La chute de Bachar al-Assad est "un moment historique", assure Jean-Noël Barrot
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[Musique] bonjour Jean-Noël barreot bonjour bonjour ministre démissionnaires des Affaires étrangères vous restez la voix de la France à l'internationale après le président de la République jusqu'à la nomination de votre successeur après un demi-siècle du règne de règne du clan Assad Bachar alAssad est donc tombé en Syrie comment est-ce que vous qualifiez ce moment c'est un moment historique et toutes mes pensées depuis hier vont au peuple syrien en Syrie comme en exil qui retrouve enfin le parfum de la liberté comment ne pas se réjouir de la chute de l'un des pires dictateurs de notre époque après des années des décennies d'une oppression féroce plus de 400000 personnes tuées le recours massif à la torture ou ou au viol la la la détention massive de de prisonniers politiques ou encore l'utilisation de gaz le chlore le gaz sarin contre sa propre population un régime dont je rappelle qu'il a poussé près de du quart de la population de la Syrie à l'exil qu'il a libéré des terroristes islamistes et qui n'a rien fait pour combattre le terrorisme et donc je rappelle enfin qu'il a fait assassiner un ambassadeur français Louis de laamar dont je veux saluer la mémoire c'est donc un bouleversement historique et c'est la démonstration s'il en était besoin que la loi du plus fort n'est jamais durablement la meilleure mais est-ce que c'est une bonne nouvelle ou une mauvaise nouvelle pour la paix dans la région notamment la paix est à construire c'est une bonne nouvelle pour la liberté c'est une bonne nouvelle pour le peuple syrien qui doit désormais prendre son destin en main et c'est pourquoi nous voulons soutenir une transition politique qui soit inclusive qui permette à toutes les minorités d'être représenté qui soient respectueus des droits de l'homme des droits de la femme et qui permettent à la Syrie de s'engager sur le chemin d'une paix juste et d'une paix durable beaucoup de questions très précises sur la situation d'abord peut-être le sort de Bachar al-Assad puisque cette nuit les agences de presse russes affirment qu'il aurait trouvé refuge avec sa famille à Moscou est-ce que vous avez des confirmations là-dessus c'est ce que j'ai compris en lisant les dépêches de la Russie allié historique de Bachar al-Assad et qui subit là un revers cuisant puisqueaprès avoir soutenu ce régime dans l'oppression qu'il a mené contre son propre peuple et bien la Russie pourrait perdre sa base arrière en Méditerranée celle qui lui a permis de conduire des actions de déstabilisation au Maghreb ou en Afrique les rebelles disent qu'ils préservent pour le moment les bases russes qui se trouvent en Syrie certes mais vous voyez bien que le régime de Bachar al-Assad comptait sur le parapluie sur la protection de la Surie de la Russie pour assurer sa survie qu'il n'a pas pu en bénéficier et que c'est le régime qui est tombé c'est un échec pour Moscou c'est un échec évident pour Moscou bacharlassad a fuiti son pays au bout de quelques jours ça ça a duré une une dizaine de jours selon la remontée des des rebelles vous êtes étonné qu'il a abandonné aussi rapidement je ne suis pas étonné qu'un dictateur comme Bachar al-Assad finisse par tomber c'est le sort de ceux qui tournent l'oppression contre leur peuple et depuis des des années puisque la guerre civile a commencé il y a 13 ans en Syrie l'emprise de Bachar al-Assad sur son peuple et sur son pays s'était progressivement réduite comme pot de chagrin c'est ensuite une succession d'événements qui ont précipité sa chute qui ont effectivement surpris par leur rapidité et qui qui doivent conduire toutes les parties à à se comporter avec le sens des responsabilités qui s'impos dans un moment historique comme celui-ci dans l'intérêt des Syriens sur le cas de Bachar al-Assad particulièrement faut rappeler qu'il fait l'objet d'un mandat d'arrêt en France pour complicité de crime contre l'humanité et crime de guerre maintenant qu'il est tombé qu'il se trouve en Russie est-ce que les Russes doivent le livrer justice vous savez la la la position de la France est constante la justice internationale doit être appliquée part tout et tout le temps et je souhaite pas pas dans un esprit de revanche ou de vengeance mais simplement parce qu'il n'y a pas de paix sans la justice ni de justice sans la vérité et bien que Bachar al-Assad puisse être tenu comptable de ces actes puisqu'on parlait de Moscou la Russie réclame la tenue d'une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations unies ce lundi vous faites la même demande vous confirmez qu'elle aura bien lieu bien sûr nous y participerons d'ailleurs je veux souligner à cette occasion qu'il y a un processus sous l'égite des Nations Unies dans le cadre de la résolution c'est-à-dire de la loi onusienne 2254 qui prévoit un dialogue entre le régime et les oppositions et qui doit désormais s'élargir à à toutes les parties prenantes dans ce conflit pour que la Syrie demain appartienne aux syrien et que cette transition puisse se faire de manière ordonnée et pacifique vous dites que vous voulez une transition démocratique en Syrie c'est quoi le réflexe du ministre des Affaires étrangères français quand il se passe un événement aussi historique là hier par exemple qu'est-ce que vous avez fait et bien c'est de c'est d'échanger avec mes autorités bien évidemment le président de la République le Premier ministre c'est de prendre contact avec certains de mes homologues dans la région et notamment les pays voisins de la Syrie pour partager nos analyses et pour mettre en commun nos priorité dans cette affaire est-ce que je il existe des contacts aujourd'hui entre la France et le groupe HTS ayat tir alcham et et son et le et le chef des rebelles à Mohamed Al jolani comme vous le savez nous avons rompu nos relations diplomatiques avec la Syrie en en 2012 et notre intransigence vis-à-vis de ce régime criminel nous vaut d'ailleurs une reconnaissance unanime de toutes les parties syriennes ceci étant dit nous avons un envoyé spécial pour la Syrie qui est très régulièrement et qui échange avec toutes les parties quant à moi il est sur place il est sur place en ce moment il est dans la région en ce moment il il sera en Syrie dans les prochains jours quant à moi j'ai pu échanger avec mes homologues israéliens jordanien et turc et ce qui se dégage de ces échanges c'est la volonté partagée que dans la transition politique toutes les minorités puissent être représenté puissent trouver leur place euh vous parliez d'ambassade enfin vous parliez de représentant l'ambassade de France a fermé depuis 2012 il est pas question pour le moment de de de la rouvrir ce changement politique ne ne ne change rien sur les relations diplomatiques aujourd'hui entre la France et la Syrie d'abord je veux rassurer vos auditeurs euh nous n suivons attentivement la situation de nos ressortissants des quelques centaines de Français qui qui sont sur place au travers de l'ambassade de de Roumanie et au travers de notre ambassade de France à Beyrouth ensuite si vous voulez le soutien et l'appui que la France apportera à cette transition politique de la Syrie dépendra du respect de nos exigences que j'ai évoqué tout à l'heure une transition inclusive qui respecte les minorités qui respecte les droits de l'homme et le droit alors justement les rebelles les rebelles sont conduits aujourd'hui par un un certain Abou Mohamed aljolani aljolani qui a qui a qui a un passé récent de 10jihadist il y avoir rompu avec Al-Qaïda est-ce que vous croyez à sa normalisation est-ce qu'il faut lui faire confiance écoutez vous l'avez dit jolani HTC a rompu avec daesh et Al-Qaïda mais ce il s'agit là d'un mouvement islamiste et soyons lucide il y a des risques très importants qui guettent la Syrie celui de la fragmentation et de l'instabilité comme on a pu le voir par le passé en Libye ou en Irak et celui de l'islamisme et sur ce sujet nous serons intransigeents je veux rappeler que depuis 10 ans avec nos alliés américains et d'autres de la coalition international nous luttons contre le terrorisme et ce que nous disons aujourd'hui c'est que cette transition politique que nous appelons de nos vœux ne doit laisser aucune place à l'extrémisme et aucune place au terroris ça et bien on mobilise nos leviers quels sont les lev de la France dans cette affaire le premier c'est celui que j'ai cité tout à l'heure intransigence absolue vis-à-vis du régime et ça n'est pas si fréquent que cela regardez les positions que d'autres pays occidentaux ont pris ce qui nous vaut le respect et la reconnaissance de toutes les parties dans dans le conflit lien étroit que nous avons tissé avec les oppositions syriennes y compris celles qui sont en exil et avec certaines des minorités je pense à la minorité kurde et enfin nous avons le levier financier puisqu'il faudra participer à la que ce soit au niveau français ou au niveau européen et nous ne le ferons que si les conditions que j'ai évoqué tout à l'heure sont effectivement respectées le groupe HTS est-il toujours considéré par la France comme une organisation terroriste elle est considérée par ce groupe est considéré par l'ONU comme une une organisation terroriste mais je crois qu'il y a eu des alléses et retours sur le sujet il appartient il appartient à ce groupe de faire la démonstration de sa volonté sincère de de d'écarter l'extrémisme d'écarter l'islamisme et le djihadisme de cette transition et surtout d'organiser une transition qui permettent à toutes les minorités syriennes auxquelles nous sommes très attachés de prendre toute leur part on vous pose la question parce que les talibans eux-mêmes ont félicité hier le peuple syrien et les rebelles en question est-ce que vous vous inquiétez de la place qu'ils pourront donner dans la société syrienne c'est ce groupe HTS C ces rebelles qui qui prennent le pouvoir en Syrie aux femmes la place qui sera donnée aux femmes la la place qui sera donné aux minorités chrétiennes druses Kurd conditionne la capacité de la Syrie à vivre en paix et en sécurité dans sa région pr signau puisque ils sont à pr sign euh j'entendais Gilles kpel sur votre antenne tout à l'heure les les les premiers signaux démontrent une une volonté de ces groupes de d'écarter les exactions dont certains groupes islamistes ou djihadistes sont sont coutumiers d'écarter certaines attitude qui démontrerait une volonté hégémonique mais nous sommes très prudents et je le dis l'appui de la France sera conditionné au respect des minorités sur laée ça s'apprécie sur la durée évid mais alors expliquez-nous pourquoi les États-Unis aujourd'hui ont bombardé des dizaines de positions de l'État islamique en Syrie est-ce que la France participe à ces opérations aussi c'est une opération qui est menée par les États-Unis contre daesh pour éviter que profitant si je puis dire du vide laissé par le régime daesh puisse ressurgir et c'est une c'est une opération qui s'inscrit dans l'esprit de ce pourquoi la France s'est batue de ce pourquoi les soldats français se sont battus depuis 10 ans en Syrie c'est-à-dire pour défaire daesh et éviter que par ses actions de déabilisation et de terrorisme ils viennent porter atteinte aux intérêts français mais ce risque d'une résurgence de daesh aujourd'hui il existe il existe bien évidemment et c'est pourquoi nous nous mobiliseront tout au long de cette transition pour rendre la Syrie au syriens et pour éviter qu'elle ne soit prise en otage par des groupes djihadistes on a tous assisté à ces scènes extraordinaire des des prisons libérées avec des prisonniers politiques avec des femmes avec des femmes parfois violées avec leurs propres enfants qui étaient né en prison mais il y a aussi dans ces prisons syriennes il peut aussi y avoir des membres de l'État islamique hostile à la France est-ce que vous craignez avec ces ces récents événements le risque terroriste augmente pour l'Europe pour nous je crois qu'il y a l'opportunité de le contenir euh vous le savez il y a effectivement un certain nombre de combattants terroristes qui qui sont détenus d'ailleurs dans une une partie de la Syrie qui échappait déjà au régime le nord-est du pays et et qui ne sont et dont la situation n'évolue pas avec les développements récents je crois que l'instauration d'un État fort qui respecte les Syriens dans leur diversité ethnique politique et et religieuse et sans doute la meilleure garantie que nous puissions avoir contre le risque terroriste c'est vrai mais contre aussi contre aussi les vagues migratoires qui en 2015 ont atteint l'Europe par des par l'exil de centaines de milliers de millions de Syriens qui fuyaient la torture la persécution les gazages arbitraires de bacharass cette crainte de ressurgence de de daesh ces prisonniers qui peu qui pourraent être libéré et parmi eux des djihadistes il y a aussi cette crainte de la vingue migratoire Jordan bardellaa président du Rassemblement national alerté hier sur France I j'appelle d'ors et déjà l'Union européenne et les différents pays de l'Union à anticiper dès maintenant le risque d'un déferlement migratoire où pourrai se glisser des terroriste islamistes vous dites la même chose vous avez la même crainte je dis que c'est un contresens absolu et je déplore au passage la bienveillance coupable dont a bénéficié Bachar al-Assad dans une certaine partie de l'extrême droite française et de l'extrême gauche française pour différentes raisons solidarité bolivarienne d'un côté fascination pour les dictateurs de l'autre ce qui s'est passé en 2015 l'afflux massif de femmes d'enfants d'hommes syriens risquant leur vie en Méditerranée pour chercher refuge en Europe et bien c'est la responsabilité unique de Bachar elAssad de ses alliés russes et iraniens qui ont persécuté cette population c'est donc avec la chute du régime un espoir l'espoir que les réfugiés syriens dans le Moyen-Orient et peut-être bientôt en Europe puissent enfin rentrer dans leur pays je parle là d'hommes et de femmes qui ont dû quitter leur pays sous le sous la menace de la persécution je parle d'enfants qui ont quitté leur pays sans jamais vraiment pouvoir le connaître et ce que nous voyons dans les images qui sont diffusées depuis hier ce sont de de de jeunes adolescents de jeunes adultes qui retournent dans un pays qu'ils n'ont jamais vu et qui est pourtant le leur on les voit qui arrivent du Liban mais il y en a aussi beaucoup en France est-ce que la France va œuvrer pour que ces personnes qui sont réfugiées aujourd'hui chez nous puissent revenir rapidement dans leur pays mais vous le savez la France a conditionné d'une certaine manière le le retour des réfugiés ou en tout cas a dit que le retour des réfugiés ne pouvait ne pouvait advenir que dans les que dans la mesure où il pouvait rentrer en Syrie en sécurité la sécurité n'est pas encore tout à fait assurée mais elle doit l'être et c'est C transition politique doit le permettre de manière à ce que le millions de réfugiés syriens au Liban les millions de réfugiés syriens en Jordani ceux qui en Europe souhaiteraient revenir puissent le faire en toute sérénité Jean-Noël Barot le ministre des Affaires étrangères est avec nous jusqu'à 9h sur France Info 8h47 on laisse passer le fil info maaliomo Bachar alAssad devra rendre des comptes pour les centaines de milliers d'innocents qui ont été maltraités torturés et tués les mots de Joe Biden hier soir le dictateur syrien est à Moscou selon les agences de presse ruses après Halep Hama hom c'est Damas qui est tombé hier au main des rebelles islamistes le président américain assure par ailleurs que les États-Unis ne laisseraient pas l'état islamique profiter de la situation 75 cibles du groupe terroriste ont été visé l'affaire est emblématique du mouvement Mitou Christophe rouia est jugé à partir d'aujourd'hui pour agression sexuelle sur mineur l'actrice adelle Helle accuse le réalisateur du film Les Diables d'avoir abusé d'elle de ses 12 15 ans il risque 10 ans de prison les agriculteurs reprennent leurs actions à l'appel de plusieurs syndicats hier soir la permanence parlementaire du député socialiste Boris valallot dans les lande a été mûé et bâché il lui reproche d'avoir voté la motion de censure justement les consultations reprennent aujourd'hui à l'Élysée en vue de la nomination d'un nouveau Premier ministre Emmanuel Macron doit recevoir ce matin le groupe lotes les communistes et les écologistes Marseille se rapproche de Paris on parle football 14e journée de Ligue 1 hier l'OM l'actuel 2e au classement est revenu à 5 longueurs du PSG en l'emportant face à l'IS saint-édienne 2-0 France Info le 830 France Info Jérôme chapui S braquia et toujours avec Jean-Noël Barot le ministre démissionnaire des Affaires étrangères cette situation en Syrie cette chute de de Bachar elAssad et le voisin le Liban est-ce que selon vous le Liban peut faire les frais de ce basculement je ne le souhaite pas nous avons pour le Liban obtenu un cesser le feu c'est un succès diplomatique pour la France et je m'en réjouis euh qui euh met fin à un conflit qui a qui a fait plus de 4000 victimes civiles et qui doit permettre d'assurer la sécurité des Israéliens et des Libanais qui doit permettre le retour euh des déplacés chez eux qui doit permettre de garantir la souveraineté du Liban rili il y a une rupture d'équilibre la Syrie jouer un rôle clé euh au Liban notamment dans l'approvisionnement du hzbolah c'est un affaiblissement supplémentaire du du hzbollah des des nœuds logistiques par lesquels le hzbollah pouvait s'approvisionner ça ne doit pas détourner le Liban de la voie sur lequelle il s'est engagé c'est-à-dire le redressement de l'État avec à l'horizon une élection présidentielle mais c'est un facteur d'apaisement ou de déstabilisation pour le Liban ce qu'on vit là la question n'est pas de jouer au devinett la question est de faire de cette situation une un facteur d'apaisement pour le Liban et c'est ce à quoi nous nous employons c'est pourquoi nous avons envoyé la SEM semaine dernière une dizaine de personnes sur place sous le commandement du du général de brigade ponchin qui au côté de de l'équipe américaine comme nous nous y étions engagés veille à au suivi du cesser le feu et veille au renforcement des forces armées libanais vous voyez bien monsieur le ministre c le feu fragile où il é ti à C le feu fragile mais c le feu tout de même et demandeer au libanais et vous verrez que depuis le CESS le feu ils ont recommencé à respirer et à retrouver un semblant de de normalité dans leur vie quotidienne c'est ce à quoi nous allons nous employer veiller à ce que ce cess lefeu soit respecté et veiller surtout à engager la phase suivante c'est-à-dire le retrait des forces israéliennes le déploiement massif des forces armées libanaises dans le sud du paysce est-ce que c'est possible d'aller jusque là ou quand quand on sait que ce cess le feu est fragile notamment parce que le Hezbollah dit se battre pour la cause palestinienne il va y avoir un nouveau président aux États-Unis le 20 janvier c'est Donald Trump qui prend le le pouvoir et lui il a posé un ultimatum il a dit que les conséquences seraient TER si tous les otages n'étaient pas libérés d'ici le 20 janvier il parle de quoi c'est quoi les conséquences terribles il parle de Gaza et s'agissant de Gaza la la voix de la France n'a jamais varié c le feu immédiat libération de tous les otages acheminement massif de l'aide humanitaire dans l'enclave et engagement des discussions menant à une solution politique reposant sur deux états un État d'Israël et de Palestine vivant côte à côte en paix et en sécurité un dernier pays dont il faut parler ce matin c'est l'Iran cette chute de Bachar Al Hassan elle a des conséquences pour le régime iranien allié est-ce que la France là aussi a des contacts avec l'Iran pour que les choses en Syrie s'apèse dans les prochains jours oui nous avons des contacts avec l'Iran mais la situation que nous voyons se dérouler devant nos yeux c'est le résultat d'un Paris raté de l'Iran qui a un peu plus d'un an et demi s'est engagé dans une vaste manœuvre de déstabilisation de la région et nous appelons l'Iran à cesser ses actions de déstabilisation a cessé de menacer les intérêts de sécurité d'Israël et les intérêts de sécurité européens c'est dans ce sens que travaille la diplomatie française Trump zelensk Macron c'était la photo du weekend en France les trois hommes d'État se sont réunis à l'occasion de la réouverture de Notre-Dame l'occasion aussi pour Donald Trump de s'entretenir avec volodimir Zelenski donc l'Ukrainien vous n'avez pas assisté il me semble à cet entretien mais il y a eu des pris de parole après notamment celle de Donald Trump qui appelle à un cesser le feu immédiat en Ukraine du point de vue de la France est-ce que les conditions d'un cesser le feu sont réunis alors d'abord permettez-moi de relever que cette rencontre premier déplacement à l'étranger du président élu Donald Trump témoigne de la considération de Donald Trump pour la France et pour le président de la République cet entretien a été effectivement l'occasion d'aborder la question de l'Ukraine euh l'idée selon laquelle les Ukrainiens doivent pouvoir rentrer dans des négociations de paix en position de force et l'idée selon laquelle les Européens doivent être associés à ces discussion qui les concern directement vous ne répondez pas à la question est-ce que les conditions d'un cesser le feu aujourd'hui sont pour la France réunies nous avons toujours dit qu'il appartient aux Ukrainiens seuls de décider du moment d'entrer dans des négociations de paix et qu'il appartient à aux alliés de l'Ukraine au premier rang desquel la France de permettre aux Ukrainiens de le faire en position de force le crremmelin se dit ouvert à des pourparler de paix si Vladimir Poutine est ok c'est qu'il a un avantage euh ce qui est clair c'est que les États-Unis n'ont aucun intérêt à une victoire de Vladimir Poutine et cette rencontre quelques minutes avant la réouverture de Notre-Dame est un nouveau succès diplomatique français parce qu'une telle compte n'aurait pas pu se tenir sous d'autres ospices vous parliez de la considération de Donald Trump à l'égard de la France avant de venir en France mais diffuser après il y a eu cette interview diffusée par nos confrères américains de NBC les États-Unis dit Donald Trump quitteront l'OTAN à moins que les alliés ne contribuent davantage financièrement dans une interview c'était des propos qu'il tenait pendant sa campagne mais là il les tient comme président élu vous le prenez comme un chantage je maintiens que la visite de Donald Trump à Paris est une marque de considération pour la France et le président de la République et je dis ensuite qu'il est effectivement de l'ordre de la nécessité vitale pour la France et les Européens d'élever leur niveau de défense puisque ce que nous voyons depuis 2008 c'est que la menace russe se déplace d'année en année de plus en plus vers l'ouest et que en Ukraine chaque fois que la Russie gagne 1 km Carr et bien la menace se rapproche tout autant de notre pays mais l'OTAN sans les États-Unis c'est envisageable je ne crois pas que les États-Unis souhaiteront quitter l'OTAN ce que je disvisage ce que je dis et ce que la France a toujours dit c'est que l'Europe doit prendre une part plus grande de sa propre sécurité doit développer sa capacité à s'armer et à se défendre la menace est aujourd'hui trop grande une question rapide Jean-Noël Barau pourquoi Ursula van derlayen la présidente de la Commission européenne n'était pas là samedi alors qu'elle était invitée c'est ce n'est pas à moi qu'il faut poser la la question peut-être à l'archevêque de de Paris je pense que votre question av vous comprenez le sousentendu j'imagine bien petit sous-entendu est-ce que ça rapport avec sa décision de signer le l'accord sur le Mercosur alors que la France est opposée hein é les négociateurs ont ont acté de la fin de d'une discussion mais ça n'est c'est une c'est une bataille si je puis dire mais ça n'est pas la ça n'est pas la ça n'est pas la guerre puisque c'est un accord qui doit être endossé qui doit être approuvé par les États-membres de l'Union européenne et la France a a a posé à présenté ses exigences la France n'est pas le seul pays la France n'est pas le seul pays à l'avoir fait la Pologne l'Italie les Pays-Bas également et donc c'est maintenant si je pu dire que la discussion va commencer et pardon mais pour reprendre le mot vous utilisiez tout à l'heure à propos de Donald Trump est-ce qu'elle a pas manqué de considération à l'égard de la France comp tenu de de de la position de la très large majorité de la classe politique française sur c'est un jugement qui vous appartient c'est une question qu'on vous pose qui vous appartient euh vous êtes aussi le vice-président du MoDem on revient en France la situation politique faut le dire elle est toujours en Lisée dans une crise vous êtes le vice-président du Modem François Baayou est pressenti pour être le prochain Premier ministre est-ce qu'il est prêt c'est une décision qui appartiendra le moment venu au président de la République François Baayou a toutes les qualités requises pour la fonction et singulièrement dans le moment que notre pays traverse d'ailleurs un certain nombre un certain nombre de de personnalités politiques éminentes l'ont dit qui a la capacité à parler à tous aujourd'hui qui a tenu des propos à à pousser des des idées selon lesquelles chacun doit trouver sa place qui parmi les premiers a défendu le redressement des finances publiques ou la réindustrialisation du du pays la liste la liste n'est pas si long mais c'est un proche du président de la République est-ce que si Emmanuel Macron décide de nommer François baerou demain est-ce que ça veut pas dire qu'il a rien compris à ce que les Français ont dit à savoir on veut plus de des gens proches d'Emmanuel Macron on veut plus d'Emmanuel Macron on veut d'autres formations politiques puisque c'est le NFP qui pas tout à fait ce que les Français on dit ce que les Français ont dit c'est entendez-vous de la gauche modérée à la droite républicaine enant par le Centre cessez de vous concentrer sur votre nombril et sachez bâtir des compromis au service du pays à notre service mais au moment où on se parle Boris Vallot le socialiste l'écologiste marine Tondelier rapael glman disent tous ce matin sur d'autres antennes qu'ils ne sont pas d'accord avec la nomination de François Baayou à matigon ça veut dire que ça ne se fera pas et moi ce que je dis dit c'est que cohabiter avec d'autres forces politiques c'est non seulement ce que les Français nous ont demandé aux élections législatives mais qu'en plus ça n'est pas déshonorant en réalité c'est ce que notre pays a fait dans toutes les heures les plus graves de son histoire à la Libération ce sont des gouvernements rassemblant la droite le centre la gauche qui ont permis au pays de se redresser pour cela il faut cesser de se focaliser sur les lignes rouges et et et se concentrer plutôt sur les points de convergence et les points de convergence je regrette il y en a de très nombreux merci beaucoup Jean-Noël barre ministre démissionnaire de l'Europe des Affaires étrangères vous étiez l'Inité de France Info ce matin je vous laisse en compagnie de Salia braa de Rena les informer dans quelques minutes
Jean-noël Barrot