La Capsule: Stéphanie Rist en Gironde, don de rein du vivant et bilan de Dominique Simonnot au CGLPL
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Chapitres
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Bonjour. Après 6 ans, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, quitte ses fonctions. Vous l'avez rencontrée. Est-ce que le CGLPL permet de faire avancer les droits des personnes privées de liberté ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Est-ce que les recommandations du CGLPL sont suivies par les établissements concernés ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Est-ce que les ministères écoutent aussi ces alertes ?
- 2:08OuverteRéponse directe
Quels sont les progrès en psychiatrie par exemple ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Est-ce que ce sont les mêmes inquiétudes en prison par exemple ?
- 3:34OuverteRéponse directe
Quel est l'état d'esprit de Dominique Simonnot après cette mission de 6 ans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Fait
« dans les hôpitaux psychiatriques ou les services de psychiatrie, on peut dire que vraiment c'est suivi. »
- 1:27Fait
« J'aimerais bien qu'il y ait moins de monde dans ma prison, mais en fait ils n'ont pas la main là-dessus. »
- 4:16Fait
« elle dit que de sa vie, elle n'a rien fait de mieux. »
Temps de parole
- ?100 %
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Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Pour le débrief du jour, je suis avec Valérie Lespèce, journaliste spécialisée en psychiatrie à la rédaction. Bonjour. Bonjour Chloé. Après 6 ans, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simono, quitte ses fonctions. Départ prévu le 14 octobre. Vous l'avez rencontré Valérie et pendant son mandat au CGLPL, elle a visité des établissements pénitentiaires, des établissements de santé ou encore des centres éducatifs fermés. L'heure est donc au bilan et on se demande aujourd'hui si le CGLPL permet de faire avancer les droits des personnes privées de liberté. Valérie, le CGLPL a produit de nombreux rapports, avis et recommandations. Est-ce que c'est suivi par les établissements concernés ? Alors, ça dépend du type
d'établissement. dans les hôpitaux psychiatriques ou les services de psychiatrie, on peut dire que vraiment c'est suivi. Euh, on le voit à la PM quand il y a une visite du CGALPL dans un établissement, on a souvent un communiqué de presse de l'établissement pour expliquer ce qu'il a mis en place après les recommandations et Dominique Simono le dit elle-même, les établissements sont vraiment très réactifs pour modifier l'organisation d'un service après son passage. En prison, c'est un peu plus compliqué. Elle dit que euh alors que les établissements de santé sont euh assez libres de se réorganiser et donc moins contraint par leur tutelle en prison, c'est différent. Euh ils sont un peu plus corsetés et du coup par exemple sur la surpopulation, elle dit qu'elle a
rencontré beaucoup de directeurs qui disent "J'aimerais bien qu'il y ait moins de monde dans ma prison", mais en fait ils n'ont pas la main là-dessus. Et est-ce que les les ministères écoutent aussi ces alertes ? Alors, au début quand elle est arrivée, elle était elle s'est dit très surprise euh de la désinvolture, c'est son terme, avec laquelle euh les ministères de la santé ou de l'intérieur accueillai ses recommandations et visiblement ça n'a pas trop changé. Mais en revanche, elle est très satisfaite de la manière dont euh ses rapports, ses recommandations sont utilisés par des associations qui elles vont en justice pour attaquer l'État dans certains cas en s'appuyant sur les recommandations et les avis du CGLPL. Elle aimerait que le que le CGP ait plus de de pouvoir en fait euh
paradoxalement non. Elle dit que si le CGLPL avait un pouvoir de sanction, par exemple, elle pense que les euh professionnels ou les personnes enfermé en fait feraiit moins appel à l'institution parce qu'ils auraient peur que leur anonymat soit moins soit pas respecté, euh parce qu'ils auraient peur eux-mêmes des sanctions. Donc en fait, elle dit que c'est très bien comme ça. Elle dit qu'il y a quand même eu des des progrès en 6 ans. Quels sont ces progrès par exemple en psychiatrie ? En psychiatrie, il y a des progrès indéniables en matière de d'isolement et de contention. euh de même s'il y a encore des résistances ici ou là, la majorité maintenant euh des psychiatres ou des professionnels cherche à réduire euh ses pratiques. Euh donc la loi a
aussi euh beaucoup aidé mais euh l'action du CGLPL n'y est pas pour rien. Elle voit des choses à améliorer. Alors euh oui, le CGPL est assez inquiet euh de la situation de la pédopsychiatrie et plus globalement euh de l'accueil euh des jeunes dans les établissements et il y a de nombreux rapports euh qui ont été publiés euh sur le fait que euh les mineurs ne devraient pas être hospitalisés avec les majeurs. Est-ce que ce sont les les mêmes inquiétudes en prison par exemple ? en prison. Elle Dominique Simono, est vraiment euh une acharnée euh de des du sujet de la surpopulation. Elle dit que tant qu'il y a de la surpopulation, ça ne pourra jamais s'améliorer. Donc euh vraiment
euh elle incite vraiment à vider euh un petit peu les prisons et puis en matière d'accès aux soins, elle dit que vraiment il y a un manque de personnel dans les services de soins en prison et que ils peuvent difficilement travailler correctement dans ces conditions. Quel est l'état d'esprit ? de Dominique Simono après cette mission de 6 ans et voilà à un mois de son départ. Alors, elle dit que de sa vie, elle n'a rien fait de mieux. Euh donc c'est une déclaration assez forte et c'est vrai que cette expérience au CGLPL conclut un peu une vie professionnelle entièrement tournée vers euh ces personnes que qui sont un peu en marge de la société
puisque quand elle était journaliste à Libération et au Canard enchaîné, elle a travaillé beaucoup sur la justice et les prisons et puis elle a été avant d'être journaliste, conseillère pénitentiaire d'insertion de probation pendant 10 ans. Merci beaucoup Valérie, toutes ces informations sont à retrouver sur le fil AM News.