"Faire revenir les Français aux courses" : Guillaume de Saint-Seine, président de France Galop, présente le plan de relance et de retour à l'équilibre de la filière
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 52 %Attaque 8 %Défensif 40 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:57InvitéChiffre
« La baisse des enjeux est un peu supérieure, puisque nous ne touchons à peu près que 8% des enjeux. »
Temps de parole
- Invité73 %
- Présentateur27 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Guillaume de Saint-Seine, bonjour. Vous êtes président de France Gallo, chargé entre autres d'organiser des courses hippiques. Exemple, le prix de Diane dans 15 jours à Chantilly, sans oublier, tradition oblige depuis plus de 180 ans, le concours d'élégance, évidemment avec chapeau, ça plaît encore ce genre d'événement ?
Oui, la fréquentation du prix de Diane, on a plus de 25 000 spectateurs, donc c'est un rendez-vous de l'élégance, c'est un rendez-vous du sport aussi, puisqu'on désigne la meilleure poudiche de 3 ans du printemps, et c'est dans le cadre absolument merveilleux de Chantilly, avec les grandes toiles de fond, le château, les grandes écuries, oui ça attire beaucoup de public, mais ce ne sont pas les seules courses qui attirent du public, puisque l'année dernière on a eu une fréquentation sur tous les hippogrames français en hausse de 16%, avec plus de 2 400 000 spectateurs.
Alors vous ajoutez maintenant des animations pour enfants, le soir parfois un DJ pour les plus grands, bref, vous tentez d'attirer tous les publics, vos parieurs classiques ne suffisent plus ?
C'est clair que plus on a de public sur les hippodromes, plus on suscite de vocations de parieurs, plus on suscite des vocations de propriétaires, donc bien entendu, vous savez, c'est comme dans toute entreprise, on cherche le développement, et même si nous sommes une association bien sûr, plus on a de fréquentation sur nos hippodromes, c'est aussi faire plaisir aux propriétaires, aux professionnels, et c'est quand même plus sympathique de gagner ou de participer à une course devant des tribunes pleines que devant des tribunes peu fréquentées.
Alors des tribunes pleines, et pour autant, vos finances sont en berne, votre principale source de revenus, donc les paris, reculent de 4% depuis le début de l'année, 35 millions d'enjeux qui ne sont pas collectés, donc pas reversés par le PMU, mais qu'est-ce qui se passe ?
Alors pour être très précis et sur les chiffres, c'est 35 millions de retours à la filière, la baisse des enjeux est un peu supérieure, puisque nous ne touchons à peu près que 8% des enjeux. Qu'est-ce qui se passe ?
Écoutez, il y a une évolution, je vais un peu structurelle et de long terme, puisque le pari hippique maintenant est en concurrence, notamment sur le online avec le pari sportif, avec d'autres formes de jeux, et puis voilà, l'économie française, le pouvoir d'achat des ménages est un peu en berne, et c'est vrai qu'on fait assez souvent, plus souvent, le sacrifice sur un budget jeu que sur un budget, évidemment, énergie, alimentation, et donc on dépend trop aujourd'hui des jeux hippiques, et un des objectifs du plan de relance, c'est en effet de revenir dans le cœur des Français, de faire revenir les Français aux courses, pour que derrière, les sponsors et les autres formes de revenus puissent se développer.
Oui, en fait, vous êtes un peu victime de cette concurrence, les modernes contre les anciens, avec les jeux en ligne, les paris sportifs ?
C'est un peu ça, mais nous sommes en ligne, nous avons aujourd'hui, avec PMU.fr, plus d'un milliard d'enjeux sur un marché d'un milliard et demi, mais c'est vrai qu'on est concurrencé par de nouvelles formes de jeux, sans faire allusion à un événement qui va occuper beaucoup de Français demain soir, qui est la finale de la Coupe d'Europe. Évidemment, l'attraction médiatique qu'il y a sur la fête finale, nous devons, nous, contrecarrer cette concurrence.
Et donc, vous prenez le taureau par les cornes, avec un plan de redressement sévère, d'austérité, disent certains, mais vous vous dites, voilà, le risque, c'est de ne plus avoir de trésorerie d'ici trois ans, or, vous êtes aussi en charge de la préservation de toute la filière, est-ce qu'il y a péril ?
Écoutez, il y aurait péril si on n'agissait pas. Je pense que c'est tout à fait clair. Donc, ce plan, ce n'est pas un plan d'austérité, c'est un plan de retour à l'équilibre, qui évidemment affecte les professionnels des courses, puisqu'on va être obligé de baisser ce qu'on appelle les encouragements, c'est-à-dire que les sommes distribuées aux propriétaires, aux éleveurs, c'est un effort de rigueur, mais c'est en même temps un effort que Franck Gallo va faire sur sa gestion propre, pour l'amélioration de ses ressources.
Donc, c'est un plan qui, dans un univers, si vous voulez, des courses hippiques, où plus des deux tiers, presque 70% de ceux qui rentrent à Franck Gallo, je le rappelle, ce qui est une association, repart vers l'agriculture, vers les professionnels des courses. On a voulu un plan de retour à l'équilibre qui s'accompagne d'un plan de relance, comme je vous le disais, pour refaire venir le public, avoir une expérience des propriétaires sur l'hypodrome qui soit plus positive encore, donc c'est un effort qu'on a voulu équilibrer.
Et oui, mais la difficulté, bien sûr, mais la difficulté, c'est de faire des économies sans écorner la filière. Or, les propriétaires, par exemple, sont très inquiets, ils le disent, pour la survie des petites courses en province, et finalement, c'est toute la filière qui appelle à l'union, peut-être pour détricoter vos décisions ?
Non, écoutez, je pense que d'abord, ces décisions ont été prises en conseil d'administration, où la plupart des associations représentatives et professionnelles sont sièges, d'une part. Deux, il n'y a aucune volonté de décritoter les courses en province. J'étais moi-même hier, dans un très grand événement au Lyon d'Angers, avec plus de 18 000 spectateurs. J'ai pu parler au président et au dirigeant de sociétés de course régionales, et l'effort, il est demandé aux sociétés régionales, comme il est demandé aux grandes courses de sélection, comme il est demandé aux catégories moyennes.
On a voulu moduler l'effort pour que les gens qui dépendent le plus des encouragements soient un peu moins affectés, mais c'est un effort qu'on demande à tous les socioprofessionnels et à toute la filière.
Est-ce que dans les causes de Vonsouci, il y a aussi cette lourdeur de vos tutelles ? Trois ministères, un frère jumeau pour la filière trop, une structure pour les courses, le PMU, mais tout ça, c'est entre autres, ça fait beaucoup ?
Écoutez, les tutelles, vous savez, nous avons une délégation de services publics, donc clairement, comme association, nous avons cette tutelle, puisque l'État nous a confié cette responsabilité, et ce monopole sur le réseau physique de prise de pari et s'accompagne notamment naturellement de contreparties. La troisième tutelle, c'est celle du ministère de l'Intérieur, c'est vis-à-vis du service des courses et jeux, puisqu'on m'a mis, les propriétaires et la filière m'a mis beaucoup d'argent, il y a eu un contrôle par le ministère de l'Intérieur. Le PMU, c'est notre bras armé, commun avec le tronc. Écoutez, il y a une réflexion qui a été lancée par Mme M.
Chalin, vice du budget, sur la gouvernance et la pérennité financière de la filière. Le rapport est attendu pour la fin du mois de juin. On verra si l'État souhaite changer ou proposer des modifications à cette organisation, mais aujourd'hui, les tutelles, on a de très bonnes relations, elles siègent notre conseil d'administration, elles sont régulièrement impliquées et en tout cas associées en amont aux prises de décision. Je ne vis pas ça comme une contrainte.
À propos du PMU, la filière professionnelle veut aujourd'hui un droit de regard sur la nomination de la direction, la patronne ayant jeté l'éponge. Ce n'était pas le bon profil ?
Écoutez, moi, je salue le travail que l'équipe du PMU a fait, Emmanuel Malkaz en particulier, elle a eu une opportunité, elle l'a saisie. Aujourd'hui, de toute façon, les statuts du PMU prévoient que c'est bien les acteurs de la filière, et en particulier Letrault et France Gallo, qui proposent les nominations à la direction générale et à la présidence du PMU, avec l'aval ensuite de l'État.
Guillaume de Saint-Seine, président de France Gallo, invité éco de France Info, merci à vous.