. Mistral, le PDG de Mistral, le fondateur de Mistral, devrait payer 37 millions par an de taxes, alors même que l'entreprise ne fait pas de bénéfices et n'est pas rentable encore. Parce qu'en fait, c'est une valorisation sur les marchés, mais qu'il n'est pas de l'argent qui va dans la poche des actionnaires. Donc, on voit bien que c'est incompréhensible.

Aujourd'hui, on ne peut pas taxer de la même façon l'outil de travail et le patrimoine réel et l'argent réel que les actionnaires ou les chefs d'entreprise peuvent avoir. Il n'y a pas de taxe sur le patrimoine selon vous, mais une autre taxe sur les plus riches, ça, il va falloir qu'elle figure dans ce budget. On peut avoir une taxe, et le Premier ministre l'a dit, on n'est pas opposé par principe à une taxe.

Il ne faut pas qu'elle soit confiscatoire et il ne faut pas qu'elle fasse en sorte de faire repartir tous ceux qui sont revenus depuis 8 ans par une politique de baisse des impôts pour faire en sorte que les Français, les plus aisés et les plus riches, puissent réinvestir dans l'économie réelle de notre pays. C'est ça l'enjeu. Le but, c'est de ne pas bloquer l'innovation, de ne pas bloquer l'investissement. Et je rappelle qu'on est encore une fois le pays européen le plus attractif en termes d'investissement étranger. Hier, dans son interview à la presse régionale, Sébastien Lecornu a fait plusieurs annonces dont la suppression des deux jours fériés.

C'était envisagé par François Bayrou, lui dit que ça n'entrera pas en vigueur. C'est une bonne chose ? C'était nécessaire. Nous, c'est d'ailleurs, on l'a dit depuis le 15 juillet au sein du groupe Renaissance, aussi au sein de Démocratie et Progressisme, qui est maintenant le nouveau nom de Territoire de Progrès. On était opposés… C'est l'aile gauche du Macron. Tout à fait, c'est l'aile social-démocrate. En fait, on était opposés, effectivement, à la suppression de ces deux jours fériés. Pourquoi ? Parce qu'encore une fois, on touche encore l'outil de travail. On touche les travailleurs. Donc, si on doit travailler plus, il faut qu'on gagne plus.

C'est ça, l'enjeu, aujourd'hui, de cette économie. Donc, oui, effectivement, c'est du bon sens, c'est du pragmatisme de la part du Premier ministre, Sébastien Lecornu, de faire en sorte de ne pas toucher les travailleurs, de ne pas toucher ceux qui, aujourd'hui, créent de la richesse dans notre pays. Sauf que cette mesure, elle était censée rapporter 4 milliards. On les trouve où, les 4 milliards manquants ? 4 milliards, effectivement, sur les 44 milliards nécessaires. Et c'est pour ça que, dans l'interview du Premier ministre, il a été dit que, oui, il veut supprimer la suppression des ces jours fériés. En tout cas, il ne touchera pas à la suppression des jours fériés.

Mais par contre, effectivement, il faut trouver d'autres pistes de financement. Et c'est tout le débat qu'il fait avec les consultations aujourd'hui avec les différents partis politiques et groupes politiques et le débat parlementaire, le débat budgétaire qui aura lieu à partir du mois d'octobre. C'est tout l'enjeu aujourd'hui. En fait, c'est aussi dans la main des partis politiques et des groupes politiques. C'est notre rôle de faire des propositions. Vous rappeliez ces 44 milliards. Est-ce qu'il faut rester sur ce chiffre ? C'était le chiffre de François Bayrou. Est-ce que, dans le budget Sébastien Lecornu, il faut que figurent ces 44 milliards ?

Alors, les 44 milliards, ce n'est pas, encore une fois, un totem. Il faut, on a besoin, c'est une nécessité. On ne s'est pas dit, aujourd'hui, on a envie de 44 milliards d'économies. Mais il faut rester là-dessus. On a besoin d'avoir cet objectif de 44 milliards. Ensuite, les discussions, peut-être qu'on sera dans une progressivité, en fait, de cette baisse de dépenses, de ces recettes supplémentaires. Peut-être qu'on ne sera qu'à 36 milliards et peut-être 44 milliards, peut-être 41 milliards, je ne sais pas. Mais il faut garder cet objectif parce qu'Éric Lombard, samedi soir, il laissait un peu sous-entendre que ça pourrait être moins.

Hier, Yael Brune-Pivet, elle a fixé une cible à 35-36 milliards. Est-ce que c'est le bon niveau ? Aujourd'hui, vous savez qu'il y a quelques jours, on vient d'être dégradé sur notre note, ce qui va du coup avoir un impact réel sur l'économie de notre pays, sur les taux d'intérêt, c'est-à-dire que les taux d'intérêt pour la France vont augmenter et donc, forcément, ça va avoir un impact sur le quotidien des Français. Donc, ce n'est pas un plaisir de se dire qu'on doit faire 44 milliards d'économies. C'est une nécessité aujourd'hui pour notre pays et pour protéger les Français. Mais vous maintenez, vous, c'est 44.

Donc, il faut qu'on ait cet objectif de 44 milliards et ensuite, on adapte par rapport aux discussions parlementaires et faire en sorte de trouver les meilleurs moyens de recettes nouvelles ou de dépenses moindres. Et moi, je suis plutôt favorable d'ailleurs à ce qu'on ait des dépenses moindres. Et d'autant qu'il y a une menace, Alexandre, qui vient du patron des patrons, Patrick Martin, qui menace une mobilisation. Et oui, le président du MEDEF le dit, c'est dans les colonnes du Parisien. Si jamais il y a dans le futur budget une hausse de la fiscalité des entreprises, une hausse de leurs charges, eh bien, il y aura une mobilisation des patrons.

Alors, les patrons ne vont pas forcément descendre dans la rue, mais ils vont se mobiliser. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Qu'ils ont raison. On ne va pas faire l'inverse... Pas d'effort des entreprises. Mais attendez, on ne va pas faire l'inverse que de ce qu'on a fait depuis 2017. Tout ce qu'on fait depuis 2017, c'est de soutenir la croissance, soutenir le pouvoir d'achat en baissant les cotisations, en baissant les impôts. On a supprimé la taxe d'habitation, supprimé la redevance audiovisuelle, baissé les cotisations sociales et notamment salariales.

Tout ça, ce sont des éléments qui nous permettent effectivement de créer une politique de l'offre pour nous permettre de créer de l'emploi. Encore une fois, si nous avions le taux de chômage... Mais s'il y a des baisses de charges patronales qui sont efficaces pour créer de l'emploi ? Mais c'est tout l'enjeu. C'est-à-dire qu'il faut qu'on voit en partenariat avec les partenaires sociaux, justement, de faire en sorte de voir si toutes les cotisations sont utiles. Pourquoi est-ce qu'effectivement un certain nombre de charges aujourd'hui reposent uniquement sur les travailleurs et donc sur le monde économique un mode de financement ?

Mais vous savez, moi je suis très attaché à notre modèle social, à l'ensemble des retraites, à l'ensemble de la sécurité sociale. On est tous attachés à ce modèle social. Mais aujourd'hui, si on veut préserver ce modèle social, il faut faire en sorte de le financer. Aujourd'hui, notre modèle social qui a été hérité de 45, il n'est plus financé à hauteur de ce qu'il coûte à la France. Et donc il faut effectivement... Et c'est pour ça que je ne comprends pas la gauche, la gauche qui se dit le porteur du progrès.

Mais aujourd'hui, ils sont plus conservatistes pour conservateurs pour des acquis sociaux, alors même qu'on a besoin, si on veut garder ce modèle social, il faut trouver un autre mode de financement. Mais ça veut dire qu'il ne faut pas toucher à la réforme des retraites ? Sébastien Lecornu dit on ne va pas rouvrir le comptave. Est-ce que ça veut dire qu'on ne touche pas à cette réforme ? Mais pourquoi ? Parce qu'il a raison. Aujourd'hui, il a 20 mois. 20 mois pour faire en sorte d'avoir un budget pour la France, de faire en sorte de protéger notre modèle social et de faire en sorte que notre économie puisse repartir.

Les grands débats, et notamment sur la question des retraites, doivent être tranchées en 2027 lors de l'élection présidentielle par les Français dans une élection. On ne peut pas réengager une grande réforme des retraites et elle est nécessaire et je pense sincèrement qu'elle est nécessaire aujourd'hui parce que le modèle que nous avons n'est plus assez équilibré financièrement et on le voit bien même à terme, même avec les réformes que nous avons faites progressivement, il n'est plus financière. Mais nécessaire dans quel sens ? C'est-à-dire que les 64 ans ça ne va pas être suffisant ? Il va falloir repousser encore ? Peut-être que...

En fait, la barrière d'âge n'est pas forcément il faudra réfléchir et moi je le dis en plus très ouvertement parce que j'y étais très défavorable au départ mais peut-être qu'il faudra réfléchir à une dose de capitalisation pour maintenir ce système de répartition. Si on veut maintenir encore une fois notre système de retraite tel qu'il est, il faut qu'on trouve d'autres modes de financement et donc il faut ouvrir tous les champs des possibles. Mais ces champs des possibles-là, ils peuvent se faire qu'avec les partenaires sociaux et il faut qu'ils soient tranchés par les Français en 2027.

Sébastien Lecornu dit le budget, ce ne sera pas le budget de ses convictions, il y aura des choses qui ne vont pas lui convenir. Il y a un accord à trouver notamment avec les socialistes. Qu'est-ce qu'il faut lâcher aux socialistes ? C'est quoi le compromis possible selon vous ? Vous aurez remarqué que je ne suis plus membre du Parti Socialiste depuis quelques années maintenant. J'en viens, mais je ne me reconnais plus aujourd'hui dans les positions du Parti Socialiste donc c'est difficile de vous dire ce qui pourrait les convaincre. S'ils sortent effectivement de ces postures systématiques d'opposition, effectivement on peut être autour de la table.

C'est ce que le Premier ministre l'a dit, il veut avoir un discours moderne et franc avec les oppositions et notamment les oppositions du gouvernement. Mais il va falloir qu'ils rompent avec le macronisme et abandonner certains piliers du macronisme. Mais c'est quoi les piliers du macronisme ? En fait, dans l'ADN du macronisme, c'est faire en sorte de travailler avec la droite et la gauche. Ce n'est pas supprimer la droite et la gauche. Aujourd'hui, le fait d'avoir une fragmentation de l'Assemblée nationale, ce n'est pas quelque chose d'inédit.

Mais en fait, c'est juste ce qui est inédit, c'est notre incapacité collective de travailler ensemble avec la droite, la gauche, les partis de gouvernement. Cette fragmentation, en fait, elle est partout en Europe. En France, elle est peut-être nouvelle, mais on a besoin de travailler. Donc les Français nous demandent de travailler ensemble. Donc c'est pour ça que le Premier ministre veut réunir, veut consulter et veut faire en sorte de faire des pas avec effectivement les partis qui se disent de gouvernement, DLR, jusqu'aux écologistes, socialistes et certains communistes qui souhaitent travailler. Et tout ça dans un contexte social compliqué.

Il y aura une grande mobilisation annoncée jeudi prochain et la FNSEA. Les agriculteurs annonçont une mobilisation vendredi, dans 10 jours, le 26. Vous les comprenez ? Je comprends l'impatience et la colère des Français parce qu'ils ont besoin effectivement de cette instabilité politique que nous vivons depuis plusieurs mois maintenant. touchent forcément l'économie, touchent nos entreprises, touchent nos agriculteurs et effectivement ils nous demandent d'agir maintenant rapidement. Et donc c'est pour ça qu'on a besoin effectivement de répondre à cette colère. Après, le blocage ne va pas faire malheureusement avancer les choses.

Donc il faut plutôt que nos responsables politiques soient responsables justement, se mettent autour de la table et fassent en sorte de trouver des solutions pour l'intérêt du pays. Encore une fois, il nous reste 20 mois pour faire en sorte de sauver notre système français, notre système économique et social. Et cette interview d'hier, c'est aussi l'éloge du Parlement de la part de Sébastien Lecornu. Est-ce que ça, ça fait partie des ruptures par rapport à ses prédécesseurs ? Vous savez, Sébastien Lecornu, c'est un parlementaire. Donc il est membre d'ailleurs du groupe RDPI en tant que sénateur. Il n'a pas beaucoup siégé. Il n'a pas beaucoup siégé, mais il est quand même élu sénateur.

Il a été élu à deux reprises sénateur. Donc il est très attaché au Parlement, très attaché à la démocratie parlementaire. Il a été président du Conseil départemental. Il est encore élu local et il a été élu local pendant de nombreuses années. Donc il est très attaché. Ses prédécesseurs ont trop mal mené le Parlement. Il n'y avait pas assez de dialogue avec les parlementaires ? Je ne veux pas juger. Ça ne sert à rien de faire les petites phrases et de juger. Moi, ce que je vois, c'est que le Premier ministre aujourd'hui, il veut s'appuyer sur les parlementaires. Il veut s'appuyer sur le Parlement. Il veut un nouvel acte de décentralisation.

Et honnêtement, je pense qu'en tant que sénateur et le Sénat est très attentif. Promis depuis 2017 par Emmanuel Macron. Promis depuis 2017. Cette fois, c'est la bonne ? Je pense qu'il est nécessaire. On arrive au bout d'un système aujourd'hui qui fait en sorte que ça nous coûte trop cher, la centralisation nous coûte trop cher, l'accumulation des compétences coûte trop cher et donc on a besoin d'avoir du bon sens. En fait, on a besoin de pragmatisme et de bon sens dans la gestion de notre pays. Et justement, qu'est-ce qui attend Sébastien Lecornu au Parlement ? Quels sont les textes qui étaient inscrits à l'ordre du jour ?

C'est ce qu'on va voir avec vous, Alexandre Sébastien Lecornu qui va devoir faire face à plusieurs textes de loi en cours d'examen au Parlement et pour certains, il y a urgence. Oui, alors d'abord, il y a urgence à décider de l'avenir énergétique de la France, quelle part de nucléaire dans notre consommation, à quel rythme on accélère le développement des énergies renouvelables. L'Assemblée nationale doit examiner dans les prochaines semaines une proposition de loi écrite et adoptée par la majorité de droite du Sénat, un texte qui renforce plutôt le nucléaire.

Les députés avaient rejeté cette proposition de loi lors d'une première lecture en mai dernier, alors qu'à l'époque, le Rassemblement national avait réussi lors des débats à faire voter la suspension du développement des énergies renouvelables et à faire voter également la réouverture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Donc la deuxième lecture de ce texte à l'Assemblée nationale s'annonce électrique sans mauvais jeu de mots.

Xavier Akoveli, est-ce que vous pensez que l'Assemblée nationale, le Parlement, peut se mettre d'accord sur cette question de l'avenir énergétique de la France quand on a vu la tournure des débats à l'Assemblée nationale en mai dernier ou est-ce que le gouvernement doit aller vite et décider par décret ? Alors, il y a une urgence effectivement et donc ce qui jugerait plutôt d'aller vite et donc par décret par le gouvernement mais je pense qu'il est nécessaire que chaque groupe politique prenne ses responsabilités.

Aujourd'hui, on a besoin d'un mix énergétique, on a besoin de développer le nucléaire puisque c'est aussi une souveraineté de notre pays en termes énergétiques et quand on a vu la dépendance que nous pouvions avoir notamment avec le gaz russe, on a besoin de pouvoir gagner en souveraineté à ce niveau-là et puis développer aussi le photovoltaïque en tout cas les énergies renouvelables pardon, je cherchais le mot pour permettre d'avoir ce mix énergétique donc moi je pense qu'on doit marcher sur deux jambes le nucléaire et les énergies renouvelables donc oui, il faut se mettre d'accord maintenant, il faut travailler et faire en sorte encore une fois l'intérêt général et non pas l'intérêt partisan.

Alex, il y a d'autres urgences notamment la Nouvelle-Calédonie. Oui, on le rappelle il y a eu un accord politique sur la Nouvelle-Calédonie en juillet dernier entre les indépendantistes canac et les loyalistes calédoniens sur l'avenir institutionnel de l'archipel mais pour mettre en place cet accord il faut que le Parlement adopte une loi d'ici le mois de novembre pour reporter les élections provinciales calédoniennes sinon l'application de cet accord sera compliquée et puis les sénateurs devaient aussi examiner en octobre prochain le projet de loi d'autonomie de la Corse à voir si Sébastien Lecornu va maintenir ce texte sensible.

La réforme sensible de l'audiovisuel public va-t-elle poursuivre son parcours parlementaire ?

Alors si Rachida Dati est maintenant ministre de la Culture j'ai envie de répondre oui car Rachida Dati veut absolument faire passer cette réforme c'est pour elle une victoire politique possible avant les municipales à Paris elle veut faire adopter cette proposition de loi qui vient de la droite et du centre du Sénat et qui prévoit de créer une holding et une gouvernance commune rassemblant notamment France Télévisions Radio France et l'Institut National de l'Audiovisuel une réforme qui a provoqué de vastes mouvements de grèves chez les salariés concernés et puis des débats houleux au Sénat où le texte avait cet été été adopté au forceps un texte qui doit être adopté maintenant définitivement à l'Assemblée Nationale est-ce qu'il faut maintenir cette réforme de l'audiovisuel public ?

Xavier Covelli Écoutez il a été voté à l'Assemblée Nationale voté au Sénat au bout d'un moment quand le Parlement vote il faut aller jusqu'au bout du processus législatif après il y a effectivement d'autres sujets qui sont importants voire peut-être plus importants je pense encore une fois au projet de loi au plan décentralisation qui a été annoncé par le Premier ministre faire en sorte de sortir de ce millefeuille administratif et bureaucratique de cette centralisation parisienne il faut effectivement aller sur ce terrain-là et donc c'est vrai que pour vous l'audiovisuel public c'est pas forcément la priorité entre ça entre le débat budgétaire il y a quand même il y a aussi le texte fin de vie qui était prévu au mois d'octobre au Sénat et donc on a besoin d'avoir un certain nombre de textes qui avancent qui sont attendus par les Français attendus par les élus et le territoire et donc effectivement c'est une question de priorité et ensuite peut-être d'autres grands chantiers seront tranchés pour les mois à venir et peut-être ceux jusqu'en 2027 Et justement le texte sur la fin de vie il y a un parcours parlementaire qui n'en finit plus Oui une réforme qui crée d'abord une aide active à mourir et qui développe les soins palliatifs le texte on le rappelle avait été stoppé dans son examen parlementaire en 2024 par la dissolution de l'Assemblée et il a ensuite été scindé en deux en deux propositions de loi par François Bayrou deux propositions de loi qui ont été adoptées par l'Assemblée nationale au printemps dernier et qui doivent être débattues au Sénat en octobre et d'ailleurs la majorité de droite du Sénat devrait restreindre le droit à une aide active à mourir par rapport à la copie qui a été rendue par l'Assemblée nationale en tout cas la présidente de l'Assemblée nationale Yael Brown-Pivet souhaite que ce texte sur la fin de vie soit examiné au plus vite Le texte qui me semble fondamental c'est le texte c'est la réforme sociétale sur la fin de vie alors je ne dis pas aujourd'hui que c'est un texte urgent dans cette rentrée ce que je dis c'est qu'il faut que nous aboutissions à la fin du processus parlementaire avant la fin du quinquennat sur ce texte sur la fin de vie et donc j'ai demandé au Premier ministre j'ai demandé au Président du Sénat de ne pas changer le calendrier de ce texte il est inscrit au Sénat il doit être examiné en séance publique à partir du 7 octobre et voter le 21 octobre et moi j'entends que ce calendrier soit tenu c'est vraiment mon souhait parce qu'autrement le texte est enterré Xavier Akoveli alors beaucoup de parlementaires estiment que c'est un texte urgent mais sur la rédaction qui est sortie de l'Assemblée nationale est-ce que vous y êtes favorable c'est-à-dire à la création d'un droit à l'aide active à mourir ?

Oui moi j'ai toujours dit que j'étais très favorable et d'ailleurs je serai chef de file de mon groupe sur ces deux textes en fait Mais vous dites comme Yael Brune Pivet il ne faut pas toucher au calendrier je souhaite qu'on ne touchions pas au calendrier et que à partir du 7 octobre nous puissions l'examiner en séance publique au Sénat je suis aussi un peu réaliste et le problème c'est que la chute du gouvernement Bérou fait que la session extraordinaire que nous devions avoir à partir du 22 septembre n'est pas encore complètement assurée et nous avions un certain nombre de textes que nous devions passer notamment sur la vie chère en Outre-mer qui seront peut-être décalés parce que c'est aussi c'est une priorité pour nos compatriotes ultramarins et ça sera peut-être décalé du coup en début octobre et ce qui décalerait de fait le texte sur la fin de vie donc aujourd'hui on est un peu dans l'attente aussi à la fois de la nomination d'un nouveau gouvernement pour nous permettre d'ouvrir le Parlement et de pouvoir étudier les textes Donc vous souhaitez que le calendrier soit maintenu mais ça ne vous paraît pas réaliste ?

Je ne sais pas peut-être que le fait d'avoir un gouvernement rapidement et d'ailleurs le fait d'avoir Sébastien Lecornu qui a été nommé Premier ministre très rapidement après la chute du gouvernement Bérou peut-être nous laisse espoir que nous pourrons tenir les délais ça me paraît un peu contraint mais en tout cas il faut absolument avant la fin de l'année que le Sénat puisse examiner ce texte sur la fin de l'année Un dernier mot Alex sur la lutte contre les déserts médicaux priorité pour Sébastien Lecornu Effectivement et on verra si le nouveau Premier ministre maintient le dispositif qui avait été lancé par François Bayrou et qui demandait aux médecins de réaliser des missions de solidarité en exerçant ponctuellement dans des territoires dépourvus en offre de soins En tout cas Sébastien Lecornu a consacré ce week-end son premier déplacement à ce fléau des déserts médicaux et il a annoncé 5000 maisons France Santé dans tout le pays d'ici à 2027 des maisons France Santé à moins de 30 minutes du domicile de chaque Français Alors Xavier Iacovili pour qu'on comprenne bien qu'est-ce que c'est ces maisons France Santé en fait ce sont des maisons de santé ça existe déjà ?

Alors c'est des maisons c'est en fait un réseau de maisons un peu comme nous avons eu sur France Service pour avoir des services publics effectivement à proximité dans des lieux qui en étaient dépourvus jusqu'à maintenant et donc oui ces maisons France Santé permettraient d'avoir de regrouper un certain nombre de spécialistes de généralistes dans les territoires aujourd'hui qui en sont dépourvus donc effectivement c'est faire en sorte que les pouvoirs publics investissent massivement dans un réseau de santé sur l'ensemble des territoires en désert médicaux actuellement Alors c'est très bien d'annoncer toutes ces maisons de santé mais il faut quand même des professionnels pour les occuper Oui c'est tout l'enjeu et toutes les négociations qu'il va y avoir avec l'ordre des médecins avec les professionnels et faire en sorte que nous puissions avoir à la fois ce volontarisme et peut-être parfois jusqu'à la contrainte pour faire en sorte que les médecins puissent s'installer dans les territoires qui en sont dépourvus actuellement On va voir l'actualité dans votre région Xavier Iacovelli On retrouve Jacques Paquet directeur de la rédaction du journal du Grand Paris Bonjour Jacques Jacques on est à six mois des municipales en Ile-de-France et a fortiori dans les Hauts-de-Seine il y a la question de la crise du logement qui sera au cœur de la campagne

25:07
Invité

Absolument Bonjour monsieur le sénateur je sais que c'est un sujet qui vous intéresse on a l'impression que cette crise du logement ne finit pas de s'aggraver on est à quelques jours de l'ouverture du congrès de l'Union sociale pour l'habitat il y a 3 millions de demandeurs d'un logement social en France je crois qu'ils sont 1 million en Ile-de-France quelles sont selon vous les voies et moyens pour y remédier faut-il mettre en place le statut du bailleur privé pour inciter de nouveau les investisseurs loueurs à agir sur ce marché faut-il supprimer la réduction du loyer de solidarité pour donner un peu d'air aux bailleurs sociaux quelles sont vos convictions sur ce sujet s'il vous plaît

25:52
Présentateur

Alors déjà il y a un constat effectivement aujourd'hui on a on a des grandes difficultés et notamment en Ile-de-France et dans les Hauts-de-Seine en particulier pour loger l'ensemble des franciliens et des altosécanais on sait qu'à peu près 70-75% des franciliens sont éligibles au logement social donc ça veut dire qu'on devrait potentiellement avoir 70-75% de logements sociaux en Ile-de-France autant vous dire que ce n'est pas possible mais on a besoin d'inciter de la construction moi je crois à la construction de logements sociaux dans le diffus c'est-à-dire finis ces barres d'immeubles sociaux notamment on le voit et notamment dans les Hauts-de-Seine nous avons construit progressivement des logements sociaux qui sont à l'intérieur de bâtiments privés et donc à la fois ce parcours résidentiel de logements très sociaux de logements intermédiaires et d'accession sociale à la propriété donc on voit qu'il y a une évolution possible ça permet aussi de financer par la vente de logements des nouveaux logements sociaux pour ceux qui en ont besoin donc oui moi je crois au diffus je crois à la mobilisation aussi des élus locaux mais aujourd'hui c'est vrai qu'à l'approche des élections municipales avec l'instabilité que nous avons au niveau national et au niveau du Parlement ça n'incite pas les élus locaux à investir massivement dans notamment l'acquisition de fonciers et la cession de fonciers pour des bailleurs et donc la construction de nouveaux logements sociaux et puis il y a aussi une crainte de nos concitoyens d'avoir des logements sociaux et donc de créer parfois des problématiques locales moi je crois à la mixité la mixité elle passe par encore une fois du logement diffus il faut travailler avec les élus locaux il faut travailler avec les bailleurs peut-être réduire aussi le nombre de bailleurs parce qu'aujourd'hui la multiplication du nombre de bailleurs fait qu'il y a des moyens financiers qui sont inférieurs à ce qu'ils pourraient faire pour investir mais on voit bien qu'il y a une crise à la fois du logement une crise du bâtiment et une crise aussi institutionnelle et de confiance pour nos élus locaux et Jacques vous avez une autre question

27:55
Invité

oui vous êtes élu de Suren peut-être candidat je ne sais pas si vous en êtes par rapport à ça Suren qui est qui borde la défense les élus de la défense Georges Siffredi notamment le président du département milite pour que le parlement adopte une loi spéciale pour la défense une loi dérogatoire un peu sur le modèle de la loi olympique dont on loue les mérites il s'agirait notamment de délier les élus d'un certain nombre d'obligations qui s'imposent à eux par le code de l'urbanisme pour accélérer notamment la transformation de bureaux en logement monsieur le sénateur est-ce que vous vous ralliez à cette cause et est-ce que vous croyez accessoirement à la transformation de bureaux en logement comme une des solutions pour résoudre la crise qu'on évoquait à l'instant

28:42
Présentateur

vous parliez de Suren effectivement Suren on a aujourd'hui plus de 3000 familles surénoises qui sont en attente d'un logement social avec des vraies difficultés pour accéder à un nombre de logements qui est certainement insuffisant et donc oui effectivement aujourd'hui nous nous sommes dans un département les Hauts-de-Seine où on a une activité économique importante où on a un certain nombre de bureaux et c'est vrai que depuis la Covid un certain nombre de bureaux de mètres carrés sont vides je crois qu'on est à 9 millions de mètres carrés sur l'ensemble du territoire français qui est de logements de bureaux vides et on est à plus de 5 millions en Ile-de-France donc c'est une vraie problématique c'est aussi la question et le président Sifredi président du département des Hauts-de-Seine a raison de le dire c'est aussi une inquiétude pour notre centre d'affaires de la défense de voir un certain nombre de mètres carrés de bureaux qui sont aujourd'hui inoccupés et donc la transformation de ces bureaux progressivement en logement permet à la fois de répondre à la crise du logement et puis de remplir un certain nombre de tours qui aujourd'hui sont vides après il faut faire attention parce que c'est aussi très difficile c'est très coûteux la transformation de bureaux en logement on sait à peu près c'est les estimations mais 100 mètres carrés de bureaux c'est l'équivalent de 30 mètres carrés de logements en termes de coûts et de rentabilité donc il faut faire attention c'est un investissement massif mais c'est peut-être aussi une réponse progressive au manque de logements en Ile-de-France et notamment dans les Hauts-de-Seine Merci beaucoup Merci Jacques La Une du journal du Grand Paris La méthode Lecornu vue par les élus normands c'est à La Une de votre journal cette semaine Merci beaucoup Xavier Iacovéli Merci à vous Merci d'avoir été l'invité de cette première émission de la saison et puis Alexandre nous on se retrouve dans 20 minutes pour votre revue de presse régionale Oui on parlera de la lassitude des agriculteurs alors que le syndicat FNSF a les appels à manifester la fin septembre A tout à l'heure Alex d'abord c'est l'heure de l'entretien c'est le général Christophe Gomart qui nous rejoint Bonjour Christophe Gomart Bonjour Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation député européen à l'air ancien chef du renseignement militaire on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche Bonjour Christelle Ravie de vous retrouver pour cette nouvelle saison Bonjour madame Christophe Gomart Narcisse doit partir c'est ce que vous disiez sur ce plateau quand on vous recevait au mois de juin en parlant d'Emmanuel Macron est-ce que ce matin vous redites la même chose ?

31:16
Xavier Iacovelli

Je dis la même chose pour une bonne raison c'est que on est dans une période d'instabilité totale et cette période d'instabilité n'est pas bonne pour la France au moment où la dette est gigantesque au moment où les Français s'inquiètent énormément on voit bien ce phénomène de ras-le-bol et la seule façon de reprendre une marche en avant j'allais dire stable si possible c'est d'avoir un nouveau chef d'état le chef d'état dans notre constitution est vraiment la clé de voûte de nos institutions donc changement de président de la république nouvelles élections législatives on peut espérer qu'il y ait une majorité qui lui soit donnée pour qu'il puisse gouverner et de mon point de vue ça part de là on voit bien là on va avoir une succession de premiers ministres rien ne dit que Sébastien Lecornu restera jusqu'à mai 2027

31:57
Présentateur

mais juste une partie de la gauche demande sa destitution est-ce que vous si vous aviez été député vous auriez signé cette destitution ?

32:04
Xavier Iacovelli

moi je pense qu'il doit démissionner c'est-à-dire de son plein gré montrer qu'il est un véritable chef d'état qu'il est en effet il dit qu'il est plutôt gaulliste je pense qu'effectivement Charles de Gaulle a démissionné de son plein gré et c'est ce que je demande c'est-à-dire que s'il veut vraiment le bien de la France s'il veut vraiment le bien de l'état il est nécessaire qu'il s'en aille en effet pour permettre à la France de repartir de l'avant et pour redonner de la clarté j'allais dire à notre système et à la France au moment où c'est très déstabilisé et on voit bien au niveau européen on voit bien au niveau mondial sur le plan géopolitique il est nécessaire que la France retrouve une certaine stabilité

32:39
Présentateur

Christelle en tant que spécialiste des questions de défense vous devez bien connaître j'imagine Sébastien Lecornu est-ce que vous pensez que c'est la bonne personne au bon endroit en cette période ?

32:50
Xavier Iacovelli

Alors c'est quelqu'un qui est taiseux c'est quelqu'un qui ne parle pas pour ne rien dire j'allais dire et qui sait où il veut aller c'est quelqu'un de tenace et en cela on peut se dire que c'est bien il va chercher effectivement à trouver un consensus je crains malheureusement qu'il ait du mal à trouver un véritable consensus quand je regarde toutes les lignes rouges qui sont mises par les différents partis politiques au regard de sa politique

33:12
Présentateur

y compris par le vôtre

33:13
Xavier Iacovelli

y compris par le parti LR qui ne veut pas plus d'impôts et je crois que c'est Bruno Retailleau l'a dit hier en Alsace où effectivement il a marqué des lignes rouges c'est-à-dire qu'on ne veut pas plus d'impôts en effet Mais trop ?

33:25
Présentateur

Il y a trop de lignes rouges y compris de la part des LR ?

33:28
Xavier Iacovelli

Il n'y a pas trop de lignes rouges chacun dit ce qu'il ne veut pas ou ce qu'il veut et ensuite ça va être à Sébastien Lecornu de trouver un chemin au milieu de ce...

33:36
Présentateur

Mais quelle est votre position à vous ? Il faut lui tendre la main ou c'est important d'imposer certaines lignes rouges et de ne pas en bouger ?

33:43
Xavier Iacovelli

Je pense qu'il faut certaines lignes rouges en particulier celles de ne pas augmenter les impôts Je crois que c'est absolument essentiel C'est à l'État de se réformer et non pas à faire payer le poids de la dette et les difficultés qui sont les nôtres aux Français Les Français il faut augmenter le temps de travail ça c'est certain c'est-à-dire que on ne travaille pas assez et sur le plan démographique on voit bien que le poids de la dette est lié surtout au poids des retraites c'est-à-dire que les retraites sont gigantesques en réalité c'est plus de 50% du poids de la dette c'est-à-dire que si on ne travaille pas plus si on ne trouve pas un autre système de retraite peut-être un peu par capitalisation comme disait votre invité précédent je pense qu'il est nécessaire de réfléchir à d'autres solutions que la retraite par répartition telle qu'elle existe aujourd'hui compte tenu du fait qu'aujourd'hui on a un actif pour un retraité demain quand on aura un actif pour un retraité vous imaginez c'est impossible Mais ça c'est un chantier

34:32
Présentateur

qu'on ouvre maintenant ou on attend 2027 ?

34:34
Xavier Iacovelli

Je pense qu'il faut l'ouvrir dès maintenant

34:35
Présentateur

Donc vous l'appelez à rouvrir le chantier de la réforme de la retraite

34:38
Xavier Iacovelli

Je pense qu'il faut oui on ne peut pas réduire c'est-à-dire que les socialistes veulent redescendre la retraite à 62 ans mais on voit très bien que partout en Europe je crois que c'est en au Danemark c'est 70 ans en Espagne c'est 67 ans sans que ça pose un problème c'est-à-dire que sur le plan politique en Espagne la retraite à 67 ans ça ne pose aucun problème qu'on soit droite ou de gauche ça paraît normal compte tenu du vieillissement de la population

35:03
Présentateur

Mais on voit bien que le décès des retraites c'est un dossier explosif si vous le réouvrez maintenant comment trouver un point d'accord avec les socialistes ? ça paraît compliqué

35:10
Xavier Iacovelli

Oui c'est compliqué et c'est bien pour ça que moi je milite pour un changement de chef d'état qui permettrait de repartir de l'avant avec un vrai gouvernement stable et non pas un gouvernement un peu hétéroclite alors certes on peut et je pense que c'était l'expression d'ailleurs de Bruno Retailleau avoir un gouvernement d'utilité publique un gouvernement qui est là pour faire fonctionner la France de manière la plus stable possible Un gouvernement technique en quelque sorte Un gouvernement technique en quelque sorte pour arriver jusqu'en 2027 sans mettre les gens dans la rue un gouvernement finalement qui gère les affaires courantes pour permettre à la France de continuer à avancer

35:41
Présentateur

Quand vous avez lu hier la feuille de route de Sébastien Lecornu vous dites les LR ont leur place au gouvernement ?

35:47
Xavier Iacovelli

Les LR ont leur place au gouvernement si en effet on n'augmente pas les impôts si en effet on ne baisse pas l'âge de la retraite etc.

35:53
Présentateur

Donc votre place elle n'est pas encore acquise au gouvernement ?

35:56
Xavier Iacovelli

Je pense que la place n'est pas encore acquise

35:58
Présentateur

On va lisser un peu les propositions faites par Sébastien Lecornu ce week-end à la presse quotidienne régionale notamment il a annoncé de façon qui semblerait définitive qu'il renonce à la suppression des deux jours fériés proposés par François Bayrou est-ce qu'il a raison de renoncer là-dessus ?

36:14
Xavier Iacovelli

Je pense qu'il a raison parce que les deux jours fériés c'est les Français aujourd'hui on ne travaille pas mais les gens sont quand même payés pour ces deux jours fériés Donc demain, c'est-à-dire si on fait travailler pendant les deux jours fériés les Français ne sont pas payés plus Donc en fait c'est encore un impôt vis-à-vis des Français Moi je pense que le vrai game changer c'est que l'État se réforme Je pense qu'aujourd'hui on a beaucoup trop de ministres par exemple Je pense que du coup il y a trop de cabinets ministériels Je pense qu'il faudrait un gouvernement réduit en nombre de ministres ou de secrétaires d'État et un gouvernement qui se concentre sur comment fait-on des économies dans le train de vie de l'État dans le fonctionnement de l'État

36:48
Présentateur

Alors lui il dit il faut en effet réduire le nombre de ministres supprimer par exemple les avantages des anciens ministres et il propose aussi un acte majeur de décentralisation Est-ce que ça de votre point de vue ça va dans le bon sens ?

36:59
Xavier Iacovelli

Alors ce qui va dans le bon sens effectivement c'est tout ce qui réduit le train de vie de l'État et je pense que réduire enfin je veux dire tous les privilèges à vie de certains ministres comme le ministre de l'Intérieur qui peut avoir effectivement des agents de sécurité des officiers de sécurité auprès de lui ça ça me paraît incroyable c'est-à-dire que quand on est ministre de l'Intérieur effectivement d'une personne qui peut être ciblée et qu'il ait une protection ça me paraît normal en revanche quand on a été ministre de l'Intérieur il y a 10 ans ça ne me paraît plus du tout normal d'avoir une protection donc tout ça effectivement ça permettrait de réduire le train de vie de l'État une certaine décentralisation sans doute mais vous savez la décentralisation on l'a voulu en France on a créé des strates supplémentaires à chaque fois sans que pourtant on réduise le nombre de fonctionnaires je ne parle pas des fonctionnaires nationaux je parle des fonctionnaires territoriaux on voit bien qu'il y a des strates de plus en plus nombreuses qui en fait ne facilite pas la vie des français qui gêne la vie des entreprises et c'est en cela où de mon point de vue il faut travailler pour essayer de simplifier la simplification est un mot qui devrait être dans l'esprit de tous nos ministres

37:59
Présentateur

l'urgence c'est de construire un budget il y a une des lignes rouges des républicains c'est la taxe du Kman est-ce que c'est pas juste de taxer les plus riches ?

38:07
Xavier Iacovelli

attendez je ne sais pas pourquoi en France on n'aime pas les riches les riches c'est ceux qui permettent d'investir c'est ceux qui permettent qui font travailler les PME etc après il y a un ruissellement si on taxe trop les riches les riches ils s'en vont ils vont ailleurs dans des pays il n'est pas normal

38:23
Présentateur

que tout le monde contribue dans cette période qui est difficile

38:25
Xavier Iacovelli

les entreprises contribuent largement je pense qu'il faut arrêter de taper sur les gens qui travaillent qui produisent et qui investissent vous savez qu'une grande partie de l'épargne des européens part investir aux Etats-Unis d'Amérique c'est pas normal il faudrait que j'allais dire que nos investissements l'argent des européens et des France en particulier aille en France

38:44
Présentateur

donc il faut aucune taxe supplémentaire à un moment où on parle de justice fiscale de justice sociale il faut aucune taxe supplémentaire sur les personnes

38:51
Xavier Iacovelli

je pense que c'est c'est une fake news de dire qu'il y a des cadeaux faits aux entreprises les entreprises sont là pour travailler ils sont là pour produire j'ai été pendant 7 ans dans une entreprise privée je vois bien ce que fait une entreprise privée elle n'est pas là pour se mettre de l'argent plein les poches pour les actionnaires un actionnaire c'est quelqu'un qui va investir dans une entreprise donc qui a des dividendes tant mieux c'est que l'entreprise fonctionne main et s'il veut continuer à investir et qu'il investisse il aura plus de dividendes demain mais j'allais dire ces investisseurs pourquoi est-ce qu'on voudrait les taxer supplémentairement de manière supplémentaire pour moi c'est pas les entreprises sur lesquelles il faut taper c'est pas les français sur lesquelles il faut taper il faut réduire le train de vie de l'État et réfléchir en effet au problème des retraites qui reste un problème majeur mais est-ce que ça va suffire

39:31
Présentateur

à économiser 44 milliards et d'ailleurs est-ce qu'il faut rester sur ces 44 milliards ?

39:35
Xavier Iacovelli

je pense que c'est à peine suffisant 44 milliards en réalité 44 milliards ça permettait de ne pas augmenter la dette les socialistes qui voulaient redescendre à 22 milliards on continue d'augmenter la dette mais je trouve ça

39:46
Présentateur

donc il faut aller plus loin que les 44 milliards ?

39:47
Xavier Iacovelli

il fallait au moins 44 milliards

39:49
Présentateur

et c'est politiquement possible ?

39:49
Xavier Iacovelli

tout est possible après malheureusement on est dans un pays dans lequel qui est chauffé à blanc

39:55
Présentateur

dans un moment il faut trouver des accords avec la gauche je suis bien d'accord

39:57
Xavier Iacovelli

c'est compliqué c'est compliqué je pense que c'est très difficile aujourd'hui et je pense que les 44 milliards de M. Bayrou étaient nécessaires pour ne pas augmenter la dette si on va aller plus loin pour tenter

40:09
Présentateur

donc vous demandez à Sébastien Lecornu de ne pas aller en dessous de ces 44 milliards ? parce que là vous venez de dire rien sur les retraites on n'accorde rien à la gauche sur les retraites plutôt vous aimeriez aller dans un sens plus rien sur la taxe Zuckman rien sur la suppression des exonérations de charges pour les entreprises comment dans ce cadre-là si vous mettez ces lignes rouges-là espérez-vous que Sébastien Lecornu puisse réussir à discuter avec le parti socialiste et trouver un accord de non-censure avec eux ?

40:40
Xavier Iacovelli

on a eu les socialistes au pouvoir pendant des années on voit bien où on est la France on a réduit le temps de travail on voit bien où on est la France on a descendu l'âge de la retraite à 60 ans

40:48
Présentateur

et là vous lui interdisez quasiment de pouvoir discuter avec les socialistes

40:51
Xavier Iacovelli

je pense que c'est pas la bonne solution mais que pèsent réellement les socialistes ? alors certes ils peuvent faire tomber un gouvernement mais c'est bien pour ça qu'on reste sur une instabilité majeure en France ce que je regrette infiniment et c'est bien pour ça que pour moi si M. Macron était un véritable homme d'État il prendrait ses responsabilités il démissionnerait pour qu'on puisse élire un nouveau président de la République et repartir sur je l'espère une meilleure stabilité qui permette au pays d'avancer avec une vision plus claire et des objectifs stratégiques plus lointains

41:19
Présentateur

alors hier Marine Le Pen avait organisé un meeting à Bordeaux et elle a balayé elle aussi toute possibilité de négociation avec le nouveau Premier ministre et elle a assuré qu'il serait censuré dans quelques semaines est-ce que le corps en nu va pouvoir tenir même jusqu'à la présentation du budget ?

41:38
Xavier Iacovelli

je ne suis pas devant

41:39
Présentateur

pas de boule-bête de cristal mais quand même là dans le contexte non mais est-ce que vous le souhaitez au moins qu'il tienne ? ah ben moi j'espère

41:45
Xavier Iacovelli

oui moi je souhaite que le pays garde une certaine stabilité dans un monde dans lequel qui évolue en permanence on voit bien avec la guerre entre la Russie et l'Ukraine on voit bien ce qui se passe à Gaza on voit bien ce qui se passe avec la Chine qui monte en puissance avec des Etats-Unis qui veulent nous déclarer presque une guerre commerciale donc il est nécessaire en effet que notre pays soit le plus stable possible pour répondre dans ce monde complexe et ce monde dans lequel les tensions sont très vives donc j'espère oui que Sébastien Lecornu pourra rester le plus longtemps possible et qu'on ait un gouvernement stable le plus longtemps possible c'est là où j'en reviens

42:18
Présentateur

à ma première question c'est est-ce qu'il ne faut pas se montrer magnanime justement avec le Premier ministre de manière à lui assurer un avenir et lui permettre de faire voter ce budget ?

42:28
Xavier Iacovelli

ah ben j'espère j'espère qu'il y aura un budget pour la France après ça ça reste des discussions entre j'allais dire les chefs de partis politiques et le Premier ministre je ne suis je ne suis chez les LR que depuis un an et demi donc je vois bien la position des LR que je soutiens évidemment mais il est nécessaire ensuite c'est des discussions pour arriver à un compromis il est vrai que certains vont devoir faire des concessions enfin certains tout le monde va devoir

42:52
Présentateur

faire des concessions pour citer un autre grand responsable politique Oriane François Hollande disait ce week-end que si Sébastien Lecornu était censuré il n'y aurait pas d'autre choix que de dissoudre l'Assemblée nationale pour Emmanuel Macron vous partagez cet avis ?

43:08
Xavier Iacovelli

Moi je pense je reviens sur mon idée la première question d'Oriane Morsfili c'est que je pense que c'est en cela où pour éviter toute cette déstabilisation on va refaire des élections mais attendez c'est une instabilité permanente les Français on en aura le bol en fait ils voudraient avoir un gouvernement stable je suis persuadé de ça on voit bien les tensions qui montent dans le pays à l'occasion de l'ouverture d'un fast-food au Hall on a vu cette tension entre ces jeunes et les policiers c'est explosif la France est dans une situation explosive donc oui il faut de la stabiliser pour ça il faut retrouver une stabilité politique aujourd'hui on a à peu près trois tiers on a une extrême gauche qui est révolutionnaire on a j'allais dire un centre entre des socialistes du centre des LR et puis l'extrême droite et on voit bien que tout ça est totalement explosif et que personne n'est prêt à faire des concessions or malheureusement dans la vie on est bien souvent

43:59
Présentateur

donc là vous lancez un appel à Emmanuel Macron vous dites

44:01
Xavier Iacovelli

il faut démissionner je pense que si c'était un seul état responsable et qu'il aimait le pays qui est la France mais il ne parle jamais de la France vous remarquerez il parle souvent de l'Europe et du monde rarement réellement de la situation en France

44:14
Présentateur

justement on va parler de l'Europe et du monde des drones russes ont pénétré dans l'espace aérien de la Pologne et de la Roumanie que cherche à faire Vladimir Poutine selon vous ?

44:23
Xavier Iacovelli

il cherche à connaître la capacité de résistance des Européens parce que les Européens parlent beaucoup mais réellement on met des sanctions des sanctions des sanctions on doit être au 19ème train de sanctions sans que ça change réellement la donne ça veut dire que

44:36
Présentateur

l'Union Européenne n'a pas les moyens de riposter Flaz à Vladimir Poutine elle ne le fait pas bien elle n'est pas suffisamment

44:41
Xavier Iacovelli

bonnie ? non soyons honnêtes que fait l'Union Européenne elle donne des armes elle donne plus d'argent d'ailleurs que les Etats-Unis d'Amérique ça c'est certain mais c'est pas comme ça qu'on gagne une guerre une guerre on la gagne soit on l'a fait soit aujourd'hui on va vers un plan de paix pour éviter qu'il y ait plus d'Ukrainien qui meurent demain ou après-demain aujourd'hui l'Union Européenne qu'est-ce qu'elle dit ?

elle dit il faut que la Russie libère les territoires qu'elle a conquis ou qu'elle occupe mais ça n'arrivera pas ça c'est du wishful thinking c'est de la pensée magique sur le terrain ce qui gagne c'est une armée qui avance ou une armée qui recule mais aujourd'hui qu'est-ce qui se passe sur le terrain réellement ? les Russes avancent grignotent du terrain détruisent des villes détruisent tout ce qui est devant eux tuent des civils bien évidemment mais eux progressent que font les Ukrainiens ?

45:28
Présentateur

pour vous c'est une alerte ça veut dire qu'il y a un risque de guerre sur le sol de l'Union Européenne ?

45:31
Xavier Iacovelli

je trouve qu'il y a des vattes en guerre sur le sol européen la réaction d'Emmanuel Macron d'envoyer trois rafales est très bien c'est-à-dire que ça montre qu'effectivement on est prêt à s'investir si jamais les Russes allaient plus loin que l'envoi de drones

45:43
Présentateur

c'est suffisant l'envoi de trois rafales ?

45:44
Xavier Iacovelli

c'est déjà une première mesure je ne dis pas que c'est suffisant mais en tous les cas ça permet de montrer aux Russes attendez nous sommes là vous ne toucherez pas aux pays qui dépendent de l'Union Européenne ou de l'OTAN ça c'est un point positif mais au-delà de ça ça ne permettra pas aux Ukrainiens de reconquérir les terres aujourd'hui occupées par les Russes c'est-à-dire que c'est là où je pense que les Européens ont un objectif stratégique qui est que l'Ukraine appartienne à l'Union Européenne très bien ça c'est l'objectif comment est-ce qu'on y arrive ?

comment est-ce que il n'y a pas de plan de paix entre les deux c'est-à-dire qu'entre la situation actuelle où les Ukrainiens reculent et la situation demain où l'Europe souhaite que l'Ukraine appartienne à l'Union Européenne qu'est-ce qu'on fait ?

on fait la guerre pour repousser les Russes ou on essaye de trouver un plan de paix insatisfaisant parce qu'il y aura forcément un vainqueur et un vaincu où on fait en sorte surtout ce qui est important de mon point de vue c'est que l'Ukraine reste indépendante et que l'Ukraine reste indépendante et libre de ses choix ce que ne veulent pas les Russes les Russes ils veulent une Ukraine totalement dépendante moi je pense qu'il est nécessaire en effet que l'Ukraine reste enfin c'est pas nécessaire que l'Ukraine reste indépendante et libre de ses choix pour ça en effet il faut montrer une volonté et une vraie détermination donc continuer à soutenir l'Ukraine oui mais ne pas dire qu'on ira jusqu'à la victoire de l'Ukraine contre la Russie ça ça me paraît un peu pieux

47:03
Présentateur

Marine Tondelier a demandé à Emmanuel Macron l'organisation de réunions en format Saint-Denis pour discuter justement de tout ça est-ce que vous aussi vous lui demandez ça et vous y êtes favorable ?

47:13
Xavier Iacovelli

je pense qu'il est nécessaire que Emmanuel Macron avec sa coalition des volontés ce qui est un bon point la coalition des volontés c'est-à-dire ça permet de montrer ceux qui veulent effectivement qui sont prêts à se battre quand on regarde la réalité des faits il y a peu de soldats les Britanniques ne veulent pas y aller les Allemands ne veulent pas y aller les Italiens ne veulent pas y aller peut-être quelques Estoniens mais l'armée estonienne c'est combien de soldats je crois qu'au total on mettrait 5000 à maximum 10 000 soldats ce qui est intéressant c'est qu'il y a 30 ans c'était les accords de Dayton les accords de Dayton ça met fin à la guerre en Bosnie-Herzégovine qu'est-ce qu'elle est le game changer ?

c'est 20 000 soldats américains plus 40 000 soldats alliés soit 60 000 soldats qui vont s'interposer en Bosnie-Herzégovine ça met fin à la guerre il y a 30 ans aujourd'hui quel est le game changer ? les Américains ne veulent pas y aller personne ne veut y aller donc oui il est nécessaire en effet d'arriver à un véritable plan de paix donc je ne sais pas si c'est la solution des accords de Saint-Denis mais en tout cas il est nécessaire de mettre autour de la table les chefs de partis politiques

48:10
Présentateur

pour discuter d'une éventuelle

48:12
Xavier Iacovelli

oui ça on peut discuter entre chefs de partis politiques personne ne sera d'accord parce que personne n'a la même vision mais au moins pour avoir savoir ce que l'on peut faire pour soutenir en effet l'Ukraine

48:24
Présentateur

lundi prochain Emmanuel Macron sera à l'Assemblée Générale de l'ONU est-ce que selon vous c'est le moment de reconnaître l'état de Palestine ?

48:30
Xavier Iacovelli

pour moi le moment est malvenu c'est malvenu pourquoi ? parce qu'il y a toujours des otages le Hamas continue à gérer Gaza de manière à utiliser la population comme bouclier civil à mettre les enfants en avant donc pour moi c'est malvenu c'est-à-dire que ça donne en faisant ça on dit finalement le Hamas a eu raison de mener le 7 octobre 2023

48:55
Présentateur

c'est une manière d'accorder une victoire au Hamas ?

48:57
Xavier Iacovelli

c'est une manière d'accorder une victoire au Hamas qui est un état palestinien je ne suis pas du tout contre le fait qu'il y ait un état palestinien mais en tout cas je trouve que le moment est très malvenu

49:04
Présentateur

Olivier Faure le premier secrétaire du PS il appelle à faire flotter le drapeau palestinien sur les mairies ce 22 septembre prochain jour Emmanuel Macron sera donc à l'ONU qu'est-ce que vous pensez de cette idée ?

49:15
Xavier Iacovelli

que c'est totalement je suis contre totalement cette idée elle est totalement électoraliste j'allais dire de la part d'un Olivier Faure il cherche à être plus jusqu'au boutiste que les LFI pour essayer de s'assurer peut-être des victoires municipales alors il fait de la politique politicienne mais ça m'apparaît dingue au moment où on a quand même souvenons-nous du 7 octobre 2023 ce qui s'est passé et tout ce qui a découlé par la suite c'est la suite malheureusement on peut critiquer effectivement ce que fait Benjamin Netanyahou très très bien mais la réalité du départ c'est le 7 octobre 2023 c'est le massacre en direct avec des gens qui sont filmés et une population palestinienne qui a joué le jeu quand même du Hamas en tout cas une partie d'entre elles parce que les otages sont détenus chez qui ?

ils sont détenus dans la population parmi la population palestinienne donc on voit bien que reconnaître un état palestinien avec un Mahmoud Abbas qui n'a pas eu d'élection depuis 2009 avec le Hamas qui ne veut absolument pas d'élection et qui veut continuer à dominer le territoire de Gaza c'est quand même difficile et c'est malvenu de mon point de vue

50:17
Présentateur

Christophe Gomar on termine cette interview par une question de fin un peu plus personnelle depuis la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon le poste de ministre des armées et vacances ça vous fait envie ?

50:26
Xavier Iacovelli

je ne suis pas prévu pour ça je suis ancien militaire est-ce qu'il faudrait qu'un militaire soit la tête du ministre des armées ? je n'en sais rien

50:34
Présentateur

c'est une condition nécessaire ?

50:35
Xavier Iacovelli

je ne le pense pas en tous les cas

50:36
Présentateur

s'il vous appelle et qu'il vous le propose vous dites oui ?

50:39
Xavier Iacovelli

je pense il ne m'appellera pas ça y est c'est avec t'es qu'il ne vous appellera pas pour ça je ne me pose pas la question non non il ne m'appellera pas je ne suis pas certain on n'a pas eu de généraux d'officier général ministre en charge des armées depuis des années en revanche mettre quelqu'un qui connaît ce qu'est la défense ça me paraît indispensable quelqu'un qui sait ce que sont les militaires ça me paraît indispensable

50:59
Présentateur

merci Christophe Gomart merci beaucoup d'avoir été notre invité pour cet entretien Christelle la une de la dépêche on la regarde vous êtes un radar attention ça flashe c'est la une de votre journal merci beaucoup à tous les deux et justement on va voir les autres unes de la presse régionale c'est tout de suite avec vous qu'on va voir les unes de la presse régionale et d'abord les agriculteurs vont-ils eux aussi manifester ?

c'est la une de l'union oui on le rappelle le syndicat agricole FNSEA appelle à une grande journée d'action le 26 septembre pour protester notamment contre le traité de libre-échange entre l'Union Européenne et les pays du Mercosur en Amérique du Sud alors hier à la foire de Sedan dans les Ardennes les agriculteurs étaient interrogés par le journal l'Union sur ce sujet mais ils ne sont pas certains d'aller manifester en tout cas ils se disent toujours en colère et même lassés après avoir manifesté sur les routes durant toute l'année 2024 ils ont vraiment cette forme de lassitude regardez ce que dit Angélique qui est éleveuse dans les Ardennes les responsables politiques je la cite ont endormi les agriculteurs l'agriculture c'est juste aujourd'hui une monnaie d'échange tant qu'on aura un Premier ministre qui change tout les 4 matins on ne pèsera pas car c'est l'Europe qui décide les médecins sont en colère également c'est à la une du journal l'Aisne Nouvelle dans le département de l'Aisne les médecins n'ont pas du tout apprécié le courrier envoyé par l'assurance maladie qui estime qu'il y a une forme d'abus dans les arrêts de travail qu'ils sont délivrés de manière trop généreuse alors du coup le président de l'ordre des médecins de l'Aisne a réfuté ces arguments il considère que c'est une stigmatisation de professionnels qui sont responsables on le rappelle avant sa chute le gouvernement Bayrou avait donné cette consigne à l'assurance maladie d'inciter les médecins à prescrire moins d'arrêts de travail pour faire des économies on en parle à l'instant avec Christelle Bertrand la une de la dépêche du midi le flash des voitures radars privés oui à partir de ce lundi sur les routes toulousaines et pendant deux mois les voitures privées avec radars embarqués vont être expérimentées alors concrètement ce sont des prestataires privés mandatés par l'Etat qui vont parcourir des milliers de kilomètres pour détecter les excès de vitesse et les flasher un dispositif qui est soutenu par l'association prévention routière et critiqué logiquement par l'association 40 millions d'automobilistes qui estime je cite que c'est une machine à cash et pas un outil de sécurité routière allez on finit par du sport et un cocorico c'est une belle victoire hier c'est à la une de la voie du nord oui ça paraissait impossible alors il l'a fait Jimmy Gracie a été sacré hier champion du monde du 10 000 mètres en athlétisme à Tokyo le boulonnais de 28 ans a réalisé un final de légende c'est à dire que dans les 100 derniers mètres il était à peu près en 5ème position et il a sprinté il a doublé tous ses adversaires pour gagner alors après avoir battu des records ces derniers temps des records de France des records d'Europe il a désormais un titre mondial je le cite cette médaille on ne me l'enlèvera pas elle va être chez Pépé pour l'éternité merci beaucoup merci Alexandre et c'est l'heure de notre reportage en région et vous le verrez on va beaucoup parler des municipales dans cette émission on est maintenant à 6 mois de l'élection et cette question nos élus locaux sont-ils en danger les menaces et agressions se multiplient alors Cécile Cixoux est allée à la rencontre d'élus en Seine-Saint-Denis on regarde le 28 février dernier comme tous les jours Fauzi Goueli élu de Seine-Saint-Denis rentre chez lui

54:30
Locuteur 4

la route que je prends tout le temps pour aller chez moi c'est cette route et voilà on arrive à la maison je lui ai la belle surprise

54:38
Présentateur

la surprise deux hommes l'attendent devant son domicile coup de poing au visage coup de pied sur le corps il est jeté à terre tabassé devant sa porte Fauzi s'en sort grâce à son épouse qui chasse ses agresseurs en partant il met le feu à sa voiture quelques mois plus tard remis sur pied physiquement il reste traumatisé

54:59
Locuteur 4

ce genre de moment même si on fait tout pour l'oublier vous savez moi je prends le même chemin tous les jours je me garde au même endroit tous les jours et je reviens devant chez moi tous les jours donc voilà et puis parfois j'ai de l'angoisse je ne peux pas vivre comme ça dans l'angoisse c'est pas possible

55:17
Présentateur

après son agression la préfecture de Seine-Saint-Denis a proposé à Fauzi un soutien psychologique mais aussi ce bouton d'appel un boîtier qui joint ses proches en cas de danger

55:28
Locuteur 5

si j'appuie deux fois sur le bouton là

55:31
Invité

ça les alerte que je suis en danger qu'il se passe quelque chose ça me géolocalise moi le dispositif que j'ai c'est pas lié avec la police c'est lié juste avec des personnes qui doivent elles-mêmes appeler la police

55:43
Locuteur 4

et voilà je trouve que c'est déjà un départ on va dire mais ça suffit pas

55:49
Présentateur

pas suffisant non plus pour cette édile de Seine-Saint-Denis également bénéficiaire de ce dispositif Azeddin Taibi est maire de Stein depuis 2014 il reçoit chaque année de plus en plus de lettres anonymes des menaces ou encore des insultes sur les réseaux sociaux en juillet dernier il a été agressé verbalement devant son domicile si la préfecture et la police sont présents et à l'écoute il ne se sent pas pour autant en sécurité

56:15
Locuteur 6

bon je me sens soutenu en tous les cas après protégé non on n'est jamais on se sent jamais bien protégé à chaque fois que je me déplace à chaque fois que je sors de l'hôtel de ville de mon bureau je regarde systématiquement autour de moi s'il n'y a pas un individu ou un groupe d'individus qui serait capable de passer à l'acte je fais maintenant très très très attention

56:34
Présentateur

à l'approche des municipales la lutte contre les violences est devenue une préoccupation du président de l'AMF de Seine-Saint-Denis car si depuis 2023 et la loi de protection des élus ils peuvent bénéficier de kits de traçage de formation ou encore d'accompagnement policier le suivi psychologique fait encore défaut

56:54
Locuteur 4

on est en train de travailler avec France Victime sur tous les sujets autour de les troubles psychologiques et le harcèlement moral auprès des élus où on constate qu'il y a de plus en plus d'élus qui ont des je dirais tout ce qui est risques psychosociaux voilà qui sont touchés impactés par un niveau de violence persistant et permanent qui oblige à se faire accompagner

57:22
Présentateur

Malgré les agressions et le harcèlement de certains habitants les deux élus de Seine-Saint-Denis ne comptent pas abandonner leur engagement politique même s'ils y ont pensé Et on continue à faire le tour de l'actualité dans nos régions Autre sujet cette fois on va aller voir nos partenaires de la presse quotidienne régionale on va à Rouen Bonjour Stéphane Cyré merci beaucoup d'être avec nous Stéphane rédacteur en chef adjoint Paris-Normandie et évidemment on va parler avec vous de Sébastien Lecornu élu de votre région Sébastien Lecornu d'abord qui a accordé hier une interview longue interview aux journaux régionaux

57:58
Invité

Oui absolument Sébastien Lecornu a accordé cette interview à la presse quotidienne régionale c'était donc vendredi soir à Matignon donc c'est paru samedi sur les sites internet samedi en fin de journée sur les sites internet de la PQR et dans les éditions de dimanche le choix

58:16
Présentateur

de Sébastien Lecornu d'accorder sa première interview à la presse quotidienne régionale c'est pas tout à fait un hasard Sébastien Lecornu est souvent décrit comme un élu de terrain qui se veut proche des gens proche des territoires donc on voit par là un signe qu'il a voulu envoyer bon au-delà de la forme il y a également Lecornu il a évoqué la suppression des deux jours fériés

58:42
Invité

annoncés par François Bayrou mais il y avait aussi d'autres choses dans cette interview il y avait notamment tout ce qui a trait à la décentralisation à la simplification à la simplification on a l'impression que c'est un refrain qui revient à chaque changement de gouvernement on attend des mesures de simplification je suis pas sûr qu'on les voit toujours mais en tout cas c'est son vœu et en matière de décentralisation c'est important on lui dit qu'il veut engager une nouvelle phase de concertation dès cette semaine sur la décentralisation pour voir ce qui pourrait être simplifié pour sortir un peu de ce feuille administratif dont on parle depuis des années et des années Sébastien Lecornu il faut se souvenir qu'en janvier 2019 c'est lui qui avait été à l'origine du grand débat public post-gilet jaune grand débat public qui avait eu lieu dans son département de l'heure pendant 6 ou 7 heures je ne sais pas si vous vous souvenez de cet épisode avec Emmanuel Macron

59:37
Présentateur

il avait été un peu le monsieur loyal au milieu d'une cent je crois que c'était deux ou trois cents maires

59:45
Invité

de la région qui étaient présents il était apparu là en fait très à son aise voilà et Sébastien Lecornu ça me rappelle un peu ce que dit souvent Jean-Pierre Raffarin quand il parle des élus de province il dit souvent il faut que les élus soient un peu bilingues c'est-à-dire qu'ils aient les codes pour parler dans les allées du pouvoir à Paris et puis qu'ils aient les codes aussi pour parler dans les territoires bon Lecornu il maîtrise ce bilinguisme

1:00:15
Présentateur

Et Stéphane la Normandie c'est bien sûr la terre d'élection du nouveau Premier ministre

1:00:20
Locuteur 6

Oui absolument il a commencé très jeune Sébastien Lecornu en Normandie d'abord dans les pas d'un ancien député Frangilla

1:00:28
Présentateur

et puis ensuite

1:00:29
Locuteur 5

aux côtés

1:00:30
Présentateur

de Bruno Le Maire qui a été député de l'Eure qui a été ministre de l'Agriculture et puis en 2014

1:00:36
Invité

il n'a pas 30 ans en 2014 il prend la mairie de Vernon qui est une grosse ville dans le département de l'Eure c'est la deuxième ville avec 26 000 habitants derrière Évreux l'année suivante il prend le département en 2020 il devient sénateur donc c'est vraiment sa terre d'élection alors tous ces détracteurs qu'on a rencontrés ici avec la réaction de Paris-Normandie nous disent que Sébastien Lecornu il a monté un peu son système Lecornu voilà il apparaît aujourd'hui un peu comme un baron à 39 ans un baron dans l'Eure c'est sûr que celui qui lui a succédé à la mairie de Vernon François Osillot celui qui lui a succédé au département de l'Eure Alexandre Assert sont des purs produits c'est Alexandre Assert qui le dit de l'école Lecornu un peu d'école où on fait la politique

1:01:30
Locuteur 5

à l'ancienne un peu à la Chirac entre guillemets où on tape dans le dos des gens on fait la bise à tout le monde

1:01:36
Invité

les collègues de Paris-Normandie qui le suivent depuis des années à Vernon racontent souvent ça qu'en fait il fait guerre de pas dans Vernon sans s'aimer tout le monde par contre il y a quand même quelque chose c'est sa terre d'élection mais il n'y a pas que de réussite je rappelle quand même que depuis 2022 4 des 5 circonscriptions sont tenues par le Rassemblement National

1:01:57
Présentateur

Merci beaucoup Stéphane merci d'avoir été avec nous la une de Paris-Normandie tout autre sujet ATMO voit son budget fond c'est le département de la Seine-Maritime le seul de votre région à financer l'observatoire de la qualité de l'air depuis sa création qui ne veut plus payer merci beaucoup Stéphane Siré justement merci Stéphane et justement vous parliez de cette interview de Sébastien Lecornu à la presse régionale c'est le thème de notre débat on va revenir sur les premières mesures de Sébastien Lecornu dans quelques secondes avec nos éditorialistes mais d'abord on va voir ce qu'il a dit dans cette interview et les réactions politiques c'est avec Audrey Vettaz il avait promis une rupture avec son prédécesseur et cela commence par l'abandon d'une mesure totem de François Bayrou devant la presse quotidienne régionale Sébastien Lecornu renonce à la suppression de deux jours fériés mais il prévient retirer la suppression des jours fériés exigera de trouver d'autres sources de financement mais ce que nous ferons devra fondamentalement protéger le travail le nouveau premier ministre assure vouloir travailler avec les 210 députés de la droite et du centre avant de discuter avec les oppositions et notamment avec la gauche hors LFI une gauche qui refuse tout entrer au gouvernement mais pose des conditions de négociation

1:03:14
Xavier Iacovelli

il faut un rétablissement des finances publiques sans doute pas avec la même ampleur que ce qu'avait prévu François Bayrou

1:03:19
Locuteur 5

donc pas les 44 milliards de François Bayrou est-ce que c'est les 22 milliards demandés par le PS

1:03:23
Xavier Iacovelli

est-ce que c'est entre les deux ça peut être finalement un peu plus que 22 surtout si on trouve des recettes supplémentaires

1:03:29
Présentateur

évidemment que je vais lui parler de justice sociale quand les 500 plus grosses fortunes de ce pays ont vu leur patrimoine multiplié par 3 depuis 2017 pendant que chaque jour dans ce pays il y avait plus de pauvres et de plus en plus pauvres il sait que ça n'est pas acceptable Justement sur ce point Sébastien Lecornu ne ferme pas la porte à la taxation des plus riches des bougés qui ne convainquent pas le Rassemblement National Nous avons besoin au vu de la situation actuelle d'un retour aux urnes mais c'est vrai que la seule solution pour ça à court terme c'est de dissoudre l'Assemblée Nationale Face à la pression Sébastien Lecornu poursuit ses consultations aujourd'hui il reçoit les organisations patronales et syndicales Et Yves Tréhard nous a rejoint Bonjour Yves

1:04:14
Invité

Bonjour Auriane Bonjour à tous

1:04:15
Présentateur

Directeur adjoint de la rédaction de Figaro vous serez avec nous tous les lundis

1:04:18
Invité

Eh bien écoutez avec grand plaisir On ne change pas

1:04:19
Présentateur

les bonnes habitudes Et Frédéric David Bonjour Frédéric Bonjour Auriane On est également ravis de vous retrouver Vous serez également très régulièrement avec nous pendant cette saison directeur général de l'Institut de sondage IFOP Alors on a vu cette première interview de Sébastien Lecornu et les réactions des oppositions on va y venir Est-ce qu'il a réussi ses premiers pas ses premiers jours à Matignon Sébastien Lecornu

1:04:37
Invité

Vous savez c'est compliqué parce qu'évidemment il montre un visage qui est très différent de ses deux prédécesseurs Ses deux prédécesseurs et notamment François Bayrou avait beaucoup pusé des médias tout de suite et était parti à la conquête je dirais de l'opinion On sent que là c'est différent Sébastien Lecornu il cherche d'abord à parler à ses interlocuteurs politiques, syndicaux aussi à l'opinion donnant quelques signes Il est beaucoup plus discret donc Est-ce que ça sera plus efficace Est-ce que ça sera le moyen de faire travailler ensemble des gens qui ne s'aiment pas beaucoup il faut dire la vérité qui n'ont pas tout à fait les mêmes opinions C'est le but Donc il arrive en plus dans un climat social qui est assez chargé Il y a eu la manifestation le bloquant tout de jeudi dernier Il y a maintenant deux rendez-vous sociaux qui se présentent le 18 et 25 septembre C'est pas C'est pas Je veux dire Il est sur un chemin qui est un chemin étroit On a parlé d'un trou de fourmi Le trou de fourmi il faut qu'il le trouve

1:05:41
Présentateur

Et Frédéric vous avez déjà testé la popularité de Sébastien Lecornu Bon Il part pas de très haut

1:05:47
Locuteur 5

Oui C'est le bar Matifab GDD qui est le plus ancien de la cinquième république On peut le comparer même jusqu'à Michel Debray en 1958 Alors c'est vrai qu'il fait un peu mieux que François Bayrou en janvier 2025 Il a une cote de popularité appréciable 38% mais bien sûr pas d'état de grâce pas d'attente particulière mais je suis frappé de voir et je partage ce que Yves Tréard a dit Il a pas raté ses débuts La PQR c'est un bon point Retirer les deux jours fériés c'est un bon point Parler du sujet qui intéresse le plus les Français avec l'insécurité la santé l'accès aux soins ça ne peut pas ne pas intéresser

1:06:24
Présentateur

C'était son premier déplacement samedi C'était à Mâcon

1:06:26
Locuteur 5

C'est vrai que il est fin politique les Français dans l'enquête qualitative qui suit ce barombatif JDD qui permet de faire parler ce 38% qui ne veut pas dire grand chose trouvent qu'il est expérimenté Il y a l'acte lourd des trois ans passé au ministère des armées une certaine sobriété quelqu'un qui apparaît simple proche d'eux qui incarne une forme de renouvellement mais il y a une sorte de péché originel qui va devoir si je puis dire retourner c'est le proche de Macron c'est Macron-Midas qui transforme en plan si je puis dire tout ce qu'il touche c'est-à-dire que un peu comme le Laurent Fabius de 84 rappelez-vous le titre de Libération François Mitterrand se nomme à l'hôtel à Matignon quand il avait nommé un très très proche il va devoir créer des éléments de distinction parce qu'effectivement l'émetteur Macron est très abîmé chez les Français mais je trouve que

1:07:18
Présentateur

On va juste voir la cote de popularité de Macron vous l'avez testé également

1:07:21
Locuteur 5

19% c'est son moins bon score depuis 2017 depuis son arrivée

1:07:24
Invité

Frédéric David je trouve qu'il y a quelque chose qu'il faut noter je trouve que cette association Macron comment Le Cornu elle est un peu rapide et elle n'est pas très fondée pourquoi ? c'est le discours des Français oui mais il a de quoi le retourner oui mais les Français ne connaissent pas Sébastien Le Cornu et Le Cornu c'est l'anti-Macron justement Le Cornu c'est quoi ?

moi je le connais depuis très longtemps c'est pas un type qui sort d'une grande école il n'a jamais fait l'ENA il n'a jamais fait polytechnique il n'a pas fait HEC il n'a pas fait tout ça contrairement à tous les autres c'est pas un type d'appareil il n'a pas il n'a pas un gros réseau politique si il a un réseau politique justement mais contrairement à c'est pas un type de la haute administration c'est un type qui a commencé comme militant qui est devenu moi je l'ai connu maire de Vernon il avait 27 ans c'est quelqu'un qui va pardonnez-moi l'expression au cul des vaches c'est l'anti-Macron

1:08:26
Présentateur

et c'est un élu local

1:08:27
Invité

ce n'est pas du tout Emmanuel Macron c'est l'anti-Macron et donc c'est pour ça que de l'associer à Macron c'est un peu bizarre et puis il est malin il est malin c'est-à-dire que il est rusé c'est quelqu'un qui flattera facilement celui

1:08:43
Locuteur 5

qui doit lui donner les ordres non mais attendez on est d'accord moi je vous restitue le discours des français mais effectivement à travers ce parcours très original quelqu'un qui était le plus jeune attaché parlementaire de l'Assemblée nationale un élu local qui en 2014 a participé à la vague bleue quelqu'un qui a dit non à François Fillon sa proximité avec Gérald Darmanin et Edouard Philippe il a de quoi effectivement créer des éléments d'adhésion mais aujourd'hui les français beaucoup de français disent Emmanuel Macron n'a pas écouté les résultats du 7 juillet en nommant des gens proches de lui mais effectivement donc ça va être

1:09:17
Présentateur

son premier défi vis-à-vis des français montrer qu'il n'est pas l'homme d'Emmanuel Macron

1:09:21
Locuteur 5

il a un défi il a un défi vis-à-vis des français c'est celui-là et s'inscrire comme un anti-Bayrou il ne faut pas sous-estimer à quel point François Bayrou est sorti sous les huées de l'opinion publique qui n'a pas apprécié son interminable tournée des adieux son sépoukou harakiri politique ce suicide en direct qui était en décalage avec l'intérêt général et ce qu'attendent les français et son deuxième défi il n'est pas par rapport à l'opinion il est par rapport au système parlementaire essayé d'éviter une censure dans quelques semaines et c'est là qu'il y a une ligne de crête extrêmement compliquée sachant qu'il a un seul objectif comme Marine Le Pen lui fera aucun cadeau c'est le PS le PS le PS

1:10:01
Présentateur

et justement on va parler du PS puisque vous le disiez Frédéric l'un des enjeux pour Sébastien Lecornu c'est de trouver un compromis avec le parti socialiste alors on va écouter ce qu'en disait ce matin Olivier Faure le patron du PS il était l'invité de France 2 moi je suis favorable à l'idée qu'effectivement chacun comprenne que dans ce parlement il n'y a pas de majorité absolue ni pour la droite ni pour la gauche et donc ça suppose à un moment ça suppose

1:10:26
Locuteur 5

à un moment

1:10:28
Présentateur

que chacun comprenne que ce ne sera le budget de personne ce sera le budget qui sera discuté au parlement

1:10:34
Locuteur 4

et qui permettra à un moment de trouver ce qui peut permettre de faire accord entre nous si accord il y a

1:10:39
Présentateur

On entend Olivier Faure est-ce que la porte est entre ouverte pour un accord avec les socialistes ?

1:10:47
Invité

Oui oui bien sûr elle est à mon avis elle est entre ouverte mais ils vont quand même se vendre très cher alors il y a une chose qu'il faut faire aussi c'est additionner les voix je parle sous le contrôle de Frédéric Dhabi mais si on additionne toutes les voix du bloc central des LR du PS on arrive à 266

1:11:08
Locuteur 5

on est près de la majorité et bien on n'est pas la majorité on n'y est pas

1:11:12
Invité

ça veut dire que le destin de ce Premier ministre et du gouvernement s'il arrive qu'il va suivre il est entre les mains du Rassemblement National et on connaît la détermination du Rassemblement National et on sait que le Rassemblement National vous avez donné un extrait de Mme Le Pen tout à l'heure veut faire tomber veut retourner aux urnes donc voilà c'est très clair alors une fois qu'il a eu qu'il a consolidé les LR son bloc central et qu'il a réussi à accrocher le PS accrocher pour pas qu'il vote la censure il n'est pas sorti de l'auberge il n'est pas sorti de l'auberge

1:11:46
Présentateur

et hier dans son entretien à la presse régionale il dit pas d'accord avec le Rassemblement National mais on va discuter

1:11:52
Invité

non mais ce qu'il veut ce qu'il essaye de faire ce qu'il va essayer de faire c'est de ne pas fâcher le Rassemblement National comme avait pu le faire François Bayrou alors là je ne sais pas comment il peut s'y prendre parce que ça me paraît très compliqué très très compliqué et il faut qu'il sorte sur le front régalien il faut qu'il sorte des idées à mon avis ou quelques propositions qui seront de nature aussi à consolider l'arrimage des LR

1:12:19
Locuteur 5

Oui mais ce que dit Yves Tréard est très juste on en revient au 7 juillet 2024 au résultat du second tour des élections législatives de cette chambre non pas introuvable parce que c'est un terme historique connoté mais ingouvernable quand on se met loin du rapport de force on a 3 blocs qui sont à peu près équivalents alors c'est vrai vous avez donné cette arithmétique il devra aussi convaincre d'Eliott espérer une censure des députés communistes c'est quand même pas évident pour pouvoir trouver une non-censure une non-censure merci pour essayer de trouver ce trou de souris ce trou de fourmis c'est vrai que l'idée de jouer l'opinion dès le début François Bayrou a été impopulaire l'affaire de Pau Bétarame qui lui a empoisonné ses 9 mois alors il y a eu le vote du budget qui lui a permis de sortir un peu la tête de l'eau c'est vrai que Sébastien Décourt ne peut utiliser la carte de l'opinion publique s'il y arrive si les sondages progressent pour pouvoir jouer l'opinion sur le mode les français veulent de la stabilité les français sont fatigués

1:13:19
Présentateur

qu'est-ce qu'ils attendent aujourd'hui les français est-ce qu'ils souhaitent que maintenant que Sébastien Lecornu est nommé il reste il construise un budget il construise un gouvernement ou est-ce qu'ils se disent non il est trop proche de Macron c'est pas ça

1:13:30
Locuteur 5

c'est la bonne question un ils sont en position d'attentisme il va lui laisser sa chance deux c'est vrai qu'il y a une sorte de fatigue face à cette éclipse du politique face à ce politique qui dysfonctionne qui ne joue plus son rôle l'inaction des précédents gouvernements mais trois on l'a vu dans des enquêtes IFOP pour vos confrères de LCI pour beaucoup de français pour une majorité d'entre eux pour une écrasante majorité de sympathisants LFI et RN pour trancher le nœud gordien de cette crise retournons aux urnes donc il y a cette ligne de crête par rapport auxquelles l'opinion se tient et c'est à Sébastien Lecornu de faire pencher vers l'idée je suis l'homme stable qui va permettre de finir le quinquennat si je puis dire tranquillement parce qu'il y a aussi une autre dimension les français ne veulent pas de présidentielle anticipée ils veulent un vrai débat présidentiel quand bien même je le disais tout à l'heure Emmanuel Macron est très impopulaire

1:14:19
Présentateur

Alors justement vous parlez d'une présidentielle anticipée il y a la question d'une destitution d'Emmanuel Macron qui se pose notamment par une partie de la gauche on va écouter ce qu'en disait hier la secrétaire nationale des écologistes Marine Tondelier invitée du grand jury public sénat Le Figaro Et on va l'écouter dans quelques instants Marine Tondelier la secrétaire nationale des écologistes Yves je vais vous on va en parler Marine Tondelier hier elle disait que si elle elle avait été parlementaire on va l'écouter allez Je ne vous dis pas que cette destitution elle va aboutir demain je vous dis que c'est une possibilité qu'ont les parlementaires de signer une motion de destitution je l'aurais signée parce qu'on ne peut pas se laisser comme ça marcher dessus par un président de la République qui a décidé de n'en faire qu'à sa tête de ne plus écouter ni les parlementaires ni les français Est-ce que c'est un risque pour Emmanuel Macron ?

Est-ce que l'échec de Sébastien Lecornu c'est la fin d'Emmanuel Macron ?

1:15:19
Invité

Non mais attendez il y a deux choses il y a Emmanuel Macron est exposé très exposé effectivement à la pression populaire à la pression de l'opinion publique à la pression générale il est exposé et face à cette pression est-ce qu'il tient est-ce qu'il pourrait éventuellement démissionner ?

ça c'est une chose et puis vous avez une deuxième chose qui est la destitution qui est un acte juridique qui est au titre de l'article 68 de la Constitution si je me souviens bien et bien vous votez une motion de destitution mais la motion de destitution elle correspond à des critères précis il faut qu'il y ait manqué à ses devoirs de Premier ministre de Président de la République et ça c'est assez vaste si vous voulez et sauf à faire en sorte qu'il délivrait des secrets d'État à Vladimir Poutine ou à Donald Trump je ne vois pas très bien comment on pourrait faire aboutir une procédure de destitution et puis si j'ai bien compris il y a aussi une grande majorité de députés dans l'hémicycle qui ne sont pas du tout favorables à voter ce genre de...

Il y en a 104 qui ont signé Oui d'accord mais bon on est loin du compte quand même donc ça c'est une chose après il y a est-ce qu'il pourrait être amené à démissionner bon c'est une question qui se pose effectivement et c'est sûr que si Sébastien Lecornu échoue se posera la question de la dissolution de l'Assemblée nationale ça c'est évident et si le résultat de la dissolution de l'élection législative qui suit c'est d'avoir une chambre qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celle qu'on a aujourd'hui ça posera la question évidemment de sa démission

1:17:04
Présentateur

Que veulent les français là-dessus ?

1:17:05
Locuteur 5

Les français je le disais veulent une vraie présidentielle le drame pour le pays c'est qu'il n'y a pas eu de vraie campagne en 2022 elle a été phagocytée par le Covid parcutée par la guerre en Ukraine il n'y a pas eu de vraie campagne en 2024 parce qu'il y a eu trois semaines de campagne au moment de la dissolution de l'Assemblée nationale spontanément je suis frappé de voir que les français ne demandent pas la démission d'Emmanuel Macron il demandait le départ spontanément de François Bayrou pour toutes les raisons dont on vient de parler mais veulent qu'Emmanuel Macron finisse son mandat il a quand même l'atout international n'oublions pas qu'on est dans un moment où l'opinion publique s'intéresse de plus en plus à ces sujets et l'instabilité qui suivrait une démission une campagne présidentielle anticiper les français n'en veulent pas mais effectivement au-delà de ça on a un président extrêmement abîmé d'ailleurs François Bayrou lui a fait un drôle de cadeau si je puis dire quand on fait parler spontanément les français sur Emmanuel Macron il cite la dette et le premier responsable de la dette de la ruine entre guillemets du pays c'est Emmanuel Macron maintenant Marine Tondelier se met dans la roue de LFI c'est peut-être pas très bien joué à quelques mois des élections municipales où les verts les écologistes ont beaucoup de villes à sauver et pour certaines je pense à Strasbourg c'est extrêmement compliqué

1:18:21
Présentateur

Est-ce qu'il peut quand on entend les oppositions depuis 2-3 jours Yves trouver cet accord de non censure Sébastien Lecornu

1:18:29
Invité

avec avec la gauche

1:18:32
Présentateur

avec éventuellement le RN

1:18:34
Invité

Avec le RN ça me paraît compliqué On va écouter

1:18:37
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy juste avant de vous faire réagir Jean-Philippe Tanguy qui était ce matin on va l'écouter

1:18:46
Locuteur 2

On vous bat Bayrou c'est Lecornu Lecornu c'est Bayrou c'est pareil c'est les mêmes C'est Macron tout ça c'est Macron Vous êtes déjà passé à l'après j'ai écouté Marine Le Pen et Jordan Bardella hier à Bordeaux vous jouez déjà le coup d'après Sébastien Lecornu vous n'avez pas envie de lui parler vous n'avez pas envie de l'aider aujourd'hui c'est pas Lecornu mais je pense que les Français ont compris on voit bien que les critiques se portent beaucoup sur M. Lecornu

1:19:06
Présentateur

nos militants ce week-end d'ailleurs eux-mêmes spontanément appelaient à la démission d'Emmanuel Macron au-delà de la dissolution

1:19:11
Invité

parce qu'en fait tout le monde a compris que M.

Macron est en train de griller certaines personnes qui lui sont proches qui sont sans doute sympathiques pour son propre agenda Oui vous me posiez la question de savoir un accord de non-censure ça me paraît difficile vous voyez avec le Rassemblement National qui me paraît bien mal disposé à accorder cet accord de non-censure cet accord de non-censure on le disait c'est qu'il cherche à l'obtenir de la part des socialistes alors je ne sais pas si ça peut prendre la forme d'un accord écrit très solennel j'en sais rien mais ce qui est sûr c'est qu'il y travaille aujourd'hui je crois que l'énergie de Sébastien Lecornu c'est à la fois de faire en sorte qu'il ne perde pas trop de voix de la droite tout en accédant à certaines demandes de la gauche et c'est là où l'équilibre est précaire quand même c'est très très compliqué parce que si on a bien compris le discours de la droite et d'ailleurs elle a raison de ce point de vue parce qu'elle serait fidèle à son corpus idéologique et des patrons parce que les patrons sont dans la danse maintenant c'est qu'il ne faut pas du tout d'augmentation de la fiscalité or ça passe vraisemblablement par un bouger comme on dit aujourd'hui de ce point de vue pour faire enfin pour essayer de calmer le parti socialiste il est là le problème ça c'est un problème majeur

1:20:39
Présentateur

et d'autant que Sébastien Lecornu arrive à Matignon on vous le disait dans un contexte social compliqué mobilisation syndicale annoncée jeudi mobilisation des agriculteurs vendredi prochain et justement on va écouter les syndicats Sophie Binet la secrétaire générale de la CGT elle était ce matin sur TF1 je vais lui dire que s'il ne veut pas rejoindre le cimetière des premiers ministres qui est déjà bien rempli il faut qu'il pose des actes de rupture immédiat et ça commence par l'abrogation de la réforme des retraites cette blessure démocratique et sociale il faut qu'il enterre le budget Bayrou définitivement il faut qu'il débloque de l'argent pour nos services publics qui n'en peuvent plus il faut qu'il prenne des mesures pour augmenter les salaires et les pensions et puis je vais aussi lui remettre la liste des plans de licenciements nous en sommes à quasiment 450 plans de licenciements en un an c'est une catastrophe je vais lui demander de prendre des mesures immédiates un moratoire sur les licenciements voilà Sébastien Lecornu qui a choisi de recevoir les syndicats avant même de recevoir les oppositions est-ce qu'il peut répondre aux demandes de Sophie Binet et est-ce que c'est ce que les français attendent Frédéric ?

1:21:44
Locuteur 5

Déjà répondre à des licenciements ça montre des connaissances de ce qu'est la réalité sociale du pays ce n'est pas les dirigeants en fait politiques qui mettent en place des plans de sauvegarde de l'emploi ou des plans de licenciement on est en plus dans un moment où l'opinion publique est nettement plus bienveillante vis-à-vis des entreprises que par le passé l'équation qu'on avait vue en 2012 au moment du choc fiscal de François Hollande c'est-à-dire les français qui disaient les entreprises peuvent payer c'est nettement moins le cas maintenant il y a une prise de conscience qu'il ne faut pas toucher à l'appareil de production maintenant Sébastien Lecornu veut montrer qu'il est un homme de dialogue il va recevoir les oppositions il reçoit en parallèle les organisations syndicales dans un contexte effectivement il y avait une enquête IFOP pour l'humanité qu'on a appelée les raisons de la colère il y a quelques jours en prélude de la fête de l'Huma qui montre une opinion publique qui est révoltée plus que résignée une opinion publique qui quand tout le monde nous fait parler de la situation économique et sociale de la France il y a moins de 8% des gens qui la trouvent satisfaisante ou qu'elle susciterait une certaine fierté et effectivement il faut répondre à des inquiétudes et des colères des français sur les services publics notamment la santé et l'éducation sur le travail qui paye mal c'est ça qui a été au cœur qui a été le carburant du mouvement des Gilets jaunes et puis il faut le dire cette fameuse taxe Zuckman l'idée qu'il faut ponctionner taxer les plus hauts patrimoines c'est absolument majoritaire c'est du 90-95% donc ça va au-delà du simple peuple de gauche parce que pour les français il y a l'idée que les efforts sont prêts à être faits mais il faut une réciprocité et il faut une juste répartition c'est ça qui a été le plus fortement critiqué au moment du plan de François Bayrou

1:23:32
Présentateur

et ces mobilisations sociales c'est une épine de plus dans le pied de Sébastien Lecornu

1:23:37
Invité

oui c'est pas inattendu ça passe souvent par là il y a une pression alors la mobilisation sociale telle qu'elle se présente le 18 septembre elle est je dirais qu'elle est assez classique et peut-être qu'elle est moins à redouter pour un gouvernement qu'une mobilisation comme celle du 10 septembre on ne sait jamais trop d'où ça sort qui est derrière alors là on le sait un peu mieux parce qu'on sait que c'était quand même beaucoup la gauche radicale qui était à la manœuvre et qui avait essayé de fédérer le mouvement mais vous voyez des mouvements comme ça qui sortent de la société civile type gilet jaune on ne sait jamais jusqu'où ça va on ne connait pas les revendications exactes c'est assez diffus et ça c'est pour un pouvoir à mon avis pour des autorités c'est assez dangereux en revanche une mobilisation syndicale comme celle de jeudi prochain ou celle des agriculteurs la semaine suivante bon c'est assez cadré comme vous savez à peu près à quoi vous en tenez

1:24:41
Présentateur

mais est-ce que le fait qu'ils reçoivent d'abord les organisations syndicales ça ça marque déjà une rupture puisqu'il a employé mais oui

1:24:46
Invité

bien sûr ça ben oui parce que ce sont eux qui sont au coeur de la vie sociale de la vie économique qui sont proches des français précisément donc il y a aussi et il en est conscient le premier ministre c'est le dossier central là-dessus c'est aussi les retraites et donc les retraites vous avez vu le discours n'a pas beaucoup évolué pour ceux qui sont hostiles à cette réforme

1:25:14
Présentateur

oui et puis lui dans la presse régionale dit je ne vais pas rouvrir le conclave et qu'on se modeau c'est un sujet de la présidentielle

1:25:20
Invité

oui mais ça sera il va sans doute aborder le dialogue social de façon différente justement

1:25:24
Présentateur

la réforme des retraites c'est attendu

1:25:26
Locuteur 5

ça reste un point de fixation majeur dans le catifop humanité on a de mémoire 62% des français qui souhaitent qu'on abandonne la retraite à 64 ans c'est un sujet aussi qui va être discuté lors de la prochaine élection présidentielle mais il faut comprendre l'opinion publique par rapport au sujet des retraites il y a une logique d'air des d'air qui agace prodigieusement les français à chaque réforme on leur dit c'est la dernière réforme pour sauver le système et puis ils entendent que certains parlent de la retraite à 65 ans à 67 ans qu'il faut encore refinancer le système des retraites ça crée une vraie frustration dans un contexte là aussi c'était une erreur de François Bayrou les français soutiennent massivement les retraités ils ne font pas une distinction retraité soi-disant riche retraité modeste puisque la retraite c'est aussi dans leur imaginaire un nouveau cap une nouvelle vie dont ils voudraient peut-être un jour bénéficier

1:26:19
Présentateur

merci à tous les deux et désormais on va terminer cette émission par l'histoire du jour et l'histoire du jour elle nous emmène à Wattrelo c'est à côté de Roubaix Frédéric Yves est-ce que vous savez ce que sont les berloufs

1:26:31
Locuteur 5

non

1:26:31
Présentateur

alors ça signifie guenille, chiffon en jeti et par extension ce sont des petites poupées en chiffon qui sont jetées dans la foule c'est une véritable tradition dans le nord et une semaine après la braderie de Lille et bien c'était hier qu'avait lieu l'édition des berloufs le matin c'est un très grand vide grenier avec 2300 stands et puis l'après-midi comme vous le voyez sur cette une de Nord-Éclair il y a un lancé de poupées et ils sont nombreux à lutter pour les récupérer cette fête elle attire près d'un demi-million de personnes et pas seulement des chiens il y a des gens qui viennent de Perpignan pour récupérer les berloufs c'est donc je vous le disais une véritable tradition comme le lancé de Haran à Dunkerque la ville voisine on va dire que les poupées c'est moins salissant et moins odorant merci beaucoup merci d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis pour cette première émission de la saison on se retrouve évidemment avec grand plaisir demain très bonne journée sur Public Sénat Trouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat