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interviewLes Républicains Sénat· 11 avril 2023 7 min

Alexandra Borchio-Fontimp ouvre le débat sur le harcèlement.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

harceler tu deves côte à côte pour désigner ce phénomène dramatique qui traduit un mal français un laxisme sans précédent face à un fléau de société qui tue le harcèlement mes chers collègues touche en France un million de jeunes chaque année c'est à dire un jeune sur 10 qui sont autant de citoyens dès la socialisation née le rejet et c'est lorsque l'enfant apprend à grandir à l'école primaire dans sa fragilité qu'il est davantage concerné à l'âge de ses premiers apprentissages le harcèlement scolaire concerne également leur famille leurs proches leur entourage autrement dit au sein de notre assemblée par exemple ici et maintenant des dizaines de nos enfants ou de nos petits-enfants subissent ce qu'aucun enfant ne devrait subir c'est la raison pour laquelle notre groupe politique les républicains a souhaité inscrire ce débat à l'ordre du jour dès le plus jeune âge un nombre de plus en plus conséquent de mineurs est amené à connaître de la cruauté humaine et à perdre foi en autrui ce lien de confiance pourtant fondamental dans l'épanouissement d'un individu une réalité qui dépasse souvent l'entendement une réalité trop régulièrement traitée comme un simple fait divers mais chaque prénom de victime leur histoire leur souffrance et leur douleur nous ne pouvons les oublier suicide ou homicide on sait finalement jamais vraiment qualifié comment qualifier l'acte d'un enfant qui se donne la mort car pousser à bout par leurs camarades que ce soit dans le cadre éducatif ou par le biais des nouvelles technologies ou des réseaux sociaux pourtant le camarade à l'origine est un terme militaire qui renvoie au partage et à la fraternité il naît de camarades que s'il s'unissent dans la même cordée disait Saint-Exupéry l'école est ce lieu où la société a décidé de confier à des adultes la transmission des valeurs de savoir de savoir-vivre et de savoir faire à ses enfants c'est là que la société dessine son avenir en formant les adultes de demain allez à l'école ne doit jamais devenir une contrainte émotionnelle mortifère qui ne laissera que des séquelles voir des stigmates chez ceux qui ont été victimes de harcèlement ce débat est donc l'opportunité de poser des mots sur des incompréhensions que victimes parents mais aussi une forte majorité de nos concitoyens ne peuvent plus supporter il est donc urgent de tout mettre en oeuvre pour remédier à cela comment ne pas être choqué lorsque l'on sait que l'enfant harcelé et donc brisé dans sa construction identitaire doit quitter grande école tandis que celui qui a fait du mal peut y rester impunément c'est ce qu'a conduit notre collègue Marie merci a déposé une proposition de loi visant à poser le principe d'une mesure d'éloignement du harceleur pour protéger la victime afin qu'elle ne subissent pas cette double peine une mesure de bon sens monsieur le ministre puisque vous l'avez retenu si on en croit vos annonces dans la presse ce matin l'impunité dans laquelle vivent les auteurs des faits de harcèlement doit cesser impunité qui les mène à reproduire leurs actes de victimes en victimes à ne pas comprendre et mesurer l'impact et la gravité de leurs agissements il faut donc les prendre en charge de manière appropriée et n'oublions pas les témoins qui peuvent être traumatisés par la violence qu'ils ont observé et peuvent développer un sentiment d'impuissance l'école a bien évidemment un rôle à jouer dans la lutte contre le harcèlement mais c'est avant tout l'éducation qu'on donne à son enfant qui va déterminer la personne qu'il sera envers les autres ne n'y ont pas cet sans qu'il ne soit toutefois fait de faux procès en accusation aux parents afin que l'état des lieux dressés ne soit pas une équation dont il manquerait une inconnue les parents doivent également être impliqués dans la prévention en étant sensibilisés et informer sur les différentes formes de harcèlement scolaire et en étant encouragé à diagoler avec un dialoguer avec leurs enfants j'ai l'espoir que chacune des 17 prises de parole au sein de cette hémicycle aujourd'hui favorise le déclic afin que nous parvenons enfin à protéger nos enfants harcelés au Sénat la mission d'information sur le harcèlement scolaire et le cyber-harcèlement estiment qu'il est temps de détecter et traiter ce fléau autour de ce qui doit constituer désormais une grande cause nationale et non pas une journée nationale instaurer un jeudi de novembre comme un rappel annuel où chacun dénonce le harcèlement scolaire 24 heures durant avec tout le pathos que l'on connaît faisons-le pour les parents de Lucas dans les Vosges ou encore pour la famille d'ambre dans la Drôme pas pour leur propre enfant puisque c'est déjà trop tard ils ont préféré mettre fin à leur calvaire en se donnant la mort parce que notre pays n'a pas su les écouter ni les protéger nous devons donc aller plus loin dans la prévention et la formation auprès des acteurs de l'éducation nationale et des familles malgré les avancées de la loi du 2 mars 2022 et du programme phare de tels drames en 2023 traduisent un terrible échec collectif une injustice inacceptable les chiffres montrent que ces mesures sont insuffisantes et relancent les défaillances du système l'autorité judiciaire doit faire de la lutte contre le harcèlement scolaire une priorité de sa politique pénale afin de se saisir de la nouvelle infraction définie les signalements doivent être pris au sérieux le harcèlement scolaire ne doit plus être considéré comme une histoire entre gamins qui aide à grandir ou des jeux d'enfants sans importance à mentons dans mon département des Alpes-Maritimes Anna je cite n'en peux plus d'aller au collège chaque matin avec la boule au ventre et ça fait 6 mois que ça dure ce combat ne se mène pas seul il est temps que nous prenions tous ensemble des mesures supplémentaires pour prévenir et combattre le harcèlement scolaire mais il est primordial de lever le voile sur ce phénomène et d'oser en parler car on a beau mettre en place tout un arsenal de mesure si les gens ne veulent pas voir alors tout cela ne servira à rien et dont les a détecter les victimes les prendre en charge et gérer les harceleurs l'école est aussi ce lieu privilégié d'observation de repérage d'évaluation des difficultés scolaires personnelles sociales familiales et de santé des élèves enfin pour conclure je veux saluer toutes les personnes qui s'engagent au quotidien dans la lutte contre ce fléau leur engagement est essentiel pour que nous puissions avancer ensemble dans la bonne direction avec comme seul et unique objectif l'intérêt de l'enfant pour que l'école ne soit plus une zone de non-droit et pour que l'enfance ne rime plus jamais avec violence merci chers collègues monsieur le ministre vous avez deux minutes pour répliquer si vous le souhaitez

Alexandra Borchio-Fontimp ouvre le débat sur le harcèlement. — Alexandra Borchio Fontimp · Pourquijevote