"Il n'y a pas de candidat naturel de la droite" : David Lisnard invité de Darius Rochebin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir, rebonsoir les images. On va voir de nouvelles images qui marquent l'histoire de la 5e République. Un ancien président qui dort en prison dans des circonstances exceptionnelles sont les révélations de TF1 et de LCI ce soir.
Merci beaucoup d'être avec nous ce soir. David Lisnard. Bonsoir.
Merci à vous. Vous êtes le maire LR de Cann, président de l'association des maires de France, personnage central dans cette recomposition de la ville de la droite notamment française. On va venir à ce sujet-là euh à la la guerre Bruno Rotaillot et Laurent Vier à tout ce qui se recompose sous nos yeux.
Un mot quand même sur ces images. Quand on voit Nicolas Sarkozy se rendre ce matin à la prison de la santé avec sa famille au côté de Carla Browni, votre premier premier sentiment à la découverte de ces images ? Moi, j'ai j'ai j'évite, ça va peut-être vous surprendre, mais de de parler de mes sentiments tant comme public.
Donc, je ressens évidemment il y a une émotion. Je connais Nicolas Sarkozy et puis c'est un président, un ancien président de la République donc c'est chargé de d'émotion. Évidemment, il y a une dimension politique aussi à tout cela.
Il y a une dimension juridique sur plan personnel, sans parler de sentiment, objectivement, il faut reconnaître la dignité de Nicolas Sarkozi tout le temps dans ce genre de cô. Plus les circonstances sont graves, plus lui-même a une gravité euh je trouve qu'il honore. Sur le plan politique et juridique, je me disais que c'était quand même un sacré animal quoi.
Quelle force ! même sur le choix des livres porte. J'entendais ce matin avant de venir à Paris.
Voilà, c'est c'est une force symbolique mondantesse. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire et et Jésus qui est un très bon livre d'ailleurs de de son petitfils euh et on parle pas du compte de Monté cristaux évidemment de immense œuvre aussi.
Comment vous le comprenez ? Pardon sur cette sur cette antenne il y a quelques minutes son avocat disait renaissance résurrection Jésus et vengeance monte cristaux. Moi je alors c'est pas tout à fait d'ailleurs le sens de Monte christu mais un je d'abord je pense qu'il veut les lire qu'il veut les lire parce qu'il l'aime lire et ça c'est bien.
Deuxième il faut faut partir de ça hein. Deuxième élément il y a évidemment une symbolique très forte et c'est justement la la dans le compte de Monte Cristo et demandantesse. Apprends à pardonner.
Apprends à pardonner. Et c'est la force morale après avoir flingué tout le monde. Mais ça veut dire aussi que ça veut dire aussi que Nicolas Sarkozy dans ces circonstances absolument douloureuses pour lui qu'on aime ou qu'on aaime pas c'est pas la question reste se projette tout le temps.
Il est dans l'avenir. Voilà. Et sur le plan juridique, juste euh je l'avais dit à l'époque, le soir du jugement, il y a un très bon papier de Nicolas Bavrez aujourd'hui dans le Figaro.
Euh il y a il faut, indépendamment de la de la personne, il faut être attaché à lainnocence. Plus que la le manque de liberté de Nicolas Sarkozy, c'est la la corrélation avec l'innocence. Deux principes de base dans l'état de droit. la présomption d'innocence, le double degré de juridiction, c'est la base.
Donc quand évidemment si Nicolas Sarkozi a commis des infractions qui justifient de la prison, comme tout le monde, il doit y aller. Sauf que là, trois chefs d'accusation qui constituent la matérialité de l'infraction sont tombés, il ne reste qu'un délit d'intention potentielle et éventuelle. Et quand j'entendais tout à l'heure dire il va prouver son innocence, il y a un principe de base du droit français, c'est que c'est à l'accusation de prouver la culpabilité.
Et on ne peut pas s'empêcher de de penser, moi je suis maire, je suis sur le terrain, de voir des gars qu'on arrête 14 15 fois qui sont dangereux pour la société et qui sont en liberté. Nicolas Sarkozi, comme les autres n'est pas au-dessus des lois mais il est pas en dessous. Je termine là-dessus.
Et le fait d'appliquer la présomp la la la l'exécution dite provisoire qui est une exécution immédiate bfou totalement. Cela voudra selon vous pour Marine Le Pen. Cela voudra selon vous pour Marine déjà dit pour Marine Le Pen mais je je vais revenir si vous voulez.
Non, mais là-dessus juste ça vaut de la même façon mais le le la je vous réponds la l'exécution provisoire n'a deux sens que si le le mise en cause peut porter atteinte à peut réitérer. Or là réitérer un délit qu'on a pas commis c'est quand même compliqué intellectuellement à comprendre et deux peut être dangereux pour la société. C'est pas le cas pour Marine Le Pen.
Les faits j'ai lu les deux jugements, je me les suis fadé tous les deux. Il y a autant il y a des éléments probatoires dans un cas qui est cel de Marine Le Pen. C'est pas le cas dans celui de de Nicolas Sarkozi mais pour Marine Le Pen l'exécution provisoire à mon avis est une grave erreur aussi dans le cas dans l'histoire de la 5e République le caractère jamais vu de ce à quoi on assiste.
C'était l'érivation il y a quelques secondes du service police justice de TF1 et DCI sur le fait que une exception lui est faite décidée par l'administration pénitentiaire. Il aura dans la cellule il a ce soir dans la cellule à côté de la sienne deux officiers de sécurité. Donc ça montre que euh de fait évidemment l'ancien président avec la les menaces potentielles qu'il pèse sur lui, tout est différent aussi.
Quel regard vous portez là-dessus ? Oui, je crois que le le la justice devrait veiller à la sécurité de tous les détenus. C'est malheureusement pas le cas.
Euh mais c'est pas parce que ce n'est pas le cas pour tous les détenus qu'il faudrait que Nicolas Sarkozi puisse se faire assassiner en prison. Enfin, je je juste, il y a quelque chose qui est passé inaperçu la semaine dernière, c'est le résultat de l'enquête administrative sur l'assassinat d'Ivan Colona en prison par un détenu islamiste. C'est un scandale pour moi d'État.
Et qu'est-ce qu'il en ressort de cette administrative comme tout le temps ? C'est qu'il y a aucune responsabilité individuelle. Dans le pays qui a le record du monde des prélèvements obligatoires et de la dépense publique, on a un service de la justice qui est un service de la justice aujourd'hui défaillant.
Hm. Donc c'est pas parce que ce service est défaillant qu'on doit laisser Nicolas Sarkozy exposer un ancien président la République exposer à tous les règlements de compte possibles. Davidard, au-delà de ces événements là, alors c'est l'histoire de la 5e c'est l'histoire de la droite française.
Aujourd'hui, l'état de la droite française, quel quel regard vous portez sur la le panorama général ? passons la faire s on verra ce que la décision de justice finale sera mais la guerre et on voit il y a des développements on va y arriver dans un instant entre Bruno Rota et le renvoquier le fait qu'il y a une forme d'implosion voilà comment vous voyez ça quel est l'intérêt du pays l'intérêt du pays c'est que il y a une alternative qu'on qualifie de droite hein c'est-à-dire sur un projet qui pour moi doit être clairement libéral sur le plan économique clairement sécuritaire et clairement éducatif c'est ce que je propose avec Nouvelle énergie mon parti et en l'occurrence qu'il y ait des rivalités, ça fait partie de la vie politique. Il y en a à gauche, à droite, il y en a toujours eu mais sur un petit capital électoral pour l'instant.
C'est ça parce que Chc Giscar c'est un énorme capital là, c'est tout petit. Vous avez anticipé la suite, c'est que c'est tout petit. Et ensuite le le problème c'est que quand il y a pas une clarté doctrinale, une clarté de ligne, ne reste que les conflits de personnes.
Et tout l'enjeu, c'est d'arriver aujourd'hui à cristalliser autour d'une clarté doctrinale. Je pense que contrairement à ce qu'on dit tout le temps, il y a pas une tripartition. Je pense que dans le spectre politique aujourd'hui en France, il y a quatre blocs.
Il y a deux blocs de gauche. On voit donc des sociaux-démocrates qui essaient de se reconstituer autour de monsieur Gluxman Bernard Kazar tout à l'heure dans le détail. J'aimerais quand même qu'on reste un instant quand même parce que vous dites bataille de personnes.
Bataille de personnes ça fait partie quand même de c'est normal c'est la politique faut pas au bisou nours. C'est la compétition. Déclaration elle date de quelques minutes pour certaines d'entre elles.
Bruno Rota pour faire la guerre il faut être deux. Les militants ont tranché la question. 75 % d'entre eux m'ont élu président de notre mouvement.
La guerre des égos, ça suffit. Version Bruno Rotaillot. Version Laurent Voquier tout à l'heure, je n'ai pas d'adversaire.
Quel est votre camp ? Bah les deux disent la même chose. Il y en a un qui dit "J'ai pas d'adversaire donc ça veut dire qu'il veut pas faire la guerre." L'autre qui dit "J'ai gagné donc il y a plus la guerre." Vous les croyez ?
Oui. Non, je je vous êtes indulgent. Oui.
Oui. Mais non, j'ai envie de les croire et je effectivement le Bruno Rillo a gagné cette élection très très facilement. Euh moi à l'époque je lui ai dit et écrit que fallait qu'il parte du gouvernement après son élection.
Vous êtes content qu'il soit parti là ? Il fallait le faire. C'était pour moi inextrémiste.
C'est-à-dire que dans ces circonstances là, pardon, tout le monde film la nomination de Bruno Rotaillot, son tweet dans la soirée dimanche, son départ pour vous, est-ce qu'il a bien fait ? C'est l'enjeu, c'est ni Bruno Rota ni le invoqué, ni ni-même ? Non non mais l'enjeu c'est quoi ? c'est de ne pas laisser le monopole de l'alternative à la gauche et notamment à l'extrême gauche et au RN.
Pourquoi il faut pas le laisser ? Parce qu'on pense qu'ils ont pas des bons projets pour la France. Donc il faut incarner une alternative.
Vous pouvez pas être une alternative à ce que à quoi vous participez. Je sais pas si c'est très français ce que j'ai dit. C'est pour ça qu'il ne fallait pas de alors qu'on était pas allé sur le le Titanic au moment où il naviguait avec un orchestre flamboyant, au moment où il coule se jeter dans le bateau dire je reste dans le bateau et je suis la Russie, il faut construire une autre embarcation très popé comme dirait Jean-Lou Bor Sainte Thérèse veut pas dire je choisis tout, il faut quand même choisir.
Vous vous avez une préférence pour Retaillot ou pour V. Ben, j'ai soutenu Bruno Rotaillot elle est maintenue aujourd'hui cette préférence dans les circonstances présentes la main indiqué à Bruno Rotaillos ce qui pour moi moi j'ai une ligne je n'en change pas c'est la même. Je l'ai indiqué publiquement il y a 15 jours.
Ça ça dans le je dis pas que ça a été une de ch nationale, j'ai pas assez de prétention mais en interne ça j'ai dit voilà quelles sont les conditions pour que LR soit légitime et crédible doctrine va dans le sens pour l'instant mais si je je l'ai dis voilà c'est moi je reste constant sur ma ligne de conduite et si les choses ne sont pas claires je l'ai dit je les mènerai différemment est-ce que ça veut dire pour être très clair que de fait aujourd'hui l'erre selon vous doit être clairement dans l'opposition on a l'impression voilà aujourd'hui c'est l'opposition bien sûr évidemment Moi, ça moi je je le préconise, je je enfin j'ai entendu lu le discours de politique générale du du Premier ministre. Euh on ne peut pas cautionner le fiscalisme euh on ne peut pas cautionner l'abandon de la réforme des retraites que les mêmes nous présenter comme l'alpha et l'oméga cette réformette nécessaire mais pas suffisante. On ne peut pas passer euh euh quand en perde ses profits l'absence de mesures sécuritaire, l'absence de mesures pour couper le robinet de l'immigration enfin ou alors c'est pas la peine quoi.
Sur la question des retraites, c'est ce serait trop long de résumer les rebondissements de la journée. Je crois qu'on y passerait 2 heures parce qu'il déclaration du président de la République, déclaration du premier ministre. Mais en gros, ça se joue entre suspension, une suspension qui serait en forme en faire un report, d'autres qui disent en réalité on est en train d'enterrer parce tout ça va finir par se perdre dans les sables.
Quelle est votre interprétation ? Mais tout ça c'est sordide, c'est que il y a des gens qui essaient de rester au pouvoir et qui s'assoient sur toutes leurs convictions. C'est les mêmes qui nous disaient, je le répète, que cette réforme était indispensable tout de suite.
Eux disent concession. Eux disent concession. Je je pense mais c'est mais mais compromission vous savez.
Il faut que tout change pour que rien ne change. Donc l'instabilité, c'est eux. Aujourd'hui, on est dans une époque où on est à la fin de de trois grands cycles.
C'est la fin de l'européenisation du monde. On le voit très bien en géopolitique et on a besoin d'avoir une approche continentale ambitieuse avec des nations fortes en Europe parce que aujourd'hui c'est la fin de l'Europénisation du monde. La politique américaine en témoigne notamment.
Deuxème élément, c'est la fin de l'état providence qui reposait sur une croissance démographique, sur une croissance économique, sur la productivité et sur une immigration. C'est limité à une immigration du travail. Et c'est la fin du macronisme qui qui est à en même temps qui ne correspond pas au besoins de l'époque. 18 mois, il reste 18 mois.
Il y a il y a il y a les artisans du chaos, les ingénieurs du chaos, les bricoleurs du chaos quotidien. Moi, j'essaie de de vous proposer de dire qu'il faut une alternative. Donc je laisse au spécialiste de de du rafistolage le fait d'essayer de rafistoler le mieux possible, il me semble qu'on doit se concentrer pour proposer une nouvelle espérance à la France.
Soyons très concret. Votre scénario, quel est-il ? Si tentez qu'on qu'il y a un scénario, donc vous êtes dans l'opposition, les LR sont dans l'opposition.
Clair, vous préparez la présidentielle ou en théorie, c'est dans 18 mois. En théorie, oui. Et monsieur Retaillot est le candidat naturel de la droite aujourd'hui ?
Non, il y a pas de candidat naturel de la droite aujourd'hui, de même que le renvoqué n'était pas hier, il y en a aucun. Aucun aucun d'entre nous oucun d'entre eux vous mettrez ce que vous voulez ni Édouard Philippe si tentez qu'il qu'il soit de droite. Bruno Rotaillou commence ce soir dit au Figaro un Tour de France mais il a il a raison il est président de LR il est légitime il a une président LR mais pas candidat naturel à la présidence pourquoi pourquoi cette nuance vous avez apporté la réponse tout à l'heure vous disiez tout à l'heure que on était sur une je sais plus quel est le terme exact mais sur un on était beaucoup plus réduit on a fait moins de 5 % à la précédente présidentielle donc c'est pas d'autant plus ce serait pas mal de partir avec un candidat clair dès le début donc ce qui veut dire quoi ce qui veut dire qu'aujourd'hui il faut arriver arriver à cristalliser et il faut arriver dans cette quadrangulaire.
Moi c'est ce que je vous disais tout à l'heure, je pense pas qu'on soit dans un tripartisme. Le socle commun c'est n'importe quoi. le bloc central, il faut faire voler permettre déjà que vous occupez de votre boutique, c'est déjà vous-même, est-ce que vous faites partie des moi, j'ai eu des boutiques parce que moi j'étais commerçant et je voyais pas ça de façon péjorative et j'invite chacun à savoir ce que c'est qu'un banquier, un stock, recruter, prendre des risques personnels, avoir des à la maison.
Mais justement dans une boutique, pardon, il y a un patron, il y a un patron. Vous avez besoin d'un patron à droite, monsieur Lnard, pardon. Juste ça, est-ce que vous en convenez ?
Vous avez besoin d'un patron. Il faut un patron à droite. Donc, qui est-il aujourd'hui ?
Donc il faut aujourd'hui, il y a pas de patron à droite. D'accord. Donc, il faut le déterminer.
Je répète que on est dans une logique où il y a une extrême gauche puissante, une gauche qui essaie de se reconstituer et à droite un RN qui se dit ni de gauche de droite. Il Marine Le Pen a dit sur votre plateau à deux reprises qu'elle elle baliait la droite et ensuite un conglomérat dispersé qui va de l'UDI de des centristes jusqu'à Dupontignan Yaroconquête et cetera. Donc là-dessus et ça c'est agrégé et je pense que la majorité du pays, elle est là, c'est plus de sécurité, donc un état plus fort contre ceux qui nuisent et un état qui pénalise moins de Pompidou disait qui emmerde moins les Français qui produisent hein.
Plus fort contre ceux qui nuisent, plus libéral avec ceux qui produisent. Donc cela comme aujourd'hui, il y a pas de leader naturel, il y a pas le Sarkozy de 2007, il y a pas le Chirac d'avant et cetera. Il faut une grande primaire de la droite qui permettra de proposer de de d'établir une personnalité et d'éviter que ce soit les chapeaux à plume, que ce soit un arrangement entre politiciens, ce soit le classement de l'ENAT.
Moi, j'ai pas fait l'ENAT en plus. Donc vous voyez comme j'ai quelques ambitions, ça ça je pourrais pas y aller. Ça peut être un plus grand d'avoir une confrontation des projets, de démasquer les imposteurs.
Vous vous en serez, vous serez candidat évidemment à cette prim bien sûr avec nouvelle énergie, c'est-à-dire de poser de de qu'on démasque ceux qui font du marketing politicien, qui cherchent à flatter. Voilà. Et c'est pourquoi aussi je pense que il faut mettre sur la table quatre ou cinq grandes propositions au moins en objectif.
Ensuite, on verra en terme de degré sur la réduction des dépenses publiques, sur la maîtrise de l'immigration, sur la modernisation de l'appareil d'État, sur la relance de l'éducation. On devrait focaliser nos efforts. Comment on retrouve une éducation, une instruction forte ?
Vous avez une particularité David Disnard sur la notamment la réduction de la dépense publique. Vous êtes le seul homme, la seule femme politique que j'ai vu sur ce plateau dire oui, je suis un homme. Faut moins de Oui, vous êtes un homme.
Oui, mais je pensais aux candidates éventuellent. Oui, comme vous suiviez les émissions de Schneiderman, mais vous avez b de bons de bonnes lectures. Mais euh qu'est-ce qui vous êtes le seul à dire oui, il faut moins de fonctionnaires en France et articuler même des chiffres.
Vous avez des des estimations ? Ouais, moi je je suis sur 12 % oui de de réduction. Il faut des agents à qui on donne du sens d'émission qui soient mieux rémunérés euh qu'il y ait des vrais moyens de travail et donc qu'on réduisent toutes les fonctions administrantes.
Aujourd'hui, on a le nœud gordier à tranché. Vous avez parfaitement raison d'insister là-dessus. C'est celui de notre pays qui dépense plus qu'ailleurs pour le service public et où les services publics se délitent et où les gens sont moins bien qu'ailleurs, moins bien payés.
Donc, j'en veux pour mon argent en tant que contribuable. J'en ai pas pour mon argent en tant que contribuable. J'en veux en en service en tant qu'usager.
Et si j'étais agent de la fonction publique, je voudrais être respecté. et pouvoir bien bosser. Donc c'est un travail que l'on fait dans toute organisation humaine, c'est de réduire les fonctions administrantes, c'est de réduire toute cette pour qu'il y ait plus de soignants, pour qu'il y ait des professeurs mieux considérés, mieux formés, pour qu'il y ait plus de magistrats, plus de gardiens de prison.
Tiens, il faut qu'il y ait moins de bureaucrat et pour qu'il y a moins de bureaucr, il faut qu'il y ait moins de bureaucrate. Il faut déréglementer. Généralement, tous les hommes politiques se réfugient en disant oui, il faut pas moins mais mieux puis il faut du 1 feuille blabla.
Non, vous vous dites 12 % de fonctionnaires en moins. C'est ce que j'ai essayé de faire pas j'ai essayé ce qu'on a fait dans dans la mairie. C'est faisable à l'échelle du pays d'après vous.
Bah oui, parce que c'est ce que la France a su faire dans le passé. C'est ce que sous point carré ou sous de Gul en 58. C'est ce que d'autres pays ont su faire pour se relancer et c'est l'intérêt du service public.
C'estàd qu'il faut arriver aujourd'hui à recréer des flux. Pour recréer, il faut recréer le moteur économique. Donc c'est pas une fin en soi la réduction, c'est une modalité qui va nous permettre de relancer la produit.
Il faut qu'on regonfle moteur de la production et ça sera la condition pour retrouver un service public d'inn mais aussi pour retrouver du pouvoir d'achat, pour retrouver du revenu et pour que les gens gagnent plus. Il faut penser aux actifs qui sont les grands sacrifiés et les jeunes de l'abandon de la réforme des retraites, hein. Les grands sacrifiés, c'est les jeunes et les actifs.
Tous de tout ce qui se passe. Juste vous rendez compte que dans le projet de budget, il y a une taxe sur les tickets restaurants. Moi, j'ai jamais déjà compris le système des tickets restaurants.
C'est que plutôt que de donner, je sais pas moi, 20 € en plus de revenus par agent par jour non fiscalisé, on leur donne un ticket et on le fait gérer par des boîtes privées. Donc, il y a déjà 7 ou 8 % de frais de gestion et c'est une niche fiscale gérée par le privé. Et là, on est un pays tellement fou de sa bureaucratie, tellement dingue qu'on crée un impôt sur la défiscalisation du chèque resto.
Non mais c'est débile. Voilà, pour parler au des gens qui bossent, qui travaillent. Et ce que je veux dire, c'est que la baisse de ces dépenses, c'est ce qui va permettre de cotiser moins pour gagner plus et de retrouver.
C'est pas une vision comptable, c'est au service de l'être humain et de la performance et du rayonnement du du du fil de votre scénario. Vous dites primaire primaire de la droite qui dégagera un candidat et un projet. Et un projet bien sûr.
Euh et pour l'instant quand on regarde la réalité des chiffres, c'est encore c'est pas assez pour gagner. On voit bien à quel point surtout maintenant que ça se recompose euh certains plaident pour une forme d'union des droites. Laurent Vaquier ici même sur ce plateau, il répondait à Ellisabeth Martichou disait il faut une droite qui aille très large qui aille de d'Armanin jusqu'à Saraknafo le pensez-vous ?
Oui, je le pense. Oui, je le pense mais c'est mais il faut pas l'aborder comme ça parce que ça fait truc de arrangement de partie. Il faut qu'il y ait une union de la droite comme on disait au bon vieux temps.
C'est-à-dire que pour il faut un pôle fort qui puisse gagner contre la gauche et contre le RN ou discuter avec tous ces gens-là. Donc vous ne mettez pas l'N dans cette droite. Mais mais eux-mêmes mais parce que eux-mêmes ne s'y mettent pas.
Je pardon mais je je vous ai j'ai d'autres références que que celle que vous évoquez tout à l'heure. J'ai j'ai les vôtres. Euh j'ai entendu ici Marine Le Pen balayer cela et je l'ai entendu depuis.
Et d'une part et d'autre part je je regardais les travaux parlementaires des dernières heures quand je voyais l'inflation fiscaliste. C'est ce qu'ils disent maintenant. Maintenant quand il s'agit de s'approcher du pouvoir tout le monde est pareil.
Tout le monde est pareil. Un moment donné il y a un principe de réalité. Moi, j'ai pas voulu me fourvoyer en allant dans le macronisme qui pour moi abandonne les principes fondamentaux qui sont les miens, c'est-à-dire de lutte contre la fiscalité, de d'autorité régalienne et de et de lutte contre le wisme et cetera.
C'est pas pour me forer de l'autre côté que des gens qui veulent la retraite à 60 ans 62 ans, on y comprend rien. Donc il guid clarifie ça et puis on verra ensuite pardon j'insiste ou bien si on veut si on veut s'allier à d'autres il faut un programme il faut quelque chose. Vous vous insistiez vous-même sur les programmes pour gagner si non mais mais écoutez-moi si vous dites pardon vous avez l'air d'approuver la formule de pardon retrouver la formule de d'Armanin à CNAFO.
Ils font un programme. Ça veut dire qu' un programme commun entre les socialistes et les communistes dans les années 70. Il y a deux façons de le faire.
Soit il y a un tron commun minimum autour de cinq propositions et je vais prendre initiative dans ce sens-là, soit on va directement à la primaire dans laquelle s'inscriraient ces gens-là. Et ceux qui perdent s'engagent soit à supporter, soit à se taire. Juste pas définitivement.
J'ai jusqu'à l'élection. Attendez, attendez, soyez précis. Ça veut dire vous imaginez une primaire dans laquelle uncémour ou même les droites et les droites nationalistes au sens le plus large qui veut même le RN mais l'UDI s'il a même son de droite mais le RN ne viendra pas ils ne se disent pas de droite ils sont à 35 % c'est c'est vous là qui qui déviez le propos et qui ce que je veux dire c'est que moi ce qui m'intéresse c'est l'intérêt du pays je pense qu'il faut absolument maintenant un un un projet à l'heure on dirait libéral et conservateurs et cetera, il faut le Ça, il faut gagner.
Il y a des principes de réalité. Les 5 % que fait un dupon des empêchent d'aller au second tour. Les 3 ou 4 % que frit je sais pas qui l'UDI a des gens formidables.
Les centristes ont des gens formidables qui sont bien plus solides qu'on le pense sur les convictions, hein. Donc là-dessus, il faut cristalliser cela. Et pardon, pardon qu'on voit bien, on voit les visages qui s'affichent.
Donc on comprend bien que dans votre logique, cette grande primaire même élargie, il y a pas Marine Le Pen dans votre esprit. Non mais qu' compr bien c'est pas en plus pardon c'est vraiment qu'on comprenne bien. Vous dites vous-même il pas pas encore soyons encore plus précis.
Donc Jordan Bardéan dans votre esprit, Marion Maréchal, pourquoi pas ? Oui, enfin je sais pas. Non mais oui, je sais pas.
Je je l'ai dit moi. Je je je ce que je veux maintenant c'est qu'on choisisse et qui et il faut qu'on arrive à faire ce que François Mitterrand avait réussi à faire avec la gauche. Voilà.
C'est rare que je fasse une référence de François Mitterrand, mais il faut arriver à faire cela. Et le plus important, c'est l'intégrité du projet. C'est l'intégrité de la politique qu'on va mener.
Si on est ambigu avant les élections, on va planter les gens. Alors bien sûr, tout le monde va focaliser et cetera. Il y a des principes éthiques, il a des principes programmatiques.
Le principe éthique, ça a été dit, c'est que c'est le principe éthique, c'est qu'il y ait aucune dérive antirépublicaine. Voilà. Donc chacun jugera si c'est antirépublicain ou pas.
Et ensuite, il a le principe programmatique, c'est qu'on se foute pas du monde, soit clair et net. sur le président de la République et moi je suis un républicain. Vous avez certains vous le reprocheront d' une forme de fixette sur Emmanuel Macron.
Vous faites partie de ceux souvent prononcé le mot macronisme là dans cet entretien. C'est un hommage si vous voulez. Euh que répondre à ceux on entend l'objection, elle a été faite même à des d'anciens premier ministres de ceux qui sont en train d'affaiblir la fonction présidentielle en lui demandant de démissionner avant le terme.
Encore une fois, il lui reste 18 mois. Il a été élu par le peuple français. Alors, on a j'ai été le premier avec euh Jean-François Copé Hervé Morin à dire il y a plus d'un an que la solution pourrait être que le président de la République dans un geste colen dise ma succession de mauvaise décision, le fait de remplacer monsieur madame par monsieur Borne à 6 mois des municip des des européennes cette dissolution qui était une sorte de référendum sur la personne a amené le pays dans le blocage.
La grande nouveauté depuis 58, c'est qu'on est bloqué. qu'on est bloqué et je pense qu'il faut justement retrouver l'esprit de la 5e République. Donc une sortie de de crise aurait été de dire je diffère ma démission de de plusieurs mois pour que il y a une offre politique qui s'organise à gauche et une à droite et on fera les choses dans l'ordre.
D'abord une présidentielle et ensuite des législatives. Je n'ai jamais entendu un contreargument rationnel à cela. C'était une hypothèse de solution de crise que je continue de souhaiter.
Pour ma part, je ne dois rien politiquement à Emmanuel Macron. Ceux qui lui doivent tout et qui demandent sa démission, il faud le demander s'ils sont bien avec eu ils sont d'près vous. Oui, ça fait partie du jeu politique certainement.
Moi, j'ai jamais été comme ça dans ma vie. Jamais jamais dans ma vie. Voilà.
Est-ce que vous avez sous-estimé son habileté manœuvrière quand on regarde la réalité de ce qui se passe aujourd'hui, c'est quand même le gouvernement actuel, pardon, je fin juste la question. Le gouvernement actuel au fond est plus macroniste que l'était le gouvernement précédent de fait, principaux grands ministères. N'auriez-vous pas surestimé sa capacité à régler les problèmes du pays ?
N'auriez-vous pas surestimé son sens de l'État qui consisterait à dire le pays recule, on a des enjeux majeurs aujourd'hui, le pays s'effondre, on a besoin d'avoir une politique claire, on a besoin d'avoir un rendez-vous démocratique et on a besoin de retrouver une vous comprenez, il faut retrouver une respiration démocratique. Il faut que les projets se confrontent et il faut que les gens choisissent et on est dans le guépard là. Il faut que tout change pour que rien ne change.
En plus, on nous fait la Vous avez décidément des références qui surprendront. Vousz lu, je vous lis sur Twitter. Alors Kerwak, le guépardwak c'est et les émissions Schneiderman.
Voilà. Bravo David. C'est un appel à la clarification tout simplement parce que la démocratie est le pire du système après tous les autres.
C'est Churchill, ça vous va comme référence ? hein. Et voilà, c'est un moment chilien dans lequel nous sommes.
David Lisnard