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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 28 janvier 2025 24 min

Laurent Duplomb sur l’agriculture : "La gauche ne cesse d’apporter des contraintes supplémentaires"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Laurent Duplomb on va regarder pour commencer les une de la presse régionale on en a sélectionné trois d'abord la une du républicain Laurin musée le prix de la préservation Emmanuel Macron est au Louvre aujourd'hui au chevet du Louvre le Louvre qui tire la sonnette d'alarme contre la véuseté de ses bâtiments ailleurs en France d'autres musées publics souffrent de problèmes d'entretien la deuxième une c'est celle du Courrier Picard la Picardie va perdre 88 postes de prof le recteur justifie les suppressions principalement dans le secondaire par la démographie la région qui va perdre 4100 élèves et puis la dernière une c'est la vôre la Une de l'éveil de la Haute Loire Paul Marcon 30 ans après l'auvernia qui a remporté hier le bocus d'or véritable Gio de la gastronomie 30 ans après son père c'est la 9e fois que la France est sacrée lors de ce prestigieux concours culinaire quelle une choisissez-vous oh avec un peu de chauvinisme l'éveille l'éveille de la Haute Loire c'est la fierté on imagine alors cette une elle me dit deux choses parce qu'en fait il y a deux deux éléments deux informations qui sentre choc d'un côté bien sûr euh ce que Paul marcan est arrivé à faire après son père d'ailleurs euh est fabuleux dans le sens où ça démontre la passion d'un métier la passion l' envie euh de d'aller au bout de ses limites euh parce que ça ça demande sûrement des milliers d'heures de travail une précision dans le geste phénoménal une connaissance de tous les éléments pour être sûr que la totalité de la recette soit simplement au top moi je j'adore ça je trouve que notre pays a parfois trop de mal à mettre en avant que le travail peut apporter du bonheur que la passion elle permet de vivre une vie exaltante c'est ce que je vis moi avec l'agriculture et et ma et mon mon implication en tant que sénateur et je me dis bah chapeau à l'artiste et en plus de ça ça donne aussi une transmission entre le père et le fils et euh un investissement à à saint-bonet le frroid qui est exceptionnel on est dans un dans un dans une commune qui a moins de 200 habitants et qui a plus de 10 restaurants ou 12 restaurants dans la rue principale avec une foire celle des champignons pour tous ceux qui connaissent pas je les invite à venir qui est purement épousstouflante et puis une deuxème information qui est un peu un peu à l'inverse c'est euh Marie agèz petit la première présidente du département de la Haute Loire qui est une femme que j'apprécie beaucoup avec laquelle j'ai des relations particulière de liens d'amitié et et des liens politiques parce que en politique on peut aussi avoir de l'amitié et de la fidélité et Marie agè fait un travail exceptionnel sur ce département de la hauteloire et elle connaît une période de difficulté énorme parce que ce que nous faisons aujourd'hui aux collectivités locales et en particulier au département n'est tout juste que pas normal et donc euh bravo à Marie agèz pour ce qu'elle fait et je lui souhaite beaucoup beaucoup de courage dans cette mission voilà c'est la le le la tout en haut au-dessus de Paul Marcon le département qui court après les économies justement on va parler des économies puisque on l'a vu dans le dans le journal François baayrou qui a fait hier de nouvelles concessions euh il a affirmé que les 4000 postes d'enseignants ne seraient pas supprimés que les 7h de travail non rémunéré voté par le Sénat ne serait pas inscrite euh dans le budget est-ce que le gouvernement a raison de faire autant de concessions pour éviter la censure je sais pas dire si le gouvernement a raison parce que on est toujours comment dire percuté par deux façons de voir les choses la première c'est que on pourra pas dans ce pays continuer de faire des déficits à Bisso si on s'achemine vers un déficit de plus de 5,4 % parce qu'à force de jours qui passe on risque d'être sur plus de 5,4 voir peut-être reconnaître la même chose que nous avons connu en 2024 c'est-à-dire un déficit au-delà de 6 % non c'est c'est plus possible c'est plus possible nous emprintons plus cher que la Grèce nous nous retrouvons avec un poids de la dette qui devient juste quelque chose qui est très difficile à gérer avec un niveau d'intérêt de cette dette qui va devenir le premier poste budgétaire de la France non on peut pas continuer comme ça et pourtant d'un autre côté la France ne peut pas ne pas avoir de budget parce que pas de budget ça veut dire pour moi sur mes territoires des communes qui savent pas si elles investissent si elles investissent pas parce que pas de subvention de l'État pas de dtrr par exemple des Collectiv des collectivités qui se trouvent un peu dans le blocage et pareil sur d'autres sujets les éepades qui ont d'énormes difficultés à financer la totalité de leur budget et qui ne voient pas arriver une une loi qui permettrait de corriger certains écarts et donc tout ça c'est c'est c'est difficile à juger après d'une façon purement personnelle c'est vrai que quand on ne fait pas les 4000 restructurations de postees c'est autant école qu'on ne ferme de classes qu'on ne ferme pas en hauteloire donc c'est c'est plutôt bien mais d'un autre côté est-ce qu'on devrait pas se poser la question avec 12 1lion 1,2 millions de personnes qui travaillent dans l'éducation nationale 800000 concernant l'enseignement 400000 concernant l'encadrement est-ce qu'on pourrait pas faire quelque chose sur cet encadrement de façon à baisser les effectifs français autre sujet on va parler de l'agriculture dans quelques instants mais comme vous avez voté le texte cette nuit le Sénat entame rapidement cet après-midi l'examen du texte contre le narcotrafique hier Gérald Harman il a adressé au procureur une circulaire pour une politique pénale plus ferme il C notamment la lutte contre les organisations criminelles il y avait pas assez de fermeté jusque-là oh je pense qu'il y avait pas asszette fermeté je pense qu'on avait pas spécialement vu la réalité de la façon dont le dont le narcotrafic avait tissé sa toile et là encore c'est un rapport sénatorial qui a démontré la la puissance de ce système euh Étienne Blin a fait un rapport sur le narcotrafic qui démontre moi quand je lis certaines conclusions qui démontre des choses dont je ne me figurais même pas quand vous pensez que le narcotrafic peut payer des formations à des jeunes pour devenir agent pénitentiers pour être sûr de pouvoir les suivre par la suite et qu'il soi entre guillemets plus favorable à ce qu'ils vont demander si un jour ils vont en prison je pensais pas que ça puisse exister alors je suis peut-être un peu naïf en fait la réalité de ce narcotrafic aujourd'hui elle est en train d'infiltrer la totalité de la société parce que des territoires comme les miens qui étaient jusqu'à aujourd'hui plutôt protégés de tout cela bien on voit petit à petit la montée on le voit au pu envelet on le voit dans certaines communes et aujourd'hui la ruralité n'échappe pas à ce à ce vice et donc bien sûr qu'il va falloir traiter le sujet de façon la plus importante possible on va parler de votre texte la loi qui vise à lever les contraintes du métier d'agriculteur elle a été voté cette nuit au Sénat à un mois du Salon de l'Agriculture et alors que la crise agricole couvre toujours on va voir les principaux tempsfor de cette séance avec audre [Musique] vetaz bonjour Audrey bonjour bonjour monsieur bonjour madame et Audrey le Sénat qui a donc examiné et voté la proposition de loi qui a pour objectif de lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur audre les chiffres de l'agriculture française ils sont éloquents elle décroche oui sur 100 millions d'agriculteurs au sortir de la Seconde Guerre mondiale on en compte actuellement à peine 500000 dans notre pays en 20 ans la France est aussi passée du 2e rang d'exportateurs mondial au 6e rang les agriculteurs vont mal ils l'ont fait savoir avec des mouvements d'ampleur en début et en fin d'année dernière alors les agriculteurs du Sénat montoreno vous-même avec votre collègue Franck ménombille accompagné aussi de Pierre cupers rapporteur de la commission des finances pour alléger les lourdeurs administrative la surtransposition et les excès de normes votre texte a donné lieu hier àprès de 10h de débat parfois ouleux entre la gauche et la droite de l'hémicycle car si vous êtes d'accord sur le constat vous n'êtes pas sur la méthode à employer notamment sur la réautorisation de l'usage d'un pesticide de la famille des néonicotinoïdes l'acétamipride elle est pas facile le matin à 7h30 le produit est interdit en France depuis 2018 avec une exception pour la betterave mais autorisé dans l'Union européenne jusqu'en 2033 vous avez plaidé hier pour une réautorisation en France notamment pour les filières de la pomme de la noisette ou de la cerise on écoute les explications de votre collègue Franck Monville les alternatives aujourd'hui on aimerait les avoir elles n'existe pas où elles existent avec des baisses de rendement importantes et qui se trouent donc dans une situation pas supportable pour les les producteurs donc il faut le dire aujourd'hui les solutions qui qui sont présentes qui existent ne sont pas matures économiquement pour nos filières l'objectif c'est d'éviter notamment la concurrence déloyale avec nos voisins eururopéens qui eux peuvent utiliser ce produit mais la gauche dénonce une fuite en avant écoutez en proposant de simplifier les normes en matière de pesticides cette proposition de loi met directement en danger la santé des paysans combien de temps encore allons-nous rendre les paysans malades de leur travail réintroduire les produits phyau mettent également en jeu la santé des consom via l'alimentation à des fins de rentabilité économique nous serions prêts à mettre en danger nos concitoyens la mesure a fait l'objet d'un compromis hier avec le gouvernement comme sur beaucoup d'autres points du texte d'ailleurs la ministre a donné son accord pour une réautorisation exceptionnelle et limitée dans le temps écoutez je prends acte que vous proposez dorénavant uniquement d'autoriser par voie de dérogation l'utilisation de l'acétamipride donc de substance qui d'une substance qui reste approuvé au niveau européen par les procédures également prévues au niveau européen j'en rappelle les principales donc une dérogation qui peut-être accordé aux conditions suivantes limité dans le temps d'une substance active approuvée dans l'Union européenne pour des productions pour lesquelles il n'existe pas d'Alternativ ou si celles-ci sont insuffisante question très simple vous êtes satisfait ce matin oui je suis satisfait ben on peut pas avoir fait le travail que j'ai fait méticuleux depuis 7 ans depuis 7 ans que je suis au Sénat pour démontrer que avec une multitude d'interdits une multitude de contraintes supplémentaires une multitude de surtransposition il suffit de d'écouter le Premier ministre dans son discours de politique générale il a dit la moyenne du poids desénormes en Europe c'est l'équivalent de 0,5 % du PIB annuel de l'Europe en Espagne c'est 0,3 % du PIB en Allemagne c'est 0,17 % du PIB en France il dit c'est 4 % du PIB 110 milliards d'euros c'est insupportable il l'a dit c'est insupportable et donc en fait la réalité de ce que nous vivons c'est que nous avons une naïité coupable qui consiste à interdire à mener les productions dans le mur dans le corner complet avec des productions qui sont en train de s'éteindre en France la moutarde par exemple la graine de moutarde la cerise et qui risque de d'aller encore plus loin par exemple sur la noisette vous l'avez dit la pomme la poire et ainsi de suite pour finalement être comme je le dis dans cette naïveté coupable qui consiste à faire rentrer des produits qui viendront compenser ceux que nous ne produirons pas qui viendront de pays de pays qui sont nos voisins parce qu'ils ne se sont pas tirés les mêmes balles dans le pied parce qu'ils se sont laissés des moyen de production l'acétamipride n'est pas considéré par l'EFSA et d'ailleurs aussi par l'an français comme un produit toxique elle le dit dans plusieurs analyses elle ne dit pas non plus que c'est un produit qui tue les abeilles puisque l'acéamipride a le label abeille et que le label abeille est un label qui est le plus difficile à avoir pour ce qu'on appelle les pesticides donc en fait on a voulu faire de la politique avec cette interdiction de la politique à mon sens démag alors que la réalité scientifique nous aurait largement laissé la possibilité de continuer son utilisation on pouvait l'encadrer dès 2018 on nétait pas obligé de l'interdire seulement je pense que c'est tout à fait la réalité de ce que nous vivons aujourd'hui une gauche des interdits qui ne cesse d'apporter de contraintes supplémentaires à toute activité économique et autrees et une droite aujourd'hui qui parce qu'on est revenu qu'on le veut ou non dans ce vrai cvage droite gauche une droite qui dit stop parce que ce que nous sommes en train de faire c'est tout simplement conduire notre pays et l'agriculture à voir disparaître des filières entières et le paysage entier de ce que l'agriculture française été capable de produire on l'a entendu hier la gauche a eu des mots très forts contre vous qui être agriculteur elle dit que vous empoisonnez les agriculteurs à des fins économiques ouis alors d'abord premièrement je voudrais dire une chose qui n'est pas qui est factuelle c'est que en moyenne en France les agriculteurs vivent 3 années de plus que la moyenne des Français déjà je ne ni pas que certains agriculteurs peuvent avoir des maladies des cancers liés à leur profession et AINS de suite mais dire aujourd'hui que parce que nous réintroduisons une molécule qui est autorisée dans tous les pays européens ça voudrait dire que tous les gouvernements autres que la France partout en Europe sont de dangereux gouvernements qui mettent à Profi l'utilisation d'une molécule pour tuer les paysans ça tient pas de bout ça tient pas de bout donc pour vous c'est pas un recul environnemental alors mais qu'est-ce que ça veut dire un recul environnemental est-ce que est-ce que c'est un est-ce que c'est un progrès environnemental que de ne plus produire chez nous et de faire parcourir des centaines ou des milliers de kilomètres à un produit pour finir par le manger chez nous où on parle de santé humaine en fermant les yeux sur le fait que ces produits non seulement utilisent et contiennent des molécules que nous avons interdit et que nous pourrionsinttroduire comme cellees-ci voir plus parce que quand les cerises françaises ne sont plus produites en les cerises françaises ne sont plus produites en France vous savez où elles sont produits les les cerises que nous mangeons en très grosse partie en Turquie on n'est pas en Europe et en Turquie on a quoi on a une autorisation totale sur quasiment tous les produits regardez le sucre quand nous achetons du sucre ukrainien 1 million de tonnes les Ukrainiens utilisent les cinq familles de néonicotinoïdes ils sont pas en train de se dire ah benah l'Europe a interdit quatre familles comme nous on le fait et à France on en a interdit cinq les ukraines utilise la totalité du panel des néonicotinoïdes et on nous dit que c'est mieux de faire consommer cela à à à nos ressortissant plutôt que de se poser la vraie question de savoir qu'est-ce qu'on doit interdire et qu'est-ce qu'on doit réautoriser le texte propose aussi des assouplissements sur la construction de bâtiments d'élevage et de mégabassine oui pour l'instant quand un agriculteur veut construire ou étendre ses bâtiments il doit tenir des réunions publiques pour tenir le voisinage informé avec ce texte elles deviennent facultative et enfin sur la question des retenus d'eau les fameuses mégabacine la proposition de loi consacre leur caractère d'intérêt général majeur quand il visent spécifiquement à répondre à un enjeu de stress hydrique pour l'agriculture et qu'ils ont été décidés localement dans un cadre concerté c'est un bon compromis ça peut permettre d'apaiser les tensions on a vu qu'il y avait des des tensions assez virulentes sur place sur les questions des des mégabassines alors déjà le problème c'est la sémantique une retenue collinéaire n'est pas une mégabassine il faut arrêter avec ça moi je suis propr d'une retenue culinéaire qui fait 40000 M C c'est pas une mégabassine le 17 octobre la Loire qui est un fleuve de mon département avait un débit de 2000 m³ secondes 2000 m³ secondes on peut faire un calcul très rapide 40000 m³ stocké dans ma retenue collinéire par le fait de pouvoir collecter l'eau qui vient des des collines avoisinantes ou du moins des pentes avoisinantes parce que c'est même pas des collines c'est des pentes avoisinantes elles se seraiit rempli en 20 secondes en 20 secondes donc à un moment donné là aussi ayons un peu d'objectivité on on ne parle pas dans ce texte là que des ce que vous appelez les mégabassin on parle de toutes les retenues collinires qui peuvent être faites par un agriculteur pour stocker de l'eau pour permettre l'irrigation l'été et donc oui je pense que ce texte est une avancée vous savez comment vous pouvez expliquer un agriculteur comme je l'ai dit hier dans l'hémicycle qui travaille beaucoup qui investit beaucoup et pour lequel vous allez lui demander de sauter sans un parcours du combattant qui devient de plus en plus important et de plus en plus dur puisque l'ouverture de ces deux débats à l'entrée et à la fin de l'enquête publique fait que vous vous vous instrumentalisez son projet c'est-à-dire qu'avec ces débats même si le premier débat peut se passer correctement le deuxième débat à la fin de l'enquête publique vous aurez toutes les associations environnementalistes et autres qui auront fait bouger toutes les lignes et qui auront poussé les gens à finir par penser que cette construction va leur être défavorable et donc viendront à un deuxième débat devant vous pour vous dire qu'ils ne veulent pas votre projet bien je peux vous dire qu'avec ce système là parce que les agriculteurs ne veulent pas se fâcher avec leur avec leur voisinage pour lesquel pour la plupart ils s'entendent très bien et bien ils ne veulent pas faire ces débats et bien ils abandonnent le projet un dernier mot peut-être un dernier mot sur la question des revenus des agriculteurs parce que ça aussi c'était un gros point dans les manifestations qu'on a connu l'an dernier ça va venir plus tard ça va venir dans le projet de loi d'orientation agricole il y a plusieurs lois nous ce qu'on a voulu faire sur la proposition de loi sur les contraintes avec Franck menanville c'était de boucher les trous qui manquaient dans la raquette concernant euh concernant la ploa la la le projet de loi que nous allons le projet de loi d'orientation agricole que nous allons étudier à partir de mardi prochain avait fait fi de tous ces problèmeslà volontairement je pense à l'époque donc il fallait corriger et boucher les trous nous l'avons fait donc nous allons maintenant étudier la plois qui va apporter des éléments supplémentaires sur les logiques sur l'article 1 sur les grands principes qui pourront s'inscrire et qui nous permettront je l'espère d'arrêter de faire ces ces erreurs-l et d'être obligé de les corriger et puis viendra après les modifications sûrement de la loi igalim qui peuvent permettre peut-être d'améliorer encore un peu plus le revenu parce que il faut être honnête sur la loi égalim il y a des choses qui ont été votées qui ont sérieusement amélioré les relations entre les agriculteurs les fabricants et les et les et les les les revendeurs merci audreé à tout à l'heure à tout à l'heure on parlera de la côte de popularité du Premier ministre c'est à suivre on continue en attendant à parler agriculture on va chez vous au puis envelet en Haute Loire on retrouve Stéphan Longin bonjour merci beaucoup d'être avec ns rédacteur en chef des radios RCF en oververne on va continuer à parler de ce sujet agriculture puisque ça mobilise dans votre département oui leurendup PL bonjour vous avez sans doute vu que le syndicat des apicultures de hautloire appelé à une mobilisation et notamment à murer votre permanence samedi prochain vous parliez du label euh abeille de ces pesticides que vous aquz à l'instant c'est quoi il ne maîtrise pas leur sujet je me permettrai pas de dire cela mais ce qui esttre sûr c'est que je pense plutôt maîtriser le mien et donc à un moment donné sur c'est ce qui est ce qui est dit aujourd'hui vis-à-vis des apiculteurs je pense que c'est pas objectif le premier comme je l'ai dit l'acetapride a été validé par par l'fsa partout en Europe et toutes les analyses qui ont été menées par l'un aurait dû conduire à sa réautorisation ou du moins à sa non interdiction le deuxième élément c'est que l'acéamipride bénéficie du label abeille qui est un des labels les plus difficiles à avoir concernant les pollinisateur et le troisème élément et que tout le monde oublie ou du moins personne ne met en évidence c'est que depuis 2021 il y a un arrêté qui a été l'arrêté pollinisateur d'ailleurs qui a été pris pour interdire toute pulvérisation de produits phytosanitaires durant la floraison est-ce que objectivement on peut se dire qu'un agriculteur qui va accepter de mettre des ruches dans son verger pour favoriser la pollinisation et avoir le plus de fruits sur son verger va lui-même parce que tellement amateur ou tellement passionné d'utiliser des produits phytosanitaires va pulvériser lorsque les abeilles sont dans son verger non non il faut arrêter avec cette caricature c'est pas du tout comme ça invit leup PL à un peu plus de de dialogue est-ce que avant cette mobilisation et ce mur de la honte qu'ils annoncent vouloir monter vous les inviter à à la discussion bon écoutez ils m'ont pas demandé un dialogue avant de menacer de venir faire un mur de ruche devant ma permanence euh je les laisse me dire ce qu'ils ont envie de me dire dans les conditions où ça reste le respect de la personne et le respect des biens Stéphane on va terminer sur un autre sujet vous voulez interpenier Laurent Duplon sur la question du zan z0ro artificialisation net et sur les propositions de Lauren voquer exactement Lauren voqué qui sur notre trentaine ce weekend proposait notamment de de pourquoi pas acheter des des droits anes des droits à construire un petit peu plus sur les sur le territoire et sur l'auverne ronalpe euh dans d'autres territoires que est-ce que c'est une bonne idée là aussi on sait que concrètement ça peut être une pression supplémentaire sur les agriculteurs pour l'accès au terrain alors le zéro artificial est à plusieurs problèmes et je crois en plus pour avoir écouté son interview Laurent vquier a dit il faut revenir sur cette loi parce que d'abord comme il l'a toujours dit et que je partage puisque je disais exactement la même chose elle est ruralicide elle est ruralicide pour une bonne raison c'est que si nous laissons la loi s'effectuer comme elle est prévue de s'effectuer aujourd'hui nous aurons des achats de de de bien construits dans les villages qui seront démolis et renaturés pour emmener pour exporter ce droit pour construire ailleurs donc et c'est d'ailleurs une forme de proposition qu'il fait puisque il dit acheter du quota ailleurs c'est exactement ça mais la réalité c'est que je pense comme il le dit il faut d'abord revenir sur la loi nous ne pouvons pas continuer sur une loi qui est en train de démontrer que nous allons plus quasiment pouvoir construire dans les territoires comme les nôtres j'étais au vux d' Saint-Jo la surface constructible 10 saintjau est passé de 40 hectares à quelque chose qui est de moins de 10 hectares est-ce que franchement on peut continuer de penser que dans un département qui a le moins consommé de terrain pour la construction puisqu'on est le département en France qui avons le moins consommé pourquoi on ne peut pas avoir une possibilité de territorialiser cette loi plutôt que de l'appliquer de façon totalement jacobine et de faire qu'aujourd'hui sur le département de l'loire on aurait les mêmes contraintes que dans département qui se sont beaucoup beaucoup qui ont beaucoup utilisé les terrains pour construire merci beaucoup laurend et merci Stéphan long d'avoir été avec nous rédacteur en chef des radios RCF en auver merci Laurent Duplomb pour cette demiheure on va évidemment continuer à parler de ces sujets du budget tout de suite avec le ministre mar [Musique]