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interviewC à vous· 21 février 2026 11 min

Un bébé atteint d’une tumeur soigné in utero - Le 5/5 de d’Amandine Bégot

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Tout de suite, le 5 sur 5 d'Amandine Bégot. D'abord, la prouesse de la semaine. -A.Bégot: Oui, une prouesse médicale et c'est une première mondiale : un bébé soigné pour une tumeur avant même sa naissance dans le ventre de sa maman.

Et cocorico, cette prouesse, on la doit à des médecins français et à la coordination de trois de nos hôpitaux : Mulhouse, Strasbourg et Lyon. Ce bébé, c'est lui, Issa. Il a 3 mois aujourd'hui.

Lors de l'échographie du troisième trimestre, la sage-femme détecte une grosse masse au niveau du cou. -Il avait une tumeur. Mon cerveau, il a...

J'ai été déconnectée. Heureusement que mon mari était là. -On entend "tumeur".

Forcément, ça fait peur. On nous a dit "bénigne", donc ça nous a un peu rassurés, mais on était inquiets du fait que ça grossissait vite. On nous a vite expliqué que le danger dans son cas, c'était plus par rapport à la trachée, le fait qu'il ne mangeait pas correctement et sur la respiration. -A.Bégot: Issa souffre d'une tumeur vasculaire très rare.

Ses chances de survie sont minimes. Les médecins décident alors de tester un traitement innovant en passant par sa maman. *-Là, on n'avait pas affaire à une malformation, mais à une tumeur.

Le principe était le même. Il s'agissait de donner le même traitement à sa maman pour que ce médicament arrive à son foetus via le placenta. Le placenta est une espèce de filtre, et quand on donne le médicament à la maman, on ne sait pas exactement ce que le bébé va recevoir.

On a monté les doses à trois, quatre ou à cinq fois ce que reçoit habituellement un adulte. La maman n'a pas eu d'effets secondaires et le traitement a été poursuivi chez Issa, qui va rester encore quelques mois sous traitement. -A.Bégot: Issa reste sous surveillance.

Il a aujourd'hui 3 mois et il va très bien. La réussite de ce traitement ouvre des perspectives de soins considérables pour tout un tas d'autres bébés dans le monde. -M.Bouhafsi: Il est trop beau, en plus, ce petit !

Toujours à propos de santé, le nombre de greffes d'organes a atteint un record l'an dernier en France. -A.Bégot: 6 148 personnes qui ont été greffées en 2025, mais les besoins sont colossaux : 8 705 nouveaux patients sont en attente de greffe.

L'autre chiffre inquiétant qu'on a découvert cette semaine, c'est le taux d'opposition au prélèvement qui continue de progresser, c'est-à-dire le nombre de familles qui s'opposent lors du décès d'un proche : 37 % en 2025. C'est souvent par manque d'information, comme l'explique le docteur Averland de l'Agence de biomédecine. -Aujourd'hui, la plupart des gens ont accès à l'information.

La question est de savoir d'où vient cette information et de vérifier l'information que l'on écoute. Nous devons nous battre contre les fausses nouvelles au quotidien. Après, on a le droit d'être pour ou contre.

La loi nous le permet et c'est très bien comme ça. C'est notre liberté. En tout cas, il faut prendre ces décisions avec les bonnes informations. -A.Bégot: C'est important de le rappeler : en donnant ses organes, un patient peut sauver sept vies.

Yvonnick a perdu l'un de ses fils. Lui et son épouse n'ont pas hésité. *-Ils ont ponctionné sept organes et ils ont sauvé sept enfants.

On a su deux jours après que le coeur de Corentin avait rebasculé dans le corps d'une petite fille. Ca, ça a été pour nous une renaissance. Sa mort n'a pas été une mort qui n'a servi à rien.

Elle a sauvé des gens. Elle a sauvé sept personnes. C'est pour ça qu'on est des fervents défenseurs du don d'organes.

D'ailleurs, du coup, mon épouse, mes enfants et moi-même sommes devenus donneurs d'organes. -A.Bégot: En France, nous sommes tous présumés donneurs d'organes sauf si nous avons exprimé notre refus, de notre vivant.

Pour savoir si un patient décédé était opposé au don d'organes, l'équipe hospitalière pose systématiquement la question à la famille. C'est souvent elle, à l'arrivée, qui tranche. -M.Bouhafsi: On part à Nice avec le miraculé de la semaine. -A.Bégot: Il s'appelle Louis, il a 84 ans et il a été retrouvé sain et sauf après une chute de 80 mètres.

Oui, 80 mètres ! Tout commence samedi dernier. Cet octogénaire niçois, qui souffre de la maladie de Parkinson, part chercher ses clés en milieu d'après-midi.

Le problème, c'est qu'il ne revient pas. Ses proches préviennent les forces de l'ordre, car ils le savent, il y a urgence. *-La première soirée, on a commencé à chercher.

J'ai des amis qui sont descendus de villages à côté pour chercher. Dimanche, pareil, on a commencé à chercher de plus en plus avec des gens, les réseaux sociaux, la police de plus en plus impliquée. Tout dimanche, rien.

La nuit de dimanche, rien. Là, l'inquiétude commence à monter. Le lundi matin, un moment terrible, c'est le regard de ma maman qui me demande : "Est-ce que tu as des nouvelles ?" J'ai dit non, et là, elle a commencé à flancher. -A.Bégot: L'inquiétude grandit, car si Louis ne prend pas ses médicaments, il peut être confus.

Chaque heure compte. Un important dispositif est déployé : des chiens, mais aussi un drone. -Quand j'ai commencé à m'engager, j'ai vu quelque chose qui ressemblait effectivement à un corps. -De loin, on voyait que le corps ne bougeait pas.

C'est en s'approchant qu'on a vu qu'en fait, la victime tremblait parce qu'elle était en hypothermie. -C'est un miracle. La chute, les deux jours passés au sol, l'âge, sans boire, sans manger...

Il revient de très, très loin. -A.Bégot: Un miracle donc, pour ce pompier.

Louis sera retrouvé à 6 kilomètres de chez lui. 48 heures donc sans boire ni manger, mais il va bien. La preuve. *-Une des premières choses que mon papa a dites, c'est : "Je vais me faire tirer les cheveux par ma femme." C'est fou.

Quand ils m'ont raconté ça, j'ai dit : "C'est dingue, il a toute sa tête. "Il est conscient de ce qu'il fait tout en étant dans la confusion." -M.Bouhafsi: On est tous les mêmes, c'est fou.

Un peu de sourire avec le coup d'envoi de la saison des carnavals. -A.Bégot: Je vous parlais la semaine dernière de celui de Nice.

Ca y est, la fête bat son plein également à Rio, temple de la samba. Autre ambiance : Venise. Là, c'est le masque, bien sûr, qui est de rigueur.

Le carnaval s'y est achevé mardi. En Thaïlande, défilé cette semaine dans les rues de Bangkok et procession à l'occasion du Nouvel an lunaire. Regardez bien cet animal.

Il vous fait penser à quoi ? -Y.Goosz: Un cheval-cochon. -M.Bouhafsi: Ca n'existe pas, ça. -P.Larrouturou: Un dragon. -M.Bouhafsi: Un dragon, oui. -A.Bégot: Un lion, un dragon, peu importe.

C'est la nouvelle arme des policiers thaïlandais. Oui, vous avez bien entendu, car à l'intérieur de ce costume, on ne trouve pas des hommes ou des femmes, mais des agents de la police. Ils se sont glissés dans une procession de la danse du lion pour interpeller cet homme d'une trentaine d'années soupçonné de vol et qui leur échappait depuis plusieurs semaines. -M.Bouhafsi: Je verrais bien Paul la prochaine fois à la foire du Trône avec un masque à la prochaine immersion. -P.Larrouturou: OK. -M.Bouhafsi: Amandine, le militant écologiste Paul Watson lance un appel à Emmanuel Macron. -A.Bégot: Appel à sauver les orques de Marineland.

Un an après la fermeture du parc, "la France a un devoir moral et légal "de protéger Wikie et Keijo". Voilà ce qu'écrit Paul Watson dans une lettre qui a été envoyée au président, où il demande la création d'un sanctuaire européen pour accueillir ces deux cétacés. Ce courrier a été envoyé en début de semaine alors que le gouvernement avait annoncé le transfert, sans doute vers l'Espagne et un parc aquatique de Tenerife, de ces deux orques.

C'est, pour l'instant, selon le gouvernement français la seule solution envisageable. -Les orques ne peuvent pas aller à Loro Parque parce que le gouvernement espagnol dit non. Elles ne peuvent pas aller vers des établissements où elles continueront à être exploitées.

La seule solution est de créer un sanctuaire européen quelque part le long des côtes. Il y a 180 000 kilomètres de littoral. On peut trouver un endroit. -A.Bégot: Il y a aussi les dauphins. 23 dauphins d'Antibes devraient être accueillis au zoo de Beauval a priori d'ici 2027. -Nous proposons de réaliser sur 2,5 hectares plus de 10 000 mètres carrés de bassins, plus de 10 bassins, dont 3 immenses lagons représentant l'océan Atlantique, la mer Méditerranée et les tropiques.

Ce sera un centre d'accueil et de sauvetage de dauphins conçu pour l'éducation du public et la recherche scientifique. -A.Bégot: Bernard d'Ormale, l'interdiction des spectacles de dauphins et d'orques, c'était l'un des grands combats de Brigitte Bardot.

Est-ce que vous aussi, vous en appelez à Emmanuel Macron ? -B.d'Ormale: Oui.

C'est épouvantable, ce qu'ils subissent, et ça dure depuis des mois et des mois. Alors, si on arrive à trouver, j'espère...

Ce bassin, s'il arrive à se réaliser, j'espère...

Sinon, ils meurent. Ces animaux ne peuvent plus vivre comme ça. On ne peut pas les relâcher non plus.

C'est impossible. Ils ne savent pas ce que c'est que l'océan. Donc espérons... que ce nouveau centre puisse les accueillir, mais pour ça, il faut le créer. -M.Bouhafsi: On parlait à l'instant du zoo de Beauval.

Il a accueilli cette semaine un nouveau pensionnaire. -A.Bégot: Un beau bébé de 150 kilos, un éléphanteau qui est né dimanche dernier.

C'est une première pour le parc depuis 13 ans. La naissance est d'autant plus belle que ça n'a pas été une mince affaire. Après 22 mois de gestation, il a fallu sept heures à sa maman pour mettre bas, mais heureusement, le bébé va bien. -Ce n'est pas son premier bébé.

Elle en a eu un déjà en 2012. On doutait pas du fait que ça soit une bonne maman. Elle accompagne beaucoup le bébé.

Elle se met en position pour qu'il puisse téter. Elle vérifie avec sa trompe que le bébé est à côté parce qu'elle est aveugle. Elle vérifie pas mal avec la trompe.

Même avec les pieds, elle essaye de le sentir. Donc on sent que c'est une très bonne maman. -A.Bégot: N'Dala, la maman, est aveugle depuis des années et elle se sert de sa trompe comme une canne pour se repérer dans l'espace.

Un autre petit éléphanteau devrait arriver tout bientôt au zoo de Beauval puisqu'une autre femelle à Chantilly est sous étroite surveillance dans l'attente de l'heureux événement. -M.Bouhafsi: Au Japon, une star désormais.

La star du zoo d'Ishikawa est un petit singe. -A.Bégot: Oui, et sincèrement, c'est mon chouchou de la semaine.

Vous allez l'adorer. Regardez ce petit macaque, qui ne quitte plus ce singe en peluche. C'est son doudou.

Il le traîne partout. Ce petit singe, il s'appelle Punch. Il a 6 mois et il a été abandonné par sa mère à la naissance en juillet dernier.

Les soigneurs l'ont donc nourri au biberon. Ils ont veillé sur lui et ont mis à sa disposition tout un tas de couvertures et de peluches, histoire de le rassurer. Punch a donc choisi cet orang-outan.

Il le transporte partout. Il n'hésite pas à se blottir contre lui pour s'endormir. Il le tient fermement lorsqu'il rencontre d'autres singes.

Pas question de lui voler sa peluche. Punch s'est malgré tout habitué à ses congénères. La preuve, regardez : un singe plus âgé l'a pris dans ses bras ces derniers jours.

C'est un geste d'acceptation sociale. -M.Bouhafsi: Merci beaucoup, Amandine.

Je n'entends plus rien avec le casque. C'est assez impressionnant. -A.Bégot: C'est Captain Mohamed ? -M.Bouhafsi: Je vais essayer de dire au revoir comme ça parce que je n'entends plus rien.

Merci beaucoup, Bernard d'Ormale. Merci à vous, Mich2 et Vlad. On a été ravis de vous recevoir.

Dans un instant, nos invités du dîner : François Berléand pour une nouvelle série événement, Jamy Gourmaud, Marie Portolano et Jeanne, la révélation de la "Star Academy". On sera dans l'oeil d'Eglantine Eméyé,