L'édito de Laurence Ferrari du jeudi 26 juin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il s'appelait Elias. Il avait 14 ans, exactement l'âge de mon fils. Peut-être celui du vôtre ou de votre petit-fils.
Elias rentrait tranquillement de son entraînement de football le 25 janvier dernier lorsqu'il a été attaqué par deux mineurs récidivistes de 16 et 17 ans que la justice avait laissé en liberté. Ils lui ont assaîné un coup de machette zombie, une horreur dotée d'une lame de 45 cm alors qu'il leur donnait tout de suite le téléphone portable qu'il lui réclamait. Il est décédé le lendemain des suites de sa terrible blessure.
Sa maman Stéphanie qui est notre invité ce soir a tout juste eu le temps de lui dire au revoir dans ces derniers instants de conscience. Aujourd'hui, 5 mois plus tard, pour Stéphanie et sa famille, pour ses deux aînés plus âgés qu'ellias, le cauchemar n'en finit plus. Le cauchemar du récit médiatique qui est fait de ce meurtre qui fait de ce meurtre avec des faits biaisés et dulcoré une autre histoire par des journalistes qui ne veulent pas dire la vérité sur ce qui s'est passé.
Le cauchemar face à la justice des mineurs qui n'en finit pas de ne pas pouvoir se réformer. Le Conseil constitutionnel a retoqué les principales mesures de la loi porté par Gabriel Atal qui prévoyait, vous le savez, de durcir les sanctions pour les récidivistes. Et puis le cauchemar de l'absence bien sûr, celui de la chambre vide scander chaque sinistre année qui va passer.
Alors pour que cette m soit pas inutile, pour qu'elle puisse aider à sauver d'autres vies que celle d'Élias, Stéphanie, sa maman a décidé de prendre la parole pour dire au nom des victimes stop. Cela suffit, nous n'avons plus le temps d'attendre. Il faut sauver nos enfants.
Marina Ferrari