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interviewBFMTV· 8 avril 2026 12 min

Libérés, Cécile Kohler et Jacques Paris sont accueillis par Emmanuel Macron à l'Élysée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et de Jacques Paris à l'Elysée, qui sont accueillis chaleureusement par Emmanuel Macron. Je crois qu'Anthony Le Boss est sur place à l'Elysée pour BFM TV, C'est extrêmement chaleureux entre le président de la République, Cécile Colère et Jacques Paris. Ils viennent d'arriver ici à l'Elysée par l'arrière du palais dans les jardins.

Il y a quelques instants on a vu leurs proches, les membres de leur famille arrivaient aussi dans ce salon des ambassadeurs qui va les accueillir. Emmanuel Macron est en train d'échanger quelques mots avec eux. On ressent beaucoup d'émotions sur leur visage même s Si nous nous situons à quelques dizaines de mètres deux, ils sont arrivés ce matin à l'aéroport de Roissy peu avant 9h.

Emmanuel Macron avait déjà exprimé le profond soulagement après leur libération définitive, c'est la fin d'une terrible épreuve de trois ans et demi, c'est ce qu'il avait déclaré ce matin en ouverture du Conseil de défense. L'Elysée d'ailleurs s'est coordonnée avec la famille de ces anciens détenus en Iran pour justement leur lécher le temps dont ils avaient besoin pour se retrouver ensemble. Emmanuel Macron avait déjà échangé par téléphone avec eux hier, ils sont désormais sur le sol français, reçus à l'Elysée, ils vont entrer à l'intérieur, vous le voyez dans ce Le salon des ambassadeurs et l'Élysée nous faisait savoir qu'Emmanuel Macron tenait à marquer l'affection et le soutien de toute la nation par cette réception.

L'Élysée soulignait aussi l diplomatique et la mobilisation des services de l'État pour assurer cette libération définitive de Cécile Colère et de Jacques Paris, à chaque appel d'ailleurs avec son homologue iranien Emmanuel Macron exigeait à chaque fois leur libération. Ils sont désormais libérés définitivement sur le sol français et vont s'entretenir avec le chef de l'État en ce moment. Anthony Obos à l'Élysée pour BFM TV, où sont donc effectivement la vue en direct à l'instant ?

Où sont donc reçus Cécile Collère et Jacques Paris après avoir retrouvé leurs proches après quatre ans, quatre ans de calvaire en Iran. Ils avaient été condamnés et emprisonnés pour espionnage d'un mot quand même Patrick. Peut-être que certains se posent la question du calendrier si je je puis dire que c'est un hasard, l'autorisation qui leur a été donnée de quitter le territoire iranien juste avant la fin de l'ultimatum américain ?

Ni un hasard, ni un geste humanitaire. Ce ne sont pas des philanthropes, on l'a bien compris, les Iraniens, ils ont ont vu notamment qu'il y avait la possibilité de jouer un peu sur l'hiatus, pour ne pas dire la fracture à venir entre les Etats-Unis et les Européens. La position de la France évidemment sans sans être absolument jamais pro-iranienne, mais se mettre sur une posture totalement défensive.

La diplomatie aussi, au-delà de la guerre, ça fait trois ans et demi, moi pourrais en avoir discuté plusieurs fois avec avec Jean-Noël Barraud, c'est le premier dossier dont il s'est emparé. Depuis le début de la guerre, il y a eu six appels entre Jean-Noël Barraud et Abbas Arraqchi, son homologue iranien. Et puis effectivement, oui, diplomatie des otages pour les iraniens, mais le fait est qu'on a réalisé un échange hier.

Il y avait une citoyenne iranienne qui était renvoyée dans son pays. Elle avait été condamnée pour l'apologie du terrorisme. Ça faisait partie, il ne sera jamais dit comme ça, et de la monnaie d'échange, vraiment.

Et on a bien compris que la diplomatie française, singulière, comme on dit depuis le général De Gaulle, a fonctionné. On l'a vu avec l'exemple du porte-conteneur de CMACGM qui a pu passé avec effectivement cette libération totale aussi et le fait que, parce qu'on pourrait que vous avez vu la quatrième personne qui était là, c'est l'ambassadeur de France à Théran Pierre Cochard qui a non pas conduit la voiture mais qui était dans ce convoi routier extrêmement périlleux alors même que les Israéliens, parce qu'on est vraiment sur le nord-ouest du pays étaient en train de mener des opérations de bombardement. Ils le savaient les Israéliens et pourtant ça s'est fait.

Et donc c'est vraiment la diplomatie, c'est pour ça qu'on a beaucoup appuyé là-dessus notamment du côté d'Emmanuel Macron sur vraiment le travail du Quai d'Orsay là-dessus à bas bruit. Parfois ça a été difficile pour le comité de soutien, parce que ce genre de choses vous ne pouvez pas annoncer on avance, on avance, surtout avec des gens qui reculent puis avancent et des éléments parfois extérieurs, le bombardement de la prison des villes dans lequel se trouvaient Cécile Collère et Jacques Paris. mais ça a été quasiment quatre ans vraiment d'un effort surhumain des diplomates et puis aussi de ce comité de soutien de nos deux compatriotes.

Evidemment, Cécile Collère et Jacques Paris qui sont à l'intérieur de l'Elysée en ce – En ce moment même, s'il y a de nouvelles images, on vous les montrera évidemment, mais revenons quand même d'un mot sur ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient parce que ça bouge sans cesse et la guerre continue. Preuve en est, le Koweït qui dit en ce moment même faire face à une intense vague d'attaques iranienne, et ce depuis des heures. Et vous nous l'apprenez, Patrick, des alertes aux missiles sur les Émirats en ce moment même.

Oui, la défense anti-aérienne du côté des Émirats arabes unis qui est en marche, alors que oui, il y a 5 minutes, je vous expliquais que pour l'instant, c'était cantonné là Donc on est simplement là en train de subir le scénario. Je ne vais pas pouvoir vous analyser pourquoi là les Émirats et pourquoi le Koweït, en plus des infrastructures, semble-t-il énergétiques, ont été touchées. Mais on est vraiment dans vraiment le test pour tout le monde.

Il y a Hormuz, il y a le Liban, comme le disait Philippe, mais il y a aussi effectivement cette menace qui va rester de toute façon pour ces pays du Golfe. R'ouvrez Hormuz, on l'a entendu, il y a quelques instants, le vice-président américain s'exprimait en direct de Budapest en Hongrie. Il y a de l'impuissance américaine, ce matin ?

Si ça se décrétait, pour le coup, ils auraient essayé de mettre un porte-avions, ils auraient pu essayer de le revendre eux-mêmes, évidemment ils l'ont pas fait. La logique ici, c'est qu'on est sur une logique de marché dont le politique essaie de se saisir. Sauf que en réalité, ce que par exemple les travaux théoriques ont montré sur les logiques d'escalade guerrière en termes de conflit, ont montré que tout simplement ce genre de cessez-le-feu dans un cadre où vous avez des parties belligérantes qui ne sont pas d'accord avec ce cessez-le-feu, je pense au gouvernement israélien bien sûr.

Vous avez les capacités de nuisance ou les capacités d'attaque qui sont intactes, qui sont là, qui sont prêtes, qui sont opérationnelles et vous avez des forces qui sont donc toujours déployées. De fait, vous n'avez pas une situation de cesser le feu. Vous avez une situation où on a...

Ce n'est pas une désescalade, c'est une interruption temporaire du conflit sauf que ici comme on est dans un conflit très particulier où c'est pas la taille c'est pas la capacité de frappe véritablement qui fait la victoire c'est en revanche la capacité d'effet de levier sur la vulnérabilité des autres et bien Si les Iraniens veulent maintenir cet effet de levier, il faut qu'ils puissent le prouver. Et c'est sans doute l'une des raisons pour lesquelles ils continuent malheureusement à frapper. Et d'ailleurs, d'après le Wall Street Journal, la marine iranienne informe les navires qu'ils ont toujours besoin d'une autorisation pour transiter par le détroit d'Hormuz, tout navire qui tentera de traverser le détroit sans autorisation sera détruit.

Et fait de levier, on reste là-dessus. Et ici, il y a une dimension juridique qui est claire, attention, c'est que l'Iran, les États-Unis et Israël ne sont pas partis à la la Convention de Montégobel, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Alors que Oman par exemple l'est tout à fait.

Donc Oman doit défendre le droit international maritime et ce que l'Iran est en train de faire, c'est qu'en forçant par la coercition, les navires à utiliser un rail qui passe, un rail de navigation qui passe dans ses eaux intérieures. L'Iran se crée une situation juridique où il pourrait, selon eux, pouvoir imposer un certain nombre de choses, à commencer par les taxes ou les autorisations. Donc, de fait, ici, on a deux acteurs, Oman et l'Iran, qui ne sont pas partis au même traité, qui n'ont pas la même approche du droit maritime et qui ne se sentent pas limités par les mêmes obligations.

De fait, c'est difficile d'arriver vers un consensus dans ce cadre-là. – Et un vice-président américain qui déclare donc à l'instant que le cessez-le-feu en Iran est, je cite, « fragile » et que Trump est, je cite encore, « impatient de faire des progrès ». Bon, en d'autres termes… – Oui, c'est presque le plus inquiétant. – C'est le yo-yo et les prochaines heures seront de nouveau décisif. – C'est l'homme qui a discuté cet accord, c'est l'homme qui l'a vendu entre guillemets au président américain, dont l'entourage dit qu'il était très remonté pour concrétiser ces menaces d'escalade militaire.

Si lui-même n'y croit pas plus que ça, si lui-même met en doute la bonne foi, il est fondé à mettre en doute la bonne foi de ses interlocuteurs iraniens. Mais ce dont on peut s'inquiéter à cette heure, c'est que ça n'aille même pas jusqu'à vendredi au rendez-vous d'Islamabad. Parce que tout peut...

On le voit sous nos yeux, tout peut capoter en quelques heures si chacun continue à penser qu'il peut jouer de son avantage et joue sa main trop fort, comme on dit...

C'est la théorie des...

Février Fabilité et fragilité exprèment au 40e jour de la guerre. Et pendant ce temps-là, Léopold de Debert, on vous retrouve en direct de l'Elysée, Cécile Collère et Jacques Paris qui sont reçus par Emmanuel Macron en ce moment même, après 4 ans de calvaire en Iran. Oui, c'est des images effectivement très fortes auxquelles on vient d'assister François dans ses jardins arrière de l'Elysée, Cécile Collère et Jacques Paris qui sont donc arrivés à Aterrissage ce matin et puis donc après trois ans et demi de détention et d'assignation à résidence.

C'est le retour à Paris en France avec ce moment qui est en cours, Réception, échange avec Emmanuel Macron. Emmanuel Macron qui a déjà une matinée assez chargée. Ça a commencé à 8h30 par un conseil de défense qui a été annoncé dans la nuit.

Conseil de défense pour faire un point évidemment sur la situation, plusieurs messages que je peux vous résumer très importants de la part du président de la République. Le premier c'est qu'évidemment se cesserait le feu et je cite une très bonne chose pour la France mais on sent qu'il reste évidemment comme vous le disiez extrêmement fragile et qu'il y a plusieurs conditions encore à respecter pour le chef de l'état deux pays qu'il faut inclure dans ce cessez-le-feu d'abord c'est le Liban alors qu'Israël a laissé entendre affirmer qu'il continuerait à potentiellement attaquer le Liban malgré ce cessez-le-feu et puis l'Irak dont on le sait la situation politique est très volatile et qui doit rester également dans cette phase de cessez-le-feu un élément extrêmement important un moment également pour le chef de l'état pour faire un point avec le premier ministre la ministre des armées le ministre des affaires étrangères également les chefs d'état-major sur la situation le détroit d'Hormuz également puisqu'Emmanuel Macron a redit que la France aurait une position je cite défensive avec une quinzaine de pays pour intervenir pour aider à débloquer ce détroit d'Hormuz au moment où je cite les conditions de sécurité seraient réunies ce qui n'est pas forcément encore le cas au moment où on se parle et donc en concertation avec l'Iran et puis Conseil des ministres bien évidemment comme tous les mercredis avec dans quelques instants un compte rendu également par la porte-parole du gouvernement Maude Bréjon et bien évidemment lors de ce moment ça sera l'objet de différentes apartés, différents points sur la situation internationale. Pour vous raconter les coulisses encore une fois on sent que l'entourage du chef de l'État et le chef de l'État lui-même sont extrêmement prudent, bien que satisfait.

C'est vrai le ton a changé depuis plusieurs heures mais il ne s'agit pas de crier non plus victoire trop vite parce qu'on sait que les choses sont extrêmement changeantes d'une heure à l'autre une déclaration qui peut tout faire changer et puis surtout des protagonistes dans cette histoire qui sont des deux côtés sous tension ça sera donc peut-être le prochain moment qu'on suivra ensemble éventuellement on guettera si Jacques Paris et Cécile Kohler prendront peut-être la parole à l'issue cet échange ça sera potentiellement donc Christophe et Roselyne dans quelques instants sur BFM TV évidemment et ce sont les premières heures de