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Discours / meetingNathalie Arthaud· 1 septembre 2025 4 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTravail & emploiJustice

Seuls ceux qui lutteront se feront entendre !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « Oui, la dette a explosé entre 2017 et aujourd'hui, mais en 2017, il y avait 39 milliardaires. Aujourd'hui, ils sont 145. »
  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « Les 500 plus riches du pays ont vu leur fortune multiplié par 2 et aujourd'hui, ils atteignent un total cumulé de 1100 milliards d'euros. »
  • 0:42Invité politiqueChiffre
    « Les aides de l'État au patronat sont estimées à 211 milliards d'euros par an et les travailleurs sont bien placés pour savoir qu'elles ne se sont transformées ni en augmentation de salaire, ni en embauche, ni en investissement. »
  • 2:06Invité politiqueFait
    « La crise économique, politique et morale dans laquelle la société s'enfonce et de la responsabilité exclusive d'une classe, la bourgeoisie. »

Temps de parole

  • Nathalie Arthaud100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Nathalie Arthaud

[Musique] [Applaudissements] [Musique] Baou se répand dans les médias pour expliquer qu'avec 3300 milliards d'euros de dette, le pays serait au bord de la faillite. Et bien, puisqu'il est question de gros rappelons quelques vérités. Oui, la dette a explosé entre 2017 et aujourd'hui, mais en 2017, il y avait 39 milliardaires. Aujourd'hui, ils sont 145. Les 500 plus riches du pays ont vu leur fortune multiplié par 2 et aujourd'hui, ils atteignent un total cumulé de 1100 milliards d'euros. Les caisses publiques se sont vidées et les coffres forts de la grande bourgeoisie se sont remplis. Et ce n'est pas un hasard de calendrier.

Non de prospérer sur l'exploitation des travailleurs, la grande bourgeoisie a siphoné les caisses publiques avec la complicité de Macron et de tous ses gouvernements. Les aides de l'État au patronat sont estimées à 211 milliards d'euros par an et les travailleurs sont bien placés pour savoir qu'elles ne se sont transformées ni en augmentation de salaire, ni en embauche, ni en investissement.

Ces attaques ne s'arrêteront pas quand débarrassera le plancher dans 8 jours, ni même quand Macron partira parce que cette guerre sociale et la condition d'existence de la bourgeoisie et elle est d'autant plus que les capitalistes sont confrontés à une concurrence et à une guerre économique de plus en plus féroce à l'échelle du monde. Pour ses profits, ses marchés, sain la classe capitaliste est capable de nous tuer au travail, de détruire l'environnement et elle est en train de nous embarquer dans une troisème guerre mondiale. Guerre mondiale qu'elle prépare déjà intensément. Alors oui, les menaces qui pèsent sur nous sont graves.

Pour autant, il n'y a aucune raison de se résigner ni à tous ses reculs, ni à cet avenir de plus en plus barbare de la société. La crise économique, politique et morale dans laquelle la société s'enfonce et de la responsabilité exclusive d'une classe, la bourgeoisie. Et bien, il faut la combattre en s'opposant à sa politique, à sa domination, à son système. C'est dans cette perspective que les travailleurs doivent retrouver le chemin des luttes collectives. Et cette rentrée nous donne l'occasion d'en discuter largement.

Des travailleurs ont décidé de profiter de l'appel à se mobiliser euh le 10 septembre qui a été lancé sur les réseaux sociaux pour exprimer leur colère, quand bien même beaucoup d'entre eux se méfient des récupérations possibles et a raison car il ne s'agit pas de tirer les marrons du feu pour des politiciens qui ne pensent qu'à une chose, remplacer Bairou pour nous taper dessus à leur tour. De leur côté, les confédérations syndicales qui craignent comme la peste les mobilisations qui leur échappent ont décidé de ne pas appeler nationalement au 10 septembre. Elles ont décidé de le faire pour le 18 septembre.

Elle crée ainsi un facteur d'hésitation et de division supplémentaire et elle montre une fois de plus qu'elles ne sont pas prêtes à engager un combat déterminé pour défendre les intérêts vitaux des travailleurs. Et bien, elle ne mérite pas plus que les politiciens autre confiance. Mais cela ne doit pas pousser les travailleurs à rester spectateurs. Au contraire, il nous faut agir en contrôlant nous-mêmes nos luttes, c'est-à-dire en les dirigeant. Ce sera possible si nous organisons nos propres comités de lutte permettant aux travailleurs syndiqués ou non syndiqués de définir collectivement leurs revendications, de choisir leurs représentants, leur stratégie et leur mode d'action.

Une chose est sûre, seuls ceux qui lutteront pourront espérer se faire entendre. Et pour se faire entendre, les travailleurs disposent d'une arme bien plus puissante que toutes les pétitions en ligne, les boycottes ou les blocage. Celle de la grève. C'est cette force collective que le grand patronat craint et c'est cette force que les travailleurs doivent redécouvrir pour partir au combat.