Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Média (sur YouTube)· 8 décembre 2022 30 min

COUPURES D'ÉLECTRICITÉ : ET SI LES RICHES S'EN SORTAIENT ENCORE ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

coupure de courant va-t-on fermer les écoles pendant que les remontées mécaniques seront préservés c'est le titre de la lettre ouverte de l'économiste Maxime combe a Elizabeth borne notre première ministre publié sur le média indépendant basta mag Maxime combe économiste spécialisé dans les questions environnementales et climatiques c'est parti pour l'entretien d'action [Musique] bonjour Maxime bonsoir bonsoir oui on est un petit peu dans la soirée là alors Maxime vous êtes avec nous par zoom je le disais vous avez publié cette lettre ouverte à Elizabeth borne notre première ministre d'ambassamag coupure de courant va-t-on fermer des écoles pendant que les remontées mécaniques seront préservés petit rappel pour celles et ceux qui n'auraient pas suivi le gouvernement a envoyé au préfet une circulaire la semaine dernière pour préparer les départements d'éventuelles coupures de l'électricité qui pourrait concerner 60% de la population mais aucun site critique ou client prioritaire santé industrie on y reviendra bien évidemment Olivier Véran a expliqué que nous serions informés entre J-3 et la veille à 15 heures des journées rouges avec les météo de l'énergie nommée Ecowatt la grosse inquiétude elle porte surtout sur les numéros d'urgence pour les joindre le gouvernement a reconnu qu'il faudrait faire le 112 et qu'il ne pourrait pas être accessible partout les coupures surviendront entre 8h et 13h entre 8h et 13h pour le matin midi et le soir entre 18 et 20 heures et du deux heures maximum pour les passions à haut risque vital comme ceux avec un respirateur artificiel ils seront prévenus à J-2 mais ne pourront pas être exemples de délestage à prévenir enedis sinon on n'a pas plus d'informations sur qui ou à part cette liste des 14000 sites jugés prioritaires gendarmerie caserne de pompiers commissariat hôpitaux etc qui ne seront pas concernés par les coupures et encore la liste est confidentielle ce n'est pas le cas des établissements scolaires et des transports collectifs que vous ne considérez manifestement pas comme prioritaire vous écrivez Maxime et c'est ce que vous avez d'abord voulu pointer dans cette lettre ouverte expliquer nous un petit peu cette lettre ouverte elle devient simplement en réaction un manque clairement de transparence on sait que donc du coup il y aurait une liste de 14000 sites qui seraient préservés de ces délestage et on a ni la liste totale en détail ni les critères qui ont permis de la mettre en œuvre donc bien entendu on a compris que les hôpitaux que finalement ce qui est de l'ordre du régalien de la sécurité n'allait pas être l'objet de délestage de coupure d'électricité c'est bien le moins la moins dangereuse qu'on peut qu'on peut attendre mais finalement on sait pas beaucoup plus et il se trouve qu'en parallèle le mois de septembre dernier les maires des stations de ski qui était très inquiets pour la situation hivernale tant du point de vue de leur facture que de la possibilité de coupure de courant en obtenu l'assurance du moins c'est ce qu'ils disent après une rencontre de ministres avec du ministre du gouvernement à Bercy ils ont obtenu la garantie qu'il n'y aurait pas de coup faire le courant dans les stations de ski et donc du coup moi la première des choses qui me vient à l'esprit c'est comment ce gouvernement peut justifier le fait qu'on ferme des écoles qu'on ferme des crèches ce qui est pas simplement une mesure technocratique c'est ça implique derrière des collectifs de travail des choses extrêmement compliquées à gérer pour le quotidien des gens qui travaillent dans les écoles dans les crèches qui est dans les autres établissements qui sont concernés mais également pour celles et ceux qui vivent avec ces services publics et qui en ont besoin au quotidien quand dans le même temps finalement les romans des mécaniques peut-être de Courchevel de Tignes ou de Megève continueront à fonctionner donc là finalement on se rend compte que le il y a finalement le sur cette question là le même type de débat que le débat qui avait pas vu venir et qui avait extrêmement mal géré le gouvernement pendant la pandémie de covid sur finalement quelles sont les activités jugées essentielles de celles qui ne sont pas jugés essentiels là c'est pas le terme essentiel qui est utilisé c'est en prioritaire et on peut très bien se poser la question est-ce qu'il est prioritaire que les remontées mécaniques de Courchevel et Megève fonctionne ou bien est-ce qu'il est prioritaire qu'un maximum d'écoles continuent à fonctionner en cas de coupure de courant pour monter mécanique et des stations de ski est-ce qu'il va pouvoir être tenu là au fait de la situation parce que c'est ce qui avait été promis en septembre mais là par rapport enfin maintenant on est en décembre il y a plusieurs annonces et circulaires qui ont été envoyés est-ce que ça va pouvoir être retenu à votre avis strictement rien c'est à dire qu'aujourd'hui celles et ceux qui savent précisément quelle sera la situation énergétique au mois de janvier au mois de février alors que nous connaît même pas la météo et le temps qu'il fera et que une différence d'un degré peut avoir des effets extrêmement notables sur la quantité d'énergie nécessaire de chaque journée donc du coup ceci on en sait strictement rien moi mon interrogation elle est simplement finalement de nature extrêmement politiques ce qu'il ce que le gouvernement définit de manière ou qu'on nous présente de manière extrêmement technocratique sur le mode en fait nous confiance on a défini quelles sont les 14 ucides qui seraient prioritaires et donc à partir de là il ne faudrait pas attiser les peurs c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron encore hier ou ce matin si je dis pas de bêtises il ne faudrait pas travailler ces scénarios de la peur quand dans le même temps tous les préfets sont en train d'organiser des réunions avec les élus locaux pour le expliquer comment fonctionner les délais stage et si delestage il doit y avoir et bien la vision technocratique de ce gouvernement qui consiste à dire faites-nous confiance on a défini ce que sont les sites que nous pourrons couper et nous allons bien gérer cela ne mon point de vue n'est pas acceptable dans la façon dont elle est la réponse est amenée parce que il y a des enjeux extrêmement importants de savoir finalement qui va être coupé et que ces questions vont nécessairement surgir sur qu'est-ce qui est réellement prioritaire de ce qui ne l'est pas en fait ce que ce que l'on coupe ce que l'on ce qui va les activités qui vont être l'objet de délestage en fait on dit beaucoup sur la société dans laquelle ce gouvernement veut nous faire vivre et nous a dit beaucoup sur la société dans laquelle nous vivons déjà et donc du coup c'est ce débat là qu'il faudrait avoir collectivement tous les Françaises et les Français sont suffisamment en capacité de comprendre s'il doit y avoir des délaissages et bien il faut s'organiser de la meilleure manière possible mais le gouvernement ne pourra pas s'exonérer dans des bas finalement sur l'utilité sociale l'utilité économique l'utilité écologique des activités qui seront préservées des activités qui seront l'objet de cette stage justement on va revenir sur les enjeux politiques juste après une dernière question justement sur ce parallèle entre les écoles et les stations de ski parce qu'il est très intéressant et c'est vrai que l'exemple que vous avez pris était assez intéressant est-ce que ce choix si jamais on les stations de ski étaient vraiment préservées par rapport aux écoles est-ce que ce serait est-ce que c'est pour sauver les professionnels de la montagne déjà affectés par le covid etc ou est-ce que là on a vraiment à faire un choix de classe si ce choix est confirmé ce que ce dont je n'ai pas aujourd'hui la preuve donc du coup moi j'appelle effectivement Elizabeth borne et le gouvernement à nous expliquer quels sont réellement les 14000 sites qui seront préservés et comment ils ont effectué ces choix-là et est-ce que la promesse qu'ils ont fait au station de ski ont septembre tient-elles encore et si tel est le cas parce que donc du coup il faut comprendre que les délaissage vont être organisés sur un plan géographique donc c'est quartier par quartier ville par ville zone rurale par zone rurale que ce délestage va être organisé et donc du coup à partir du moment où c'est un délestage sur par zone géographique et semble-t-il que il n'y a pas d'autres manières techniques de procéder eh bien cela veut dire que effectivement des activités absolument essentielles pour la majorité d'entre nous notamment les plus pauvres les plus précaires que sont les services publics vont être coupés au moment où des activités sur d'autres zones qui sont des activités qu'on pourrait par ailleurs jugé non essentiel tels que les remontées mécaniques ou telles que les piscines pour des un public extrêmement sélect des piscines ouvertes chauffées à 29 degrés et bien ça on peut juger que pendant deux heures pendant une matinée pendant une soirée c'est peut-être pas des activités extrêmement essentielles et donc ce que c'est celle-là qu'il aurait fallu couper et donc à partir du moment où ils ont organisé et planifié les délaissages possibles par zone géographique nécessairement on peut avoir un débat sur l'utilité le bien fondé de ces délaissage et de mon point de vue effectivement ça pose la question de qui vont être les plus lésés par ces délaissage là et on sait très bien que ce sont plutôt celles et ceux qui ont besoin des services publics au quotidien pour essayer de vivre bien et donc ces services publics ce sont les services publics de transport les services publics scolaires les services publics d'accès à toute une série euh de de de d'administration qui vont vont payer qui vont être les les plus victimes de ces délestage et donc du coup effectivement ce qui m'intéresse c'est de de mettre en lumière le fait qu'on pourrait très bien avoir à partir du moment où on a décidé d'avoir des délaissages géographiques on pourrait très bien avoir des images qui nous reviennent des remontées mécaniques de station plutôt tournée vers les classes les plus aisées donc Courchevel et Megève qui fonctionne tandis que les écoles ou les ascenseurs de la Seine-Saint-Denis seront arrêtés et là il y a un véritablement un problème on aurait pu peut-être envisager une autre option qui aurait été de dire et bien en période de nécessaire de lestage et bien nous demandons à tel et tel activité économique qui sont jugés comme étant peut-être les moins absolument nécessaires aux prioritaires et bien ce sont à celle-ci que nous avons demandé de a été prioritairement et donc nous aurons pu compter là dedans les remontées mécaniques mais également un certain nombre d'activités qui ne seraient pas jugées comme immédiatement nécessaire pour le quotidien des Français en période de tension et donc c'est cette question là qui est posée et qui finalement vient recouper également les questions qui ont été soulevées à travers le plan de sobriété que que la première ministre a à présenter un plan de sobriété qui ne prévoyait quasiment strictement rien sur le développement des services publics rien sur l'isolation des logements et une sobriété qui était principalement renvoyée à une responsabilité individuelle et bien nous avons là finalement le décalque sur la question du délestage finalement sur la question du rationnement de l'accès à l'extrécité la même chose qu'il s'est présenté sur la question de la sobriété c'est qu'on est renvoyé à une responsabilité individuelle et on nous explique que la technologie avec cette application Ecowatt va nous informer et nous permettre de prendre les bonnes décisions sur le plan individuel alors que tout cela est le fruit de responsabilité collective juste un tout petit mot sur l'application Ecowatt selon les associations il y a aujourd'hui 14 millions de personnes en France qui sont victimes de ce qu'on appelle électronisme c'est-à-dire qu'ils n'ont pas accès à ces applications parce qu'ils n'ont pas de téléphone portable qui le permettent ou parce que ils ne savent pas utiliser ce genre d'application et 14 millions de personnes c'est extrêmement beaucoup et donc du coup en finalement en rendant uniquement numérique le dispositif d'alerte sur les éventuelles rationnements d'accès à l'électricité est également en soi problématique je reviens sur ce que vous avez dit juste avant juste avant ça c'est vrai que vous vous pointez pas que le ski etc comme dichotomie par exemple les ascenseurs des tours du 93 par rapport aux piscines du 16e donc on va vraiment voir quelle zone quel quartier quelle région seront entre guillemets choisis ou en tout cas pointer pour avoir ses coupures de deux heures je me rappelle d'hier dans toujours debout on a pointé il me semble que c'était hier on a pointé la différence de de consommation d'électricité entre dans les quartiers parisiens et c'est vrai que c'est les quartiers les plus riches qui consomment beaucoup plus que les quartiers les plus pauvres donc avoir comment seront orientés les choix en tout cas on suivra ça aux médias et on sera ravis de vous recevoir pour parler de ça forcément tout ça ça agite depuis quelques jours surtout avec une population qui a jamais vraiment eu l'habitude de connaître de telle mesure par l'État j'entends car ne pas avoir de chauffage et ou d'électricité c'est malheureusement comment pour les Français les plus pauvres sur ce vent de panique Emmanuel Macron a répondu on l'écoute on y revient juste après avec vous Maxime ce débat est absurde étape absurde le rôle des autorités publiques des entreprises publiques ça n'est pas de transférer la peur ni de gouverner par la peur et donc le rôle du gouvernement des ministres des opérateurs c'est de faire leur travail pour fournir de l'énergie c'est tout et ensuite c'est d'appeler chacun la responsabilité pour qu'il y ait de la sobriété c'est pas de commencer à faire peur aux gens avec des scénarios absurdes et des choses comme j'ai entendu ces dernières heures stop à tout ça qu'est-ce que vous pensez de cette déclaration Maxime il me semble que c'était aujourd'hui ou hier par rapport aux réactions qu'il y a eu après la première interview sur TF1 non mais c'est une une réaction par rapport à ce qu'a dit le porte-parole d'enedis sur une télé en direct je pense que c'était BFM ou se porte-parole d'enedis est effectivement assez peu responsable de mon point de vue en disant publiquement que peut-être que les gens qui sont aujourd'hui avec des aspirateurs des respirateurs artificiels chez eux et dans une situation médicale extrêmement compliquée ne seront pas préservés par ces délestages et qui donc du coup pourront être l'objet de de lestage et donc du coup il y a les mois qui s'est propagé suite à cette déclaration là les mois justifiés et tout cela de mon point de vue enfin le sans doute que le porte-parole d'enedis n'avait pas à dire cela comme cela c'est un peu ridicule que des gens qui sont en situation extrêmement difficile apprennent par le porte-parole des nudistes dans une interview sur BFM TV à quelle sauce ils vont être mangés mais les actions de d'Emmanuel Macron donc on vient absolument pas cette situation énergétique là elle intervient deux ans après même pas un an et demi après une pandémie ou le gouvernement a fait étalage de son impréparation et de son incapacité à gérer une situation qui n'avait pas anticipé à nous dire n'importe quoi sur les masques et puis bon je sais pas refaire l'histoire tout le monde la connaît et là ce qu'on nous demandons ce qui serait une logique d'obtenir de ce gouvernement c'est la totale transparence alors la transparence sur les consommations d'énergie et sur par exemple les stocks de gaz sur l'évolution du nombre de réacteurs nucléaires qui vont pouvoir fournir d'électricité en France on a bien progressé de ce point de vue là mais ce sur quoi on n'a pas progressé c'est finalement ce que viennent de décider le gouvernement et les préfets c'est à dire c'est 14000 sites qui seront préservés et donc du coup qu'il rentre public cette liste là qu'ils expliquent quels sont les critères qui ont contribué à la mettre à la mettre en place et que nous ayons justement un débat un débat apaisé serein et général dans la société sur comment on organise ce rationnement la stationnement il est finalement voulu et n'est rendu nécessaire parce que il y a un problème de capacité à offrir suffisamment d'électricité de gaz possiblement également à l'ensemble des consommateurs de ce pays et bien en période de situation de rationnement il n'y a pas meilleures solutions de mon point de vue que de s'entendre collectivement à l'échelle d'une société sur quels sont les activités qui sont réellement prioritaires et celles qui ne le sont pas et si ces activités là ne sont pas prioritaires parce qu'on nous considérons que effectivement à mon moment donné s'assurer que les écoles et les crèches puissent continuer à être alimentés à l'électricité et que par exemple toute une série d'activités qui peuvent être jugées comme non prioritaire ne le soient plus et bien ça cela faisait partie du débat public et on va être de plus en plus confronté à ce type de questions là du point de vue soit du réchauffement climatique et donc de ces émissions de gaz à effet de serre disproportionné que relâche les populations les plus riches et donc c'est privilège carbone qui danse de fait les populations les plus riches par rapport au reste de la population ou en période de rationnement d'accès à l'eau à l'électricité à l'énergie en général pour bien commun en général et bien ce rationnement là soit on laisse le marché opérer et ça va être la catastrophe soit on laisse une technocratie qui est celle finalement des préfets et d'un gouvernement décidé pour l'ensemble d'entre nous et en leur faisant confiance pourquoi pas mais l'expérience nous a montré que c'était pas nécessairement la solution la plus appropriée soit nous avons un débat de société sur finalement dans cette situation de rationnement et de lutte contre le réchauffement climatique donc nécessairement de restriction ou de limitation des consommations dans cette période de fin de l'abondance le fin d'accès finalement généralisé et sans limite de toutes et tous à des ressources naturelles qui aujourd'hui soit font défaut soit donc il faut limiter la consommation du point de vue la lutte contre le réchauffement climatique le protection de la biodiversité et dans ce cadre-là si on est un peu sérieux et bien il faut un débat général collectif et une forme finalement de de démocratisation des choix qui sont effectués pour avoir une planification des rationnements et une planification écologique qui soit démocratique dans ce pays là donc c'est ça les enjeux qui sont derrière ces questions de rationnement qui sont soulevés cette semaine comme dans beaucoup d'autres domaines ou même dans des petites crises ou grosses crises on a on a affaire là une politique qui appelle à la responsabilité individuelle vous avez un petit peu parlé on va revenir dessus on écoute juste avant Emmanuel Macron à ce sujet c'est la responsabilité du gouvernement en lien avec tous les acteurs compétents de préparer ces scénarios pour permettre que le pays soit en désordre complet c'est des choses très pragmatiques pas faire partir les trains si dans quelques heures après on doit couper l'électricité des choses comme ça ce sont des scénarios et dire fictifs oui mais il faut les préparer pour que tout le monde soit là mais je vous le dis avec beaucoup de clarté aujourd'hui et beaucoup de force si tous ensemble nous tenons le plan de sobriété qui a été présenté par le gouvernement par la première ministre et les ministres compétents il y a quelques semaines c'est à dire d'environ 10% par rapport à nos consommations habituelles et c'est pas arrêté de produire arrêter de travailler non c'est des choses raisonnables elles ont été détaillées si on fait tous un peu attention et à côté de ça si EDF continue le travail et j'ai plein de confiance dans les l'ensemble des salariés d'EDF et son président directeur général alors oui nous pourrons passer même avec un mois de décembre un mois de janvier froid cette période ça dépend de nous et donc mon message c'est responsabilité mais en aucun cas panique est-ce que tout ce qu'on vient d'entendre est les politiques qui ont été choisies est-ce que ça révèle pas une politique en fait qui est présente depuis plusieurs années vous écrivez cette situation et le fruit d'année d'errance des pouvoirs publics oui c'est le fruit d'un adhérent sur lequel je vais revenir mais il faut bien se rendre compte que la situation là est complètement nouvelle c'est la première fois pour depuis des dizaines d'années dans ce pays que finalement l'ensemble d'entre nous nous retrouvons confrontés au fait que l'accès à l'énergie et pas un accès nécessairement garanti à 100% et sans aucune limite telle que nous l'avons vécu ces dernières années et donc ça ça nécessite à la fois finalement des formes d'éducation populaire mais aussi de délibération collective sur quels sont les réponses collectives que nous apportons à cette nouvelle situation et de ce point de vue là le plan de sobriété qui a été présenté par Elisabeth borne dans lequel il y a des choses avec lesquelles on peut être en accord ne convient pas d'abord parce que il n'est pas le fruit de cette délibération collective mais quelque chose qui nous est imposé d'en haut sans que nécessairement la majorité d'entre nous ait eu la capacité à un moment donné de donner son avis là-dessus donc ça c'est problématique en soi et notamment ce plan de sobriété il est problématique après dans son contenu parce que nous avons aujourd'hui un plan de sobriété qui ne prévoit pas de réduire les inégalités de consommation et donc d'agir également sur le fait que ce sont aujourd'hui les plus riches qui effectivement utilise le plus d'énergie dans ce pays et il faut bien comprendre que la sobriété sans égalité c'est comme ça que les résumé c'est en fait l'austérité pour les plus précaires et les plus pauvres la sobriété semble développement des services publics et bien c'est la c'est l'austérité pour la majorité d'entre nous qui avons besoin de services publics de transport et autres de manière bien plus développée et le dernier élément c'est que ce plan de sobriété sans amélioration des dispositifs visant et permettant d'isoler les logements et bien c'est la précarité énergétique aggravée pour pour beaucoup d'entre nous et après la situation actuelle effectivement elle n'est pas simplement que le fruit je ne sais pas moi de du fait qu'il y a plus de réacteurs nucléaires à l'arrêt que d'habitude ou que de la guerre en Ukraine et de la décision de Vladimir Poutine de d'envahir l'Ukraine cette réalité à laquelle nous sommes confrontés et elle est aussi le fruit du fait qu'il n'y ait pas eu de politique de transition énergétique de politique de sobriété énergétique et de qui soit à la hauteur des enjeux de ces dernières années et donc du coup on paye l'un finalement les les conséquences de politique qui n'ont pas été suffisamment ambitieuse à la fois de Nicolas Sarkozy de François Hollande et du premier quinquennat de de d'Emmanuel Macron un seul exemple pour un seul chiffre pour justifier cela le Grenelle de l'environnement alors pour les plus jeunes d'entre vous ça veut pas dire grand chose mais c'est en gros c'était la première grande rencontre ou qui mêlaient l'ensemble des acteurs économiques syndicaux associatifs ONG qui a été organisé par Nicolas Sarkozy en 2008 lors de ce Grenelle de l'environnement un certain nombre d'objectifs ont été fixés notamment en termes de rénovation et d'isolation des bâtiments et ce qui a un petit calcul qui a été fait qui n'est pas de moi que j'emprunte qui montre que si les objectifs d'isolation des bâtiments qui avaient été pris en 2008 avait été tenu en 2020 et bien nous économiserions déjà aujourd'hui l'équivalent de ce que nous importons de gaz de Russie avant le début de la guerre en Ukraine donc en fait si on avait simplement tenu ses objectifs là s'ils avaient simplement été atteints en les gens on n'aurait pas un problème aujourd'hui de rationnement de l'énergie et donc ça c'est problématique et c'est problématique parce que les leçons ne sont pas tirées que vient de faire le gouvernement c'est de ne pas augmenter les crédits qui sont dédiés à la rénovation énergétique des bâtiments ou les a augmenté de la peine 100 millions d'euros c'est à dire moins que l'inflation donc en fait le gouvernement a déjà prévu de rénover moins de bâtiments en 2023 que ce qu'il en a rénové et isolé en 2022 donc c'est c'est pas sérieux et le deuxième deuxième la deuxième donnée qu'on peut qu'on peut partager là-dessus si vous le permettez c'est c'est aussi de se rendre compte que on pourrait avoir amélioré très sensiblement la situation si la France avait développé une politique de déploiement d'énergie renouvelable tel que elle s'est enfin au niveau des objectifs qu'elle s'était fixées aujourd'hui la France est le seul pays de l'Union européenne à ne pas avoir atteint ses objectifs en termes de déploiement d'énergie renouvelable elle va devoir même payer 500 millions d'euros de pénalité pour cela et du coup si on avait atteint nos objectifs on aurait un petit peu plus de 60 terawatt-heure supplémentaires de production possible mais grosso modo on aurait aujourd'hui en termes de production électrique sur le territoire national suffisamment pour faire face à cette situation difficile que nous avons aujourd'hui que nous avons cet hiver et à laquelle nous devons faire se passe donc du coup quand on met les deux à l'heure à côté de l'autre et bien on se rend compte que les gouvernements passés sont responsables du fait que l'on consomme trop d'énergie aujourd'hui parce qu'on n'a pas suffisamment isolé les bâtiments et que parce qu'on n'a pas suffisamment de développer les énergies renouvelables et bien on a des productions insuffisantes qui auraient permis de couvrir la difficulté dans laquelle nous sommes pour cet hiver 2022-2023 c'est ça en fait c'est parce qu'on a l'impression qu'on réagit à quelque chose qui nous tombe dessus sans qu'on puisse y faire grand chose et en fait par tous ces rappels que que vous nous faites on voit bien que la situation est tout à fait inverse une dernière question pour pour conclure est-ce que dans tout ça malgré tout ce que vous pointez est-ce que c'est pas une bonne chose qu'on parle enfin de sobriété même si là elle est un peu elle est complètement subie moi c'est une des une des choses que je mets au crédit de ce gouvernement et d'Emmanuel Macron alors pendant longtemps ils nous ont limite ils ont insulté ou jeté ils ont jeté en pâture ça faisait ceux qui pointaient le besoin de discuter et de remettre en cause un certain nombre de production et de consommation pour réduire notre impact sur la planète pour économiser de l'énergie économiser des ressources on se souvient des termes Amish ou autre pour les écologistes mais il faut leur faut aujourd'hui les créditer du fait que ils ont ouvert un débat sur la sobriété dans dans ce pays et donc ça c'est extrêmement positif que nous ayons un débat de ce type là maintenant la question c'est de ne pas rester au milieu du guet à partir du moment où vous ouvrez un débat sur la sobriété et bien la sobriété ce n'est pas uniquement la chasse au gaspi ce n'est pas jugement le fait de ne pas trop gaspiller d'énergie ça le fait de ne pas gaspiller l'énergie ce sont des politiques d'efficacité énergétique nous avons besoin de politique de mesure d'efficacité énergétique nous avons besoin effectivement de s'assurer que on ne gaspille pas l'énergie pas plus qu'on ne gaspille l'eau pas plus qu'on gaspille finalement aucune ressource en quantité limitée sur cette planète mais la sobriété c'est en fait s'interroger sur le bien fondé et l'utilité sociale l'utilité économique l'utilité écologique de l'ensemble de nos productions et consommations sur dans un pays dans un pays donné où à l'échelle de la planète et manifestement il y a des consommations il y a des productions sur en France ailleurs en Europe et à l'échelle mondiale qu'il va falloir réduire qu'il va falloir même peut-être supprimer totalement et donc du coup c'est ce débat là qu'il faudrait avoir et c'est ce débat que ce gouvernement et on a entendu les extraits d'Emmanuel Macron mais en entendu également Scandi Elizabeth borne c'est ce débat là qu'ils ne veulent pas avoir c'est finalement dans le dans ce qu'on a aujourd'hui en termes de production sur les territoires national d'importation des autres pays de la planète et finalement ce que nous consommons toutes et tous ici et bien qu'est-ce que nous décidons de conserver qu'est-ce que nous décidons de réduire progressivement et qu'est-ce que nous décidons d'arrêter immédiatement et donc de ce point de vue là tous les débats qui a pu y avoir sur le bien fondé des vols en jet privé mais également finalement le bien fondé de l'arrosage des golfes ou là le fonctionnement des remontées mécaniques pendant que nos écoles seront fermées tout cela est le même débat c'est quelle est l'utilité sociale économique écologique de l'ensemble des activités que nous avons sur le territoire national et quels sont celles du coup qu'il faut s'accorder à réduire ou à arrêter plus ou moins immédiatement et c'est ce débat là qu'il faudrait avoir aujourd'hui la sobriété c'est d'abord un débat d'émancipation individuel et collective et se réapproprier finalement les enjeux politiques qui peuvent politique au sens noble du terme de d'organisation de la cité dans laquelle nous vivons sur finalement quels sont les activités que nous maintenons et des activités que nous pourrons éventuellement faire croître plus d'éducation plus de santé et celles que nous consentons à réduire parce que il en va de la possibilité de maintenir une existence pérenne sur cette planète donc c'est une lettre ouverte à Isabelle pour l'instant vous n'avez pas eu de réponse à cette lettre je suppose on se tiendra au courant si jamais il y avait devant la porte une réponse à cette lettre en tout cas merci beaucoup d'être venu nous apporter votre éclairage sans mauvais jeu de mots sur ce plateau merci encore beaucoup Maxime Condette d'être venu merci pour l'invitation