Sophie Briante Guillemont : « C’est du bricolage budgétaire, il n’y a aucune stratégie »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Ce fut brillant de Guimon va regarder ensemble les une de la presse régionale. Pour commencer et avant de revenir sur les sujets évoqués dans le journal, d'abord la une des dernières nouvelles d'Alsace retraite faute d'accord baouvante des avancées. Le premier ministre, on l'a entendu, il a défendu le bilan du conclave.
Ne point notamment les progrès sur la retraite des femmes qui ont eu des enfants encore sur l'âge de déparate. Au plein "Les négociations vont se poursuivre", dit-il. La deuxième une, c'est celle de la Charante Lip Chrise du Cognac.
On nous a menti. Soutenu par le personnel d'autres maisons du Cognac, des salariés de Courvoisier, une entreprise de Charante débrayée à Jarnac. Devant le siège de l'entreprise, il s'oppose au plan social vécu comme une trahison.
Ça fait partie des des conséquences he des taxes Trump. Et puis la deuxième une, c'est celle de la Provence. Des chercheurs ayant fuit Trump accueilli en Provence.
Marseille est notre avenir, disent-il. 39 universitaires américains inquiétés par Trump, sélectionnés par l'université d'Ex-Marseille pour intégrer le programme Un refuge pour la science, ça leur permet de poursuivre leur recherche sous pavillon français. De quelle lune avez-vous envie de nous parler ?
J'aurais envie de vous parler des trois. Allez-y. Euh, on va parler des retraites dans quelques instants.
Alors, peut-être peut-être commencer par la une de la Provence parce que c'est un sujet qui me tient à cœur euh en particulier sur les chercheurs français qui vivent à l'étranger et qui vivent aux États-Unis et qui ont été qui sont très inquiets de de tout ce qui se passe aux États-Unis actuellement. Donc, que que l'université puisse accueillir un certain nombre de chercheurs, c'est évidemment une chance extraordinaire pour la France. Euh je crois que à l'heure où euh on coupe dans les budgets euh en particulier de l'enseignement supérieur euh pouvoir faire ça euh c'est euh absolument euh cardinal.
Euh maintenant, j'ai une inquiétude sur euh la réalité euh budgétaire de tout ce qui va pouvoir se mettre en œuvre euh sur un niveau euh national. Euh que l'université d'Exemprence puisse le faire, c'est c'est c'est très très bien. Mais le gouvernement et l'État su pas.
Voilà. Exactement. C'est quand même un des budgets dans lesquels on coupe le plus sur le dernier projet de loi de finance mais mais c'est pas la première année où on en fait l'avenir de de nos enfants qui passe avant tout par l'enseignement et par l'enseignement supérieur est et est est coupé en réalité.
Vous voulez nous parler des droits de des conséquences sur le cognac aussi ? Alors le cognac aussi puisque c'est une des conséquences des taxes Trump euh et une inquiétude. Euh moi j'avais eu l'occasion déjà de venir ici pour parler de ça puisque je me suis rendu aux États-Unis au moment où il y avait les annonces des taxes Trump.
Le la filière du Cognac, c'est une des filières sur lesquelles on a le plus travaillé, enfin le gouvernement a le plus travaillé pour essayer de de faire en sorte que ça se passe au mieux. De toute évidence, il y a encore d'énormes efforts à faire. Mais ça ça vous montre encore une fois l'incertitude dans laquelle on est en train de vivre actuellement et et des changements qui sont en réalité quotidiens et des changements de calendrier parce qu'hier les États-Unis ont dit qu'ils envisageaiient de repousser à nouveau l'entrée en en vigueur des droits de doudoine.
C'était prévu au 9 juillet. D'un côté, on peut se dire c'est une bonne nouvelle, mais est-ce que c'est un un surcis qui finalement fait planer encore plus d'incertitude ? Mais en fait pour Donald Trump, c'est un moyen de pression euh immense.
Enfin, le la façon dont il joue sur le calendrier, la façon dont on est incapable de dire si c'est euh euh en juillet, en août, en septembre ou jamais, euh c'est une façon euh de gagner du temps et de mettre de plus en plus de pression sur les Européens et donc sur la France. Ouais. On va revenir sur Trump mais on va parler longuement de ce Conseil européen parce qu'il y a eu beaucoup de sujets qui ont été abordés hier par les 27 avant de parler des questions internationales.
Un sujet qui concerne directement nos agriculteurs puisqu'on parlait des producteurs de Connac. Les agriculteurs, ils sont inquiets sur le Mercosour. Hier Emmanuel Macron a redit que le traité Mercossour était inacceptable en l'État.
Est-ce que vous pensez qu'il sera en mesure de s'opposer à son entrée en vigueur ? Alors, c'est toute la question d'être dans l'Union européenne et évidemment on n'est pas les seuls à décider. Euh la France a des moyens de pression euh mais euh mais de là à dire qu'ils seront suffisants, c'est difficile de le dire.
Moi, j'ai juste un une précision sur le terme de Mercosour parce que j'entends beaucoup euh au Sénat qui s'intéresse évidemment en premier lieu à cette question. On est pour ou contre le Mercosour ? Le Mercosour, c'est quoi ? avant tout une intégration latino-américaine.
Donc c'est un peu comme dire on est contre pour ou contre l'Union européenne. Je pense qu'il faut vraiment à chaque fois revenir sur le traité parce que on est pour le mercosour. Moi en tant que franco-argentine, je suis évidemment pour le mercosour. simplement là on est on est sur un traité spécifique qui peut atteindre évidemment très fortement les agr Oui.
Et Emmanuel Macron dit bien en l'état ça veut dire que selon lui il y a moyen de le revoir. Sûr. Alors après le sujet est pas nouveau.
Ça fait des mois et des années que ça traîne et à un moment donné il va quand même falloir obtenir des avancées concrètes. Autre sujet abordé hier au Conseil européen, c'est la question des sanctions contre la Russie. Les 27 qui ont décidé de prolonger ces sanctions de 6 mois puisqu'il faut les réacter tous les 6 mois.
Est-ce que ces sanctions, elles ont de réelles efficacité ? Oui. Oui, elles ont elles ont elles ont évidemment tout leur intérêt, ne serait-ce que symbolique parce que c'est important de marquer notre opposition à la Russie et à la guerre qui est en train d'être munée en Ukraine.
Donc de c sur ce point, voilà, c'est extrêmement important de les maintenir et de d'avoir pu les prolonger parce que c'était pas forcément une évidence. Certains pays membres de l'Union européenne étaient pas forcément favorable au fait de les prolonger. Donc sur ce point-là, c'est quand même une bonne chose.
Est-ce que la présidence de Donald Trump révèle les difficultés de l'Union européenne aujourd'hui ? Énormément. énormément parce que mais bon c'est pas nouveau mais c'est vraiment une révélation de de des failles qui peut y avoir au niveau européen et la difficulté à avoir une voie forte et unie qui pèse à l'international parce que on a beau critiquer la méthode de Donald Trump et les décisions qu'il peut prendre, en réalité le monde tourne autour de lui actuellement et c'est lui qui est faiseur de guerre faiseur de paix.
Mais aussi parce qu'on l'a vu dans le conflit Iran Israël, l'Union européenne, elle est incapable de peser. Oui, elle est très peu capable de peser. Euh et c'est euh et c'est grave c'est grave parce que l'Union européenne s'est construite sur la paix et qu'actuellement euh on a euh aucune voix qui porte à l'international.
On devrait beaucoup plus insister sur euh la nécessité euh de voilà de le droit international, c'est pas quelque chose qui se fait et se défait. il a été oublié dans ce dans ce conflit le droit international, je pense parce que la force euh est passée au-dessus de tout euh et c'est une réalité mais je pense que notre rôle en tant qu'européen et le rôle du Conseil européen en premier lieu, c'est euh de revenir à l'impartance du droit international et de la diplomatie. euh on peut pas en permanence euh ne serait-ce que parce que ce serait un précédent ou des précédents importants, euh oublier euh tout ce qu'on a construit depuis la sortie de la Seconde Guerre mondiale.
Euh Emmanuel Macron, on l'a entendu dans le journal qui s'est exprimé cette nuit notamment euh sur la question du nucléaire iranien. Il dit "Le pire des scénarios après les frappes américaines dont il dit qu'elles ont été efficaces serait une sortie de l'Iran du traité de non prolifération. Est-ce que selon vous, il y a un risque que ce soit encore pire qu'avant ces frappes du côté iranien ?
Il a raison. Euh moi je le rejoins sur ce point euh parce que les dernières annonces iraniennes vont vont dans ce sens et sont très inquiétantes. Euh justement là, on sait pas ce que sont devenus 400 kg d'uranium enrichi.
C'est il est plus que jamais temps de pouvoir contrôler sur place, même si l'accès évidemment n'a jamais été entier à à ce qui ce qui va se passer avec cet uranium enrichi. Or là, on sent que l'Iran recule sur le plan des contrôles de la IEA et ça c'est évidemment très grave. Qu'est-ce que vous savez du vous qui êtes sénatrice des Français de l'étranger, il y a il y a eu des questions qui se sont posées sur nos compatriotes qui sont présents en Iran, en Israël.
Qu'est-ce que vous savez aujourd'hui de ce de ce rapatriement ? On en est où ? Alors, il y a eu plusieurs phases dans ce rapatriement là.
Depuis le CC le feu, évidemment, il y a une acalmie. Le les avions reprennent progressivement. Il y a deux situations qui sont différentes.
Il y a le cas d'Israël où en réalité les rapatriments principaux, c'étaient ceux de touristes qui étaient bloqués aussi bien à Telviv que dans tout Israël. Et donc il fallait euh évidemment pouvoir les rapatrier le plus vite possible, surtout pour les cas euh les plus urgents, parce que vous avez toujours des personnes qui sont démunies sur un plan financier, qui avaient pas l'intention de rester autant de temps sur le territoire israélien, euh qui sont malades, qui ont des traitements médicaux à suivre et ça c'était une urgence. Et puis ensuite vous avez le cas des Français en Iran.
En réalité, il reste très peu de d'expatriés. C'est euh principalement une population binationale, donc qui n'a pas vraiment vocation à rentrer en France puisqu'ils sont installés là-bas de façon durable, mais qui au moment d'une crise veulent évidemment rentrer. Et même si je salue énormément le le travail qui a pu être fait par le ministère des affaires étrangères, par le centre de crise et de soutien qui est évidemment très important dans ces moments-là, forcé de constater que je pense qu' il va y avoir et que ce serait nécessaire d'avoir un une lecture sur la façon dont cette crise a été gérée parce que la façon dont ça a été fait n'était pas 100 % opérationnelle.
Nous sur le terrain, on a rencontré beaucoup de difficultés des failles de la part du cad énormément. Alors sur quoi par exemple ? Bah sur des cas particuliers parce que évidemment si vous prenez le le cas des des Français en Iran, en réalité ceux qui étaient até devaient devaient aller par leurs propres moyens jusqu'à la frontière arménienne en général et là ils y allaient seuls pour des raisons de sécurité.
Mais c'est des personnes qui n'avaient pas forcément les moyens même financiers de pouvoir aller jusqu'à la frontière. Ensuite, il y avait une prise en charge consulaire et euh il passait euh à Erevan. Euh mais euh mais on a eu des cas mais ça veut dire qu'ils font revoir le dispositif de gestion de crise au cas d'ors alors je dis pas que tout fonctionne mal mais le centre de crise et de soutien quand il a été créé à la base il a été créé pour gérer deux crises simultanément.
Or là, on est dans un monde et les moyens ont augmenté de ce centre de crise et il s'est réformé depuis, mais on est dans un monde où le nombre de crises peut considérablement augmenté et c'est ce qui se passe. Et donc en ce moment, le centre de crise et de soutien, il peut se retrouver à gérer six crises en même temps. Et ce qu'on a constaté là, c'est que je pense qu'il y avait une saturation des lignes.
On a eu beaucoup de retours de Français en Israël qui n'arrivaient pas à joindre le centre de crise et de soutien, qui appelaient n'importe qui, n'importe quoi, même qui a appelé, je sais pas, l'ambassade d'Israël en France comme si l'ambassade d'Israël en France pouvait faire quelque chose. Donc il y a vraiment une une réponse et et encore une fois, je c'est pas une critique mais c'est dans le sens où je pense qu'il faut profiter euh du fait que justement là, on a un cessé le feu, une acalmie sur un conflit qui peut à n'importe quel moment euh recommencer. euh pour revoir nous nos propres process et voir ce qu'on pourrait améliorer.
On va passer à l'actualité nationale marqué par deux sujets. Les retraite, on va en parler dans quelques instants, mais également le budget. Contexte budgétaire compliqué. 2è réunion hier du comité d'alerte des finances publiques. 40 milliards a trouvé ce qui nécessite l'accord de tous, a redit le ministre de l'économie Éric Lombard.
On fait le point avec Antin Calvet. [Musique] Bonjour Quentin, bonjour Arianne, bonjour Sophie Brian Guimont. Bonjour et Quentin, le suspense monte à quelques jours de la présentation du budget par le gouvernement Bairou.
Voilà François Bairou qui a promis une présentation d'un plan global d'ici à la mi-juillet. Parmi les seules choses que l'on sait vraiment, c'est que le gouvernement vise un déficit de 5,4 % cette année, 4,6 % l'année prochaine. Pour tenir ces objectifs, il faut déjà faire des économies supplémentaires dans le budget actuel.
Hier, le gouvernement qui a annoncé de nouvelles coupes à hauteur de 5 milliards dans le budget et il cherche à en trouver 40, vous le disiez Orian, pour le budget de l'année prochaine. Alors, quelles sont les pistes avancées ? Alors, pas de hausse, généraliser des impôts.
C'est une première information. Le gouvernement qui veut d'abord réduire les dépenses. Tous les ministères sont appelés à faire des efforts hormis la défense.
Écoutez, dimanche dernier la ministre des comptes publics s'était sur notre antenne. Nous avons et je l'ai dit annoncé que nous voulions baisser dans tous les ministères les dépenses qui n'ont plus lieu d'être. Le grand moment maintenant qui nous attend.
Oui. C'est qu'on a eu ces échanges qui sont des échanges d'une équipe qui a un rendez-vous de courage avec le pays et les français. Nous aurons ensuite un moment où le premier ministre présentera ce plan global qui tient sur des convictions fortes.
Parmi les pistes envisagées, on lit que le gouvernement pourrait aussi ne pas remplacer certains départs à la retraite des fonctionnaires ou encore rallonger leur délai de carence tout en maintenant le gel du point d'indice. Ces mesures pourraient rapporter 14 milliards. Le gouvernement espère aussi réformer les agences et opérateurs de l'État sans que l'on sache véritablement combien cela pourrait rapporter. les collectivités locales enfin qui pourraient être sollicité peut-être avec une année blanche, vous savez avec des budgets qui seraient comme ça bloqués sur ce de l'année dernière.
Alors Sophie Brillant de Guillemond, qu'est-ce que vous pensez de ces pistes ? Est-ce que les 40 milliards selon vous c'est un objectif atteignable ? Moi ce que je ce que je ce que je constate c'est qu'on est en train de passer sur une logique purement comptable du budget.
C'est-à-dire que le budget c'est quoi en principe ? la mise en application d'un projet politique. Or, actuellement, on est en train de dire il faut couper couper couper, on va continuer à faire ça.
On sait pas et le parlement en premier lieu sur quel budget exactement. On sait que tout le monde est concerné et en réalité on demande et en premier lieu d'ailleurs au Sénat d'aller regarder qu'est-ce qu'on peut faire de plus. Euh donc euh on peut évidemment explorer toutes les pistes euh mais il faut quand même se rappeler que un budget c'est à la fois des dépenses mais aussi des recettes et que du côté des recettes euh il y a peut-être encore euh des choses à faire.
Donc vous êtes de ceux qui comme par exemple à gauche euh proposent de faire contribuer ce qu'ils peuvent augmenter certains impôts. Je pense que le sujet de la justice fiscale est très important ne serait-ce que pour refaire cohésion et que les Français puissent se réintéresser à la question budgétaire. réellement.
Mais donc ce que vous dites c'est qu'il faudrait des réformes structurelles ou quelque chose d'ambitieux. On remettrait tout à plat. On le voit, c'est pas du tout ce qui est en train d'être proposé par le gouvernement aussi parce qu'à la situation politique très compliquée une assemblée nationale ingouvernable ce qui fait qu'on ne peut avoir que ces voilà ces ces mesures très à droite à gauche.
C'est bien ce qu'on comprend. Évidemment, c'est un peu du bricolage budgétaire. On va chercher là où on peut mais il y a aucune stratégie.
Enfin, moi c'est l'impression que j'ai on a aucune stratégie sur la réalité et et surtout sur l'impact de ces économies budgétaires. Ouais. Gard Larch qui a dit cette semaine comment faire si nous ne travaillons pas plus ?
Il y a un calcul très simple à faire. Si nous travaillons une heure de plus par semaine, on aurait les 40 milliards nécessaires. Est-ce que c'est strictement impensable ?
Il ne faut pas s'interdire de réfléchir à cela. C'est ce qu'il a dit cette semaine à l'agence France FR. Qu'est-ce que vous pensez de cette idée ?
Que tous les Français travaillent une heure de plus. Est-ce que c'est réaliste ? Alors, on peut évidemment explorer toutes les pistes et le président du Sénat peut évidemment exposer celle-ci.
Elle est pas plus inintéressante que d'autres. Bien au contraire. Maintenant, je pense que si c'était si simple, on pourrait d'ors et déjà s'en sortir.
Or, la réalité, c'est que c'est un petit peu plus complexe. Et encore une fois, on on n pas de vision. Hm, on n' pas de vision parce que le gouvernement s'est engagé à faire participer les groupes y compris les groupes d'opposition avec chaque fois.
Il dit c'est une méthode nouvelle cette année, il y a rien de de neuf. Non, alors des concertations, il y en a. Oui.
Vous en savez quelques vous avez des informations précises qui vous sont données dans ces concertations ? Alors, mon groupe a été reçu à travers la présidente du groupe RDSE et un des commissaires aux finances cette semaine par le ministre de l'économie. Et et le message qu'on a porté, c'est celui-là, c'est-à-dire des coupes budgétaires sans vision politique en dehors de mettre encore plus en difficulté les Français et notre avenir.
Ça n'a pas vraiment de sens. Voilà et il faut retrouver des recettes aussi en face et il y a des pistes à explorer encore sur ce point et notamment sur le social. On en parle dans quelques secondes.
Le temps de remercier Quentin. Quentin tout à l'heure Oui, je reviendrai dans le club pour évoquer le reste de l'actualité de la semaine. Ouais. et ce sera suivre dans dans une demi-heure.
Sur la question sociale, on a entendu hier euh François Bairou défendre l'utilité de ce conclable. Est-ce que pour vous ce conclab ça a été un échec ? Alors oui, c'est un échec.
Maintenant que tout n'est pas ajouté, je do se défend François Baou hein. Oui. Oui.
Alors mais je comprends mais moi à ça je fer comprends pas si on dit que c'est un échec. Non non. Alors la méthode est intéressante.
On peut pas être contre le fait de mettre les partenaires sociaux autour de la table. Euh et mon groupe qui est euh précisément transpartisan et pour le dialogue ne peut pas être contre cette méthode. Euh maintenant euh si ça avait été une réussite euh on aurait pas eu la conférence de presse qu'on a eu hier et voilà sur ce conclave il y a pas eu de fumée blanche.
En principe un conclave, on nen sort pas jusqu'à ce qu'il y ait de la fumée blanche. Là c'était fumée noire. Évidemment, il y a des choses qu'on va retenir de ce conclave qui ont été exposées notamment hier sur il y a des avancées qui qui vont être considérables, je pense notamment au travail des femmes.
Euh maintenant euh voilà, on on va voir sur le sur la suite de de du calendrier notamment et sur la pénibilité aussi où le premier ministre dit qu'un accord est possible, il donne rendez-vous à l'automne dans le budget de la sécurité sociale. C'est le bon rendez-vous ? Alors euh c'est euh sur le plan purement législatif, c'est là où effectivement nous on vote euh ces réformes.
Donc euh donc oui, maintenant même si un budget, on sait un un un budget, on on vote de manière politique, ça veut dire qu'il a peu de chance de passer ce budget à l'Assemblée. Est-ce que du coup c'est pas un peu un jeu de dupe ? C'est une façon sûrement de gagner du temps.
Euh maintenant, la question de la pénibilité ne peut pas être aussi simple, sinon ils il y aurait eu un accord. Donc je suis pas certaine que ce soit une question de quelques semaines. Les socialistes, ils maintiennent leur motion de censure et elle sera examinée mardi.
Vous comprenez ce choix ? Les socialistes sont dans leur rôle. C'est un signal politique qu'ils envoient.
Maintenant, la réalité, c'est que cette motion de censure ne va pas être votée puisque le RN a d'ors et déjà annoncé qu'il ne suivrait pas et qu'en réalité le vrai rendez-vous politique pour ce gouvernement, ce sera ce sera à la rentrée. Ou là, le RN a dit qu'il pourrait voter une motion de censure sur le budget. Ça veut dire qu'il y a un risque pour le coup de chute du gouvernement.
Ça veut dire que c'est leur façon de maintenir la pression sur le gouvernement et d'obtenir le plus de choses possible dans la vision René qu'elle aboutit cette censure. Non non, je je pense pas que ce soit le moment et la vraie discussion en tout cas pour le parlement, c'est vrai qu'elle va se faire à l'automne à la rentrée. Vous qui êtes sénatrice des Français de l'étranger qui avez un regard sur ce qui se passe ailleurs, est-ce qu'il faut revoir selon vous le modèle social français ?
Le modèle social français est extraordinaire et je pense que sur un point de vue des Français de l'étranger, c'est les c'est les premiers à le voir lorsqu'ils partent à l'étranger parce que c'est très rare qu'on vive dans un pays où il y a la sécurité sociale, où les retraites fonctionnent de cette façon, où on doit pas se toute la vie réfléchir à la façon dont va on dont on va passer sa retraite et et de quelle façon. Donc non, il faut une de nos immenses richesses notre modèle social et il faut absolument le préserver. Euh donc du point de vue des Français de l'étranger, je pense que on se rend compte tous les jours euh de la chance qu'on a.
Allez, on va terminer par l'actualité dans nos régions. On va aller à Gien dans le Loir et on retrouve Alexis Marie. Bonjour Alexis, merci d'être là.
Journaliste à la République du centre. avec vous Alexis, on va parler des municipales et on a on a décidé de faire un tour d'horizon à 9 mois du du scrutin et on a essayé d'avoir les les tendances et de connaître un petit peu les intentions des des uns et des autres euh par particulièrement à Orléan où où Serge Groard, le le maire d'hiver droite fait un petit peu durer le suspense pour savoir si oui ou non il va il va se lancer dans un 5e mandat mais a priori il devrait y aller. Et à l'échelle du département, on se rend compte que tout le monde avance ses pièces sur les chiquiers, mais on attend quand même la rentrée pour vraiment affirmer ses ambitions.
Et on se rend compte aussi que que le RN notamment dans le dans le Montargois est en train de d'avancer et de et de de mettre quelque part en avant une stratégie qui semble elle aussi se décliner à l'échelle de la métropole orléanaise. Et donc à cette occasion, madame la sénatrice, je je voulais vous vous demander euh le mandat qui s'achève a été marqué par euh par le Covid, par euh par des démissions euh de mer. Est-ce que pour vous euh ça reflète la difficulté et la fragilité de cette fonction aujourd'hui ?
Je pense que vous soulevez un point qui est très important euh parce que effectivement et et moi j'ai pu le constater surtout à travers mes collègues euh le la difficulté des maires euh à faire leur travail euh et à le faire euh avec une certaine sérénité, ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui. Mais ça reflète aussi un certain désengagement citoyens, je pense. C'est-à-dire qu'aujourd'hui c'est c'est devenu très difficile de s'impliquer et on le voit dans tout.
On le voit dans le nombre d'adhérents dans les partis politiques. Voilà. Aujourd'hui, la façon de s'engager c'est quoi ?
En réalité, c'est de s'impliquer dans une association. C'est là que se trouve la vraie vie locale et politique au sens noble du terme. Donc donc non, sur les maères, il y a urgence.
C'est un sujet qui préoccupe énormément le Sénat. Il y a une loi qui a été votée au Sénat l'année dernière qui qui a été qui a tardé à être inscrite à l'ordre du jour pour améliorer justement les conditions des maires qui est actuellement devant l'Assemblée nationale. Et on n pas très bien compris pourquoi on a mis autant de temps à la faire passer à l'Assemblée nationale.
Donc non, sur ce point, il y a urgence et il y a urgence aussi à tenter par tous les moyens de renouveler euh ce que sont les mères. Aujourd'hui, les mères c'est je crois que c'est 80 % d'hommes et il y a moins de 3 % des mères qui ont moins de 40 ans ou 30 ans. Donc c'est vraiment il faut il faut renforcer à la fois la parité, le fait que la jeunesse puisse se réimpliquer en politique et ça ça passe évidemment par des façons euh de par insister sur le fait que c'est important.
Et et pour poursuivre ce que vous dites Sophie Brian Guimon, lors de ces municipales, Alexis, il y aura de nouvelles règles sur la question de la parité. Tout à fait. Pour les pour les communes de moins de 2000 habitants, ce sera la fin du panachage où on pouvait un petit peu de manière peut-être désouette rayer des noms sur la sur les listes, rajouter des noms, enfin bref, ça ressemblait plus à une liste de courses qu'un qu'à un bulletin de vote.
Et donc aujourd'hui dans dans ces petites communes, il va falloir mettre en place la parité. Alors euh c'est sûr que certains s'en prévalent parce que ça veut dire que des opposants vont pouvoir rentrer dans les hémicycles de ces petites communes et puis d'autres à contrario euh cré un petit peu au loup à l'image du maire de Triné qui est un petit village bosseron qui compte 200 habitants. Alors peut-être que l'exemple est un peu excessif mais en tout cas eux il y a 11 élus et il y a 11 hommes.
Bon avant avant de ce dernier scrutin en 2020 il y avait des femmes qui siégaaient mais là forcé de constater qu'il n'y a que des hommes. Et donc du coup ben ce maire dit "C'est un petit peu dommage que on remette en cause cette cette réalité parce que moi j'ai j'ai des gens qui s'investissent et finalement il va falloir que je fasse des choix." Mais bon c'est comme ça la parité elle est elle a été mise en place.
Elle va être donc applicable pour ce pour ce scrutin. Et je voulais vous demander madame la sénatrice, est-ce que cette évolution dans la vie démocratique locale mais vraiment pour les petites communes, est-ce que pour vous il y a il y a un écart entre la loi et l'esprit de la loi ? Où est-ce qu'il faut y aller ?
Il faut forcer pour justement que les femmes aient leurs mots à dire dans ces toutes petites communes ? Moi, je pense aussi bien au niveau local qu'au niveau national que si on avait pas mis en place les règles de parité, on aurait pas beaucoup de femmes aujourd'hui ni et en particulier au Sénat. Euh au Sénat, c'est un bon exemple.
Enfin, vous avez passage obligé pour vous. Oui, c'est c'est un passage obligé. Moi, j'ai personnellement voté favorablement sur la fin du panachage et le fait d'introduire de façon obligatoire la parité parce que euh vraiment enfin en tout cas, c'est la perception que j'ai.
Euh moi je serais pas là euh si euh sur une liste euh et on n'était pas obligé d'avoir euh la parité et d'avoir le fait que c'est hommem homme femme et ainsi euh alors la réalité c'est que c'est vrai euh là où vous avez raison euh c'est que euh et moi je le constate tous les jours, c'est beaucoup plus difficile de convaincre des femmes de s'engager dans la vie politique et et si vous permettez que je fasse la comparaison avec les Français de l'étranger ou juste rapidement parce qu'il me reste 30 secondes mais allez-y. Non. Alors, nous on a des conseillers des Français de l'étranger euh qui sont l'équivalent de de d'élus municipaux mais à l'étranger dans chaque pays, dans chaque circonscription.
Et euh on a cette obligation d'avoir des listes hommes-femmees hommes femmes ou femmes hommes femmes hommes. Et c'est ce qui nous permet évidemment de faire en sorte qu'il y ait des femmes françaises à l'étranger qui s'impliquent dans la vie des Français de l'étranger et et je pense que c'est une très bonne chose même si on a évidemment du mal à aller les chercher et on aura un reportage sur ce sujet sur les difficultés dans les petites communes à constituer les listes avec la la parité. Ce sera à suivre lundi dans cette émission.
Alexis qui veut être maire ? C'est la une de la République du centre ce matin. On va la regarder.
Merci beaucoup. Merci Alexis d'avoir été avec nous et merci Sophie Brian Guimon. Merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure.
Tout de suite c'est l'économiste Philippe de Certine qui nous rejoint. [Musique] Oh.
Sophie Briante-guillemont