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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 18 novembre 2025 98 min

Les pépites du Beaujolais avec Le Figaro Vin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à tous. Dans 48 he les moulins avant, les chiroules, les gamés, le rô et la sonnéelloire seront le centre du monde, le centre des médias de la planète vigne et du monde du vin. C'est l'édition 2025 du beaujet nouveau.

Alors, pourquoi ? Pourquoi en parler dès aujourd'hui, dès maintenant ? On vous répond à cette question ce soir et on va vous répondre à une question que peut-être vous n'oserez pas nous poser, que peut-être vous n'oserez pas vous poser vous-même.

Et comment cette institution désormais bicentenaire qui est le Figaro qui s'apprête à fêter ses 200 ans au Grand Palais mi-janvvier ? On vous on vous attend nombreux d'ailleurs à cette occasion. Comment donc ce journal honorable ose parler de cette de ce que certains appelle cette espèce d'opération marketing qui est le beaugelet nouveau ?

Je vous le promets, vous aurez la réponse. Vous aurez la réponse à une autre question. Mais quelles sont les pépites, les vraies pépites du beaujolet ?

Et bien sur toutes ces questions, vous aurez vos réponses. Bon bienvenue dans cette nouvelle édition des lives des pépites du Figaro 20. Honneur aux dames.

On est au Figaro. Bonjour Hal Lister. Bonjour Vincent.

Vous êtes directrice déléguée du Figaro 20 et dans un livre qu' a recommandé qu'on a recommandé dans le précédent live, notre concert Lor Gasparoto et bien précise raconte que dès le Moyen-Âge, les Britanniques sont experts pour goûter le vin. Et bien ça tombe bien puisque vous venez spécialement de Londres, vous étiez encore ce matin et vous avez vous goûter le vin chez vous et chez nous et et et goûter le vin chez vous, c'est tout un art. On le verra euh d'ailleurs aujourd'hui.

On le verra dans cette édition, j'en dis pas plus. Stéphane Renault, bonsoir. Bonsoir Vincent.

Rédacteur en chef au service style et art de vivre. Le vin expertise et élégance. C'est ce qui vous caractérise et on le verra encore ce soir.

Bonsoir Martin Lemire. Bonsoir. Excellent responsable du Figaro 20 avec une question d'ailleurs que vous vous avez posé tout récemment.

Peut-on refuser un vin au restaurant ? Et bien, c'est la question que vous posez peut-être dans cet article et qu'on va peut-être poser à l'invité qu'il faut avoir ce soir. Elle s'appelle Marion Sirino.

Elle vient d'être consacrée somelière de l'année par le goio. Elle œuvre à l'ambroie à Paris. C'est plus qu'une joie.

C'est un honneur de vous avoir Marian Sirino ici même. Bravo et merci de venir fêter cela ce soir avec nous. même euh si c'est pas au champagne, on en reparlera.

Alors, bien évidemment, bien sûr, euh on va continuer à apprendre, à voir avant de boire, à déguster sans s'ennivrer et auparavant à humer et aussi à choisir les bons mé. Doit-on le rappeler, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Ces pépites sont bien sûr à déguster avec modération et comme on est au Figaro avec goût.

Alors sans attendre, on va découvrir la première pépite et on va faire dans l'original parce que Martin Lemire va nous expliquer, va nous montrer sa première pépite dans un instant. Euh c'est une pépite auxquelle on ne pense pas forcément quand on pense au beauelet qui soit nouveaux ou ancien. Mais d'abord, on va peut-être regarder la carte euh des beaujolés.

Euh où euh se trouve cette région Stéphane Renault et euh combien y a-t-il d'appellations ? Une douzaine d'appellations. Une douzaine d'appellations toutes qui ont qui ont une grande notoriété.

Le centre c'est beau jeux beau jeux cité ville ville historique et puis surtout des appellations qui trouvent leur origine à l'époque galoromaine parce que c'était le plus haut point d'ancrage de la vigne galoromaine le beaujé. ça a connu son heure de gloire au 16e même 17e. Les vins étaient au moins aussi connus que ceux de la Bourgogne.

Et puis on pas très loin de la Bourgogne. On n'est pas très loin de de la de la Bourgogne. Et on disait même rapidement 17e qu'il y avait trois fleuves qui alimentaient Lyon, la saune, le Rône et le Beaujolet.

Alors on va commencer bah justement par un de ces affluents. C'est celui que va nous présenter Martin Lemire. Martin, on va en profiter également pour apprendre à voir et et apprendre ce soir aussi à sentir, à déguster et et à faire les bons accords mais et et 20.

Mais d'abord, dites-nous que ce que vous avez choisi. On avait vu lors du précédent live que précisément vous étiez assez original dans vos choix et ce soir, j'ai l'impression que vous nous avez pas déçu. Bah, je vais continuer dans l'originalité parce que je vous présente ce soir un vin blanc.

Euh je pense que peu de gens euh sont même au courant que le Bejolet produit des vins blancs. Euh bon effectivement, ça représente une part infime du vignob, 3 4 % euh mais euh ça tend à progresser. Donc euh je tenais à proposer du blanc aussi parce que le beaujolet est un vignum qui fait qui fait l'objet de beaucoup de clichés euh à savoir produire des vins standardisés et uniformes.

Alors là, on a le contraire que ce n'est pas le cas parce que déjà on a un vin blanc, un 100 % chardonnet qui prouve que le bejolet est aussi une région de blanc et cette cette proportion de blanc tend à à à grimper parce que les vignerons en font de plus en plus. et euh à l'instard de de de cette vignuronne qui s'appelle Migodar et euh dont dont j'apprécie particulièrement le travail. Alors pour tous ces vins mais son son blanc ne fait pas défaut et présente un rapport qualité- prix hautement recommandable à l'heure où les Bourgognes sont qui sont aussi composés à 100 % de chardonnet font l'objet d'une hausse tarifaire très spectaculaire et beaucoup de d'amateurs de vin ne peuvent plus se permettre d'en acheter.

Voilà euh une façon de continuer à boire du chardonnet sans se ruiner. Alors justement, ça c'est une question qu'on n'ose pas poser, que personne ne va vous y aborder si je ne l'aborde pas, mais euh justement par affection que j'ai pour notre ami Nicolas Ribérol, je vais vous la Figarin, je vais vous la poser. À combien on peut avoir ce cette bouteille ?

Cette bouteille coûte 20 €. Alors, j'en conviens, c'est un certain prix déjà, mais c'est le prix de l'artisanat. C'est le prix, c'est le prix de vos 20 Corses.

C'est le prix de mes 20 Corses. Mais moi je fais que des 20 à 20 €. C'est 20 20, c'est simple, non ?

C'est ça. Alors, on reviendra justement au 20 de moins 10 € avec Stéphane tout à l'heure sur existe et sur le Figaro 20, je fais je fais ma petite pub au passage, mais euh on on recommande à longueur d'année des vins très accessibles euh et y compris autour de 10 €. Ce vin là coûte une vingtaine d'euros.

C'est le prix d'un vin qui est travaillé, qui est artisanal, qui est qui est qui est vieilli en cave, qui fait l'objet d'un d'un vieillissement et qui qui est ambitieux. Voilà, c'est pas un vin de soif, c'est pas c'est un vin de repas plutôt que c'est pour le repas. Voilà, c'est pas un vin de tous les jours.

On va on va justement tester ça. D'abord, je vous laisse vous servir et puis vous allez me donner la bouteille, je vais faire le service parce que c'est c'est vrai que je suis je suis très incompétent en matin. Non, non, pas du tout.

C'est mais vous pouvez vous pouvez vous voulez servir justement plusieur en plus on a une somelière. On a une somelière. Alors, on demandera tout à l'heure justement à à Marion comment on sert bien le le vin.

Mais mais justement, je voudrais avoir quand même un débat avec vous là maintenant, c'est de savoir si finalement quand on raconte un vin, c'était la thèse de de Bernard Magrè auquel vous avez consacré un documentaire dans lequel est apparu également et là on y reviendra tout à l'heure. Est-ce que parler d'un vin permet aussi d'en apprécier plus le goût ou bien même d'être finalement de de prendre goût à un vin rien que par le rien que par le récit marian ? Oui, bien sûr.

Moi, je sais que avant de faire goûter un vin, j'aime bien présenter le terroir dont il est issu, le travail du vigneron. En quelques mots euh j'aime bien être brève mais on aborde le vent de manière extrêmement différente quand on arrive à situer où comment est fait ce vin. Pour moi, c'est quand même fondamental.

Je n'aime pas parler trop longtemps du vin avant de le servir, mais donner quand même quelques éléments qui font qu'on va comprendre tout de suite pourquoi il a ce goût. Et puis les gens sont de plus en plus euh frants de de ces histoires. Euh euh le le vin n'est plus un produit de consommation courante.

C'est devenu un produit euh euh d'exception. Donc le produit en lui-même ne suffit plus, je pense. Oui, il faut un storytelling derrière.

Et c'est aussi pour ça qu'au Figarouin, on fait rarement des dégustations à l'aveugle. On préfère savoir ce que l'on déguste parce que souvent le contexte, notre connaissance de des vignerons qui font le vin de leur approche dans la vigne au chez ça nous aide aussi à mieux comprendre le mélésine ou la cuvée qu'on a devant nous. C'est un choix euh qu'on a pris et dont on assume.

Oui, on assume. Ensuite, trop d'histoires peuvent nuire à l'histoire du vin. On sait très bien que certains domaines ont abusé des stor avec des légendes qui ont été tout simplement réinventées.

L'histoire des moines qui mangaient la terre au Moyen-Âge pour goûter la qualité du terroir qui est souvent rattaché à l'histoire de la Bourgogne. complètement faux. [rires] Ça a été entretenu au fil des décennies mais c'est complètement faux.

Alors des conseils à tous de le faire en [rires] on va juste avant de puisqu'on va commencer à à entamer le processus de de dégustation euh peut-être nous dire Martin où on se trouve justement dans le dans le beaujolet. Alors en ce qui concerne Migodar, c'est une vigneronne installée depuis une dizaine d'années à Villier Morgon. Donc comme son nom l'indique euh en plein cœur de l'appellation Morgon.

Euh donc dans ce qui est le numéro 9, voilà donc une des appellations historiques et un des crues d'ailleurs on parle de cru euh du Bejolet euh un des cru les plus prestigieux du Beauolet Morgon. Euh c'est un chardonné. Juste vous parliez de du Borgogne avant, c'est précisément un sépage qui est très courant dans toute cette partie de la France.

Bah voilà, c'est le dans la Bourgogne, on a pour les vins blancs le chardon. Pour la plupart, on a aussi la ligoté et pour les rouges, le pino noir. Et pour le la petite anecdote, à l'époque, il y avait aussi du gamé euh en Bogon, mais Philippe l'a hardit, l'a interdit.

Et c'est aussi ce ce point qui a fait en partie l'identité du beauelet parce que comme on pouvait plus utiliser le gamet en Burgon, le gamet pour nous c'est presque synonyme avec le beau gelé. Euh c'est le la région la plus monosépagiste de la France avec à 97 % gammés et le reste trois sépages blancs dans la majorité le chardonné. Et je rebondis sur l'histoire de Philippe Lardi, c'est aussi qui ce qui a provoqué le début du du de de la comment dire du désamour et de de d'une façon de cette façon qu'on a de dénigrer le en fait le Philippe Lourdier a été le premier dénigreur, si je peux m'exprimer ainsi du Beauolet parce que il a décrété que le gamet était un sépage qui pouvait être vecteur de maladie et était n'était pas apte à produire des vins de qualité. l'histoire lui a donné par ailleurs, il a donné sa chance au gam parce que si on parle des 12 appellations du Beugelé, elles ont un point commun.

Ces 12 appellations, c'est des solds relativement acides et ces soldes acides, ils correspondent vraiment à la au gam qui s'est épanouit. H donc on peut y faire des bons vins et surtout on trouve très peu de gamets ailleurs dans le monde. Bon oui, on va revenir, on va on va peut-être aborder les gammets.

Pardon Mar, je vous coupe mais puisqu'on était au Chardonné, d'abord première première chose avant de de sentir de de goûter on regarde et c'est une question qu'on se pose mais justement comme on a nouvelles intervenantes. Qu'est-ce que nous apprend un la couleur sur la qualité d'un vin ? Et quand on a le vin à ce moment-là et deuxème question subsidiaire, qu'est-ce que il faut regarder quand on boit un blanc ou un chardonné ?

En tous les cas, qu'est-ce qu'il faut scruter dans la couleur et dans l'aspect de ce vin ? Sur la qualité zéro, je dirais parce qu' on peut pas savoir juste en regardant la robe la qualité du vent. Ça peut nous dire des choses sur l'âge euh du 20 ou sur le sépage ou d'autres choses, mais moi personnellement, j'y passe très peu de temps.

Pour moi, c'est vraiment le nez et la bouche qui compte. C'est pareil pour vous, Marie ? Ah, j'aime bien regarder la robe.

Pourquoi ? [rires] Parce que elle nous dit quand même des choses effectivement sur le vieillissement du vin euh aussi sur le sépage. Là, c'est quand même une couleur qui fait penser au chardonnet.

Euh ça n'a pas tout à fait la même couleur qu'un autre sépage. Et le vent est assez peu de gras. Euh on le vo comment on voit qu'il y a peu qu' a peu de gr parce qu'en fait ce sont les larmes euh sur le verre euh qui s'accrochent en fait à la à la paroie du et elles sont elles sont qu'est-ce qu'ell qu'est-ce qu'elles ont de caractéristiques ?

Elles là si vous voulez c'est assez fluide, elles redescendent dans le verre donc pas très glycériné. Ouais. Ça ve pas dire, ça veut dire que c'est pas gras.

Si c'est pas gras, qu'est-ce que ça veut dire justement ? Ça veut dire qu'il y a peut-être pas beaucoup d'élevage. Le ça peut donner des indications aussi sur le fait qu'il soit boisé ou pas.

Donc moi, j'aime bien regarder en fait tous les paramètres d'un vin et bien regarder la robe avant avant de le déguster. Rapidement, qu'est-ce que vous inspire en la robe ? La robe déjà, moi c'est le côté trouble ou clair qui m'inspire dans la robe du vin.

J'aime bien les vins plutôt clairs. Euh je crois que jeter un un coup d'œil comme ça, ça permet de vérifier qu'il n'y a pas d'impureté, qu'il n'y a pas de d'épau, qu'il n'y a pas de que le que le vin était fait de de façon très correcte. Et puis c'est le travail du vigneron.

Est-ce qu'il a filtré le vin ou pas ? Filtré énormément ou peu ? C'est aussi la matière du vin qui que nous renseigne la ça peut donner une indication sur effectivement les pratiques et les engagements du du vigneron en terme de de de pratique viticol et par exemple un vin très clair sera signifiera qu'il sera filtré à 100 %.

Donc on a plus à faire à un vin traditionnel. Alors que si il y a un aspect trouble du vin, on peut on peut deviner qu'il s'agit d'un travail plutôt naturel et peu interventionniste, c'est-à-dire des vins plutôt euh sur lesquels il n'y a peu de d'intervention. Après, j'insiste sur le fait que la robe, c'est peut-être 2 %.

On va on va savoir beaucoup plus dès qu'on est vraiment dans le dès qu'on sent le vin. Il faut pas y passer trop le temps non plus. Vous vous saurez vraiment que c'est un chardonné euh de par la couleur ?

Je Bah, il a pas forcément la couleur d'enchin. Je la je le trouve assez pâle pour un chardon. C'est ce c'est ce qui est frappant quand on le quand on le trouve.

C'est exactement ce que je me suis dit. Mais comme je suis le néophy de la bande, c'est ça signifie. Je je rejoins Marian sur le l'aspect boisé.

On on voit que euh parce que beaucoup de chardonnetis bourguignons font l'objet d'un élevage en fu euh parfois en fu neuf euh ce qui teinte le beaucoup le vin et ce qui lui donne des des arômes caractéristiques mais c'est pas le sujet. Mais là pour la question de de la robe, on peut on peut assez facilement deviner qu'il y a pas d'élevage en fu neuf. H vous êtes donc sur le site du Figaro et sur la page YouTube du Figaro.

Bonsoir à vous qui nous rejoignez en ce moment. Vous pouvez nous poser vos questions, nous dire ce que évoque pour vous le beaujolet. Je salue notamment cet internaute qui nous dit "Le beaujolet est un nom qui sonne bien.

Alors ça sonne effectivement agréablement à l'oreille. Maintenant, on va voir si euh justement ça se hume bien. Et là et puisque vous avez dit vous vous me sembliez impatiente sur la dégustation de en tous les cas olfactive de ce chardonné, j'attends d'avoir votre verdict.

OK. Bah je je vais je vais pas donner un verdict trop long avant que Martin ait le l'opportunité de parler de 120 mais déjà je pense qu'on est sur un chardonné qui n'est pas de la Bourgogne. Je pense que c'est différent, ça donne quelque chose d'autre.

Ce qui fait aussi partie de son intérêt parce que c'est le terroir est différent. On on imagine souvent que le Beaujolet fait partie de la Borgonne parce que de d'un point de vue administratif, c'est le cas. Mais le beau gelé en terme de région viticole a son propre terroir, son propre climat, ses approches différentes à la vigne et à la vigification.

Et dès le nez, dès dès la robe. OK, je vous je vous avoue, mais aussi au nez, je trouve que ce n'est pas un jardonné de de la Bourgogne. Oui.

Euh je je je suis d'accord. Et h moi ce que je perçois tout de suite, c'est beaucoup de délicatesse. Il y a euh cet espet floral qui est qui est qui est là avec un de fines euh de fines euh aromatiques euh de fines de fins effluves beurrés, ce qui est un peu la caractéristique souvent du chardonnet, mais c'est très léger.

Euh qu'est-ce qu'on appelle le beurré ? Bah c'est quand ça évoque la le le beurre frais, le beurre le beurre presque parfois le beurre fondu, voire le beurre noisette. Euh c'est souvent porté, j'en parlais tout à l'heure, par les élevages en bois.

Euh cette fois c'est pas le cas. Cette fois c'est pas le cas. Donc c'est ça veut dire que enfin ça veut pas dire grand-chose mais en tout cas euh on perçoit ça mais de manière très fine parce que parfois c'est un peu envahissant.

Ça donne une généralement quand on a ce nez Marian Sirino, c'est ce nez en tous les cas de beurré, ça donne une forme de rondeur, c'est ça ? Au vin ? Oui.

De douceur finalement. Et en fait, c'est l'indéfinissable qui fait que le vin n'a pas de sucre, mais qu'il donne ce petit côté presque moelleux euh si plaisant que l'on aime dans le Bourgogne. Et pour reparler de ce vin, moi je me serais peut-être fait prendre parce que je trouve que il a quand même ce nez magnifique de Chardonné de Bourgogne.

Ah oui, je me serais fait prendre. Ouais, vraiment. Bah c'est oui, il y a il y a aussi beaucoup de fruits.

Je trouve que c'est même très difficile de déterminer euh d'où vient ce chardonnet, s'il vient du Beauolet euh ou de la côte de Bune. Très sincèrement, moi je je l'aurais pas dit. À l'aveugle, je l'aurais pas dit.

Je donne j'attends l'expertise de maître Renault. Bah le vin, il est formidablement équilibré de de mon point de vue, donc agréable. je me serais laissé avoir aussi hein, pas on aurait pu me le présenter comme un comme un comme un vin de Bourgogne.

Et je je rebondis sur le sur le côté beuret qui n'est absolument pas excessif. C'est quelque chose qu'on a pu reprocher au chardonnés. Certains on ont largement abusé jusqu'à l'écœurement parfois quoi.

C'est-à-dire que les chardonnés trop boisés comme on a trouvé parfois en en Bourgogne où le bois devenait un masquant comme on a trouvé on en a trouvé sur le continent américain où on a encore poussé les curseurs un peu plus loin pour avoir des jus de bois où le beuret est devenu un véritable défaut. Là, on a un vigneron ou une vigneronne plutôt qui a trouvé un juste équilibre et qui nous fait quelque chose d'extrêmement plaisant au nez. Mais il faut il faut bien repréciser que le beurre vient de du bois. ce ce côté beuré.

Hm. Il y a euh avant qu'on puisse le déguster, euh il y a un point euh qui est très intéressant, en tous les cas, un endroit très intéressant pour découvrir justement les différentes odeurs euh du vin. Alors, on n'est pas dans le Beaujolet, mais c'est on est dans le c'est dans le Bourgogne et notamment à Chabli avec une des trois cités du une des trois cités du vin et qui fait découvrir il y a tout un stand qui fait on est on est remarquablement bien accueilli d'ailleurs par le responsable du du site.

Alors, c'est pas ouvert toute l'année, il faut avoir la chance de pouvoir y aller. Et quand on a cette chance là, c'est vraiment très intéressant parce que il vous il y a tout un tout un une salle où on vous fait découvrir les différentes odeurs qui sont associées au vin. Et c'est vraiment là que c'est très intéressant parce que ça on revient sur ce qu'on s'était dit lors lors du précédent live, c'est dire mais quand on parle de groseill, de fruits mur, de fruits croquants, c'est quand même très très subjectif mais en fait on s'aperçoit que il y a des odeurs.

Ça on peut apprendre ces odeurs sur le sur le vin. Je j'en profite parce que je j'étais ce dimanche à la à la cité de la gastronomie et du vin de Dijon. On retrouve aussi tout un parcours olfactif pour travailler son odorat en terme de vin et mieux identifier les les arômes et les effluves.

Et et c'est c'est assez fascinant. Je j'avoue que c'est c'est c'est vraiment je ne connaissais pas cet endroit et je ne peux que le recommander. C'est gratuit.

L'entrée est gratuite en plus. à 10 jours. On va déguster mais pendant qu'on déguste et on aura votre verdict, je voudrais que on fasse justement un petit voyage un dehors du du Beauolet.

C'est ce et et qu'on aille faire un tour à Béier. C'est ce qui s'est passé en regardant ce qui s'est passé ce weekend, la manifestation des des viticulteurs et des acteurs du monde du vin qui justement sonne l'alarme sur la situation du secteur viticol et qui lance la l'alerte sur Stéphane Renault. euh ce qui se passe dans le dans le monde du vin où vous me disiez euh avant ce ce live que c'est assez inquiétant d'ailleurs ce qui se passe.

C'est sans doute extrêmement inquiétant parce qu'on on a une crise euh viticole forte avec énormément de vignerons, énormément de familles qui sont qui sont concernées, qui n'arrivent plus à vendre leur vin, qui font peut-être un vin qui n'est plus adapté à la demande et qui sont en colère, qui veulent des aides surtout les on est très vigilant quand il y a des manifestations de de vigneron à baé. Ça rappelle, tout le monde s'en souvient, personne n'y était vraiment, mais les manifestations de 1907 au début du siècle dernier, on sortait de la période philoxérique et on était face à un changement, une révolution dans le monde du vin, un peu comme aujourd'hui. C'est-à-dire qu'il y avait une crise de surproduction.

D'un côté, le vin algérien arrivait menacer les les vignerons du Langdoc. De l'autre, certains trichés, notamment à Bordeaux en Bourgogne, on ne savait plus qui faisait quoi. Bon, les et les et làdedans les les vignerons de Béiers du Langdoc n'arrivaient plus à vendre le leur vin.

Ils ont manifesté, ils ont lutté, on les a pas écouté. La 3e République, le gouvernement d'alors a envoyé l'armée. L'armée s'est mutinée, elle est passée du côté des vinurons.

Ça s'est terminé extrêmement mal. Mais ces événements qui correspondaient à un à un moment de mutation du vin ont abouti même à un changement du goût du vin parce que ils ont abouti à la mise en place des appellations. Donc on a normé le vin qui ne l'était pas.

On va écouter justement euh certains de ces manifestants qui sont allés euh manifester et sonner l'alarme ce weekend à Bier. Pendant ce temps-là, on déguste et on donne notre verdict. culture, c'est la culture française déjà en premier lieu.

Donc une culture, moi je fais partie donc je suis des anciennes générations, mais pour moi on ne peut pas faire un repas si on n pas un vin à table. Donc un vin un repas sans vin repas pour moi. Donc cette culture nous sommes en train de la perdre lentement.

Et ensuite donc il y a aussi les services que rend la vigne, c'est que tout le territoire notre région qui est très touristique, tout le tourisme s'appuie sur justement la culture de la vigne. J'arrive de Bordeaux et la problématique spécifique c'est que on est à très forte dominante de vin rouge et aujourd'hui c'est les vins où il y a le plus de déconsommation. Voilà, c'est le et après avec la déstructuration des repas euh effectivement quand on fait un repas en famille ou avec des amis, ben on ouvre une bouteille quand chacun va manger dans son coin ou euh dans les fast food.

Aujourd'hui, euh on va dans une, on allait jeune, j'allais dans les pizzerias, il y avait du vin sur la table. Aujourd'hui, mes enfants quand ils vont à Mcdo, il y a pas de vin. C'est une exploitation qui est familiale.

J'ai des vignes qui étaient de mon grand-père, de mon père, des vignes que j'ai acheté moi. On travaille en famille, on est associé avec mon épouse en GaEC. Donc c'est notre seule source de revenu.

À l'heure actuelle, on a 45 hactares qu'on travaille à tous les deux. Euh, on n pas les moyens d'embaucher du personnel. On travaille 60 heures par semaine, ça devient de plus en plus compliqué.

On a on se pose vraiment des questions sur la sur la pérenité des des exploitations quoi des entreprises. Le domaine M God Beaujolet, c'est ce qu'on est en train de de déguster et qu'on est en train de vous découvrir la première pépite du Figaro 20 verdict Marian Curino. Pour moi, il est extrêmement équilibré.

J'aime beaucoup ce vent parce qu'il n'est il est ni trop tranchant ni trop lourd. au nez. On perçoit quand même des petits parfums de d'agrume également et il donne envie de la deuxème gorgée.

Il est sur la fraîcheur, sur les fleurs. C'est un superbe vin que j'aurais vraiment envie de déguster avec des jolis poissons cuisinés. Mais cuisiner pas des par exemple je la crème ne me ferait pas peur.

Donc vous pouvez mettez avec des saint-jacques à la crème je j'aurais vu davantage avec un poisson crémé. Euh et ce vin là, il va quand même nettoyer un petit peu le côté gras mais il va sublimer le plat. Il appelle quand même des très jolis poissons en sauce.

J'hésiterai pas et en aucun cas je le servirai à l'apéritif. C'est pour moi un vin de gastronomie. Ça c'était ce que vous disiez tout à l'heure hein.

C'est pas ça. C'est un vin de table c avec un turbo. Avec un turbo.

Ouais. Turbo. Oui.

Très formidable ça. Un magnifique poisson effectivement au beurre blanc. Au beurre blanc.

Voilà. Et là le vin ou le poisson ? Les deux. [rires] Dorade.

Pas pas fish and chips. Fish and chips. H non.

Peut-être pas. Plutôt plutôt une bière. [rires] On y reviendra.

Tout vient point pour qui s'est entendre. Mais là donc là vous le serviriez avec une dorade. Oui.

Et qu'est-ce que est-ce que vous est-ce que vous appréciez ce vin ? J'aime j'aime ce vin. Euh vous avez vous avez raison.

Peut-être que si je ne savais pas que c'était que c'était du beau gelé, peut-être que moi aussi je me serais trompé. Euh après on est quand même très près du Maconet dans le beaujelet. C'est le c'est l'appellation juste au nord et d'ailleurs les Maconis un peu comme Philippe Lardi ont dit que les vins du beaugelé était très nuisible à boire donc ça n'aidait pas non plus la réputation du du beauelet pour pour l'anecdote.

Moi j'aime beaucoup ce vin. Marianne a un peu tout dit déjà sur les arômes. Moi, je trouve aussi une petite note de bergamote, mais je sais pas si je suis influencée par une un workshop qu'on vient de faire cet après-midi avec Stéphane autour du parfum où on nous a fait sentir des matières premières.

Je sais pas si vous êtes d'accord. Bergamote de Calabre, n'est-ce pas ? Voilà, exactement. [rires] Et pas pas du la Sicile du Calabre.

C'est c'est il y a une inside. Euh moi je j'étais un peu déçu. Ah bon ?

Ah ! Ah ben j'en suis navré. Non, pas du tout, pas du tout.

Je trouve qu'il est il est au nez plus séduisant que au palais mais c'est peut-être que mon goût est est est est pas bon, hein. Ça arrive, ça m'arrive beaucoup d'être séduit parfois par le nez, beaucoup moins par la bouche. Euh moi, je trouve qu'il y a une cohérence.

Je trouve que la bouche est dans la continuité du nez. Très très a une logique. Et moi, j'avoue que ce vin me plaît beaucoup.

On a on a surtout cet équilibre qu' qu'on trouve au nez qu'on retrouve en bouche. Moi je je suis assez satisfait. Je trouve aussi c'est peut-être ça la cohérence.

Si je devais qualifier en un mot 20, ça serait vraiment équilibre. Et euh non je Mais qu'est-ce qui vous déplaît Vincent dans ce Je trouve qu'il est beaucoup plus léger au goût qu'il n'a de caractère. On est Oui mais vous n'avez pas dit la dernière fois que l'inge bage était léger.

C'était pas vous. Donc je sais pas si on doit peut-être. [rires] Non mais j'ai pas dit que j'étais une référence.

J'ai dit que j'étais un cobail. Allez, vous nous posez vos questions, vous continuez de vous venez commenter avec nous cette dégustation. Bien sûr, peut-être que vous posez la question sur le beauelet euh nouveau.

Il y a on vient de voir justement un on vient de d'évoquer la crise qui menace dans le sud de la France quand vous venez de publier un article sur le le beaugelet nouveau cher Martin le maire et vous dites du côté des ventes, la courbe est aussi fortement en baisse pour le le beaugelet nouveau. Les marchés habituels, notamment le Japon, sont depuis quelques années en berne. Alors, le les courbes sont en sont en baisse à l'image du vignoble français tout entier, le beaujolet ne fait pas exception. le pour ce qui est du beauolet nouveau en particulier, ça suit cette courbe et y compris au Japon qui est un qui est un marché historique du beauolet nouveau.

On a tout on a tous ou alors peut-être pas mais si c'est pas le cas, je vous invite à aller à regarder. Ça vaut le coup d'œil. L'image de ces Japonais qui remplissent des piscines de de beaujolet nouveaux et qui qui sont tout excités à l'idée de déguster ce vin.

C'est ça vaut le coup d'œil. Mais h alors il y a il y a plusieurs facteurs, on en voit moins. Alors c'est une décision euh c'est ce cas-là est un peu particulier parce que je me suis laissé dire que euh les instances euh du Bejolet ont décidé de moins envoyer de Bejolet nouveaux au Japon pour mieux valoriser les crues qu'on évoquait tout à l'heure.

Et ben, c'est ce qu'on va faire. Mais juste une question, peut-être un tour de table rapide sur ça. Euh première question euh c'est une question d'internaute qui sur le site du Figaro 20.

Dois-je boire mes beaux jolets nouveaux dans les 15 jours ? Marion ? Non non, en 15 jours quand même, le délai est très court.

Mais c'est vrai que ce sont des vins qui sont parfois récoltés au mois de septembre, novembre ils sont bu. Donc c'est déjà, je ne sais même pas comment on peut arriver à faire. C'est quand même très difficile de faire du beaujolet nouveau, du bon beaujet nouveau avec un lapse de temps si court.

Euh donc euh le fruit, il faut en profiter et c'est sûr que il faut pas attendre l'année prochaine pour boire euh la plupart des beaujolets nouveaux. Imaginez Vincent, c'est très difficile à faire et fut [rires] fut un temps où on a fait des volumes énormes. George Dubœuf qui était le vigneron et négociant qui est à l'origine de l'amplification du mouvement du Bejolet nouveau et qui est l'homme qui grâce auquel le Bejolet nouveau a été exporté dans le monde, à lui seul il exportait un/art de la production de Beauselet dans le monde entier quoi.

C'estàd qu' en 2 mois il transformait du raisin en vin et il le mettait dans des avions, il l'envoyait dans le monde entier. Donc tout ça, est-ce que c'était bon ? On n'est pas exactement sûr.

Puis ça a donné quand même une image un peu industrielle du beaujolé qui a pu nuire à la région. Pardon. ce qui a nuit peut-être à la réputation de la région mais qui en même temps en terme de notoriété de notoriété est assez extraordinaire parce que est-ce qu'il y a d'autres régions viticoles dans tout le monde a parlé partout dans le monde que ça soit au Japon au en Grand Bretagne oui on a en même des jeunes qui n'ont jamais entendu vraiment parler de même de Bordeaux par exemple ont entend ont entendu parler du beauelet grâce au beauelet nouveau.

Le beaujelet nouveau est le seconde appellation de vin la plus connue dans le monde après le champagne. Donne quand même une idée. Stéphane parlait de George Dub.

Il est aussi au ni qu'il est admiré parce que c'est vrai qu'il a participé à à l'éclosion du Beauolet nouveau et donc avec lui la région mais il a participé à une forme de standardisation des vins et qui a véhiculé cette image assez néfaste. Euh est-ce que je peux rajouter quelques la question que j'allais vous poser ? Moi je pense que le beaujet nouveau a tué les cru du beaujolet.

Ça veut dire que la notoriété si on ne vend pas ses vins, si on ne valorise pas ses vins, ne sert à rien puisqueen plus regardez le résultat aujourd'hui, c'est la chute vraiment de sévère des ventes du Bejolet nouveau et ça n'a jamais aidé les crues du Bejolet. Bien au contraire, sur quelle carte desvins peut-on trouver les 10 crues du Beaujolet ? Moi j'en cherche encore même sur la mienne je n'ai pas alors à l'ambiie à Paris place des fa bien sûr rentrer des beau gelé il n'était pas présent du tout sur la carte des vin ben vous allez nous offrir une une transition formidable cher Marion bah justement vous allez nous montrer votre pépite on va passer au rouge cu Voilà c'est une cuvée effectivement qui est présente à l'ambroisie c'est un morgon amour vraiment on va regarder justement le morgon encore la carte des morgons.

On est au cœur du au cœur du beaujolet, hein. Toujours évidemment, nous avons choisi le même cru euh à Morgon. Là, c'est ce que on a Alors, c'est quel sépage.

Alors, c'est gamet bien sûr. C'est gamet, le fameux gamet. C'est ce qu'on appelait avant un climat, mais depuis 2024, on ne peut plus utiliser le terme de climat pour le beaujolet.

Les bourguignons le monopole de de l'usage de ce mot. les les bourguignons qui on précise ce qu'on appelle un climat en Bourgogne. C'est un endroit qui est bien limité avec une typicité de terroir et qu'on va appeler bien entendu en dehors de la météo un climat.

Ouais. Et ça d'ailleurs été euh c'est pas fait l'objet d'ailleurs d'un d'un classement euh spécifique international il y a 10 ans, les classements des des climat de Bourgogne. Les climats de Bourgogne.

Alors donc euh ce gamet Ouais. de Morgon. de Morgon.

Alors, il est issu quand même d'un terroir très particulier puisque le beaujolet en gros donc euh il y a le nord, il y a le sud avec le sud qui est quand même plus calcaire avec un peu d'argile mais plus calcaire qui va donner des vins plus fins, plus souples, plus faciles. Il y a le nord très granitique puisque c'est un bout du massif central qui remonte en fait dans le beaujolet et qui sur lesquels vont pouvoir s'asseoir tous les cru les plus réputés du beaujolet dont celui-ci. Euh on dit que on dit que les vins du nord du Beaujolet partaient vers Paris et ceux du sud vers Lyon historiquement.

C'est possible. [rires] Paris se réserve toujours la meilleure part du gâteau. Non, parce que les beaux fins et légers, il faut il faut des vins pour toutes les occasion.

Voilà. Et donc là, c'est les impénitents. C'est une cuvée d'un d'un domaine des vignes iconiques de de Morgon qui a fait énormément pour la réputation.

Il faut dire aussi que Morgon compte énormément dont Modard de vigneront talentueux, très talentueux et les vignes évidemment sont les fers de lance de cette appellation. C'est une cuvée qui est faite avec des vignes centenaires, plus que centenaires. Elles ont été plantées un peu après le philoxéra en 1914 et le terroir est particulier.

C'est ce que c'est des ce qu'on appelle là-bas des pierres bleues que l'on retrouve euh aussi côte côte du Brouilli, pas à Broui mais côte de Broui qui est au centre vraiment comme une espèce d'île au milieu de Broui et qui donne des vins extrêmement charnus dans lesquels on retrouve souvent ce côté un peu kirché de morgon. Voilà donc je vous propose de de le goûter. Et alors maintenant vous allez nous surtout nous montrer comment on sert bien le vin.

Alors je ne sais pas. [rires] En revanche, ce qui est sûr, on précise quand même que vous avez vous venez d'être quand même consacré somelière de l'année. C'est juste je vais essayer de ne pas faire honte Ougo et Mio et donc bien sûr ne jamais cacher l'étiquette déjà.

Donc je vais commencer à servir peut-être monsieur je vais faire le tour de la table. Alors, on me dit on me dit dans l'oreillette qu'il vaut mieux qu'on pass passer les verrs mais mais effectivement on va passer les les vers. Alors Stéphane, vous avez passé votre verre.

Donc effectivement alors toujours par justement le le Oui. Jamais jamais euh évidemment à l'intérieur de la bouteille mais sur les côtés et en prenant bien garde à ne pas masquer l'étiquette pour que la personne qui est servie puisse quand même profiter de de la lecture si elle en a le temps. Si je suis longue à verser le vin.

Mais mais voilà. Et Marion, est-ce qu'on a le droit de servir comme ça ou est-ce comme ça ? Ouais, on sert toujours comme ça mais vraiment sur le côté vraiment c'est on pense que c'est les canons mais parce que c'est plus élégant.

Et puis moi on m'a dit que il y avait à l'époque où on se s'empoisonnait, on pouvait avoir de du poison dans une bague. Et si on servait comme ça, on avait la possibilité de verser un peu de poison dans le verre. Mais ça c'était en Angleterre, ma chère.

Ah peut-être. C'est [rires] peut-être pour ça que vous êtes pas au courant. Mais c'est c'est ce qu'on m'a dit en tout ser comme ça pour rassurer les personnes de merci beaucoup et puis en plus je suis rassuré de voir que vous avez un anneau à côté de moi.

Donc [rires] si vous servez de la main droite, je suis plutôt rassuré. Pas l'anecdoteuse. Donc je vous laisse vous vous servir justement.

Je vais quand même en toute simplicité laisser la bouteille à mon voisin à Martin. Je vais essayer de de de d'appliquer les les conseils. Oui.

Alors, vous en mettez pas partout parce que je peux vous dire que sinon euh vous aurez à faire à Damien Perpignan qui est l'excellent directeur technique euh du Figaro audiovisuel et euh qui sera vraiment pas content. Je lui ai promis que justement on laissait le studio propre. Après voà je je dirige l'étiquette vers moi parce que du coup je me laisse la possibilité de toi c'est toi qui lit l'étiquette. [rires] le somelier et le client.

Bon, alors en tout cas euh moi ce que j'ai appris toujours c'est que pour les questions la plus d'élégance, c'est que il ne fallait surtout pas que la tête de la bouteille touche le verre. Ah non non, on ne fait Oui, ça c'est sûr. Ouais.

Ouais. Ah c'est sûr. Alors non bah j'ai pas le doit de vous servir.

Ah non, j'avais oublié en France les femmes. Ah si si si mais je je peux vous laisser je pas justement faire pour ce combat justement mais je suis très he pas le vert c'est ça le voilà ça c'est [rires] ce serait surtout bon ça serait moi qui aurait les problèmes et cetera. Alors effectivement, la couleur euh est complètement euh différente.

Euh ce qui est très frappant, c'est queon est dans des régions effectivement on le on le disait, qui est euh ils sont à côté de la Borgogne et euh ce qui fait le charme et et le type des vins de Bourgogne, euh c'est euh la clarté des vins. Là, les vins euh semblent un peu moins clairs. Bah, c'est je pense que on est quand même dans une catégorie de vin du Beauolet.

Je vais laisser Marion en parler de manière plus précise, mais euh je pense qu'on est dans une catégorie de vin du Beauolet qui est quand même haut de gamme avec beaucoup d'ambitions à la fois à la vigne, au chet et en terme de concentration, je pense qu'on est dans dans quelque chose d'assez voilà d'assez dans un vin assez concentré qui occasionne cette robe plutôt opaque euh pour un beau jolet euh mais qu'il est pas complètement qui qui laisse un peu de transparence quand même. On n'est pas dans un dans un côte du rô nord enfin sud bien opaque. Moi, je n'ai pas demandé au vigneron, mais c'est évident que le vin n'est pas complètement filtré et moi je préfère quand même avoir un peu de naturel dans ce vin et un peu de matière.

Qu'est-ce que vous appelez un vin filtré ? Filtré, c'est simple. Euh vous voyez que là, il ne laisse pas trop passer la lumière et que vous voyez des petites particules dans le vin.

Donc, il n'est pas filtré ou alors il est filtré. Mais en tous les cas pour le voilà pour tout ce qui est le plus grossier mais pas pour le reste. Et effectivement c'est un domaine c'est ce qui se fait de mieux je pense dans le beauolet tout simplement.

Ouais tout simplement. C'est dans les des trois domaines les les plus enfin je pense. Et puis surtout cette cuvé là, il faut savoir quand même que c'est des vieilles vignes qui donnent très peu.

C'est sous les 30 hectolitres à l'hctare ce qui est rien parce que ce sont des vieilles vignes dans le contexte du du beau gelé surtout parce que surtout que le gamet donne le gamet donne beaucoup. Donc là, ce sont des vieilles viges qui donnent très peu, donc avec une concentration de raisin extrême, avec une qualité de sol folle, un travail à la vigne euh remarquable et donc c'est un vin rassé et je suis sûre que quand chacun aura senti ce vin, il sera conquis. Vous mettrez le nez dans le verre, on aura juste envie de la barre à [rires] nouveau.

J'espère que vous ne serez pas déçu. Euh, on espère. Vous sa vous avez bien compris que de toute façon, je suis là pour passer les plats.

Euh et là, votre verdict sur Alors, c'est vrai que ce n'est pas un beau gelet dans on imagine souvent à cause des beaux gelets nouveaux, quelque chose de très clair, de d'hyperruité. Là, j'ai plutôt des fruits noirs que des fruits rouges au nez. Euh avec un côté un peu épicé, presque vanillé.

C'est c'est un vin sérieux. C'est un vin qui a du il y a du vin [rires] et je pense que ça prouve ce qu'on est peut-être là aujourd'hui pour pour argumenter qu'il y a vraiment dans les 10 crues du beauelet des ventes très sérieux qu'il faut pas ignorer et je pense que vous aviez raison tout à l'heure Marian quand vous avez dit que le beauelet nouveau oui ça veut dire qu'on connaît le nom de la région mais en même temps je pense que les deux le beauelet nouveau et les cru ne peuvent pas coexister en parallèle sans que l'un nuie à l'autre. Donc je vous rejoins là-dessus et je pense quand même que dans les dernières 10 ans ou un peu plus d'ailleurs les dernières 20 ans le les crues reviennent et on on commence à comprendre le potentiel et je pense qu'on est déjà ce 20 ça ces dernières années.

Je pense également que le l'effet bénéfique du beaujolet nouveau, c'est qu'il a poussé beaucoup de jeunes viticulteurs à s'engager dans des voies artisanales et à revenir à un travail du sol plus traditionnel et un travail sérieux. Une védication différente aussi. Oui et là çaen est çaen est le témoin effectivement là on a un vin qui on est extrêmement charmeur.

Alors on est on on a des touche de cassis, on a des touches de de fruits rouges aussi de gros œil. On a quelque chose de c'est épicé effectivement d'épic et puis et puis des fleurs un peu en tétantes. Des fleurs en tétantes.

Il y a une comme une décoction en fait une fois que vous avez servi au début euh encore une fois peut-être était-ce mon nez pas très fier mais euh c'était vraiment odorat bouché et là depuis que on en parle depuis que ça tourne il y a des des effluves qui se dégagent de de ce de ce vin. question d'ailleurs, combien de temps il faut ouvrir une bouteille de beauolé à l'avance ? Tout dépend du vigneron, du travail du vigneron.

Moi, je pense que celle-ci, elle doit être ouverte peu de temps à l'avance. Elle n'a pas besoin d'avoir une peu de temps, c'est quoi une demi-heure. Bah oui, vous l'ouvrez une demi-heure.

De toute façon, quand vous ouvrez simplement la bouteille, le contact avec l'oxygène, il est quand même très réduit. C'est le goulot de la bouteille. Presque rien.

Après, ce n'est pas la fin du monde si on nouvrait pas avant. C'est vraiment non. Et puis c'est le plaisir du change.

C'est c'est le le plaisir. Non, c'est pas du tout comme le bordeaux. Mais je voulais quand même préciser une chose, c'est que là les vinifications, ça n'est pas des ce qu'on appelle la semiarbonique qui se fait dans le beaujolet pour conserver le fruit et donner justement ce côté euh euh facile à boire, souple et fruité.

Là, c'est vraiment on est sur un grand vin et euh qui n'est pas du tout euh fait euh à la manière euh beauolaise. C'est c'est à la bourguignonne. Vous avez été hier euh Marian Sirino consacré donc meilleur sommelière euh par le guide Go Emmilio.

D'abord, comment vous l'avez vécu ? Avec d'abord énormément de surprises puisque je savais que j'étais dans les nominés. Bah, vous étiez dans la shortlist, hein ?

Oui, j'étais dans la shortlist, mais j'étais persuadée que ça ne serait pas moi euh pour des tas de raisons. Euh parce que je venais d'arriver à l'ambroisie, ça fait à peine plus de 2 ans et euh j'ai commencé à Brisie, donc il se trouve Place de Vauge, hein. Voilà, restaurant euh euh parisien étoilé au guide Michelin depuis 38 ans, je crois, plus vieux trois étoiles de de Paris.

Et je ne pensais pas être arrivé depuis assez longtemps pour euh pour intéresser les un guide comme le guide Goemio. Et est-ce que vous saz pas, vous avez pas un petit complexe de l'imposteur ? Est-ce qu'il y a quelque chose quand même que les internautes peut-être sont ignorent, c'est que vous ne venez pas du monde du vin, ça nous fait un commun.

Et euh vous venez euh vous venez du monde de la musique classique. Oui, j'étais harpiste. Oui, j'étais harpiste.

Je jouais à l'ensemble orchestral de Paris. Je j'étais un autre monde et euh Ouais. Et comment vous êtes venu au vent ?

Et bien cit j'ai rencontré un chef et j'ai je l'ai suivi dans le sud et euh et j'ai commencé au bas de l'échelle. Mais comment vous [rires] avez pourquoi vous avez préféré les chefs de salle que les chefs d'orchestre ? Euh parce que j'ai toujours été fasciné par la gastronomie, par la cuisine, par la Qu'est-ce qui vous fascine ?

C'est ce qui me fascine, c'est les produits bruts et l'intelligence humaine qui fait que avec un produit brut de diverses qualité, puisqueil y a des gens qui font des produits exceptionnels mais toujours bruts, on puisse arriver à faire des quasi œuvres d'art et euh pour une fonction qui est celle de se nourrir. J'ai toujours trouvé ça absolument incroyable et ça ça me fascine. L'autre chose, c'est être dans un restaurant. c'est être enveloppé de tous ces parfums, ces odeurs perpétuellement de ces produits vivants.

Euh c'est euh voilà, c'est ça m'a marqué vraiment et je suis j'aime ça. Bon, si vous avez pas compris pourquoi vous avez été consacré hier, meilleur somelière par le Goemiyo, certains ont trouvé l'explication, je vous propose de les écouter. Alors, il s'agit de Marion Sirino.

Félicitations Marion Sirino [musique] bien aussi [musique] Noéi. Voilà [musique] Marion vous allez pas vouloir quand même. Alors Marc, raconte-nous pourquoi Marion, [musique] il y avait aussi beaucoup beaucoup de talent à l'image.

Il y avait beaucoup de talent. Marion, on la connaît depuis depuis longtemps bien sûr, on la connaît depuis le sud, depuis la Turbie et on l'a toujours apprécié son travail. On a toujours su à quel point elle était [musique] pointue, exigeante dans son métier et dans justement l'accompagnement de chaque table.

Quand on goûte votre vin, on est forcé de partager quand même le point de vue du [rires] jur exceptionnel. Pour moi, c'est un vin exceptionnel. C'est j'en ai en mes yeux. 2019, faut quand même préciser les millésimes.

Milésimes riches comme 18 19 20. trois millésimes très riches mais celui-ci est beaucoup plus équilibré peut-être mais c'est trois beaux millésimes pour le beaujelet parce qu'on parle du beauelet qui a a tellement souffert peut-être fois d'un défaut de maturité comme en Bourgogne 18 19 20 mais 19 en Bourgogne est bien supérieur peut-être parce qu'il a plu alors que c'est les mêmes niveaux de température mais sur 19 il a plu et ça ça a détendu le raisin, ça a détendu les vigurons et ça a donné des vins quand même beaucoup plus ouverts Et voilà. Et ce 19 est absolument fantastique.

Il a été donc récolté au mois de septembre malgré la malgré la chaleur, je crois le 19 septembre, ils ont commencé les Marion pour nous internautes, où est-ce qu'on trouve ? Est-ce qu'il faut être sommelié dans un grand restaurant parisien pour obtenir ces vins ou est-ce qu'ils sont disponibles ? Est-ce qu'ils sont difficiles à Est-ce que c'est difficile de se procurer alors là c'est une petite PUV hein ? parce que c'est sur la côte du PI, c'est vraiment une petite parcelle avec ces vieilles vignes.

C'est peut-être pas très facile. Mais on la trouve chez les bonvistes, je suis persuadée au domaine. Je suis persuadée aussi qu'il y a beaucoup d'allocataires qui sont des particuliers.

Euh beaucoup plus difficile en Bourgogne. Donc euh dans le Beauet, je pense que dans les grands domaines, on peut encore être allocataire dans les domaines. Après, si vous y allez une fois, c'est peut-être plus difficile.

Mais les impénitents Côte DUPI, Louis-Claude Dévi, hein, qui est le producteur, euh le le verdict des experts bienveillants mais exigeant du Figaro, Stéphane, c'est un vin extrêmement structuré. C'est un vin profond. C'est un vin qui a une belle longueur et j'espère que vous une belle longueur.

Une belle longueur, c'est quelque chose. C'est un vin qui reste en bouche dont les arômes restent en bouche longtemps, plusieurs secondes qui ça ne s'éteint pas, ça ne s'évapore pas. Et là, j'espère que vous allez être d'accord avec nous, c'est que le nez était extrêmement prometteur mais la bouche tient ses promesses.

N prometteur, bouche supérieure. C'est votre avis aussi ? Je suis d'accord avec Stéphane.

Je préfère ce vin en bouche que connais même si j'ai aimé le nez. Je trouve que ce côté épicé est encore plus fort et j'aime ça. J'aime beaucoup.

On connaît les vins du beau gelé pour ne pas être très tanique. Là en revanche dans le bon sens du terme, je trouve que le vent est assez tanique. C'est structuré comme le le dit Stéphane.

C'est c'est parce que c'est un cru. ce cela ce le ce vin a été fait pas avec la macération carbonique mais avec une vification qui s'approche plus à une vification qu'on retrouverait en Bourgogne j'imagine comme le le vin que j'ai apporté d'ailleurs. ce qui permet d'avoir euh j'imagine le sol aussi qui qui produit aussi ce côté plus structuré qu'un qu'un beau gelet gouléant et facile comme on peut imaginer.

C'est c'est très bon. Martin, est-ce que vous retrouvez cette justement ce caractère structuré pas trop bourgogne, un petit peu plus sud ? Moi, j'aimerais souligner et revenir sur ce que disait là à propos des tanins parce que j'entends beaucoup autour de moi notamment des jeunes dire "Moi je n'aime pas les vins taniques.

Les tanins font peur. Euh c'est le meilleur exemple. Le risque des tans, c'est que ça soit pas un des vins un peu trop rapeux à la fin." Et là, c'est un vintanique, on peut le dire, mais avec des tanins d'une élégance, on pourrait les qualifier de poudrer parce que c'est l'effet d'une petite poudre.

Et c'est un c'est un vin qui pourrait convaincre tous les gens qui disent qu'il n'aiment pas les vins taniques parce que il y a une élégance de tanin qui est exceptionnel. H c'est un formidable vin qu'on a envie de retrouver à table. Ouais, c'est un vin sur quoi ?

Formidable. Vous le conseillez celui-là ? Moi, j'irai sur des viandes cuites très très longtemps, un peu compoté.

Euh un boss bourguignon par exemple. Oui oui de la jou de bu une dob provençale. Oui, exactement.

Euh, cuit très longtemps et euh je ne boirai jamais ça l'été et ça c'est vraiment il faut attendre. C'est un peu Oui, c'est un peu lourd pour Non, c'est pas lourd. Non, en plus c'est pas lourd du tout.

Moi je trouve que ça Non, non du tout. Excusez-moi, je défends mon vin. Mais non, je trouve ça une élégance en bouche exceptionnelle vraiment.

Mais il est il est sur un agneau de 7h, vous le proposez ? Euh je l'essayerai entre octobre et mars. Vincent pourquoi ?

Parce que ça se prête plus à une cuisine hivernale sans doute et à une ambiance euh hivernale. Vous le prenez pas sur un tartare. Je le vois bien sur un pote au feu.

H et sur un pote au feu effectivement ça mijote longtemps. Ben vous m'offrez la la transition cher là. Et oui, votre vin, vous avez fait une magnifique contribution, je voulais vous dire, sur le documentaire de Stéphane sur Bernard Magrè.

Euh je fais une incise parce qu'on va reparler un petit peu de Bordeaux euh avec vous également. Euh même si c'est un beau jolet que vous allez nous nous montrer. Euh euh on a on vient de parler d'un 20 de moins de 10 € chez chez Bernard Magrèz.

Oui. Alors, Bernard Magray lance une nouvelle marque, c'est-à-dire que l'idée c'est de sortir un vin qui sera vendu dans les grands volumes un prix à un prix inférieur à 10 €. Il serait vendu à 6 € son vin rouge.

Vous l'avez vu ? Je l'ai bu, je l'ai dégusté. Il existe en blanc, il existe en rouge.

Le blanc est convaincant pour son prix. Le rouge est correct. Bon, il parle du principe Bernard Marger qu'aujourd'hui il y a eu de tels progrès techniques dans le monde de la vinification que ce qui il y a une dizaine d'années était vendu, on devait vendre 10 € aujourd'hui on peut le faire à 6 €.

Et c'est vrai que c'est assez convaincant que les notamment à Bordeaux, il y a énormément de gens qui sont très bien équipés, qui savent faire du vin et qui savent faire du vin en volume à des prix aujourd'hui assez réduits. Faut pas être snob quoi. On peut trouver des vins extrêmement corrects.

La preuve en est avec ce bordeau numéro 12 autour de 6 €. Vous avez compris pourquoi il est numéro 12 ? On change de Vous avez compris pourquoi il est numéro 12 ?

Et visiblement, c'était le 12e essai qu'il a réalisé. Mais c'est c'est Non parce que en lisant l'article il fait 13°gr. Juste une question, vous vous proposez du des Bernard Magré ?

Non, je n'en ai pas. Je n'en ai pas. Question [rires] cétait c'est c'est bien, c'était votre contribution au débat préc euh on parlera euh allez vous nous montrez et là je voudrais que vous nous montriez votre votre pépite et on ira après à Saint-Esstep avec vous.

OK. Ouais. Pour l'instant, on reste dans le beaujolet.

Moulin. On reste OK. On est à Moulin Avant.

C'est peut-être justement, on va voir. C'est peut-être le cru le plus connu. Bah, il y a un moulin avant justement qui est le symbole du beauelet.

J'ai découvert justement grâce à vous d'ailleurs que quand on prépare en ce live que dans le beaujet, il y a beaucoup de moulins avant. Voilà. C'est le numéro d'être euh donc c'est assez plus vers le nord.

Macon. C'est Oui, vers Macon. C'est évidemment dans le nord du Beaujolet qui se concentre les les crues, les meilleurs terroirs et là où il y a aussi plus d'altitude.

Euh pourquoi j'ai choisi ce vin ? Le domaine Louis Boya, c'est un domaine bourguignon d'abord d'origine. Aujourd'hui, c'est le fils Clément Boyau qui a une trentaine d'années qui a repris le flambeau de son père Louis Louis Boya qui a racheté en 2013 3 hectares et demi dans le beaujolet concentré dans Moulin Avant mais pas pas seulement.

C'est une c'est une histoire assez charmante de transmission parce que Clément est le fils de deux vigirons, son père Louis Boya et sa mère Giseline Barto à Chambol. Les vins d'ailleurs sont viniés à Chambol Musini. Donc c'est si vous voulez c'est une approche très bourguignonne au beaujet.

J'aime évidemment ce qu'il fait à Chambo et j'aime aussi ce qu'il fait dans le beau gelé. Il a repris pas mal de choses. Il a repris en 2019 le travail de ses deux parents.

Donc il a il a pas mal de de travail. Il descend dans le beau gelet à peu près trois fois par mois. Il m'a dit et il fait les vents plus ou moins de la même manière.

C'est 100 % de venduel. Euh, il fait un petit peu moins d'extraction, un petit peu moins d'élevage, un petit peu moins de fu neuf. Il y a que 5 % de FU neuf.

Euh et on est sur une cuvée qui s'appelle champ de cours euh qui est assemblé à partir de deux parcelles. Dans une à des vignes de 8 ans seulement mais l'autre de 80 ans et c'est la parcelle de 80 ans qui représente 2/3 de la cuvée. Donc l'âge des vignes en moyenne est beaucoup plus élevé.

Et h vous parlez tout à l'heure de de votre vin qui a des vignes de 100 ans, de plus de 100 ans. Je pense que dans le beaujelet, il y a il y a il y a quand même beaucoup de vieilles vines. C'est l'une des forces de la région.

On l'imaginerait peut-être pas, mais dans les crues euh surtout, il y a il y a beaucoup de vieilles vines qui est très important, qui donne des des vins d'une complexité euh et qui aide à contrer un petit peu aussi le la capacité du gamet de produire beaucoup, ce qui est une bonne chose. Je j'en parlais avec Clément la semaine dernière pour avoir son avis et lui il m'a dit que même bah que le gamet le beaueleté a cette double force de d'être assez accessible jeune. Là on est sur un mélésime 2023 donc c'est très jeune mais je pense que vous vous allez voir que ça ça se ça se déguste déjà mais ça peut aussi faire des vins qui se gardent très longtemps.

Combien de temps ? Alors, ça dépend évidemment du vin euh du du domaine du de la cuvée et cetera, mais ça peut aller jusqu'à à 20 ans si c'est si c'est vraiment une Et lui, Clément, il me dit que pour lui, il peut garder ses beaux aussi longs que ses Bourgognes. Voilà.

Woldan, on regarde, on déguste. Alors, puisque vous les servir, moi je vous laisse servir [rires] maintenant. Je sais qu'on fait comme ça à Londres, c'est le mec plus ultra.

C'est trendy. Et on on l'a vu déjà dans le vin précédent, c'est un vin qui a déjà 6 ans euh et on voit tout le potentiel. Je pense que Marion ne me contredira pas.

C'est un vin qui peut vieillir encore de longues années. Ouais. Et sûrement celui d' là aussi qui est plus jeune pour le coup.

Alors pendant que on sert, on va peut-être regarder et là votre vous êtes allé à Saint-Estèf. Merci euh il y a quelques temps et je voudrais que justement pendant que je serre Marie Amélie nous montre ce que vous avez votre rencontre parce que c'était un un très très bon moment. J'aimerais bien que les internautes précisément parce que j'ai aucune idée de de quoi vous parlez.

Et ben vous allez voir. [rires] C'est bien vous hein. Bonjour.

Merci d'être venu. Avec plaisir. Aujourd'hui, on va parler de l'appellation.

Comment définirez-vous l'appellation en tr mots ? C'est très vivant. Authenticité.

Tension et énergie. Pouvez-vous me raconter une anecdote sur l'histoire de chasseau de paz ? Jean-Claude Rousau, le père de Frédéric, l'actuel propriétaire, Jean-Claude Rousseau participe à une dégustation à l'aveugle de vin de pommer et il a l'occasion de goûter une horizontale de 1975 et parmi les vins à l'aveugle, il y a un vin pirate qui est château de P 1975.

Et de la vie de tous les dégustateurs, Pè finit dans le top 3 de la dégustation. Et ça a donné l'envie à Jean-Claude Rousseau d'acheter Château de Pè et de mettre pour la première fois son pied à Bordeaux en tant que champenois. Aujourd'hui, vous nous avez apporté quel méine ?

C'est le château de pèse 2018 qui est un assemblage assez unique pour nous mais révélateur de ce que nous essayons de faire au château de pèse. 49 % de cabernet sauvignon, 49 % de merlot, un cabernet franc, un petit verre d'eau. Donc c'est vraiment la parité absolue entre des sépages de structure cabernet somignon, cabernet franc et des sépages plus aromatiques, plus ronds, plus suaaves, le merlot et le petit verre d'eau.

On va le déguster. On déguste ça. 2018 était un un millésime particulier car l'été a été très chaud et l'obsession à la fin de l'été, c'est-à-dire à la fin du mois d'août, c'était d'imaginer quel type de vin nous allions faire, en particulier quel type de merlot nous allions faire. car le merlot peut rapidement basculer d'un côté fruité, frais vers quelque chose qui tient plus de la gelée de fruits.

Et quand on arrive à la dégustation d'un merelot sur la gelée de fruits, on a souvent un peu trop d'alcool, trop d'épaisseur, trop de lourdeur et ce que nous voulons, c'est garder cette fraîcheur qui rend nos vins si digeste et équilibré avec un petit côté fumé ou c'est peut-être le feu derrière nous. [rires] Là, on est dans la période des cérémonies, je pense aux Oscar ou César. Je sais pas si vous en avez en tête un film qui aurait pu être tourné au château de P.

Alors, un film qui pourrait être tourné au château de P pour des raisons selon moi assez évidentes de lien entre l'art et le vin, entre le cinéma et le vin, entre la musique et le vin. Ça pourrait être le prochain film de Quentin Tarentino. OK.

Pourquoi ? Euh parce qu'il y a dans nos vins quelque chose de juteux. Il y a cette amertume en final qui me rappelle l'orange sanguine.

Et donc on pourrait trouver un lien entre le rêve et la réalité et le caractère décalé des films de Quentin Tarentino qui sont toujours à prendre au 2e, au 3e, au 10e degré même si on a un peu d'hémoglobine. J'allais dire l'orange sanguine ou le sang. [rires] Merci beaucoup Nicolas.

Avec plaisir. Tien a l'air bon he le château le pè. Enfin bon, on va revenir sur le moulin avant.

Là on n'est pas dans le merlot hein, ni dans le carb ni dans le cabernet. On parlera Saintest une prochaine fois avec joie. OK je vous dis ça, je suis beau joueur parce que quand même ma famille est plutôt Saint-Émilion mais bon.

OK. Bon b on peut faire les deux. On peut faire les deux.

On revient sur le gamet. C'est du gam là vous faites découvrir. Peut ça peut être que le gamet en fait.

Mais alors il est beaucoup plus clair, hein, il est plus clair, il est plus jeune nettement beaucoup plus clair, mais il est il est quand même plus clair que celui qu'on a bu. Oui, ce n'est pas ce n'est pas très grave mais on aurait dû vraiment on aurait dû le faire dans le sens inverse. Je pense que le ce que j'aime dans ce vin, c'est que pour moi c'est un compromis entre le côté abordable gouléon fruits rouge de du beauelet avec un petit supplément de de sérieux.

Ce vin, on peut on peut le garder bien sûr, mais je pense quand même que je l'aurais servi avant le le vin de de Marion. Ce n'est pas le blanc quand même. Moi, j'aime déguster les blancs si s'il s'agit d'une dégustation.

J'aime déguster les blancs après les rouges. Euh lors d'une soirée, évidemment, je je préfère commencer avec un un blanc si je si je bois. Alors euh le nez Martin, ben ce que ce que je peux dire par rapport si on est dans la comparaison avec le vin précédent, on retrouve des caractéristiques assez typiques du gamet.

H c'est c'est notre kirché de cerise euh cerise très juteuse de de fruits. Oui, on sent quelque chose qui alcoolisé fort. Voilà, j'ai alors ça c'est typique du gamet.

Je pense que là à l'aveugle, je ne me serais pas trompé. Alors que peut-être qu'au précédent 20, je serais peut-être parti sur un pino parce que ça pinotait légèrement et mais là on est dans le gamet, on est dans dans le beauolet, il y a il y a pas de doute. C'est vraiment très caractéristique et c'est ça met en lumière aussi cette dégustation comparative met en lumière aussi la capacité du beaujolet à produire des vins très différents les uns des autres.

Et ça, je pense que c'est bien à souligner. Il est il est il est très bien au né mais on a une forme de conformisme, c'est-à-dire que il correspond exactement à ce qu'on attend d'un bon beugelet aujourd'hui. Voilà, on est ça peut être rassurant ça.

C'est absolument rassurant. Combien la bouteille ? C'est une bonne question.

Peut-être autour de 30 35, il faudrait que je liv vérifie livre. La même chose en ce moment. Donc 35 € si on sent que c'est du c'est du gamet, qu'on veut acheter du gamet, c'est plutôt rassurant. votre verdict ?

Oui, je juste il faut pas non plus que essayer de faire des vins de bourgogne dans le beauelet. H euh il faut assumer le gamet et le beauelet fait c'est dire quoi ? C'estd que les les vins du beauelet sont un petit peu plus pardon un petit peu plus lourds que les vins de Bourgogne.

Non non certainement pas. Certainement pas. Mais mais là on déguste un moulin àant et le moulin avant a la réputation d'être le plus bourguignon des crues du Beaujolet.

C'est celui qui se rapproche souvent le plus d'un vin de bourgogne déjà. Et qu'est-ce qui fait que la différence par clair rapidement la différence entre un Bourgogne et un beaujolet ? C'est pas le même sépage.

Déjà on a le pino noir en Bourgogne, on a le gamet en beauolet. Oui mais généralement on prend des gammets parce que les gamets, on les a dans la Loire aussi non ? Enfin oui, un petit peu mais c'est pas quand on prend du gamet, c'est pour prendre un vin un peu léger quand même.

C'est comme un pinoir. Voilà, c'est ce que je disais en préambule au début de cette émission. Je disais que le le le beaujolet est une région de cliché.

En voilà un. Euh on prend un gamet pour des vins faciles et et juteux. Tu dis léger.

J'ai pas dit facile. Léger. Léger facile.

Non, léger. Vous avez dit c'est vrai. Léger.

C'est une part c'est une part de la vérité du gamet. Mais le gamet et le le beaujolet à Forcerie remplit d'autres cases et je pense que on le voit ce soir. Allez, je vous laisse déguster et vous nous donnez votre verdict puisque moi je voulais quand même aussi souligner que avant les années 50 les crues du Beaugelet se vendaient très cher et je ne sais pas si c'est le pivot euh puisque c'est 51 le beaujet nouveau du beaujolet nouveau justement qui a euh cassé les prix du beauelet c'est ça euh mais oui le beaujet était une terre qui portait des vins sur les cartes des restaurants.

Les certains beaujolets étaient vendus plus cher dans l' pendant l'autre de guerre que que certains cru bourguignons. Aussi cher parfois que des grands cru bourguignons de côte de nuit. Et sur l'identité du beaujolet, on peut citer Jean Pisé qui était unologue quand même assez connu qui disait que c'était le beaujet.

C'est un vin de lieu, c'est un vin de chaleur, c'est un vin qui n'est pas grimé en Bordeaux ni en Bourgogne. Et ce n'est pas un vin de collectionneur, c'est un vin de buveur parce que c'est du naturel. En beau gelet, on cherche le naturel, on cherche le fruit.

Le fruit, c'est ce que la nature nous donne. Et le fruit, il est souvent scintillant dans le beau gelé. Qu'est-ce que vous appelez un fruit un fruit scintillant ?

Ça veut dire qu'il est pas masqué par trop de bois. Euh comme souvent on ne fait pas des beaux de garde parce qu'il y a quand même la plupart des beaux qui sont pas euh destiné à la très grande garde, on essaie justement de conserver ce fruit et d'ailleurs euh cette vinification semiarbonique est faite pour conserver le plus de fruits possible. Je pense que c'est un vignoble aussi qui est très actuel parce qu'il répond à un besoin et une envie très contemporaine de consommer des vins sur le fruit léger en alcool et et le beaujolet remplit cette case tout à fait de manière exemplaire et et je trouve que c'est vrai que c'est c'est un vignob qui qui garde ce côté festif et décomplexé et on en a besoin parce que le vin a une image quand même assez traditionnelle et un peu vieillissante.

Faut pas en avoir honte. En fait, si les vins sont faciles ou légers, ce n'est pas honteux. Après, il faut distinguer entre le beau gelé le beau gelé village et puis les crues.

C'est tout à fait pas la même chose. Alors, on abordera ce point-là juste après. Euh peut-être justement à la dégustation, qu'est-ce qui vous plaît ?

Qu'est-ce qui qu'est-ce qui vous a justement séduit ? qui me plaît làdedans justement, c'est ce compromis entre un vin qui est facile. Je je ne vois pas de mal à le dire.

C'est ça ça donne envie de prendre un une deuxième gorgée. Il y a beaucoup de fruits rouges cette fois, je trouve assez mû, assez riche. C'est un vin qui va plaire à beaucoup de monde.

Il y a des talents très soyeux. euh qui est qui est une particularité de cette cuvée et je pense que c'est exactement ce qu'il faut d'un beau gelet. H votre verdict Mar comment on déguste bien ?

C'est très joli. Chacun déguste à sa manière puisque ce qui est important c'est d'en parler, qu'il soit au centre de la table et d'alimenter les la conversation. Je trouve qu'il a juste plus d'acidité que le précédent.

Euh peut-être de l'acidité, peut-être que le précédent l'avait aussi, mais il y avait plus de charnue, de matière et l'équilibre était un peu différent. Donc celui-ci, oui, se boit beaucoup plus pas beaucoup plus facilement mais il est plus léger. C'est une caractéristique de gamé aussi d'avoir une acidité sans doute.

Ouais, c'est vrai. Assez marqué. Grande buvabilité à mon avis.

Un verre appelle l'autre en effet et puis un vin qui va être compatible avec beaucoup de plats. C'est un vin qui est très adaptable. Ça il est sympa ce vin quoi.

C'est un bon copain. C'est ça. C'est un c'est euh ce que vous ce qu'on appelle l'acidité.

On rappelle Stéphane, c'est un petit peu ce qui va vers le sucre, c'est ça ? Non. Ce qu'on appelle l'acidité ou plutôt la fraîcheur, disent les les someliers.

C'est cette petite pointe sur le sur sur la langue sur le sur le palais qui qui fait que ça ça reste sur la langue une fois qu'on l' bu. Ce qui Alors, petite précision parce qu'on parle souvent d'acidité et de fraîcheur. La me c'est frais et c'est pas acide.

On parle de fraîcheur pour ne pas dire acidité parce que acidité c'est un petit objet de ça. [rires] Pourquoi ? Non non mais je je je j'associe souvent comme Stéphane l'acidité à la fraîcheur, l'exemple de Marion et la monte ou bien la minéralité.

Euh ça peut donner aussi de la fraîcheur. C'est c'est vrai que la fraîcheur englobe plusieurs plusieurs choses, pas que l'acidité. pour répondre à à votre question à la place de pour pour complémenter la réponse de Stéphane, si on veut vraiment revenir aux bases que tout le monde peut comprendre, bah l'acidité c'est comme c'est comme un citron.

Euh le jus de citron, c'est ce que c'est ce que c'est l'acidité. C'est la même chose dans le vin. C'est fait à dans le vin dans le vin, il porte il porte les arômes, il porte le vin loin quand même sur le vieillissement et s'il n'y a pas d'acidité, le vin est déséquilibré.

Donc euh c'est une colonne vertébrale, il il tient droit avec un peu d'acidité. Quand il y a pas d'acidité, on a un peu un peu l'impression de boire un vin un peu sans goût ou un peu un peu liquide ou un peu un peu de l'eau quoi. Il faut de l'acidité dans le vin.

H vous avez aimé sang ? J'ai beaucoup apprécié. OK.

J'ai beaucoup apprécié. Je vous raconter une anecdote et récemment j'ai rendu service à certains des amis qui m'ont invité ensuite à dîner et m'ont fait découvrir un morgon et ils m'ont redemandé un service prochainement. Ils m'ont dit pour vous remercier peut-être qu'on va vous donner une caisse de morgon.

Et franchement euh en buvant votre vin, j'ai ressenti exactement la même chose. et un côté alors mes termes sont bien évidemment maladroit mais plutôt fruité presque justement un petit peu un peu comme un bonbon et qu'on a et c'est vraiment on peut passer une très bonne soirée avec un un vin comme ça de mon point de vue moulin avant donc et et le de champ de cours de Louis Boya et Louis Boya et c'est son fils Clément donc qui est à l'œuvre euh on pas découvrir le vin que voulait nous faire justement découvrir Stéphane maintenant qui est d'une appellation qu'on n'est pas allé voir jusqu'à présent et qui est peut-être une appellation un petit peu oubliée du beaujolet. Alors Julienna alors peut-être présenter les propriétaires.

Les propriétaires ce sont les investisseurs aussi sont Philippe Pascal et Guillaume Marco. C'estes deux personnes qui cograient ensemble le domaine du Cellier au moine à Givri. Donc ils ont fait quelque chose de formidable, c'est-à-dire qu'ils ont remis en avant rien que ce domaine l'appellation givri avec des des vins assez hors du commun.

Et il y a quelques années, comme il le disaient eux-mêmes, ils cherchaient de nouvelles terres pour investir, des terres sous-valorisées mais avec un haut potentiel de qualité. Ils sont allés voir en Beaujolé parce que Guillaume Marco il tenait en particulier. Ils ne sont pas allés à Morgon auquel vous faisiez référence Vincent parce que Morgon c'était extrêmement cher.

Morgon il y a quelques années c'était déjà 120 150000 € l'hectare. Ils sont allés à Julienna. Julien, on y acheté des 1 hectare pour environ 40000 € et en plus ils ont trouvé une plusieurs parcelles qu'ils ont réunies pour créer un domaine d'un peu plus de 5 hectares en altitude ce qui les protège enfin c'est ce qui est une garantie dans un contexte de réchauffement climatique.

Ils ont arraché un peu replanté et aujourd'hui ils ont ce monté monté donc avec un un joli lièvre sur le sur sur l'étiquette parce que le il y a énormément de lièvres de ce côté-là et c'est un Julien en effet c'est une appellation qui mérite d'être redécouverte. vous ser et ben vous allez nous servir et puis on va écouter justement précisément Philippe Pascal qui est le producteur de ce Julien là et qui nous parle de ce vin et quand on l'écoute, on se dit que si le vin est aussi bon que il en parle avec éloquence, on va passer un bon moment. Et bien nous sommes certes bourguignons mais la Bourgogne est étroite et avec Guillaume Marcot, mon bras droit au domaine du COMO, on cherchait à investir sur d'autres grands terroirs pour y faire d'autres grands vin rouges et on a jeté notre dévolu sur les crues du Beaujolet où le gamet fait des merveilles.

Bien sûr, le gamet avait été banni des cotaux calcir bourguignon par Philippe Leardi. Mais sur les terres granitiques, le gamet fait vraiment des vins extraordinaires. Et après 2 ans de recherche dans les crues du Beauaolet, nous avons jeté notre dévolu sur Julienna où on est tombé littéralement amoureux d'un cotau sur les haut de Julienna qui s'appelle la colline de Besset et nous y avons installé notre domaine Montbesset à la limite du à la frontière de la Sonéloire et du Rône à la frontière de la Bourgogne et de la région Ronalpe et sur ces terroirs fait de d'arènes granitiques de granites plus ou moins décomposé de grais de pierre bleu.

On a commencé à faire de de grands vin rouges en en y appliquant autant de soins que pour nos crues bourguignons avec des vendanges vraiment triés avec beaucoup de soins, de la vendange entière, des fermentations assez longues et des élevages aussi longs puisque on va garder nos nos vins en fu pendant au moins deux hivers. Et là le résultat, ce sont des vins avec certes le fruit du gamet, mais également des épices, des complexités de très grandes longueur. Vivent le renouveau des crues du beauolet.

Et justement c'est fan Renault Philippe Pascal donc qui parle avec vraiment beaucoup de de je dirais pas de passion dans tous les cas de conviction de de et et on on on est frappé quand même déjà par la couleur. Donc là c'est on a une couleur qui est quand même on a une robe qui est très dense mais assez assez brillante aussi. On a presque presque violacé qui qui est superbe.

Et puis on on a on a jolie jambes, on a un joli gras. On nez on a quand même on retrouve on retrouve un peu de chaque vin qu'on a goûté précédemment. C'est-à-dire que il est il est assez synthétique ce vin.

On a des notes d'épices là. On a quelques notes de Cassi également et peut-être un peu de pivoine h et quelque chose de fruits noirs, fruits rouge, c'est c'est beaucoup de beaucoup de légèreté au nez et en bouche. Je vous laisse.

Moi, c'est c'est un vin, je trouve, qui appelle tout de suite une cuisine. Aujourd'hui, on dit canaille, mais moi, j'ai envie de m'atta de la cuisine lyonnaise, avec ce ce genre de de vin, ça donne envie de C'est c'est un vin qui est plein de de joie, je trouve, qui qui a beaucoup de choses à dire, qui est très expressif. C'est vrai qu'il y a beaucoup de joie dans ce beaucoup de joie et c'est aussi une facette des vins du beauolè ce sont des vins joyeux et on a envie de s'attabler avec plein d'amis et manger euh des de la charcuterie des de la cuisine lyonnaise.

Euh vous prenez de la charcuterie sur un vin comme mais de la charcuterie plutôt cuisiné des saucissons brioché ce genre de chos enfin la cuisine lyonnaise. Et voilà c'est c'est on dit que le vin des lit les langues. Je pense que ce genre de vin si vous le mettez autour d'une table, voilà.

Oui, on va être obligé de se quitter, c'est dommage. Il est généreux, il est optimiste. C'est trop ça.

Un gamet aussi. Gamet bien évidemment. Et là, moi j'aime beaucoup, j'aime ce côté épicé.

En bouche. Il y a aussi un côté poivr savoureux, c'est même un peu salant. C'est très complexe et joyeux à la fois.

J'aime beaucoup. C'est à qui a une vraie profondeur. On sent sans doute qu'il va tenir une vraie garde.

Ouais, parce que c'est en c'est un 2023, donc c'est poivré, je suis d'accord. Euh il est très différent et il a un autre profil aromatique euh que les autres vins que l'on a dégusté. Il est peut-être moins sur les euh petits fruits à noyau.

Euh il a un côté un peu plus animal pour moi, mais c'est Ouais. Oui, pour moi, il est sanguin ce vin. Voilà, c'est ça.

Et quand vous avez dit que quand même très structuré, il Ouais, mais quand vous avez dit qu'il il réunissait un petit peu tout ce que l'on avait goûté, en même temps sur le terroir de Julien, c'est très comment dire, c'est exactement ça parce que à Julien, on trouve absolument tous les tous les sols que l'on va pouvoir trouver à Moulinvent, à Morgon et cetera. C'est un espèce de claidoscope de différents terroirs. Vous le servez sur quoi ?

Euh moi je ne sais pas pourquoi mais quand j'ai commencé à le boire, j'avais envie de pied de cochon. Oui [rires] voilà, c'est ce que je dire aller savoir. Je sais pas pourquoi mais ça m'est venu en tête tout de suite.

Effectivement donc euh un peu de gras pour accompagner un bouchon lyonnais. C'est ça. Voilà.

Le saucisson brioché, je retiens. Ouais, [rires] on peut le trouver effectivement à côté du Figaro. Il y en a de très bon.

Et bien évidemment, on imagine à l'ambrisie mais même on imagine des plats beaucoup plus structurés. et j'avais le proposer à la carte dès ce soir. Vous allez le proposer dès ce soir.

Effectivement et donc c'est le domaine Montbacé Juliena et donc son producteur Philippe Pascal qu'on remercie beaucoup d'avoir accepté de de venir nous parler de ce de ce vin qui est effectivement très excellent et excellent et qu'on recommande comme tous les autres pépites que l'on a pu découvrir ce soir. Un mot peut-être avant de se quitter puisque on a l'habitude de de boire mais aussi de lire. Le petit éloge du vin, on en a parlé tout la semaine dernière, pas la semaine dernière mais lors du précédent live avec l'excellente Gabrielle Vizzavona qui est vraiment très très agréable et on passe un très bon moment. donc à déguster avec un julien, un moulin avant, avec les impénit peut-être un petit blanc du bejolé.

Euh et euh j'ai également le vin un peu beaucoup passionnément puisqu'on en parlait la semaine dernière et effectivement c'est très très intéressant et c'est de notre concert. Lor Gasparoto, vous avez vous êtes venu avec un livre aussi. Oui.

Alors, c'est une c'est une vraie référence. C'est l'incroyable histoire du vin de Daniel Casnav et Benoît Simat. Et la dernière édition 40 pages consacrées au Beaujolet.

C'està-dire, ils ont rajouté un chapitre dans cette dernière édition qui explique l'histoire du beaujolet. C'est passionnant, ça se lit bien, ça ça intéresse les novices, ça intéresse les gens un peu plus experts. C'est bourré d'anecdotes.

C'est une super référence. Vous avez anticipé euh chez nous euh pour un prochain live, pas le prochain, on va y revenir mais sur les spiritueux et vous vous êtes allé carrément puisqu'on parlait du beauolet japonais du du Japon, c'est le saqué. Les Japonais adorent le bejolet et les Japonais sont connus pour évidemment le saquet.

Euh je suis désolé, j'ai pas de livre avec moi parce que tout simplement je l'ai fini hier soir, il est encore sur ma table de nuit. Il a peut-être dégusté. Je me suis dit que ce ce livre méritait d'être évoqué parce que le saquet est en train de de de de connaître un second souffle en en France, en Europe et en France.

On parle beaucoup enfin de plus en plus de saquet. C'est un à la faveur aussi d'une de la culture japonaise qui est de plus en plus sollicitée et qui est de plus en plus aimée de nos de nos jeunes générations. Le saquet est une boisson euh méconnue, mal euh Vous venez de parler de spiritueux euh vous venez de commettre l'erreur classique euh parce que ce n'est pas un spiritueux, c'est un alcool, c'est un alcool qui est fermenté et non pas distylé.

D'où le fait que il ne s'agisse pas d'un spiritueux. E bien encore une fois Martin, je me réjouis de votre présence car on sort euh à la fois plus enjoué grâce au flacon que vous nous faites découvrir et donc plus intelligent euh et plus instruit. Euh justement, euh on en a juste d'un mot euh une pépite du Bejolet nouveau quand même à découvrir.

Ouais, le beaujolet nouveau. Cette année, j'en ai dégusté quelques-uns. Il est délicieux parce que le millésim est de qualité.

Il y a eu peu de vin mais de bons vins. Les raisins récoltés ont sont de qualité. et une pépite que j'ai dégusté, Ludovic Mongino.

Euh c'est un vigneron qui euh produit un un nouveau à 8 € et il me confiait d'ailleurs que lui euh adore en boire certes euh à l'occasion du beauol à nouveau, mais le mettre en cave et le ressortir l'été suivant sur des grillades. Donc effectivement, ça répond à la question de l'internaute. Pas à boire dans les 15 jours qui suit, mais là attendre au moins 9 mois.

À 8 € vous pouvez vous pouvez acheter quelques caisses. 8 € 8 mois. Vous les mettez en cave et vous les ressortez cet été.

Merci beaucoup. Et bien évidemment, on vous remontre euh donc ces ces quatre euh ces quatre pépites. Moulin avant de de cours, Louis Boyau, c'est euh la pépite de la Lister.

Le domaine Montbessé Julienna pépite de Stéphane Renault. Les impénitants côte de pis morgon, c'est la pépite de Marion Sirino qui est elle-même une pépite ce soir puisque elle est la meilleure somelière de France consacrée par le Goemiy et on est en train de la voler à l'Ambroisie où elle doit officier ce soir place des Vauges. C'est là qu'elle qu'elle œuvre et bien évidemment votre votre pépite dont je vous laisse rappeler le nom mon cher Martin votre pépite du Bejolet domaine Migodard.

à Vill Morgon et la cuvé Beauolet blanc, elle en a elle fait qu'un seul vin blanc donc vous pouvez pas vous tromper. Et c'est du chardonné. Merci beaucoup.

Merci. C'est fini pour ce live. Qu'est-ce que vous avez bu comme champagne pour fêter votre consécration ? [rires] Il y avait du Laurent Périer au gal du Goemio.

H on peut faire tout un repas sur le champagne. Bien sûr, ça sera bien sûr de plus en plus. Ça sera le thème du prochain live sur le site du Figaro.

Bien évidemment, on va se retrouver début décembre pour parler des champagnes avant les fêtes bien évidemment. Et effectivement, je vois qu'il y a un lobby de somelier qui Marion n'est pas la seule. Xavier Suza au crion également. [rires] est tout à fait euh un des un des un des chaud partisans d'un repas au Champagne.

On y reviendra justement dans notre prochain live. Euh vous en attendant vous restez sur le le Figaro 20 avec toutes les pépites qui sont justement sur le Figaro 20, sur les l'édition papier du Figaro et sur le les pages style et art de vivre du Figaro. Et bien évidemment vous retrouvez Parlons 20 en podcast et aussi maintenant en vidéo et puis bien évidemment la minute 20 que l'on a vu tout à l'heure.

Merci beaucoup. Euh je vous ai volé un peu de temps, vous restez sur la sur le site du Figaro parce que vous avez rendez-vous maintenant avec le Figaro la nuit et l'excellent Bogottier qui est avec l'hypnotiseur Nesmer.