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Podcast / conversationUniversité Bordeaux Montaigne· 8 juillet 2026 59 minPortrait personnelImmigration & asileSolidarités & famille

« Le CAFI de Sainte-Livrade-sur-Lot: Regard sociologique et expérience vécue »

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:57Fait
    « nous avions tous un ancêtre français au Vietnam souvent un militaire qui faisait partie du corps expéditionnaire en Azouchine »
  • 19:13Fait
    « Enclave dans la commune, le camp à lui seul est presque un village. Une tout autour et une seule entrée. Il a son administration, son école, son service médical, sa salle des fêtes, ses commerces. »
  • 23:09Fait
    « ils étaient ayant droit ce que ça voulait dire c'est que c'était euh tant qu'il était rapatrié dans cet endroit-là, ils y avaient droit alors que s'il partait, c'était terminé »
  • 45:49Fait
    « il y a eu de la rébellion quand même. Les gens n'ont pas accepté les conditions qui leur ont été faites et il y a une photo qui n'a j'ai pas pu commenter mais où on voit des gardes civils qui sont là parce que il y a eu des pétitions »
  • 53:11Fait
    « on lui a proposé un travail de secrétaire. Euh mais c'était c'était loin de Sainte Livrade et euh la seule chose qu'ils lui ont proposé, voilà, il faut que vous acceptez ce travail. Par contre, vos enfants, faut les placer à la DAS. »
  • 54:40Fait
    « les femmes seules, les personnes âgées et tout, c'est ceux-là qu'on a envoyé à Sainte Livrade »

Temps de parole

  • ?100 %

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0:35
Locuteur

Rebonjour à toutes et à tous. Nous allons donc poursuivre cette deuxè journée d'étude avec un nouveau panel intitulé un exemple de camp centre d'accueil français le CAFI centre d'accueil des Français d'Indochine à Sainte Livrade sur Lotte. Nous avons deux intervenants. Donc Paulette Watled Wled peut-être, excusez-moi. Wadlé W. Voilà. Sociologue à l'audrice, spécialisé dans les migrations, la laïcité, les rapports sociaux de genre allé en recherche expertise et action. Madame Voiblé est donc engagée dans la transmission et la valorisation des mémoires migratoires, les questions interculturel, religieuse et de laïité.

Et elle a enseigné pendant une vingtaine d'années, c'est ça, à l'université de Rennes. Voilà, la sociologie. À côté d'elle se trouve donc André Forget qui est élu de Sainte Livrade sur l'otte et ancien habitant du Café. Voilà, donc vous avez 20 minutes. Je vous laisse la parole. 20 minutes. OK. English my quite English.

So about this special situation it's good to know at the beginning you understand me it's ok that it was the story of began with munition factory key elementary history of livrade Indoina this munition factory munition factory if this exist would have been any repetrated from indochina in that place these buildings thated to the settlement of this population in very small town in the southwest of France migration came from Spain, from Italy, from later on from Algeria, from Holland from English people also so the people around even if they were present and very in their own place they also had from a long time contact for people here we don't about for people because China French Chinese people French by nationality of tu as compris au fait nonlish Tout à l'heure, je parlerai en français.

complete my talk je parle juste du contexte je dis que s'il y avait pas eu la poudrerie il y aurait ben tu tu as le texte en français il y aurait pas pu y avoir cette présence c'est qu'à Saintevrade il y avait déjà eu des migrations de longue date des espagnols beaucoup d'Italiens euh sont venus aussi pendant la guerre des gens de l'exode du de l'est de la France des Alsaciens et puis plus tard des Algériens des des arquis enfin il y a eu c'est vraiment une une région rurale qui est intéressante parce qu'elle est elle est exemplaire de de l'histoire migratoire française et actuellement il y a une migration venant des pays de l'est ah aussi des polonais notamment beaucoup people 19 sur Bias Clivrade sur factory arring behind bars and railway tracks many things but most of them the five military camps they they have been built by Spanish people they were they came from the civil war 19 military campou of the lot river came pardon 196 2000 year 2000ated from China there was in 1945 during years I think people from the army Vietnamese Indo Chinese time intern je sais pas comment on dit intern Je parle des requis indochinois qui ont été internés là entre 45 et 48 à peu près.

China attends je lis plus loin je crois. Non, sorry. Voilà.

global denomination but it was for very very different situations first about we count about 30,000 to 35000 people who arrived in France in this territory between 1955 and 1965 and there were French people by nationality but very origin we can rapatriatriated in the full meaning the people from france and traveling Vietnam, Laos Cambodge Cambodia and for those people that was a real we can call rapatri they came people mixed union we also vietnese people got the French nationality Voilà comme comme je sais plus comment on dit from the trading French trading pondri Vietnam Cambodia and rapatriated China over sit even in the indina they have status for long time between 18 and 193 subjects of friends French by it was not cch c the law was not for people french nationality and from what so indous of mixed unions and children they got French nationality but most of the time they were by mother which was from cultural basement and French authority Vietnam in French French.

Si si je peux quelques précision in French sorry euh en fait si nous sommes ici effectivement rapatrier français rapatri vous avez bien entendu le mot français c'est que nous avions tous un ancêtre français au Vietnam souvent un militaire qui faisait partie du corps expéditionnaire en Azouchine. Et donc comme il restait longtemps là-bas, souvent il prenait une compagne vietnamienne à qui ils ont donné à aux enfants la nationalité française. Donc moi-même je suis issu de cette lignée là parce que voyez par rapport à mon physique je m'appelle Forger. Donc c'est pas du tout un nom vietnamien mais donc je je porte le nom de mon grand-père qui a été un militaire français là-bas au Vietnam.

C'est pour ça que nous sommes donc rapatriés d'adouchi français euh considérés comme des Français au Vietnam mais considéré comme des Vietnamiens ici en France. Petite parenthèse. Translation. [raclement de gorge] Yes. Bon alors il faut que je transvise. OK. Ouais, je veux bien. Ça sera peut-être plus simple.

So he was saying that um his grandpa was um French um in Vietnam and usually um French soldiers um because they stayed for so long in Vietnam they got a wife and then they had kids and in Vietnam the kids from this one parent that was French or grandparent in Vietnam they were considered um as French people but once they came back to France and were expatri they were considered um Vietnames and So he was saying that his last name despite his physical appearance is very very French. Ok. Uh so got we gone. Um so it's a diversity of situations and the word rapatriat why this world was problematic. Voilà, most of them had no relationship in France and Vietnam. relatives.

Voilà, they were they left the country really quick. Most of them had just one suitcase, two or three things. Very few had time before and preparing this long journey and this long this new life.

organed their settlement in different places that you can see here all over France and most of them in in military places like in Saint Livra but not only in military places this is important to camps can use for Ind China it can some military camps where they have been settled but they didn't like in the Japanese American organation administration could go they were not forced at all to go in this place of course when you have noes when you know no things when you are stressed by the war you take what given to you as in place speak about livr sur and real military as you munition factory and they have been received in places where there was nobody since 1948 I think they arriv the first people arriv in 196 in April 1956 and some other arrive until 1964 465 les derniers arrivés entre 56 et 65 66 65 66 this picture is picture taken 19 I think this one and when they arrived the bars were not in such good state.

view the life like my professor like village maybe if you want to have look way of life we sans hostilité non plus que sans sympathie particulière le camp des Chinois. C'est un ancien campaire dont les baraquements ont été aménagés pour y loger des familles le plus souvent nombreuses, femmes, enfants et adolescents formant la grande majorité de la population. Enclave dans la commune, le camp à lui seul est presque un village. Une tout autour et une seule entrée. Il a son administration, son école, son service médical, sa salle des fêtes, ses commerces. son église et enfin aménagé au bout d'un bâtiment avec face à l'entrée son Kan, hôtel aux esprits du ciel, sa pagode.

En attendant pour meubler, je peux vous raconter un peu l'histoire de de notre vie au cafi. Donc nous nous avons été rapatriés un peu l'année dernier notre famille en 1964, ça marche pas. Donc euh je fais partie d'une fratie donc de six enfants et donc nous sommes arrivés euh avec seulement notre notre maman parce que ma maman était eurasienne donc nation na société française et nous aussi né français mais notre papa vietnamien il est resté là-bas au Vietnam parce qu'il était pas concerné donc par le rapatriement des français qui était vietnamien Yes. Voilà. Voilà.

Et donc ma maman encore est toujours vivante et et jusqu'à l'an dernier encore elle vivait dans ce site sur ce site avec des nouveaux logements sociaux. Et moi donc j'ai vécu avec ma maman jusqu'en 1987 et je l'ai quitté à l'âge de 23 ans. Donc vécu 23 ans donc dans ce camp. Donc nos conditions de vie étaient quand même assez sparties. C'était très difficile euh vu que dans la société française où tous les logements ont évolué dans les années 2000, nous nous étions restés dans les mêmes conditions de logement qu'en 1960.

1964 that was something delber volonti point administration people leave the place to make themable un arrêté 19 because people could have things administration and they so that they would be on avant à peu près moi. J'ai dit que euh ils étaient ayant droit ce que ça voulait dire c'est que c'était euh tant qu'il était rapatrié dans cet endroit-là, ils y avaient droit alors que s'il partait, c'était terminé. Voilà. Ouais. C'est pour ça en fait les premiers qui ont qui ont acheté des télévisions les cacha dans des armoires. Ouais. Ouais. Et et l'antenne n'était pas sur le toit, il était sous le toit.

de 19 musulm and most of time when you speak with children of this place now adult5 years old they remember that was forbidden and that was on purpose to make them going away from this place c'était je disais que c'était volontaire de la part de l'administration de d'avoir ce ce cette rigidité pour vous forcer à partir pour pas que vous vous installiez. Mais malheureusement pour eux, on s'est refait une vie communautaire et on s'est recréé notre petit Vietnam dans ce camp. Et c'est un peu grâce à ça aussi. Maintenant, je dis c'est une chance que nous avons pu préserver toutes nos coutumes, toutes nos traditions et que nous continuons à les faire vivre encore aujourd'hui.

village around was 3000 people was of newce and difficulty was also that could explain that communary life that the French people people from the area even If they were from Spanish Italian origins, they exped French fa people and when they saw people with different face and talking a language they do not understand and the black they were very surprised and the relation between the town as second citizen in France and even in France have no racial law that was in the mind Vietnamese yellow people leis c'est le camp des Chinois le centre d'accueil et où la cité moulin du language of them women of women of mothers with andre speak French some people French C'est en fait c'est c'était donc le camp des Chinois là-bas Saint Livrade.

Les gens de Saint Livrade ne venaient que très peu au camp des Chinois. En fait, ils avaient ils avaient peur du corps des Chinois et des Chinois. Et et nous nous ne sortons pas beaucoup du camp des Chinois pour rester entre alling Après nous les enfants un moment donné, ils ont progressivement fermé l'école dans le camp. 19 en 68 je crois. Donc nous nous sommes allés après à l'école au village. C'est là que nous avons commencé à nous à nous euh comment dire à nous joindre à la population de la ville et euh nous étions souvent réparti dans trois [grognement] ou quatre par classe. Et je pense que notre intégration par la suite a été favorisée donc par par l'école premier.

Parce que de mes souvenirs d'enfance et d'adolescence, nous voulions être les meilleurs de la place. Nous nous aidions entre nous pour faire les devoirs quand on rentrait au camp. Mais après c'était chacun pour soi pour les notes. l'intégration l'intégration par rapport à ceux de ma génération euh a été est passé également par ce respect par rapport à nos résultats scolaires.

forgot to place in school in the school inside the camp and better school just near them to go in the town which is c'est à de ou 3 km le la ville oui 3 km 3 they prefer the children stay around them and also it's good to know that most of the people were Catholics and really Catholics and was there is still Catholic school in Saad and some people to make their children in this Catholic school in Vietnam with everything well done and Vietnam from Indo China came in that school in the most of the parents they took their children away because they didn't want their children stayed with C'est à l'école privée.

Les enfants sont allés à l'école privée au début et les gens du village, des parents ont retiré leurs enfants de l'école parce qu'ils voulaient pas côtoyer. C'était pas évident du tout. Et puis avec le temps, comme dit André, ça c'est un Oui. Oui. Ah pardon. Non non, ça marche. Ouais. OK. Vous avez vraiment plus de temps en fait. On a presque plus de temps. Ah ouais.

Alors nous nous en fait comment dire on moi j'ai l'insouciance de l'enfance nous n'avons pas j'ai pas eu l'impression d'avoir vécu de mauvaise année dans ce temps malgré les conditions difficiles que mais ce que je ce que je sais et je suis convaincu de cela également nos parents ont souffert Parce que quand nos parents ont quitté le Vietnam avec nous tous petits, euh il savait très bien que c'était pour un aller simple. C'était un allé simple également parce que euh comment dire ils allaient arriver donc en fait on leur disait "On va vous ramener à la mère patrie mais c'est une mère Patrick qui connaissait pas. Elles sont toutes nées ou ils sont tous nés au Vietnam ?

And they had they had a very idealistic vision of friends. They really thought they would be welced with arms and they found the contrary. Ma mère tous les soirs pleurit pendant des mois. et euh elle avait beaucoup de difficultés à donc à à à faire vivre toute la famille dans un pays qu'elle connaissait pas avec un climat qui était pas tout de Vietnam surtout en arrivant au mois de décembre en fait. et et j'étais le plus petit. Oui, je suis désolé. Just pour finir juste pour finir comme nous sommes quand même fiers de notre histoire et que ce lieu le camp de Saint-Divran, le CAFI est un lieu emblématique donc de c ce rapatriement des français d'Adouchine.

Actuellement, moi je suis maire adjoint de la ville de Saint Livrade et je travaille très activement pour créer dans ce ce site un musée de l'histoire du site et donc de l'histoire des rapatrios. [raclement de gorge] Il faut juste préciser que en mars il va y avoir des élections et j'espère être encore réduit pour pouvoir continuer cette action. [raclement de gorge] Juste une phrase created Voilà. Comment big days festival Yeah.

Claudine any 15 of August but you can go because Hay time in the date where you can nearly sure that you will have a lot of people they come because most of the children the descendant of these people they live now in in different region in France and that's holiday time. So they have time to to spend a little bit some days together and that's why they chose they have chosen this 15th of August. Le 15 août, c'est une fête catholique. C'est pas pour ça. Non, c'est pas pour ça.

Depuis from long time before the associations, they used to come on holiday to visit their mothers in August and little groups organized playing football, playing and so this has come a ritual now but it was just before it was just friendship it was formal. Voilà. Très bien. Je suis vraiment c'est la morton âme aussi. Je suis obligée de [rires] d'intervenir au niveau du temps parce qu'on j'aimerais vraiment vous écouter encore. Mais voilà, c'est comme ça. Alors, les conditions de travail, c'était un peu ce qui pouvait se présenter. Alors, dans un premier temps, ça a été surtout des travaux dans dans les champs au niveau agriculture. Ça c'était une première une première étape.

Deuxième étape, ça a été la possibilité de travailler dans plusieurs usines qui étaient d'ailleurs dans le camp même. D'abord en premier lieu, il y a une petite usine de fabrication de tapis. Donc qui a travaillé un peu. Je transmets, j'essaie de traduire. She she tried to she tried to to find the work which came and some people of people work in the countries picking beans. Ça pas dit accueillir des haricots. Oui. Picking beans. de chaussure qui a été installée au sein même du du camp où a travaillé quand même plus d'une dizaine d'années. Et ceci donc après entrecoupé donc de périodes de chômage. Oui, mais les droits n'étaient pas les mêmes aujourd'hui.

Donc les droits des fois étaient beaucoup plus raccourcis et donc quand elle était en fin de droit comme on disait, elle percevait juste une une allocation de fin de droit. Je me rappelle encore lorsque j'étais lycéen qu'elle était dans cette situation là et que j'étais pensionnaire et heureusement j'étais pensionnaire avoir des bourses. Donc je pouvais être logé et nourri correctement pendant 5 jours et demi au lycée. Mais je me rappelle d'une période également quand je rentrais le weekend jamais réussi. Il y avait pas grandchose à manger. C'était quoi la question ? La question c'était comment on pouvait comment maman pouvait faire pour Ah oui pour vivre. Voilà. OK.

Donc les conditions de vie effectivement financièrement était particulièrement difficile. Euh je n'ai jamais vu ma maman avoir une comment dire des revenus confortables jusqu'à arriver à la retraite où elle a perçu une un revenu, je dirais pas normal mais un revenu régulier. qui puisse la faire vivre correctement. Voilà. Donc aujourd'hui aujourd'hui euh même si parfois pour certaines personnes la vie est difficile, mais je pense qu'aujourd'hui beaucoup de structures peuvent aider les gens à manger qu'à l'époque on ne pouvait compter que sur soi-même voir la solidarité des voisins.

Du coup, j'avais une petite suite quand même à ma question par rapport aux enfants et par rapport à l'éducation que vous avez reçu. Euh c'est la suite, c'est comment elle a pu transmettre l'éducation ? Enfin voilà, c'est par rapport enfin de la situation six enfants, tout le monde a enfin alors alors comme je l'avais dit tout à l'heure euh on s'est forcé à bien travailler à l'école. C'était ça notre porte de sortie, notre ticket de sortie pour avoir une vie meilleure. Et c'est par là qu'on a qu'on a qu'on a pratiquement tous dans la famille ou voire même mes amis qui vivaient au CAFI pour la pour une grande majorité ont suivi le même chemin.

Et donc pour une très grande majorité, nous avons tous une situation correcte maintenant tous ceux de la deuxème génération. Vous parlez de vos frères, il vous avaient des bonnes situations ? Euh alors moi j'ai nous sommes donc six donc j'ai mon frère était l'aîné et moi j'étais le dernier entre entre il y avait quatre filles quatre sœurs. Voilà. Donc oui, mon frère a a très rapidement trouvé une bonne situation mais il a dû quitter très rapidement Sainte Livra pour partir à Paris.

Most of the young, les les les enfants qui qui ont grandi à Noy à Saint-Lade sont beaucoup partis à Paris, en région parisienne ou dans des grandes villes parce qu'il y avait pas de travail dans le bassin autour de Sainte-liade. C'était vraiment très rural et ils avaient pas la possibilité de travailler et puis ça les intéressait pas. En plus, c'est des personnes qui venaient de la ville, les gens, les Vietnamiens. Donc c'était pas des paysans du tout dans l'âme, dans dans leur histoire. Donc ils sont partis à Paris quelquefois un peu forcé par l'administration parce que ce qu'on n' pas dit c'est qu'il y a eu de la rébellion quand même.

Les gens n'ont pas accepté les conditions qui leur ont été faites et il y a une photo qui n'a j'ai pas pu commenter mais où on voit des gardes civils qui sont là parce que il y a eu des pétitions, les gens n'ont pas accepté les conditions et ça c'était en 58, il y en a eu aussi en 68. Il y a eu des gros troubles et l'administration a euh soit exclu les jeunes tout à l'heure comme a dit Marc Bernardo à la majorité on on devait partir soit ils ont on leur donnait un billet de train pour partir à Paris et chercher du boulot à Paris. On voulait plus en entendre parler ici.

Donc c'est aussi euh comme ça que les choses se sont il y avait cette espèce de après il y avait un soutien entre entre les jeunes en région parisienne. Alors moi je suis un peu un exemple un peu à part de de ma génération. Je suis un des rares à être resté à être resté sur la ville de Saint Livran où j'ai par chance trouver très rapidement du travail dans le secteur et où j'ai je vis encore sur cette ville au jour d'aujourd'hui. Je suis un Voilà. André is one of the few people stayed in Saint Livré toujours to finish.

dans dans dans tous les films que vous avez vu jusqu'à présent, donc dans les reportages, sachez que le camp tel qu'il était euh à l'époque euh la fin du camp au profit de logement neuf, des logements sociaux neufs, ça a été en les relogements ont été faits en 2010. Les premiers relogements, c'était en 2010, donc il y a à peine 15 ans, donc de 1955 jusqu'en 2010. Et les derniers relogés dans des conditions décentes, c'était en 20145. Il y a il y a un gar là par temps. Comment il y a il y a pardon il y a il y a un écart de temps entre le moment où ça a été prémondé et la relogie.

Alors euh exactement euh pendant pendant euh 5 6 ans au moins, la municipalité de l'époque avait travaillé donc pour euh pour reloger les personnes de façon décente. Et donc euh euh il a été signé une convention avec l'Anu, l'Agence nationale de la rénovation urbaine pour requalifier donc ce site avec des logements sociaux neufs. Donc destruction des vieux braquements au profit des logements sociaux. Donc cette signature avec rue a été a été faite. Donc cette signature a été signée en janvier 2008. Donc le temps de faire des travaux, les premiers relongements ont été en 2010 et ce sont déroulés c en 2015. Par contre, il y a eu des un un petit groupe de logement en 1985.

Oui, mais c'était ce qu'on appelait le le camp espagnol. Voilà, qui était un peu à côté et qui avait été effectivement déjà dans un premier temps détruit pour construire déjà des logements sociaux euh mais qui était pas essentiellement destiné pour les les rapatriadoines. Certains bien sûr ils sont allés parce que cette possibilité mais pas tous mais certains sont repartis parce que il leur manquait la chaleur, la convivialité qu'ils avaient dans les dans les baraquements. Est-ce qu'il y avait un plan de l'État ? dis ces gens-là, bon, on les rapatrie ou on les on les apatrie, je sais pas comment il faut dire. Bref, on les emmène.

C'est comme les les archis, bah en catastrophe, on en laisse tuer quelques-uns en Algérie, puis les autres, on les on les ramène. Mais est-ce que les Américains avaient quand même un plan de sortie de des camps ? Vous avez planifié d'une certaine façon la fin, mais est-ce que l'État français d'une manière ou d'une autre savait très bien que bah les gens grandissants, il allait falloir faire quelque chose ? Bah il faut un plan.

Alors quand quand à la majorité ils s'en vont, enfin et cetera mais c'est mais ça c'est c'était au coup par coup et c'était c'était dans voilà, c'était dans l'urgence, l'accueil était dans l'urgence, les départs étaient dans l'urgence euh le choix des lieux a été fait dans l'urgence. La municipalité de Sainte-Lran ne voulait pas entendre parler de rapatrier d'Indochine, hein. Ils leur ont été imposés. Voilà. Donc tout a été fait dans l'urgence et euh la l'arrêté Morlot dont il est question qui rentait un peu leur vie, qui contrôlait, qui interdisait et qui réglaient tout ça est arrivé en 59 parce que là il y a eu un constat que les gens partaient pas.

L'idée c'était ils vont venir là, ils vont partir mais il y avait pas de plan. Oui, c'était le plan de transit en fait. Oui, c'est c'était c'est un compte transit provisoire, un hébergement provisoire. Je signale je signale pour ceux qui peut-être je ne sais pas ici mais probablement ici aussi mais dans dans en Occitanie hein, moi je je me souviens, il y avait des camps de transit pour des gitans hein les les les gens du voyage qu'on sédentarisé dans les années 60. Donc aussi donc tout toutes sortes de populations sont passées par les camps. Enfin, il y a toute une histoire des camps institutionnel que ça soit des archives, des Donc là, il y avait pas de plan.

Non, il y avait pas de plan Fran et puis ils sont passés d'un ministère alors à l'autre, je sais pas combien, 14 ministères différents qui ont qui ont été la tutelle de de ces populations. Ministère des armées, ministère de l'intérieur, ministère des affaires sociales à la fin, ministère des rapatriés, hein. Il se jetait la patate chaude. Oui. Oui, c'est ça. Donc qu'est-ce qu'on fait avec ces gens-là qui restent là et qui ne disparaissent pas ? Non, non, pas de plan de sortie. Le seul plan c'est qu' qu'ils ont trouvé, si on peut dire, c'est s arrêté morlot pour essayer de de de réglementer et puis de d'éliminer des ch l'intégration.

Enfin, des fois des fois ils essayent de s'occuper des des personnes pour essayer de les de les intégrer un peu mieux. Là, je vais donner un exemple très personnel, hein, mais je crois qu'il est d'autres cas comme ça sur le sur le cafi. Euh ma mère est en française et puis avec une éducation [raclement de gorge] française parce qu'elle a été levée par des religieuses. Donc, elle savait écrire, elle savait lire, elle savait parler. Au Vietnam, elle a été même secrétaire, elle a travaillé pour l'armée française au Vietnam. Et donc la la à son arrivée quelques quelques années après, un an ou deux après, on lui a proposé un travail de secrétaire.

Euh mais c'était c'était loin de Sainte Livrade et euh la seule chose qu'ils lui ont proposé, voilà, il faut que vous acceptez ce travail. Par contre, vos enfants, faut les placer à la DAS. Wouh ! D'accord. Voilà, c'était le la seule offre d'emploi correct qu'on lui a proposé mais à condition de placer les enfants à la refuser cet emploi pour ça non non c'est soit je viens avec mes enfants, soit je reste ici au camp. On a d'autres exemples de ce type là. On n pas parlé on parle de Sainte Livrade mais il y a Noyant d'alliés où là ce n'était pas un camp militaire mais des corons, des anciens corons miniers. Et euh le plan de sortie a été différent.

c'était qu'on a proposé aux gens d'acheter les maisons et à partir du moment où on leur a proposé d'acheter les maisons pour une somme qui était pas trop cher pour des Français euh mais qui était un peu compliqué pour des gens qui avaient pas beaucoup d'argent euh et là il n'y avait plus de de centre d'accueil et il rentraient dans le dans le droit commun, ils étaient propriétaires, il travaillaient et on en parlait plus à noyant c'est comme ça que c'est fait le le plan.

Ils avaient aussi l'arrêté morlot mais jusqu'en 66 puisque en 65 ils ont commencé à acheter les maisons et la même chose les maisons étit quand même un peu cher pour certaines familles et certaines femmes parce que là aussi peut-être moins parce qu'il y a une sélection en plus le plan de sortie on peut dire qu'il y a une sorte de plan de sortie les familles qui sont restées à Noyant d'allié dans les corons étaient des familles sélectionnées sur des critères de normalité deux familles ordinaires, c'est-à-dire un père, une mère et des enfants. Un père qui peut travailler, une mère qui peut éventuellement travailler mais pas forcément et des enfants.

Et les autres, les femmes seules, les personnes âgées et tout, c'est ceux-là qu'on a envoyé à Sainte Livrade. Donc à noyant, voilà quel a été le plan de sortie. Et euh un noyant comme pour la maman de d'André, euh les femmes qui qui étaient seules, il y en avait encore un peu ou qui qui devaient travailler pour payer le crédit de la maison, et ben on leur a aussi pris les enfants pour certaines et placés dans certains foyers. Donc ça ça a été une pratique. Vous allez travailler, bon ben vous pourrez pas vous occuper vos enfants. Donc on va les placer dans les familles d'accueil. C'est l'action de l'État. C'est l'État qui se substituent. Ah oui oui oui. Pas le choix hein.

Oui oui est-ce qu'il y a d'autres questions ? Encore une question. C'est bon. And I wonder I mean well most factories are very specific hierarchies of of relationships who own these factories who work there were their bosses and how did it fit inside like the story of a community if you have your own bosses your neighbor ah the the owners were people from outside French people from euh comment capitaliste les les propriétaires des des des usines des petites des petites usines dans Saintvral, c'était des entreprises Oui, c'était des entreprises privées qui qui trouvaient en ce lieu déjà des locaux pas chers hein et une main d'ur également sur marché aussi. Voilà. Ouais. Ouais. Ouais.

les les par exemple au niveau de de des exploitants agricol euh il venait en fait recruter le personnel directement au CAFI mais bon il y avait pas de contrat de travail à l'époque he donc j'ai moi je je pour ma part nous on est dans une région où euh c'est il y a l'exploitation donc de la prune de la prune dente qui transformé en prunau. Euh la prune se ramasse à partir de la mi-août souvent jusqu'à la mi-septembre. Euh j'ai commencé à ramasser des prunes, j'avais 11 ans et j'ai fait j'ai ramassé les prunes tous les étés jusqu'à l'âge de 18 ans. Du coup, la question que ça pose, c'est quel est le statut de l'espace à l'intérieur du camp ?

Ça veut dire qu'il y avait des zones qui étaient à vendre. Non non, c'était des conventions mais c'est c'était pas ça appartenait à l'État jusqu'en 1981 ou 82 81 81. Ensuite, l'État a cédé pour une somme pas trop élevée les bâtiments, les tout tout ce tout ce camp à la mairie de Sainte-Lade. En fait, quand ils ont fait tous les ministères, ils ont passé à la mairie. Je vais dire imaginons que je vais ouvrir une entreprise, une petite usine dedans dans le camp. Qui est-ce que je dois contacter ? Comment est-ce que Non mais comment le ministère de tutel à l'époque ? Oui, à l'époque voilà, c'était le ministère de tutel.

Maintenant, bon, c'est plus possible parce qu'il y a il y a plus rien qui existe. Mais euh mais à l'époque, c'était ça. Il contait le ministère de de tutel ou le directeur qui gérait donc le camp qui s'il y avait un local et leur donnait à disposition puis après donc il mettait une unité de fabrication. Voilà. chose intéressante, il a parlé du de de du directeur du camp qui est resté plusieurs dizaines d'années que moi j'ai connu. C'était un ancien militaire de la coloniale hein quand même. Donc il voilà, il y avait le prêtre, c'était un jésuite d'émission étrangères aussi qui était là missionnaire qui était au Vietnam aussi.

On en a eu deux prêtres et deux prêtres missionnaires qui parlaient le vietnamien et qui venaient surveiller si on jouait pas trop aux cartes et à l'argent le soir. Euh il faisait des rondes he comme ça. Très bien. Quelle heure il est là ? Très bien. Écoutez, on vous remercie infiniment pour votre

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Non speech

[applaudissements]

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Locuteur

intervention.

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Non speech

[applaudissements]