Trump, de retour à la Maison-Blanche C dans l'air 20.01.2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:56PrésentateurFait
« Donald Trump et Mélania arrivent à la Maison-Blanche, sont reçus par le couple présidentiel. »
- 2:03PrésentateurFait
« Ces hommes se haïssent. »
- 2:11PrésentateurFait
« accusée de corruption, accusée vraiment d'avoir détruit ce pays. »
- 2:34PrésentateurFait
« cette rotonde du Capitole, qui est quand même le lieu le plus symbolique, le plus sacré de la démocratie américaine, elle a été désacralisée. »
- 2:54PrésentateurFait
« Donald Trump a lancé ses troupes, ses émeutiers à l'assaut du Capitole. »
- 3:41InvitéFait
« les gens m'aiment tellement que je pourrais descendre sur la 5ème avenue à New York, c'est quelqu'un qui m'aimerait toujours autant. »
- 5:24InvitéFait
« Il s'est préparé à son projet depuis 4 ans. »
- 5:32InvitéFait
« il le fait, en fait. »
- 5:50InvitéPromesse
« une de mes premières mesures, ça va être d'annuler les 35 heures. »
- 6:23PrésentateurFait
« Autre révolution. Exactement, sur l'immigration, sur la guerre commerciale. »
- 7:04InvitéFait
« l'idée, il a raison, d'ailleurs, du point de vue intellectuel, c'est de dire, au fond, l'économie d'aujourd'hui, et plus encore celle de demain, c'est l'économie de l'intelligence artificielle, de la robotique, des humanoïdes. »
- 7:16InvitéFait
« le leader du monde, y compris du point de vue technologique, du point de vue diplomatique, du point de vue militaire, devait être le leader dans ces technologies. »
- 7:24InvitéFait
« il a un programme extrêmement ambitieux. »
Temps de parole
- Présentateur29 %
- Présentateur 225 %
- Invité22 %
- Invité 216 %
- Invité 39 %
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Bien sûr qu'on va vous faire vivre cette cérémonie d'investiture. Et d'ailleurs, voilà les toutes premières images. On a vu arriver tout à l'heure la famille de Donald Trump qui va jouer, vous nous direz, peut-être un rôle dans l'entourage d'une présidente des États-Unis. Et puis, on en a beaucoup parlé et on va beaucoup en parler ce soir également, les patrons de la tech qui ont tous fait allégeance à Donald Trump et qui naturellement sont extrêmement puissants et jouant également un rôle auprès du président. Tout à l'heure, on en parlait avec Christine Ockrent, Nicole Bacharan. Il faut rappeler que c'est une cérémonie privée qui est en train de se dérouler. C'est vrai, vous avez raison.
Rien n'oblige à ce que ça soit au milieu d'une foule sur les marches du Capitole. C'est quand même la tradition, mais elle n'est pas toujours respectée. Et je donne deux exemples. En 1985, pour cause de grand froid, la deuxième prestation de Ronald Reagan a eu lieu, de même dans la rotonde du Capitole, comme ça se passe aujourd'hui. Et je me souviens que la deuxième prestation de serment de Barack Obama, donc en 2013, a eu lieu à la Maison-Blanche, en petit comité, parce qu'au fond, il avait déjà eu la grande cérémonie, le grand discours, la foule. Donc c'est une cérémonie privée, mais où les Américains sont quand même extrêmement concernés. Ils regardent.
Il y en a beaucoup qui se sont déplacés et qui n'auront pas de place à cause du froid. Et puis, évidemment, on observe beaucoup qui est présent, qui a réussi à se faire inviter, qui a payé très très cher. Et on va en parler des invités. Mais sur le moment, c'est un moment institutionnel, c'est un moment grave, c'est un moment solennel, c'est un show, une cérémonie d'investiture. C'est quoi ? C'est tout ça à la fois. Et je vous avoue que depuis ce matin, comme nous tous, je suis ça, pas à pas. Et je pose déjà que Donald Trump a gagné l'élection, qu'il est bien élu, qu'il est légitime. Mais en même temps, dans ce que je vois, tout est faux. Pourquoi ?
Donald Trump et Mélania arrivent à la Maison-Blanche, sont reçus par le couple présidentiel. Ces hommes se haïssent. C'est pas l'hostilité politique traditionnelle. Hier encore, Donald Trump a traîné Joe Biden dans la boue, avec une violence inimaginable, accusée de corruption, accusée vraiment d'avoir détruit ce pays. Il y a 4 ans, évidemment, on s'en souvient, Joe Biden et son épouse sont arrivés à la Maison-Blanche dans la même situation. Les Trump étaient partis, et le nouveau couple a trouvé la porte fermée à clé. Ils ont dû faire appel à un militaire qui a fait office de serrurier.
Et là, je termine là-dessus, mais cette rotonde du Capitole, qui est quand même le lieu le plus symbolique, le plus sacré de la démocratie américaine, elle a été désacralisée. Il y a 4 ans, on a tous en tête le chaman avec sa peau de blague et ses cornes. Oui, parce que c'est là que ça se passe, bien sûr. Et désacralisée. Pourquoi ? Parce que Donald Trump a lancé ses troupes, ses émeutiers à l'assaut du Capitole. Donc là, va être honoré l'homme qui, en dehors de son appartenance politique, n'aurait pas dû être éligible si les contre-pouvoirs avaient joué leur rôle. C'est vrai que c'est une sacrée ironie de l'histoire que ça se passe à se mettre dans cette même pièce, sous cette coupole.
Quelle revanche, quel baracat de cette personnalité, encore une fois extraordinaire, au sens littéral du terme, qui est Donald Trump. On en a parlé à de nombreuses reprises sur ce plateau. Mais rappelons-nous, il y a 4 ans, au même moment, Donald Trump, on dit qu'il va se morfondre, s'éteindre, tout seul à Mar-a-Lago, lâché par tous. Il est de retour. Et je me rappelle encore, on s'en rappelle tous, cette phrase qu'avait Donald Trump, avant même son élection en 2016. Il disait, vous vous en rappelez, les gens m'aiment tellement que je pourrais descendre sur la 5ème avenue à New York, c'est quelqu'un qui m'aimerait toujours autant. Plus de 8 ans après, on en est là.
Et c'est, voilà, on peut, si on voit les choses différemment, on peut dire l'histoire est incroyable.
Et effectivement, je voudrais vous montrer cette une du Time Magazine pour illustrer ce que va faire Donald Trump. Regardez, ils ont mis en animation, cette animation en ligne, on le voit arriver, voilà, qui fait table rase, qui arrive tonitruant pour mener cette revanche.
Oui, déjà, c'est une vengeance absolument spectaculaire, c'est une revanche. Sur les images, je voudrais juste, il y a quelque chose qui ne va pas dans les images des deux couples, c'est que le chapeau de Mélania... On ne voit pas son regard, on va l'essayer de la retrouver, cette image. On ne voit pas ses yeux, c'est absolument, ça doit vouloir dire quelque chose. Elle remplace les lunettes du soleil ? Je ne sais pas quoi.
Regardez, on la voit sur cette photo, effectivement, sur tous les plans, c'est à la limite du regard et on ne voit pas son regard.
Oui, comme si elle ne voulait pas voir quelque chose, c'est assez curieux. Alors, sur cette une de Time, oui, mais c'est absolument incroyable. Parce qu'en fait, il arrive, il déboule quasiment comme un chien dans un jeu de qui, avec ce désir de vengeance et ce désir aussi de révolution. On le sent déjà dans ces images, dans ces premières images au Capitole. Et alors, quand même, il y a quand même une chose, c'est que... Alors là, ce n'est pas un jugement de valeur, je ne juge pas sur le fond, mais la méthode Trump, c'est la une du Time, c'est-à-dire qu'il a un projet. Il s'est préparé à son projet depuis 4 ans. Tout est complètement bétonné.
Il va, dès aujourd'hui, s'atteler à réaliser son programme. Mais dans la même temps, c'est-à-dire qu'il le fait, en fait. Ça explique aussi, en partie, pourquoi tout le monde s'est complètement rallié avec lui. C'est-à-dire que c'est l'opposé de nos hommes politiques. Nos hommes politiques sont élus. Mais tous, on prévoit, Sarkozy, quand il arrive, il a dit, une de mes premières mesures, ça va être d'annuler les 35 heures. Combien d'années après, on a toujours les 35 heures, les réformes de la retraite. C'est-à-dire que nous, on a des présidents qui arrivent avec des programmes et rien ne se passe jamais. Et là, on a le contraire et ça se passe le premier jour.
Et on sent ce souffle dans le capital. C'est le résumé formidable de cette une de time.
Il va tout balayer. Ce souffle et ce soir, en réalité, on sait déjà, et on va beaucoup en parler ce soir, parce qu'il a annoncé la couleur de ce qu'il allait faire dans ses 100 premiers jours, avec des mesures qu'il a déjà annoncées et qu'on va commenter ce soir. Autre révolution. Exactement, sur l'immigration, sur la guerre commerciale. Donc, on va parler avec vous, Nicolas Bouzou, juste sur le moment qu'on est en train de vivre, Nicolas Bouzou, sur ce Trump tonitruant qui arrive et ses toutes premières images.
Il y a une grande nouveauté par rapport à sa première élection. C'est la présence des chefs d'entreprise, des dirigeants d'entreprise de la Silicon Valley. Ça, c'est très important, parce que, du point de vue économique, le premier Trump était finalement assez conservateur, assez orienté vers la défense de l'industrie traditionnelle, ce qui était logique. C'était son électorat, ce qu'on appelait, vous savez, la Roswell, c'est-à-dire, au fond, ces territoires qui étaient spécialisés dans les années 80-90, dans l'automobile, dans la sidérurgie, qui s'étaient beaucoup désindustrialisés. Donc, il voulait défendre ça. Ça, c'était le premier mandat.
Là, l'idée, il a raison, d'ailleurs, du point de vue intellectuel, c'est de dire, au fond, l'économie d'aujourd'hui, et plus encore celle de demain, c'est l'économie de l'intelligence artificielle, de la robotique, des humanoïdes. Et il a compris que le leader du monde, y compris du point de vue technologique, du point de vue diplomatique, du point de vue militaire, devait être le leader dans ces technologies. Et donc, il a un programme extrêmement ambitieux. Et c'est ce qu'on commence à voir. Donc, c'est Elon Musk, bien évidemment, c'est la présence d'Elon Musk. Et tous les autres. Mais tous les autres, exactement. En réalité, ils sont tous là.
Je pense que ça veut dire quelque chose de très profond sur la vision qu'il a de l'Amérique, sur ce qu'il veut en faire. Et je pense aussi qu'il faudrait qu'on commence à y réfléchir. On aurait dû le faire auparavant, mais enfin qu'il faut... Non, non, mais écoutez, il n'est jamais trop tard, mais qu'il faut quand même qu'on y réfléchisse très sérieusement, nous, Européens.
Et on va en reparler ce soir, de cette onde de choc en Europe. C'est un peu ce qu'on vit avec certains, et on le verra aussi tout à l'heure, qui ont déjà pris fait et cause pour les États-Unis et qui intiment à l'Europe de signer des deals avec Donald Trump. On va en parler.