Jérôme MOROGE : Maire LR de Pierre Bénite et conseiller régional
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Questions et réponses
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- 0:55OuverteRéponse directe
Vous êtes le maire de Pierre Bénite, réélu en 2020, mais aussi conseiller régional depuis 2010. Comment on doit vous appeler ?
- 1:19OuverteRéponse directe
Comment on choisit le titre qui convient pour un élu ?
- 2:04OuverteRéponse directe
Vous étiez à l'origine d'un mouvement de fronde contre l'exécutif métropolitain. Qu'est-ce qui se passe à la métropole de Lyon ?
- 3:31RelanceRéponse directe
Comment expliquer ce blocage avec les écologistes ?
- 6:24OuverteRéponse directe
Comment est-ce qu'on s'engage en politique à 20 ans ?
- 7:38OuverteRéponse directe
Quelles sont les valeurs qui vous caractérisent politiquement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:41Jérôme MorogeFait
« On a été élu, on a un programme, on l'applique, point. »
- 4:00Jérôme MorogeFait
« Moi, je n'ai jamais été favorable à la métropole. C'est énorme machin qui éloigne finalement les élus de la population. »
- 8:25Jérôme MorogeFait
« J'ai toujours fait partie de ce courant-là au sein de notre famille politique emmenée par des Philippe Séguin, aussi Charles Pasqua, mais aussi qui faisaient le lien avec des gens plus à gauche comme Jean-Pierre Chevènement ou d'autres. »
- 10:47Jérôme MorogeChiffre
« C'est une commune d'un peu plus de 10 000 habitants du sud-ouest lyonnais, à quelques kilomètres seulement de la place Belcourt. »
- 17:38Jérôme MorogeFait
« Moi je pense qu'on a 20 ans de retard sur le maillage territorial au niveau des déplacements. »
- 24:30Jérôme MorogePromesse
« On va lancer dans les jours qui viennent une opération d'achat groupé d'électricité, de gaz pour faire en sorte que la facture de nos habitants puisse diminuer de 15, de 20, de 25%. »
- 27:43Jérôme MorogeFait
« À Pierre Bénith, nous avons mis en place une grande couverture de la commune en vidéoprotection. »
- 29:06Jérôme MorogeFait
« J'ai été condamné pour menaces de mort et injures à mon endroit. »
- 34:54PrésentateurFait
« Michel Barnier a toujours fait partie de notre famille politique »
- 35:13PrésentateurFait
« il a été longtemps président du conseil départemental de Savoie »
- 37:52PrésentateurFait
« je ne crois pas que les députés maires ou les maires qui avaient un autre mandat étaient plus mal élus ou réélus que les autres »
Temps de parole
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- Présentateur 230 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère. L'invité politique du samedi. Avec immédiat positif, Frédéric Duval. Bienvenue sur Lyon 1ère, l'émission de l'invité politique du samedi matin entre 11h et 12h sur le 92FM. L'invité politique, vous le savez, revient dans une nouvelle formule mais avec le même esprit. C'est d'abord un entretien qui est une rencontre, un moment passé au plus près du territoire avec celles et ceux qui agissent pour votre quotidien et c'est aussi évidemment une interview qui prend le temps de comprendre et d'expliquer sans a priori ni parti pris.
Lors de cette émission, nous pourrons ainsi découvrir l'homme ou la femme qui se cache derrière l'élu, balayer l'actualité locale de vos communes, décrypter les grands enjeux métropolitains mais aussi bien sûr, parler de la vie politique nationale à 200 jours des prochaines échéances présidentielles. Alors sans plus attendre, je vous propose de commencer cet épisode numéro 2 de la saison 2. Nous sommes aujourd'hui sur Lyon 1ère avec notre invité Jérôme Moroche, bonjour. Bonjour Frédéric Duval. Vous êtes le maire de Pierre Bénit, réélu en 2020 mais vous êtes aussi conseiller régional depuis 2010 me semble-t-il. Absolument. J'ai réélu brillamment en 2021.
Vous dirigez d'ailleurs le groupe LR à la région. Alors bonjour monsieur le maire ou bonjour monsieur le conseiller régional. Comment on doit vous appeler et comment on choisit un petit peu le titre qui convient ? Généralement, quand on doit choisir un titre, on choisit le titre de maire, on me dit bonjour monsieur le maire. tout simplement parce qu'on a une vraie différence de notoriété entre une mairie et un conseil régional. C'est aussi bien tout l'objet du travail de Laurent Wauquiez, c'est d'insister sur le fait régional et sur la région Auvergne-Rhône-Alpes. Donc quand on doit m'appeler comme ça, sachant que souvent c'est plutôt Jérôme, c'est plutôt monsieur le maire.
Oui, c'est vrai que c'est souvent quand même le mandat qui est le plus connu, qu'on dit souvent à portée d'engueulade, mais conseil régional, ça avance, c'est un peu mieux, mais c'est pas encore tout à fait ça.
Alors, vous le savez, dans cette émission, on va parler de vous, on va parler de Pierre Bénith, on va découvrir un petit peu qui vous êtes, parler aussi de politique nationale, mais il y a aussi une question d'actualité, il y a quelques jours, je crois savoir que vous étiez un petit peu à l'origine de ce mouvement, il y a eu une sorte de mouvement de fronde, on va dire, contre l'exécutif métropolitain, à la métropole de Lyon, dirigée par les écologistes, où pour la première fois, un certain nombre d'élus, la quasi-totalité des élus d'opposition, entre guillemets, ont suspendu la séance pour protester contre eux, contre quoi, le centralisme, l'absence de possibilité de s'exprimer, c'est quoi ce qui se passe en ce moment à la métropole ?
Oui, je crois qu'on est vraiment sur une suite d'incidents, mais je dirais réguliers, qui se répètent semaine après semaine, c'est finalement un mépris, un mépris, une impossibilité de discuter, on peut entendre qu'il y ait des divergences de point de vue, on a compris que les écologistes, alliés aux socialistes et aux communistes, aient remporté la métropole, après, il faut pouvoir, il faut savoir discuter avec tous, et notamment avec les élus locaux, les maires, ainsi que les conseillers métropolitains.
Et aujourd'hui, le constat est là, après un an, même davantage, eh bien, aucun dialogue n'est possible, et je dirais qu'il y a une certaine forme de manque de respect de l'autre, qui est extrêmement blessante, et qui nous empêche d'avancer sur nos territoires respectifs. Je trouve que là, on est vraiment dans une situation de quasi-blocage de l'institution. Mais comment est-ce que ça peut s'expliquer ? Parce qu'a priori, les écologistes sont plutôt toujours en mode participatif, collaboratif, etc.
Alors, on entend, je ne sais pas si c'est exact, Bruno Bernard qui disait, de toute façon, je suis élu, je fais un peu ce que je veux, mais est-ce que c'est ça qui se passe, ou est-ce qu'il y a autre chose derrière ? Clairement, c'est ce qui se passe. Ça a été dit et redit, comme vous venez de le rappeler par le président de l'exécutif. On a été élu, on a un programme, on l'applique, point. La difficulté, elle vient aussi à la base de la création de la métropole. Moi, je n'ai jamais été favorable à la métropole. C'est énorme machin qui éloigne finalement les élus de la population.
Mais je dirais que ça pouvait encore passer quand les personnes à la tête de cette métropole avaient conscience qu'il fallait travailler en collaboration avec les élus locaux, avec les maires. Aujourd'hui, on a une équipe qui prend pied de la lettre, ce qui est la métropole, quelque chose finalement d'assez indépendant des communes, sauf que ça ne fonctionne pas. Une métropole qui travaillerait indépendamment des territoires.
Et là, vous voyez, vous avez vraiment ce mépris de la part d'un certain nombre des élus à la tête de la métropole qui ont leurs idées et qui se moquent pas mal de ce que l'on peut penser, nous, sur nos territoires où on a aussi notre légitimité puisque nous avons été élus lors des dernières élections municipales. Et c'est quoi la suite de l'histoire et de l'aventure ? Parce qu'on a l'impression que là, ça va aller au blocage. Et j'allais dire, et c'est ce qui est aussi peut-être un peu embêtant pour le citoyen qui regarde ça de loin, il y a un petit côté, ça y est, ils sont encore en train de se chicailler, c'est encore des politiques entre eux. Est-ce que c'est...
Comment on évite ce discrédit du politique qui pèse aussi ? Oui, je suis d'accord. L'image n'est pas bonne. Mais vous savez, là, on peut pas taxer quand même les représentants locaux de politiques politiciennes puisque vous avez rappelé cet incident encore cette semaine au Conseil de la Métropole. Toutes les oppositions étaient réunies de M. Kimmelfeld jusqu'à M. Cochet en passant par M. Grivelle et d'autres. C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'enjeu politicien dans le petit sens du terme. Au contraire, c'est vraiment le ressenti de tous. Alors, il faut qu'on arrive à s'en sortir. Moi, je l'ai dit, la main tendue, elle est toujours là de la part des élus locaux.
Je suis le premier à le dire et on ne ferme surtout pas les portes. On essayait encore de travailler cette semaine avec des agents métropolitains. Mais c'est vrai qu'on ne voit pas d'issue positive en tout cas dans cette organisation-là. L'idée peut-être, ce serait de faire évoluer la loi et je dirais l'organisation même de la métropole. On va suivre ça de près en tout cas avec attention parce que je pense que ce n'est pas la dernière fois qu'on en parle. Alors, je disais aussi que ce qui est intéressant derrière l'homme politique qu'on connaît, que vous les lecteurs connaissent, les administres connaissent, il y a aussi un homme qui s'est engagé.
Alors, vous êtes un jeune élu encore, un jeune maire. C'est gentil, oui. Vous avez commencé très très tôt, c'est ça ? Puisque vous étiez, je crois, assistant parlementaire. Comment est-ce qu'on s'engage dans la politique ? Comment est-ce qu'on tout d'un coup, à 20 ans, on se dit, tiens, je vais faire de la politique ? Oui, c'est vrai que pourtant rien ne me prédisposait à ça. Je ne suis pas du tout issu d'une famille qui a eu des engagements politiques. Mais j'ai toujours été passionné par la chose publique, intéressé par l'autre. Ça a l'air sans doute un peu anecdotique, mais j'ai toujours été délégué de classe quand j'étais au collège.
Et puis, j'étais un passionné de l'histoire, histoire en général, l'histoire de France. J'avais toujours un livre en lien avec Général de Gaulle, Napoléon, la Révolution. J'ai toujours senti en moi cet engagement. Et c'est vrai que c'est allé ensuite très vite à la fac. J'ai rejoint le syndicat universitaire et le syndicat étudiant l'Uni. Je me suis engagé. Et très vite, je suis devenu assistant parlementaire de Michel Thérault, député du Sud-Oise lyonnais. Et qui a joué pour beaucoup aussi dans mon engagement. Qu'est-ce que vous gardez de ce parcours militant, des valeurs qui sont les vôtres ?
Qu'est-ce qui constitue aujourd'hui le corps, la doctrine de Vérôme Moroche d'un point de vue politique ? Parce que vous êtes LR, mais ça ne veut pas dire grand-chose aujourd'hui ou plein de choses. qu'est-ce qui vous caractérise ? Oui, je me méfie toujours un peu des étiquettes qu'on colle sur les gens et notamment les femmes et les hommes politiques. Mais effectivement, je suis de droite. Je crois que j'ai vraiment ressenti la chose politique lors des élections du traité de Maastricht.
J'ai cette fibre, moi, bien sûr, pro-européenne, mais souverainiste et qui aurait vu tellement l'Europe, qui aurait tellement souhaité voir l'Union européenne évoluer différemment plutôt que cette espèce d'organisation technocrate très, très, très éloignée des peuples. Voilà, donc moi, j'ai toujours fait partie de ce courant-là au sein de notre famille politique emmenée par des Philippe Séguin, aussi Charles Pasqua, mais aussi qui faisaient le lien avec des gens plus à gauche comme Jean-Pierre Chevènement ou d'autres. Voilà, c'est vraiment ce courant de pensée qui m'a toujours poussé.
Je n'ai jamais tellement fait partie de ces ultralibéraux qui ont aussi existé et avaient toute leur place dans nos mouvements politiques. J'en ai toujours été assez éloigné, voilà, je dirais, pour l'espèce de corpus pour revenir simplement sur le fait que j'ai été effectivement très rapidement assistant parlementaire, ce qui parfois peut être un peu reproché. Oui, j'allais vous le dire parce qu'aujourd'hui, on se dit, est-ce qu'être élu, c'est un engagement, c'est un sacerdoce, c'est devenu aussi un métier, mais est-ce que du coup, en faire que son métier, ce n'est pas problématique par rapport à l'engagement ? Oui, mais j'entends tout à fait ce qui peut être dit parfois.
Alors bon, j'ai quelques activités par ailleurs, mais vous savez, moi je ne regrette rien et je crois que d'avoir passé quelques années dans une permanence parlementaire qui était basée à Oulin, pour moi, ça a été vraiment une expérience extrêmement enrichissante.
Vous savez, vous êtes au quotidien soit à participer à l'écriture des lois, des textes de loi, mais également, vous êtes vraiment en lien avec la population, vous croisez le matin cette famille qui n'a plus rien, qui ne sait plus où aller, qui n'a plus que son député vers qui se tourner et vous essayez de trouver des solutions, vous êtes vraiment, eh bien, j'irais au cœur des préoccupations des Françaises et des Français, c'est aussi une expérience extrêmement importante dans mon parcours. Qui vous a été utile, je suppose, et on va en parler dans quelques instants puisqu'on va revenir et mieux découvrir votre commune, Pierre Bénith, et puis votre mandat au quotidien. A tout de suite.
Nous sommes de retour dans l'émission d'invités politiques avec Jérôme Moreau, le maire de Pierre Bénith. Merci d'être avec nous. On va parler un petit peu de votre commune, Pierre Bénith, de votre action, de votre mandat, de ce que vous faites aussi au niveau du conseil régional parce qu'on verra que les questions, notamment de mobilité, sont évidemment très liées au mandat régional. Si on devait parler de Pierre Bénith et si vous deviez raconter votre commune à quelqu'un qui ne la connaît pas, vous la présenteriez comment ?
C'est toujours un peu compliqué en quelques mots, mais c'est une commune d'un peu plus de 10 000 habitants du sud-ouest lyonnais, à quelques kilomètres seulement de la place Belcourt. C'est une commune relativement récente puisqu'elle n'a que entre guillemets 150 ans. Elle faisait partie d'Oulin il y a encore quelques années. c'est vraiment une commune avec encore cet esprit village ce qui est assez rare. Je le vois notamment dans nos communes voisines et puis c'est une commune populaire avec une partie importante qui est classée en quartier politique de la ville ce qui a des conséquences forcément dans la gestion au quotidien et puis c'est une commune qui a un centre industriel important.
c'est le début de la vallée de la chimie c'est l'hôpital Lyon-Sud c'est le barrage sur le Rhône on ne s'ennuie pas une seconde à Pierre Bénite. C'est une ville qui a été d'ailleurs assez rare pour le signaler qui a été communiste pendant très très très longtemps avant de basculer. Qu'est-ce qui reste de cette histoire communiste parce qu'il y a une histoire ouvrière je crois qu'il y a aussi Arkema c'est une histoire sur Pierre Bénite qu'est-ce qui reste dans la ville qui peut la caractériser de cette longue histoire et pourquoi tout d'un coup ça change d'ailleurs ?
Pierre Bénite c'est à la fois ouvrier effectivement avec Arkema qui s'est appelé électrochimie qui est là depuis 1902 et aussi maraîcher il ne faut pas l'oublier en réalité ça a été maraîcher jusque dans les années 60-70 qu'est-ce qui resterait d'un passé communiste je ne sais pas c'est peut-être pas moi ça reste un passé encore relativement récent peut-être un certain état d'esprit et je n'oublie pas quand même aussi un nombre important d'équipements publics édifiés notamment dans les années 70-80 notamment sous les mandats de Jean-Marie Mic qui a été un maire extrêmement présent nous ne partageons pas tout avec lui mais voilà de gros équipements publics et sans doute davantage de services municipaux que dans d'autres communes comme quoi ça peut avoir du bon alors c'est quoi une alors c'est une petite ville et en même temps c'est déjà tous les soucis d'une grande ville parce que 10 000 habitants il faut s'en occuper qu'est-ce qu'il y a comme priorité quand on arrive comme maire comme ça parce que c'était votre premier mandat de maire du premier coup qu'est-ce qu'on fait qu'est-ce qu'on regarde c'est quoi les premiers pas et c'est quoi le quotidien en fait d'un élu alors le quotidien il est toujours compliqué à raconter puisqu'il n'y a pas un jour qui se ressemble et je dirais que quand on a prévu un planning sur la journée c'est très rare quand même qu'il n'y ait pas une ou deux modifications de dernière minute parce qu'il y a une urgence à droite ou à gauche les priorités elles ont été notamment sur le premier mandat et bien d'essayer de faire évoluer quand même l'image de la commune qui était un peu sur l'ouest lyonnais une commune qui ne jouissait pas d'une image forcément extrêmement positive et d'un rayonnement qui était qui aurait été voilà suffisant c'est ce qu'on s'est attelé à faire durant les six premières années en essayant de renvoyer une image différente en essayant de diversifier la population de ne pas d'éviter à tout prix l'effet ghettoïsation d'essayer de rassurer aussi la population par le biais de police municipale de médiation et autres voilà c'est un travail qu'on a fait durant les six premières années j'ai l'impression que ce travail était compris de la population puisque lors des dernières élections alors que 4 listes étaient en lice nous avons été je dirais réélus de façon relativement large à plus de 63% dès le premier tour donc c'est plutôt effectivement un signe on entend souvent ce que vous parliez d'éviter la ghettoïsation des équipements etc on pense que le maire à la fois peut faire beaucoup de choses et en même temps on découvre que sa marge de manœuvre est assez limitée comment est-ce qu'on fait pour changer l'image de la ville comment est-ce qu'on fait pour construire des logements différents comment est-ce qu'on fait pour accueillir des populations différentes on a l'impression que c'est un tel travail qu'on ne sait pas par quel bout le prendre et quelle est votre vraie marge de manœuvre en fait là-dedans mais notre marge de manœuvre c'est notre volonté il arrive un moment effectivement il y a des tas de sujets pour lesquels nous ne sommes pas forcément toujours le sel décisionnaire voire pas décisionnaire du tout mais on se retrousse les manches et puis avec son équipe on essaye de faire changer ça et de faire bouger et de porter nos dossiers pour y arriver je ne dis pas qu'on y arrive à tous les coups mais oui sur le logement on discute avec les propriétaires avec les constructeurs en disant nous on ne veut plus de ce type d'opération on veut de la qualité comme dans d'autres communes pourquoi est-ce qu'à Pierre Bénit on n'y aurait pas droit alors que d'autres oui et puis on discute avec le Grand Lion de la même façon c'est pas facile on s'est pour tout dire on s'est beaucoup engueulé sur le début du mandat pour faire comprendre que à Pierre Bénit les choses avaient changé que la vision était différente et puis finalement à partir de la deuxième partie du mandat précédent on ne revenait plus sur ces sujets puisque les interlocuteurs en tout cas avaient bien compris notre vision de Pierre Bénit ça ne crée pas un peu de frustration parfois de ne pas pouvoir faire puisque vous êtes très sollicité on le sait bien le maire est encore le mandat le plus respecté même si on en parlera c'est pas forcément toujours simple mais celui qu'on vient voir et puis parfois vous savez que vous ne pouvez pas toujours répondre à toutes les demandes de vos administrés comment on vit ça au quotidien ?
Il y a de la frustration mais encore une fois on ne baisse pas les bras je dirais que 80% des demandes de rendez-vous que j'essaye d'honorer chaque semaine ne dépendent pas forcément d'une compétence qui est la mienne mais pour autant je reçois les gens et j'essaye de les accompagner et on essaye de trouver des solutions ensemble voilà donc bien sûr il y a un peu de frustration mais en réalité c'est plutôt un moteur qui nous pousse toujours à essayer de trouver des solutions parmi les sujets qui sont complexes il y a évidemment l'enjeu et la question de la mobilité et on sait qu'à Lyon c'est un vrai sujet pas simplement parce qu'il y a des moyens de transport un peu controversés je pense aux téléphériques qui sont dans les tuyaux mais au-delà de ça je crois que Lyon vient d'être classée la 4ème ville la plus embouteillée de France ça s'explique comment est-ce que c'est structurel est-ce que c'est lié à des prises de décisions ou de la gouvernance récente comment est-ce que vous voyez ces sujets et puis vous par rapport à votre emplacement comment on gère ces enjeux de mobilité notamment en lien avec la région puisque vous êtes aussi conseiller régional oui effectivement les mobilités c'est justement le sujet où en tant que maire forcément on n'est qu'à un petit caillou dans l'édifice et c'est pas nous qui prenons les décisions il y a deux choses effectivement vous l'avez dit moi je pense qu'on a 20 ans de retard sur le maillage territorial au niveau des déplacements donc tout n'est pas à mettre au discrédit de l'exécutif actuel de la métropole il y a des tas de décisions qui ont été prises ou surtout qui n'ont pas été prises lors des 20 dernières années qui nous impactent terriblement sauf qu'aujourd'hui on doit avancer typiquement sur le sud-ouest lyonnais l'ensemble des maires ont proposé le prolongement du métro qui doit arriver là aux hôpitaux Lyon Sud jusqu'au 7 chemin puisqu'on le voit bien on a un flux continu de véhicules qui arrivent tous les matins du plateau Mont-Nantais et bien au-delà ces véhicules-là il faut les capter avant qu'ils entrent dans la métropole pour ensuite les redispatcher soit sur le tram-train qui va vers Brignet soit vers une ligne de métro aérien moins chère moins coûteuse pardon plus rapide à réaliser sachant que tout a déjà été tracé vous voyez ça c'est typiquement le type de solution à mettre en place c'est rapidement l'ensemble des maires du secteur ont signé pour ce prolongement et des maires de toute obédience politique de plusieurs communautés de communes aussi vous voyez typiquement et bien la réponse de la métropole dans ces cas-là c'est de dire non mais vous ne connaissez rien et ne comprenez rien aux déplacements évidemment il n'y aura jamais de prolongement de métro à cet endroit-là non seulement nous ne sommes pas d'accord et ça ça peut encore s'entendre mais surtout il y a toujours ce dédain total des élus locaux en disant mais vous je dirais restez cantonnés dans vos communes et gérer vos petits problèmes locaux les transports c'est nous c'est nous qui savons ce qui est bien pour vous et votre population on a des tas de sujets comme ceci ça passe très bien parce que c'est aussi quand même un problème de coût le métro c'est quand même une des dépenses assez importante alors à côté du coup qu'est-ce qu'on propose les écologistes proposent ce téléphérique je suppose que vous êtes fervent défenseur qu'est-ce que vous en pensez parce que c'est un sujet tellement technique qu'à un moment on a l'impression que les gens ne savent même plus quoi en penser parce que est-ce que oui c'est bien est-ce que c'est pas bien est-ce qu'il faut mettre du vélo comme si on a tous l'impression de se dire que bah oui le vélo après tout pourquoi pas un téléphérique comme ça vu de loin ça a l'air intéressant des navettes fluviales ça ferait peut-être l'affaire pourquoi est-ce que c'est si complexe et pourquoi ce téléphérique c'est pas une bonne idée les éléments pour ce type de transport et pourquoi pas pour le téléphérique et c'est ce que l'on demande à l'exécutif métropolitain à monsieur Bernard à monsieur Collas c'est déjà discutons-en il y a effectivement une opposition très forte des populations locales je pense notamment aux fidésiens aux mulatins mais même au-delà moi j'ai déjà pris position aux côtés de Véronique Sarcelli de Véronique Deschamps pour dire mais enfin arrêtons-nous 5 minutes il arrive un moment on peut pas avoir des pylônes tous les 100 mètres à proximité dans les jardins des habitants de ces territoires il faut pouvoir être un peu sérieux et surtout il faut pouvoir en discuter sans être pris de haut sans être méprisé et entendre quand même le ressenti et entendre la position des habitants qui est sur ce sujet typiquement extrêmement majoritaire pour dire non nous on veut pas de téléphériques ce qui prouve c'est intéressant aussi ce sera d'ailleurs le deuxième sujet parce que vous avez une actualité est-ce que vous avez le sentiment que du coup la transition écologique est forcément et doit être gérée par les écologistes ou est-ce qu'on peut être un écologiste de droite ?
Non mais ça ça me rend dingue de ne pouvoir penser que l'écologie appartiendrait à un seul mouvement politique qui plus est l'un des plus sectaires d'un point de vue idéologique sur l'échiquier politique bien entendu que tout le monde peut faire de l'écologie et on n'a attendu personne pour en faire dans nos communes mais même au-delà je pourrais parler de la région Auvergne-en-Alpes mais il y a des tas de sujets je pourrais prendre mes voisins aussi en exemple mais typiquement quand on fait tomber une barre d'immeubles en plein centre-ville de Pierre Bénite il y a quelques années pour y faire plus d'un hectare de culture qui approvisionnera en produits locaux et bio nos cantines ainsi que la restauration pour les personnes âgées ça me semblait du bon sens c'est de l'écologie vraiment en action mais de l'écologie positive encore une fois moi je ne suis pas là pour taper sur les gens en disant toi tu prends ta voiture c'est pas bien toi je vais te taxer parce que tu fais telle chose ou telle chose non il y a un moment on peut aussi faire de l'écologie mais sans taper sur les autres et sans non plus donner des leçons au quotidien aux uns et aux autres c'est cette fameuse ferme que vous avez inaugurée récemment alors racontez-nous un petit peu parce que c'est un vrai beau projet qui mêle en plus alimentation circuit court le bio parce que l'alimentation c'est aussi un sujet qu'est-ce que vous avez voulu faire à part réhabiliter une friche c'est quoi le projet dans son ensemble c'est vraiment voilà il y avait une barre d'immeubles extrêmement vétuste en plein coeur de ville en plein coeur de quartier notamment quartier politique de la ville l'idée c'était de se dire on a le droit aussi en plein quartier populaire de respirer de ne pas toujours avoir ces reconstructions de bars d'immeubles même si c'est à des hauteurs moindres malgré tout il fallait qu'on s'en sorte donc il y avait deux logiques et la logique de dire on respire on ne construira pas partout tout le temps et puis l'autre logique de dire mais l'alimentation c'est tellement important notamment pour nos plus jeunes avec toute cette cette vision pédagogique de dire on va emmener nos enfants voir pousser les carottes les salades qu'ils retrouveront dans leurs assiettes c'était un pari un peu fou on n'a pas vraiment été suivi à l'origine si ce n'est par la région Auvergne-en-Alpes qui nous a soutenus dès le départ et puis finalement on y est arrivé et on l'a inauguré il y a une quinzaine de jours Est-ce qu'il y a d'autres sujets comme ça parce qu'on a parlé des grands sujets des équipements d'infrastructures dans votre quotidien dans vos priorités de mandat je sais que par exemple votre collègue Doulin parlait aussi de ces commerces de proximité sujets du quotidien le développement économique l'emploi la solidarité qu'est-ce qui fait aussi vos priorités aujourd'hui et vos actions parfois très concrètes qui ont l'air toutes petites mais qui seront nécessaires pour le bien-vivre de vos habitants Evidemment que tous ces sujets font notre quotidien l'emploi la solidarité ça va sans dire on pourrait évidemment parler de la sécurité mais un autre sujet qui nous intéresse actuellement c'est le pouvoir d'achat aussi des habitants de Pierre-Bénite on a l'explosion des coûts de l'énergie notamment et bien on va lancer dans les jours qui viennent une opération d'achat groupé d'électricité de gaz pour faire en sorte que la facture de nos habitants puisse diminuer de 15 de 20 de 25% voilà ce sont des petites choses il n'y a rien de révolutionnaire mais bien on se dit qu'on doit être là aussi pour proposer ce type d'action alors vous l'évoquiez c'était pas forcément une de mes questions mais c'est vrai que c'est peut-être quand même un sujet sans tomber dans une espèce de psychose mais les enjeux et les questions de sécurité est-ce que ça ça fait partie aussi du quotidien de vos administrés et puis alors c'est typiquement un sujet sur lequel le maire est pour le coup un peu démuni oui bien sûr sécurité la sécurité c'est notre priorité on a multiplié par 4 les services de police municipale ce qui fait de Pierre Bénit que la ville qui a le plus de policiers aujourd'hui par habitant tout ça est extrêmement important ça ne suffira pas parce que l'état doit nous soutenir la métropole malheureusement ne viendra pas sur les questions de sécurité et on le déplore mais n'oublions pas la sécurité c'est aussi un travail de fond c'est de la médiation c'est de la prévention travail qu'on a qu'on a entrepris évidemment à Pierre Bénit depuis maintenant plus de 6 ans et qui semble quand même porter ses fruits même si j'ai bien conscience que beaucoup reste à faire on en reparle dans quelques instants on parlera du contexte national de la politique et tout merci et à tout de suite merci nous sommes de retour dans l'émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère on est toujours avec Jérôme Morouge on parlait juste avant la coupure de la sécurité et de l'exigence de ces sujets à la fois dans votre commune à Pierre Bénit mais quelque part je crois qu'on peut aussi se dire que au niveau national la société est quand même devenue assez complexe et on le voit ne serait-ce qu'à travers la manière dont vous les élus êtes parfois un peu vilipendés insultés molestés ça arrive de plus en plus souvent comment est-ce que vous vivez vous en tant qu'élu ce contexte de la société de plus en plus violente quelque part oui je pense que vous avez raison de le dire moi j'ai moi-même grandi dans un quartier dit populaire dans les années 80 et si tout n'était pas rose évidemment que la violence était beaucoup moins présente même si la violence est souvent bien une conséquence toujours de la même cause c'est le trafic de stupéfiants qui gangrène qui gangrène notre société nos quartiers nos villes tout tout ou presque découle de ce trafic de stupéfiants contre lequel l'état devrait mettre davantage de moyens et vraiment faire la guerre aux trafiquants et sans tomber dans l'angélisme parce qu'il y a des mille-bas là-dessus est-ce que la vidéosurveillance c'est un bon moyen de lutter contre ça est-ce que vous-même par exemple vous en avez dans votre commune est-ce que la dépénisation du cannabis c'est des sujets qui peuvent être des pistes ou c'est plus global et plus complexe que ça évidemment que c'est beaucoup plus global et qu'il faut des moyens considérables aujourd'hui mais ce sont des pistes qui sont tout à fait intéressantes la vidéo bien sûr ne réglera pas tout mais enfin parlez-en quand même aux acteurs de la sécurité aux policiers aux gendarmes ils nous implorent de mettre davantage de vidéos on a des taux d'élucidation qui augmentent de façon considérable à partir du moment où nous sommes équipés en vidéo bien entendu qu'à Pierre Bénith nous avons mis en place une grande couverture de la commune en vidéoprotection mais c'est le cas dans de nombreuses communes et c'est tellement important moi vous savez je déplore sur Lyon cette fin de non recevoir de l'aide de la région Verne-Renal pour financer aussi l'achat de ces caméras sur la ville de Lyon on aide au financement de tas de caméras sur toute la région et vraiment on déplore qu'à Lyon et bien il y ait cette réaction négative face à cette proposition de la région vous êtes un des élus très remontés j'allais dire et très concentrés sur cette défense de l'élu pour son rôle d'élu et dans son rôle d'élu dans sa fonction vous avez été très soutenant avec votre collègue Jérémy Bréau à Bron qui on le sait a vraiment été victime plus que d'insultes mais aussi de menaces de mort comment est-ce qu'on fait quand on est élu pour se défendre comment on défend la fonction et la posture et puis comment on retrouve peut-être le sens de l'autorité de ce que c'est L'autorité c'est vraiment le terme juste je crois que ce qui fait défaut aujourd'hui c'est l'autorité pas seulement de la part du maire mais en général et dans notre société on a perdu énormément en quelques décennies c'est une question compliquée moi vous savez j'ai été il y a trois ans bien devant un tribunal pardon j'ai été condamné pour menaces de mort et injures à mon endroit effectivement on se rend compte de cette violence au quotidien alors attention quand on dit au quotidien ne nous trompons pas je crois faire partie des élus de proximité qu'on peut aborder plus que facilement voilà le quotidien mon quotidien il est il est fait de bienveillance il est fait de gens qui qui sont ravis de vous rencontrer de discuter ne nous trompons pas quand même et ne renvoyons pas une image fausse du quotidien des élus mais effectivement comme ça a pu se passer à Pierre Bénit bien sûr mais à Bron vous l'avez dit ou même à Grigny plus près de chez nous il y a cette limite à trouver ce dosage ce curseur à placer entre la proximité le rôle extrêmement important du maire auprès des populations notamment les plus en précarité et puis quand même cette distance qui doit en tout cas limiter ces violences quasi physiques qui peuvent subir les élus locaux alors c'est vrai qu'il faut bien faire la distinction puisqu'il y a effectivement des violences qui sont liées certainement à ce que vous évoquiez à la fois au trafic qu'on dérange et tout un ensemble de choses comme ça et puis il y a aussi parfois l'expression d'une forme de désespoir et de situation de grande précarité on parlait tout à l'heure de votre appartenance politique de droite et c'est pas un secret mais au-delà de ça comment est-ce qu'on fait pour que de nouveau l'usager l'administrer le citoyen croit en la politique et en l'homme ou la femme politique parce que c'est aussi peut-être ça le sujet c'est pas simplement une question de gauche de droite d'ailleurs ça veut plus dire grand chose mais comment on repositionne la politique au centre de notre démocratie parce que j'ai l'impression que si ça ça n'existe plus on va vraiment pas très très bien finir oui c'est vrai que c'est un vrai sujet auquel on apportera peut-être pas toutes les réponses aujourd'hui vous dites la droite et la gauche n'existent peut-être plus je serai beaucoup plus nuancé que vous sur ce sujet et je vous invite d'ailleurs à venir un jour assister à une assemblée plénière à la région et vous verrez que quand même même s'il y a des passerelles qui peuvent se faire entre les uns et les autres on a quand même encore ces différences quand même marquées vous savez quand la première mesure le premier amendement des écologistes excusez-moi lors de la dernière assemblée c'est de dire augmentons les impôts sur le pétrole comme ça ça fera rentrer de l'argent et puis ça permettra de punir aussi ceux qui roulent encore au diesel ou à l'essence ça c'est typiquement le réflexe je dirais de ces élus de gauche pardon mais de vouloir continuellement dépenser davantage d'argent public qu'ils n'ont pas et pour financer ça augmenter les impôts donc voilà j'aurai plus de nuances que vous sur gauche droite et quant à à redonner envie aux gens d'aller voter regardons quand même ce qui se passe dans les mois qui viennent moi je sens quand même une vraie appétence des gens pour pour le débat politique il suffirait juste que nous faisions comprendre aux gens que voter pour un tel ou une telle d'ailleurs entraînerait et bien des conséquences dans leur quotidien et ferait des différences aujourd'hui j'ai bien peur effectivement que et bien finalement l'alternance droite-gauche ou je ne sais quoi enfin en tout cas en marche Emmanuel Macron ne change pas vraiment le quotidien des françaises et des français et c'est peut-être là l'enjeu et le sujet et de se dire ben voilà renversons de temps en temps la table et proposons des choses quand même bien différentes sur certains sujets c'est vrai je suis d'accord avec vous c'est vrai qu'on le voit y compris dans ce débat présidentiel il y a peut-être des recompositions qui sont en train de se faire ou des regroupements et alors justement ça nous amène aux perspectives aux semaines qui arrivent parce que ça n'aurait échappé à personne qu'on se dirige déjà vers des élections présidentielles et législatives d'ailleurs on en reparlera certainement mais avant il faut choisir son candidat vous êtes donc membre des LR vous avez même été à un moment candidat à la présidence départementale des LR M.
Vincent Dek qui avait été élu à votre place mais donc vous avez un avis sur le sujet qu'est-ce que vous pensez de ce débat qui s'organise de ce congrès qui est en fait une primaire qui ne dit pas totalement son nom à quoi ça vous fait penser et puis est-ce que vous avez un coup ?
Ecoutez je suis satisfait moi de l'organisation de ce congrès puisque ça permet de remettre nos idées à plat je dirais évidemment il y a la personnalité de nos candidats potentiels mais il y a aussi n'oublions pas les idées où est-ce qu'on en est aujourd'hui où est-ce qu'on veut aller qu'est-ce qui fera que les Françaises et les Français voteront pour le candidat soutenu par les Républicains donc c'est extrêmement important me semble-t-il et puis surtout ça nous remet aussi je dirais dans la sphère médiatique certains ont pris énormément de place forcément puisque pour certains potentiels candidats c'était même leur métier que d'être tous les jours sur les plateaux télé et radio et voilà il est important et ce congrès va y participer à ce que nos candidats puissent avoir la parole aussi de façon importante et marquée quant à ma position elle est claire je soutiens Michel Barnier sur sur ses élections sur ses élections en tout cas sur ce congrès bien entendu dans le respect des autres candidats mais voilà moi je n'oublie pas que Michel Barnier a toujours fait partie de notre famille politique que quand c'était un petit peu plus compliqué voire très compliqué contrairement à d'autres il est resté il est resté fidèle à nos idées à notre famille et il n'était pas si nombreux et voilà c'est surtout une personnalité que l'on connaît bien ici en Auvergne-Renal puisqu'il a été longtemps président du conseil départemental de Savoie c'est un élu vraiment de terrain qui a su aussi avoir une envergure je dirais internationale ce qui fait très largement défaut aujourd'hui aux différentes personnalités qui ont pu passer et bien je dirais au sommet de l'État en tout cas sur ces sur ces dix dernières années on sait vous êtes proche de Laurent Wauquiez vous êtes président du groupe conseil régional ce qui n'est pas rien vous défendiez sa position au moment des élections est-ce que vous-même à titre personnel vous regrettez qu'il n'ait pas été candidat ou vous pensez que c'est une bonne idée que ce n'était pas le moment comment vous avez vécu ça à titre personnel oui j'aurais tendance à répondre les deux bien sûr que quand on a la chance de côtoyer une personnalité telle que Laurent Wauquiez on aimerait on aimerait la porter jusqu'au plus haut sommet de l'État donc sur le coup bien sûr une petite pointe de déception mais j'ai très rapidement compris et je dirais que c'est tout à l'honneur de Laurent Wauquiez qu'il ne se sentait pas prêt ou en tout cas il ne sentait peut-être pas les Français prêts à finalement le porter et le soutenir et adhérer à l'ensemble de ses idées je pense que c'est à mettre à son crédit c'est tout à son honneur de se dire oui j'aurais pu y aller mais je ne pense pas que ce soit le moment et je me mets au service de ma famille politique et du candidat ou de la candidate qui sera désignée dans les mois qui viennent compte tenu de son âge et de son appétence pour la vie publique on peut peut-être imaginer qu'il n'a pas renoncé définitivement on l'espère alors derrière la présidentielle il y a évidemment on le sait des législatives et c'est quelque chose de très important on le voit pour donner une majorité au président qui sera élu ou à la présidente donc des législatives il se dit dans le microcosse que c'est peut-être un sujet pour vous est-ce que ça vous intéresse est-ce que vous serez peut-être candidat est-ce que ça ne fait pas peut-être un peu beaucoup est-ce que les gens comprendraient qu'en étant déjà le conseil régional le maire ils se disent tiens je vais peut-être aller aux législatives qu'est-ce que vous pensez de ça ?
c'est un sujet qui s'est déjà posé puisque je me suis présenté aux dernières élections législatives c'est un sujet qui se pose à nouveau et il faudra il faudra se positionner je dirais dans les semaines qui viennent voilà pour tout vous dire je suis en réflexion avancée sur le sujet vous savez sur le cumul des mandats quand même je sais que ce n'est pas extrêmement populaire de tenir cette position là mais si vous regardez bien je ne crois pas que les députés maires ou les maires qui avaient un autre mandat étaient plus mal élus ou réélus que les autres je dirais même bien au contraire vous avez des vraies connexions entre différents mandats et là typiquement je suis à la fois la région et la mairie de Pierre-Bénite et ça me permet vraiment d'avoir une vue je dirais en tant que conseiller régional un peu plus locale et de connaître les problématiques de terrain et en tant que maire de pouvoir voir un peu plus large et au contraire je pense que ces complémentarités sont extrêmement importantes pour notre vie politique on suivra ça avec intérêt de toute façon alors les élections ont lieu le dimanche qu'est-ce que vous faites de votre dimanche on est aujourd'hui samedi c'est le week-end c'est quoi le dimanche d'un élu est-ce qu'il a le temps de se reposer est-ce qu'il a le temps de faire autre chose ou il est accaparé par la vie associative par les commerçants qu'est-ce que vous faites de votre dimanche c'est un gros rouge mais oui évidemment qu'on est très accaparé mais il est important de garder du temps et notamment du temps pour sa famille moi vous savez j'ai deux jeunes enfants de 10 et 7 ans évidemment mon épouse et il est important bien que ses enfants aient un papa et que cette épouse est un mari donc il est de notre devoir aussi de dire parfois non aux associations aux habitants et le dimanche doit être consacré aussi à un temps familial mais vous savez le dimanche matin à Pierre-Bénith il y a le marché donc déjà c'est un moment extrêmement important et puis vous prenez une heure ou deux pour faire votre marché lorsque normalement c'est que 10 minutes vous êtes souvent interpellé du coup comme tous les maires oui oui ça c'est normal mais on adore ça aussi donc on le fait bien volontiers et puis ce dimanche pour tout vous dire je vais même manifester à Pierre-Bénith en fin de matinée on a toujours en lien finalement avec la métropole ce projet le vallon des hôpitaux sur Saint-Génie-Laval qui nous pourrit un petit peu l'existence à Pierre-Bénith et avec un déplacement d'une déchetterie de l'hôpital dans un quartier extrêmement résidentiel de Pierre-Bénith et bien avec les riverains on va aller manifester aux portes des HCL pour dire notre mécontentement et une fois de plus et bien vraiment le regret de ne pas être écouté par les HCL et les élus écologistes voilà sur ce sujet marché manifestation est-ce qu'on a le temps de lire le dimanche est-ce que vous avez un livre de chevet pour nos auditeurs oui c'est important il faut lire il faut se forcer pour lire chaque jour c'est comme le sport ça c'est extrêmement important actuellement oui j'ai un livre d'Aquilino Morel pour tout vous dire donc ça peut surprendre mais c'est important justement de temps en temps casser un peu les codes et voilà et c'est un livre qui revient sur sur l'intégration européenne sous François Mitterrand extrêmement intéressant ça reste dans la politique quand même en tout cas merci beaucoup Jérôme Morel d'être venu aujourd'hui pour être l'invité de politique de Lyon 1ère et puis à très bientôt on suivra avec attention votre actualité et puis quant à vous je nous donne rendez-vous samedi prochain le samedi 30 octobre on va changer de lieu on sera avec Agnès Touvneau la première adjointe de Villeurbanne un autre contexte un autre sujet un autre parti politique mais ce sera tout aussi intéressant merci à vous à samedi prochain merci au revoir c'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère en partenariat avec Immédiapositif le web média qui rend visible l'essentiel retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et sur immédiapositif.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM
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