Une heure d'entretien dans « Questions politiques » sur France Inter
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut aujourd'hui sauver l'agriculture française sans ruiner la planète selon vous ?
- 3:09OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il faut laisser vivre tranquillement les agriculteurs ou les éleveurs français sans leur imposer trop de normes ?
- 4:27RelanceRéponse directe
Est-ce que vous laissez vivre tranquillement les agriculteurs en les laissant vertueux ou vous imposez des échéances pour modifier leur façon de travailler ?
- 6:24OuverteRéponse directe
La stratégie Farm to Fork va-t-elle compliquer la vie des agriculteurs ou pas ?
- 7:40OuverteRéponse directe
À très court terme, la sécheresse hivernale fait peser un risque énorme sur les agriculteurs. Quelle réponse doit-on apporter ?
- 12:00RelanceRéponse partielle
Si on a un stock d’eau qui baisse, il faut faire des arbitrages entre activités. Quels arbitrages préconisez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45François-Xavier BellamyFait
« l'agriculture française aujourd'hui elle est en danger de mort et elle est en danger de mort d'abord parce que justement les normes européennes en particulier mais aussi la manière dont la France les applique avec une sur transposition permanente sont le signe d'une espèce de myopie étrange de l'Europe à l'égard de la question climatique »
- 1:22François-Xavier BellamyFait
« les agriculteurs français aujourd'hui sont ceux qui respectent les normes environnementales les plus élevées au monde »
- 3:09François-Xavier BellamyFait
« ils l'ont déjà énormément modifié et ils sont toujours en train de le faire »
- 5:07François-Xavier BellamyFait
« le paradigme de montrer l'exemple qui a détruit l'agriculture française »
- 7:00François-Xavier BellamyFait
« il faut qu'on assure notre souveraineté alimentaire et l'écologie ça viendra ça passera après »
- 8:55François-Xavier BellamyFait
« la prochaine crise elle sera probablement ni sanitaire ni sécurité la prochaine crise elle sera peut-être alimentaire »
- 10:07François-Xavier BellamyFait
« aujourd'hui la production mondiale nourrit 12 milliards d'habitants on est 8 milliards seulement donc ça veut bien dire qu'on met trop de choses sur les marchés »
- 14:22François-Xavier BellamyChiffre
« la retraite moyenne délivrée en France elle est de 1950 euros pour un homme 1150 euros pour une femme »
- 15:34François-Xavier BellamyChiffre
« la clause du grand-père à la SNCF c'est 120 milliards d'euros »
- 22:26François-Xavier BellamyChiffre
« il y a 20 ans il y avait 2,6 actifs par retraité aujourd'hui 1,6 »
- 37:58François-Xavier BellamyFait
« le gouvernement a mené au cours des dernières années une politique qui en réalité est plus irresponsable encore que celle que la gauche avait menée »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
France Inter question politique Thomas negarov bonjour François-Xavier Bellamy bonjour député européen je préfère euro député je serai plus joli député européen moi aussi vice-président des républicains seul vice-président désormais vous étiez deux vous n'êtes plus qu'un seul premier vice-président parce qu'il y a d'autres vices présidents exécutifs chez vous on va revenir sur la réforme des retraites mais commençons par l'actualité du week-end l'agriculture le salon de l'agriculture vient le président de la République a passé je crois 11h30 dans les allées à déambuler un président pris à parti par militant de dernier rénovation et une question qui moi me semble assez juste sur par rapport à ce qui s'est passé globalement autour des pesticides autour de la question de l'eau sur lesquels on va revenir évidemment avec vous est-ce qu'on peut aujourd'hui sauver l'agriculture française sans ruiner la planète selon vous bien sûr et ne pas sauver l'agriculture française s'est ruiner la planète la vérité c'est que l'agriculture française aujourd'hui elle est en danger de mort et elle est en danger de mort d'abord parce que justement les normes européennes en particulier mais aussi la manière dont la France les applique avec une sur transposition permanente sont le signe d'une espèce de myopie étrange de l'Europe à l'égard de la question climatique et de la question environnementale en fait la question environnementale c'est un défi global c'est un défi international et la vérité oblige à dire que les agriculteurs français aujourd'hui sont ceux qui respectent les normes environnementales les plus élevées au monde le problème c'est que quand vous leur imposez les normes qui sont extrêmement contraignantes et que simultanément vous laissez le marché ouvert à toutes les importations en fait vous ne résolvez en rien le problème environnemental vous êtes juste en train de détruire votre agriculture puisque Emmanuel Macron dit on appliquera pas les accords de libre-échange s'il y a pas une clause de réciprocité ou en tout cas si on fait pas mieux quand on apporte que ce que on impose les agriculteurs français est-ce que vous notez ce changement ou pas j'ai une vraie question à poser Emmanuel Macron quelle est la ligne exacte du Gouvernement sur ce sujet il y a quelques jours seulement quelques jours au Parlement européen les députés de la majorité macroniste se sont félicités d'avoir fait voter un texte sur la réponse à alira américain un texte qui parlait de la stratégie que l'Europe devait suivre pour pouvoir reconstruire son économie et dans lequel au fond l'un des projets les plus saillants c'est le fait qu'il faut ratifier le plus rapidement possible non seulement le Mercosur mais aussi beaucoup d'autres accords de libre-échange avec l'Australie par exemple avec la Nouvelle-Zélande dont on sait très bien que si ils sont signés c'est tout simplement par exemple la fin de l'élevage en France c'est la fin de l'élevage français on a déjà perdu 100 000 exploitations agricoles en 10 ans en France et on sait très bien que si on continue d'ouvrir le marché prenez le Mercosur qui aujourd'hui l'un des marchés les plus protégés au monde donc les exportations les importations sont difficiles avec le Mercosur c'est exactement ce qui intéresse bien sûr beaucoup de nos voisins européens qui sont exportateurs et qui veulent absolument pouvoir se saisir de ce marché on sait très bien que si on le fait on va vers une catastrophe environnementale supplémentaire alors j'entends Emmanuel Macron dire au salon d'ailleurs il a dit de manière très ambiguë il a dit pour l'instant il ne faut pas ratifier le Mercosur mais moi je m'inquiète beaucoup de cette incohérence parce que encore une fois si on regarde ce que font aujourd'hui les députés d'Emmanuel Macron il soutiennent au Parlement européen et ça a été un débat très visible et très politique il soutiennent un agenda de ratification accélérée pardon pour vous est-ce qu'il faut laisser vivre tranquillement les agriculteurs ou les éleveurs français ne pas leur imposer trop de choses comme dans l'exemple d'une glyphosate ou des néonicotinoïdes considérant qu'ils ont ils doivent avoir leur agenda et que sans les forcer ils vont être spontanément vertueux aujourd'hui on peut pas dire qu'on les laisse vivre et pour être agriculteur je crois moi j'ai entendu votre chronique avec beaucoup d'intérêt que c'est à eux qu'on devrait décerner la Légion d'Honneur bien plus qu'à Jeff Bezos parce que il continue de nous nourrir malgré non mais pas du tout je me permets de cette digression je me permets cette digestion non mais elle est importante parce que je partage moi votre votre révolte et celle qui ont exprimé beaucoup d'élus de gauche de droite sur cette décoration secrète d'ailleurs qui pose un vrai problème parce que c'est une décoration publique normalement la Légion d'honneur mais moi ce qui me pose problème c'est pas que Jeff Bezos soit riche c'est que le modèle économique mais c'est sur quoi vous avez pointé l'incohérence d'Emmanuel Macron qui en même temps voit les plus démunis et puis les plus favorisés ce qui me pose le plus de problèmes c'est que le modèle économique de Jeff Bezos c'est celui qui contribue à fragiliser notre société c'est celui qui représente un impact environnemental majeur c'est celui qui détruit les filières je pense par exemple à la filière de l'édition à la filière du livre et au fond la grande question c'est celle du modèle économique de demain aujourd'hui vous demandiez est-ce qu'on laisse vivre les agriculteurs je demande pas si on les laisse vivre je demande vous au pouvoir est-ce que vous laissez vivre tranquillement en se disant alterminer son vertueux ou est-ce que vous imposez des dates un échéancier pour qu'il se modifie leur façon de travailler encore une fois ils l'ont déjà énormément modifié et ils sont toujours en train de le faire et moi je dis une chose très simple si nous étions au pouvoir je crois que la première des choses à faire serait de ne jamais imposer une norme à nos agriculteurs que nous n'imposions pas simultanément à tous les produits que nous importons et là c'est un peu la révolution pas tellement excusez-moi de vous dire mais sur beaucoup de sujets le gouvernement est toujours en train de dire nous devons être les plus nous devons montrer l'exemple c'est le paradigme de montrer l'exemple qui a détruit l'agriculture française pourquoi parce que en fait nous faisons tout seul ce que les autres ne font pas aussi bien dans le monde que même en Europe vous parliez du glyphosate mais si nous sommes les seuls à interdire les glyphosate aux agriculteurs français en réalité dans les autres pays européens ce qu'il faisait mais pas interdit une décision globale il y a beaucoup de décisions globales qui sont prises au plan européen il y a beaucoup de normes la réciprocité en fait c'est tout l'intérêt c'est tout l'intérêt tout à l'heure le marché européen qui doit avoir sa cohérence et sur les questions agricoles nous sommes théoriquement dans une politique entièrement intégrée donc c'est une folie de vouloir se fixer à nous-mêmes des normes françaises quand les autres pays européens avec qui nous n'avons aucune barrière douanière aucune barrière commerciale n'applique pas les mêmes règles c'est une folie absolue et ensuite il faut protéger les marchés européens et ça c'est ce qu'on a commencé à faire la question de la de la taxe carbone à l'entrée du marché unique que nous avions promise pendant la campagne européenne elle a été adoptée elle va être mise en application ça c'est déjà un premier signe que nous sommes capables de faire évoluer les règles du marché unique mais je crois qu'encore une fois le principe fondamental devrait être de sortir de cette logique selon laquelle il faut être les plus vertueux mais il faut d'abord commencer par appliquer les mêmes règles à ce que nous produisons et à ce que nous portons et puis deuxièmement il faut faire en sorte que ce marché européen qui peut être un levier exceptionnel pour ça soit celui qui va entraîner les autres pays du monde dans la décarbonation et aujourd'hui on en prend pas du tout le chemin la stratégie de la Commission européenne qui s'appelle farm to fork pardon de parler le bon bruxellois ici qui va justement contribuer à compliquer encore la vie des agriculteurs qui va faire baisser la production agricole en Europe qui va faire baisser le revenu des agriculteurs qui va augmenter le prix pour les consommateurs et à la fin d'ailleurs ça ne fait même pas baisser le problème du CLA du carbone parce que oui on baisse nos émissions mais toutes les études même celles des experts de la Commission le montre on va en fait augmenter les émissions ailleurs dans le monde parce que ce qu'il faut c'est qu'on produise il faut qu'on assure notre souveraineté alimentaire et l'écologie ça viendra ça passera après c'est ça parce que c'est seulement en produisant nous-mêmes qu'on va pouvoir apporter une solution aux problèmes environnementales si l'Europe détruit sa propre production si demain vous êtes obligé de tout importer de Chine du Brésil du Mercosur si vous êtes obligé de tout importer des États-Unis vous n'avez pas résolu le problème du climat vous avez détruit le modèle de production le plus vertueux au monde du point de vue environnemental donc en fait il y a une convergence évidente d'intérêt entre la cause écologique et l'avenir de l'agriculture française et européenne d'accord mais à très court terme on la sécheresse hivernale fait peser un risque énorme demain sur les agriculteurs quelle réponse on doit on doit on doit apporter à ça est-ce que c'est par l'importation est-ce que c'est par la fin de l'abondance comme l'annoncé hier le président de la République c'est quoi votre point de vue à vous là dessus non il a raison de pointer du doigt le fait qu'on rentre dans un monde de pénurie c'est une certitude il faut qu'on s'adapte pour y faire face il faut évidemment qu'on investisse je pense par exemple scandale que représente nos infrastructures de distribution d'eau qui sont vieillissantes et qui perdent énormément d'eau potable chaque année il y avait eu un excellent reportage sur France 2 sur ce sujet et je pense que ça ça doit être évidemment un signal d'alarme aujourd'hui et puis il faut qu'on permette à nos agriculteurs de trouver les moyens d'une irrigation qui leur donne l'occasion de continuer à produire et je pense évidemment qu'il faut avancer sur la question des rétentions d'eau des rétentions colinéaires le président de la République en a parlé mais le manque qu'on puisse dire c'est que ça n'avance pas beaucoup oui bien sûr évidemment c'est une manière de gérer l'eau d'une façon raisonnée qui permet encore une fois de continuer à produire je voudrais simplement dire que ce dont nous parlons c'est pas une question folklorique ou pas seulement l'aménagement du territoire les paysages français la ruralité la transmission d'un patrimoine ce qui est en jeu c'est la sécurité de notre pays pour demain on a connu le grand paradoxe c'est qu'on fait part toujours la crise qui vient de se passer on a connu la crise du covid et on s'est dit oh là là il faut qu'on se remette à faire des masques on a connu la crise créée par la guerre en Ukraine et on se dit il faut qu'on se remette à fabriquer des munitions mais la prochaine crise elle sera probablement ni sanitaire ni sécurité la prochaine crise elle sera peut-être alimentaire même probablement alimentaire parce que ce qui nous guette aujourd'hui c'est une question de sécurité alimentaire pour la France mais aussi pour le monde même le département de l'alimentation américain pourtant on pourrait avoir intérêt à ce que l'agriculture française et européenne soit fragilisée même le département de l'Agriculture américain a alerté les Européens sur la stratégie forme tout fort qu'en disant ce que vous faites là va augmenter l'insécurité alimentaire dans les pays qui vous entourent notamment en Afrique parce que si on baisse nous notre production de 15%.
et bien on va baisser aussi nos exportations notre capacité de contribuer à la stabilité alimentaire des pays qui sont moins favorisés que nous pour leur climat pour leur terroir et donc on est devant un enjeu qui est absolument vital il y a rien de plus important sans doute ça veut dire en fait malgré tout ce que vous oubliez c'est que aujourd'hui la production mondiale nourrit 12 milliards d'habitants on est 8 milliards seulement donc ça veut bien dire qu'on met trop de choses sur les marchés donc il faut bien réduire malgré tout ce qu'on est en train de produire on produit trop on produit trop je sais pas où on a vu qu'on produisait trop dans un monde où en réalité il suffit de regarder le simple événement qui explique qu'on produit aujourd'hui pour 12 milliards de personnes sur la planète certainement faire mieux pour lutter contre tous les gaspillages alimentaires possibles mais je crois pas que ce sera en faisant venir de l'autre bout de l'océan Atlantique notre viande bovine demain qu'on va encore une fois retrouver le chemin des productions raisonnée donc le sujet c'est pas seulement d'aller gérer la question de la surproduction effectivement aujourd'hui nos importations c'est peut-être pas ridicule en fait en Europe aujourd'hui déjà nous sommes dépendants sur le plan alimentaire en France si on regarde la balance commerciale française sur le plan agricole si vous retirez les vins et spiritueux qui qui gâchent un peu l'analyse de la perspective parce qu'effectivement on vend des vins et spiritueux et ça contribue à nos exportations mais en réalité cette année nous sommes déficitaires de 6 milliards d'euros sur notre balance commerciale agricole Orvin et spiritueux l'année dernière c'était seulement 4 milliards au rythme ça va on devient de plus en plus dépendant pour notre alimentation courante et ça pour le coup c'est une très mauvaise nouvelle pour la planète parce qu'encore une fois c'est pas en faisant venir de nouvelles Zélande de l'agneau qui traverse le monde dans le l'azote liquide du reste de l'Europe ils viennent aussi du reste de l'Europe et ça contribue pas non plus à la à la à la sécurité à la stabilité environnementale de la planète je reviens quand même sur la question de l'eau vous dites c'est pour vous donc l'essentiel c'est l'alimentation l'agriculture donc il faut faire des choix c'est quoi les arbitrages que vous préconisez mais c'est pas seulement une question de choix c'est aussi une question de s'équiper pour se préparer j'ai vu j'ai vu que certains reprocher au ministre de l'Environnement ça m'a beaucoup amusé en tous les cas un peu étonné certains lui reprochent de dire si on a une augmentation des températures il faut qu'on s'organise pour y faire face comme si c'était une manière de démissionner devant la crise climatique mais on peut à la fois se donner les moyens de redresser la barre sur le plan des émissions de carbone et simultanément se préparer pour s'organiser la question des rétentions colinéaires bien sûr elle est absolument nécessaire non mais vraiment vous voulez pas répondre à ma question c'est que c'est si on a un stock d’eau qui baisse il y a des gens il y a des gars un arbitrage entre activités qui doivent c'est la réponse à la question c'est à dire que aujourd'hui on n'a pas de rétention colinéaire le sujet c'est la solution à tout non mais pas tout mais vous parliez de la question de l'irrigation c'est effectivement une solution bien sûr doter de moyens qui n'existaient pas auparavant c'est pour ça que je vous parle de cette étonnante incapacité à se préparer aux conséquences mathématiques voilà d'ici là c'est à dire qu'on aura des cas très concrets comme l'été dernier on se demandera si on laisse toute l'eau pour les agriculteurs ou un terrain de golf parce que finalement on investit tout ça est-ce qu'à un moment vous dites on devra de toute façon être sobre nous ou certaines autres évidemment il faudrait être et bien sûr il faudra faire face à des arbitrages dans des situations d'urgence mais le but c'est de faire en sorte d'avoir le moins possible à vivre ces arbitrages dans l'urgence le but c'est de se préparer aujourd'hui on perd je crois entre 30 et 40% sur beaucoup de territoires de l'eau potable en France 30 et 30 à 40 %.
oui la question c'est comment est-ce qu'on évite de se retrouver le nez devant le problème en plein été en disant zut on a plus d'eau et qu'on fait en sorte d'avoir en amont les moyens de s'organiser pour garantir que tous les usages seront couverts donc pour vous il y a pas de problème aujourd'hui il y a un énorme problème évidemment il y a un énorme problème par la technologie qu'on peut régler par la technologie qu'on doit régler d'abord en se préparant à faire face aux conséquences du changement climatique c'est une certitude on va avancer sur le dossier sur la retraite j'attendais en jingle qui va arriver regarder il arrive il est là
[Musique]
hashtag question Paul c'est de ma faute un je les ai pris un peu par surprise la question des retraites désormais qui n'est pas très loin finalement de celle qui précèdent parce que ça concerne évidemment la vie la vie quotidienne de millions de nos compatriotes mardi la retraite arrive devant le Sénat ou votre camp la droite est majoritaire ce matin Bruno Retailleau a insisté sur le côté budgétaire de cette réforme et il évoquait un durcissement concernant les régimes spéciaux selon lui c'est essentiel et ce que ça veut dire que pour vous cette réforme en l'état elle ne vous plaît pas qu'elle ne va pas assez loin elle doit être améliorée c'est une certitude c'est une certitude et je partage totalement la vie de Bruno retaillod et les positions qu'il a exprimé ce matin dans le Parisien me paraissent essentiel la première d'entre elles c'est la lutte contre les injustices qui restent dans cette réforme et on a beaucoup parlé des carrières longues mais les carrières longues c'est pas le seul sujet d'injustice moi je vois je vois une immense injustice mais comment ne pas l'avoir d'ailleurs je suis frappé comme on n'est pas plus parlé au moment du débat à l'Assemblée nationale en fait malheureusement on n'a pas parlé de grand chose comme vous l'avez dit dans ce spectacle un peu confondant mais la question de qui sépare les hommes et les femmes face à la retraite elle est elle est énorme aujourd'hui la retraite moyenne délivrée en France elle est de 1950 euros pour un homme 1150 euros pour une femme les carrés colossales et il est colossal en particulier à cause de la maternité et le drame c'est que cette réforme telle qu'elle nous est proposée elle risque d'aggraver encore cette injustice parce qu'elle supprime la bonification alors donc vous vous abonner sur la durée de cotisation plutôt un bonus sur le montant de la pension mais ce que dit Bruno Retailleau qui me paraît très fondée c'est qu'on devrait pouvoir donner aux femmes la possibilité de choisir et c'est certainement la meilleure manière exactement c'est certainement la meilleure manière de prendre ce débat pour pouvoir offrir un maximum de liberté à toutes celles qui se trouveront devant cette situation au moment de leur retraite je pense que en tous les cas c'est un sujet sur lequel il faut absolument que cette réforme soit soit améliorée et puis à la question bien sûr de la clause du grand-père qui est qui est une question budgétaire mais qui est aussi une question de justice pourquoi vous comment dire on a l'impression que la clause de grand-père après tout ce qui s'est passé c'est quelque chose qui a été non pas avalé mais accepté même si tous les gens qui sont engagés actuellement dans un statut avec un régime spécial garderont leurs avantages et que seuls les nouveaux entrants qui étaient directement vous allez c'est comme ça maintenant pourront avoir des modifications pourquoi remettre ça sur le tapis au risque de crisper tout le monde mais parce que c'est une injustice absolue mais moi je suis crispé par ce sujet est-ce que ce qui est injuste et pas que des gens qui ont choisi des activités professionnelles en sachant qu'il y avait des règles au départ on voit ses règles dangereux que les règles sur les retraites puissent changer on en est tous conscients puisqu'on est en train de parler de ça pourquoi est-ce que ça pourrait changer pour tous les salariés sauf pour certaines catégories de salariés qui eux pour le coup ont droit que la situation reste figée en l'état d'une manière générale mais c'est mais c'est d'abord une question de justice pardon mais ma génération qui va hériter quand même d'une dette qui va représenter j'en suis convaincu un sujet majorité on l'a tous oublié mais cette question elle va revenir sur la table un jour ma génération qui va devoir faire face à cette dette accumulée par ceux qui nous ont précédés elle va aussi devoir dans ces carrières spécifiques éponger le privilège offert à certains qui ont le droit par une espèce de grâce divine qu'on ne s'explique pas par le tout simplement parce qu'ils ont la possibilité de bloquer le pays tout entier s'ils ont envie de le faire parce qu'ils ont la possibilité alors l'opéra il y a des situations dans lesquelles la pénibilité est particulière mais prenez l'opéra c'est pas le grand sujet on est tous d'accord avec ça c'était juste pour la SNCF la SNCF c'est 120 milliards juste la SNCF la clause du grand-père à la SNCF c'est 120 milliards d'euros mais je suis désolé moi je vois pas pourquoi moi je paierai pour le fait que ceux qui ont acquis un statut au motif qu'encore une fois on le sait très bien c'est une question de prise d'otage potentielle pourquoi est-ce que la SNCF c'est pas tellement illustré dans les grèves de ces dernières semaines parce qu'effectivement les gens qui font vivre les syn un sentiment de révolte devant le fait que mes cotisations vont financer un système qui est à la vitesse vous appelez les jeunes cheminots à se manifester mais bien sûr nous assumeriez le même discours ou pas parce que souvenons-nous quand même que Nicolas Sarkozy en 2010 essaie d'affronter effectivement également la question des régimes spéciaux au final ils ont disparu parce que c'était trop compliqué ça a bloqué le pays ça a bloqué le pays pendant 10 jours il s'est dit bon on laisse tomber les régimes spéciaux donc là vous demandez finalement à vos opposants politiques les macronistes de réussir à faire ce qu'on avait pas réussi à faire il y a 10 ans je dis pas que c'est facile d'abord la droite a fait des réformes des retraites et elle a fait des réformes des retraites difficiles et elle a eu droit à des maisons mais vous êtes très affronter déjà des difficultés fortes parce que il fallait reporter l'âge de départ à la retraite et ça a été fait je dis pas que c'est facile je vais pas faire semblant que de ma position d'opposants je vous donne au gouvernement et mettre le feu aux poudres et faire une véritable mais moi ce qui m'étonne si vous voulez c'est ce qui s'est passé dans le premier mandat le premier mandat on avait un contexte tout le monde le reconnaîtra économiquement socialement beaucoup plus favorable pour faire une réforme des retraites avant que le covid n'arrive et il s'est rien passé on a tout eu avec cette réforme Emmanuel Macron pendant le premier mandat on a eu les manifs on a eu les grèves on leur a pas oublié mais on a eu les débats on a eu les débats aussi un peu un peu excessif au Parlement etc et puis à la fin on a tout eu sauf la réforme donc d'une certaine manière la question est tant qu'à faire d'avoir des grèves tant qu'à faire d'avoir des manifs tant qu'à faire d'avoir le pays bloquer de cette marque tant qu'à faire autant le faire pour une réforme qui envahit vraiment vous en rajouter un petit peu à droite c'est-à-dire que en gros il y avait Aurélien Pradier à l'assemblée qui tous les jours disait donne une une condition supplémentaire pour voter et maintenant hop on va au Sénat et on se reprend une sur les régimes spéciaux qui n'était pas sorti avant parce que là politique pour montrer que vous êtes vous êtes capable de faire pression et eux capables de nos parents paix mais d'accepter pour pouvoir avoir vos voix on essaye de gagner des choses pour les Français on essaye de marquer des points pour la France parce que ce qui compte en fait dans ce débat c'est pas des sujets de positionnement politique ou ce qui compte c'est l'avenir de la France ce qui compte c'est l'avenir des retraites des Français et ce qui compte c'est le montant des pensions de demain la possibilité de sauver les petites pensions ce qui a été gagné par Éric cioti par Olivier Marleix à l'Assemblée nationale la possibilité effectivement de faire en sorte que les carrières longues soient bien prises en compte ce qui a été aussi un des acquis du débat à l'Assemblée nationale et bien il faut qu'on le complète aujourd'hui même Emmanuel Macron a dit la réforme peut être améliorée je vois pas pourquoi on s'interdirait de le dire nous aussi et c'est pas de la surenchère pour nous on a rien à y gagner pour nous-même ne sont pas touchés vous votez pas la réforme je pense que la position la position de la droite elle est Bruno retailleux l'a rappelé dans son dans son entretien ce matin au Parisien il a dit de manière très claire évidemment que nous soutenons le principe d'une réforme dont l'idée est de reporter l'âge de départ parce qu'il faut faire cette forme principale c'est que le principe que vous ensuite la question c'est comment on rentre dans le détail bien sûr comment on fait en sorte que cette réforme est simple si jamais effectivement ça va pas jusqu'au bout sur les régimes spéciaux vous la vauteriez ou pas est-ce que la droite doit voter cette réforme donc elle va pouvoir travailler à la construction d'une réforme qui lui paraîtra être la meilleure et ensuite on verra ce que le gouvernement fait c'est aussi le la balle est dans le camp du gouvernement si je suis électeur les républicains et j'écoute ma radio ce matin j'ai pas bien compris en fait j'ai pas bien compris si mais non mais j'ai pas bien compris si vous votez la loi si vous la votez pas si ça va pas assez loin si ça va trop loin si c'est le principe si c'est Pradier c'est scioti si c'est retailleux si c'est vous honnêtement c'est pas clair la ligne est très claire depuis le début il y a absolument aucun sujet sur la ligne du parti et le parti à réaffirmer cette ligne en votant en bureau politique et à 15 jours avec une écrasante majorité nous sommes favorables comme nous l'avons été depuis toujours à une réforme qui allongera la durée du travail parce que nous sommes l'un des pays en Europe où on travaille le moins dans une vie par habitant et on peut pas espérer longtemps faire tenir le système de retraite auquel nous tenons cette expression de la solidarité nationale on peut pas espérer le faire tenir longtemps si on ne le réforme pas il y a 20 ans il y avait 2,6 actifs par retraité aujourd'hui 1,6 un un enfant en primaire auquel on présente les données du problème et capable de comprendre qu'il faut faire évoluer ce système et ça veut dire qu'il faut évidemment c'est difficile mais qu'il faut être capable de travailler plus longtemps dans une vie ça veut dire qu'il faut il y a beaucoup d'autres sujets à traiter qui sont absolument fondamental la question de l'éducation qui a un sujet obsessionnel chez moi mais j'y reviendrai toujours on a chaque année aujourd'hui 150 000 jeunes qui perdent toute trace de relation avec le système scolaire mais aussi avec le monde de l'emploi 150 000 jeunes qui sont dit needs ni en emploi ni en étude ni au travail c'est-à-dire des jeunes qui finalement contribuent à ce faible taux d'activité français et ces jeunes là il faut absolument qu'on aille d'accord mais il y a aussi un sujet en fin de carrière et ça c'est la raison pour laquelle il faut faire une forme de retraite et c'est la raison pour laquelle vous n'avez pas voté l'index seniors mais l'index Seigneur c'est un outil statistique c'est un outil statistique d'abord c'est d'abord un outil statistique qui va représenter une surcharge administrative pour les petits entreprises en particulier nous ce que nous proposons brune retaille à la 10 matin dans le Parisien c'est de créer une sorte de contrat spécifique fin de carrière qui permet d'exonérer de cotisations familiales les personnes qui ont par exemple plus de 60 ans oui mais si le but c'est de faire en sorte que les gens aillent travailler au lieu d'être au chômage comme ils le sont aujourd'hui en fin de carrière c'est un revenu pour l'État c'est une recette parce qu'en réalité vous renoncez à une part des cotisations mais vous gagnez évidemment tout ce que vous ne dépensez pas on a l'occasion chômage donc tout laisse à penser que ce serait en réalité à la fin un bénéfice pour l'État y compris au point de vue budgétaire patronale en disant non pas trop de contraintes plutôt des allègements mais pas de contraintes oui bien sûr évidemment il y a aucun problème avec ça aujourd'hui c'est rare mais non mais parfois les fonds ont raison vous savez c'est très étonnant aujourd'hui vous dites parfois qu'ils ont peut-être aussi besoin d'être un peu aiguillonné et et de faire le boulot aussi mais je dis pas le contraire le sujet c'est que aujourd'hui créer de l'emploi en France c'est je pense en particulier au TPE au PME créer l'emploi en France c'est un parcours du combattant d'une complexité inouïe et on n'a pas le droit de rester dans cette situation ou des gens qui vont créer des emplois et en particulier encore une fois je le redis dans les petites entreprises parce que c'est là qu'il y a le plus d'emplois sont en réalité dans une insécurité juridique massive parce que la contrainte réglementaire est tellement complexe que c'est impossible d'avoir la certitude que vous faites tout bien vous avez tellement de de travailler administratif à gérer pour encore une fois créer un seul emploi que on peut regarder ceux qui parviennent encore là encore je le redis comme étant finalement des des héros de la complexité il faut sortir de cette de cette passion française pour la norme et pour la complexité administrative et je crois que l'index seniors malheureusement ajoute encore à ça il y a une réponse qui n'était pas de l'ordre de la complexité administrative qui a évoqué à cette place François Bayrou mais le RN également c'est la question de la politique familiale je vous ai pas entendu les républicains en parler de cette question là et des familles avoir plus d'enfants comme solution aux problèmes des retraites est-ce que quel est votre point de vue là-dessus ici on en a parlé bien sûr et c'est l'un de nos grands regrets dans cette réforme c'est que la politique familiale n'est pas assez prise en compte quand on parle de la question des maires de famille comme Bruno retailleux le fait ce matin dans le Parisien quand on dit qu'il faut absolument qu'on puisse corriger cette injustice entre les femmes et les hommes devant la retraite c'est évidemment lié à la question de la maternité et c'est évidemment lié à la question de savoir comment on peut encourager les Français à avoir des enfants ce qu'ils veulent à pouvoir mener à bien ce projet parce que la vérité c'est que si vous pénalisez les femmes qui ont des enfants et c'est l'un des problèmes de notre système actuel qu'il pénalise celle qui celles qui ont des enfants et c'est l'un des problèmes de cette réforme des retraites qu'elle va encore plus loin c'est injustice et c'est pour ça qu'il faut absolument qu'elle soit corrigée non seulement vous créez une injustice mais en plus vous fragilisez encore la question de la natalité et c'est pourtant un des éléments centraux pour l'avenir de la France bien au-delà de la question des retraites alors Aurélien Pradier a été remerciée de son poste de président parce que au fond il était pas dans la ligne DLR mais on ne comprend pas bien aujourd'hui ce que c'est que la ligne des LR l'éruption de cette droite populaire qu'il cherche à incarner est-ce que c'est quelque chose qui ébranle en profondeur le parti est-ce que vous n'êtes pas au fond sous pression très forte du rassemblement national à la reconquête de l'électorat populaire comment vous voyez la situation en interne d'abord je suis pas sûr que c'était une question de désaccord sur la ligne parce qu'en réalité la question des carrières longues corrélien Pradier a porté pendant ce débat elle a été très largement portée par le groupe à l'Assemblée nationale et par le parti le sujet c'est que finalement il y avait dans dans dans peut-être dans dans la manière de de faire valoir sa ligne une forme de discordance avec la stratégie du groupe et c'est tout ça qui a fini par poser un problème et pas et par devenir tout de même cette semaine quand devant des étudiants à Sciences Po Aurélien prédélie chez LR il y a désormais deux catégories d'hommes politiques chez LR il y a des armées deux catégories d'hommes politiques les rentiers et les conquérants j'ai l'impression que c'est un problème de ligne là ouais vous savez c'est malheureusement c'est la politique de la petite phrase c'est aussi un peu ce qui a tué la politique c'est sans doute qui a tué un peu la droite aussi parce que la preuve d'être plus jeune que lui il voulait les pratiques je ne suis pas en train d'égarer la droite mais de rappeler ce qu'elle a été quand elle gagnait donc au contraire lui dit pas du tout je suis en train de voilà il dit mais c'est un moyen de retrouver mais rappelons-nous justement mais moi je dis très simplement à Aurélien rappelons-nous de ce que c'est que la Droite populaire précisément et les grandes figures de la Droite populaire n'ont jamais été des figures de démagogues quand François Mitterrand fait passer la retraite de 65 à 60 ans que c'est à François Mitterrand qu'on doit se schéma quand François Mitterrand fait passer la retraite de 65 à 60 ans le plus virulent contre cette réforme c'était Philippe Séguin Philippe Séguin grande figure de la Droite populaire qui disait que c'était un mélange et d'imposture et bien moi je crois qu'il faut dire que la droite qui veut reconquérir les classes populaires c'est la droite qui sera de nouveau capable de leur parler et de leur dire la vérité et et si on veut rentrer dans le champ de la démagogie on trouvera toujours plus fort que nous moi je me suis engagé à droite justement parce que je ne veux pas de la démagogie de reconquête de l'électorat populaire c'est de dire simplement national pour préciser ce que dit Françoise mais c'est c'est de c'est de reconquérir la France qui travaille et de dire à la France qui travaille que notre premier combat c'est de faire en sorte que dans ce pays le travail paye que dans ce pays des gens qui ont travaillé toute leur vie puissent effectivement avoir une retraite digne de ce nom ça a été le premier combat du groupe lorsque la réforme des retraites est arrivée à l'Assemblée nationale le premier combat du groupe c'était de revaloriser les petites retraites parce que c'est anormal que quand on a travaillé toute sa vie en effet on touche parfois des retraites misérables ça c'est effectivement un combat de la Droite populaire le vrai combat de la Droite populaire c'est pas de faire en sorte qu'on travaille toujours moins dans un pays où déjà malheureusement la principale difficulté de l'économie française c'est le manque de travail la principale difficulté de tous les entreprises de toutes les exemples aux agriculteurs dont on parlaient au début de l'émission pour le coup il votait à droite largement à droite aujourd'hui se sont complètement déportés sur rassemblement national qu'est-ce qui s'est passé en fait parce que si vous tenez discours là ça va pas leur suffire e ils gagnent effectivement très peu d'argent et j'ai on entend pas de propositions pour leur permettre d'en gagner plus parlons des agriculteurs parlons des pêcheurs c'est nous qui nous battons pour eux au Parlement européen et moi je serai très heureux à la prochaine lecture européenne du bilan que que chacun aura lorsqu'il se présentera de nouveau devant les électeurs la taxe carbone à l'entrée du marché unique qui va permettre de protéger le marché européen contre les importations cette taxe carbone c'est nous qui l'avons fait c'est nous qui l'avons voté le rassemblement national lui a voté contre alors ce sera intéressant de demander aux élus du rassemblement national pourquoi eux qui disent qu'ils veulent lutter contre la mondialisation qui ouvre à tous les ventes au marché pourquoi eux refusent de protéger le marché les agriculteurs quand on est capable de le faire je suis très heureux que vous parliez des pêcheurs moi je suis en commission de la pêche au Parlement européen parmi d'autres commissions la aujourd'hui elle vit une crise existentielle elle vit une crise de survie et et cette crise là et bien c'est nous qui avons travaillé pour essayer de lui permettre de la dépasser la réserve d'ajustement brexit c'est moi qui l'ai négocié pour faire en sorte que les pêcheurs qui aujourd'hui se retrouvent privés de leur capacité de pêche dans les eaux britanniques ne soient pas abandonnés sur le bord du chemin pourquoi les agriculteurs et les pêcheurs on peut les ajouter ne vote plus pour la droite et vote aujourd'hui pour la consommation quand on viendra devant eux de leur montrer ce que nous aurons fait pour essayer de les défendre et encore une fois je le redis sur cette question des retraites faire en sorte que ceux qui ont travaillé toute leur vie puissent avoir une retraite digne c'est je crois le meilleur moyen de parler à la France populaire vous venez parler de la crise existentielle de la pêche est-ce que la droite connaît aujourd'hui une crise existentielle longtemps la droite s'est construite comme comme une famille politique avec plusieurs traditions on va pas revenir à René Raymond il y avait des traditions de droite alors là vous nous dites non il y a qu'une seule droite il y a qu'une seule droite il y a qu'une seule droite vous n'assumez plus ce qui a fait aussi la le succès et j'allais dire la beauté de la droite dans l'histoire à savoir sa diversité non bien sûr que non je vous parlais de la Droite populaire à l'instant celle de Philippe Seguin bien sûr je crois qu'un des grands sujets pour nous aujourd'hui c'est que pendant trop longtemps on a expliqué aux Français que notre force était nos différences le problème c'est qu'à un moment quand vous êtes une force politique vous avez le droit d'avoir des différences mais il faut aussi avoir une unité parce qu'il faut aussi avoir une capacité de cohérence et la force de la droite quand elle a gagné ça a toujours été d'avoir une ligne claire et derrière cette ligne claire autour de cette ligne claire effectivement des gens qui avaient des parcours des sensibilités des itinéraires différents aujourd'hui ce qui nous manque c'est d'abord la ligne clairement c'est d'abord la vision commune est-ce que vous êtes bien sûr que ce qui vous manque c'est pas davantage une tête parce que dans l'histoire de la droite c'était pas la ligne claire c'était parce qu'il y avait une personne qui incarnait une ligne dominante il faudra certainement une incarnation mais l'élection présidentielle on n'est pas au dernier moment l'élection présidentielle elle était il y a moins d'un an de la République et les capacités tout ça c'est quelque chose qui ne se voit pas décréter on va pas faire un tirage au sort dans le groupe bien sûr à l'Assemblée pour voir qu'il peut y aller encore avant la prochaine élection présidentielle mais ce que je trouve très intéressant ce que je trouve très intéressant c'est la fascination qui est pas seulement celle de la mode mais celle de la politique française pour l'élection présidentielle comme si c'est la seule fréquentait les Français c'est leur élection préféraient mais c'est bien avant mais moi je peux vous dire que quand on rencontre les Français une ou deux fois par semaine je vais un peu partout en France sur le terrain il me parle pas de la question de savoir qui sera le candidat à la droite de la prochaine présidentielle non non il me parle non mais il me parle comme comme comme demain j'imagine je serai au salon de l'agriculture on va parler de la question des néonicotinoïdes on va parler de la question de l'interdiction du salut dans les air marines protégées c'est ça qui intéresse les Français on va parler effectivement de la réforme des retraites mais la question de savoir qui sera le candidat de la droite à la prochaine présidentielle surtout la droite et les journalistes politiques par exemple qui est suit une bonne stratégie en restant relativement à l'écart de tout ou est-ce que vous considérez que un virtuel candidat doit commencer à porter une ligne à donner de la voix et à faire quelque chose moi je pense qu'en tous les cas il a raison de se concentrer sur le fond sur le travail de terrain parce que c'est la meilleure des choses à faire sur le travail dans sa région de toute façon c'est son choix c'est le chemin qu'il a choisi de tracer on verra bien encore une fois comment les choses vont se décanter et d'ailleurs je le dis aussi je le dis aussi pour la droite et pour mon propre camp le sujet n'est pas seulement de préparer 2027 parce qu'on a tous en tête l'élection présidentielle mais le sujet vous l'avez dit c'est qu'on est dans un moment de survie pour notre famille politique et au-delà d'ailleurs de notre famille politique on est dans un moment de basculement potentiel pour le champ politique français d'une manière très générale et la question c'est de savoir c'est-à-dire mais prenez la prochaine élection européenne les deux grands groupes au Parlement européen les deux groupes qui structurent la vie démocratique en Europe c'est le groupe du PPE le groupe de droite et le groupe socialiste demain à l'élection européenne de 2024 c'est-à-dire dans un an pour le coup il est possible que dans aucun de ces deux groupes il n'y est d'élus français c'est un basculement inouï les forces politiques traditionnelles qui ont fait vivre notre pays pendant très longtemps et qui sont encore celles qui structure le clivage politique dans beaucoup d'autres démocraties sont aujourd'hui dans un moment effectivement vous étiez tête de liste c'est que pour être pour avoir des députés au Parlement européen il faut faire 5% c'est le seuil si on fait aux élections européennes de 2024 le même score qu'aux élections présidentielles il n'y aura pas d'élus européen donc vous êtes quand je dis juste que quand on est dans un moment comme celui-là spéculer sur 2027 me paraît assez lointain et que le premier qu'on a à faire c'est le travail maintenant alors vous avez porté la liste aux dernières européennes vous avez fait à peu près 8% un peu plus est-ce que vous pourriez en fait relever le challenge et vous présenter et porter la liste je pourrais mais ça n'est même pas le sujet aujourd'hui d'abord moi ce qui compte pour moi c'est pas mon petit parcours et ma petite personne ce qui compte c'est de faire en sorte que les idées que je crois utile pour la France et pour l'Europe soit représenter demain deuxièmement ce qui compte c'est la manière dont on va construire une ligne politique et là-dessus il faut effectivement qu'on travaille avec notre famille politique tout entière pour construire une ligne pour construire une composition politique pour cette élection présidentielle sur la ligne il y a deux sujets qui arrivent bientôt c'est la question de l'immigration la loi immigration et l'action de la fin de vie j'ai l'impression que c'est des endroits des thèmes sur lesquels la droite a quelque chose à dire est-ce que pour vous c'est un élément essentiel du débat à venir c'est deux sujets qui n'ont rien à voir un peu difficilement les confondre mais oui bien sûr la droite a des choses à dire sur ces questions sur l'immigration voilà un exemple typiquement très intéressant d'un sujet sur lequel le débat est à la fois français et européen et sur ces sujets là aujourd'hui la ligne du gouvernement me paraît catastrophique le gouvernement a mené au cours des dernières années une politique qui en réalité est plus irresponsable encore que celle que la gauche avait menée en tous les cas du point de vue d'un électeur ou d'un élu de droite et on voit très bien d'ailleurs à quel point cela pèse aujourd'hui sur la situation de notre pays et sur les tensions qui le traversent ce que j'ai cru comprendre en écoutant Éric Ciotti ou Bruno Retailleau que la possibilité d'avoir recours une immigration dans ce qu'on appelle les secteurs en tension c'est-à-dire on planifie on organise on se dit là on n'a pas de gens pour travailler vous trouverez considérez que ça c'est un appel d'air et que c'est en aucun cas une solution alors que le Medef pense que ça peut en être une fois on a aussi des désaccord avec les patrons et preuve qu'on n'est pas toujours aligné et on fait notre jugement et moi je suis là pour le coup en désaccord absolu avec avec ce que ce que peut dire le Medef je comprends les difficultés de recrutement que les entreprises sont devant un problème majeur mais en fait la solution du gouvernement c'est une double démission c'est une démission d'abord devant l'immigration illégale parce qu'il s'agit même pas de faire venir une image il s'agit de régulariser des gens qui sont venus illégalement il s'agit en fait d'offrir le ticket gagnant à ceux qui avec les réseaux de passeurs organismes le business qui gigantesque qui sont très êtres humains aux frontières de l'Europe aujourd'hui ce sont des gens qui sont là qu'il faut gérer oui malgré tous les cas la première des choses à faire c'est de faire en sorte qu'on puisse encore décider de qui a le droit d'être en France et qui n'a pas le droit d'y rester le deuxième élément qui est me semble-t-il la démission juste du grave qui a le droit d'être en France mais c'est au peuple français dans décider pas au passeur on est devant une situation de tension telle dans la société française il faudrait être fou pour ne pas le voir c'est là que le Medef se trompe c'est que les personnes qui viennent en France ne sont pas seulement des travailleurs sont des gens qui viennent avec et c'est tout à fait normal celle que vous prenez c'est à dire la production est capable de produire on prend des travailleurs immigrés chaque année et c'est ce qui tient l'agriculture prend des travailleurs immigrés chaque année dans un pays qui compte plus de 3 millions de chômeurs au sens de Pôle emploi et donc la deuxième démission c'est celle là c'est que avec 3 millions de chômeurs dans notre pays il y a une enquête dans le monde enfin une enquête et un papier sur les gens dans l'hôtellerie restauration les employeurs font tout pour en avoir CDI à la place de CDD il y a même une référence à une augmentation de 16% des salaires et il ne trouve pas qu'est-ce que vous faites vous arrêtez l'indemnisation chômage vous la réformer encore dans un sens plus dur pour que les gens aillent travailler là où il faut et qu'on ne n'ai pas besoin d'avoir recours aux immigrés mais il faut d'abord faire en sorte que le travail paye ça c'est sûr mais vous avez raison mais typiquement dans la restauration il y avait effectivement des sujets à attraper ça c'est certain et si on regarde les pays de l'OCDE aujourd'hui on n'est pas dans les pays où comparativement au coût de la vie en France ou le travail rémunère le mieux c'est le moins qu'on puisse dire et le deuxième aspect qui est clé c'est de faire en sorte de sortir d'une situation dans laquelle finalement on désincite quasiment les Français au travail combien de fois nous croisons alors je sais qu'il y a des enquêtes je sais qu'il y a des enquêtes multiples sur ce sujet mais c'est c'est un fait c'est un fait qu'aujourd'hui vous avez des Français qui entre les différentes aides qui peuvent être obtenues lorsque vous n'êtes pas en emploi les moyens les soutiens les éléments de de financement public auquel vous pouvez avoir droit et ce que vous ne recevez plus quand vous recommencez à travailler il y a des Français qui perdent de l'argent en retournant au travail et cette situation elle est intenable c'est absolument impossible de vivre dans un pays où parfois on peut être mieux rémunéré d'une certaine manière on peut mieux vivre sans travailler quand retournant au travail il y a aussi un autre logiciel qui de se dire que la valeur travaille comme vous dites et peut-être devenu quelque chose de différent et qui est des gens qui ont pas envie de travailler c'est donner d'ailleurs dans l'enquête du monde je fais beaucoup de promo pour le monde bien sûr travailler le week-end travailler le soir avoir des horaires instables et voilà vous vous dites pas que c'est peut-être il y a ça aussi en plus oui il y a une question philosophique aussi dans notre rapport au travail qui est clé et moi je crois qu'il faut vous l'avez tout à fait vous avez tout à fait raison de le dire il faut changer aussi de logiciel il y a quelques années la matrice de la droite c'était avec Nicolas Sarkozy travailler plus pour gagner plus et on sait l'effet qui a eu ce slogan qui était certainement au cœur des préoccupations des Français au moment où il était partagé aujourd'hui il me semble que le sujet c'est de retrouver aussi la dimension collective du travail le sens du travail moi j'ai été très marqué comme prof pendant des années je trouve ça d'ailleurs l'un des plus beaux signes de la société d'aujourd'hui de voir à quel point les élèves que j'avais se projeter dans leur avenir non pas seulement on se demandant combien de Keuros ils allaient gagner à la fin de l'année mais en se demandant d'abord si leur travail aurait un sens et il faut qu'on réponde à cette question là et je pense que la droite elle a certainement quelque chose à dire sur le fait que le travail ne peut pas être gardé seulement sous l'angle de la pénibilité sous l'angle de cette espèce de contrainte à laquelle il faut faire face pour obtenir les moyens matériels de survivre le travail c'est aussi un lieu où le monde s'humanise c'est aussi un moyen pour un pays comme le nôtre de reprendre la main sur son destin si nous ne travaillons pas plus demain si nous ne travaillons pas mieux nous allons devenir un pays de seconde zone qui dépendra comme il l'est aujourd'hui massivement dépendant des des importations qu'il fait de produits nous nous sommes aujourd'hui chaque année chaque mois même nous faisons un nouveau déficit record un nouveau défi commercial le sens du travail le défi commercial si si c'est un sujet énorme non mais d'accord moi je vois les gens mais le temps avec le sens du travail mais moi j'ai du mal à le voir énorme les militants de dernière rénovation il faut leur dire ça si vous voulez sauver la planète demain il va falloir travailler c'est par là que ça passion veut sauver la planète si on veut sauver notre modèle social si on veut sauver notre démocratie il va falloir travailler et ça c'est un magnifique projet collectif et bien sûr que c'est lié si on laisse se faire cette situation dans laquelle on devient un pays de consommateur qui chaque mois fait un nouveau déficit record dans ces importations qui chaque mois devient plus dépendant de modèles qui détruisent l'environnement vous dites pas il faut travailler différemment mais il faut travailler sur le sens du travail et surtout différemment mais on comprend pas comment on va travailler différemment on va dire quelle nouvelle société profondément retrouver le sens collectif du travail pas au sens du collectivisme ou de la collectivisation mais au sens d'un projet commun j'espère mais au sens d'un projet commun et c'est ça qui nous manque encore aujourd'hui y compris dans le logiciel des entreprises je pense que les entreprises sont peut-être pas encore assez adaptés à cette aspiration des plus jeunes générations à un travail qui leur permet de participer à une oeuvre commune est-ce que vous pensez que par conséquent on a mis peut-être la charrue avant les boeufs a évoqué la réforme des retraites avant de travailler plus structurellement sur le travail et que peut-être qu'on aurait pu faire passer davantage cette réforme j'en avais d'abord réfléchi sur le sens de travail oui je crois qu'il y a eu beaucoup de de rendez-vous manqués je pense notamment la question de de la manière dont il faut prendre au sérieux le défi de l'ubérisation du monde de cet atomisation des travailleurs nous on y travaille au Parlement européen de manière très forte et je suis frappé de voir à quel point ce travail finalement il est pas très présent finalement en France alors qu'on aurait des choses à dire comme français ce qu'on est les héritiers quand même d'une vision du travail et d'un modèle dans le rapport au travail qui a quelque chose peut-être d'assez singulier à dire pour le monde de demain je voulais venir à notre sujet qui n'a évidemment rien à voir qui est celui de la fin de vie on annonce peut-être un une loi à la fin de l'année la convention rend c'est rend ses conclusions quel est votre point de je sais que vous êtes très hostile à l'idée de la fin de vie décidée par le par les individus est-ce que vous allez mener jusqu'au bout le combat alors je sais pas ce que vous appelez la fin de vie de décider par les individus moi j'ai plutôt le sentiment que derrière ce qu'on nous présente comme une possibilité de liberté supplémentaire en réalité il y a surtout une occasion de pression supplémentaire parce que nous voyons bien que notre système hospitalier notre système de soins est à bout de souffle et pour l'État finalement la meilleure manière d'éviter le problème la fin de vie c'est pas possible les hôpitaux je dis pas que c'est pour vidanger les hôpitaux j'ai jamais dit ça c'est une mesure budgétaire mais vous savez dans les pays où le suicide assisté existe la première motivation pour le suicide assister dans toutes les enquêtes qui sont faites c'est ne pas peser sur ma famille donc vous voyez quand on dit une liberté moi j'ai peur que ce soit une pression mais si c'est parce que de fait quand la fin de vie devient un coup et bien il y a deux manières de répondre à ce défi et aussi un coût financier bien sûr regardez en France le débat mais pardon on sait pas un truc futur c'est pas une spéculation complotiste c'est la réalité de notre système de santé aujourd'hui vous avez en France et c'est le contexte de ce débat 26 départements dans lesquels il n'y a pas un seul service de soins palliatif un seul qu'est-ce qu'on dirait si on apprenait qu'en France il y a un département dans lequel il y a pas un commissariat de police et d'ailleurs la convention comme disait Thomas il y a des gens qui disent c'est difficile c'est compliqué mais qui ont trouvé ça passionnant se pencher sur le sujet en évitant les solutions à l'emporte-pièce donc c'est pas simplement parce qu'on a pas de place faut évidemment les soins palliatifs mais le sujet peut quand même se poser mais la question elle se pose dans ces termes là aussi quand quelqu'un vous dit qu'il veut mourir qu'il n'en peut plus tu veux mourir et c'est pas seulement les personnes âgées en fin de vie vous voyez que la convention citoyenne qui je crois n'engage qu'elle m'aime malheureusement non elle a inclu les mineurs dans le suicide assisté elle a voté majoritairement pour que les mineurs aient droit au suicide assisté il y a le monde a fait un très très bel article d'ailleurs sur le malaise de beaucoup de gens qui font partie de cette convention aujourd'hui parce que je pense que le sujet appelle à avoir un tas d'interrogations et je suis désolé prenez je fréquente beaucoup la Belgique depuis que je suis au Parlement européen en Belgique effectivement les mineurs ont droit au suicide assisté en tout cas peut-être pas les mineurs pour le suicide assister mais à l'euthanasie je vois une jeune fille une jeune fille mais une jeune fille en Belgique qui a été traumatisée par les attentats de Bruxelles il y a quelques années elle était tout près des attentats on a fait une dépression terrible au milieu de sa dépression alors qu'elle est trentenaire même pas trentenaire elle n'a même pas 30 ans elle est dans une telle dépression qu'elle dit je veux mourir et la réponse de l'État en Belgique c'est très bien mais non mais c'est pas possible la grande question qui se pose à une société c'est quand quelqu'un vous dit je veux mourir si un de vos amis vous dis je vais très mal je veux mourir est-ce que l'humanité commande de lui donner de quoi en finir ou bien au contraire de se dire mais qu'est-ce qu'on a raté ensemble pour que quelqu'un souffre vraiment entouré de soignants de soignants psychologiques et ça n'a pas marché je veux dire au bout d'un moment visiblement ça devait être ça commence à devenir très compliqué vous prenez un cas très à part quand même pour dénoncer cette de fête malheureusement ce sont des histoires qui arrivent régulièrement en Belgique la convention qui ne représente qu'elle même ça veut dire oui alors pardon alors ça c'est sur la méthode indépendamment de la question de l'euthanasie et de nos positions sur le fin de mission allez-y sur la méthode je suis moi vraiment heurté de voir se multiplier c'est épisodes de populisme militaire dans lesquels Emmanuel Macron dit parce que vos élus ne sont pas repentatives on va tirer des gens au sort mais je faisais le tirage au sortatif depuis midi en direct on se retrouve dimanche prochain pour un nouveau numéro de question politique tout le monde discute parce que c'est passionnant
[Musique]