Déconfinement : le retour du débat sur la durée du temps de travail. - Allons plus loin (13/05/2020)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonsoir bonsoir à tous bienvenue sur public sénat ravi de vous retrouver pour un nouveau numéro d' allons plus loin nous sommes ensemble pendant une heure on va donc prendre le temps d'analyser de questionner toute l'actualité politique et parlementaire on va d'abord le fer avec notre invité du jour catherine morin dessailly bienvenue vous êtes sénatrice union centriste de la seine-maritime présidente de la commission de la culture de l'éducation et de la communication vous réagirez d'ailleurs aux difficultés du monde de la culture et en particulier à celles des intermittents du spectacle franck riester a été interpellé sur le sujet tout à l'heure lors des questions au gouvernement au sénat allant plus loin c'est aussi le club trois intervenants qui ont des choses à vous dire avec nous aujourd'hui toujours à distance bien sûr fanny conquis bienvenue auditions de martin hirsch aujourd'hui au sénat directeur général de l'ap-hp oui martin hirsch a fait le bilan de cette crise du coronavirus il a aussi évoqué le monde après à l'hôpital à tout à l'heure quand un calme est fait aussi partie du club aujourd'hui bienvenue quentin vous avez suivi le déplacement de plusieurs sénateurs dans la prison de fresnes et vous avez appris plein de choses sur la façon dont a été géré cette crise oui rebecca nous étions parmi les premiers journalistes à pouvoir tourner un reportage dans une prison en france depuis le début de la crise du cornât virus ça dans un instant avec vous marie brémaud et également avec nous ce soir bienvenue marie notre madame europe sur public sénat par les vacances j'ai envie de dire chouette là tout de suite maintenant mais non pourra-t-on partir en vacances cet été en europe telle est la question avec la grande question pour beaucoup de français a tout à l'heure dans une demi-heure notre match des idées confrontation point de vue ce soir entre isabelle this saint-jean à distance et eric delannoy en plateau beaucoup beaucoup de questions économiques ces dernières 24 heures et notamment ce retour du débat sur le temps de travail il doit être posée nous dit gérard larcher d'ailleurs la droite on général demande à sortir de ce qu'elle appelle le carcan des 35 heures à gauche ancien opposent fermement la cgt veut même passé à 32 heures la crise du covic va-t-elle n'aura mené 22 ans en arrière #fb elle si vous souhaitez réagir à ce sujet sur twitter mais d'abord cet autre sujet éminemment politique cette volonté d'accélérer le calendrier des municipales le second tour pour les 4922 communes concernées pourraient bien avoir lieu dès le mois de juin en tout cas c'est ce que souhaite l'exécutif edouard philippe doit saisir le conseil scientifique pour savoir si c'est faisable d'un point de vue sanitaire je vous demanderais ce que vous en pensez dans un instant catherine morin desailly on va d'abord faire un point complet c'est avec alizée boissons le calendrier s'accélère pour le deuxième tour des élections municipales l'hypothèse du report du scrutin à l'automne un temps envisagée par l'exécutif semble s'éloigner une information rapportée par le journal le parisien emmanuel macron à trancher si les conditions sanitaires le permettent il veut désormais purger cette histoire de municipal au plus vite si l'épidémie se calme le deuxième tour pourrait se dérouler en juin nous avons voté la loi d'urgence sanitaire et cette loi prévoit que les élections que le deuxième tour aura lieu avant la fin juin pour différentes raisons mais notamment parce que les intercommunalités qui sont grosses productrices de travaux publics donc de reprise économique ne peuvent pas se mettre en place correctement tant que toutes les communes ne sont pas élus donc la date normale c'est fin joueur même l'opposition y est favorable si on est capable d'ouvrir les écoles les collèges les lycées les commerces je ne vois pas au nom de quoi le deuxième tour ne pourraient pas se tenir en juin le premier ministre a demandé au conseil scientifique de lui rendre un avis sur la possibilité d'organiser le scrutin le mois prochain à la suite le gouvernement envisage un vote du parlement sur la date du deuxième tour 4922 communes sont concernées du côté des trente mille conseillers municipaux élus au premier tour depuis hier c'est le soulagement le gouvernement a donné son feu vert à leur installation au plus tard le jeudi 28 mai trente mille des 35000 communes françaises auront un conseil municipal installé et un maire et des adjoints élus dans les conditions normales enfin pour les intercommunalités déjà pourvus d'élus elles désigneront leur exécutif au plus tard le 8 juin allons plus loin donc avec vous catherine morin dessailly ça s'accélère pour ces municipales vous vous le saluer ce serait bien qu'ils aient lieu au mois de juin se dire on va pas dire ça s'accélère c'est parce que c'est prévu normalement 1 dans la première loi d'urgence on vote le principe d'une élection le deuxième tour reporté au 21 juin sous condition d'un avis rendu par le conseil scientifique publié à la date du 23 mai donc on est dans la séquence j'allais dire normale qui se confirme donc voilà qui se confieront que s'est il passé dans l'entrefaite c'est que l'ampleur de l'épidémie nous a fait poser la question et on a raison de se la poser ce renault en capacité à cette date mais ça veut dire antérieurement parce que le 21 juin c'est la date du scrutin il faut relancer les équipes il faut refaire campagne donc ça nous ramène ramène à quelques semaines avant cela serons-nous en capacité ou non de faire en sorte que les candidats conduisent leur campagne normalement et ça c'est la vraie question mesdames - du politique vous êtes plutôt pour vous êtes pour qu'on en finisse la page des municipales moi je suis pour l'action n'est pas simple faut la regarder avec humilité je suis d'abord pour que nous soyons dans des conditions sanitaires requises parce que rien n'est plus terrible que de se dire dans trois semaines l'épidémie repart et on a décidé du principe de 2 se maintient et c'est impossible de tenir le scrutin je rappelle qu'il ya quand même eu 60% d'abstention dont la plupart des grandes villes soit 20 points de plus que d'ordinaire pour le premier tour donc déjà certains candidats se sont floues et donc il ne faudrait pas je re jouer cette partition on a des injonctions un peu contradictoire on dit attention n'allons pas trop vite faux pas des confiné trop vite il ya des départements rouges dans lesquelles faut faire particulièrement attention au départ ça veut dire j'ai également voilà on voulait peut-être pas tout de suite je n'ai pas dit ça j'ai dit que je souhaiterais en savoir plus et que cet avis scientifiques fondamentales et que c'est là méritent peut-être en effet le débat annoncé par l'exécutif au parlement je ne sais pas s'il faut un vote ou pas sur cette question l'exécutif doit aussi prendre ses responsabilités mais ce que je dis c'est attention il y a quand même des conditions requises il ne faudrait pas se précipiter à nouveau oui justement c'est dans un scrutin je vous dirais les français aujourd'hui s'en préoccuper de quoi de reprendre le cours de leur vie normale les entreprises de pouvoir remettre voilà le secteur en activité et tout le monde ne peut pas l'être encore je rappelle que les rassemblements de plus de 10 personnes ne sont pas autorisées qui dit campagne électorale on rassemble déjà dans les grandes lui son équipe auquel vous semble anachronique ces élections par higuain et je n'ai pas dit cela rend ce faire je n'ai pas dit ça parce que je sais ce que je dis c'est qu'on vous pose les bonnes questions dans le cadre du calendrier qui était un artix maintenant il faut regarder les choses avec objectivité et avec rigueur ça me semble fondamental maintenant il est vrai qu'il est important qu'un cycle se termine parce que on est dans une sorte d'inconfort pour les exécutifs qui n'ont pas toutes légimité de légitimité aujourd'hui à poursuivre le travail municipal va y avoir des décisions importantes à prendre à la rentrée quand je l'espère un qui n'est pas de reprise aussi d'épidémie à la rentrée comme va falloir relancer vraiment la machine et donc il ya besoin d'une clarification le plus tôt possible en effet pour aussi construire les intercommunalités parce que si à peu près trente mille communes ne vont pouvoir installer leurs conseils municipaux peut se réjouir à la fin du mois il reste cinq mille communes qui composent le suivent d'interco et ça les intercommunalités pourront pas être mis en place avant que tout soit terminé on va aborder un autre point qui vous tient particulièrement à coeur catherine morin desailly puisque vous êtes président de la commission de la culture c'est le sort des intermittents du spectacle et plus généralement l'avenir de cet univers de la culture très durement touché par la crise une question a été posée tout à l'heure à franck riester au sénat on écoute la séquence et je vous fait réagir ensuite moi aussi donner de la perspective protégés sur le temps long les intermittents c'est la raison pour laquelle le pré la république a annoncé de pro la prolongation des droits jusqu'à la fin du mois d'août 2021 avec monsieur le sénateur la prologation dotant des dates anniversaires des calculs des droits des intermittents du spectacle bien évidemment les modalités précises seront définies dans les jours qui viennent en lien avec muriel pénicaud ministre du travail alors vous nous aviez confié que vous étiez un peu restés sur votre faim lors de l'audition de franck priou et thématiquement maintenant et là est ce qu'aujourd'hui vous vous êtes satisfait de la réponse du gouvernement cette mesure était importante et attendue et elle conforte en fait l'ailé tout ce secteur de la culture qui repose beaucoup sur l'intermittence intermittence et une variété de métiers 60% d'artistes 40% de techniciens différents métiers qui entourent batou l'oeuvre de deux créations si bien dans le spectacle vivant que dans le cinéma et y compris celle audiovisuel voilà donc tous on a été forcément très inquiet puisque une interruption des programmes des projets des usages possibles des tournages donc il était important d'enfin tranché sur le sujet donc ça c'est c'est chose faite la question de nos collègues andré gattolin puis c'est tout simplement à préciser un certain nombre de dispositions dans ce cadre là qui permet bien entendu aux intermittents qui le souhaitent et pour lesquels il ya des projets d'intervenir plus largement dans le milieu scolaire mais vous ne les avez pas encore ces précisions vous les attendez vous vous considérez que le plan annoncé est assez ambitieux vous êtes dans quel état des je pense que annoncé la prorogation de cette période de référence son allongement jusqu'à dans un an donc considérer que c'est une année blanche on s'en rend pas compte mais peu de pays où au bond peu de pays en europe dispose d'un tel système donc il faut quand même s'en réjouir je tiens à le dire donc c'était une mesure très importante maintenant elle doit aussi s'accompagner de fonds d'urgence ces fonds d'urgence bien sûr gouvernement a décidé de son propre au fonds d'urgence mais j'aurais quand même souligner le rôle des collectivités territoriales et grande région ont toutes votées à un fonds d'urgence et un fonds de de relance donc il va falloir fait mieux fricoter ardo elles ont fait mieux que l'état les collectivités au fait plus tôt elles ont pris des dispositions beaucoup plus tôt pour répondre immédiatement à ce qu'il aurait été demandée en région et surtout à amortir le choc d'ailleurs je crois que le secteur de la culture dans sa diversité a bien compris que les régions aujourd'hui a été moteur mais je dis pas seulement les régions les départements les les métropoles et les villes étaient aussi moteur du financement de la culture pour les deux pieds à faut pas l'oublier on continue catherine morin desailly c'est l'heure du club le club d'alain plus grands et fanny conte qui aura donc commencé avec vous vous avez suivi l'audition de martin hirsch tout à l'heure au sénat martin hirsch c'est le patron de l'ap-hp ont effectivement le directeur général des hôpitaux de paris était auditionné ce matin par la commission des affaires sociales du sénat martin hirsch a tout d'abord rappelé quelques chiffres l'ap-hp a reçu pendant cette crise du coronavirus 14 mille patients atteints du comique 19 dont près de 3000 en réanimation et 60 mille patients ont été suivis depuis leur domicile par ailleurs on compte au sein du personnel de l'ap-hp quatre décès des suites du coc vie 19 quelques 4500 contamination il selon le directeur de l'ap-hp bien ces chiffres de contamination devrait augmenter avec la mise en place des tests sérologiques des personnes se mêlent soignant est en effet très exposés au virus au quotidien alors martin hirsch a évidemment souligné et salué l'engagement exceptionnel des équipes dans les horaires ont été étendus les repos réduit un engagement exceptionnel alors qu'il a rappelé les hôpitaux à ce moment là était en crise en grève même pour certains le directeur de l'ap-hp a d'ailleurs été interrogé sur les primes de 500 à 1500 euros promise personnel hospitalier présenté en conseil des ministres le 15 avril dernier et qui n'ont toujours pas été versés faute de décret alors le sujet martin hirsch a fini à simplement répondu que les deux crêtes est parfois longue mais qu'il avait toute confiance dans le fait que ces primes seraient versés prochainement d'ailleurs on rappelle que le ministre de la santé olivier en avait annoncé avant-hier que ces primes seraient versés dans les toutes prochaines semaines et puis à la question de la praye à l'hôpital qui a été abordé je crois fanien oui ce crise a permis de tirer des leçons un bilan alors tout d'abord un point positif sur la vocation des personnels soignants martin hirsch a souligné que cette crise avait parfois redonner du sens à certains métiers à certaines professions en crise et qu'il ne serait pas surpris que l'on assiste à de nouvelles vocations par ailleurs plus concrètement sur le fonctionnement des hôpitaux cette crise à souder les équipes les professionnels qui travaillaient parfois chacun de leur côté les prises de décision et l'organisation était plus fluide de bonnes pratiques à conserver ce moment cris mais je pense que ça c'est une leçon extrêmement importante oui il faut donner plus de souplesse aux organisations hospitalières publiques pour que à l'instar de ce que je vois dans d'autres pays on puisse il résumé d'une formule garder l'esprit public mais il sans avoir le tati dionis mme public enfin il a été question de la formation des évolutions de carrière et aussi rémunération bien sûr et notamment la rémunération des métiers paramédicaux martin hirsch a rappelé qu'il y était favorable et qu il plaidé dans ce sens depuis longtemps oui il faut revoir ces conditions il faut les revoir en partant des aspirations des personnels et des besoins des hôpitaux et je n'ai pas changé de discours prêt pendant ou posco vide je pense juste que ce discours est davantage audible et peut être partagée alors catherine morin desailly est ce que vous aussi vous partager ce point de vue il faut faire évoluer la rémunération des métiers paramédicaux et surtout est-ce que vous pensez que ce soit possible concrètement pour ferme il faut le faire nous le disons haut c'est d'ailleurs depuis un certain temps et on voit bien qu'à point c'est personnel d'abord ont été mobilisés et il faut vraiment saluer leur engagement et leur dévouement dans cette crise ils ont été applaudis tous les soirs à 20h mais ils le méritent et de tout à fait largement surtout dans les conditions dans lesquelles ils ont travaillé la question des 39 coppito des hôpitaux de paris tel que l'a exposé martin hirsch devant d'autres commissions aujourd'hui ça a été le manque de moyens le manque d'équipements de sur blues de masques de lunettes à un moment donné se sont retrouvés au bord de la rupture tant l'arrivée des patients était important qu'il y avait quand même des personnels qui ont été contaminés quatre sont décédées donc ça doit poser quand même sérieusement questions sur la façon d'abandon on aborder cette crise il y aura des commission denquête au parlement nous verrons tout cela mais plus largement ça renvoie au système de santé ça renvoie au système hospitalier quand même au bord de la rupture depuis un nombre d'années et que qui est il a très bien dit d'ailleurs martin rich sur administrés ça manque de souplesse c'est le professeur philippe juvin aussi qui est à pompidou par ailleurs qui est peu mais voilà mr et qui disait je relisais ces propos qui disaient qu'ils avaient plus d'administratif à l'hôpital que deux médecins donc on est arrivés dans dans une espèce de de déséquilibre qui fait que l'institut hospitalière peut peut-être se trouvait bridée par une sur administration voilà un carcan qui peut être empêche aussi un fonctionnement plus fluide et plus souple au demeurant il manque certainement aussi du personnel nous l'avons nous l'avons bien vu donc je pense que tout ça va nous renvoyer à une refonte aussi de notre système de santé on ne peut pas s'empêcher de se comparer à l'allemagne nous avons un système de santé en france excellent airbus et qui a tort qui a tenu mais en allemagne le coup au niveau du pib et moines et qu'est ce que l'on note dans le cadre de cette épidémie va façon nos télés d'aborder moins de gens touchés - de moins de décès plus de matériel disponible et peut-être aussi une décentralisation forcément en allemagne système fédéral une décentralisation réel qui fait qui rend une gestion beaucoup plus souple aussi et sur cette question des primes aux soignants toujours pas versé à cause d'un décret là aussi est quelque chose qui cloche et puis entre 500 et 1500 euros donc pas la même prime pour tout le monde là aussi vous vous y voyez un problème alors je ne m'avancerai pas là dessus parce que je ne connais pas la variété des métiers les raisons pour lesquelles cinq cent mille 500 euros tout ce que je sais c'est moi j'ai moi même fait une démarche pas plus tard qu hier avec plusieurs collègues de mon groupe union centriste en écrivant au ministre de la santé pour lui demander que cette prime puisse aussi s'appliquer aux assistants de régulation du samu qui ont beaucoup beaucoup de travail et aussi se mettaient un peu oublié et c'est sur le bord du chemin et toujours pas versée mais toujours pas versé bon là voilà il serait temps qu'un soit versé évidemment le gouvernement à trente six mille choses à faire pour bien aussi sans s'en rendre compte martin hirsch a bien expliqué que ça allait arriver il faut encore un peu de patience mais plus fondamentalement faut réfléchir de manière structurelle et sur le long terme c'est quoi la rémunération de nos infirmières voilà nos infirmières de réanimation elle même je crois pas toujours appliquées ou comprises dans cette prime franchement le rôle des infirmières à l'hôpital et est fondamental elles font beaucoup plus que leur formation finalement les conduit à faire donc il ya tout un sujet là dessus et que pensez vous de cette idée de dons de congé aux soignants est une idée qui vient de parlementaires la république en marche de député en marche en l'occurrence muriel pénicaud n'est pas contre on ne peut pas être content mais en même temps ça ne résout pas le problème structurel le vrai problème c'est sur le long terme encore une fois qu'elle va être au regard d'abord du niveau de responsabilité mais aussi des années de formation et puis d'horaires de travail c'est bien plus que les 35 heures vous évoqué au début de notre journal les problèmes à gand n'en parlera les heures de travail il faut être lucide à l'hôpital on voit bien la façon dont ça fonctionne donc c'est une identité ce meetic un les oies la voilà ça ne résout rien fondamentalement donc que l'on donne un peu plus de jours de congé après les heures passent et c'est tout à fait légitime c'est une récupération on va dire ça me semble normal maintenant sur le fond faut peut être regarder les choses d'un peu plus près à l'est quand un calme et on va continuer avec entend ce club avec jonathan du prix y est vous êtes allé hier à la prison de fresnes vous avez suivi un déplacement sénatoriales et vous avez découvert comment l'établissement pénitentiaire avait géré et j'ai encore cette crise tout à fait rêver qu'un il ya nous avons suivi deux sénateurs qui visitait le centre pénitentiaire de fresnes dans le val de marne fresnes deuxième plus grande prison d'île de france au passage rebecca je vous disais tout à l'heure c'était la première fois qu'une équipe de télévision étaient autorisés à tourner dans la structure depuis le début de la crise du coronavirus pour bien comprendre le sens de cette visite il faut savoir qu'une loi permet aux parlementaires de visiter les lieux de privation de liberté pour s'assurer de la façon dont ils sont gérés les sénateurs que nous avons accompagné vous voyez un sur ces images se sont nathalie delattre élus du mouvement radical en gironde ainsi que françois noël buffet il est sénateur et l'air du rhône cette visite pour contrôler l'action de l'exécutif face à la crise du coc vide 19 et donc dans ce cas précis les mesures concrètes qui concerne qui ont concerné les prisons le canton début de la crise il ya eu énormément d'inquiétude autour des prisons évidemment avec une crainte de les voir devenir des foyers d'infections du coc vie de quoi oui bien sûr le pire a été évité on nous l'a dit rebecca au cours de cette visite à fresnes il ya bien un détenu qui est décédé du coronavirus mais il était malade avant d'être incarcéré il ya eu des suspicions de cas dans la prison ainsi que chez les 800 membres du personnel mais la crise elle est restée sous contrôle écoutez à ce propos et jimmy de liste c'est lui qui est directeur du centre pénitentiaire de fresnes on a pu l'interroger hier dans un établissement comme fresnes où tout le monde pensait que l'exclusion du virus était inévitable on a quand même pu éviter l'inévitable est de faire en sorte que déploiement du virus en tout cas à fresnes a été très contenu très contraint alors il ya eu quelques petits cadeaux de malades comme un peu partout dans la société mais bon rien de rien de grave et est plutôt bien bien pris en charge et rebecca hier le directeur de la prison il a évoqué les mesures qui avait fonctionné contre le virus les gestes barrières bien sûr des personnels l'isolément des cas suspects l'arrêt des parloirs et de toutes les activités avec des personnes venues de l'extérieur et aussi beaucoup de pédagogie auprès des prisonniers écoutez à ce propos nathalie delattre l'un des sénateurs qui effectué la visite hier le bilan sur la prison est plutôt très positif on s'aperçoit que la fermeture des parloirs la fermeture des activités ont permis d'enrayer très vite la crainte de la propagation du virus les détenus ont bien compris que toutes ces mesures était faite pour les protéger et qu ils en ont une certaine forme de reconnaissance et même de respect et du coup de sérénité qui s'est aussi installée et puis il ya un élément fondamental content c'est la réduction du nombre de détenus ça aussi ça a été déterminant absolument et bécasses a été salvateur selon le directeur de la prison de fresnes en effet fin mars le gouvernement a décidé de libérer de façon anticipée certains prisonniers on parle de ceux qui avaient encore deux mois des tensions à faire et qui n'ont pas été condamnées pour des crimes graves pour vous donner les chiffres précis que nous avons tenu hier pour la prison de fresnes au 1er mars le nombre de personne écrouée à la prison s'est levée à 2678 détenus au 11 mai donc avant-hier ils étaient 2000 17 détenus soit six cent soixante et une personnes écrouées en moins ces 600 personnes en moins cela fait une grande différence le taux de surpopulation carcérale à la prison de fresnes il a diminué un milieu encore au dessus de 100 % à les voir les chiffres voilà il est passé de 160% en 2019 à 122 % au 11 mai 2020 écoutez à ce propos françois noël buffet l'autre sénateur donc avec qui nous étions hier il ya des gens qui ont été libérés de façon anticipée en application les dispositions prises pour la le texte sur l'argent sanitaire mais il ya aussi des études qui ont été libérés parce qu'ils étaient en fin de peine et qu'ils arrivaient en fin de peine et que le tout cumulé à fait qu'effectivement on est aujourd'hui au plan national onze mille et un peu plus dans une personne qui ont quitté les maisons d'arrêt vont très bien et puis on a pour l'instant peu de monde qu'ils soient revenus parce que les tribunaux n'ont pas encore ils sont pas remis au travail et on nous savons très bien que les décisions de placement en détention pour être prononcée rapidement donc la question est de savoir comment les choses vont se rééquilibrer mais en tout cas avec cas ça donne une situation historique avec des taux d'occupation qui ont baissé dans toutes les prisons en france les personnes qui connaissent fresnes et qu'ils visitent aujourd'hui la prison ils décrivent un changement radical d'atmosphère moins de bruit on s'en est rendu compte aussi des meilleures conditions ou des conditions moins pire d'incarcération pour les détenus avec - par exemple deux triplettes de prison avec trois prisonniers par cellule le directeur de la prison il regarde simplement ne pas avoir pu profiter de cette situation moins défavorable donc mais parce qu'il a fallu gérer la crainte d'une épidémie catherine morin desailly que vous inspirent ces chiffres c'est un tour de force et c'est une vraie réussite des prisons en tout cas celle de fresnes d'avoir réussi à ne pas être infecté par ce virus ça aurait pu être dramatique bien sûr bien sûr à fresnes comme comme ailleurs mais ce reportage m'inspire la remarque suivante c'est que la situation des prisons ne s'est pas améliorée je revois notre collègue jean rené lecerf qui était le grand spécialiste du milieu carcéral en tant que sénateur et qui avait visité pratiquement toutes les prisons de france et il constate et nous avec lui la surpopulation carcérale les conditions de vétusté aussi de nombre de prisons et le plan prisons qui auraient dû être mises en oeuvre sont du précédent quinquennat ne l'a jamais été alors c'est pas simple de conseillers aussi des nouvelles prisons où vont les construit quelle commune accepte de les recevoir et puis à les questions budgétaires le budget la justice en général est largement on en revient sous dotées sous-dotées par rapport à de nombreux budgets européens et voisins et en réalité il faudrait un vrai plan prisons à la fois d'agrandissement et surtout de modernisation qu'est ce que vous avez entendu un camp moins de bruit des détenus - les uns sur les autres os des rizières modernisation aussi moi je vais visiter la prison armand la prison bonne nouvelle c'est une prison voilà très très vétuste et très ancienne alors on fait des travaux ou par courrier les enveloppes budgétaires bien sûr mais rien ne résout des conditions font des dvd des questions fondamentales comme la question vous l'avez évoqué de l'acoustique de l'espace ça tient finalement pas grand chose d'assez voilà et donc pour qu'ils vivent mieux souvent les conditions de nos prisons sont dénoncés voilà par exemple amnistiante en salle ou d'autres organisations en faveur des droits de l'homme en effet nous n'avons pas toujours des bonnes conditions de détention or il faut bien sûr avoir des conditions indignes pour permettre aussi j'allais dire que la détention soit profitable au sens où parce que on est correctement logés on a son espace respirable de de devis on peut aussi travailler à sa réinsertion c'est tout un ensemble ça vous inquiète de voir des détenus qui ont été libérés de façon anticipée peut-être un peu parfois dans l'urgence et on l'espère des décisions sensées mais il ya une petite inquiétude en collègue françois noël buffet a bien rappelé à quelle population carcérale ces mesures ont été appliquées donc des détenus en en fin de peine rester un ou deux mois donc des détenus noms qui n'ont pas non plus des condamnations grave donc est ce que ça peut inquiéter certains de nos télés bien servir et bien sûr bien sûr donc là on peut videos espérer qu'on ait fait tout ça a été fait avec avec mesure et surtout bien sûr et rigueur je crois quand à une question pour vous quand un oui c'est un sujet et qui vous concernent particulièrement madame la présidente de la commission de l'enseignement aussi parce que comme ils sont culture enseignement l'enseignement il s'est arrêté net 1 dans les prisons avec l'arrêt des parloirs et la crise du grenat virus les sénateurs qu'on avait suivi et qu'on a su hier notamment madame delattre et il a évoqué l évoqué le fait que et bien il y avait un rôle de la prison aussi de l'insertion de penser au jour d'après comment faire pour accélérer le retour de l'éducation nationale dans les prisons qu'allez vous votre opinion sur ce sujet c'est un sujet qu'il faut absolument évoqué avec le ministre de l'éducation nationale vous avez raison de le souligner parce que l'éducation la formation initiale parfois de certains détenus mais aussi continue est très importante pour la réaction et c'est ça aussi la peine faut qu'elle soit gage par la suite durée de la réussite de la de la réinsertion je milite beaucoup aussi pour le droit à la culture en prison un rien des programmes culturels dans le cadre du programme culture en prison il n'est pas toujours assez aussi fourni or l'éducation la culture ce sont les deux piliers constitutif voilà de la dignité humaine et qui sont faisable c'est inscrit dans le droit international j'ai inscrit au sénat j'ai fait inscrire avec d'autres collègues et droits culturels voilà dans la loi française c'est aussi pour qu'ils s'appliquent partout pour que les publics empêchés puisse y avoir accès encore une fois c'est les conditions d'un retour voilà finalement à la dignité et c'est très important pour les détenus j'étais très sensible un portage que des confrères à vous on fait dans la prise au val-de-reuil qui encore une fois dans ma région de détenus qui fabrique des masses toute la journée et qui à travers ce travail d'ailleurs se lancent des défis entre-temps fabricant combien aujourd'hui mois de temps etc et qui disent avoir finalement trop senti utile s'être senti utile à nouveau pour la société elle nous a parlé un petit peu d'europe avec marie bray moore a continué ce club avec vous marier une question que se posent beaucoup de français à quelques jours quelques semaines de l'arrivée l'été pourra-t-on partir en vacances hors de france certains d'entre vous j'en suis sûr rêve d'une petite crique en grèce des montagnes reposante en roumanie ou encore de la nature sauvage finlandaise pour leurs vacances estivales d'ailleurs madame catherine morin desailly avez vous prévu des vacances cet été en dehors de france et encourager vous les français ont voyagé en europe cet été peut-être la petite crique de greef savent rien vous cacher je n'ai pas prévu pour l'instant de vacances du tout je sais je partirai sans doute un peu au mois d'août de ma très très longtemps mais je n'ai pas prévu pour l'instant de déplacement tout simplement à la fois par prudence mais aussi par pragmatisme parce que il faut attendre d'ailleurs que le déconfinement soit une réussite on a attendu aussi début juin pour pour cela on doit aux séries aussi ce qui se passe dans les autres pays pour ça faut une meilleure coordination aussi entre les vingt-sept ce qui n'est pas le cas ben justement elle va mettre des crieurs la cacophonie la cacophonie il impose un vrai sujet il serait question est tout à fait est au delà de l' envie d'évasion évidemment c'est un enjeu crucial pour l'union européenne le secteur touristique sur notre vieux continent emploie plus de 12 millions de personnes et cela représente 10% de son pipe son produit intérieur brut autant dire qu'en effet l'enjeu économique est colossal pour certains pays très touristiques 1 comme l'espagne la croatie ou la grèce c'est le moteur principal de leur économie avec la pandémie ce secteur est plus que fragiliser la commission européenne quand donc de venir à la rescousse à du tourisme européen et plaide pour un retour progressif de l'activité touristique mais la prudence reste de mise écouter aujourd'hui la vice-présidente de la commission européenne sa ft la sécurité c'est ce qui guide nos recommandations et cela implique de prendre des mesures graduelles et prudente pour aider les voyages a redémarré en accord avec ce que la science nous dit alors comme on autorise marie les déplacements pour les vacances tout en luttant contre la propagation du virus un vrai jeu d'équilibriste et les cas qui ne vaut pas d'ailleurs que pour le secteur touristique comment allier l'impératif économique le retour progressif de l'activité touristique et l'impératif sanitaire empêcher une seconde de vagues du coronavirus dans la commission européenne elle veut inciter les états membres à lever progressivement les contrôles et les restrictions qu'ils ont mis en place en gros se diriger doucement d'ici le mois de juillet vers une libre circulation des personnes sauf évidemment pour les zones où les payer encore dans le rouge faisant face à une progression rapide du corona mieux la commission européenne elle souhaite une levée des frontières coordonnée et concertée selon des règles préétablies commune ça c'est le jargon un petit peu européens afin d'éviter concrètement par exemple et bien que l'autriche n'ouvre sa frontière avec l'allemagne c'est prévu pour la mi juin mais de la maintienne fermé avec la slovaquie la commission avec ses préconisations et d'alves éviter des mesures arbitraires qui pourrait être perçu comme de la discrimination sauf que ce ne sont que des recommandations et que cela reste du ressort des états membres prenons le cas de l'espagne où le tourisme est essentiel à l'économie nationale et blanc l'espagne entame tout juste 1 déconfinement très prudents et ne compte pas rouvrir ses frontières comme ça dans un premier temps seuls les résidents en espagne des travailleurs transfrontaliers des personnels soignants venant travailler ou toute personne non pour un cas de force majeure seront autorisés à entrer sur le territoire espagnol une quarantaine de 14 jours sera imposée aux personnes empruntent pour l'espagne donc les vacances les vacances en espagne c'est pas pour tout de suite mais on comprend les mesures espagnol au vu de la dureté avec laquelle le pays a été frappé par le comédien vu vous en parliez vous même et catherine ward il ya une cacophonie un chat crevé s'est barricadé et surtout ce qu'on peut voir c'est que finalement ce sont plutôt des idées des mesures politiques sanitaires c'est à dire qu' il faudrait qu'ils aient une coordination sanitaire dans la façon d'aborder la crise du coc vide c'est l'europe qui se referme sur elle-même d'ailleurs au monde et c'est plutôt le monde qui devraient avoir peur de l'europe compte tenu voire la de la façon dont l'épidémie a évolué de chez nous quand on parle d'europe ces états qui prennent leurs décisions dans leur coin alors on parlait à l'autriche on parle de la grèce aussi qui fait ça va elle veut remplir les six de ses avions et qu'elle veut pas un siège sur deux pareils voilà voilà et bon je te le dis tout ça n'a pas beaucoup de sens parce que finalement on voit que d'une région à l'autre aussi en france voilà on prend les mêmes mesures donc nous sommes des grandes régions de du continent europe donc on aurait tout à gagner à davantage travailler ensemble pays limitrophes je note c'est quand même un paradoxe il ya plus de facilités pratiquement à se rendre au royaume uni que de voyager en europe bon ceci dit pour voyager on n'y est pas parce que d'abord faut aussi des modes de transport tu donc ils sont pour à l'arrêt pour nombre d'entre eux et ça va reprendre progressivement il faut des conditions aussi requise pour pouvoir voyager tranquillement et sereinement donc tout ça ne peut se faire que progressivement mais de grâce j'espère que bruxelles va faire en sorte que ce serait le plus coordonnée possible et que les vingt-sept en soient convaincus est qu'au moins les mesures qu'ils soient prises soient des mesures partager et qui correspondent à des conditions sanitaires un peu d'harmonie donc un bois d'harmonie dans cette europe merci infiniment catherine morin desailly d'être venu nous voir aujourd'hui sur public sénat d'avoir participé à ce club merci à tous les trois d'avoir été dans ses rêves aujourd'hui à lpl continue avec cette fois le match des idées confrontation de points de vue ce soir entre isabelle this saint-jean à distance et eric delannoy qui va me rejoindre sur ce plateau dans un instant va s'arrêter sur les nombreuses questions économiques que pose ou plutôt repose cette crise si je vous dis 35 heures j'imagine que ça vous dit quelque chose que ça vous parle un débat qui est lui en france il ya 22 ans il est de retour l'affrontement droite gauche avec lui évidemment faut-il travailler plus pour sauver l'économie c'est la grande question est ce que ce serait tout le mans efficace on va demander à nos matchs earth qui l'on pense dans un instant voyons d'abord qui pose le débat et commence et avec samia de sheer pendant le confinement 12 millions de français ont été mis au chômage partiel un dispositif financé par le gouvernement pour éviter les licenciements mais une fois levé comment éviter un chômage de masse alors que la croissance française a chuté de six points en deux mois dès la mi avril geoffroy roux de bézieux réclament une augmentation du temps de travail dans une interview au figaro il faudra bien se poser la question tôt ou tard du temps de travail des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise est facilitée en travaillant un peu plus la création de croissance supplémentaire une proposition très vite reprise par la droite pour le président des républicains de christian jacob les français doivent travailler plus pour gagner plus consommée et relancer ainsi l'économie au sénat bruno retailleau réclame lui aussi la fin des 35 heures est ce que la situation des français depuis les 35 heures s'est améliorée non la grande divergence avec l'allemagne elles datent des années 2000 nous ont choisi de faire les 35 heures l'allemagne linverse est aujourd'hui bayat de meilleurs hôpitaux ils sont des masques qu'ils ont des tests et nous on court après les masques ou courent après les lits de réanimation de vieilles recettes inadaptées dénoncent les syndicats la cgt réclame au contraire une diminution du temps de travail si on veut résorber le chômage si on veut que tout le monde travaille notamment les jeunes il ne faut pas augmenter la durée du temps de travail au contraire il faut la diminuer je n'ai toujours pas compris le principe qui consiste à dire que ceux qui ont du boulot doivent travailler plus pour en donner à ceux qui n'en n'ont pas ce n'est pas possible de son côté le gouvernement ne semble pas souhaiter une réforme du temps de travail pour muriel pénicaud les accords d'entreprise permettent déjà suffisamment de souplesse aujourd'hui la question ne se pose pas en ces termes là après rio rien dire de faux pas empêché les réflexions mais nous nous sommes concentrés sur faire réussir le déconfinement équipements autres fronts travail une position à laquelle semble finalement se ranger le medef dans une interview parue aujourd'hui dans le monde geoffroy roux de bézieux plaide désormais pour une solution entreprise par entreprise place au débat donc dans le match des idées avec nous ce soir eric delannoy sur ce plateau bienvenue président fondateur du cabinet de conseil tenzing économistes et entrepreneurs et puis à distance isabelle this-saint-jean qu'on salue bienvenue professeur d'économie à l'université paris nord et secrétaire national aux études du parti socialiste merci infiniment d'être avec nous malgré ce contexte un petit peu particulier bon on y est le débat sur le temps de travail fait son retour j'ai envie de dire on pouvait s'y attendre on l'avait déjà un petit peu senti pendant le confinement puisque geoffroy roux de bézieux en avait déjà un petit peu parlé comment vous voyez cela eric delannoy il faut vraiment le rouvrir ce débat à titre personnel je pense qu'il faut pas leur ouvrir ce débat parce que ça met en jeu énormément de sujets autour des droits acquis du dialogue social et c'est extra je comprends que le mais le medef cherche à l'ouvrir parce que quelque part ce que l'on est en train de vivre là avec les mesures de confinement il ya un vrai sujet sur le retour à une productivité de l'industrie française ou des entreprises françaises d'une manière générale et quand on dit quand on parle de productivité on parle de coût du travail on parle de durée de travail c'est donc mécanique maintenant il ya d'autres manières de faire et je pense que il n'y a pas besoin de relever ce gigantesque débat il ya d'autres priorités bien plus importante isabelle this saint jean vous le comprenez un petit peu je veux voir une grosse baisieux de son point de vue est ce que c'est pas une nécessité économique de peut-être préparer les esprits à travailler plus alors il faut il faut quand même revenir un tout petit peu les 35 heures et sur ce qui s'est passé à l'époque et ans les 35 heures ils ont quand même été globalement créatrice d'emplois c'est pas vrai qu'elles ont généré un coût du travail plus important en france en gros ce oui depuis le début des années 2000 le rythme de la zone euro en termes de coût du travail et ça fait longtemps qu'on travaille plus 35 heures mais plutôt 39 donc première chose pour mettre un peu les choses dans le contexte la deuxième deuxième élément c'est que la ce à quoi on va être au fait face c'est à un afflux majeur de chômeurs non on a déjà six sont plus de 600 mille suppressions d'emplois et à priori du plus il ça relèverait d emploi aux autres ben oui et alors moi il me semble que la priorité s'il ya une priorité aujourd'hui c'est plutôt il ya eu un dispositif qui a été mis en place qui est celui du chômage partiel que l'allemagne avait mis en place en 2008 et qui avait permis à l'allemagne de faire face à la crise de manière beaucoup plus beaucoup moins douloureuse en termes d'emploi est là aujourd'hui le a priori le dispositif va s'arrêter début juin si l'on en croit ce que ni le gouvernement alors que l'allemagne alors que l'allemagne à un dispositif qui lui dure douze mois et d'en cas pour à mon avis l'urgence l'urgence c'est plutôt de prolonger le dispositif comme le fait l'allemagne de gagner du temps passe un petit peu mondiale qui est de commencer à faire travailler un peu plus les salariés je vous donnais un cas extrême évidemment parce que ça fait l'objet d'un article du monde que vous avez donc lui et peut-être vous également isabelle this-saint-jean l' esclavage fait son retour en inde qui sape son droit du travail à quelques jours du déconfinement plusieurs états de l'union indienne ont décidé de porter la semaine de travail à 72 heures il ya quand même une petite musique un peu violente là non oui bien sûr enfin je pense qu'effectivement il faut pas aller danser danser on a toujours quelques forces ralentir réactionnaires qui ont envie de revenir sur les 35 heures même si je gêne un petit peu ce qui a été dit en fait les 35 heures ont eu des dégâts secteur par secteur beaucoup moins dans certains beaucoup plus dans d'autres on sait que ça participe et la désorganisation de l'hôpital par exemple donc je pense que le bon réflexe de geoffrey euros baisieux aujourd'hui c'est de prétendre qu'il faut regarder les choses branche par branche entreprise par entreprise surtout ne pas faire de généralités pour moi l'échec d'un titre personnel l'échec des 35 heures c'est une mesure qui a été fait de manière beaucoup trop globale il faut revenir à des choses qui soient beaucoup plus pragmatique mais bien évidemment encore une fois ne pas aller dans ses extrêmes là qui ne veulent strictement rien dire aujourd'hui il ya d'autres solutions qu'il faut qu'on trouve un notamment sur regarder sur la productivité par rapport aux impôts regard de faim sur des mugs des modes de fonctionnement qui sont un peu différents et ses textes et rafa ont pour en parler mais c'est enfin revenir sur encore une fois la durée du travail et en plus je ne suis pas convaincu enfin moi je suis en faveur de pouvoir défiscalisé les heures supplémentaires pour pouvoir permettre à ceux qui le souhaitent de travailler plus ce que je ne pense pas par contre que on peut se situer à une personne une autre ou augmenter le nombre d'effectifs de très facilement il ya des emplois à fort contenu technologique ou à prestations intellectuelles qu'on ne peut petits ne sont pas interchangeables donc et on sait bien que les métiers qui sont interchangeables sont ceux qui ont les coûts du travail les plus compliqués à faire respecter pour la productivité et pour vous donner un autre exemple l'étranger avant de vous donner la parole isabelle this-saint-jean la libre belgique a publié une tribune titrée ainsi la crise du coronavirus nous aura appris qu'on ne doit pas forcément travaillé trente huit heures par semaine pour faire tourner l'économie faisant le choix de mieux travailler en moins de temps isabelle this saint-jean ouais alors pour juste sur les 35 heures il ya eu des secteurs où effectivement ça s'est traduit par des difficultés mais il ya eu des secteurs où ça a été où la productivité a augmenté à la suite des 35 heures donc faut quand même mais bon mais indépendamment de sang moi je voudrais revenir quand même sur un sujet qui est on va voir arriver là sur le marché du travail sept cent mille jeunes 7ans biden qu'est-ce qu'on en fait comment on leur donne du travail comment on partage le travail donc sais c'est pas seulement le sait cet élément là qu'il faut prendre en compte pour pour traiter la question du temps de travail c'est comment on fait pour que tout le monde puisse trouver un travail comment on fait pour que y ait un partage globale du travail d'autant qu' il faut pas s'y tromper un la crise dans laquelle on est le le frein principal va être un frein du côté de la demande il ya toute une série d'éléments qui montrent que ça va bloquer sur ce point là ça va bloquer sur ce point là parce que effectivement il ya une partie de nos concitoyens qui vont se retrouver dans des filles difficultés salariales parce que l'investissement va baisser parce que les dans certains secteurs il ya des retards qui ont été pris qui seront pas rattrapable ans le tourisme la restauration etc donc on a une baisse de la demande si vous ne faites pas rentrer un certain nombre de gens dans l'emploi vous allez continuer à fragiliser les choses dans un man ou le commerce international va quand même pendant un certain nombre de temps trouver des limites donc cesser quasi mécanique alors moi je veux bien qu'on ressorte les les vieilles recettes de la droite mais c'est pas comme ça que ça marchera pas si j'y reviens sur la table isabelle this saint-jean c'est celui de la fiscalité des plus riches là aussi un vieux débat cette crise va coûter environ 300 milliards d'euros et l'autre petite musique qui monte en ce moment c'est de revoir la taxation du capital en clair de l'augmenter trois idées circulent je vous propose ce tableau augmentation de la flat tax l'impôt sur les revenus du capital création d'une nouvelle tranche d'impôt sur les revenus et troisième idée bien sûr le retour de l' isf même raymond soubie ancien conseiller social de nicolas sarkozy dans les échos nous dit le pouvoir politique aura du mal à y échapper d'une manière ou d'une autre avant de vous demander ce que vous en pensez on va écouter bruno retailleau le patron des sénateurs l air il était au micro de tam traduit tout à l'heure en salle des conférences je considère que ce qui a tué l'économie française c'est une idéologie plutôt gauchistes d'ailleurs consista à dire les pauvres sont pauvres parce que les riches sont riches c'est en france que les riches contribuent le plus il le faut évidemment à la fiscalité nationale donc arrêtons ce genre de débat qui nous mènera nulle part si ce n'est vers des recettes archaïques du passé qui ont vu qu'elle ne servait à rien voilà les sf c'est une invention française c'est que c'était qu'en france qu'on pratiquait cette invention est ce que pour autant l'économie française se portait mieux non c'est en france qu'on a le double du chômage avant la crise plus de 10% alors que les grands voisins développé avec moitié moins de chômage donc savoir soit on veut des emplois et une fiscalité compétitive ou alors on accepte un chômage de masse quoi qu'il en coûte comme dirait l'autre il ya une chasse aux riches eric delannoy ou pas bah c'est assez traditionnelles mais je suis toujours surpris de voir que le monde d'après finalement est plaint d'un recyclage des bonnes vieilles idées bonnes vieilles recettes qu'on essaie de remettre à la bonne sauce donc effectivement quand on regarde l'histoire je suis assez d'accord sur pas mal d éléments qui ont été données par monsieur retailleau c'est qu'avec l'histoire a montré que l' isf n'a pas amélioré l'économie française premièrement deuxièmement quand on parle de 300 milliards en gros 25 milliards par mois 2 sur le rien que sur le chômage partiel lisf c'est 3 milliards par an ça allait 5 milliards mais comme il ya l'ifi 3 milliards par an mais le symbole mais c'est mais on n'est pas à l'heure des symboles chasse est d'accord que les idéologies qu'elle soit de gauche ou de droite sont insupportables généreux on est sur l'efficacité ah c'est pas avec 3 milliards par mois qu'on va résoudre au prétendre à l'opinion qu'on va résoudre quoi que ce soit et je peux même vous dire les riches ils payent ils payent comment les riches ils payent par le fait alors je lie à un petit je veux pas mais je veux pas plus je pas pleurer sur eux vous avez vu que avec la crise du courant d'un virus le nombre de milliardaires a diminué de 20% mais bon ça c'est pour l'anecdote ça c'est pour l'anecdote c'est juste pour la mais néanmoins la manière de faire payer les riches elle est extrêmement simple c'est qu'on travaille sur la répartition de la valeur qu'est ce qui manque aujourd'hui c'est en gros c'est quoi les réflexes qu'on voit aujourd'hui dans les entreprises dans les grandes entreprises dont les impôts se glisse très kabylie capitalistique c'est un réflexe de repli sur soi on va serrer les boulons pourquoi on veut serrer les boulons parce qu'on veut préserver les résultats parce qu'on veut préserver potentiellement les dividendes on veut préserver l'actionnaire donc quelque part on veut préserver les riches même si on compte les actionnaires lequel arena où le capital comment on peut faire payer les riches sans tomber dans les vieilles recettes de l'isf va tout simplement en travaillant sur des mesures qui permettraient de rejoindre fiscalité vertueuse dans laquelle les versements de dividendes seraient surtaxé par exemple les camps revanche tout ce qui serait remis aux investissements d'entreprises tout ce qui serait dans la réparation de la valeur vis-à-vis des salariés tout ce qui serait dans l'écosystème pour faire fonctionner l'entreprise de demain soit soit soit promu si j'en prenais c'est à dire qu'on arrête une idéologie des 15 % du rendement du capital par exemple du contenu des rendements fonds propres pour passer à 5 % les actionnaires se retrouveront très bien les riches seront peut-être un peu moins riche mais ça manière intelligente de taxer la richesse et moi une chasse caricatural aux riches isabelle st jean voilà c'est d'abord je me réjouis d'avoir d'avoir raymond soubie avec moi comme gauchistes pour défendre une taxation exceptionnelle il faut quand même se resituer dans le contexte dans lequel on est on est dans une situation de crise absolument majeur analogues à celles des années 20 analogues à des situations de 2 voilà de deux moments de conflits internationaux au passé c'est vraiment une situation exceptionnelle à tous les moments de l'histoire en est historien de l'économie nous le disent à tous les moments de l'histoire de ce type là il y a eu des situations d'impôt exceptionnel donc je crois que ça fait partie de de l'appel à la solidarité ça c'est le premier élément le deuxième élément fort arrêté avec la musique de la surtaxation absolument insupportable des riches ce discours idéologique sur le fait il y aurait une volonté de de haro sur les riches il ya une volonté de justice sociale il ya une volonté de progressivité de l'impôt et ces dernières années il ya enfin ces dernières décennies ya plutôt une baisse globale de la proximité de la productivité la part dont la progressivité de l'impôt avec notamment la montée d'impôts qui sont des impôts indirects la tva la csg 1 qui donc et on a baissé la produit la progressivité de l'impôt donc il faut reprendre le saint germain un retour de liesse f qui rapporterait 3 milliards versus une crise qui en coûte 300 milliards là il ya nécessité il ya nécessité d'une dune d'une exemplarité d'une solidarité après je dis pas que c'est ça et puisera le dossier fiscal il est clair qu'il faut reprendre la fiscalité notamment sur les multinationales non c'est pas possible qu'on se retrouve dans cette situation où un certain nombre de grands groupes échappent à la fiscalité donc on peut pas simplement traiter le problème de la fiscalité en se focalisant sur un point qui est un point mineur il faut reprendre la fiscalité dans son ensemble et par ailleurs je finirai là dessus il va falloir quand même très très vite en bleu cou à l'idée de pour sortir de la crise il faut immédiatement rentré dans une politique où il faut réduire les dépenses il faut sortir de la dette donc il faut accroître la fiscalité etc on l'a fait la dernière fois en 2008 on a vu ce que ça a fait pour l'europe les politiques austérité en europe alors je sais que tout le monde n'accepte pas ce mot d'austérité enfin quand même de frein 1 ça a fait que l'europe contrairement à d'autres parties du monde et en particulier aux etats-unis ont connu une croissance qui était beaucoup beaucoup plus insatisfaisante donc nous nous prêchent delannoy aider les diabétiques non mais enfin moi je lui ai alors gardez effectivement les politiques monétaires peuvent être un bon outil notamment sur l'utilisation de la dette c'est un point important néanmoins néanmoins enfin moi je ne peux pas me satisfaire de sous prétexte que dans l'histoire on a fait comme ça faut continuer à faire comme ça je veux dire c'est encore une fois une autre manière de dire on va utiliser les mêmes recettes sur des choses qui finalement n'ont pas toujours bouger ou nos potes n'ont pas toujours fonctionné moi ce que j'évoque encore une fois c'est être pragmatique le symbole objectivement c'est pas l'heure des symboles la seule manière de fin seul à seul de vos réponses que l'on va avoir de la part des français si une nouvelle division il ya les riches et les autres il faut faire payer les riches etc c'est le symbole ils veulent servir qu'à ça il va pas servir ailleurs résoudre la problématique économique parce que je veux dire les 3 milliards sur les 300 milliards ça ne fait rien ça ne fait rien revenons sur qu'est ce que c'est que les discussions pour le grand prix mais quand même mais bien sûr c'est difficile entendent mais en même temps je me rapproche l'entrepreneur général je je je je vois très bien ce qu'il faut faire dans l'économie sociale et se dire il ya des solutions les solutions c'est qu'on fasse en sorte que le capital soit mieux répartie par exemple ont ce qu'on fasse en sorte d'avoir une répartition des richesses mieux réparties dans la production de la richesse et non pas dans la taxation de ceux qui en ont je dire à partir du moment où on fera en sorte que les actionnaires soient moins rémunérés parce qu'on a une fiscalité plus vertueuse par rapport aux investissements on aura une taxation de fait d'eux des plus riches mais une taxation intelligente qui est sur l'outil de production qui sur la manière de produire et nip mais non pas sur celui là il possède beaucoup donc il faut faire ce qu'il faut il faut lui concise et ce qu'il a et je terminerai sur une seule chose c'est que dans l'histoire est récente on a bien vu que les comportements fiscaux sont très liés à la politique fiscale la flat tax on est un très bon exemple à partir du moment où vous pouvez avoir des impôts qui baisse et des rentrées fiscales qui rentre c'est très bizarre mais ça existe aussi isabelle je voulais trajet en une minute et on passe au troisième thème non je voudrais juste qu'on regarde les toute fiscalité qui a pu y avoir à dans certains moments dans l'histoire notamment aux états unis avant 2 avant de dire qu'on est sûr d'une surtaxation écrasante des riches s'est pas fait je veux dire il faut pour arrêter je crois que c'est pas vrai tout le monde le sait ça n'est pas vrai et on est dans un moment où il ya besoin de solidarité globale et donc ce point là doit être abordée comme les autres mais encore une fois ça n'est puisera pas le sujet c'est clair que oui je rejoins quand vous dites que il faut reprendre aussi la problématique de la taxation sur les patrimoines et pas seulement se focaliser sur les revenus c'est un ensemble global sur la fiscalité qu'il faut retravailler il faut aussi exploré des pistes sur la taxation des transactions financières pas ce genre de choses voilà je pense 3ème crème des rats mardyck et donc il faut être original troisième débat qui s'est ouvert en france à cause ou grâce à cette crise n'en sais rien c'était la une des échos de ce mercredi regard des relocalisations le nouveau rêve français arnaud montebourg anciens ministres du redressement productif participer à une table ronde sur ce sujet ce matin au sénat et pour lui l'avenir c'est le made in local écouter le monde va rétrécir c'est ce que j'ai voulu dire lorsque j'ai exprimé l'idée que la mondialisation était terminée c'est qu'on va tous imaginé et y compris dans leur construction écologique de notre économie et de notre société on est avec le soutien des consommateurs avec le soutien des contribuables on a tous de plus en plus vérifier où les choses sont produits comment elles sont produites à quel prix pourquoi et vous verrez que les arbitrages comme plus en plus dans le meck in local alors il a raison et isabelle this saint-jean c'est le made in local l'avenir alors c'est clair que cette crise a fait prendre conscience quand même de la fragilité du système global de production et de cette mondialisation et qu' il ya des secteurs sur lesquels il ya vraiment une nécessité de re localisation pour des raisons à la fois d'efficacité pour des raisons aussi de de souveraineté f1 et de risques pris on l'a vu sur le secteur de la santé oms des médicaments des masques donc il ya nécessité de relocaliser il ya aussi nécessité de relocaliser pour des questions environnementales c'est quand même complètement absurde ses chaînes de production qui font que voilà allez les objets avant d'être constituée font le tour du monde dans tous les sens et est trois fois les retours donc on voit bien que pour toute une série de raisons ya besoin de relocalisation pour des questions d'emploi aussi il ya besoin de relocalisation maintenant toute la question c'est lui signale un non non non je dis pas que c'est la solution miracle mais je dis que on a besoin d'aller vers ça c'est clair on a besoin de local il ya un désir de locales et y est allé solution dans ce local maintenant tout ne sera pas dans le local il faut penser à mon avis à tous les échelons c'est vous penser local il faut penser nationale il faudra continuer à récompenser européens et après la mobilisation à mon avis ne va pas s'arrêter du jour au lendemain c'est une illusion il allait bien qu'ils ne sont pas disponibles sur le territoire national et donc les échanges continuant mais en revanche il est clair qu'il faut maîtriser la mondialisation qu'il faut la réguler qu'il faut arrêter avec ces traités internationaux tels qu'on les connaissait a demandé des changes il efficace enfin c'est devenu la pensée magique 1 que leur localisation c'est le nouveau prêt-à-penser économique monsieur montebourg est un peu un jusqu'au boutiste la mondialisation c'est fini si la mondialisation et fétide était finie probablement que nous n'aurions pas eu les solutions au cours d'un virus aussi rapidement puisque tous les laboratoires mondiaux se sont mis on va dire en réseau pour pouvoir trouver les bonnes solutions donc faut faire très attention à ce qu'on dit quand on parle de ce sujet là la relocalisation sur le principe je suis assez d'accord sur le fait qu'il faut il faut penser à la relocalisation maintenant il faut regarder quels ont été les freins à la délocalisation parce qu'on ne pourra pas re la guerre relocaliser uniquement sur des mots magiques et les freins et de localisation c'est quoi c'est qu'on n'a pas les mêmes coûts salariaux que les pays dans lesquels on a des le délocaliser c'est le fait qu'il ya des chaînes de valeurs où on a perdu des savoir faire il fallait trouver ailleurs les savoir faire pour pouvoir travailler parce qu'un produit c'est pas quelque chose qui ce qui ce qui se construit en un seul endroit mais c'est souvent une chaîne de valeur dans lequel il ya beaucoup de parties prenantes donc re localiser ça suppose d'avoir un ensemble de parties prenantes qui soit locale pas seulement l'industrie que l'on veut réaliser donc c'est compliqué à mettre en place ensuite il ya la part d'auxerre dennis quoi c'est un vieux pull c'est pas un voeu pieux et je vais vous donner un exemple où ça marche les masques par exemple relocaliser l'industrie du masque est un produit à très faible valeur ajoutée c'est un petit bout de tissu mine de rien ça va donner de l'emploi à quelques personnes là on parle de solidarité la solidarité pour moi c'est donner du travail à ceux qui n'en n'ont pas et qui dès qu'ils voudraient en avoir c'est pas ne s'est pas désigner une population ça veut dire quoi aujourd'hui qu'est ce qu'on est en train de faire on est en train de travailler sur les coûts évités si vous trouvez des personnes qui sont en situation de non emploi ou qui sont en situation de handicap et donc qu'ils sont à la charge entre guillemets de la collectivité vous allez créer une filière de masse dans lequel vous allez employés d'abord ces personnes là vous n'aurez plus à payer les coûts de la solidarité et donc vous pouvez baisser le coût du travail en mettant en place des aides sur scène sur cette filière là qui permet aujourd'hui de pouvoir construire des masques assez compétitif en france voilà un exemple de ce qui peut fonctionner mais vous voyez une réflexion économique à avoir sur la productivité une réflexion économique à avoir sur qu'est-ce qu'on veut retirer comme mahler et quel écosystème on est capable de mettre en place pour pouvoir localiser je voulais que je n'ai pas simple je vous laisserai pendant 10 secondes isabelle this-saint-jean 10 secondes non mais chez nous ça n'est pas simple et ça se travaille et il faut des politiques et il faut que tous les acteurs se mobilisent la fois évidemment les acteurs économiques mais aussi que l'état joue son rôle de la régulateur et que les collectivités territoriales d'ailleurs certaines là on proposait des pactes de relocalisation je pense en particulier à la région la région paca où il ya eu un impact de leur relocalisation qui est en train d'être mis en place un donc voilà j'ai c'est tous les acteurs doivent jouer leur rôle ça sera une politique de long terme mais je crois que ça arrive ça répond à des nécessités lé nécessité forte une réflexion à mener à ouvrir donc merci en tout cas d'avoir commencé cette réflexion avec nous ce soir sur public sénat merci à vous de nous avoir suivi on se retrouve demain à 18 heures et à 22 heures pour un nouveau numéro d' allons plus loin demain
Catherine Morin-desailly