"Black Friday", proposition de loi "Sécurité globale"... Le "8h30 franceinfo" de Clémentine Autain
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:01OuverteRéponse directe
Le Premier ministre a précisé hier la stratégie vaccinale, on va y revenir, il a d'abord expliqué à quoi allait ressembler Noël, ça sera pas plus de 6 adultes à table, c'est bien ça ?
- 0:15RelanceRéponse directe
C'est une référence, une recommandation ou une obligation ?
- 1:20FerméeRéponse directe
Quand on dit adulte, c'est 18 ans ?
- 1:45FerméeRéponse directe
Les premiers vaccins seront délivrés après les fêtes, c'est bien un million de doses pour les EHPAD ?
- 2:31RelanceRéponse partielle
Pourquoi ne pas vacciner plus de personnes dès maintenant comme d'autres pays ?
- 4:39OuverteRéponse partielle
La France est-elle plus prudente que ses voisins ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15PrésentateurFait
« On n'aura pas d'amende si on est 10 à table par exemple. »
- 1:52InvitéChiffre
« Hier, le Premier ministre a détaillé le calendrier, les populations cibles d'abord un million de vaccinés dans les EHPAD et les personnels à risque des EHPAD. »
- 2:25InvitéFait
« Le Président avait évoqué le manque de recul. »
- 3:01PrésentateurFait
« Parce que vous savez que quand le virus rentre dans un EHPAD, ça peut être malheureusement un carnage. »
- 4:53PrésentateurFait
« C'est d'ailleurs la France qui s'est battue pour ça, le Président de la République, pour éviter qu'en Europe, on se retrouve dans une situation du premier arrivé, premier servi. »
- 5:09PrésentateurChiffre
« La France recevra 15% des doses parce que c'est ce que nous représentons dans la population européenne. »
- 6:10PrésentateurFait
« Ce qui est certain, c'est qu'on va devoir continuer à vivre avec ce virus pendant un certain temps. »
- 9:38PrésentateurFait
« Le 15 décembre. »
- 9:44PrésentateurChiffre
« Si on arrive aux objectifs qui ont été fixés par le président de la République et le Premier ministre, c'est-à-dire 5000 contaminations par jour sur 7 jours, en moyenne 12 000 hier, par exemple. »
- 10:00PrésentateurFait
« À ce moment-là, le 15 décembre, on sort du confinement et on bascule dans un couvre-feu. »
- 11:51PrésentateurFait
« Mais dans sa rapidité, dans son ampleur, dans son caractère fulgurant, elle a surpris tous les pays d'Europe. »
- 12:41InvitéChiffre
« Le tracé, ça fonctionne un peu mieux avec les 10 millions de téléchargements de l'application Stop Anti-Covid. »
- 14:21PrésentateurPromesse
« Le gouvernement va se faire vacciner. »
- 15:46PrésentateurFait
« Ce sera du tirage au sort. »
- 19:36PrésentateurFait
« Moi, je suis porte-parole du gouvernement et j'échange beaucoup avec les journalistes, avec vous. »
- 20:11PrésentateurFait
« J'entends ce qui est dit. J'entends les inquiétudes, les interrogations qui sont formulées par des journalistes. »
- 21:59PrésentateurFait
« Il y a eu une étude d'opinion, un sondage hier qui était intéressant sur ce sujet-là aussi. »
- 23:22PrésentateurPromesse
« Réformer l'IGPN, c'est aussi quelque chose qui fait partie des priorités. »
- 23:54PrésentateurFait
« Il a lui-même reconnu devant les parlementaires que certaines sanctions qui étaient prononcées n'étaient pas toujours appliquées. »
- 25:00PrésentateurFait
« Toutes les décisions qui ont un impact sur la liberté des Français, les textes de loi, les décrets, sont examinés par le Conseil des ministres. »
Temps de parole
- Présentateur63 %
- Présentateur 214 %
- Invité12 %
- Invité 28 %
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Bonjour Gabriel Attal, le Premier ministre a précisé hier la stratégie vaccinale, on va y revenir, il a d'abord expliqué à quoi allait ressembler Noël, ça sera pas plus de 6 adultes à table, c'est bien ça ? C'est une référence, c'est une recommandation, une référence vers laquelle il faut tendre, d'ailleurs qui n'est pas nouvelle puisque ça fait maintenant plusieurs mois, à l'époque où il n'y avait pas encore le couvre-feu, la fermeture des restaurants, qu'on recommandait très fortement d'avoir des repas à 6. Donc on n'aura pas d'amende si on est 10 à table par exemple.
On est conscient que Noël c'est pas un dîner comme un autre, qu'il y a des familles recomposées, que voilà c'est pas évident et on va pas interdire à quelqu'un de venir dîner parce qu'on est 7 au lieu de 6, c'est une évidence. Mais c'est vrai que depuis quelques jours, quelques semaines, moi-même j'avais des questions de personnes qui me disaient mais c'est quoi pour vous la référence, c'est quoi la recommandation pour le dîner ? Donc c'est important de donner cette information. Maintenant évidemment les français sont adultes, je pense qu'ils ont bien compris maintenant la manière de se protéger du virus, la manière d'être responsable.
Et c'est notamment avoir une attention toute particulière en direction des personnes vulnérables et notamment les personnes âgées. Je pense que c'est vraiment à elles qu'il faut faire attention à l'occasion de ces... On a mis pas non plus dans la cuisine mais à distance quand même, on fait attention, on ouvre les fenêtres, on met le masque au maximum. On peut même passer un bon moment en famille.
Une petite question triviale, quand on dit adulte, c'est 18 ans, hier des gens se posaient la question comme le masque c'était à partir de 11 ans, en disant est-ce que mes ados, je peux considérer qu'ils font partie d'adulte ou pas ?
Oui, je considère qu'adulte c'est 18 ans, je vous avoue que j'ai pas entendu d'arbitrage gouvernemental sur ce sujet-là et donc je prends le risque de vous répondre spontanément, oui je pense. Mais encore une fois, c'est une recommandation. Une recommandation parce qu'il faut rappeler que c'est bien de pas être trop trop nombreux. Naïla à la trousse.
Au moment des fêtes, sans doute juste après, ou peut-être au pied du sapin, seront délivrés les premiers vaccins. Hier, le Premier ministre a détaillé le calendrier, les populations cibles d'abord un million de vaccinés dans les EHPAD et les personnels à risque des EHPAD. C'est bien cela, le premier échantillon c'est un million ?
C'est ça, c'est la première phase qui va démarrer dès lors qu'on aura les autorisations des autorités sanitaires indépendantes européennes et françaises. Et dans la foulée, on s'est organisé, c'est ce qui a été présenté hier, on s'est organisé pour être en mesure de commencer la distribution des vaccins dès lors que les autorisations seront données.
On commence sur un petit échantillon par principe de précaution. Le Président avait évoqué le manque de recul. D'autres pays font le choix de vacciner tout de suite plus de personnes.
On fait le choix de suivre les recommandations des autorités de santé indépendantes. La question de savoir qui vous devez vacciner en premier et comment, ce n'est pas un arbitrage politique, c'est un arbitrage scientifique. On a une autorité de santé avec des scientifiques, des chercheurs de très grande qualité qui ont travaillé, qui ont réfléchi, qui ont regardé les premières informations dont on dispose sur les propriétés du vaccin. Et ce qu'ils disent, c'est qu'en priorité, il faut vacciner ceux qui sont les plus à risque de faire des formes graves et de décéder du coronavirus. Et c'est évidemment les personnes âgées dans les EHPAD.
Parce que vous savez que quand le virus rentre dans un EHPAD, ça peut être malheureusement un carnage. Mais on ne peut pas aller plus vite qu'un million de personnes sur un mois, puis 14 millions à partir de février et jusqu'à la fin du printemps. C'est bien ça la deuxième phase ? La deuxième phase va commencer au mois de février avec des personnes à risque, des personnes âgées qui ne sont pas en EHPAD et qui vont, via leur médecin traitant notamment, se faire vacciner. Et puis à partir du printemps, effectivement, une phase grand public où progressivement, le reste de la population pourra être vaccinée.
Je n'ai pas l'impression, mais les stratégies vont être présentées dans chacun des pays européens, qu'on est particulièrement en retard par rapport aux autres. Je crois qu'on avance en même temps, d'abord parce qu'on dispose... L'Angleterre est très en avance puisqu'elle va commencer à vacciner dès la semaine prochaine, dit-elle. Alors là-dessus, pour le coup, il y a une vraie différence. C'est qu'il y a un pays, en l'occurrence la Grande-Bretagne, qui a décidé d'avoir une procédure accélérée de validation, y compris scientifique, de son vaccin. Et nous, s'il y a un point sur lequel on a toujours été très clair, c'est qu'on ne mégottera pas avec la sécurité sanitaire des Français.
Quand on met en place un produit de santé, un vaccin en l'occurrence, on considère, et c'est à mon sens ce qu'attendent les Français, qu'il faut respecter toutes les formalités, toutes les procédures de validation scientifique pour mettre sur le marché, entre guillemets, un vaccin efficace et sûr pour les Français. Il y a quand même une différence, pardon Naïla, mais entre les différents pays. L'Autriche veut vacciner la moitié de sa population avant l'été. L'Allemagne considère comme prioritaire des salariés, y compris dans les secteurs, des fonctionnaires, y compris dans des secteurs comme la police ou l'éducation nationale.
Ce qui n'est pas le cas en France, ce ne sera pas en tout cas les personnes prioritaires. Ce ne sera pas la première phase, mais ils arrivent assez vite. On a le sentiment en tout cas que le gouvernement français est plus prudent et prend plus de temps pour vacciner la population. Alors d'abord, vous savez, sur le nombre de doses et le nombre de vaccins, on a grosso modo tous à peu près les mêmes, puisque c'est une répartition européenne. C'est d'ailleurs la France qui s'est battue pour ça, le Président de la République, pour éviter qu'en Europe, on se retrouve dans une situation du premier arrivé, premier servi, où on se bat entre pays européens pour avoir le plus de vaccins.
On s'est battu et on a obtenu qu'il y ait une commande européenne avec un mécanisme de répartition européen. Ça veut dire que chaque pays européen reçoit un nombre de doses qui est proportionnel à sa population. La France recevra 15% des doses parce que c'est ce que nous représentons dans la population européenne. Donc il n'y en a pas qui auront plus de vaccins que d'autres plus vite, etc. On ne pourra pas aller plus vite quoi qu'il arrive, parce qu'il n'y aura pas assez de vaccins pour vacciner plus. La question, c'est les publics prioritaires, les publics cibles. Et là, on fait confiance à la Haute Autorité de Santé française qui a remis ces recommandations.
Vous évoquiez les doutes, le manque de recul sur ce vaccin. Hier, Alain Fischer, l'épidémiologiste, monsieur vaccin du gouvernement, s'en est fait l'écho, justement. Pour l'instant, nous ne disposons que de communiqués de presse de la part des industriels. Nous attendons avec impatience, et en tant que scientifique, j'attends avec impatience des publications scientifiques. Par définition, le recul à ce jour sur l'évaluation de la sécurité et l'efficacité de ces vaccins ne dépasse pas deux à trois mois. Donc c'est encore bref, même si c'est très significatif.
Troisièmement, les données ne sont pas encore complètes non plus pour savoir jusqu'à quel point ces vaccins sont efficaces chez les personnes les plus à risque, donc les personnes âgées. Si on comprend bien, Gabriel Attal, les vaccins, ce n'est pas forcément la lumière au bout du tunnel à ce stade.
Ce qui est certain, c'est qu'on va devoir continuer à vivre avec ce virus pendant un certain temps. Les vaccins vont arriver progressivement, sur plusieurs mois, et c'est sur plusieurs mois qu'on pourra vacciner une partie importante de la population. Et évidemment, dans l'intervalle, ça peut repartir à tout moment. C'est un message que je veux passer, y compris...
Ça peut repartir à tout moment ?
Mais évidemment, si on baisse la garde, si on ne fait plus attention, l'épidémie peut repartir. On voit des pays au niveau international qui en sont déjà à leur troisième vague. Et on voit des pays où on avait le sentiment, et d'ailleurs, quand j'étais interrogé sur des matinales, les journalistes me disaient, regardez, ils en sont sortis, où finalement ça repart, notamment en Asie. Je pense à la Corée du Sud, je pense au Japon. Donc l'épidémie, elle est toujours là. Il ne faut pas baisser la garde. On a mis en place un assouplissement du confinement avec des règles qui restent importantes. Je rappelle qu'on est toujours en confinement, jusqu'au 15 décembre.
Si la situation continue à s'améliorer, ensuite on passera à un couvre-feu. On procède par étapes précisément pour prévenir ce risque de troisième vague. Mais au-delà des étapes et des restrictions, c'est à chacune et chacun d'entre nous de rester sur nos gardes. On aura des masques jusqu'à quand dans votre esprit ? Est-ce qu'on partira sur la plage avec son masque cet été ? Très dur à dire. Moi, j'écoute ce que disent les scientifiques. Et je crois qu'hier, d'ailleurs, à la conférence de presse, c'est une question qui a été posée. Le ministre de la Santé lui-même a dit que pendant un certain temps, on va devoir continuer à vivre avec un masque. Combien de temps ?
Je ne suis pas capable de vous dire. Je pense qu'on partage tous ici le souhait que ça soit le moins long possible.
Il faut que le virus disparaisse totalement. Est-ce qu'il y a dans l'idée que si un certain pourcentage de la population est vaccinée, peut-être les gestes barrières pourront être relâchés, notamment le masque ?
En attendant, moi, je ne veux pas du tout donner le sentiment qu'aujourd'hui, parce qu'on a un début de vaccin qui commence à arriver, on peut relâcher les gestes barrières et on peut relâcher notre vigilance. Au contraire. C'est le message que j'ai voulu vous faire passer à l'instant. Il faut rester sur nos gardes et rester vigilants, puisqu'on n'en a pas fini avec ce virus. Gare à la troisième vague et on va voir avec vous comment on peut faire pour l'éviter, Gabriel Attal. D'abord, un coup d'œil sur le fil info à 9h moins 20 avec Diane Ferschit.
La vaccination contre le Covid-19, elle sera gratuite pour tout le monde. La France disposera de 200 millions de doses. Il y aura trois phases la première dès janvier avec la vaccination des personnes âgées en établissement. Avant cela, pour les fêtes de fin d'année, le gouvernement recommande de ne pas être poulu de 6 à table, sans compter les enfants. En hommage à Valéry Giscard d'Estaing, Emmanuel Macron annonce une journée de deuil nationale. Mercredi prochain, l'ex-chef de l'État sera enterré dans l'intimité familiale samedi. Emmanuel Macron qui entend s'adresser à la jeunesse avec une interview aux médias en ligne brute cet après-midi. Face à lui notamment, le journaliste Rémi Buisin.
Cette interview, notre communauté d'internautes y sera totalement associée, précise-t-il sur France Info. La France n'exclut pas d'opposer son veto à un mauvais accord sur l'après-Brexit. C'est ce que déclare ce matin le secrétaire d'État aux affaires européennes. Alors que les négociations se poursuivent, la rupture définitive entre Britanniques et Européens aura lieu le 31 décembre. Un prix plafond pour les trajets en TGV. La SNCF étudie la question selon les informations de France Info. Le prix d'un billet ne pourra pas dépasser un certain montant, même s'il est réservé au dernier moment. France Info
Le 8.30 France Info, Néhile à la trousse, Laurin Sénéchal. Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, invité de France Info ce matin. On parlait de cette possible troisième vague. En tout cas, c'est quelque chose qui vous inquiète au sein du gouvernement. Parlons déjà du déconfinement parce qu'on n'y est pas encore sorti. L'attestation, c'est toujours notre quotidien. Quand est-ce qu'on va pouvoir s'en passer ? C'est bien le 15 décembre, cette date, elle est maintenue ? Le 15 décembre. Si on arrive aux objectifs qui ont été fixés par le président de la République et le Premier ministre, c'est-à-dire 5000 contaminations par jour sur 7 jours, en moyenne 12 000 hier, par exemple.
Et un nombre de personnes en réanimation autour de 2500-3000 personnes, à ce moment-là, le 15 décembre, on sort du confinement et on bascule dans un couvre-feu. Ça veut dire qu'il n'y aura plus d'attestation à remplir en journée. En revanche, pour sortir le soir entre 21h et 6h du matin, il faudra remplir une attestation, comme ça avait été le cas au moment du couvre-feu avant le confinement. Sauf le 24 décembre et le 31 janvier, où là, en raison des fêtes, il n'y aura pas de couvre-feu ces soirs-là. Naïla Latrousse.
Et on vous entend dire, ce n'est pas automatique. Ça veut dire que si au 15 décembre, on est au-dessus des 5000 contaminations par jour, il n'y aura pas de nouvel allègement.
Là-dessus, il n'y a absolument rien de nouveau. Le président de la République a été très clair quand il a expliqué les trois étapes. L'objectif, c'est de donner de la visibilité. Mais en même temps, ça n'est pas de prendre le risque que l'épidémie puisse repartir. Et donc, sur chacune des étapes, on a cité celle du 15 décembre, il y en a une autre le 20 janvier, où là, on espère pouvoir assouplir encore plus avec la réouverture des restaurants, avec le début des retours dans les universités, avec le retour complet dans les lycées. Il faudra tenir nos objectifs en termes de contamination.
Il y aura des patrouilles le soir de la Saint-Sylvestre pour vérifier qu'il n'y a pas de fête clandestine ?
Vous savez, le soir de la Saint-Sylvestre, il n'y a pas de couvre-feu. Donc, vous avez la possibilité de sortir et d'aller dans les familles. On a le droit de se réunir à 200 dans un... Évidemment, je pense que chacun est conscient que les grandes fêtes massives de Saint-Sylvestre, cette année, ne sont pas très recommandées, pas du tout recommandées, d'ailleurs. Évidemment, on peut se retrouver en famille, on peut se retrouver entre amis pour un moment comme celui-là. Mais faire une grande soirée, ça ne me semble pas être... C'est des choses qu'on a déjà entendues, ça. Tout faire pour éviter la troisième vague. Avant, il fallait tout faire pour éviter la deuxième vague.
Qu'est-ce qui a raté ? Qu'est-ce qui fait qu'elle est arrivée malgré tout ? Et qu'est-ce qui va changer cette fois-ci ? C'est un virus qui a un an, même moins d'un an, qu'on continue à découvrir. Et c'est vrai que cette deuxième vague, tout le monde était conscient du risque qu'il y a une deuxième vague. Mais dans sa rapidité, dans son ampleur, dans son caractère fulgurant, elle a surpris tous les pays d'Europe. Le discours de dire qu'on veut absolument éviter une deuxième vague, le même était tenu en Allemagne, le même était tenu en Espagne, le même était tenu en Italie, en Rome-Gretagne. Mais qu'est-ce qui va changer cette fois-ci ?
On a d'abord un assouplissement du confinement, qui n'est pas une sortie du confinement. On fait les choses progressivement. Et moi, ma conviction aussi, c'est que le fait que cette deuxième vague soit arrivée, et qu'elle soit arrivée aussi durement, je pense que chacune et chacun peut-être a encore davantage conscience qu'il faut rester sur nos gardes dans notre vie de tous les jours.
Gabriel Attal, on voit que le gouvernement, dans son triptyque testé-tracé isolé, a réussi finalement à tester un peu plus massivement avec cette expérimentation qui va commencer dans trois villes. Le tracé, ça fonctionne un peu mieux avec les 10 millions de téléchargements de l'application Stop Anti-Covid. C'est toujours l'isoler qui pêche. Ça n'a pas été évoqué hier. Comment faire adhérer les Français à l'isolement ? On a compris l'isolement contraint. Ce n'est pas votre tasse de thé. Mais du coup, comment convaincre quand même qu'une personne positive ou une personne qui a des symptômes et qui n'a pas encore été testée, eh bien, elle doit s'isoler ?
Moi, je pense que je crois beaucoup à la médiation sanitaire, c'est-à-dire à des professionnels de santé, des travailleurs sociaux, des équipes qui, physiquement, vont échanger avec des personnes qui sont testées positives pour leur expliquer comment s'isoler. Vous savez, j'étais en déplacement à Lille et j'ai discuté avec les professionnels de santé libéraux des Hauts-de-France. Ils me disaient que pour des Français, ce n'est pas toujours évident de connaître les règles, de savoir comment faire. Il y a souvent des angoisses. Quand on habite à plusieurs dans un logement, on a peur de contaminer les autres.
Donc moi, je crois beaucoup à ce travail très fin de terrain, à l'implication des professionnels de santé.
Mais vous nous confirmez ce que le Président a dit au sénateur, qu'il n'y aura pas d'isolement contraint ?
Notre souhait, c'est de renforcer l'efficacité de l'isolement en expliquant les choses, en étant incitatif, en donnant des moyens, si nécessaires, à des personnes de s'isoler en dehors de chez elles. Et en mettant des amendes, le cas échéant ? Non, le cas échéant, on pourra, et c'est d'ailleurs un débat qui a été ouvert par le Président de la République il y a plusieurs semaines, aller vers un isolement contraint, comme c'est le cas dans un certain nombre de pays, y compris nos voisins. Vous n'y êtes pas opposé, en tout cas ? Non, vous n'avez pas la porte. Moi, à titre personnel, pour le coup, avant que le gouvernement se prononce, j'avais dit que j'y étais plutôt favorable.
C'est ce qui existe aujourd'hui chez un certain nombre de nos voisins européens. Et ça me semble être une piste intéressante. Pour emmener les Français avec vous, y compris d'ailleurs sur la vaccination, il faut montrer l'exemple. Le gouvernement va se faire vacciner. Vous allez vous faire vacciner ? Moi, je me ferai vacciner, évidemment, au moment où je serai dans les recommandations et les publics recommandés. Hier, la question a été posée au Premier ministre dans le cadre de sa conférence de presse sur ce sujet-là. Et le Premier ministre a indiqué que les membres du gouvernement pourraient se faire vacciner au moment où ils rentrent. Et pourquoi pas le faire en premier ?
Pour montrer l'exemple, justement. C'est la question qui lui a été posée. Moi, je vais vous dire là-dessus. Je pense que les deux solutions se regardent. Maintenant, je suis sûr que si on le faisait en premier sans respecter les recommandations de public, là, peut-être que vous seriez en train de m'interroger, vous ou un autre, en me disant, mais finalement, est-ce que vous ne vous servez pas avant les autres ? Les Français qui ont votre âge, pour ce qui me concerne, ils doivent attendre le printemps, peut-être l'été, pour se faire vacciner. Et vous, vous l'avez avant tout le monde. C'est parce que vous êtes membre du gouvernement. Vous avez un passe-droit.
Bref, je ne pense pas qu'il y ait de solution idéale. Et je pense que le Premier ministre a raison de dire qu'il faut respecter les recommandations sanitaires. En tout cas, essayer de convaincre, y compris les jeunes. C'est pour ça qu'Emmanuel Macron va s'adresser tout à l'heure particulièrement à eux, à partir de 16h, sur le média en ligne brut. Si je peux compléter, je pense que la conviction des Français sur le vaccin, elle passe avant tout par la transparence et par l'association des Français à la politique vaccinale.
On s'est engagé, c'est le Président de la République qui est très attaché, à ce que tout soit transparent, à ce que toutes les données scientifiques dont on dispose soient communiquées. On a le professeur Alain Fischer qui a été nommé.
Il y a un collectif citoyen qui doit être constitué. Vous avez d'ailleurs des précisions à nous donner. Ce sera du tirage au sort.
C'est le Conseil économique, social et environnemental qui va mettre en place un comité citoyen pour être associé à notre politique vaccinale.
On ne sait pas pour l'instant s'ils seront tirés au sort, par exemple, ou s'ils seront désignés parmi des associations.
Non, je pense que le CESE va communiquer prochainement pour le dire, je n'ai pas l'information. Et puis on va faire un débat au Parlement, démocratique, devant les forces politiques, avec les forces politiques. Je pense que c'est vraiment ça qui garantira la confiance. Et Emmanuel Macron va donc s'adresser aux jeunes, en particulier cet après-midi, sur le Média en ligne brut. Ça sera à suivre sur France Info dès 16h. C'est quoi le but ? C'est vraiment d'essayer de les convaincre, notamment sur les gestes barrières, la vaccination ? Le but, c'est de parler aux jeunes, même si brut, c'est un média qui est regardé, y compris par des Français qui sont moins jeunes.
Le but, c'est d'avoir un échange direct avec la jeunesse, de répondre à des questions qui sont posées, à des inquiétudes, à des doutes qui sont formulés.
Elle a été déçue par Emmanuel Macron ? Pour vous, il y a des doutes ?
Je ne dirais pas ça. La jeunesse, elle doute du fait de la période qu'on vit aujourd'hui. Pas uniquement le coronavirus. Je pense que sur le coronavirus, peut-être qu'on a laissé pendant un certain temps, et je dis on, c'est sans doute les politiques, les scientifiques, peut-être les médias, circuler un discours un peu culpabilisateur en direction de la jeunesse, en expliquant que c'est eux qui étaient responsables de l'épidémie, qui ne faisaient jamais attention dans leur quotidien, alors que ce n'est pas vrai. Et puis, il y a des inquiétudes très fortes sur la crise économique, évidemment.
Mais de manière plus structurelle, le président a dit, c'est dur d'avoir 20 ans en 2020, parce qu'il y a l'épidémie, mais aussi parce qu'on est dans un contexte où, avec le défi climatique, avec le défi social et économique, avec le défi terroriste, oui, les jeunes en ont beaucoup sur les épaules. Et moi, ma conviction, c'est qu'il faut les rassurer, il faut échanger avec eux, il faut entendre ce qu'ils ont à dire et il faut y répondre. Et je pense que le président de la République a tout à fait raison d'aller échanger avec eux. On continue de parler de ce dialogue à venir entre le président et la jeunesse, juste après un coup d'œil sur le fil. Info à 9h10 avec Diane Ferschit.
Le gouvernement recommande une jauge de 6 personnes à table pour les repas des fêtes de fin d'année, sans compter les enfants. Le Premier ministre a dévoilé la stratégie pour la vaccination. Trois phases, la première en janvier pour les personnes âgées en établissement, puis de février au printemps pour les personnes à risque avant le grand public. Au total, 200 millions de doses seront disponibles. La vaccination sera gratuite. Plus de 200 000 nouvelles contaminations au coronavirus en 24 heures aux Etats-Unis. Près de 3 000 décès, chiffre record pour une seule journée. Le président élu Joe Biden annonce que le masque sera obligatoire pendant 100 jours à son arrivée au pouvoir.
En France, les incidents lors de la journée d'hommage à Samuel Paty dans les établissements scolaires. L'éducation nationale en recense 817% d'entre eux pour apologie du terrorisme. Alors que le Black Friday se tient aujourd'hui décalé d'une semaine, la période des soldes d'hiver est elle aussi repoussée. Elle débutera le 20 janvier. La 34e édition du Téléthon 3 jours d'appel aux dons pour lutter contre les maladies rares. L'an dernier, un peu moins de 87 millions d'euros ont été récoltés. France Info
Le 830 France Info Néhile à la trousse Laurin Sénéchal Avec Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, on parlait de cette émission cet après-midi à partir de 16h sur le Média en ligne brute avec le chef de l'État Emmanuel Macron. Émission présentée entre autres par Rémi Buisin, le journaliste frappé la semaine dernière par un policier alors qu'il était à terre en marge d'une manifestation alors qu'il était identifié comme journaliste. Rémi Buisin, invité ce matin sur France Info qui nous expliquait qu'il est de plus en plus difficile de faire son travail de journaliste dans les manifestations aujourd'hui en France.
En tant que journaliste, aujourd'hui, couvrir ces manifestations est plus compliqué. D'un point de vue conditions de travail sur le terrain vis-à-vis des forces de l'ordre et des entraves qu'on peut avoir dans le travail ou des violences et autres, malheureusement, ces dernières semaines, il y a une augmentation. Est-ce que vous êtes d'abord conscient, Gabriel Attal, que c'est de plus en plus dur pour les journalistes reporters de terrain de faire leur travail dans les manifestations en France ? Moi, je suis porte-parole du gouvernement et j'échange beaucoup avec les journalistes, avec vous. Et oui, il y a des messages qui me sont passés.
Maintenant, c'est difficile, je crois, par nature de couvrir des manifestations, des opérations de maintien de l'ordre parce que ça peut donner lieu à de la violence. On a vu des violences. C'est de plus en plus difficile et pas seulement pour les journalistes. Les manifestations sont de plus en plus violentes aujourd'hui en France. On a vu ces dernières années des violences extrêmement fortes, de plus en plus fortes de certains manifestants en direction des forces de l'ordre. On a vu des scènes extrêmement inquiétantes, terribles en direction de forces de l'ordre. Moi, j'entends ce qui est dit.
J'entends les inquiétudes, les interrogations qui sont formulées par des journalistes et c'est la raison pour laquelle le Premier ministre a souhaité avec le ministre de l'Intérieur la mise en place d'un travail sous l'égide de M. Burgur Buru qui est le président de la Commission nationale consultative des droits de l'homme pour travailler sur ces questions de lien entre la presse et entre les forces de l'ordre et la capacité de la presse à couvrir les opérations de maintien de l'ordre. Elle va démarrer, je crois, de manière imminente ces travaux.
Gabriel Attal, plusieurs professionnels des médias se sont émus que la préfecture, enfin, pas que la préfecture, pardon, que la direction nationale de la police, la direction de la police nationale demande à signer une convention avant d'aller filmer des policiers pour pouvoir valider le montage en disant « Aucun extrait ne pourra être diffusé sans l'accord express du représentant de la police nationale. Est-ce que c'est un droit à la censure ? »
Je ne crois pas du tout. Je vous avoue que sur cette question de convention, je n'ai pas spécialement d'informations. Je vais me renseigner sur ce sujet. Est-ce que c'est normal tout simplement que la police demande de revoir les vidéos des journalistes avant publication ? Je vais vous dire, il n'y a absolument aucune volonté d'empêcher de diffuser quelque information que ce soit. Maintenant, si c'est pour des questions de vie privée de certains policiers, ça se regarde. Je pense que ça fait partie des discussions qui seront dans le cadre de ce travail de M. Burgur-Buru avec les journalistes et avec les forces de l'ordre.
Le président de la République, l'une de ses missions cet après-midi dans cette interview à Brut, c'est de retisser le lien entre aussi une partie de la jeunesse qui ne fait plus confiance à la police.
Il y a, c'est vrai, des interrogations, des doutes et des craintes chez une partie des jeunes. Il faut y répondre en les regardant droit dans les yeux et en échangeant avec eux. Que vous percevez vous-même
en échangeant notamment avec des influenceurs sur Instagram où vous voyez
que cette défiance-là s'exprime sur les réseaux sociaux. Bien sûr, je la ressens. Il y a eu une étude d'opinion, un sondage hier qui était intéressant sur ce sujet-là aussi. Moi, je vais vous dire, je suis parfaitement lucide sur cette situation mais je ne pense pas qu'il y ait de fatalité. Voilà. Moi, je vois aussi beaucoup de jeunes qui ont envie de devenir policiers. D'ailleurs, il y a beaucoup de jeunes chez les policiers qui se sont engagés pour protéger leur pays, pour protéger les autres et qui sont très fiers de porter cet uniforme.
Mais qu'est-ce que vous répondez à ces jeunes qui ont peur de la police et qui se font contrôler plus que les autres dans le cas des personnes de couleur. C'est ce qu'ils nous disent en tout cas, les jeunes, se font contrôler plus que les autres et ne serait-ce qu'un ton des policiers qui est différent envers eux. Je réponds d'abord que la police est là pour nous protéger et pour nous permettre de vivre libre. Mais ce n'est pas ce qu'ils ressentent.
Je sais que ce n'est pas ce qu'ils ressentent mais moi, c'est ce que je dis et je pense que c'est important toujours de le rappeler et qu'ensuite, moi j'entends parfaitement ce qui est ressenti, ce qui est vécu parfois au-delà du ressenti et qu'on peut par principe toujours améliorer la manière dont nos forces de l'ordre travaillent. C'est une question de formation, c'est une question de conditions de travail, c'est une question de moyens qui leur sont donnés.
Aujourd'hui, la balle est dans le camp de la police ? Comment ? Aujourd'hui, la balle est dans le camp de la police aussi pour retisser ce lien ?
Je pense que la responsabilité c'est celle du gouvernement. Moi, je ne dis pas que je ne renvoie pas toute la responsabilité sur les policiers. Je pense que le gouvernement a la responsabilité de permettre aux policiers de travailler dans les meilleures conditions possibles. Ça veut dire la formation, ça veut dire les moyens au quotidien et je pense que chaque... Après, les Français ont aussi la responsabilité de respecter leur police et de respecter l'autorité. Réformer l'IGPN, c'est aussi quelque chose qui fait partie des priorités.
L'inspection générale de la police nationale, la police des polices.
Je ne crois pas qu'il faille avoir de tabous mais je ne crois pas non plus qu'il faille avoir des totems. Enfin, je veux dire, il faut regarder cette question-là et c'est ce qui va être fait par le ministre de l'Intérieur qui, dans deux semaines, va remettre au Premier ministre des propositions pour renforcer l'exemplarité de notre système de police. La manière d'un police est contrôlée, en tout cas. Oui, et donc il y a des propositions qui seront faites. Il a lui-même reconnu devant les parlementaires que certaines sanctions qui étaient prononcées n'étaient pas toujours appliquées et qu'on pouvait aller vers plus d'efficacité.
Donc, vous voyez bien qu'on peut regarder tous les sujets, y compris celui-là.
Une petite musique monte en ce moment, nourrie notamment par les oppositions de gauche, celle d'une dérive liberticide du quinquennat. Emmanuel Macron serait très agacé par ce procès et je sens que vous aussi. Cet après-midi, le président doit aussi faire la preuve qu'il a renforcé l'état des libertés en France. Il peut convaincre les jeunes sur ce thème-là.
Oui, moi je pense que c'est vrai que c'est un sujet auquel sont très attachés les jeunes. Il y a eu une offensive assez politicienne de la part des oppositions sur ce sujet-là. Ils ont pris l'appui de l'utilisation du Conseil de Défense pour faire le suivi de l'épidémie. Ça fait neuf mois que l'épidémie est gérée par le Conseil de Défense. On n'avait entendu personne sur ce sujet-là et puis tout d'un coup, ça devient un grand problème alors que ça existe depuis très longtemps dans notre Constitution que tous les présidents ou presque l'ont utilisé.
Et que l'important, c'est que quand vous prenez des décisions qui ont un impact sur les libertés publiques des Français, il faut qu'elles soient validées, discutées dans le cadre de nos institutions démocratiques. Toutes les décisions qui ont un impact sur la liberté des Français, les textes de loi, les décrets, sont examinés par le Conseil des ministres. Et les projets de loi sur l'état d'urgence sanitaire ont tous été discutés par le Parlement pendant des centaines d'heures. Et moi, je vais vous dire, il faut toujours, quand on est aux responsabilités, entendre les critiques, entendre les interrogations. Mais moi, je trouve que ce procès est totalement infondé.
Emmanuel Macron, il se bat d'ailleurs à l'international pour défendre les libertés, notamment la liberté de la presse et la liberté d'expression. Vous avez, il y a encore quelques semaines, des manifestations qui ont eu lieu dans certains pays dans le monde. Mais en retour, il y a l'ONU, la Commission européenne qui s'interroge sur l'état des libertés en France. Je vais vous dire, aujourd'hui, vous avez un chef d'État qui défend dans le monde la liberté de caricaturer, la liberté d'expression pour les journalistes.
On se retrouve avec des manifestations où le drapeau français ou l'effigie du président est brûlée parce que le président mène ce combat-là à l'international et c'est un des seuls chefs d'État à le faire de manière aussi forte. Et donc, entendre ces critiques-là alors que précisément c'est un combat qu'on mène. Je vous avoue que j'ai du mal à le comprendre. Gabriel Attal, merci beaucoup, porte-parole du gouvernement. Bonne journée à vous.