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interviewC à vous· 6 septembre 2024 61 min

Des champion Or norme ! - C à Vous - 06/09/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h.

Notre chef, A.Gerbeau, est avec nous, aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Effectivement.

Rappelez-nous ce que nous allons déguster aujourd'hui. - A.Gerbeau: Une petite fleur de thon avec de la betterave.

On va jouer de la mandoline. - B.Chameroy: Super.

J'ai besoin de mes doigts, quand même. - A.Gerbeau: On fait très attention.

La main bien à plat. On va prendre d'abord la main bien à plat... - A.-E.Lemoine: C'est le chef qui fait. - B.Chameroy: C'est exactement ce que j'allais faire. - A.Gerbeau: Si on veut jouer au piano demain, on fait attention au pouce. - A.-E.Lemoine: C'est de la betterave ou les doigts de Bertrand? - B.Chameroy: De la betterave.

C'est hyper bien découpé. Ensuite, on utilise ça... - A.Gerbeau: La petite pince qu'on va poser délicatement sur l'assiette.

On finira de poser au milieu... - B.Chameroy: C'est pas mal, non? - A.Gerbeau: Pas mal pour un début. - A.-E.Lemoine: Bravo!

Un peu de salicorne sauvage et l'affaire est dans le sac. Merci à tous les 2. C'est un livre pas tout à fait comme les autres, un texte court, intime, qui met au jour un secret.

C'est aussi le dernier des romans de N.Rheims. Depuis 25 ans, elle se confie dans ses écrits sur le grand roman qu'est sa vie.

Son premier roman était né d'une souffrance, la disparition à 33 ans de son frère Louis. - N.Rheims: Dans ce travail, je crois que j'ai fermé une blessure et que j'ai été au bout de quelque chose, d'une rencontre.

Ca peut paraître... - Est-ce que ce n'est pas un travail qui relève de la psychanalyse? - N.Rheims: Je ne sais pas.

Pour moi, c'est une lettre d'amour aux disparus. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Ravie de vous accueillir à l'occasion de la sortie de "Ne vois-tu pas que je brûle". Dans ce livre, vous partez à la recherche du père. C'est le dernier livre que vous signez, d'abord par fidélité éditoriale à votre mari. - N.Rheims: C'est plus complexe que ça.

Quand j'ai commencé à l'écrire, je savais que ça allait être le dernier. C'était le 24e roman en 25 ans. Je savais que je n'avais plus rien à dire.

A partir du moment où j'avais les armes nécessaires ou l'instrument nécessaire pour arriver à raconter cette histoire intime et assez universelle qu'est la recherche de son père et de ses origines, je savais que ce serait le dernier, pour plein de raisons, aussi par rapport à la libération de la parole, à des choses que j'ai publiées que je n'aurais plus pu publier aujourd'hui, à une forme d'ambiance qui ne me va pas toujours. - A.-E.Lemoine: Vous dites qu'on ne peut plus écrire aujourd'hui ce qu'on écrivait avant. - N.Rheims: Evidemment.

Il y a 10 ans, j'ai écrit un roman qui s'appelle "Place Colette". - A.-E.Lemoine: Sur une adolescente de 13 ou 14 ans... - N.Rheims: Qui a une histoire avec un sociétaire de la Comédie Française de 35 ou 40 ans de plus qu'elle. - A.-E.Lemoine: Pourquoi ce n'est plus possible? - N.Rheims: Aujourd'hui, il y a énormément d'écrivains qui ne sortiraient plus leur texte, comme Colette...

Il y a énormément de textes qui ne sortiraient plus aujourd'hui. Il y a une très bonne part dans tout ça, comme la prise de la parole. Parfois, il y a beaucoup d'excès.

En réfléchissant à cette "Place Colette" qui, à l'époque, avait été formidablement accueillie, je disais que je dois tout aux hommes. Aujourd'hui, c'est compliqué de dire ça. Les hommes m'ont construite, m'ont aidée.

Quand j'ai eu des gros lourdauds, j'ai su me défendre. C'était la fin d'un cycle aussi pour moi. Je crois qu'il faut savoir s'arrêter.

Je n'ai pas la chance qu'ont beaucoup d'écrivains d'écrire à la ligne comme ils respirent. C'est très dense, chez moi, l'écriture. C'est toujours très intime, même dans la partie qui semble plus romanesque.

Il y a quand même beaucoup d'introspection, de moi et d'intime. Les gens devraient à un moment donné s'arrêter. Là, je m'expose complètement.

Je ne savais pas que j'allais perdre Léo Scheer. Il a été emporté en 2 mois et demi alors que j'étais au milieu de l'écriture. - A.-E.Lemoine: Dans ce roman, vous mettez le doigt sur le fil rouge de votre existence.

Un jour, vous demandez à votre mère: "Tu dirais que je suis la fille de Maurice ou de Serge"? Il s'agit d'un célèbre psychanalyste que vous allez voir tous les jeudis sans jamais savoir pourquoi. Vous n'avez jamais eu de réponse claire à cette question. - N.Rheims: J'aurais pu l'avoir.

Mes premiers souvenirs remontent à l'âge de 5 ans, de tous les jeudis...

A l'époque, c'était le jeudi qu'on n'allait pas à l'école. Tous les jeudis, de 16h à 17h, j'avais rendez-vous. Au début, ça passait par le dessin.

Un enfant ne verbalise pas, évidemment. De jeudi en jeudi, je ne réfléchissais même pas. En avançant dans l'âge, je lui pose un jour la question.

Je devais avoir 15 ans. Je commence à lire. J'adorais lire.

J'étais très intéressée par la psychanalyse et par cette relation. Je lui demande qui le paye. Le rapport de l'argent, en psychanalyse, est très important.

Il fumait la pipe. Il tire un peu plus sur sa pipe. "Ce n'est pas moi, j'ai 15 ans.

C'est ma mère?" Il me dit que non. "La séance est finie." On se revoit le jeudi d'après.

Dans ma tête, je me dis que je ne vaux rien ou qu'il y a une autre raison. Je lui repose la question la semaine d'après. Il élude.

Vers 17 ans, je vais poser la question aux 3, à commencer par ma mère. Elle ne sait pas. Elle avait ces 2 hommes en même temps.

Elle me dit: "Tu as été conçue en août." "Je suis née en avril, donc je sais que je suis conçue en août." Elle m'a dit qu'elle était avec les 2 la même semaine.

Elle m'a dit que je pouvais faire un test de paternité. Je me suis dit que si j'en faisais un, je deviendrais folle. - A.-E.Lemoine: Vous avez cette très belle formule pour parler de Maurice et de Serge. "L'un m'a appris à voir et l'autre à entendre." Vous avez pris le meilleur de ces 2 pères? - N.Rheims: Je pense.

C'est le merveilleux compliment que m'a fait ma soeur. Elle découvrait l'histoire en même temps qu'elle la lisait. C'est un sujet tabou.

Peut-être que des gens dans ma famille s'en doutaient, mais on a eu la délicatesse de ne pas m'en parler. Au fil du temps, je raconte comment cette relation se déroule, s'approfondit et finit de manière assez tragique. Finalement, un truc m'a vachement intéressée.

Dans un couple, il paraît que souvent les troisièmes enfants ne sont pas les enfants du père biologique, sauf qu'on ne se pose pas la question. Dans cette occurrence, je me la suis posée. Ca n'a été que plus intéressant de ne pas le savoir.

Je n'appartenais ni à l'un ni à l'autre, mais j'ai pris ce qu'il y avait de plus beau chez les 2. - M.Bouhafsi: On connaît votre brillante carrière d'écrivaine, de journaliste, de productrice, d'actrice.

Une carrière intellectuelle complète. Il y a un autre domaine dans lequel vous vous êtes essayée. A l'époque, on vous appelait Alix... - N.Rheims: Ne me faites pas ce coup! - M.Bouhafsi: Bah, si...

C'était en 1983. ... - N.Rheims: J'ai besoin de toi. - M.Bouhafsi: Vous avez chanté 5 chansons dans votre vie.

Pourquoi seulement 5? - N.Rheims: 5 chansons de trop...

A l'époque, mon 1er amour s'appelait Frédéric Botton... - P.Cohen: Grand compositeur. - N.Rheims: Il avait écrit "Les Pingouins" pour J.Gréco.

On a fait ça un peu pour rigoler. Mais franchement, je crois que c'est mieux que je me sois arrêtée, pour moi et pour tout le monde. - P.Cohen: On va continuer de parler de chansons.

Parmi les hommes qui vous ont marquée et inspirée, il y en a un pour lequel vous nourrissez une affection et une admiration très profonde et ancienne. En plus, dans son nom, il a une finale qui est la même que la vôtre. N.Rheims rime avec Brassens.

On va retrouver un extrait d'une interview de Brassens chez lui. Il parle de sa panne d'inspiration. - G.Brassens: Presque tous les hommes n'ont pas à leur disposition beaucoup de choses à dire.

Ils parlent de l'amour, de la fuite du temps, de Dieu...

Si vous voulez, je suis complètement fini. Je ne fais plus grand-chose. - P.Cohen: "Je n'ai plus grand-chose à inventer." - N.Rheims: Le problème, c'est que je n'invente pas grand-chose.

Je ne fais que retransformer la matière qu'est ma vie et d'en faire une partition. J'aime beaucoup le rapport entre l'écriture et la musique. J'écris souvent sur des périodes très courtes, pendant 3 mois, où je ne sors pas beaucoup.

J'y mets tellement de moi que j'ai l'impression que ça prend fin. En tout cas, dans ce domaine. Je crois que beaucoup de gens devraient s'arrêter.

C'est difficile, de s'arrêter. Il y a beaucoup de choses qui sortent qui ne sont pas des chefs-d'oeuvre. L'écriture, c'est fantastiquement exigeant.

C'est valable dans tous les domaines. Maintenant, on prend les gens et on les jette. Pour un acteur...

On n'en parle plus. Un écrivain fait un succès et c'est fini. C'est l'implication et la force qui est la mienne qui, en tout cas, ne va plus se diriger vers l'écriture.

En plus, ce texte très intime et universel m'a demandé beaucoup de moi. Ca a été merveilleux. - A.-E.Lemoine: Si votre vie a été matière à romans et à écriture, c'est parce que vous avez une famille singulière et assez extraordinaire.

On a retrouvé une archive. - L.Sénéchal: De votre frère, Louis.

C'était aux côtés de votre soeur, Bettina. C'est votre 1re apparition à la télévision. Pas de son.

C'est émouvant pour vous de voir ces images, de revoir tout ce cocon familial? - N.Rheims: Non.

Emouvant, non. Mon frère, comme il était beau...

Les livres ont formé pour moi Des formes de catharsis. J'ai écrit sur mon père, sur mon frère. - L.Sénéchal: Il a disparu à l'âge de 33 ans. - N.Rheims: C'était un brillant avocat.

Il a été emporté par un lymphome en un an. Ca ne me fait pas de peine. L'écriture m'a permis de leur fabriquer à chacun un tombeau de papier et finalement, je les ai totalement absorbés.

Je ne suis pas du tout nostalgique. Je n'ai pas peur de la mort. J'ai peur de la mort des autres, mais comme j'ai pratiquement perdu tout le monde, ce n'est pas vraiment un problème.

Ce qui me fait sourire ou rire en regardant Maurice, c'est que c'est un personnage du passé. Quand il disait qu'il aimait autant caresser les femmes que les objets, aujourd'hui, il ne pourrait plus s'exprimer. Je viens aussi de ce monde.

Je m'en suis évidemment beaucoup affranchie. Je n'ai pas de nostalgie, sans doute parce que l'écriture m'a soignée de la nostalgie. - A.-E.Lemoine: Il faut savourer ce dernier roman de N.Rheims, "Ne vois-tu pas que je brûle".

Merci d'être venue nous en parler. - N.Rheims: Merci 1000 fois. - A.-E.Lemoine: C'est l'heure du bonus de Lorrain.

Vous nous plongez au coeur des Jeux, c'est le nom de la série documentaire des frères Naudet. - L.Sénéchal: On est dans les coulisses des JO, de la préparation jusqu'à la cérémonie de clôture.

C'est toujours en train d'être mis à jour. Les 3 premiers épisodes sont sortis sur france.tv.

Les 2 derniers arrivent ce mardi. Est-ce que vous saviez comment T.Riner a appris, le matin même, qu'il allait allumer la vasque? - T.Estanguet: Tu es réveillé, Teddy.

Je te rappelle un peu plus tard? Je ne veux pas te réveiller. Ce soir, il ne va pas faire très beau.

Je vais avoir besoin de toi pour faire rayonner cette cérémonie d'ouverture. Tu seras l'athlète masculin qui va allumer le chaudron de Paris 2024. Avec qui, tu verras ce soir. - L.Sénéchal: Nous, on savait qui.

On a vécu cette cérémonie d'ouverture sur France Télévisions. M.-J.Pérec a accompagné T.Riner.

Elle, T.Estanguet ne l'a pas réveillée, mais quand elle a appris qu'elle allait allumer la vasque, c'est comme si elle avait à nouveau gagné l'or olympique. - T.Estanguet: Marie-Jo, ça va?

J'aimerais que tu allumes la vasque de Paris 2024. Sanglots. C'est cool.

Dis-moi que c'est oui, quand même! Dis-moi "oui" et ce sera parfait. - L.Sénéchal: C'est de l'émotion olympique.

Les frères Naudet nous font revivre ces Jeux aux côtés aussi des familles de champions, par exemple la famille d'A.Duplantis. Il s'est offert un nouveau record du monde. ...

On a vécu plein de moments avec les JO et ça continue avec les Paralympiques. Je vous ai laissé le meilleur pour la fin, un moment totalement insolite quand F.Manaudou, qui a apporté le 1er la flamme olympique chez lui à Marseille...

Ca lui a donné des idées un peu farfelues. - T.Estanguet: Non.

N'essaie même pas. - F.Manaudou: Ca aurait de la gueule, quand même. - T.Estanguet: C'est complètement débile. - F.Manaudou: Il faut être rock! - A.-E.Lemoine: Est-ce que F.Manaudou a osé allumer une clope avec la flamme olympique malgré l'interdiction formelle de T.Estanguet?

On lui pose immédiatement la question. Le sextuple médaillé olympique, le 1er et le seul athlète à avoir décroché une médaille sur le 50 m lors de 4 olympiades. On accueille aussi M.Jeremiasz.

Salut! Comment ça va? On est super contents de vous réunir tous les 2.

On a bien failli ne pas vous séparer, la semaine dernière, au moment... - F.Manaudou: C'était bien, non? - A.-E.Lemoine: C'était super.

Mercredi dernier, vous êtes apparu, Florent, place de la Concorde pour transmettre la flamme à Michaël juste avant l'allumage de la vasque. On va garder cette image. Vous n'auriez pas voulu faire durer cette accolade un peu plus longtemps, Michaël? - M.Jeremiasz: Florent a été un des premiers athlètes à s'engager pendant les Jeux paralympiques pour aider les journalistes à comprendre le sport paralympique.

Quand j'ai su que c'était lui, le 1er relayeur, j'étais super content. - A.-E.Lemoine: Vous auriez aimé allumer la vasque olympique, ce soir-là, mais c'était quand même bien.

Florent, lui, a porté 2 fois la flamme... - F.Manaudou: Je ne suis pas le seul! - A.-E.Lemoine: Dans des moments-clés? - F.Manaudou: Ma soeur. - A.-E.Lemoine: Ah oui...

C'est les Manaudou, alors! - F.Manaudou: On était quand même capitaines de la flamme olympique. - M.Jeremiasz: Un privilège, surtout. - A.-E.Lemoine: Le symbole était fort, ce relais entre l'olympisme et le paralympisme.

Vous êtes copains. Vous êtes tous les 2 des leaders naturels, des boute-en-train. Vous étiez porte-drapeau, Florent à Paris et Michaël à Rio.

Je ne sais pas combien de calories vous avez dépensées à agiter le drapeau français, Florent... - F.Manaudou: En plus, il était mouillé.

Il était très lourd. Heureusement qu'on était 2, avec Mélina. - A.-E.Lemoine: Ca a pesé sur les bras? - F.Manaudou: Ouais.

On est restés 1h30 comme ça...

Le passage où on nous voit, c'est assez court, mais on a eu des supporters pendant 5 km, je crois. Il faut faire ça pour les supporters. C'était lourd, mais c'était génial. - A.-E.Lemoine: Michaël, vous aviez lancé un clapping en entrant dans le stade à Rio.

L'idée, c'était de profiter de chaque moment. - M.Jeremiasz: Etre porte-drapeau, c'est un moment magique.

C'était la fin de ma carrière. Je venais de devenir papa. Ca dure 3 heures, avant d'arriver dans le stade.

C'était le stade Maracana, avec 80 000 spectateurs. C'est beaucoup plus émouvant qu'une médaille d'or. - A.-E.Lemoine: C'est vrai? - M.Jeremiasz: Ca fait partie de mes plus grands souvenirs.

Ca a été battu récemment par ce relais avec Florent et ces 15 minutes... - A.-E.Lemoine: Sur la scène de la Concorde, avec les danseurs... - M.Jeremiasz: Florent, moi ou les autres relayeurs, on a une oreillette.

Il y a quelqu'un qui nous parle avec une petite voix très sympa. Florent court à une petite vitesse. J'entends "Florent, si tu m'entends, c'est très bien, mais il faut que tu coures un peu plus vite." - F.Manaudou: Je suis un nageur! - M.Jeremiasz: "Florent, encore un peu plus vite." Je le vois en train d'accélérer.

Après, j'entends "Michaël, profite. C'est ton moment. Il y a des millions de téléspectateurs.

Ca fait des années que tu te bats pour ça." J'ai été pris d'un truc. Je refaisais le bilan des 20 ans de combat.

Ca ne s'est pas fait du jour au lendemain. Là, j'ai lâché prise. C'était un aboutissement de tout ça.

J'étais extrêmement fier et ému. - A.-E.Lemoine: Vous n'êtes pas du genre, l'un et l'autre, à montrer vos émotions, plutôt à faire le fanfaron, quitte à faire un salto pour entrer dans l'eau.

C'est ce que vous avez fait, Florent, 2 jours avant la finale du 50 m, en échauffement. - A.-E.Lemoine: C'est votre façon à vous d'évacuer le stress? - F.Manaudou: Moi, je suis un kiffeur.

J'ai envie de faire ça à ce moment-là, je le fais. - P.Cohen: Tout le monde ne peut pas le faire! - F.Manaudou: J'ai quelques qualités physiques...

Je ne me prends pas forcément au sérieux. - A.-E.Lemoine: C'est pour ça que vous dites à T.Estanguet que vous allez allumer une clope avec la flamme olympique? - F.Manaudou: Ouais.

Ca me fait rire. - A.-E.Lemoine: Vous ne l'avez pas fait? - F.Manaudou: Non. - A.-E.Lemoine: Vous ne fumez pas? - F.Manaudou: J'ai déjà fumé... - A.-E.Lemoine: Vous dites que vous êtes un kiffeur, mais à Paris, c'est la première fois que vous avez aimé nager? - F.Manaudou: Ouais.

J'ai réussi à finir ma quête du plaisir. Ce n'est pas forcément un sport plaisir, la natation. J'ai essayé de trouver des moyens de prendre du plaisir dans le sport.

Le 50 m, c'était mon épreuve phare. J'avais tellement d'attente que si je nageais mal, ça allait impacter mon humeur pendant des mois et des mois. J'ai réussi à me détacher de ça aux Jeux, après beaucoup de choses.

C'est bête à dire, mais c'est beaucoup passé par la fête. J'ai beaucoup fait la fête...

C'est la vérité! - M.Jeremiasz: Ouais, je sais! - F.Manaudou: J'ai fait pas mal la fête, de septembre à décembre.

C'est un moment où je me sentais moi-même, où j'étais dans le moment présent. C'est ce que je voulais retrouver dans le sport. En écoutant la même musique que j'écoutais pendant ces 4 mois, j'arrivais à sécréter la même hormone et à me dire que je n'avais qu'à profiter.

On s'entraîne pendant des années pour aller en finale olympique. Une fois en finale olympique, on a peur d'y aller. C'est assez étonnant.

Je voulais prendre du plaisir. En plus de ça, il y avait un public incroyable, 15 000 personnes à ta cause. - A.-E.Lemoine: En cabine, pour commenter... - F.Manaudou: Ca me brise le coeur. - A.-E.Lemoine: Votre soeur Laure est en apnée. - A.-E.Lemoine: C'est tellement beau.

Ca se passe de commentaires. Il ne fallait surtout pas penser à elle vous regardant nager à ce moment-là, quand vous avez plongé dans la piscine? - F.Manaudou: Elle m'a fait souffrir aussi, quand même. - A.-E.Lemoine: Quand elle courait? - F.Manaudou: Ouais.

Ca durait à peu près 4 minutes. - A.-E.Lemoine: Elle, c'était plus long! - F.Manaudou: J'adore voir ça.

On est des sportifs, mais les gens, quand ils viennent nous voir...

En plus, c'est ma famille...

Ils s'attendent à ressentir des émotions. Quand on va au cinéma, au théâtre, en concert, on y va pour les émotions. Je pense que le sport est devenu de plus en plus comme ça.

Ca extrait les gens de leur vie. De voir que j'arrive à donner de l'émotion à ma soeur et aux gens dans la piscine et aux Français devant leurs écrans de télévision, ça me fait du bien. Nager pour nager, ce n'est pas forcément le sport le plus cool.

Donner de l'émotion et en recevoir...

C'est vraiment trop bien. - P.Cohen: Une archive de 2008 pour vous.

C'est votre 1re médaille d'or en double. Une médaille que vous fêtez avec vos 2 frères. Acclamations.

Il paraît que la fête a duré... - A.-E.Lemoine: 32 jours. - P.Cohen: Je pensais avoir un magnéto sur la fête. - A.-E.Lemoine: Au bout d'un moment, vous avez dit stop.

C'était avec vos frères. - M.Jeremiasz: J'avais un journal intime où je notais.

Après cette médaille, mes frères sont là, mes parents...

Mon père pleure 3 points avant la balle de match, comme à chaque fois. On va faire la fête avec toute la famille. On fait la fête pendant les 3 jours qui restent.

Je rentre à Paris et il y a plein de célébrations. Les cérémonies officielles...

Comme toi récemment, on fait la fête quand on a une médaille d'or. C'était la 1re médaille d'or du tennis français, moi. Il n'y a pas de meilleur sésame qu'une médaille d'or.

Peu importe où vous allez, vous êtes la star de la soirée. J'avais plutôt l'habitude de me faire refuser pour des raisons de sécurité. Là, tapis rouge.

Mon petit frère me proposait encore de sortir et je lui ai dit que je ne pouvais plus. Il faut se redonner des objectifs ensuite. J'avais eu le bronze, l'or et l'argent à Athènes.

Il faut rebondir ensuite, trouver des bonnes motivations. On y est retournés pour 8 ans de plus. C'était un moment magique. - P.Cohen: Benjamin et Jonathan ont un message pour vous. - Salut, Michaël.

On en a marre. On n'en peut plus. On allume la radio, on t'entend.

On regarde la télé, tu es partout. Et maintenant, on marche à Roland-Garros et tu es là! On en a marre.

On est quand même très fiers de toi, fraté, mais si vraiment tu veux nous faire plaisir... - Si tu es l'homme qu'on aime, révèle ce soir en direct en public le secret de l'escargot! - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce que c'est? - M.Jeremiasz: Jamais de la vie.

Ils sont fous! - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas diffusable à cette heure-là de la télévision? - M.Jeremiasz: Il n'y a pas d'heure où c'est diffusable.

C'est ce que j'apprends à mon fils. Je vous le raconterai en off. Je vais parler avec eux ce soir. - L.Sénéchal: Vous disiez qu'on a mis 20 ans pour arriver à la fête de maintenant.

On va remonter à 2004, à vos 1ers Jeux, à Athènes. Il n'y avait quasiment personne dans le public à part votre famille. Quasiment personne devant sa télé.

Il y avait seulement 15 minutes de retransmission au coeur de la nuit. Aujourd'hui, les Jeux paralympiques sont sur toutes les chaînes de France Télévisions. C'est retransmis avec des millions de téléspectateurs devant leur télé.

Je ne parle même pas de l'ambiance sur les lieux de compétition...

On va voir la ola silencieuse lundi pour le cécifoot au pied de la tour Eiffel pour ne pas perturber les joueurs non voyants. Ils doivent entendre des clochettes à l'intérieur du ballon. Le monde entier s'extasie devant les performances des athlètes.

Il y a aussi une autre image marquante, plutôt pour Florent. C'est celle du nageur brésilien Gabriel dos Santos Araujo. C'est devenu une superstar des paras. - A.Boyon: Vous le voyez avec cette serviette... - C.Rozoy: Ca lui permet de se redresser et de prendre une impulsion sur le mur. - A.Boyon: Regardez son travail subaquatique avec cette ondulation pour faire la différence.

Gabriel remporte son 3e titre paralympique! Champion d'exception. 2e médaille d'or.

Une des icônes de ces Jeux paralympiques! - GABRIEL! GABRIEL! - L.Sénéchal: En tant que valide, vous êtes comme nous tous, scotché. - F.Manaudou: Ouais.

Surtout, j'ai appris son histoire il y a quelques jours. Sa mère l'a jeté dans la piscine et lui a dit: "Maintenant, tu te débrouilles." C'est génial.

Le sport permet à des personnes en situation de handicap de se dire que tout est possible. Ils ont évidemment une vie beaucoup plus compliquée. Il y a plein de choses qui ne sont pas faites pour les personnes en situation de handicap, mais quand on voit ça... - A.-E.Lemoine: Ca met tout le monde presque à égalité. - F.Manaudou: Il prend un plaisir fou à faire ça.

J'ai eu la chance d'aller dans la piscine tout à l'heure. Il y a autant ambiance qu'il y a un mois. C'est génial.

Je n'ai pas vu les Jeux paralympiques à Londres. On m'en parle beaucoup. Je ne sais pas si on a fait mieux...

C'est encore mieux? - M.Jeremiasz: Ouais.

Il y avait un enjeu de billetterie et de médiatisation. Sur la médiatisation, on est passés de 15 minutes en différé à 300 heures en direct. Et pas que la télé...

Il y a 2000 journalistes accrédités. En 20 ans, c'est peu de temps, c'est un autre monde. A la billetterie, on a quasiment atteint l'objectif de 2,5 millions.

Et c'est surtout la ferveur et l'enthousiasme. J'avais un doute...

Dans la natation, il y a des handicaps plus ou moins lourds. Il y a des athlètes qui mettent parfois plus de temps que les autres. Les gens étaient contents, même quand il y en avait qui arrivaient 30 ou 40 secondes après.

Mais surtout, quand vous n'avez pas de bras et de jambes, on se demande comment on peut être champion de natation. C'est comme cet Egyptien champion de tennis de table sans bras avec sa raquette entre les dents. Ce n'est pas la société qui nous impose ce qu'on doit faire.

C'est nous qui faisons ce qu'on veut faire. Ce n'est pas forcément possible. Il y a plein de choses que les personnes handicapées ne peuvent pas faire au quotidien, mais il y a un moyen d'essayer de se donner une chance.

Il est ultra inspirant, le Brésilien. Et c'est un showman. - A.-E.Lemoine: La façon dont il salue à la fin est géniale. - M.Bouhafsi: Je voulais faire découvrir à nos téléspectateurs une initiative extraordinaire.

Je crois que vous avez participé à ce truc génial qui permet à des enfants handicapés qui ne peuvent pas quitter leur maison d'être plongés quand même dans ces Jeux comme s'ils y étaient. Ce matin, nous avons rencontré Amélie, 12 ans, qui souffre d'une maladie orpheline qui touche gravement ses articulations. Mais grâce à un robot qui s'appelle TED-i qu'elle peut piloter de chez elle, avec un joystick, elle a pu assister aux compétitions et aux entraînements ce matin.

Elle a même rencontré un champion, D.Smetanine, qui disputait la dernière course de sa carrière. - D.Smetanine: Bonjour, d'abord.

Où elle est? - Du côté de Lens. - D.Smetanine: Super.

Ravi de te rencontrer. Ca marche bien. De voir ça aux Jeux, c'est incroyable. - Est-ce qu'il y a une histoire un peu particulière que tu voudrais raconter? - D.Smetanine: L'obélisque de la Concorde en bleu-blanc-rouge.

D'un côté comme de l'autre, on a goudronné à un moment donné les Champs pour arriver à la Concorde qui était elle-même goudronnée pour que les athlètes en fauteuil et mal-marchants puissent défiler. On leur a envoyé un message comme quoi on peut tout faire. - M.Bouhafsi: Comme lui, les plus grands champions ont accepté de participer à cette initiative.

Flo, vous y avez participé il y a quelques jours. Il y a Z.Zidane, L.Marchand et T.Riner. - D.Smetanine: On a pu échanger...

Je suis à Paris et elle est vers Lens. - J'étais un peu en exclusivité. Le privilège...

On n'a pas ça à la télé. - D.Smetanine: L'autonomie, le lien social qu'on peut avoir et qu'on perd quand on est à domicile, qu'on est hospitalisé, le fait d'être en classe avec les autres, de partager, de communiquer...

Le système de technologie au service du handicap, c'est magique. - Le robot peut faire sortir l'a priori du handicap. Pour les Jeux paralympiques, ça peut beaucoup aider.

Ca devient aussi important que les JO dans le monde. - M.Bouhafsi: J'ai pu échanger avec le créateur de cette initiative, le président de l'Académie nationale de chirurgie.

Il y a 4000 robots en France qui participent à ce genre d'événements. C'est la 1re fois que ça avait lieu aux JO et aux Jeux paralympiques. Il m'a dit qu'il y a des vraies conséquences sur le médical.

Il y a des évolutions positives pour ces enfants. Ils se disent qu'ils peuvent y arriver en voyant les athlètes olympiques et paralympiques. - M.Jeremiasz: L'enjeu est d'avoir des rôles modèles.

Quand j'ai eu mon accident, je ne savais pas ce qu'était le handicap. On le voit au Téléthon une fois par an...

J'étais à l'hôpital Trousseau dans un service pédiatrique pour voir des gamins hospitalisés. Il y en a certains qui devaient aller aux Jeux paralympiques avec quelques athlètes. Ces gamins, qui ont des maladies, pour certains des maladies qui vont les suivre toute leur vie...

Juste sortir de cet environnement protégé et médicalisé, le fait d'avoir un espoir, pas forcément d'être champion...

Quand j'en vois à la télé, je me dis juste que je veux faire pareil. Je veux y croire et me dire que le sport peut m'apporter ça. Le sport, c'est bien plus que du très haut niveau.

Cette petite niche, c'est du divertissement. C'est un enjeu de société profond. C'est l'outil le plus fort et le plus efficace en ce qui concerne le changement de perception qu'on a de l'autre, notamment des personnes handicapées.

Je bosse là-dessus depuis très longtemps. C'est pourquoi je me suis battu bec et ongles pour qu'on fasse ça de ces Jeux. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, une petite surprise pour vous, Florent, et pour moi aussi peut-être. - M.Jeremiasz: Et pour nous, rien?

D'accord... - A.-E.Lemoine: Jibé et Lucien en coulisses. - Qu'est-ce que tu fais? - Je revisse. - C'est dans le mauvais sens. - Qu'est-ce que tu en sais?

Tu n'as pas fait un CAP. - Ce n'est pas la question. J'ai lu des bouquins! - Et dans quel bouquin ils disent...

Générique de "C à vous". (-L'émission commence!) - "C à vous" pour vous accompagner jusqu'à 21h avec Mohamed, Pierre et Lorrain. - (On va se faire virer!) - (Salut, mes gadjis, gadjos.

Je suis sous la table de "C à vous"...) Grognement de douleur. - Nelson, les JO et vous, c'est une histoire... - Tu as pris un coup de pied de P.Lescure! - J'ai pris un coup de pied de P.Lescure! - C'EST FOU!

Musique de tension. - Il ne faut pas y aller à froid... - Il va y avoir de l'émotion... - Ca va, Babeth? - J'essaie de récupérer ma fourchette. - Vous voulez de l'aide? - Non, je vais y arriver. - (J'y vais!) - (C'est trop dangereux!) - (Imagine, elle se baisse et elle nous regarde!) - (On va se faire griller!) ... - C'est une compétition planétaire... ... - Ca y est, je l'ai! - BRAVO!

Rires et acclamations. - Un été sport avec N.Monfort pour être incollable... - (Chut!

Tu ronfles.) - (Ah, pardon.) - (T'inquiète.) - Depuis 1936, l'époque des premiers congés payés... - A.-E.Lemoine: Florent et Michaël, bienvenue à la table de "C à vous".

Une huître de pochée dans son eau avec de la salicorne sauvage...

En gros, ça va être bon. C'est d'A.Gerbeau.

A vos côtés, un DJ, chanteur, double disque d'or, figure de l'électro française qui a composé notamment pour Grand Corps Malade et qui demande à des personnalités leurs sons préférés pour réaliser le track de leurs rêves. Il a donc composé le track de vos rêves, Florent. ... - A.-E.Lemoine: Salut, Mosimann. - Mosimann: Comment ça va? - A.-E.Lemoine: Très bien.

Ces tracks de rêve, vous en avez fait pour L.Thilleman, M.Pokora...

C'est une sorte de portrait en musique? - Mosimann: Oui. Je me suis inspiré...

Sur les réseaux sociaux, des photographes discutent avec des gens dans la rue. Il y a une petite relation. Ca discute un peu.

A la fin de la séquence, il y a une photo. Je me suis demandé comment je pouvais traduire ça. A force de rencontrer des personnalités, j'ai demandé s'ils étaient d'accord pour que je réalise leur track rêvé.

Celle de Florent dit qu'il aime faire la fête. En tout cas, ça permet de montrer un autre aspect des personnalités. Il y a des gens très différents.

On parlait de M.Theuriau...

La 1re chose qu'elle m'a dite, c'est qu'elle aurait bien aimé avoir le rire de Jamel. C'est beau. Ca en dit long. - A.-E.Lemoine: Vous m'avez proposé de réaliser ma track de rêve dans laquelle, forcément, il y a le générique de "C à vous". - Mosimann: Pour tous les gens qui nous regardent, c'était un des plus compliqués jusqu'ici.

C'est beaucoup de temps de préparation. J'ai fait ma petite liste de ce qu'on s'était dit au téléphone. J'ai utilisé les voix du générique.

La voix de B.Chameroy qui chante a cappella pendant le Festival de Cannes la chanson de Slimane. C'était très drôle.

La voix de C.Dion pour faire une petite dédicace à V.Pécresse sur "I'm Alive"...

Les violons du thème "Parade" de l'incroyable compositeur V.le Masne. La "Pat'Patrouille", je n'ai pas compris pourquoi. - A.-E.Lemoine: C'est parce qu'on appelle comme ça P.Cohen.

Il vérifie toujours si ce qu'on dit est vrai ou faux. Il faut donc le générique de la "Pat'Patrouille". - Mosimann: Histoire de compliquer encore plus, il fallait réussir à mettre tout ça disco house.

J'ai commencé à sampler des choses. Je ne sais pas si on entend...

J'ai commencé à sampler le fameux sample des JO, le fameux... - I'm alive. - Mosimann: Ca donne donc quelque chose comme ça.

C'est votre responsabilité si ce n'est pas bon. - A.-E.Lemoine: Merci pour la solidarité. - Mosimann: Ca donne quelque chose comme ça. ... - A.-E.Lemoine: Ca marche hyper bien! - Mosimann: Et le côté disco house...

C'est pour vous. ... - A.-E.Lemoine: C'est super!

C'est vachement bien! Et c'est grâce à moi? Bravo.

Il faut le mettre sur les plateformes! - Mosimann: Allez-y, prenez la responsabilité. On mettra "Babeth"... - A.-E.Lemoine: Ce soir, vous mixez au Club France.

Il y a une ambiance de dingue tous les soirs là-bas. La figure imposée, c'est le "Que je t'aime" de Johnny. - Mosimann: Je prends ça avec grand plaisir.

Je crois qu'on va ouvrir par ça. Il y a ça, il y a J.Clerc... - A.-E.Lemoine: "Quand je joue"... - M.Bouhafsi: "Dans les yeux d'Emilie", aussi... - Mosimann: Oui, ça a été beaucoup chanté.

Je ne sais pas si Florent va me suivre ce soir. A minuit... - A.-E.Lemoine: Il adore l'électro.

C'est ce qu'il écoute à l'entraînement. - On peut savoir ce que tu écoutes avant un 50? - F.Manaudou: Mosimann...

Que je vais voir aux Plages électros après les Jeux. - A.-E.Lemoine: Vous avez écouté quoi, avant votre victoire? - F.Manaudou: J'ai écouté pas mal de choses, mais surtout, j'écoutais de la musique électro à 120 battements par minute.

J'ai des petits problèmes...

Des fois, je veux aller trop vite. Je me suis focalisé sur la musique. J'ai trouvé une playlist à 120.

Si jamais je fais 125, je ne prends pas assez d'eau. C'est comme une voiture...

Si j'accélère trop, je vais patiner. Il y a pas mal de sons à 120. Je me suis mis ça dans les oreilles pendant une semaine.

La musique m'a beaucoup aidé. - M.Bouhafsi: Juste pour ces Jeux, vous avez perdu tous les deux 10 kilos.

Ca ne donne pas la même chose quand nous, on perd 10 kg... - M.Jeremiasz: Je pensais que vous alliez dire entre Florent et moi... - M.Bouhafsi: Vous, Michaël, ça a commencé en janvier.

Florent, en mars. Le résultat est exceptionnel. Je suis assez jaloux.

Vous n'avez jamais été aussi sec, Florent. Votre masse musculaire est spectaculaire. On voit votre photo...

On a bien compris qu'on n'était pas faits de la même manière. Capable de soulever 150 kg? - F.Manaudou: 160. - M.Bouhafsi: Pour arriver à ce résultat, il a fallu complètement changer son régime alimentaire.

Il y a la fête, mais quand on fait la fête, le lendemain, on a envie de manger des choses pas très bonnes, donc il a fallu mettre de côté tout ça. - F.Manaudou: Oui.

Je parle beaucoup de fête parce que ça a eu un énorme impact sur ma perf, mais évidemment que je me suis entraîné. On ne peut pas se préparer pour les Jeux en faisant juste la fête. Il ne faut pas non plus mentir.

J'ai un tempérament et un physique qui aiment bien la muscu...

J'aime bien être fort. J'ai fait une compétition en mars. Je me suis dit que j'avais trop de masse musculaire.

Je n'arrivais pas à l'utiliser. J'ai donc fait machine arrière. Mon coach voulait que je fasse 110 kg.

Je ne voulais pas faire entre deux. J'ai donc perdu une dizaine de kilos pour faire moins de 100. J'ai gardé la même force.

J'ai réussi à développer quasiment la même force. Je suis passé de 165 à 160 en développé couché. Le rapport poids-puissance était bien meilleur.

Je me sentais plus léger, élastique. - A.-E.Lemoine: Vous pesez combien, là? - F.Manaudou: Sur les vidéos? - A.-E.Lemoine: Pardon... - F.Manaudou: Je ne sais plus trop de quand ça date, mais je suis passé de 110 à 97 le jour de mon 50.

J'en ai repris quelques-uns depuis parce que ça fait déjà un mois... - A.-E.Lemoine: Le lendemain de votre victoire, vous avez posté une vidéo où on vous voit dans votre vie où vous vous demandez si votre médaille autour de votre cou est bien réelle.

L'humoriste et comédienne Alison Wheeler s'est est bien amusée. - Alison Wheeler: C'est quoi? - A.-E.Lemoine: Elle sera là lundi.

Vous avez un message pour elle? - F.Manaudou: Ca me fait rire de voir tout ça et de voir des personnalités comme ça qui suivent les Jeux.

Quand on est sportif, on est dans notre cocon toute l'année. Quand on voit des personnalités comme ça qui créent des vidéos avec notre contenu, je trouve ça bien. - A.-E.Lemoine: Et elle joue sur le fantasme que, parfois, suscitent les athlètes.

C'est le cas! C'est ce qu'elle fait. Le regard sur vos corps, le corps des athlètes...

On ne peut pas y échapper. Il y en a un que ça dérange, comme le plongeur J.Bouyer, qui, au vu des commentaires sans fin que suscitait son maillot, a fini par rappeler qu'il faisait aussi des performances... "Je préfère qu'on regarde mes plongeons plutôt que mon slibard." Vous êtes d'accord avec lui?

C'est lourd? - F.Manaudou: Ca peut arriver.

C'est même plus compliqué quand on est un homme. Quand on est une femme, c'est un peu logique. On a beaucoup entendu avec les tenues pour le beach-volley, par exemple...

Quand on est un homme, c'est un peu plus compliqué. J'ai l'impression qu'on doit accepter ça... - A.-E.Lemoine: Sans rien dire. - F.Manaudou: Voilà.

Le combat des femmes est plus important. Il y a beaucoup plus de choses derrière. Nous, on accepte et c'est peut-être un peu moins dérangeant, mais je le comprends.

Avec Jules, on s'est croisés... - Mosimann: Alors que nous, les DJ, on ne demande que ça.

Rires. - F.Manaudou: C'est bien de nous voir pour nos performances et pour notre personnalité, pas forcément pour notre corps.

Mais c'est aussi cool. Ca flatte notre ego. Il y a un bon et un mauvais côté.

Il faut dire la vérité. Ca flatte notre ego aussi. - L.Sénéchal: Il y a une chose importante dans ces Paralympiques qui vous permettent de vous mettre à égalité avec le reste de la population...

Il y a aussi une chose importante pour vous, c'est de se moquer des personnes handicapées avec elles. C'est ce que fait Artus, à qui on doit le film événement du moment "Un p'tit truc en plus". - L.Sénéchal: La grande difficulté, c'est de ne pas blesser.

Comment on fait pour charrier sans blesser? - M.Jeremiasz: C'est comme sur toutes les autres minorités.

Il faut être bon, drôle. C'est depuis la nuit des temps que les humoristes tapent sur les minorités. Artus le fait très bien.

Regardez son sketch sur le handisport. Ca fait des années qu'il le fait. Il le fait avec intelligence et il a une vraie connaissance du handicap.

Son personnage de Sylvain qui a inspiré son film, il le fait comme personne. J'ai produit un film et c'est le 1er que j'ai interrogé sur comment rigoler avec les personnes handicapées. On l'a coupé, mais pendant une demi-heure, il m'apprend à parler le trisomique.

Mais il n'y a jamais de malveillance. Je l'ai coupé parce que ce n'était pas l'objet du film. C'était un film historique et politique.

On est les 1ers à le faire. - A.-E.Lemoine: De la part d'un valide, ça peut être parfois mal vécu. - M.Jeremiasz: Je n'empêche personne de blaguer, de me charrier.

Les 1ers à l'avoir fait, ce sont mes frères. Si vous me faites une blague et qu'elle est drôle, je vais me marrer. Si elle n'est pas drôle, comme n'importe qui...

Tous ceux qui vous feront la même blague quand vous êtes avec le fauteuil, "attention à l'excès de vitesse"...

Ceux-là ne sont pas super drôles. C'est lourd. Mais vous pouvez en faire des très drôles.

C'est une façon aussi de désacraliser le truc. A la natation, on a des athlètes où votre corps est votre outil de travail...

Il y a des corps très abîmés, où il manque un paquet de trucs. Evidemment que ça prête à rire. Vous allez au resto des athlètes et qu'il y a un mec en train de bouffer avec ses pieds parce qu'il est amputé des 2 bras, on fait toujours une blague à propos de l'hygiène parce que c'est marqué "attention à l'hygiène des mains".

Je ne veux pas qu'il y ait de différences. Il faut qu'on soit à l'aise avec ça. On ne vous demande pas d'être un humoriste et d'en faire trop mais d'être à l'aise avec ça, comme avec plein d'autres minorités. - A.-E.Lemoine: C'était un plaisir de vous réunir tous les 3 autour de cette table.

Quentin, vous êtes au Club France à la Villette ce soir et au cirque Micheletty le 14 septembre. Vous êtes en tournée dans toute la France. Et votre nouveau single, "Underneath the Blue", est disponible depuis aujourd'hui.

Et la track de mes rêves bientôt sur toutes les plateformes. Elle était superbe. Bien meilleure que celle que Florent.

Les actualités de Bertrand. ...

Bonsoir. - B.Chameroy: Bonsoir.

C'est l'ABC week-end, votre mini-magazine qui résume modestement l'actualité de la semaine. Précédemment en France... - Quelques orages parfois assez forts... - Je suis très en colère. -60 jours de commedia dell'arte. - Ce n'est pas de ma faute! - M.Barnier n'est pas né hier. - J'avais 3 ans quand il a commencé sous G.Pompidou. - Quel gouvernement pour M.Barnier? - Peu importe les joueurs... - M.Barnier vient de quitter son domicile. - 1re vraie journée de boulot pour le nouveau Premier ministre. - On lui souhaite bon courage pour le boulot ce matin! "Work", Rihanna. - B.Chameroy: L'info de la semaine, c'est la nomination du plus foufou d'entre tous qui nous fait voir la vie en filtre VHS, l'inspecteur Derrick de Matignon.

Générique de "Derrick". L'inspecteur Barnier a déjà été critiqué sur son âge, ses prises de position précédentes. Il a été comparé à J.Biden.

Mais il y a une métaphore qu'on n'avait pas vue venir. - Si je le comparait à un yaourt... - B.Chameroy: Un yaourt?

Comparer le Premier ministre à un yaourt? Où veut-il en venir? - Sa DLC politique, ce sera le budget. - B.Chameroy: Il voulait juste placer le mot "yaourt" pour un pari avec des potes.

C'est la suite des farandoles pas piquées des hannetons. En voici une signée J.-P.Raffarin. - C'est quelqu'un qui raccompagne ses visiteurs à leur voiture.

Il y a ce côté très respectueux. - B.Chameroy: F.Laborde a voulu jouer au jeu aussi.

Tant pis pour l'anecdote, on balance la pub! Un reportage a attiré notre attention. Manque de bol, la piste son des journalistes manquait.

On a fait le reportage en imaginant les questions à partir des vrais témoignages. - Clément vient de récupérer le logement désormais vacant de M.Barnier, nommé à Matignon. - Salle de bains...

Evier, bac à douche... - Le jeune étudiant a trouvé ce bon plan de relance.

Il en est très heureux. - C'est beaucoup plus agréable d'avoir des personnes seniors autour de soi. - Clément a eu l'occasion de faire connaissance avec ses nouveaux voisins.

Les amis de M.Barnier l'aiment déjà. - Très aimable, souriant. - Prions pour que Clément puisse garder ce logement plus d'une semaine. - B.Chameroy: Cette semaine, une autre actu a squatté les chaînes d'info en France.

Il n'y a pas que sur le Premier ministre que les journalistes étaient en boucle. - Vous n'y croyiez peut-être plus, mais si... - L'EPR de Flamanville s'éveille enfin. -12 ans de retard et une facture colossale. - On était à 3 milliards et on est arrivés à 19? - B.Chameroy: Une info trampoline qui a eu le mérite de nous offrir autant de rebondissements que la nomination du nouveau Premier ministre car dès le jour du lancement... - En revanche, il faudra attendre 3 mois supplémentaires pour voir ce nouveau réacteur alimenter le réseau électrique. - Ca nous amène à un raccordement à la fin de l'automne. - B.Chameroy: Et le lendemain... - L'EPR de Flamanville est déjà à l'arrêt. - B.Chameroy: Dans le dico à optimisme, il y a la photo du logo EDF. - Pour EDF, ça prouve que le système de sécurité fonctionne bien. - B.Chameroy: Tous les journalistes ne sont pas calés à fond sur le sujet.

Quand un relou passe devant un prompteur en plein JT... - L'EPR de Flamanville...

Le raccordement au réseau est retardé à la fin de l'automne prochain. - B.Chameroy: "Déjà que les infos, je les maîtrise pas..." Certains journalistes étaient en boucle sur l'EPR mais clairement, c'était une info secondaire. - Les travaux ont débuté en 2007.

On se disait que ça allait durer 5 ans. - Je vous coupe une seconde...

On écoute X.Bertrand. - B.Chameroy: Il n'a plus jamais reparlé de l'EPR de la semaine.

Il est 21h...

C'est l'heure du 36 15 ABC. Qu'est-ce que c'est que ce truc? ...

C'est un nouveau rendez-vous qui permet de prendre le pouls des téléspectateurs en faisant une petite revue des vrais commentaires postés sur les vidéos de l'émission. Bonne nouvelle, l'ABC participe au réarmement démographique de ce pays. Ce commentaire se trouve sous une vidéo de l'émission. ...

Bon coït à vous à l'issue de l'émission. Un avis que ne partage pas celui-ci... ...

Ca picote, mais ça a le mérite d'être direct. Lundi, il fallait rire à 1 minute 27. Quelque chose vient de tomber!

Je sentais que vous avez envie de chanter, mais vous ne m'avez pas suivi. Cette imitation de F.Cabrel était hilarante.

Elle a fait l'unanimité sur le plateau. 2e moment hier à 7 minutes 25. Il imite Crazy Frog.

Autre commentaire...

C'est un vrai commentaire. Merci...

Maman, comme j'aime à l'appeler. On a lancé une adresse. Nous avons décidé de vous faire découvrir l'envers du décor, ceux sans qui rien ne serait possible. - Bonjour.

Je m'appelle Frédéric. Je suis passionné de son et de Beethoven. Pas le chien, hein... ...

Je suis ingénieur du son chez "C à vous". - Pourquoi vous portez des boules Quies? - Je suis très sensible des oreilles.

Musique à fond. L'émission a commencé. Il faut être attentif aux moindres détails.

Je crois que Bertrand a besoin d'un raccord coiffure. La coiffeuse en est où? - B.Chameroy: On pourrait avoir un peu plus de retour en plateau? - Putain, je l'adore.

Je n'ai pas compris la vanne. Ca doit être une vanne d'actu... - B.Chameroy: Je voulais juste plus de son.

Mes excuses à l'équipe son que j'aime de tout mon coeur. Retour à la politique. Ce matin, à 10 minutes d'intervalle, S.Chenu était l'invité de franceinfo puis de CNews. - Le RN a permis d'éviter le chaos.

Nous avons d'abord empêché le chaos. M.Le Pen a posé un certain nombre de conditions.

M.Le Pen a posé des conditions. C'est à lui de voir jusqu'où il fait bouger son logiciel.

C'est à lui de nous montrer qu'il a pu faire évoluer son logiciel. J'ai trouvé ça un peu arrogant de la part de G.Attal.

C'était un peu arrogant de la part de G.Attal. - M.Bouhafsi: On aurait pu en faire une.

Petit détour par la Mostra de Venise et cette standing ovation. Rires. Namaste à tous...

L.Wauquiez quitte la présidence de la région Auvergne-Rhône-Alpes. On referme ces actualités avec les JO.

A deux jours de la clôture des Paralympiques, A.Hidalgo tenait une conférence de presse au cours de laquelle des colombes ont volé. - Comme le disait V.Hugo, si vous voulez la paix, il faut inventer l'amour.

D'une certaine façon, les Jeux ont été un grand, grand, grand moment où on a plutôt inventé la paix, même si elle n'a pas eu d'impact sur les conflits du monde. - B.Chameroy: "On s'est fait chier à organiser des compètes de ouf et ils continuent à se foutre sur la tronche à l'autre bout du monde!" Bon week-end. - A.-E.Lemoine: Bravo.

Merci encore à tous les 3. Merci, cher Mosimann. Merci aussi, cher Florent et cher Michaël.

Tout de suite... ...

C'est la musique des JO! Demain, A.Casse dans "C l'hebdo".

On se retrouve lundi en direct. Vous pouvez vous retourner vers Nicolas.