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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 2 décembre 2025 22 min

Budget de la Sécu : droite et gauche peuvent-elles trouver un accord ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les socialistes ont une nouvelle fois rencontré le Premier ministre hier pour tenter d'avancer vers un accord sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale qui arrive en seconde lecture à l'Assemblée. Le gouvernement espère encore voir les députés voter son texte comportant notamment la suspension de la réforme des retraites. C'est une exigence du PS pour ne pas censurer le gouvernement.

Mais le projet de loi comporte aussi des dispositions d'économie que la gauche ne veut pas voter. Nous avons fait le tour d'orison ligne par ligne avec le gouvernement. Nous pouvons dire que nous progressons, que nous sommes dans une approche qui peut permettre d'aboutir à à un compromis.

Nous n'en sommes pas encore là. Un compromis qui doit se construire aussi avec les autres forces politiques, notamment les partis de l'ex bloc central, mais peut-être également les communistes ou les verts. Les verts qui seront d'ailleurs reçus aujourd'hui à Matignon.

Sébastien Lecornus se veut plutôt alarmiste pronostiquant l'aggravation du déficit si un accord n'est pas trouvé. Moi, je suis pas là pour rassurer les gens. Les parlementaires, ils ont du pouvoir.

Ils sont là pour rassurer les Français sur le fait qu'il y aura bien un budget pour la sécurité sociale dans les temps. 23 milliards d'euros de déficit de la sécurité sociale et s'il y a pas de PFSS, ça sera 30 milliards. Donc moi, je suis pas un papa qui est là pour rassurer ou inquiéter les gens.

C'est juste qu'à un moment donné, chacun doit faire son job. Le vote solennel sur le PLFS aura lieu mardi prochain. D'ici là, le gouvernement doit encore convaincre les socialistes que voter ce projet de loi de finance de la sécurité sociale ne signifie pas approuver le gouvernement.

Val et on va en débattre avec vous. Bonjour Dominique Sasson. Merci d'être avec nous.

Sénatrice à l'air des Alpes Maritime, président de la commission des affaires économiques au Sénat. Bonjour Dian Brossard, merci d'être avec nous. Sénateur de Paris.

Porte-parole du Parti communiste. Il est possible ce compromis. il a porté de main.

Ah bon ? En tout cas, si la copie finale du projet de loi de finance de la sécurité sociale ressemble à celle qui a été adoptée par le Sénat, je doute que les communistes puissent la valider parce que c'est une version qui est tellement injuste qu'elle confine à l'indessence. Quand vous avez mis bout à bout le gel des prestations sociales, c'est-à-dire leur désindexation, le gel des pensions de retraite au-delà de 1400 €, la taxation des mutuels, les apprentis qui sont mis à contribution puisqu'ils étaient jusqu'à présent exonérés de de versement de cotisation sociale.

Quand vous mettez bout à bout tout ça, c'est une véritable punition qui va s'imposer au plus fragile, au plus modeste et il est bien évident que nous ne pouvons pas valider une copie pareille et qu'il n'en est pas question pour nous. C'est une punition. Est-ce que la copie du Sénatelle elle empêche possiblement le compromis de En tout cas au Sénat, la majorité sénatoriale au moment du vote du PLFS a souhaité prendre des mesures de responsabilité et c'est vrai que la première des mesures sur laquelle nous n'avons pas souhaité nous renier, c'est de rétablir la réforme des retraites.

Et là-dessus, pour nous chose qui ne peut pas faire l'objet d'un compromis puisque ça fait des années que nous disons que c'est simplement arithmétique. Plus la France vieillit plus longtemps, plus on doit travailler plus longtemps et à un moment donné, la France sera obligée d'augmenter l'âge de départ à la retraite parce qu'on voit aujourd'hui que la France met une part importante de son PIB plus que des autres pays européens dans la retraite. Donc pour nous, c'est simplement dire la vérité aux Français et faire en sorte que on ne fasse pas peser sur les générations futures une dette qui pourrait être colossale après.

Mais ça veut dire quoi ? Que la gauche a m en disant qu'il y a une autre solution que d'augmenter l'âge de tes pas. Alors là-dessus, il y a toujours eu un clivage entre la droite et la gauche.

On le conteste pas, mais euh c'est factuel, c'est arithmétique. Quand la France vieillit plus longtemps et en bonne santé, nous serons amenés à travailler plus longtemps. Après, il y a d'autres mesures que nous nous qualifions de mesures de responsabilité qui ne sont pas partagées bien évidemment par la gauche, mais le principal irritant pour nous était bien la suspension de la réforme des retraites.

À partir de ce moment-là, maintenant la balle est dans le camp de l'Assemblée nationale puisque la deuxième lecture s'ouvre cet après-midi. On verra ce que feront les députés et quel sera le texte qui sortira de l'Assemblée nationale avant qu'il ne revienne ici au Sénat. Mais il y a fort à parier que de notre côté, on déposera a priori une question préalable.

Donc vous l'examinerez pas. on l'examinera pas et pour que ça retourne le plus vite à l'Assemblée nationale pour qu'on perde aussi le moins de temps possible si compromis est possible d'y arriver à travers ce qu' Donc vous avez exprimé votre opposition à cette suspension mais vous vous laisserez passer mais en tout cas de fait on laissera voir ce que le gouvernement avec les députés décidera de faire mais j'ai cru comprendre que le PS a déjà obtenu énormément de choses de la part du gouvernement sauf que je crois que le PS n'en a jamais assez et que même s'il a obtenu les principales mesures qui peuvent emporter un vote de compromis et bien il va continuer à faire monter certainement les enchères. Ilan Bressard d'abord peut-être sur la suspension de la rée de retraite en tout cas je relève quand même une forme de de contradiction parce que longtemps la droite nous a expliquer qu'il fallait accepter cette réforme des retraites qu'il fallait accepter de travailler plus tard pour pouvoir toucher sa retraite afin de protéger les les retraités et afin d'éviter qu'on ait une baisse des pensions de retraite.

Alors là, c'est la double peine puisque non seulement vous rétablissez la réforme des retraites mais en plus de cela, vous gelez les pensions de retraite au-delà de 1400 €. Ah pour tout le monde excusez-moi de vous direz prê les plus modestes et pour les bénéficiaires des prestations sociales avec la vous l'admettrez avec moi quand on est retraité et qu'on touche 1400 1500 1600 € de pension on peut pas dire qu'on soit particulièrement fortuné et et et on peut même dire qu'on est au bord de de difficultés trouver des économies mais une fois de plus et là on est dans un vrai débat droite gauche et moi je l'assume parfaitement est-ce que la responsabilité c'est de demander à des gens qui touchent 1500 1600 € par mois de voir leur pouvoir d'achat baisser. Moi je pense par exemple qu'il y a d'autres sujets qui devraient être mis sur la table. par exemple les 80 milliards d'euros d'exonération de cotisation sociale sans contrepartie au profit des entreprises.

Tout ça, ce chiffre, il est le fruit d'un travail d'une commission d'enquête sénatoriale sur les aides publiques aux entreprises. 211 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises dont 80 milliards d'euros sous forme d'exonération de cotisation sociale. Si on souhaite poser la question de la responsabilité, il faut poser toutes les questions, tout regarder.

Et de mon point de vue, il n'est pas juste de demander systématiquement des efforts aux plus modestes, aux petites classes moyennes, à ceux qui ont déjà du mal à boucler leur fin de mois. Mais ayons ce débat, nous l'avons d'ailleurs d'ors et déjà en séance et on verra bien à quoi ressemble la copie finale. Oui, j'entends bien.

La gauche met toujours en avant bien évidemment qu'il faut faire une réforme de la fiscalité, du patrimoine, taxer les plus aisés. Personnellement, je l'ai déjà dit ici sur votre plateau, je suis pas opposé. Nous nous voulons lutter contre l'optimisation fiscale.

Par contre, nous ne voulons pas d'une fiscalité de rendement. Et je crois que dans les le budget et dans les discussions qui ont eu lieu là depuis jeudi dernier sur le projet de loi de finance, bah nous avons montré aussi à travers par exemple la contribution des hauts patrimoines que ce que nous voulions c'était taxer euh tout ce qui était improductif mais par contre ne pas taxer l'investissement qui contribue à la croissance, ne pas taxer aussi des ménages qui se retrouvent imposables parce que il y a eu une flambée des prix de l'immobilier Et ce que nous reprochons aussi, c'est que finalement on taxe indistinctement l'immobilier qui est productif comme les terres agricoles, comme les biens mais à la location et que parfois on épargne trop effectivement certaines fiscalités de patrimoine comme ça peut être le cas pour des livrés pour des épargnes ou encore pour des liquidités qui elles sont inactives. qu'on montre aussi mais d'une façon raisonnable que l'on est aussi donc bien évidemment volontaire pour arriver à une grande équité entre l'ensemble des Français.

Ce que je vois quand même c'est que par exemple dans le cadre des débats sur le projet de loi de finance supprimé la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises. Celles qui ont Mais c'est une contribution exceptionnelle. Mais oui mais celles qui ont un chiffre d'affaires supérieur à 1 milliard d'euros.

Comment est-ce qu'on peut d'un côté demander des efforts supplémentaires à des retraités qui ont 1500 € de pension et dans le même temps exonérer d'efforts, d'efforts supplémentaires, des entreprises qui font 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires. Je pense quand même que les Français qui regardent ça, qui ont des difficultés à boucler leur fin de mois, ils se disent quand même que s'il y a des gens qui doivent faire des efforts, c'est pas d'abord ceux qui aujourd'hui se serrent la ceinture et ont déjà des difficultés. Mais bon, en tout cas, c'est le débat qu'on a et je suis persuadé qu'il va se poursuivre dans les jours qui vient.

On a supprimé la surtaxe sur les sociétés et la contribution parce qu'elle était exceptionnelle. Quand elle a été votée l'année dernière, c'était pour l'année 2025. Donc à partir du moment où c'est exceptionnel, on n pas considéré qu'il fallait la reconduire pour 2026.

Mais voilà, donc ce sont des des des positions qui font que nous ce qu'on veut c'est d'abord et avant tout alléger la fiscalité, c'est protéger l'investissement, c'est orienter prioritairement l'épargne vers l'économie réelle, mais c'est effectivement concentrer les efforts sur tout ce qui touche à du patrimoine ou à de l'imm ou à quelque chose qui est improductif. Et là, effectivement, on peut considérer que c'est taxé. Mais on en revient toujours au même sujet.

On augmente les taxes, on augmente les prélèvements, on augmente les impôts, mais on ne fait jamais des coupes importantes dans la dépense publique, des coupes importantes dans la dépense de l'État. Et ça effectivement nous pour nous c'est notre priorité. Oui, mais la question n'est pas de savoir de mon point de vue si on augmente les taxes ou si on augmente les impôts.

Vous passez mais vous passez votre temps à augmenter les taxes. En l'occurrence quand vous mettez en place une taxe sur les mutuels, c'est vous qui taxez les petits gens. quand euh on on va assister au doublement au doublement des franchises médicales par décret.

Oui, mais de fait de fait ça pèse d'abord et avant tout sur les plus modestes qui auront du mal à faire face à ces dépenses supplémentaires. Donc la question n'est pas de savoir si on taxe plus, si on impose plus. La question est sur qui porte l'effort fiscal quand on met bout à bout les mesures que vous avez adopté.

De fait, l'effort fiscal va peser davantage sur les petits et sur les classes moyennes. Moi, je pense au contraire que dans un pays où les inégalités n'ont jamais été aussi élevé depuis 30 ans, ce sont les dernières statistiques de l'INC, si on veut remettre de la justice sociale, il faut d'abord aller chercher du côté des des ménages les plus fortunés. Et je pense que ce serait parfaitement légitime et que les Français seraient favorables à une telle politique et qu'ils ne peuvent pas supporter qu'on leur demande toujours de faire des sacrifices supérim.

Oui, vous savez très bien aussi que les Français ne supportent plus les hausses d'impôts de prélèvement obligatoire. On est aujourd'hui l'un des pays qui a le plus fort taux de prélèvements obligatoires et ça aussi on en vient aujourd'hui à des situations qui sont où on a un refus par rapport à à l'impôt. Or l'impôt à la base permet effectivement d'arriver à un équilibre dans une société à pouvoir faire en sorte que chacun prenne sa part.

Mais quand c'est devenu à des niveaux tellement importants, et bien nous nous pensons que d'abord la priorité c'est de réaliser des économies et je pense qu'il y a de quoi faire. Vous parliez de la commission d'enquête sur les aides publiques, je peux vous parler de la commission d'enquête sur les organismes d'État, les agences et sur lequel là véritablement je pense qu'il y a des économies drastiques à pouvoir accomplir. Bien sûr, ça ne peut pas être fait tout de suite mais il faut enclencher le processus d'ors et déjà.

Est-ce que les économies faut aussi les faire sur le nombre de fonctionnaires ? Est-ce qu'il faut diminuer le nombre de fonctionnaires ? Oui, nous nous disons que il faut donc ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite, sauf pour les fonctionnaires qui interviennent sur tous les postes régaliens.

Voilà, c'est aussi une des un de nos positionnements qui n'est pas nouveau, qui fait partie des valeurs que nous défendons. Et effectivement aujourd'hui, on voit combien il y a de fonctionnaires qui sont plus des fonctionnaires qui sont dans des bureaux. Ça veut pas dire que mais si ils viennent à partir à la retraite, ne pas les remplacer.

Par contre, effectivement, sur tous les postes régaliens, que ce soit d'abord et avant tout la police, que ce soit bien sûr la justice, que ce soit la question donc de tout ce qui touche à la fonction régalienne de l'État, là nous ne sommes pas bien évidemment pour une diminution du poste de fonctionnaire. Mais là aussi, je pense qu'il y a des économies importantes à faire. Il y a des économies à faire selon le fonctionnair, je n'y crois pas. et et le constat que je fais et je pense que beaucoup de Français peuvent le faire, c'est qu'à chaque fois qu'on nous a dit on va supprimer des postes de fonctionnaires mais ça n'aura pas de conséquence sur la qualité du service public, ça n'est pas ce qui s'est vérifié.

Le dernier président de la République qui s'était fixé comme objectif de diminuer drastiquement le nombre de fonctionnaires, c'était Nicolas Sarkozi. Ça s'est traduit par 13500 postes de policiers en moins. Et de fait ça s'est traduit par une dégradation de la qualité du service public.

De la même manière dans l'enseignement or policier à chaque fois on dit ça. Vous trouverez jamais de responsable politique qui va vous dire ouvertement on va supprimer des postes à l'hôpital, on va supprimer des postes à l'école, on va supprimer des postes de policier. Mais à la fin, ça se traduit toujours de cette manière-là.

La preuve lorsque Nicolas Sarkozy qui pourtant n'était pas le dernier à porter les questions de sécurité à diminuer le nombre de de de fonctionnaires. De fait, ça s'est traduit par une diminution drastique du nombre de policiers et y compris de policiers sur le terrain. Donc je pense que non, une fois de plus, on en revient au cœur de la question qui nous occupe.

Quelle société voulons-nous ? Est-ce que nous voulons protéger notre modèle social ? Est-ce que nous voulons préserver un niveau de service public élevé ?

Si on répond oui à ces deux questions là, à ce moment-là, il faut se poser la question du partage des richesses et donc inévitablement de l'effort fiscal à assumer pour assurer cet état cet état social. C'est le débat qui nous occupe et c'est bien légitime qu'on puisse en débattre. Et c'est ce que vous dites mais pas évidemment avec le même point de vue Dominique Estasson, c'est que il faut faire des économies pour protéger notre modèle social.

Oui, bien évidemment, mais je pense que pour protéger notre modèle social, il faut enclencher des réformes structurelles et aujourd'hui ces réformes structurelles ne sont pas là. Elles ne sont pas euh même pas le début du commencement d'une réforme structurelle, c'est-à-dire euh quel est le cap que l'on veut donner euh à la question de l'hôpital, c'est-à-dire la question du grand âge qui est une véritable question et qui nécessite une réforme structurelle. Et bien tout ça c'est important et c'est à partir de ces réformes structurelles que l'on pourra économiser encore mais que l'on pourra aussi rendre notre modèle social à l'équilibre ou en tout cas tendre vers l'équilibre et c'est ce que nous recherchons.

En tout cas, c'est important de de l'avir en ligne de mire. La la loi spéciale est donc l'absence de budget est-elle une solution ? C'est la question que je vais vous poser.

On va d'abord voir ce qu'on dit le premier ministre Sébastien Lecornus hier. Celles et ceux qui disent en revanche que l'absence de budget n'a pas d'impact mente et d'ailleurs on l'a bien vu cette année tous c et ceux qui disaient mais c'est pas grave les mêmes parfois posaient des questions au gouvernement 3 ou 4 mois plus tard en disant mais comment ça se fait qu'il y a pas de commande ? Bon bah là ce que je veux c'est que la transparence et la responsabilité soit faite en disant on a le droit dans cette démocratie de ne pas voter le budget.

Pas de mandat impératif. On n pas le droit de dire que ça n'a pas de conséquence. On n pas le droit de mentir.

Ça aura des conséquences s'il y a pas de compromis trouvé d'ici d'ici enfin fin décembre. Oui mais un budget qui serait adopté et qui serait mauvais et qui imposerait des punitions supplémentaires aux Français, ça n'est pas une solution non plus. Vous me demandez si la loi spéciale est une solution.

C'est pas une solution, c'est une possibilité dans la dans la gamme d'hypothèses dont le gouvernement dispose pour faire adopter un budget. Marc Fenot qui était à votre place il y a quelques minutes, le le président du groupe Modem, il dit "Mais pourquoi est-ce qui est pas un PLF, un budget qui n'est pas votable en décembre, il serait votable en janvier ?" Une bonne question.

En tout cas, ce qui est sûr, c'est la question n'est pas de savoir si la France sera dotée d'un budget ou pas. Il y a moyen d'avoir un budget pour le pays. La question est de savoir si c'est un bon ou un mauvais budget.

Et c'est tout le débat que nous avons en ce moment, le rôle des parlementaires et évidemment des parlementaires communistes, c'est de faire en sorte que ce soit un budget qui épargne les classes populaires et les classes moyennes et qui ne leur demande pas des forces supplémentaires dans une période où on a déjà beaucoup d'injustice et beaucoup de Français qui ont des difficultés. Dominique, est-ce que la priorité est d'avoir un budget quitte à ce que ce soit un mauvais budget ? Alors d'abord, je pense que la loi spéciale n'est pas une solution.

On l'a expérimenté si je dirais l'année dernière et on a vu que ça d'abord coûtait beaucoup plus cher à l'État. plus de 10 milliards d'euros et puis la loi spéciale, elle gèerait bon nombre d'investissements euh dans bien évidemment la question de la la police, mais ne serait-ce que à quelques mois et bien ça gèle aussi des crédits pour l'organisation par exemple des élections municipales. Alors je pense que la priorité est effectivement que la France est un budget avant le 31 décembre.

Ce budget vraisemblablement, il ne satisfa. Il faut Mais ça veut dire pour vous, vous êtes prêt à faire des compromis sur ce que vous avez voté, ce que vous êtes en train de voter en ce moment au Sénat. Il y a des choses sur lesquelles vous êtes prêt à revenir.

Dans le cadre du PLF, nous portons la discussion budgétaire, nous disons où se trouvent nos priorités. Nous faisons voter un certain nombre de mesures puisque nous avons la majorité ici au Sénat et puis ensuite il y aura une commission mixte paritaire et je pense aussi que chacun peut faire preuve de responsabilité à ce moment-là y compris les républicains. Y compris les républicains peut-être.

Je pense que sur le PLFSS, il y avait ce principal irritant qui était la suspension de la réforme des retraites sur lequel nous ne voulions pas céder. Je vous ai expliqué les raisons pour laquelles sur le PLF, s'il y a des voix de passage, je pense que nous essaierons de les trouver mais en restant raisonnable et à condition que tout le monde fasse un pas l'un vers l'autre, même si un budget de compromis ne sera pas un budget qui sera satisfaisant, mais qui permettra en tout cas de donner à la France une stabilité législative, une stabilité politique dont nous avons quand même grandement besoin au vu de l'année 2026 qui s'ouvre et du compte Contexte aussi géopolitique, ne l'oublions pas. Ouais.

Sébastien Lecnu qui a répété hier qu'il n'utiliserait pas le 493, c'est au parlementaires de trouver un compromis. C'était une demande de la gauche. Est-ce que là, en vous rendant compte de la manière dont se passe les débats, vous vous dites, c'était peut-être une erreur de dire non à ce 493.

Bon, non, enfin ce qui me paraîtrait absurde, c'est de réclamer le 493 après l'avoir dénoncé pendant des années. Nous, nous avons toujours dit que dégainer le 493 était une forme de déni. Je me vois mal aujourd'hui.

Regter l'absence de 493, ce serait parfaitement incohérent. J'essaie d'être cohérent et donc non, je pense que c'est plutôt une bonne chose en disant l'interview de Boris Vall dimanche que lui il semble un peu ouvrir la porte. Mais il ne vous a pas échappé que je ne suis pas le porte-parole du Parti socialiste.

Et donc vous êtes pas du tout sur la même ligne. 49 4 je je j'ai entendu Patrick Caner dire plutôt qu'il était pas favorable au 493 non plus. Je suis pas sans porte-parole non plus, mais enfin en tout cas je pense que quand on est de gauche et qu'on a réclamé que le débat parlementaire puisse être ouvert, quand par ailleurs on a dénoncé l'usage du 493 sur la réforme des retraites, on serait quand même mal placé pour aujourd'hui regretter l'absence de 493.

Vous Dominique ? Non, moi je pense que Sébastien le Cornu a fait une erreur en abandonnant le 493. Maintenant, effectivement, je vois mal comment il pourrait revenir sur ce qu'il a euh promis dégainer euh pour que la gauche puisse être plus consensuelle, plus conciliante avec lui.

Alors, il lui reste les ordonnances mais il dit qu'il ne s'en servira pas. Euh la loi spéciale. Donc, on voit bien que voilà, il y a un trou de souris et que tout le monde va essayer, en tout cas le plus grand nombre vont essayer de trouver cette voie de passage pour adopter ce budget.

S'il y a pas de compromis, est-ce que vous redoutez de le payer au municipal ? On est à 4 mois maintenant de l'élection. Écoutez, moi je pense que c'est ça serait effectivement dommageable parce que je pense que ça nationaliserait les scrutins municipaux et aujourd'hui les municipales restent avant tout des enjeux qui sont des enjeux locaux et donc bien évidemment qu'il y a toujours des répercussions ou des conséquences d'une politique nationale ou d'une situation nationale par rapport à des élections et des élections municipales.

Et là, ça les politiserait encore plus fortement et je crois que aujourd'hui dans nos territoires, on a besoin de pouvoir débattre, de pouvoir échanger sur ce qui fait la vie, le quotidien des personnes qui sont directement concernées par l'élection municipale dans la ville dans laquelle il se situe. La gauche peut le payer au municipal. Perez quoi ? le fait que on a un gouvernement de droite qui met en place des politiques injustes.

Non non, je pense que les Français ont très bien compris qui les gouverne. Ils savent qui est aujourd'hui aux manettes du pays et qui conduit au fait que on ait des injustices qui s'accumulent les unes sur les autres. Je pense que à l'occasion des élections municipales, il faudra se doter demain d'équipes solides qui permettent de de prendre le contrepied des politiques qui sont menées à l'échelle nationale.

Ce qui est mené à l'échelle nationale, c'est toujours des sacrifices supplémentaires pour les petits. Ce dont on a besoin à l'échelle locale, c'est de service public, c'est de politique de de solidarité qui nous permettent de nous défendre, d'avoir des équipes municipales qui nous défendent. C'est ça le sujet des élections municipales.

Donc bien sûr des projets locaux mais personne ne peut nier qu' a un contexte national qui est celui qu'on connaît et qui est marqué par des difficultés supplémentaires pour les plus fragiles. Merci à tous les deux pour ce débat. Merci l'examen du budget qui se poursuit euh au Sénat encore toute la semaine et puis l'Assemblée nationale qui elle réexamine à partir d'aujourd'hui le budget de la sécurité sociale.

On suivra bien évidemment tout ça. On va terminer par l'histoire du jour. C'est une note plus légère he vous allez voir on va pas du tout parler de budget.

Est-ce que vous reconnaissez cette musique de Estroisson ? Bien sûr. Chantal Goya.

Pandy Panda. Et alors ? Pandy Panda est de retour sur scène.

Rappelle des faits. En juin, son costume a été volé à Chantal Goya, son costume de panda. Par conséquent, elle chantait plus cette chanson sur scène et pourtant elle avait pu compter sur la générosité de Julien Doré qui lui avait prêté son costume de panda.

En tout cas, qui voulait le faire. Chantal Goya, elle a refusé. Visiblement, les costumes de panda, ça s'échange pas.

Elle a refusé l'offre. Alors la bonne nouvelle c'est que donc la costumière qui a fabriqué le fameux costume en 1984, Mariefance Larouille l'a reconctionné et donc Pandy Panda est de retour sur scène et on va tous avoir cette chanson dans la tête toute la journée. Ne me remerciez pas, c'est cadeau.

Merci [rires] à tous de nous avoir suivi. Très bonne journée. À demain. [musique]