"Le Diplôme" : Clémentine Célarié et Guillaume Labbé sont les invités de Culture médias
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Acceptation crédit part pour les trajets courts privilégier la marche ou le vélo Europe 1 et vous écoutez Culture Média sur Europe 1 10h 11h30 avec Thomas Hill et vos invités ce matin Thomas. Oui, je reçois ce matin Guillaume Labé et Clémentine Cellarier qui est en ligne avec nous du fond de son lit. Et alors vous venez nous parler tous les deux de la nouvelle série de TF1, le diplôme dans laquelle tout un groupe d'adultes décident de retourner sur les bans de l'école pour passer le bac. [musique] [musique] Ça c'est la musique du générique de cette série qui a décroché deux prix au festival de la fiction de la Rochelle, celui de la meilleure série comédie dramatique et de la meilleure actrice pour vous Clémentine Sellarié.
J'imagine que ça vous a fait très plaisir. Ça m'a ça m'a beaucoup touché parce que ben si vous voulez quand d'abord on est toujours enfin je pense que Guillaume sera d'accord avec moi, mais on est toujours euh on est toujours mieux quand on a des très beaux rôles. Vous voyez ce que je veux dire ? qui on peut révéler des choses de soi ou des choses qu'on a observé ou des choses qu'on a envie de de de je sais pas de partager ou des émotions très fortes et bon pour avoir un peu vécu ce truc de de violence conjugale ben dans lequel vous vivez une solitude absolue.
Oui. Alors là ça a décroché le téléphone he clairement je crois que chacun l'aura compris. Violence conjugal on vous m'entendez ?
Oui, vous êtes revenu, ça y est. Donc vous nous disiez quand on quand on a vécu ce genre d'événement. Oui, oui, on vous entend Clémentine Oui, pardon, c'était l'alarme.
N'importe quoi. Oui, quand on a vécu ce genre de choses, quand on est victime de ça, on est on est d'abord dans une solitude extrême. Donc, si vous voulez avoir un rôle qui nous permet de de lever ce tabou, parce que c'est un tabou, beaucoup de femmes qui le vivent ne n'en parlent pas et en plus de recevoir un prix, c'est vraiment des mains tendues en fait.
C'est et puis c'est c'est un hommage à toutes celles qui vivent et qui peuvent pas voilà. Et puis en plus, en plus ce prix je l'ai eu mais il est partagé avec toute cette ce groupe qu'on a formé ensemble avec mes camarades don Guillaume parce que vraiment pour moi cette c enfin je pense que pour nous tous ça a été une aventure en fait c'est plus qu'un tournage on a on a vécu un truc chacun avec nos parcours très fort on a vécu un truc humain fort quoi. pardon et qui euh qui nous forcément qui nous marque et qui donne une espèce de dimension à la série.
Vous voyez ce que je veux dire ? Ouais, c'est c'est quelque chose quoi, l'espoir d'un lieu social, le lycée où on va essayer chacun de sortir de nos de nos fractures, de nos de nos difficultés, vous voyez ce que dire par le l'espoir de l'enseignement et du et du fait de se rencontrer alors qu'on aurait jamais dû se rencontrer les années ça la bonne idée de cette série effectivement, c'est de faire se rencontrer des personnes qui ont rien à voir les uns avec les autres et qui se retrouvent tous là dans cette classe pour passer le bac. Enfin, alors ils ont tous la frustration de pas l'avoir eu à une époque, de pas avoir osé le passer, de pas avoir réussi ce diplôme.
La vie de votre personnage aussi, il est complexe he Guillaume Labé, puisque vous vous jouez Pierre, c'est un homme assez fermé, assez désagréable, même avec les autres élèves de l'atas, on peut dire ça. Mais en fait, lui aussi il cache un secret au reste de l'Atlas. Ouais.
Ouais. Mais c'est c'est ce que dit Clémentine. Ce qui est fou, c'est que je sais pas à quel point on est casté et les on le sent on sent ce qu'on a, c'est que moi, c'est un personnage qui qui a qui a une violence en lui, qui qui est hérité de de son père en l'occurrence et il a peur de la repasser à sa fille et c'est comment il va essayer de briser cette chaîne de de violence.
Donc c'est c'est ça me parle beaucoup euh de cette violence un peu endémique et cette violence qu'on essaie de de parpasser à ses enfants. Moi en ayant des des enfants, ça me ça me parle. Donc c'est ça, c'est que les sujets à chacun de nous et si vous aviez les autres comédiens, vous verrez que en fait finalement les trajectoires nous ont parlé personnellement à chacun.
Et ce qui est bien fait dans la série, c'est que justement on s'apporte un soutien et que c'est c'est pas forbeux, on se parle pas. C'est le fait d'être ensemble et de se rendre compte qu'on n'est pas seul dans une difficulté, pas forcément besoin de l'analyser, d'en parler. La trajectoire de Delphine me moi me touche parce que je me rends compte qu'elle est battue et ça me fait prendre conscience que la violence que j'ai subie n'a pas été normale en fait.
Ouais. Delphine, c'est le personnage donc joué par Clémentine Cellarier. Cette mère de famille qui vit confortablement grâce à un mari qui a une bonne situation.
Ça fait 40 ans qu'ils sont ensemble. Vous avez deux enfants qui vont qui vont très bien, qui réussissent brillamment. En apparence, tout va bien et puis on découvre au fur et à mesure de la série que bah en fait c'est pas c'est pas du tout le cas.
Non non pas du tout. et et elle le cache, elle cache ce cette chose qu'elle vit parce qu'elle en a honte et c'est le cas de plein plein de femmes. C'est-à-dire que et d'ailleurs Guillaume, je rebondis sur ce qu' disait Guillaume, c'est que on a on peut avoir honte de justement de cette violence qu'on a en soi et qu'on veut enrayer ou de la violence qu'on subit.
C'estàd que mais bon pour pour ce qui est des femmes victimes, elles ont honte d'une d'une violence qu'elles subissent. c'est monstrueux si vous voulez. Donc mais et ça ça tient aussi à au fait de de de dire non ça n'a pas d'intérêt, je suis coupable donc non je ne veux pas en parler, c'est pas bien, c'est ma faute, vous voyez ce que je veux dire ?
Et ça et ça c'est très bien dit dans le film et alors surtout bon moi j'ai un partenaire bon tous les partenaires sont géniux. Bernard Campan, Camille Lelouge, il y a un sacré cum Arm et Arman, voilà et Julie et voilà et on est on est tous en plus on s'est vraiment rencontré parce que quand on a tourné à Saint-Malou, c'était on était ensemble, on était un peu groupé, on rentrait pas chez nous le soir donc on se voyait mais je sais plus ce que je disais, mais c'est vrai qu'ils ont tous un parcours on peut dire, ils ont tous un parcours plus ou moins cabossé parce que le Bernard Campen son rôle aussi. et voilà d'une personne totalement déprimée Camille Lelouge qui est au bord du burnout.
Tout le monde on le sent un bagage plus ou moins lourd dans cette fiction. C'est ça leur point commun aussi. Oui mais Oui mais mais par contre c'est très combatif c'est ça qui est fort.
Et c'est comb tu as du combat et il y a il y a aussi en fait beaucoup de joie. C'estd qu'en fait au fur et à mesure nous au début en lisant on se disait wou ils sont c'est lourd he tout ce que tout ce qu'on tout ce qu'on a partagé. En fait on se marre et c'est ce qui fonctionne c'est qu'en fait ce groupe là dans ces parcours s'amuse et en fait ça ça transpar à l'écran.
C'est qu'il y a vraiment du bonheur et de la joie. C'est vraiment de la comédie qui naît chacun des persos. Donc c'est assez c'est assez agréable.
Clémentine parce qu'il se foutent de la gueule de Ben oui, parce que par exemple Delphine, elle vient pardon, je parle de mon personnage mais bon, elle vient avec des petits cookies [rires] au lycée. Bon, vous voyez ce que je veux dire ? Elle se fait de sa gueule parce qu'en plus c'est des lit facièes [rires] comme dans voilà, on se fout de sa gueule parce qu'on dirait elle dit qu'elle fait du yoga.
Bon, ils se disent "Ah bah d'accord, elle fait pas grand-chose. Enfin, c'est une petite bourgeoise qui donc on se demande, voyez." Bon voilà, Guillaume il est il est en retard souvent. euh on se dit bah tiens donc il y a une espèce de de truc entre eux de de de d'hérision souvent de se de la gueule et ça c'est comme au lycée comme quand on était petit hein je veux dire c'est et ça c'est chouette parce que dit Guillaume c'est d' est-ce que vous avez retrouvé un peu le parfum de l'enfance aussi en tournant cette série parce que c'est c'est particulier de se retrouver comme ça à nouveau dans un lycée une grande colo quoi.
Ouais, franchement bah quand tu es dans les dans les tables, quand tu es derrière les paillasses ou dans sur ces grandes tables, c'est vrai que ça te ramène à ça te ramène En plus, c'est quand même un lycée où on a tourné en 14e qui est vraiment euh qui a gardé le les trucs des lycées de moi de ma génération. Donc c'est pas Ouais, c'est pas un lycée hyper moderne. C'est un très très beau lycée.
Et euh et ouais, c'était c'est ça rappelle des souvenirs. Ouais. Vous avez eu des souvenirs vous aussi ?
Clémentin qui sont remonté à la surface. Moi, j'ai adoré parce que parce que j'ai une nostalgie de l'odeur, le parfum des vous savez ce de des classes là, ce truc des je sais pas comment dire, les trouses, le truc le le j'ai vraiment aimé quoi. Je sais pas ouis moi je n'ai pas quitté ça malgré mon âge.
J'ai l'impression de Non non vous vous reconnectez à quelque chose de de vous êtes encadré en plus vu ce qu'elle vit elle où elle est en danger chez elle en permanence et ben au lycée elle est elle est en sécurité si vous voulez et je pense que je suis pas la seule à à l'avoir vécu enfin dans le personnage c'est que quand on est là-bas évidemment on se fout de la gueule des uns des autres d'ailleurs. Oui. Je pense qu'on revient un peu en enfance.
Ouais. Et puis on est dans un truc où on est porté vers un espoir. C'estàd que vous saz, on était dans un lycée euh je je le dis en même temps à Guillaume il y a de tr jours, le lycée un lycée en en en à Paris qui est le seul en France d'ailleurs, c'est honteux mais bon d'adultes comme ça et et les gens qui ont vu on leur a montré la la le premier épisode et c'est drôle Guillaume parce que tu sais je voyais on voyait des personnes qui étaient nous quoi. envoyer des des des étudiants adultes et ils ont été vraiment touchés parce que c'est ce qu'il vivent quoi.
Donc et ils vivent enfin voilà donc c'est c'est un espoir en fait cette série. C'est pour ça que c'est comme dit Guillaume, il y a beaucoup d'humour parce que parce que quand on vit des difficultés on a souvent beaucoup d'humour parce qu'il y a que ça qui nous reste quoi. Très réussite cette série qui mérite effectivement ses prix au festival de la fiction de la Rochelle.
Le diplôme c'est à voir dès ce soir 21h10 sur TF1. Ouais, restez avec nous sur europeé continue juste après les infos de 10h30. Mais oui, vous restez encore un petit peu avec nous hein.
Clémentine Cellarier Guillaume Labéet parce que dans un instant un autre comédien va nous rejoindre. Je sais que vous l'aimez monsieur Michel Bougard. Et puis si vous aimez d'histoire, vous ne manquez [musique] pas, j'en suis sur le podcast au cœur de l'histoire.
Tous les jours, Europe 1 vous fait le récit de personnages, de moments, d'événements qui ont marqué [musique] l'histoire avec un grand H. Et bien aujourd'hui, nous revenons sur un épisode médiatique et historique [musique] qu'on dont on a parlé vendredi dans Culture média, les 200 ans du Figaro, le quotidien le plus vieux de France. 200 ans de journalisme, de liberté raconté par Olivier de la garde et les grandes signatures du journal.
C'est un podcast qui est disponible dès maintenant [musique] au cœur de l'histoire les 200 ans du Figaro sur le site et laappli.