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interviewCNEWS· 5 juin 2026 4 min

Philippe de Villiers : «Cette classe politique est dans l'obsolescence, l’indécence et l’indignité»

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Philippe de Villiers

Gilles, quand vous écoutez cet agriculteur, est-ce que vous vous dites qu'il existe une justice à deux vitesses ? À plusieurs vitesses, même à trois, quatre. Parce qu'en fait, je pense à cette famille du Gers, qui a donc perdu son enfant. C'est une famille modeste. Et moi, je soupçonne la justice d'être différente dans son comportement, et même dans sa sémantique, avec les gens de peu, ce que la gauche appelle les populistes, et les gens qui ont un langage qui permet de communiquer avec les juges et les procureurs, et qui ont des relations pour ça. C'est ça qui se passe. Vous savez, moi, je suis un rural, un rural profond, donc je connais la vie.

Je sais comment ça se passe dans les palais de justice. Maintenant, je vais répondre à votre question. Évidemment, ce paysan du Gers me fait penser, à vous aussi, à ce qui s'est passé le week-end dernier. La différence de traitement avec les paysans cet hiver, quand le pouvoir politique a envoyé les CRS pour piquer les bovins, pour piquer le cheptel, ça a été d'une violence extrême. Pour les paysans, pas de quartier. Je me souviens qu'il y avait des hélicoptères qui déversaient des fumigènes, et il y avait les fameux centaures, qui sont des chars, sauf erreur de ma part.

C'est-à-dire qu'on a envoyé contre les paysans des moyens, qu'on a aussi envoyés contre les Gilets jaunes, pour qu'ils n'investissent pas par ici. Et elle bédait, on dit, etc. C'est-à-dire qu'on a traité les Gilets jaunes, on a traité les paysans, le petit peuple révolté, d'une manière différente des racailles. Pour les racailles, la consigne, c'était pas de contact. En souvenir de Malik Ousekine. Surtout pas de contact, parce que si on a un mort, c'est l'affaire Naël qui recommence. Pas de contact, et surtout, il faut accepter d'avoir des blessés parmi nous, plutôt que parmi les manifestants. 233 blessés parmi les gens. Mais rien que pour ça, Nunez, lui aussi, devrait démissionner.

Ils auraient tous démissionnés, en fait. C'est une faillite complète. Moi, je pense en ce moment aux familles qui sont au chevet de leurs blessés, les gendarmes, les policiers. Et donc, ce paysan, il est révolté, puisqu'il est traité comme un prédateur, parce qu'il veut, simplement, il veut survivre avec sa famille contre le Mercosur. Et donc, ces gens-là, qui nous ont infligé le Mercosur, c'est-à-dire que ces hommes, ces femmes politiques, ont fait le choix pour nourrir la France, de déléguer notre alimentation sur le marché mondial. Est-ce que vous comprenez ce que je suis en train de vous dire ?

Et quand ce n'est pas le marché mondial avec le Mercosur, ils vont chercher les poulets en Ukraine. Et pendant que M. Édouard Philippe et M. Retailleau vont chercher, je ne sais pas quoi, en Ukraine, un remontant. Ou alors autre chose. Donc, tout ça est intolérable. Tout ça est intolérable. Cette classe politique, elle se liquéfie. Elle est dans l'obsolescence, l'indécence et l'indignité. Alors moi, je le dis à ce paysan, vous avez bien fait de parler à ces news. Continuez à parler, parce que vous êtes la voix de la dignité et du courage français.

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