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interviewFrançois Ruffin· 6 juillet 2019 23 min

#BDR57 : MES PAILLES EN PLASTIQUE, LA CHALEUR DES RICHES, PRÉPARONS LA CRISE !, LES SANS-DENTS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est bon, c'est parti. Bon alors, on a reçu des courriels parce que comme on est dans ma cuisine, est-ce que tu te souviens, Sylvain, pourquoi on est dans ma cuisine ? Pourquoi on a commencé à faire ça dans ma cuisine ?

Parce qu'on pouvait pas faire ça parce que au départ, on le faisait. Tu vois, moi le décor que je voulais c'était une belle bibliothèque derrière un peu comme Mitteran tu sais à l'ancienne. J'ai pas les pléades mais tu vois bon ça pose un statut et puis en fait on s'est dit si on le fait à paquier on va être accusé de abus de bien social ou un truc comme ça.

Donc bon c'est pour ça qu'on s'est retrouvé dans ma cuisine. Bon et donc comme on est dans la ma cuisine vous observez ce qu'il y a derrière. Ah le sale pacolo belle belle paille en plastique dans le placard.

La mise en scène a failli être parfaite de Christophe euh Fred. Commencez par être vraiment écolo. Arrêtez les bouteilles, la vaisselle, les couverts, les plats en plastique, votre essuie ou jetable, vos produits ménagers, gris, pain, micro-ondes, frigo et les pailles.

Des pailles en plastique dans le placard. Horreur, c'est interdit pour Fabrice. Alors, ceux qui les voient pas parce que tout le monde n'a pas le même coup d'œil.

C'est bon, tu arrives à suivre ? Elles sont là, hein. D'accord.

Et oui, pourquoi j'ai des pailles en plastique en fait ? parce que j'en ai acheté il y a longtemps et elles sont très peu utilisées et je vais pas les [ __ ] à la poubelle quand même. Bon et alors les je vais être pire là, c'est au niveau des bouteilles en plastique, tu vois, regarde, j'en ai tout un stock.

Pourquoi ? Parce que quand j'achète des bouteilles en plastique, ça m'arrive ici je vois de la flotte, du robinet mais et ben je me dis mince, je vais pas l'acheter à la poubelle. Donc je devais un espèce de collectionneur de bouteilles en plastique comme tu sais il y a des vieux qui gardent tous les papiers et tout ça.

Moi je deviens un collectionneur. Alors maintenant on m'a dit en fait je dois pas reboire dans la bouteille en plastique. Ce que je fais quand je vais au foot et tout ça.

Je prends une bouteille comme ça mais je peux pas reboire dedans parce qu'il y a des falates ou je sais pas trop quoi euh qui se dissolve à l'intérieur. Donc en fait tu peux plus boire dedans. Bon alors je sais pas ce que je vais en [ __ ] Bon voilà, de toute façon, moi je veux vraiment pas prétendre à la sainteté, tu sais.

Euh le mec parfait qui fait tout bien, c'est pas vrai. On est truffé d'incohérence. On vit dans un univers, dans un bain capitaliste.

Croire qu'on va réussir à s'extraire de ce bain-là, c'est pas vrai. On va pas y arriver. On peut faire de son mieux, mais on va pas y arriver.

Et puis tu sais, les idoles, moi je veux surtout pas être une idole parce que l'idole c'est un truc qu'on finit par brûler et j'ai envie de terminer autrement. Tu vois, moi je me démerde avec ma vie euh comme je peux. Donc voilà.

Euh bon, donc euh vous en trouverez d'autres, surveillez bien derrière, vous trouverez d'autres imperfections. Il m'arrive même de boire du Je sais pas s'il faut le garder parce que là c'est vraiment le crime. C'est vraiment le crime.

Bon non et tu vois et quand tu as des gosses en plus euh déjà être cohérent soi-même c'est dur. Mais alors quand tu as des gosses, je veux dire demain c'est l'anniversaire de ma fille. Qu'est-ce que tu veux ?

J'ai acheté des Smarties, on est passé au supermarché, elle a envie de bonbon. C'est une momme, elle est normale. Non.

Bon et puis en plus je les bouffe avant l'anniversaire. Bon alors qu'est-ce qu'on a ? Bah tiens, on peut rester sur le thème écolo.

Un bon moment de la semaine, c'est Montpellier. C'était quand ? Mardi soir.

Montpellier. Mardi. Mardi à Montpellier, j'ai rencontré entre autres Kim, Esther et Guillain qui sont en classe de première.

Des momes qui organisent les marches pour le climat le vendredi régulièrement. Il paraît qu'il y a des milliers de personnes, parfois jusqu'à 5000 personnes à Montpellier le vendredi et c'est ces gamins euh de 16 17 ans qui organisent ça. Et je veux dire en les rencontrant leur étonnant niveau de conscience écologique et politique, ils montrent épaté et je devrais même pas les appeler des momes ou des gamins parce que ça fait un peu paternaliste alors qu'en vérité j'ai le sentiment d'une vraie égalité et bien plus qu'avec des gens parfois qui sont beaucoup plus âgés et niveau de conscience sur le leur angoisse, leur peur du monde à venir de qu'est-ce qui va pouvoir rester pour l'humanité et pour le vivant sur cette planète.

Le de du sentiment d'urgence, c'est pas demain, c'est aujourd'hui qu'il faut y aller, de l'inconséquence de politique aux mains des grands industriels de peut-être s'interrogeant sur leur impuissance, comment on peut agir, est-ce que c'est par les manifestations ? Mais regardez, ça n'avance pas les grandes déclarations mais derrière elles sont pas suivies d'effet et on a l'impression d'être baladé. Et nous, disent-il, on on le souhaite pas aujourd'hui, mais dans nos copains et peut-être nous-mêmes, on est prêt à en arriver à un certain niveau de violence parce que il y a une menace et nous vons faire cesser ceux qui menacent le vivant.

Donc voilà. Euh se dire que c'est ça chez les gamins de 16 ans, ça veut dire qu'il y a quelque chose qui a bondi euh et qui me donnerait confiance si nous avions le temps. Euh qui me donnerait le confiance parce que euh certes, c'est sans doute une minorité au sein de la jeunesse, mais quand on a une minorité qui est aussi avancée que ça, c'est évident qu'elle va entraîner derrière elle et participer à un niveau d'élévation de la conscience générale.

Maintenant, le problème, c'est que nous n'avons pas le temps. C'est pas comme dans une lutte sociale où on peut dire il y a des hauts, il y a des bas, on se donne une génération, on va y arriver. Là, il faut opérer une bascule de manière rapide et là ce sentiment d'urgence nous donne moins le confiance.

Ça me fait penser à à un propos de Victor Serge en mémoire d'un révolutionnaire. Il c'était un compagnon de Léon Tropski et il dit à propos des Russes, il y a une génération chez qui le niveau de conscience sociale, voir le niveau de conscience socialiste, s'est élevé super rapidement. Euh et il y a eu quelques hommes au-dessus de ça.

Il y a eu Trotski, il y en a eu d'autres qui ont euh mené à cette euh à la grande révolution euh soviétique. Mais euh c'est parce qu'il y avait eu un évol une élévation du niveau de critique. Et là, je pense qu'on est dans un temps où on vit le même la même élévation rapide du niveau de conscience et de critique écologique.

Je pense qu'il y aura quelques KY et quelques Estheres qui seront encore plus haut par rapport au niveau général et qui amèneront peut-être à une révolution écologique. Le même jour à Montpellier dans la foulée, je me suis rendu à la Paillade donc qui est le quartier populaire de Montpellier rencontrant Nadia, Sonia et leurs copines. Euh et il pouvait y avoir un lien avec l'écologie toujours.

Quel est leur souci ? Entre autres, c'est dans leur logement. Là, je suis allé, on su il y a pas la clim, hein.

Euh, logement social, euh il fait 35°, j'arrive au fond dans une chambre, il y a deux momes qui sont là allongés dans la chaleur. Alors que moi, après quand on m'a ramené dans mon hôtel 3 étoiles payé par France Culture, j'avais bien la clime. On me disait que je pouvais la mettre, si je la mettais sur deux ou trois, ça faisait du bruit mais je pouvais la mettre sur un pendant la nuit comme ça, j'avais la clime silencieuse, tu vois.

Donc finalement, il y a pareil la chaleur des riches et la chaleur des pauvres, y compris au sein d'une même ville, tu vois. Mais euh ell elles comme elles ont pas le radiateur, que leurs radiateurs sont en panne l'hiver, que elles ont pas la climété, elles sont allées avec leur carnet de santé à la sécurité sociale et elles ont dit euh à la SQ, c'est plus à vous de payer pour les bronchites, les broncholites, les angines en série de nos gamins qui se chopent ça tous les ans parce qu'on narrive pas à le chauffer, parce qu'on est à 15°gr chez chez nous, 17°gr, 19°gr selon les moments. Mais c'est plus à vous de payer, c'est au bailleurs, c'est au propriétaire euh de payer parce que c'est à cause de lui qu' a s'il y a pas les travaux et si on crève de froid, tu vois.

Alors, le lien avec l'écologie, il est là. Euh ce qu'il faudrait dans ce pays pour commencer, c'est la mesure la plus évidente, c'est un grand plan de rénovation thermique. En finir avec les passoirs thermiques, il y a 7 millions de logements dans le privé, dans le public qui sont des passoirs thermiques.

Et évidemment, si tu mets, c'est évalué par Gael Giro, j'ai vu entre 45 et 75 milliards d'euros pour rénes millions de logements. Le CICE, je le rappelle, cette année, c'est 40 milliards d'euros. Donc on est déjà au moins à la moitié de ce qu'il faudrait pour euh pour ça.

Et là tu fais une mesure environnementale parce que euh tu quand tu ouvres le gaz ou tu mets du fiou, c'est pas pour chauffer de l'atmosphère, mais ça resterait euh dans les logements, tu en utiliserais beaucoup moins. C'est une mesure sociale parce que c'estes ces femmes, elles auront beaucoup moins de facture. Il faut savoir que chez les pauvres, les dépenses d'énergie, c'est à peu près 15 % du budget.

Chez les riches, c'est 5 %. Tu vois ? et ça serait une mesure sanitaire parce qu'elle leur gamin crèverait pas de froid ou de chaud, tu vois.

Et enfin, ça pourrait être même une mesure économique parce que je suis convaincu que ça crée des centaines de milliers d'emplois. Et je veux dire que le ce qui devrait nous limiter en la matière, c'est pas le budget, c'est pas le coût, c'est juste la main d'œuvre, la main d'œuvre compétente à même de mener ses travaux, de les surveiller, de faire queil soit que ça soit pas fait n'importe comment. Tu vois, c'est ça qui devrait être notre limitation sur le plan de mise en œuvre de de d'un grand plan de qui serait aussi un grand plan d'indépendance parce que le gaz et le pétrole, on on l'achète à l'extérieur.

Donc moins on en consomme, moins on est dépendant de l'extérieur. Enfin, tu vois, donc ça ça ne présenterait que des avantages. Bon, alors qu'est-ce que je peux raconter d'autre ?

Parce que là, je suis déjà long 12 minutes alors que j'ai encore plein de trucs à dire. J'ai des trucs à dire sur ADP, j'ai des trucs à dire sur Chiapa, j'ai des trucs à dire sur un gars que j'ai croisé dans le parc. Bon alors bon, ça je vais zapper.

Allez, je te fais un passage à DP. C'est le gar répétition. J'aime ça.

C'est le sketch. Bon, comme j'arrive pas à faire mon inscription sur téléphone portable ou sur ordinateur pour le le référendum sur les aéroports de Paris, j'ai le formulaire SERFA. Je vais le faire à l'ancienne.

Nom de famille, nom d'usage, tout ça, je devrais réussir à cocher et je vais le déposer à la mairie puisqu'on peut faire ça. Pas à toutes les mairies, mais à Amien, ça doit bien être possible. Donc je vais le faire en mode papier euh et tant pis euh plutôt que d'envoyer les courriers au ministère de l'intérieur pour lui demander comment ça se fait que d'après eux un député ne figure pas sur les listes électorales, ce qui est quand même un peu bizarre.

Bon euh donc euh voilà, on peut le faire en papier aussi, sachez-le, mais il faut aller le déposer en personne. Donc ça comme ça, ça nous fera un sketch supplémentaire puisque on fera un bulletin où je vais déposer à la mairie d'Air. Donc donc voilà.

Alors on lance une opération. En fait, c'est pas nous qui lancons ça, c'est parti de Marseille, je crois. J'ai la liste des villes qui participent.

Euh, allez, on fait signer, on tient des tables. Même ils veulent faire le concours de la plus belle table. Moi, je suis pour un Interville, tu vois.

Je peux faire Guiluxe, on n pas les vachettes, mais on fait un Interville entre Vierson, Marseille, euh qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Ta ta ta. Tu vois, on a Viergion, Lyon, Marseille, Montelimar, Montpellier, Toulouse, Nord, Bordeaux.

On va y ajouter Amien, Abville, Flic Secours. Enfin, on va voir si les copains sont d'accord mais euh on tient des tables et on fait signer à ce moment-là. Aujourd'hui, 75 % des Français sont contre la privation tiisation d'ADP.

Les autres, ils sont même pas pour. Ils savent pas ce que c'est le débat. Ils savent pas trop, tu vois.

Mais il y en a 3/4 qui sont contre. Donc il faut juste les aider à signer maintenant. Et donc on on se propose de tenir une table.

C'est quand même efficace. On a vu à chaque fois qu'il y a des tapes qui sont tenues, c'est plusieurs dizaines de signatures. Euh et on verra quel est ensuite le le la ville qui a fait le plus gros pourcentage en fonction de sa population.

On pourra faire un Interville euh et on annoncer les résultats. Alors qu'est-ce que je peux offrir moi comme cadeau à ceux qui ont le mieux bossé avec la plus belle table et le plus de signature. Je vais pas offrir les bouquins, je vais plutôt offrir des macarons d'A.

Non, des macarons tropux. Trout. Voilà.

Bon, je voulais vous parler de l'avenir, l'avenir immédiat, ce qu'on va faire la semaine prochaine, mais je vous parlais d'un avenir plus lointain. On a parlé de l'avenir de la planète. Mais et si on se préparait pour une crise ?

Je quand je lis la presse là, je vois que sont énoncés l'éventualité d'une crise financière. Alors bon, on sait pas 6 mois, 9 mois, 1 an, je suis pas Nostradamus qui partirait soit d'une crise de dette souveraine, un état qui parviendrait plus à payer. Euh la crise des emprunts des étudiants américains pour financer leurs études et qui si jamais ils trouvent pas un bon job derrière, ils arrivent plus à régler leur dettes et pouf, ça pourrait faire un effet domino.

Ou bien la crise de l'immobilier euh sur la côte chinoise. Bon, un une espèce de bulle qui existerait, c'est je sais pas, je fais pas faire. En revanche, je sais quelque chose, c'est que nous devons être prêts pour une crise.

Euh ça veut dire quoi ? Ça veut dire que nous devons diffuser et infuser des idées dans la société française qui fassent que en cas de crise, on sait ce qu'on doit faire tout de suite et on arrive à dire que c'est l'évidence et que si Macron et ses copains ils le font pas, ce sont des traîtres à leur pays. D'accord ?

Tu vois ce que je veux dire ? Le il faut partir du précédent de ce qui s'est passé en 2009. En 2009, crise des seul prime aux États-Unis, le système financier est en lambau.

Les libéraux, ils se battent la coulpe sur les plateaux de télévision avec leur fouet en disant "Non, on recommencera plus. C'est promis, c'est promis, c'est promis. On a pêché, on a pêché." Bon euh nous on fait des manifes trois fois 1 million de personnes, mais au fond, on n pas d'idée.

On a juste "Nous ne payerons plus leur crise." C'est notre slogan. Mais ça veut rien dire.

Soit mais qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce qu'on était pour la socialisation du crédit ? Est-ce qu'on était pour le non remboursement et que les créanciers et ben ils aillent se faire voir ?

Est-ce qu'on était pour laisser partir les banques en faillite ? Est-ce que on était pour séparer les banques de dépôts et les banques de crédit ? Il y avait pas un programme d'emblé.

Pouf, vous prenez ça. Et moi ce que je pense, c'est que dans ce moment-ci, c'est pour ça que je rencontrais des économistes et je leur posais la question que fait-on en cas de crise financière ? Pourquoi ?

Parce qu'il faut que dans l'univers attaque des syndicats, des parties, il y ait deux trois idées claires, pas plus de trois idées mais booum on fait ça directement. Non, c'est plus au français de payer pour les banques. On refuse, tu vois, on dit qu'il faut pas rembourser les créanciers, qu'il faut séparer les banques de dépôt, les banques de marché, qu'il faut socialiser toutes les banques qui sont en train de plonger.

Bon voilà. par exemple, ça c'est la le volet défensif immédiat financier. Mais il faut voir qu'une crise c'est à la fois une catastrophe et c'est une fenêtre d'opportunité qui s'ouvre parce que les dirigeants ne contrôlent plus les manettes de la même manière, ça leur échappe.

Et donc c'est dans cette fenêtre d'opportunité là qu'on peut peut se glisser pour proposer là un programme offensif par exemple sur un vaste plan de financement du de d'une économie écologique, tu vois, entrepre et et tout ça et en disant voilà on on c'est vers ça qu'on finance massivement. Je pense que là le moment, c'est maintenant qu'on doit se préparer à à une éventuelle crise financière pour ne pas chercher nos idées sur le fil mais pouvoir les imposer d'emblé et quand leur système se cassera la gueule venir dire clairement nous voilà ce qu'on propose et qu'on soit audible dans la société. Voilà je pense un but que peuvent se fixer les intellectuels économistes sans chercher les micrérences.

Maintenant, on cherche ce qui nous rassemble, un corpus qui nous rassemble, tu vois, pour que ça fasse bloc et qu'on puisse imposer quelques idée fortes dans la société à ce à ce moment-là. Bon, alors la semaine prochaine, il y a une surprise. On dit pas quoi mais en vue du 14 juillet, il y a quand même une surprise hein.

Allons enfants là, tu vois. Je cours régulièrement. Là, je reviens de courir.

Pourquoi ? Parce que il y en a, ils font du yoga. Peut-être que je devrais suivre une psychothérapie aussi hein, mais bon.

Non, bon écoute mais moi si tu veux pour pas péter de câble, il y a un certain stress quand même. Je sais que quand je monte sur le ring, pour moi l'assemblée c'est un ring, les médias c'est un ring. Tu vas faire une commission d'enquête officieuse et décentralisée comme on va le faire la semaine prochaine dans le dou aux sources du Lison pour défendre les sites protégés dans ce pays parce que Macron et sa bande pour favoriser l'immobilier en gros ils ont décidé de de mettre fragiliser en tout cas les sites protégés.

Bon quand on fait ce genre d'initiative faut être un peu zen à la fois tonique et zen, tu vois. Bon donc moi je cours. Bon je cours là je je fais mes 10 bornes, je reviens et il y a un gars qui me salue dans ma carte.

Bon vous avez chez monsieur Bourdin. C'est toujours ça souvent quand même. Euh voilà.

Bon ah monsieur Bourdin il tape hein comme ça. Bon je dire bonjour au gars. Il avait un panier de course à la main car sac carrefour avec du pan à l'intérieur tout ça.

Et puis on discute dit "Bon bah vous qu'est-ce que vous faites ? Vous voyez, je reviens de faire mes courses. D'accord.

Mais sinon, qu'est-ce que faites ? Oh, moi je peux vous dire depuis 2008 euh j'ai je travaillais chez Buffalo Grill, j'ai perdu mon contrat, j'ai abandonné. J'ai la hache, je vais avoir 900 € d'H.

Là, Macron, il l'a un peu amélioré. C'est pour ça vous êtes son adversaire, vous avez bien raison. Mais moi quand même, je dire que il a un peu amélioré mon la location handicap.

Il faut dire aussi oui, il y a pas de problème. Bon et puis voilà. Donc euh donc je vis comme ça.

Bon là, je vais aller voir mon ami d'ailleurs. Bon, c'est à cause d'elle qui m'est arrivé des problèmes. Ah bon ?

Quoi ? Et ben il y a quelques années, elle est venue habiter chez moi, mon ami, et j'ai envoyé un papier à la cave pour bien leur dire "J'héberge madame machin à titre gracieux euh quelque chose comme ça. Et il y a eu un premier contrôle, ils sont venus chez moi, pas de problème et puis ensuite ils ont fait un deuxième contrôle et là ils m'ont tapé dessus, ils m'ont demandé 6000 € de rattrapage et ce qui fait que ça fait 3 ans, je suis prélevé de 170 € tous les mois." Tu imagines ? [ __ ] mais euh euh Ah tiens, ça me fait penser à un autre truc.

Tu sais quand j'ai fait quand j'ai fait ma proposition de loi sur le capital d'essai pour les enfants il y a encore il y a une mère de famille là qui est décédée, écrasée par un bus euh à Amianien et c'est pareil la famille, elle avait pas de quoi euh procéder aux obsèques, quoi. C'est terrible. Tu t'imagines la mère de famille, quatre enfants, euh le père qui est pas bien du tout et en plus même pour payer les obsèques, euh il y a des difficultés et donc bon, c'est lourd quoi.

Et il y a Barbier quand je sors de du plateau de Bourdin où j'avais proposé ça qui me dit "Oui bah de toute façon il faut qu'on récit ça à une fondation comme ça la fondation elle verrait bien qui est-ce qui peut recevoir de quoi payer les obsseques, de quoi pas payer les obseques et puis on pourrait contrôler tout ça." Tu vois quand c'est pour les pauvres, il faut toujours contrôler. Il y a du contrôle.

Le crédit un peu compétitivité emploi 40 milliards cette année. Zéro contrôle. Zéro contrôle.

On sait on en touche à Fakir tu vois mais zéro contrôle. 40 milliards d'euros zéro contrôle. Et là le gars il héberge sa copine, il a location adulte handicapé et on va le taper 270 € tous les mois.

Il subit deux contrôles. Non mais c'est dingue quoi. Et donc il m'explique voilà là il a il a eu une rage dent ses dents tu sais je le voyais comme dans quel état elle était ses dents.

Quand Hollande il a dit les 100 dents, il il monsieur Nicolas et son prénom il avait les dents mais tu voyais que c partait un peu dans tous les sens. Mais quand Hollande il dit les 100 dents. C'est vrai.

C'est vrai malheureusement c'est vrai. On on on peut reconnaître la classe des gens à leur dentition tu vois. Elle est bien droite.

Tu as été chez l'orthodentiste, ça part dans tous les sens ou bien ça y est, c'est fini, tu as plus dedans. Bon mais simplement quand on est un président de gauche, on doit pas en faire un truc d'ironie se moquant des gens. On doit se dire mais bon sens cette injustice, comment je la comat ? comment je permets à tout le monde d'avoir des dents, de les conserver le plus longtemps possible, de s'en faire refaire, tu vois, d'avoir des prothèses si besoin.

C'est ça. Donc le constat de Hollande, il était juste, mais après à la place d'en faire une petite blague, il devait en faire un outil de combat social. Et donc là, monsieur Nicolas, il me dit "Bah voilà, je je suis j'ai vu une rage deed dents, je suis allé chez le dentiste, j'en ai pour 70 €.

Je lui demandé de pouvoir payer en deux fois parce que là si jamais je paye tout, je dois vivre avec 10 franc 10 € dans le mois, tu vois. Et là, il me raconte qu'en fait bah sa copine, elle est allée à Clémenceau, c'est-à-dire euh ça doit être les Restos du Cœur qui sont à Clémenceau, je sais plus, c'est c'est pas le Secours populaire, ça doit être les Restos du Cœur. Elle est allé au resto du cœur et elle lui a filé ce qu'elle aime pas dans le dans le truc du reste du cœur.

Voilà comment les gens survivent, tu vois. C'est ça évidemment qu'il nous faut changer quoi. Mais et donc bon, il faut conclure quand même.

Ah [ __ ] ! Et conclure ça veut dire quoi ? E bon je voulais faire le Front populaire.

J'aime bien les running gag. C'est un autre gag à répétition. Le premier gag essayé de de signer sur le site du gouvernement pour ADP.

Le deuxième gag, c'est de dire "J'aurais voulu vous parler du Front populaire." Euh non, euh là, on doit aller chez WN. Il est 11h10, on a rendez-vous à 11h30 sur le parking de WN puisque les salariés euh débreillent.

Bon, de toute façon, un jour on essayera de rendre compte et de répondre à Bruno Leemer et compagnie sur l'incompétence du ministère de l'économie dans le dossier whpol WN, mais une incompétence qui est peut-être une incompétence volontaire au fond quoi. De temps en temps, on voit leur nullité de près quoi. Donc, on va aller sur le parking de WN.

Voil. Alors, le chemin est très chouette, tu vois, parce que là, je prends mon vélo qui est dans mon box à vélo et c'est le long de la Somme. Tu files le long de la Somme, tu traverse à un moment, tu te retrouves sur l'autre berge et tu passes devant chez Cosra qui est des premières boîtes de velours d'Amien qui est qui a fermé il y a quelques années.

C'est un site à l'abandon avec des arbres qui poussent à l'intérieur et tout ça. Une belle végétation. Le chemin en vélo pour aller jusque le pool WN est un beau chemin.

Donc voilà, je vais je vais faire une balade en allant là-bas. M.