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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 18 novembre 2024 60 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationImmigration & asileEurope & internationalTransports

Par soumission, les européistes sacrifieront notre agriculture ! - Philippe Ballard (CNEWS)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 12 %Attaque 62 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:59OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous nous raconter ce qui s'est passé ce week-end à Bruxelles et pourquoi cette rencontre a été annulée ?

  • 2:17FerméeRéponse directe

    Est-ce que cette annulation est une décision de la FNAC ou une demande des autorités belges ?

  • 2:50OuverteRéponse directe

    Ce qui est raconté dans ce livre correspond à ce qui se passe en France, notamment avec l'affaire Samuel Paty.

  • 5:33FerméeRéponse directe

    Céder comme l'a fait la FNAC est-ce une victoire pour ces gens-là ?

  • 8:53FerméeRéponse directe

    Est-ce que céder comme l'a fait la FNAC est une victoire pour ces gens-là ?

  • 10:31OuverteRéponse directe

    Le gouvernement belge a-t-il répondu mollement à cette affaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:10Invité politiqueFait
    « C'est un constat, un constat clinique, un constat journalistique d'une situation donnée à un moment donné, mais qui effectivement est connue depuis longtemps. »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « On sait depuis longtemps que les professeurs sont aux censures. On sait depuis longtemps que dans certaines classes, que ce soit en France ou en Belgique, il y a des matières qu'on ne peut plus aborder. »
  • 9:14Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai en tête Valérie Pécresse qui distribue en ce moment des fichiers ou des fascicules sur des caricatures. Donc, justement, pour développer la caricature et montrer que c'est important de caricature, mais qui n'a pas osé mettre à l'intérieur de caricatures de Mohamed. »
  • 9:40Invité politiqueFait
    « On a mis des mois et des années à pouvoir bâtir et nommer, renommer un établissement public d'enseignement Samuel Paty parce que lorsqu'on est parent, est-ce qu'on a envie pour sauver la République de mettre son enfant dans une école qui porte le prénom et qui pourrait mettre en danger la vie de son enfant ? »
  • 17:45Invité politiqueChiffre
    « on est passé le Rassemblement National Marine Le Pen de 3% il y a quelques années à 20%. »
  • 18:02Invité politiquePromesse
    « je renvoie par exemple à la proposition loi de Marine Le Pen de février 2021 qui s'intitule comment lutter contre le péril islamiste »
  • 18:27Invité politiqueFait
    « combattre quand même un flux migratoire complètement incontrôlé qui fait le lit du séparatisme du communautarisme qui fait le lit du séparatisme et parfois peut faire le lit de l'islamisme »
  • 21:27Fait
    « ils m'ont expliqué que c'est l'Europe qui leur a mis la corde au cou »
  • 26:18Invité politiqueChiffre
    « il y avait 23 fois le terme transition énergétique dans ce projet de loi pour l'agriculture, zéro fois le mot revenu »
  • 31:00PrésentateurFait
    « Macron et van der Leyen jouent à bon flic mauvais flic. »
  • 33:33Invité politiqueFait
    « Ça fait depuis 99 que le Mercosur est sur la table et ça n'a toujours pas avancé. »
  • 33:39Invité politiqueFait
    « Au niveau européen, ils n'en peuvent plus de la France. »
  • 34:31Invité politiqueChiffre
    « On est passé de 1 million d'agriculteurs à 200-300 000. »
  • 34:34Invité politiqueChiffre
    « Ils ont déjà perdu 70% de leur effectif en 10, 15, 20 ans. »
  • 35:56Locuteur 6Fait
    « Bloquer le Mercosur rend l'État très bien mais qu'est-ce qu'il veut changer si ce n'est des dispositions à la marge ? »
  • 37:04Locuteur 6Chiffre
    « Vous avez 4 millions tous les ans de poulets ukrainiens qui sont déversés sur le marché français. »
  • 44:09Invité politiqueFait
    « Je fais confiance à Michel Barnier. »
  • 48:23Locuteur 6Fait
    « Les cheminots c'est habituel, c'est routinier, c'est ce que j'appelle la gréviculture. »
  • 48:40Invité politiqueFait
    « Il y a des règles qui en gardent, il faut que ça passe par la loi voire même par la constitution. »
  • 51:31Invité politiqueFait
    « C'est à demi-mot quasiment la fin du droit de grève. »
  • 55:03Invité politiqueFait
    « S'il n'a pas respiré et bien il ne peut pas être considéré comme un être humain. »

Temps de parole

  • Présentateur62 %
  • Philippe Ballard9 %
  • Locuteur 78 %
  • Locuteur 68 %
  • Locuteur 36 %
  • Locuteur 43 %
  • Locuteur 12 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Philippe Allard, bonjour. Merci d'être avec nous, député de l'Oise et porte-parole du Rassemblement National. Michel Fayad, bonjour. Vous êtes spécialiste en géopolitique et communiquant. Paul-Antoine, bonjour. Vous êtes politologue. Et Dylan Slama, avocat, est également avec nous. Avant de parler de la colère des agriculteurs dans un instant, je voulais qu'on revienne quand même sur ce qui s'est passé ce week-end en Belgique, parce que je trouve que c'est très marquant. En Belgique, la FNAC de Bruxelles a en effet décidé d'annuler la présentation d'un livre que vous voyez qui s'intitule « Allah n'a rien à faire dans ma classe ».

Un livre et une présentation qui devaient se tenir à Bruxelles, présentation annulée en raison des menaces qui ont été proférées à l'encontre de ces deux auteurs. Ce livre qui se présente comme un cri d'alarme recueille des témoignages d'enseignants évoquant leur solitude et leur peur face à l'idéologie islamiste présente dans leur classe, un phénomène que l'on vit également régulièrement en France. On est en direct avec Claude Moniquet. Bonjour, merci d'être avec nous. Vous êtes en Belgique, vous êtes à Bruxelles d'ailleurs. Justement, Claude, est-ce que vous pouvez nous raconter d'abord ce qui s'est passé ce week-end et pourquoi cette rencontre à la FNAC a été annulée ? Oui, Jean-Marc.

Mais en fait, c'est malheureusement très simple.

1:11
Philippe Ballard

Donc, ce livre est une enquête de deux journalistes, Laurence Dante et Jean-Pierre Martin, qui ont travaillé pendant des mois avec des professeurs pour découvrir, pour mettre à jour ce qui se passait dans les écoles quand les professeurs essaient d'aborder certaines matières, que ce soit la Shoah, des problèmes de biologie, d'évolution, de sexualité, de genre, etc. Et en fait, l'espèce de diktat islamiste qui s'installe dans de nombreuses écoles en Belgique et surtout à Bruxelles, et qui fait que les professeurs s'autocensurent et n'abordent plus ces sujets par peur.

Ce livre, malheureusement, tombe mal pour certains et depuis sa parution, les menaces se sont accumulées et les dernières menaces en date, ce sont celles de jeunes, entre guillemets, donc en fait d'islamistes, pour parler clairement, qui ont menacé la FNAC en disant qu'on ne pouvait pas citer le nom d'Allah et que si cette présentation au lecteur avait lieu, il y aurait des troubles, il y a eu des menaces de mort contre les auteurs, etc. Et donc la FNAC a courageusement décidé d'annuler la présentation.

2:17
Présentateur

Pour être très clair que le nom d'uniqué, c'est une décision de la FNAC, ce n'est pas une demande de la police ou des autorités d'annuler ce rendez-vous avec les auteurs ?

2:25
Philippe Ballard

Alors ce que disent les autorités municipales et belges, c'est qu'ils n'ont rien à voir là-dedans, qu'ils étaient prêts à protéger, à mettre des effectifs de police pour protéger cette rencontre et que c'est la FNAC qui a décidé d'annuler la rencontre. Et la FNAC, elle est très discrète et ne communique pas excessivement sur l'affaire. Mais les autorités assurent qu'elles n'ont rien à voir dans cette interdiction.

2:50
Présentateur

Et ce qui est assez étonnant, Claude, c'est que visiblement, ce qui est raconté dans son livre, ce qui est raconté dans ce livre, c'est quand même ce qui se passe en France et qu'on raconte depuis des années. C'est l'affaire Samuel Paty. C'est tout ce qui se passe dans ces classes où les professeurs ne peuvent plus aborder certains sujets, où la Shoah est taboue, où certaines choses sont taboues. Or là, en fait, ce livre ne fait que raconter ça. On le sait, au fond.

3:11
Philippe Ballard

– Écoutez, c'est un très bon livre, donc je ne veux pas diminuer sa valeur.

3:17
Présentateur

Mais effectivement, il n'y a rien de révolutionnaire à l'intérieur qui peut faire que ça déclenche une telle colère.

3:25
Philippe Ballard

– Non, c'est un constat, un constat clinique, un constat journalistique d'une situation donnée à un moment donné, mais qui effectivement est connue depuis longtemps. On sait depuis longtemps que les professeurs sont aux censures. On sait depuis longtemps que dans certaines classes, que ce soit en France ou en Belgique, il y a des matières qu'on ne peut plus aborder. On ne peut pas parler de la Shoah, on ne peut pas parler de la liberté d'expression, on ne peut pas parler de la religion, etc. Tout le monde le sait.

Mais là, c'est probablement le fait d'avoir recensé l'ensemble de ces situations en donnant la parole aux professeurs, et d'avoir mis tout ça sur papier dans un volume qui déclenche la colère des islamistes, qui manifestement voudraient que tout ce drame scolaire, puisque c'est un véritable drame en fait, se joue à 8 lots, à déchets fermés. Et là, avec ce livre, c'est pas le cas, c'est remis sur la place publique, et c'est ça qui est insupportable pour certains.

4:13
Présentateur

Merci beaucoup Claude Moniquet, spécialiste du terrorisme et des renseignements pour nous raconter ce qui s'est passé ce week-end à Bruxelles. Dans un instant, on va entendre un des auteurs d'ailleurs de ce livre, c'est intéressant, parce qu'il raconte ce qu'il y a dans ce livre, et le mal qu'il a eu pour travailler. J'ai vu que ça vous faisait réagir, Michel Fayad.

Oui, moi je pense que ce qu'il faut bien comprendre, c'est que l'objectif des islamistes, c'est en réalité de soumettre toutes les personnes, c'est-à-dire soumettre les musulmans à une forme d'islamisation, soumettre les non-musulmans, soit par la conversion forcée à l'islam, soit par ce qu'on appelle en fait, les soumettre idéologiquement, voire même à terme fiscalement, c'est ce qu'on appelle la dimitude, c'est-à-dire soumettre vraiment les non-musulmans à la règle islamique, s'ils ne veulent pas se convertir directement.

Mais là on se soumet, quand on voit ce qui se passe à Bruxelles, c'est-à-dire qu'une rencontre est organisée dans un grand magasin, rencontre avec les auteurs, il y a des menaces, c'est annulé, ils ont gagné. Exactement, et la FNAC se montre comme une FNAC d'himi, c'est-à-dire qu'elle s'est soumise à la volonté des islamistes, et ça c'est ce qu'ils souhaitent, et ils souhaitent aussi que les musulmans se soumettent à l'islamisation qu'ils veulent, ils veulent aussi que le maximum de non-musulmans se convertissent, et ils veulent donc que ces non-musulmans, des chrétiens, des juifs, des athées et autres, se soumettent idéologiquement et à terme fiscalement.

Philippe Ballard, et après on écoutera l'un des auteurs, Jean-Pierre Martin. Rapidement, vous parlez de soumission, mais une preuve de la soumission, c'est ce que disait M. Moniquet il y a quelques instants, il a dit que la police était prête à protéger cette rencontre, c'est-à-dire que les autorités étaient prêtes à envoyer les forces de l'ordre pour protéger cette rencontre. C'est une preuve de la soumission, et à travers ces propos, évidemment on pense à Samuel Paty, on pense à Dominique Bernard, et effectivement, les islamistes sont en passe, si on n'y prend pas garde, de l'emporter.

Alors la Belgique, entre parenthèses, c'est aussi Molenbeek, novembre 2015, les terroristes venaient de l'aïe. Alors ce qui est clair, ce qui fait parler, c'est aussi le titre du livre, je le disais, ça s'appelle « Allah n'a rien à faire dans ma classe ». Et justement, on va écouter Jean-Pierre Martin, qui est l'un des co-auteurs de ce livre, donc qui a été interdit de faire cette rencontre samedi, et qui s'est exprimé sur la radio Judaïka, il était avec Lisbonne Kamoun, qu'on connaît bien sur CNews, et vous allez voir, il explique pourquoi il a fait ce titre précisément, si c'est de la provocation ou si c'est simplement un constat, écoutez-le.

6:27
Locuteur 7

C'est un titre qui nous a été suggéré par des enseignants eux-mêmes qui ont prononcé cette phrase à plusieurs reprises. Nous avons enquêté pendant plus de huit mois en Belgique, nous avons sillonné tout ce pays, et plusieurs enseignants nous ont prononcé cette phrase à plusieurs reprises, et il se fait qu'elle est aussi la réplique d'un film qui s'appelle « Amal, un esprit libre », qui a abordé ce thème effectivement de l'enseignement des professeurs confrontés à l'islamisme. Dans le cas du film, c'était un professeur de religion, de surcroît converti, qui endoctrinait ses enfants, et qui a poussé l'un des adolescents à tuer sa professeure.

Alors nous n'en sommes peut-être pas là, mais les professeurs que j'ai rencontrés, certains d'entre eux en tout cas, vivent dans cette peur. Je pense à l'un d'entre eux dont l'épouse nous disait « Chaque fois que mon mari rentre, je lui dis arrête parce qu'un jour tu vas finir comme Samuel Paty, tu vas finir toi aussi, tu vas être décapité. » L'enseignement est au cœur de notre vie, c'est l'avenir, c'est celui des enfants, et donc le nôtre aussi. Or, vous l'avez bien dit, l'école est depuis toujours la cible des islamistes.

Elle est intégralement liée à cette idéologie qui a grandi depuis 1928, depuis la création des frères musulmans, parce que ce sont eux essentiellement qui sont le vecteur de cet islamisme à travers l'école. Ils sont d'abord imprégnés, cette idéologie, dans tout le Moyen-Orient, à commencer par l'Egypte, et puis quand le président de la serre a mis fin à la puissance des frères musulmans, des enseignants qui n'ont pas été emprisonnés ont été en Algérie, et puis ils ont essaimé un peu partout. Aujourd'hui, on se retrouve effectivement avec une idéologie qui est extrêmement forte en Europe, en Afrique, et dans une bonne partie du monde.

Alors, l'école européenne et l'école belge étaient-elles menacées ? Oui, d'une certaine façon, c'est le constat de ce livre, parce qu'il y a une forme d'endoctrinement dès le plus jeune âge, dans certaines écoles.

8:48
Présentateur

Voilà, Jean-Pierre Martin, qui est co-auteur de ce livre, « Allah n'a rien à faire dans ma classe », maître Dylan Slama. Est-ce que céder, au fond, céder comme l'a fait la FNAC, comme le font certains, est-ce que c'est une victoire pour ces gens-là ?

9:03
Philippe Ballard

Bien sûr que c'est une victoire. C'est une défaite pour la ST, c'est une défaite pour la République. Et là, on met à mal, et à juste titre, on blâme une institution privée, enfin une entreprise privée, la FNAC. C'est autrement plus grave lorsque ce sont des institutions publiques qui procèdent à ces mêmes renoncements. Moi, j'ai en tête Valérie Pécresse qui distribue en ce moment des fichiers ou des fascicules sur des caricatures. Donc, justement, pour développer la caricature et montrer que c'est important de caricature, mais qui n'a pas osé mettre à l'intérieur de caricatures de Mohamed. Vous voyez ?

Donc là, pour le coup, ce n'est pas une entreprise privée, c'est l'institution publique en la personne de la présidente de la région de l'EU de France et de la région de l'EU de France qui cède. Donc après, ce qu'il faut comprendre aussi, c'est que pourquoi il y a ces renoncements ? C'est aussi pour des enjeux de sécurité. On a mis des mois et des années à pouvoir bâtir et nommer, renommer un établissement public d'enseignement Samuel Paty parce que lorsqu'on est parent,

9:44
Présentateur

est-ce qu'on a envie pour sauver la République de mettre son enfant dans une école qui porte le prénom et qui pourrait mettre en danger la vie de son enfant

9:51
Philippe Ballard

parce que l'école porte le nom de Samuel Paty ? Les parents, leur rôle, ce n'est pas de sauver la République. Leur rôle, c'est de préserver la sécurité de leur enfant.

9:57
Présentateur

Donc on peut aussi comprendre malheureusement... Bien sûr, bien sûr. L'idée, ce n'est pas de faire le procès de la FNAC. D'ailleurs, on n'a pas eu de propos contre la FNAC. Mais la FNAC dit, par exemple, au cours des trois derniers jours, des groupes de jeunes ont à de multiples reprises intimider le personnel. Donc c'est vrai que le rôle d'une société, c'est aussi de protéger son personnel. Et ça, on peut les comprendre. La police, même alors que ça a été annulé, les forces de l'ordre belge, elles ont envoyé des policiers en civil le samedi après-midi dans la FNAC en disant, mais il y a peut-être des gens qui vont venir mettre la bagaille. Donc c'est pas si simple.

Oui, mais on vit sous la terreur. En fait, c'est ça la réalité. La soumission. Oui, la soumission qui est liée à la terreur, Paul-Antoine. Moi, je ne vais pas tomber sur la FNAC comme vous l'avez dit parce que même si la FNAC avait fait quand même la conférence, qu'est-ce qui vous dit que ça ne va pas continuer une semaine, deux semaines, trois semaines après ? En revanche, là où je suis un peu moins d'accord avec vous, monsieur le député, c'est que le gouvernement belge, il a répondu très mollement. Ce n'est pas le ministre de l'Intérieur qui les a soutenus.

C'est un ministre qui est de l'enseignement, je crois, je ne suis pas sûr, mais ce n'est pas du tout le ministre de l'Intérieur belge qui a répondu et qui les a vraiment défendus. Donc pour moi, le gouvernement belge, sur ces questions-là, comme le nôtre d'ailleurs est toujours un peu aux abonnés absents, là il a répondu parce qu'il fallait répondre mais il répond quand même très mollement je trouve et il laisse la FNAC quand même très seule. Oui, mais ce n'est pas le ministre de l'Éducation nationale qui est responsable de la police. Donc le disait M. Martinet, il disait la police était prête à protéger cette réunion. Donc il y a bien un ordre qui vient a priori du ministre de l'Intérieur.

Ils n'ont pas le choix. C'est-à-dire, on est soumis. On est soumis à un état dont c'est une réunion qui peut provoquer un trouble à l'ordre public ou des bagarres voire quelque chose de plus grave parce que ce livre dérange une partie de notre population, en l'occurrence, on a très bien compris, les islamistes. Donc on est prêt à envoyer de la police pour protéger cette réunion. Mais ça devient fou. Ce qui vient par là, c'est que le gouvernement belge s'est quand même un peu lavé les mains, il laisse un peu la FNAC tout seul et il dit on va envoyer des policiers samedi. Mais tout le monde reste seul. Vous savez, le problème c'est que les profs sont seuls, la FNAC est seule.

On va écouter dans un instant, on va réécouter un extrait de Jean-Pierre Martin dans un instant qui explique que les profs qui ont témoigné ont demandé l'anonymat, ils l'ont rappelé sans arrêt avant la publication du livre pour relire ce qui a été dit parce qu'ils avaient peur d'être reconnus. En fait, c'est vivre dans la terreur. C'est ça qui est terrible. On va l'écouter dans un instant. Pardon, je dois faire le CNews Info. On fait le CNews Info et ensuite on écoute Jean-Pierre Martin, CNews Info, signé Somaïa Labidi.

12:15
Locuteur 4

La Russie n'a pas tardé à réagir au feu vert de Washington concernant l'utilisation de missiles à longue portée par Kiev. Autorisation de nature à, je cite, jeter de l'huile sur le feu dans le conflit en Ukraine a déclaré il y a quelques minutes le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov. Une autre déclaration qui risque de mettre le feu aux poudres. Ursula von der Leyen affirme que le diable est dans les détails en évoquant les négociations sur l'accord avec le Mercosur. Négociations qui, selon la présidente de la Commission européenne, sont dans la dernière ligne droite malgré la ferme opposition de la France.

Et puis, il a composé pour les plus grands Charles Dumont, compositeur du Je ne regrette rien d'Edith Piaf. C'est éteint cette nuit à Paris à l'âge de 95 ans. Je vous laisse apprécier quelques notes de l'une des plus belles chansons d'amour françaises.

13:30
Présentateur

Voilà, Charles Dumont qui est décédé et auquel nous rendions hommage bien évidemment sur CNews. On revient à un sujet hélas plus dramatique et plus terre à terre. C'est ce qui s'est passé à la FNAC de Bruxelles. La FNAC qui a décidé d'annuler la présentation de ce livre. Allah n'a rien à faire dans ma classe qui devait se tenir à Saint-Laurent. Présentation annulée après des menaces proférées à l'encontre de deux de ces auteurs. Vous voyez ce livre qui pose problème.

On va écouter Jean-Pierre Martin qui est co-auteur de ce livre et qui explique à quel point les enseignants qui ont témoigné dans ce livre ont eu peur, à quel point ils l'ont rappelé à de nombreuses reprises pour être sûrs de ne pas être reconnus parce qu'ils le disent, c'est leur vie qui est en jeu en témoignant ainsi.

14:12
Locuteur 7

Jusqu'au dernier moment, jusqu'à la parution du livre, des professeurs nous ont appelés et voulaient être absolument rassurés. Chaque professeur a pu voir l'histoire qui le concerne. C'est une pratique que je ne fais pas d'habitude mais en l'occurrence, certains professeurs ont été jusqu'à nous dire que c'était une question de vie ou de mort. Donc, le nom des écoles est escamoté sauf une dont on a beaucoup parlé et d'une commune bruxelloise dont on a beaucoup parlé, Molenbeek.

Mais tous les autres noms sont occultés, les noms des professeurs bien entendu et ils sont inidentifiables dans le livre et oui, vous avez raison, ça montre à quel point ces professeurs aujourd'hui, certains d'entre eux en tout cas, vivent dans de la peur. Vous savez, quand vous enseignez pas seulement à l'école primaire où ça commence avec des choses banales ou à ton enseignement secondaire au lycée ou au collège mais aussi dans les écoles supérieures qui forment les futures infirmières de demain. Vous savez que des étudiants contestent par exemple le cours d'anatomie. Ils refusent que des diapositives soient projetées pour expliquer comment fonctionne le corps humain et sa reproduction.

Donc nous allons avoir des infirmières dans les prochaines années et l'an prochain déjà qui vont être diplômées qui auront refusé de connaître effectivement de recevoir un cours sur la sexualité et de connaître la reproduction du corps. C'est édifiant en fait.

15:59
Présentateur

C'est édifiant Jean-Pierre Martin Cotter de ce livre « Ah là, n'a rien à faire dans ma classe » c'était sur Radio Judaïka. interrogé par Lise Banke-Moun Michel Fayette c'est terrible ce qu'il a raconté là c'est-à-dire qu'il va y avoir des infirmières qui n'auront jamais eu un seul cours sur la reproduction sur la sexualité parce qu'elles refusent. On en est là aujourd'hui en Europe on est en Belgique c'est la porte à côté et ça veut dire que ça va arriver chez nous. Parce qu'on parle souvent du terrorisme elle nous pose la question est-ce qu'on nous sent prêt à mourir ou uniquement à nous soumettre et ça ça se joue à tous les niveaux de la société.

Mais il y a la révolte qui est possible il ne faut pas se laisser faire. Justement c'est une résistance. Oui c'est ça il y a une troisième solution il n'y a pas que deux solutions. Il y a une troisième solution c'est se révolter et dire non à tout ça. Mais bien sûr ce qu'on appelle la guerre intellectuelle ça veut dire qu'on doit dire tous non à notre niveau dans chaque profession. On doit résister à cette attaque islamiste qui veut gagner des points imposer sa volonté parce que si on se soumet pour eux et bien c'est une manière de... c'est un feu vert pour continuer à avancer et continuer à demander davantage. Donc il faut les stopper il faut dire non quitte à mourir. Il faut prendre le...

Vous dites il faut dire non quitte à mourir. Oui. Il faut être prêt à mourir. Il faut être prêt à mourir. Sinon on perdra. Si on leur montre qu'on n'est pas prêt à mourir c'est eux qui gagneront. Philippe Ballard là on va loin quand même. Oui mais... Non non mais je ne dis pas que vous avez tort je dis juste qu'on va loin quoi. J'entends ce que vous dites je suis député je ne peux pas avoir ce genre de discours mais il faut effectivement ne pas soumettre et se révolter. Oui mais ce que veut dire je ne veux pas trahir ce que veut dire Michel Fayad mais ce qui veut dire que résister ça veut dire aussi être prêt à mourir. C'est ça ce qu'il veut dire je pense. C'est mon épatite.

Il y a peut-être d'autres moyens avant quand même. Par exemple non mais note d'espoir quand même ne pas se soumettre dans l'éducation nationale par exemple si vous regardez le vote non seulement des professeurs mais du personnel enseignant on est passé le Rassemblement National Marine Le Pen de 3% il y a quelques années à 20%.

C'est à dire que dans ce milieu là il y a une prise de conscience je suis député Rassemblement National donc je fais plutôt confiance à la loi moi je renvoie par exemple à la proposition loi de Marine Le Pen de février 2021 qui s'intitule comment lutter contre le péril islamiste et il y a parce que là on parle de l'école mais dans les entreprises c'est terrible ou les écoles de médecine vous l'avez entendu refusent de s'asseoir si une femme a conduit ce même bus donc l'éducation nationale le monde de l'entreprise etc.

donc je ne peux pas avoir un autre discours donc c'est par la loi qu'on va pouvoir mettre un frein à tout ça c'est-à-dire combattre l'islamisme et puis pardon mais il faut aller jusqu'au bout du raisonnement combattre quand même un flux migratoire complètement incontrôlé qui fait le lit du séparatisme du communautarisme qui fait le lit du séparatisme et parfois peut faire le lit de l'islamisme Un mot Paul-Antoine et Maître Oslom après Je suis un peu d'accord pour rajouter évidemment une note de pessimisme d'optimisme et je suis complètement d'accord avec ce qu'a dit l'écrivain du livre maintenant moi je pense qu'il y a aussi un problème aussi dans l'éducation nationale pas toute l'éducation nationale mais il y a aussi une partie pendant très longtemps il y a une partie des professeurs qui nous expliquaient que tout allait bien je vous rappelle quand même que pendant l'affaire Samuel Paty Samuel Paty avait demandé à son rectorat donc ça c'est les professeurs c'est pas des élus c'est pas la gauche la droite non c'est des professeurs il avait demandé une protection le rectorat avait refusé ça donc si vous voulez il y a aussi un problème au sein de l'éducation nationale encore une fois c'est pas tout le ministère de l'éducation nationale mais il y a un problème au sein de l'éducation nationale et certains professeurs qui se sont mis des oeillères pendant très longtemps Alors on a parlé mais moi je veux juste qu'on revienne peut-être sur le dernier exemple qui a été donné par cet auteur le dernier exemple dans les écoles de médecine dans les écoles d'infirmières on refuse les cours sur la sexualité en disant et ces gens là vont être dans les hôpitaux bientôt

19:36
Philippe Ballard

si vous voulez il y a 20-25 ans certains tiraient la sonnette d'alarme avec les territoires perdus de la République c'est juste qu'à l'époque on parlait d'école mais ces enfants là ont grandi et ces enfants là aujourd'hui ils font des études ils sont dans des écoles de première ils font des études de médecine et donc si vous voulez c'est la suite logique du signal d'alarme qui a été tiré il y a 20 ans et qui n'a pas été entendu n'a pas été écouté alors j'entends qu'on puisse proposer des nouvelles lois et pourquoi pas mais déjà faisons appliquer les lois qui existent vous voyez il y a quand même un certain nombre de lois qui aujourd'hui ne sont pas appliquées c'est bien d'en faire des nouvelles et je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire mais je dis que si déjà on arrivait à faire respecter certains principes certaines valeurs et les lois qui existent déjà sur notre territoire

20:07
Présentateur

je pense que ce serait déjà beaucoup Bon voilà ce qu'on pouvait vous dire sur ce sujet Oui exactement Rapport au bar Très court moi c'est en sens inverse on m'a raconté qu'un chirurgien qui venait du Maghreb et dans le cadre de la coopération militaire avait fait sortir du bloc opératoire les femmes Voilà Alors il faut savoir si c'est vrai il faut savoir où attention aux rumeurs C'est assez bien sourcé Attention vous êtes journaliste vous savez qu'on fait attention aux impôts Mais c'est quelqu'un digne de foi qui me l'a raconté Donc voilà ce qu'on pouvait dire sur ce qui s'est passé à Bruxelles je pense que c'était important de s'y arrêter c'est important d'en parler parce que c'est le signe de beaucoup de choses qui sont en train de se passer en Europe Il n'y a pas que la France Encore une fois la Bruxelles c'est à côté et puis n'oublions pas qu'il n'y a pas de frontières Donc voilà C'est C'est vrai C'est important En 2000 Les agriculteurs maintenant il faut en parler également avec cette question qui était posée ce matin par la présidente de la coordination rurale qui disait Entendez-vous dans nos campagnes la colère des agriculteurs Alors on va partir tout de suite en direct à Avignon On va rejoindre Stéphanie Rouquier envoyée spéciale de CNews Bonjour Stéphanie On a vu une mobilisation ce matin en Avignon où vous êtes Est-ce que cette mobilisation se poursuit et est-ce qu'elle est importante ?

21:14
Locuteur 3

Oui effectivement Cette mobilisation se poursuit et elle s'est déséroulée en deux étapes Premièrement ce matin très tôt à partir de ce matin très tôt les agriculteurs du Vaucluse ont bloqué le pont de l'Europe pendant une grosse heure et c'était tout un symbole pour eux parce qu'ils m'ont expliqué que c'est l'Europe qui leur a mis la corde au cou donc c'était un premier symbole et deuxième étape pour ces agriculteurs ils sont maintenant à présent au pied du pont d'Avignon qui est aussi le pont de Bénézé et là et bien ils ont labouré sur ce terre plein d'herbes une phrase la phrase c'est notre fin sera votre fin et sur ces terres labourées et bien ils sont en train de semer du blé et de l'ail et donc c'est leur message qui va sortir de terre c'est un deuxième symbole comme vous pouvez le voir et donc ces agriculteurs ils sont très motivés ici pour faire entendre leur colère leur message auprès du gouvernement car ils m'ont expliqué que hors de question pour eux de continuer à vivre ainsi ils ne peuvent plus du tout vivre ainsi et leurs revendications et bien malheureusement ce sont exactement les mêmes que l'hiver dernier rien n'a changé pour eux ils n'arrivent pas à vivre de leur travail et très souvent ils mènent des semaines extrêmement chargées à plus de 50 ou 60 heures de travail donc vous pouvez imaginer leur désarroi et donc bien sûr ils lancent cet appel auprès du gouvernement mais aussi auprès de Bruxelles car et bien ils sont très inquiets par rapport au Mercosur pour se traiter d'accord de libre-échange car et bien selon eux et bien ça pourrait encore amplifier leur situation donc ils lancent un appel auprès du gouvernement mais aussi auprès de Bruxelles

22:43
Présentateur

Merci beaucoup Stéphanie Rouky en direct d'Avignon pour faire le point sur la situation avec à peu près 80 lieux à l'heure qu'il est en France où il y a des mobilisations on va voir d'ailleurs pourquoi les agriculteurs se mobilisent avant d'en débattre regardez

22:56
Locuteur 1

C'est la goutte de trop pour les agriculteurs alors que la France y est opposée l'Union Européenne semble déterminée à conclure un accord de libre-échange avec les pays du Mercosur les agriculteurs rejettent en bloc ce traité négocié depuis près de 25 ans qui promet d'ouvrir un peu plus le marché européen aux produits latino-américains avec des droits de douane réduits voire éliminés les agriculteurs européens en particulier les éleveurs dénoncent une concurrence déloyale face aux grandes exploitations sud-américaines plus nombreuses soumises à des normes sanitaires et environnementales moins exigeantes et où la rémunération du travail est plus faible la commission européenne assure qu'il s'agira de petits volumes et que les produits respecteront les normes strictes de l'Union Européenne en matière de sécurité alimentaire plusieurs pays européens dont l'Espagne et l'Allemagne veulent la conclusion de l'accord qui favoriserait

23:45
Locuteur 5

l'exportation de voitures machines ou produits pharmaceutiques de l'Union Européenne mais la France s'oppose à ce traité en l'état et essaie de rallier d'autres pays européens l'accord sera adopté si au moins 15 pays représentant au moins 65% de la population de l'Union Européenne votent en sa faveur

24:02
Présentateur

Paul-Antoine ils se sont fait rouler les agriculteurs lors de leur dernier mouvement il faut poser les questions carrément parce que c'est vraiment le sentiment qu'on a et je crois qu'eux aussi ont ce même sentiment oui sauf que c'est pas nouveau moi je me souviens du dernier salon de l'agriculture le président de la république y va j'y étais aussi il y avait des CRS partout mais quand je vous dis partout c'était partout c'est à dire qu'en fait on voyait des CRS et on devinait un président de la république au milieu des CRS mais on voyait pas le président de la république moi je voudrais revenir sur quelque chose qui a été dit mais sans vraiment être précisé ce qui se passe là actuellement avec les agriculteurs c'est qu'il y a une balance entre l'Allemagne et la France c'est à dire qu'on est en train de sacrifier les agriculteurs français pour que les allemands puissent envoyer des voitures en Amérique latine la réalité elle est là ça fait 15 ans que la France accepte de sacrifier l'agriculture française au début ça a été sur les sanctions contre la Russie sur l'Ukraine en 2014 il fallait pouvoir mettre des sanctions mais les sanctions n'ont jamais été mises contre l'industrie automobile allemande à l'époque c'est venu après et maintenant c'est très simple et ça a été dit encore une fois je n'invente rien c'est pour que l'Allemagne puisse envoyer ses voitures en Amérique latine et donc les exporter plus facilement on va détruire l'agriculture française parce que la réalité c'est qu'il y a une agriculture massive qui est faite en Amérique latine qui va venir en France donc qui va être moins chère on va acheter du poulet moins cher on va acheter du bœuf moins cher de moins bonne qualité ce n'est absolument pas écologique nos agriculteurs vont mourir ils ne peuvent pas résister excusez-moi Paul-Antoine mais j'ai l'impression qu'on est en train de faire une rediff de ce qu'on a fait il y a 4 mois sur le premier mouvement des agriculteurs on est en train de rediffuser et de reprendre exactement le même débat et c'est malheureux et en fait le problème c'est que le gouvernement français alors c'est plus le même mais ça n'empêche a fait des promesses aux agriculteurs il y a 6 mois il y a 8 mois mais il y a même un an on peut faire la même rediff d'il y a un an d'il y a un an et demi d'il y a deux ans ces promesses ne sont pas tenues et c'est malheureux les agriculteurs c'était une évidence excusez-moi on l'a dit ici quand les agriculteurs ont levé leur mouvement on s'est dit ils vont se faire avoir ils vont se faire avoir c'est une évidence Philippe Ballard bah oui mais il n'y a rien de nouveau vous avez entièrement raison il y a eu un projet de loi sur l'avenir de l'agriculture qui a été débattu et voté au printemps dernier on s'y opposait il n'y avait rien du tout dedans une seule chose pour bien comprendre il y avait 23 fois le terme transition énergétique dans ce projet de loi pour l'agriculture zéro fois le mot revenu ce que demandent nos agriculteurs c'est tout simplement d'être payés au juste prix et l'accord du Mercosur qui espérons-le ne sera pas signé espérons-le n'entrera pas en application mais avant même d'être en application regardez ces images c'est déjà ça serait la goutte d'eau qui fait déborder le vase pour prendre une expression un petit peu populaire nos agriculteurs mais ils sont trop gentils nos agriculteurs excusez-moi moi je dois le voir dans un instant il y aura Christian Convert de secrétaire général je lui poserai la question parce que il y a des élections oui mais j'ai l'impression qu'ils sont trop gentils vous voyez ce matin ils font un mouvement il y a 80 lieux de blocage alors ils font des plantations nous expliquait Stéphanie Rouquier franchement c'est pas ça qui va faire bouger les choses c'est pas ça on peut pas en fait c'est des gens trop bien élevés c'est des gens trop bien élevés c'est à nous aussi dans les cités dans les cités ils vont ils cassent tout et tout le monde réagit tout de suite on trouve des mesures les agriculteurs ils sont là ils font un petit blocage mais c'est pas un c'est juste un blocage mais oui mais c'est des gens trop bien élevés ils sont trop bien élevés et ils se font avoir parce que vous avez vous raccolliez le salon d'agriculture Emmanuel Macron qui leur tape dans le dos et puis qui les trahis à Bruxelles mais pourquoi ?

la voie de la France ne porte plus à Bruxelles c'est zéro c'est zéro c'est la voie du président de la République et du gouvernement qui trahit et qui le mal le lundi dit par là par là non mais la voie de Macron effectivement ne porte plus par les coches c'est la voie de la France qui ne porte plus et cet accord du Mercosur il a beau être en Argentine il va au Brésil il va au Chili il va faire des claquettes mais non on n'est pas on n'est plus entendus donc les agriculteurs vont payer le prix qu'est-ce qu'on fait si on n'est plus entendus qu'est-ce qu'on fait ils sont foutus les agriculteurs c'est ce que vous êtes en train de dire oui oui vous êtes en train de dire ils sont foutus et si la voie de Macron ne porte pas il va faire quoi ?

nous on n'est pas pour le libre-échange on est pour le juste échange et je finirai en une phrase il y a un rapport sénatériel qui date de deux ans et qui disait il y a un tiers des produits importés qu'ils soient transformés ou non transformés que nos agriculteurs ne peuvent pas produire et bien la solution on bloque voilà c'est tout on les laisse pas rentrer on va je vous donne la parole dans un instant on va voir parce qu'il y a aussi maintenant la récupération politique ce matin on a vu Valérie Pécresse qui est allé sur un barrage on a vu François-Xavier Bellamy ils sont tous allés sur des barrages en disant je vous ai compris pour parodier regardez

28:36
Locuteur 3

les agriculteurs lancent l'acte 2 de leur mobilisation dès hier soir ils étaient plusieurs dizaines à Vélizy-Villacoublé dans les Yvelines affichant ce message

28:48
Locuteur 6

Macron si tu vas à Rio n'oublie pas tes péquenots on considère que Macron lui nous considère comme des péquenots c'est pour ça qu'il doit se positionner vis-à-vis de ces sujets d'accord du Mercosur

29:02
Locuteur 3

Valérie Pécresse la présidente de la région Île-de-France plus grande terre agricole du pays s'est entretenue avec eux

29:08
Présentateur

oui il y a eu

29:09
Locuteur 6

un changement de gouvernement la mise en place ils sont entrés dans les dossiers maintenant nous on veut aller au bout des dossiers qu'est-ce qu'on va donner à manger à nos enfants demain on est tous quasiment parents ici

29:20
Locuteur 7

qu'est-ce qu'on va leur donner quelle image on donne le paradoxe c'est que l'Europe qui a été conçue pour protéger

29:25
Locuteur 3

l'agriculture européenne est en train de l'abrader avec le Mercosur ce qui est hallucinant Valérie Pécresse a exhorté le premier ministre Michel Barnier à bloquer cet accord avec les pays du Mercosur hier soir tous réclamaient de pouvoir jouer à armes égales avec leurs homologues sud-américains selon le chef de file des républicains au parlement européen c'est l'avenir de notre sécurité alimentaire qui est en jeu

29:47
Présentateur

on ne peut pas dire aux agriculteurs français

29:50
Locuteur 8

qu'après leur avoir imposé un agenda de contrainte de normes de charge qu'aucune autre agriculture au monde ne respecte on va les mettre en concurrence avec des agriculteurs d'Amérique du Sud qui ne respectent aucune de nos règles

30:01
Locuteur 1

pour maintenir la pression sur le gouvernement les agriculteurs préviennent les séries d'action pourraient se multiplier jusqu'à Noël

30:08
Présentateur

Jean-Antoine ça vous fait râgir de voir les politiques sur le terrain Valérie Pécresse je ne vais pas tirer sur l'ambulance je ne suis pas sûr que ce soit une ambulance en même temps si, si, si ah bon d'accord même pas 50% la présidentielle en revanche François-Xavier Bellamy moi je me souviens des débats pour les européennes il nous expliquait il faut que l'ELR soit le plus important en nombre de députés parce qu'ils vont rejoindre enfin ils sont dans le PPE qui est le premier groupe au Parlement européen et dont Mme van der Leyen est membre et il disait en ayant une grosse délégation française derrière moi donc derrière François-Xavier Bellamy on pourra discuter avec Mme van der Leyen et là il est en train de nous expliquer enfin d'expliquer aux agriculteurs qu'en fait il est en opposition avec Mme van der Leyen donc là je ne comprends pas il disait l'inverse il y a 8 mois ça vous surprend ?

bah non mais voilà Michel Rayad moi j'ai l'impression qu'en fait Macron et van der Leyen jouent à bon flic mauvais flic et en réalité ils sont d'accord sur l'essentiel ils sont d'accord pour faire cet accord avec le Mercosur sinon on ne voit pas pourquoi est-ce que les agriculteurs seraient trahis justement chaque quelques mois on dit que la négociation a duré 15 ou 20 ans donc ça veut dire que ça fait 15 ou 20 ans qu'on est en train de se moquer des agriculteurs et qu'on n'a rien fait pour eux donc à un moment donné il faut dire la vérité aux agriculteurs les agriculteurs il faut leur dire quoi ? qu'ils vont mourir ? non c'est quoi la vérité en fait ?

c'est à dire qu'il faut que Macron assume qu'il est contre eux pour que eux de leur côté réagissent en... ça veut dire quoi ? ça veut dire que la solution pour les agriculteurs je pense que vous êtes à peu près tous d'accord aujourd'hui c'est tout bloqué c'est tout bloqué c'est tout bloqué il faut tout bloquer ah oui ? oui parce qu'en réalité ça fait 15 à 20 ans qu'ils manifestent et ça ne mène à rien donc à un moment donné il faut...

mais c'est pas parti pour ça quand vous voyez ce matin vous voyez c'est quand même très gentillé ce matin honnêtement moi je commence à avoir des messages qui disent c'est un peu un flop ce matin il ne se passe rien ça ne bouge pas alors qu'on nous l'entendait moi j'ai rencontré des agriculteurs il y a encore des travaux dans les champs ils le disent tous mais quand ça sera fini je pense que et on peut espérer mais ça fait 33 ans pourquoi je dis 33 ans ?

parce que la jeunesse de l'histoire c'est 1992 quand sous pression des américains on a réformé la politique agricole commune et on a mis fin au prix garanti et à partir de ce moment là on a enclenché la machine et on en est là parce que madame Pécresse comme monsieur Macron ce sont des mondialistes ils ont la même vision ils sont pour le libre-échange nous on est souverainiste on est patriote on préfère privilégier les circuits courts et la commande publique par exemple pour les produits agricoles français il y a des solutions c'est pour ça que je vous disais ça Jean-Marc Morandini il y a des solutions il faut juste avoir la volonté politique de vouloir les compliquer alors ce qui est intéressant allez-y Dylan Salman moi je voudrais qu'on vienne juste sur il faut tout bloquer parce que c'est ce que vous dites il faut bloquer le pays on va juste écouter après vous ragirez peut-être Bruno Rotaillot parce qu'hier il les a prévenus Bruno Rotaillot il a dit attention si vous bloquez on envoie la police écoutez-le

32:53
Locuteur 6

mais il y a des limites et je leur ai indiqué qu'il y a trois limites pas d'atteinte aux biens

32:57
Présentateur

pas d'atteinte à plus forte raison aux personnes

33:00
Locuteur 6

et pas d'enquistement pas de blocage durable

33:03
Présentateur

parce que sinon ce sera tolérance zéro

33:06
Locuteur 1

ça veut dire que vous déblairez les routes si jamais les agriculteurs les bloquent ?

33:09
Présentateur

s'il y a un blocage durable un enquistement nous n'hésiterons pas à mobiliser les forces mobiles pour qu'on puisse assumer

33:15
Locuteur 6

la liberté de circulation

33:17
Présentateur

voilà et là il y a une menace hein Dylan Salman c'est attention si vous bloquez nous on envoie les forces de l'ordre le ministre de l'intérieur est cohérent le respect de la loi pour tous il est dans son rôle maintenant ce que je voudrais quand même dire

33:27
Philippe Ballard

c'est que je ne suis pas spécialiste des questions agricoles mais je connais bien les questions institutionnelles et notamment européennes ça fait depuis 99 que le Mercosur est sur la table et ça n'a toujours pas avancé pourquoi ? parce que la France bloque pour le dire aussi la France bloque depuis des années et il faut dire aussi qu'au niveau européen ils n'en peuvent plus de la France donc nous on a l'impression que si vous voulez c'est un problème français et que les français n'en font pas assez notamment les dirigeants français moi honnêtement je sais les dirigeants français bloquent ça et ils n'en peuvent plus des français les autres pays européens

33:51
Présentateur

donc je pense que les chefs d'état font ce qu'il faut ils pourront faire plus mais le problème il est institutionnel le problème il est européen vous avez dit c'est la voix d'Emmanuel Macron moi je pense aussi que c'est la voix de la France institutionnellement l'Union Européenne s'apprête à contourner la France

34:03
Philippe Ballard

et quel que soit le chef d'état ce serait pareil avec Marine Le Pen avec n'importe qui Jean-Luc Mélenchon voyez aujourd'hui la France ne pèse plus parce que la constitution et les textes européens font qu'on peut contourner la France

34:12
Présentateur

oui mais c'est le problème de ce que vous dites d'Ilan Slama c'est que j'en reviens d'accord mais moi je le dis un peu plus directement peut-être vous êtes tous en train de m'expliquer que les agriculteurs sont foutus moi c'est un peu ce que je dis alors il y a des élus ici peut-être que vous ne pouvez pas le dire mais moi effectivement je ne suis pas élu je ne fais pas de politique il faut qu'ils changent de métier effectivement il faut qu'ils changent de métier on est passé de 1 million d'agriculteurs

34:31
Philippe Ballard

à 200-300 000 donc c'est déjà le cas c'est pas qu'ils vont mourir c'est qu'ils sont en train de mourir ils ont déjà perdu 70% de leur effectif en 10, 15, 20 ans donc si vous voulez c'est la perpétuation d'un mouvement qui a déjà commencé depuis longtemps c'est pas nouveau tout ça si on ne change pas le logiciel d'un moment je suis dans sa dérange sur ce que peut faire Macron

34:45
Présentateur

sur le Mercosur pour tomber un peu ce que vous dites il y a des élections qui se sont déroulées en Europe vous l'avez sans doute observé et il y a des mouvements le Parlement je ne joue pas au Parlement tout ça ah bah non mais enfin c'est le conseil des ministres qui est issu du conseil européen enfin après ça tombe en pluie et vous avez observé qu'il y a quand même des mouvements qui sont proches de nos idées qui accèdent au pouvoir donc peut-être qu'à terme mais vous ne pourriez rien faire qu'est-ce que vous feriez vous si vous avez que le pouvoir ?

on change l'Union Européenne de l'intérieur parce que les commissaires européens là qui négocient attendez ils ont un mandat c'est le conseil européen c'est-à-dire c'est les chefs d'État et de gouvernement des 27 qui leur ont donné mandat et qui de temps en temps vérifient ce qu'ils font et là malheureusement il y a une majorité qui leur dit qu'on continue comme ça la question c'est que peut faire Emmanuel Macron face à tout ça on l'a vu juste avant de partir il a fait la déclaration à l'américaine devant son avion avec les moteurs qui tournaient comme on le fait aux Etats-Unis et il a dit dans l'état actuel le Mercosur c'est non il a bien dit dans l'état actuel ça ne veut pas dire qu'il ne signera pas Gauthier Lebrette bonjour merci d'être avec nous journaliste politique CNews franchement question simple est-ce qu'Emmanuel Macron peut vraiment bloquer le Mercosur ?

35:47
Locuteur 6

Seul non il a besoin des alliés au sein de l'Union Européenne pour s'y opposer Emmanuel Macron peut et est-ce qu'Emmanuel Macron veut réellement parce que bloquer le Mercosur rend l'état très bien mais qu'est-ce qu'il veut changer si ce n'est des dispositions à la marge avec des clauses miroirs c'est-à-dire de la réciprocité entre les pays de l'Amérique latine et la France mais ce traité de libre-échange il en convient dans l'esprit c'est-à-dire que demain au sein de l'Union Européenne et en France seront déversés des produits des millions de produits notamment provenant de l'élevage venant d'Amérique latine qui ne respectent absolument pas les mêmes normes que les normes françaises et européennes et qui sont en plus ces produits justement produits à moindre coût donc qui sont vendus moins cher que les produits français ça c'est ce qui est pour le Mercosur mais quand vous écoutez les agriculteurs sur les points de blocage il vous parle aussi de l'Ukraine ça c'est le sujet tabou par excellence en raison du conflit russo-ukrainien mais vous avez déjà l'esprit du Mercosur avec l'Ukraine c'est-à-dire que des taxes douanières qui n'existent plus et résultat vous avez 4 millions tous les ans de poulets ukrainiens qui sont déversés sur le marché français et qui pareil on en revient toujours au même problème mais c'est pour vous montrer que le principe ne dérange pas Emmanuel Macron des poulets produits à moindre coût donc vendus évidemment beaucoup moins cher avec des normes qui ne respectent absolument pas les normes françaises donc c'est déjà le cas demain ce sera le cas avec l'Argentine le Brésil mais c'est déjà le cas aujourd'hui avec l'Ukraine donc même dans ce qui est ce qui fait la moelle du Mercosur Emmanuel Macron ne s'y oppose pas il peut réclamer 2-3 clauses miroirs 2-3 clauses de réciprocité mais il est déjà là le Mercosur donc même Emmanuel Macron il n'a pas envie de s'y opposer plus que ça malgré ce qu'il nous fait croire mais donc ça veut dire quoi c'est du cinéma tout ce qui est en train de se passer du cinéma alors non parce qu'il y a une crise qui est en train de prendre Emmanuel Macron voit ça en plus évidemment elle se déclenche au moment où il fait l'Argentine et le Brésil donc il y a une inquiétude qui n'est pas feinte qui n'est pas jouée du côté de la présidence de la République mais qu'est-ce qu'il va faire si ce n'est temporisé déjà il a temporisé d'un petit moment Emmanuel Macron il faut quand même savoir une chose c'est que l'Allemagne est ultra favorable les dirigeants allemands sont ultra favorables à ce traité de Mercosur comme la présidente de la Commission Européenne Ursula von der Leyen qui met la pression pour accélérer Ursula von der Leyen ça ne vous a pas échappé qui est allemande qui est ancienne ministre de la Défense allemande et là on peut se poser la question si Ursula von der Leyen elle pense d'abord aux intérêts de l'Union Européenne ou aux intérêts de l'Allemagne évidemment donc il y a une inquiétude au sommet de l'État c'est certain mais enfin depuis un an qu'est-ce qui a changé depuis le salon de l'agriculture Emmanuel Macron voulait organiser du moins son entourage un débat avec les soulèvements de la terre pas grand chose si ce n'est le ministre de l'agriculture on est passé de Marc Fénaud à Annie Gennevar mais le quotidien des agriculteurs il a changé en quoi ?

En rien il demande toujours la même chose on se souvient Gauthier

38:58
Présentateur

on se souvient de Gabriel Attal qui était sur ses bottes de paille au sein d'une ferme et qui a dit en gros vous allez voir ce que vous allez voir tout ça c'était du flan pour le dire clairement

39:07
Locuteur 6

Alors ça pour le coup c'était du cinéma vous voyez Jean-Marc ça pour le coup cette mise en scène avec une botte de foin pour montrer que Gabriel Attal n'est pas un Parisien déconnecté de la ruralité ça c'était du pur cinéma et ils n'ont strictement rien vu les agriculteurs il suffit de leur tendre le micro ils ne vivent toujours pas dignement d'un travail très compliqué qui mériterait et tout le monde augmente les marges en fait sur le dos des agriculteurs les grandes surfaces les coopératives mais pas les agriculteurs eux ils vivent moins bien qu'avant quand les autres vivent mieux c'est ça qui est insupportable

39:37
Présentateur

Merci beaucoup pour cette analyse Michel Fayette vous vouliez ajouter un mot et puis on fait la pause Je voulais juste dire une chose c'est que j'ai entendu ce matin sur une autre chaîne Très mauvais choix

39:45
Locuteur 2

Oui

39:46
Présentateur

Mais c'était une interview de Leclerc et qui disait qu'en fait il était écarté des négociations pour le Mercosur et que Leclerc Carrefour et Intermarché sont contre l'accord du Mercosur avec le Mercosur et donc ce qui est intéressant c'est de voir que les supermarchés sont du côté des agriculteurs Les agriculteurs sont ce que je ne comprends pas Excusez-moi Non mais ce qui est intéressant c'est que les supermarchés sont contre les agriculteurs sont contre le gouvernement nous dit qu'il est contre donc pourquoi ça passe ? Non mais bien sûr Qui dirige la France ?

Non mais bien sûr sauf qu'au niveau Vous vous rendez compte de ce qu'on est en train de dire C'est l'Allemagne qui a détruit le nucléaire français On avait l'énergie moins chère on avait l'énergie propre d'Europe et l'Allemagne l'a détruite l'Allemagne détruit la France Seulement on a un couple franco-allemand qui existe on ne sait pas pourquoi et dans ce couple franco-allemand la France se fait tromper systématiquement Mais ce que je voulais dire c'est que les supermarchés peuvent user d'un lobbying au niveau européen pour imposer un refus des accords avec le Mercosur pas seulement la France en tant qu'État Oui mais le seul problème c'est que c'est la viande moins chère des produits moins chers ils en ont besoin il faut dire la vérité parce qu'il y a le discours et il y a après la réalité Leclerc c'est pour une autre raison il ne respecte pas les accords de Paris lui il met ça sur le côté écolo environnemental et je vois qu'on arrive à la pause alors je vais faire Non non je comprends On a un agriculteur Très bien Vous avez entièrement raison et vous parliez de ce couple franco-allemand moi j'ai été journaliste de très longues années j'ai couvert des sommets européens et nos collègues allemands venaient nous voir en nous disant mais c'est quoi ce couple franco-allemand ça n'existe même pas en traduction dans les médias allemands il n'y a que la France qui s'est fait enfumer avec cette expression et vous avez raison les allemands ils défendent les intérêts allemands mais après tout qui pourrait le reprocher et ils ont flingué notre nucléaire vous avez entièrement raison et là bah oui pour exporter des voitures bah on va flinguer notre agriculture et c'est l'histoire qui continue Bon on va voir un agriculteur on l'aura juste après la pause c'est plus simple parce qu'autrement on va trop déborder parce que j'ai envie qu'il nous explique ce qui se passe après la pause on parlera également de Bruno Retailleur encore qui voudra interdire la grève aux heures de pointe on parle de ce qui va se passer cet été et puis ensuite on parlera de l'affaire Palmade parce qu'il n'y a non pas du procès lui-même mais de cette affaire concernant le bébé qui était dans le ventre de sa maman et qui est mort bah si on a l'agriculteur on le prend maintenant c'est plus simple on a Cédric Vial Montel qui est en direct avec nous éleveur de bovins dans le Cantal bonjour Cédric

42:11
Locuteur 2

bonjour

42:13
Présentateur

merci beaucoup d'être en direct avec nous Cédric on voit la mobilisation qui a lieu depuis ce matin vous espérez vraiment que cette fois vous n'allez pas vous faire rouler comme la première fois non j'espère rien du tout c'est bien pour ça que de toute façon moi je n'irai très peu sur les manifestations puisque déjà cet hiver on est rentré la queue entre les jambes et là je pense que ça sera pareil là ce qui se passe c'est qu'il y a des élections chambres en ligne de mire pour tout le monde et que tout le monde essaye de tirer la couverture vers soi mais bon il faut bien faire quelque chose par contre contre le Mercosur parce que ça ça va vraiment nous pénaliser nous mais j'ai peu d'espoir vraiment très peu visiblement vous êtes dans votre tracteur ça veut dire quoi ?

ça veut dire que vous ne vous mobilisez pas ? non je suis en train de travailler l'hiver arrive rapidement donc quant à l'on est en train de rentrer les animaux dans les bâtiments mais vous regardez comment le mouvement qui est en train de naître j'ai l'impression que vous le regardez en vous disant ils vont s'agiter tout ça pour rien on est foutu c'est ça ?

on est foutu non mais je vous dis cet hiver comme beaucoup j'ai été déçu on avait un mouvement inédit à syndical et finalement bon les syndicats ont récupéré le truc c'est normal mais on est tous rentrés chez nous avec rien et aujourd'hui rien n'a changé pour nous donc je vois pas bien qu'est-ce que ça va changer une nouvelle fois ça veut dire que vous ne vous mobiliserez pas non plus dans les jours qui viennent ?

je vais voir mais pas sous la bannière FNSEA toujours oui oui ça après c'est les guerres entre syndicats mais moi ce qui me surprend c'est votre réaction et je la comprends en même temps en disant on s'est fait rouler une première fois on va sans doute se faire rouler encore moi j'ai du boulot sur mes terres donc voilà ça ne sert à rien d'aller perdre du temps à faire ça ça veut dire que pour vous le Mercosur va être signé Emmanuel Macron vous ne lui faites pas confiance le gouvernement vous ne lui faites pas confiance et les syndicats pas vraiment non plus je fais confiance à Michel Barnier c'est quelqu'un qui est issu de nos zones rurales et lui je peux lui faire confiance Macron c'est une chose je ne lui fais pas trop confiance et les syndicats j'en sais rien moi je vois qu'il y a les élections chambres en ligne de mire encore une fois après ce qu'il faudrait faire mais encore une fois c'est facile à dire en ce moment on n'a pas le temps c'est monter à Bruxelles c'est à Bruxelles que les décisions vont se prendre on peut bien bâcher quatre panneaux chez nous ça ne changerait que dalle et il faudrait être solidaire avec tous les éleveurs européens et aller à Bruxelles c'est tout alors en ce moment comme je vous dis c'est pas facile on est tous en train de rentrer nos animaux préparer nos bâtiments c'est une course contre la monde pour nous donc c'est pas facile pour les éleveurs de se mobiliser sur une longue durée en ce moment mais moi je ne suis pas très confiant honnêtement Cédric puisque vous êtes dans votre acteur les agriculteurs sont trop gentils la seule chose qui peut faire bouger les choses c'est de bloquer vraiment la France c'est de bloquer les routes autrement allez je le dis clairement on va encore les prendre pour des couillons est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?

Ben oui oui oui bien sûr mais c'est pas dans notre dans notre savoir-faire d'être virulent c'est pas dans notre dans nos méthodes de tout bloquer moi le premier j'aime pas emmerder les gens sur les routes j'aime pas les bloquer ça me fait chier c'est les gens comme nous qui bossent mais c'est vrai qu'on est trop tendre ça c'est sûr et on en voit d'autres qui à chaque fois qu'ils lèvent le petit doigt ils ont guet de cause SNCF et compagnie ils boquent tout le monde hop ils ont guet de cause mais nous ça on sait pas faire et puis ouais c'est pas dans notre ADN de faire chier les gens mais c'est sûr que c'est c'est un problème c'est ce que je disais Cédric en fait les agriculteurs sont trop bien élevés finalement voilà c'est des gens trop bien élevés et il y a un moment quand on est trop bien élevés on a du mal à se faire entendre merci beaucoup Cédric d'avoir été avec nous éleveurs de bovins dans le Cantal on fait la pause et justement on parlera de la SNCF eux ils vont faire grève ils vont bloquer donc je pense qu'ils vont avoir tout ce qu'ils veulent juste avant Noël vous allez voir à tout de suite en direct sur CNews Découvrez les machines à café L'Or Barista compatibles avec les capsules classiques et XXL pour préparer deux espressos en même temps un café extra long ou un délicieux espresso L'Or sans doute le meilleur café du monde et en ce moment découvrez nos promotions exceptionnelles sur les machines L'Or Barista rendez-vous vite en magasin

46:25
Locuteur 7

Ne devrez jamais être un handicap à l'évolution professionnelle on peut tous agir contre la discrimination au travail

46:54
Locuteur 4

de France après avoir occupé une bonne partie de la N118 au niveau de Véliziville à coubler les agriculteurs lèvent le camp toutefois ce n'est qu'un début préviennent les paysans les blocages vont reprendre de plus belle dans le courant de la semaine le drama a humilié en Haute-Savoie un adolescent de 17 ans tué par Ballye hier en milieu d'après-midi dans une bagarre générale entre deux groupes de jeunes un autre grièvement blessé a dû être transporté en urgence absolue par hélicoptère et puis entre vive émotion et débats sociétaux sa mort a marqué la France cela va faire un an jour pour jour que Thomas 16 ans a été tué lors d'un bal de village à Crépole dans la Drôme et depuis la semaine dernière les hommages en mémoire de la jeune victime se multiplient

47:49
Présentateur

11h38 sur CNews merci d'être en direct avec nous vous l'avez entendu en Ile-de-France les agriculteurs ont déjà levé leur barrage alors peut-être qu'ils en feront d'eau dans les heures qui viennent en revanche du côté des trains et bien ça s'annonce compliqué avec cette grève en particulier qui va avoir lieu quelques jours avant Noël et résultat et bien Bruno Rotaillot qui était hier chez nos confrères de RTL a expliqué qu'il fallait peut-être interdire la grève aux heures de pointe c'est une de ses idées qu'il défend depuis longtemps quand il était député il a remis au goût du jour hier est-ce que c'est une bonne idée ? écoutez-le

48:20
Locuteur 6

les cheminots c'est habituel c'est routinier c'est ce que j'appelle la gréviculture j'avais déposé lorsque j'étais président du groupe LR au Sénat un texte qui a été voté malheureusement pas à l'Assemblée nationale mais au Sénat pour faire en sorte qu'on articule mieux la continuité des services publics et puis justement le droit constitutionnel pour manifester

48:40
Philippe Ballard

qui interdisait en fait le droit de grève pendant des périodes

48:43
Locuteur 6

pas pendant des périodes qui interdisait aux heures de pointe le matin et le soir justement des grèves qui seraient intempestives

48:52
Présentateur

voilà Bruno Rotaio veut donc interdire aux heures de pointe et Eric Ciotti lui veut interdire pendant les vacances scolaires en particulier

48:59
Locuteur 3

l'Italie a dit non aux grèves pendant les vacances chez nos voisins le droit de grève est lui aussi inscrit dans la constitution mais il a pu être réglementé pendant les fêtes de Noël les vacances d'été la Toussaint et à Pâques un modèle transalpin qui inspire nos politiques depuis des années et récemment Eric Ciotti

49:18
Philippe Ballard

je souhaite une interdiction de grève durant la quinzaine de Noël et lors des premiers et derniers jours des départs en vacances et l'instauration d'un service minimum de 50% pendant les jours fériés

49:29
Locuteur 3

pour interdire les droits de grève dans les transports pendant les vacances scolaires il faut affronter plusieurs barrières juridiques car il s'agit d'un droit constitutionnel en cas de grève portant gravement atteinte à la continuité du service public ou aux besoins de la population certains agents peuvent être réquisitionnés mais concernant les grèves des agents de la SNCF elles ne rentrent pas dans ce cas de figure

49:52
Locuteur 7

les services publics de transport de personnes ne correspondent pas aux besoins essentiels du pays on peut limiter pour ces services publics le droit de grève mais pas certainement l'interdire à certaines périodes du type force de l'ordre du type protection civile ou protection des matières nucléaires par exemple cela on pourrait accepter une telle augmentation ou interdiction plutôt du droit de grève

50:17
Locuteur 3

les syndicats de la SNCF ont déposé un préavis de grève illimité à partir du 11 décembre

50:23
Présentateur

Philippe Allard au Rassemblement national vous êtes pour quoi ? déjà on peut faire appel à la raison dans un premier temps si la raison ne suffit pas parce que là vous rappelez les dates c'est le 19 décembre il y a les vacances de Noël on va tous se retrouver en famille ils font ça généralement aussi avant les vacances de Noël il faut passer à la vitesse supérieure s'il a raison on ne l'emporte pas donc c'est quoi la vitesse supérieure ?

encadrer je le découvre ce que propose notre allié Eric Ciotti on peut réfléchir à des textes qui effectivement encadrerait tout et Rotaillot dit pas les heures de pointe Ciotti dit voilà en écoutant Rotaillot j'ai pensé à Nicolas Sarkozy vous vous souvenez quand il avait dit maintenant quand il y a une journée de grève dans les transports en commun on ne le verra plus j'ai plus ce texte de loi présent à l'écouterie mais je ne sais pas ce qu'il y avait dedans visiblement il n'était pas d'une grande efficacité mais pour répondre à votre question oui on appelle à la raison mais si les syndicalistes ne l'entendent pas il faudra peut-être passer par la voie législative est-ce que c'est limité le droit de grève Maître Slama que de dire par exemple pas de grève aux heures de pointe ou pas de grève à certaines dates

51:23
Philippe Ballard

il y a des règles qui en gardent il faut que ça passe par la loi voire même par la constitution éventuellement le conseil constitutionnel aurait peut-être à se prononcer là-dessus maintenant il faut dire ce qui est c'est à demi-mot quasiment la fin du droit de grève je veux dire c'est un droit de grève encadré oui mais une grève si ça emmerde pas les gens excuse-moi de le dire franchement mais ça sert à rien voyez une grève si jamais ça bloque pas le pays ça sert à rien c'est comme au Japon au Japon quand ils font grève ils mettent un bandeau sur le bras ils vont travailler simplement ils ont un bandeau autour du bras voyez je fais grève regardez j'ai un bandeau tenez monsieur voilà si vous voulez c'est une grève qui ne sert à rien c'est ce qui sert à manifester sa colère mais vous disiez tout à l'heure que les agriculteurs

52:00
Présentateur

effectivement c'est un problème donc je dis même pas que je suis contre

52:01
Philippe Ballard

je dis juste qu'il faut dire les choses telles qu'elles sont c'est une fin à demi-mot du droit de grève en France ça veut dire qu'on ne pourra plus emmerder les gens en faisant grève et si on n'emmerde pas les gens faire grève ça ne sert à rien

52:09
Présentateur

Paul-Antoine vous avez entendu ce que dit maître Slama le faire grève c'est emmerder les gens c'est la seule façon pour que ça marche bah oui je suis un peu d'accord c'est le but de la grève d'accord donc on laisse faire le bordel alors allons-y je n'ai pas dit que je déconne je ne suis pas d'accord avec ça ce que je dis c'est et dans la sémantique il a raison le but de la grève et le but d'un blocage quand vous bloquez une autoroute c'est d'emmerder les gens sinon ça ne marche pas ça on est bien d'accord d'ailleurs ça pose un problème démocratique c'est à dire qu'en France les gens n'ont plus confiance dans les représentants ils n'ont plus confiance dans les élections ils se disent pour faire bouger les choses il faut bloquer ou faire grève juste pour finir sur la SNCF en fait ce que la SNCF ne comprend pas c'est que là ils vont gagner parce que la SNCF contrairement aux agriculteurs gagne tout le temps les employés les employés évidemment par contre quand la SNCF va être privatisée quand il va y avoir l'ouverture à la concurrence ils vont tout perdre c'est ça la réalité c'est que là ils gagnent petit à petit mais quand il va y avoir l'ouverture à la concurrence ils vont tout perdre et juste pour finir on nous parle d'écologie et l'écologie c'est quelque chose évidemment d'important mais maintenant que vont faire les gens là pour Noël ils ne vont pas prendre de billets de train parce que tout ça en billets de train c'est de plus en plus cher ils vont prendre leur voiture la réalité d'ailleurs donc on ne peut pas nous parler d'écologie et à côté ne pas avoir une politique des transports vraiment cohérent Michel Fayad un mot là-dessus est-ce qu'il faut encadrer le droit de grève à la SNCF en particulier ?

Moi je pense que oui et je pense que la clé c'est la réforme constitutionnelle sinon ça va être bloqué et chaque année on a les histoires de droit de grève de la SNCF chaque année on a une loi sur l'immigration il est temps qu'il y ait certaines questions qui soient tranchées constitutionnellement quitte à passer par le référendum il est temps de trancher et pas de reposer la question chaque année comme vous disiez tout à l'heure des émissions qu'on referait oui oui c'est ça on va faire des rediffres remarquez on partira en vacances on va rediffuser l'émission l'année dernière on avait le même débat bon allez on change totalement de sujet on va vous parler de l'affaire Palmade alors on ne parle pas du procès lui-même et je voulais qu'on s'arrête un instant puisque ce procès va débuter mercredi sur l'avocat de la passagère qui a perdu son enfant qui était hier sur RTL et il a expliqué que sa cliente avait du mal à accepter que la justice considère que son bébé n'était rien car il n'était pas encore né écoutez-le

54:04
Locuteur 8

alors physiquement elle va mieux elle va beaucoup mieux psychologiquement elle est toujours tout aussi atteinte c'est très compliqué elle doit gérer évidemment la perte de cet enfant qui allait naître et le fait que la justice que l'état aujourd'hui ne reconnaît pas son enfant comme étant un enfant qui allait naître et donc pour elle elle considère que son enfant est quasiment considéré comme rien et c'est ça qui est le plus dur pour elle aujourd'hui

54:32
Présentateur

Maître Alexia Descamps bonjour merci d'être en direct avec nous est-ce qu'un bébé à naître n'est rien juridiquement juridiquement ça dépend si le bébé avait respiré ne serait-ce que quelques secondes après l'accident quand elle a quand elle a elle a elle a couché on aurait considéré que c'était un bébé que c'était un être humain en fait là ça s'est considéré par la loi comme un foetus même si même si ça peut paraître choquant c'est toute la contradiction entre le droit et la morale les règles juridiques sont très claires sur la question s'il est né

55:03
Philippe Ballard

mort du moins s'il n'a pas respiré et bien il ne peut pas être considéré comme un être humain

55:08
Présentateur

c'est terrible pour les parents parce que les parents ont raconté depuis par exemple que c'était une petite fille qu'ils avaient choisi son prénom elle devait s'appeler Soline Hazal elle devait naître le 14 mai 2023 tout était prêt pour elle on ne peut pas dire que c'est rien comment la loi peut dire que c'est rien j'ai vraiment du mal à comprendre

55:25
Locuteur 1

mais la loi est très très nette sur la question on ne peut pas considérer que ce bébé était viable dans la mesure où on ne sait pas ce qu'il aurait pu se produire

55:34
Locuteur 4

d'ici l'accouchement c'est à dire que là ça a été provoqué effectivement par l'accident de février 2023 mais la mort de l'enfant

55:44
Présentateur

aurait pu être provoquée par autre chose tant qu'il n'est pas né et qu'il n'a pas respiré on ne peut pas considérer que cet enfant est un être humain je sais que ça paraît très choquant mais il faut des règles très strictes d'encadrement pour ce genre de fait et malheureusement le lien de causalité entre l'accident et la mort de l'enfant était tabi mais l'enfant n'est pas considéré comme un enfant donc on ne peut pas poursuivre sur le suicide en tant que femme en plus ça vous paraît normal que la loi soit faite comme ça d'ailleurs je note depuis tout à l'heure vous en parlez vous parlez de bébé vous parlez d'enfant donc voilà parce que pour nous tous c'est ça à 6 mois c'est un bébé c'est un enfant je suis désolé d'ailleurs c'est pour ça que la loi sauf cas exceptionnel empêche un avortement à 6 mois parce qu'on considère que c'est un être humain

56:33
Locuteur 3

alors oui moi en tant que mère je vais vous répondre très sincèrement que je ne trouve pas ça tout à fait normal

56:39
Présentateur

qu'on ne considère pas que c'est un être humain alors même qu'il est soi-disant il pourrait vivre même après 6 mois mais il faut bien établir des règles et si on n'établit pas des règles ça va être sujet à des débordements donc il faut bien fixer certaines limites et certains délais est-ce qu'elles sont bonnes ces règles ? est-ce qu'elles sont bonnes ces règles ? c'est des questions très personnelles moi en tant qu'avocat je les trouve logiques

57:06
Locuteur 3

en tant qu'être humain mère moi-même je les trouve moins logiques

57:10
Présentateur

vous les trouvez logiques en tant qu'avocate ça ça m'intéresse pourquoi c'est logique ? parce que comme je vous le dis il faut savoir encadrer il faut savoir fixer les limites et savoir où est-ce qu'on va à quel moment on va considérer que c'est un homicide involontaire ou pas là l'enfant était mort enfin l'enfant est-ce que la règle alors excusez-moi je ne suis pas juristique du tout mais est-ce qu'on ne peut pas se dire simplement règle très simple si l'enfant est viable s'il est mort si on le tue c'est un homicide volontaire à partir du moment où il est viable

57:42
Locuteur 3

aux yeux de la loi il n'est pas viable

57:44
Présentateur

pourtant il est aux yeux de la médecine à 6 mois 6-7 mois il commence à être viable

57:50
Locuteur 3

la médecine mais il y a beaucoup de problèmes

57:53
Locuteur 1

qui peuvent intervenir d'ici l'accouchement il y a malheureusement beaucoup de femmes qui perdent leur enfant sans raison aucune le coeur s'arrête avant l'accouchement ça peut arriver donc il faut considérer que s'il n'a pas respiré et bien il n'était pas viable

58:06
Présentateur

donc c'est un peu le serpent qui se vend la queue je suis d'accord avec vous mais il faut bien fixer des délais et des limites merci beaucoup merci beaucoup maître merci de nous avoir expliqué la loi j'ai bien compris c'est pas votre avis c'est la loi que vous nous expliquez on a notre avocat maître Dylan Slama ça vous paraît stupide ce que je dis de se dire qu'à partir du moment où un enfant est viable dans le ventre de sa maman on peut considérer que c'est un être humain humainement c'est très compréhensible mais encore une fois vous dites à partir de 6 ans il est viable non 6 mois j'ai dit quoi 6 ans pardon vous dites à partir de 6 mois de grossesse je sais pas il faut que ce soit des médecins admettons qu'on dit ça vous feriez quoi pour la mère qui a 5 mois et 3 semaines alors on dit 5 mois et 3 semaines vous feriez quoi pour 5 mois et 4 mois non mais c'est viable ou l'enfant est viable moi je dirais simplement où l'enfant est viable ou il n'est pas viable et ça il n'y a que les médecins qui le savent il y a 3 mois et demi vous voyez quand on met la limite et l'autre point important viable ou pas viable je vous le dis je vous l'explique la limite oui mais alors vous voyez à ce moment là ça peut être au bout d'un mois de grossesse vous voyez non mais viable non c'est pas viable c'est que c'est des débats scientifiques qui sont pas tranchés c'est des débats médicaux qui sont pas tranchés où il n'y a pas de réponse et il n'y a pas de ligne d'un côté c'est noir je suis pas d'accord avec vous un enfant viable il est viable ça veut dire que si on le sort du ventre de sa mère il peut vivre c'est ça pour un enfant viable 6 mois c'est pas forcément évident qu'on puisse sortir du ventre et être viable l'autre chose que je voudrais ajouter c'est que vous dites

59:14
Philippe Ballard

qu'à partir du moment où il n'a pas d'identité et donc de citoyenneté et donc il n'a pas de passeport parce qu'il n'est pas né etc. qu'on ne peut pas lui faire des papiers il n'est rien c'est là que je suis pas d'accord il n'est pas rien si vous voulez

59:23
Présentateur

juridiquement il n'est rien non mais il est un enfant à naître pendant le procès ce sera évidemment évoqué dans la peine il n'y a pas de sanction légalement il n'y a pas de sanction c'est vous qui connaissez la loi mais légalement il n'y a pas de sanction quand on tue un fœtus oui mais vous savez je ne serai pas au procès mais ce sera évidemment évoqué dans le procès et évidemment que la peine mais légalement il n'y a pas de sanction sur cet élément légalement écoutez-moi écoutez-moi écoutez-moi respirer légalement il n'y a pas de sanction là-dessus mais dans le préjudice d'accord mais légalement il n'y a pas de sanction bien si il y en aurait une pour répondre très franchement il y aurait une sanction parce que dans le préjudice à partir de quel texte de loi mais à partir du fait que ça fera partie des violences qu'auront subi la femme et il y aura des sanctions sur la femme et donc ce sera considéré comme une déclinaison des violences de la femme

1:00:03
Philippe Ballard

sur l'enfant à naître et donc légalement il sera bel et bien puni et sanctionné notamment pour ce fait là c'est pas de circuler il n'y a rien à voir c'est pas ça

1:00:09
Présentateur

il n'y a pas grand chose à voir

1:00:10
Philippe Ballard

ce sera évoqué dans le français

1:00:12
Présentateur

il sera condamné Sonia Mabrouk c'est dans un instant on se retrouve demain en direct à partir de 10h35 merci de nous avoir suivi à demain et d'ici là soyez prudents

Par soumission, les européistes sacrifieront notre agriculture ! - Philippe Ballard (CNEWS) — Philippe Ballard · Pourquijevote