Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewLe Crayon· 3 mai 2022 28 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileNumériqueInstitutions & électionsEurope & international

​ @Livre Noir , un média trop à droite ?

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    En utilisant ce terme, vous vous placez clairement comme un média de droite.

  • 0:15OuverteÉludée

    Marine Le Pen est une démagose.

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que Livre Noir est un média neutre ? Ou plutôt très à droite ?

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez que certaines vidéos sur YouTube et certains sujets sont censurés ?

  • 1:09OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes la télé Zemmour ?

  • 1:46RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous vous considérez comme un média neutre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:02Invité politiqueFait
    « Oui, clairement, la question du grand emplacement, on a souhaité qu'elle soit traitée. »
  • 1:53Invité politiqueFait
    « Livre Noir est arrivé au moment où toute une génération était dans l'attente des idées propagées par Alex Zemmour et de la manière dont il les propage. »
  • 5:23Invité politiqueFait
    « On s'est toujours décrit comme politique, mais pas partisan. »
  • 5:47Invité politiqueFait
    « Si on regarde de l'extérieur ce que renvoie Livre Noir, comment on peut analyser, faire une typologie de nos invités, on se dit, bien sûr, c'est un média de droite. »
  • 8:19Invité politiqueFait
    « Que certaines thématiques soient au cœur du débat public, ça, oui, c'est un objectif. »
  • 8:35Invité politiqueFait
    « Le scandale Somme, là, on va avoir un sujet Elstom. Clairement, le dépeçage par certaines clics, et ça date de bien avant Emmanuel Macron, d'une partie de l'industrie française, ça me tient à cœur. »
  • 9:21Invité politiqueFait
    « Ça devrait être l'affaire... Enfin, c'est l'équivalent de l'affaire Fillon en 2017. »
  • 9:56Invité politiqueFait
    « Oui, clairement, la question du grand remplacement, on a souhaité qu'elle soit traitée. »
  • 10:58Invité politiqueFait
    « Oui, bien sûr, on est identifié à droite. Et ça ne me gêne pas qu'on soit identifié à droite. »
  • 11:16Invité politiqueFait
    « On s'est construit, d'ailleurs, même dans notre modèle économique pour être indépendant. On ne dépend pas de donateurs. On ne dépend pas de personnalités politiques. »
  • 11:47Invité politiqueChiffre
    « Le modèle. On a les revenus YouTube, classiques, les partenariats et notre site. Donc, on a un abonnement mensuel, 4,99€ par mois. »
  • 14:01Invité politiqueFait
    « Oui, bien sûr, mais on n'est pas les seuls. »
  • 18:16Invité politiqueFait
    « Éric Zemmour, on bannent. »

Temps de parole

  • Invité politique83 %
  • Présentateur17 %

4,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

En utilisant ce terme, vous vous placez clairement comme un média de droite.

0:02
Invité politique

Oui, clairement, la question du grand emplacement, on a souhaité qu'elle soit traitée. Je crèverais avec une queue dans la bouche.

0:11
Locuteur non identifié

Il faut lui mettre dans la bouche, c'est... La nourriture et pas sa bite, en fait.

0:15
Présentateur

Marine Le Pen est une démagose. Si c'était pour le Frexit, pourquoi ils ne vous ont pas élu en 2017 ? Si nous sommes à l'image de la société, dans la société, il y a forcément du racisme.

0:23
Locuteur non identifié

Les médias ont changé.

0:24
Présentateur

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut aller chez Cyril Hanouna, sur TPMP, pour débattre ? Crayonniste, bonjour. Dans l'épisode de Hipporoid d'aujourd'hui, je reçois François qui mène les entretiens pour la chaîne YouTube Livre Noir. Je lui ai posé la question de la neutralité. Est-ce que Livre Noir est un média neutre ? Ou plutôt très à droite ? On a aussi évoqué la question de la censure. Pour lui, sa chaîne YouTube est victime de censure sur certains sujets en particulier. D'ailleurs, vous, est-ce que vous pensez que certaines vidéos sur YouTube et certains sujets sont censurées ? Donnez votre avis en commentaire, ça nous intéresse.

Si cette vidéo vous plaît, n'hésitez pas à laisser un j'aime, à mettre un commentaire, à vous abonner et à activer la petite cloche pour être notifié lorsqu'une prochaine vidéo sortira. Bonne vidéo ! Bonjour François.

1:05
Invité politique

Bonjour Antonin.

1:05
Présentateur

C'est un vrai plaisir de t'avoir ici aujourd'hui dans ce format Epoir.

1:09
Invité politique

Merci à toi de me rendre invité et merci au Crayon d'exister et de continuer à faire des très très beaux formats. J'aime beaucoup ce que vous faites.

1:16
Présentateur

Merci beaucoup. Je vais commencer cette vidéo et notre entretien en te montrant un extrait d'une vidéo de ta chaîne, le Livre Noir.

1:25
Invité politique

Pourquoi si bien prévoir et pouvoir si médiocrement ? J'ai toujours eu le tort de ne pas viser assez haut, excès de fausse modestie, fausse fierté, méfiance exagérée de soi-même, sentiment d'impuissance.

1:40
Présentateur

Je te montre cette vidéo surtout pour te poser une question qui est revenue d'ailleurs récemment dans un article de l'Obs. Est-ce que vous êtes la télé Zemmour ?

1:49
Invité politique

Non. Non, clairement non. Livre Noir est arrivé au moment où toute une génération était dans l'attente des idées propagées par Alex Zemmour et de la manière dont il les propage. C'est étonnant. C'est un homme de 63 ans, mais il a été tout de suite, il a compris très vite les codes de communication de cette génération. Lui-même, il s'est bien entouré. Il s'est très bien entouré, c'est certain. Et je pense que son caractère très entier, très sincère, parfois très éruptif, il se met peu de limites, il se met peu de cadres. Ça correspondait bien aussi à cette génération qui n'a pas envie d'être censurée, encadrée, qui n'a pas envie de langue de bois, qui n'a pas envie d'éléments de langage.

Donc on est arrivé effectivement à un moment idéal, à un moment opportun. Il se trouve aussi qu'on avait effectivement des contacts dans ce qui est devenu l'équipe de campagne d'Eric Zemmour. Donc ça nous a permis d'obtenir cet entretien. Et puis on a joué de chance avec les dates. C'est-à-dire que l'article du Chicago, l'entretien a été calé avant. Et on a vu cet article sortir. Donc moi qui prépare les entretiens, je me suis dit, bien entendu, je vais reprendre Bainville. C'était une citation du journaliste et historien Bainville. Et là, tout de suite, ça a été... Alors on n'imaginait pas tout de même un tel succès. C'est-à-dire qu'Eric Zemmour, ça fonctionnerait.

Mais dans la petite communauté qu'on avait à l'époque, on devait être peut-être 30 000, si je me souviens bien. On n'imaginait pas qu'on serait repris effectivement par des télévisions. Il y avait une attente incroyable. Donc Télé Zemmour, oui, mais dans ce cas, presque toute la presse a été Télé Zemmour. au moins entre juin et janvier. C'est-à-dire que le mot Zemmour, vous l'aviez trois fois par page à l'écrit et dix fois par titre partout, partout, partout dans les médias français.

3:35
Présentateur

Je me suis amusé à compter, il y a plus de dix vidéos sur les vingtaines qui parlent de Zemmour et dont une vidéo qui titrait « L'émouvante étreinte de Zemmour envers une vieille femme ». Donc il y a quand même ce côté positif envers Zemmour que vous assumez ?

3:50
Invité politique

Alors, moi j'estime, encore une fois, ça c'est un autre format, mais effectivement, on essaie d'avoir la même bienveillance pour tout le monde. Il y a un cas particulier, c'est Valérie Pécresse qui a pris un petit coup de sel dans une vidéo qu'on avait faite suite au meeting du Zénith. Mais on essaie de traiter tous les candidats avec bienveillance. Après, il y a vraiment un effet chiffre et un effet de dépendance à notre communauté. C'est-à-dire qu'effectivement, on a des gens qui sont soit soutiens d'Éric Zemmour pour une partie d'entre eux, soit tout simplement que ça intéresse, que ça excite. C'est-à-dire qu'ils peuvent d'ailleurs être des opposants fermes.

Mais il y a un effet de fascination, de sidération. Donc clairement, bien entendu, on profite aussi. C'est-à-dire qu'on sait qu'une vidéo... Je crois que c'était Jean-Christophe Cambadélis, qui est un homme de gauche. On a très peu parlé d'Éric Zemmour, mais oui, on a intégré Zemmour dans le titre de la vidéo. Je veux pas te mentir, il y a clairement un effet. Si Jean-Christophe Cambadélis analyse du débat politique, ça va beaucoup moins fonctionner que... Voilà, parle d'Éric Zemmour.

4:57
Présentateur

Donc ça, c'est... Il y a une différence entre dire parle d'Éric Zemmour et dire Éric Zemmour est bienveillant. C'est ce genre de choses.

5:05
Invité politique

Sur ce titre-là, je peux comprendre la réaction, effectivement.

5:08
Présentateur

Et du coup, je trouvais que ça montrait bien, parce que c'est ma question juste après, c'est est-ce que vous vous considérez comme un média neutre ? Tu dis que vous êtes bienveillant avec tout le monde. Est-ce que, justement, vous êtes neutre ? Ou est-ce que, moi, d'un point de vue d'analyse juste en arrière dans la chaîne, c'est difficile de vous considérer comme neutre, justement ?

5:23
Invité politique

Alors, on s'est toujours décrit comme politique, mais pas partisan. C'est-à-dire qu'on a fait d'ailleurs aussi des formats autour de Marine Le Pen. Moi, j'ai reçu réellement des candidats de toutes les obédiences politiques, de tous les partis, mais ce n'est pas à nous de le définir, mais si on regarde de l'extérieur ce que renvoie Livre Noir, comment on peut analyser, faire une typologie de nos invités, on se dit, bien sûr, c'est un média de droite. En revanche, on ne sera jamais le média d'un candidat, encore moins d'un parti. Ce n'est pas du tout dans l'esprit de l'équipe. Dans l'équipe, on a d'ailleurs des affinités très différentes en fonction des membres.

Et certains soutiennent, je ne vais pas dire bien sûr qui sont-ils et qui ils soutiennent, mais en tout cas, il y a vraiment une grande diversité de profils dans l'équipe de Livre Noir.

6:17
Présentateur

Il y a des gens de gauche qui travaillent chez Livre Noir ?

6:18
Invité politique

Oui, il n'y a pas beaucoup, mais il y en a.

6:22
Présentateur

Parmi les fondateurs ou pas ?

6:24
Invité politique

Non, pas parmi les fondateurs. Pas parmi les fondateurs, mais effectivement, on a une équipe diversifiée. Les fondateurs ne partagent pas du tout les mêmes opinions politiques. On a chacun un peu notre identité. Moi, par exemple, je me revendique du gaullisme social. C'est Philippe Séguin. C'est un personnage que j'aime beaucoup parce que c'était aussi un intellectuel qui avait justement cette vision sociale et que je ne retrouve pas forcément d'ailleurs chez Éric Zemmour ou d'ailleurs qui l'avait et qui l'a moins en tant que candidat. C'est le petit aparté. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est qu'on reste à distance de ces combats d'écurie.

Et j'allais dire, on prouvera qu'on n'était pas Télé Zemmour après les élections. C'est-à-dire qu'on verra bien qu'on peut construire des formats sans s'appuyer sur la présidentielle. La présidentielle, c'est un levier, c'est un tremplin. En fait, ça nous a permis de nous faire connaître, de proposer des formats originaux, de faire des bas et justement d'être évoqué au-delà de la sphère YouTube. C'était aussi l'intérêt.

7:27
Présentateur

Le but, c'était de cristalliser les passions.

7:29
Invité politique

Oui, je pense que clairement, on a aussi participé à cette... Enfin, il y a une émulation, on a surfé dessus, c'est clair et net. Ensuite, la question, c'est comment se construire après cette élection. Moi, je n'ai pas de doute sur le fait qu'on y arrivera, parce qu'on a toujours proposé des formats soit totalement hors champ politique, soit suffisamment diversifiés pour qu'on ne soit pas à la remorque d'une personnalité ou d'un parti. C'est quoi le but de Livre Noir, justement ? Devenir un média de masse. Non, mais vraiment, informer...

8:01
Présentateur

Est-ce que c'est d'avoir une influence, justement ?

8:04
Invité politique

Oui, bien sûr, une influence, mais pas directement politique. Ce n'est pas politique au sens partisan. Oui, mais voilà, vous ne souhaitez pas avoir un candidat en particulier président de la République ? En revanche, souhaiter... Non, pas du tout. En revanche, que certaines thématiques soient au cœur du débat public, ça, oui, c'est un objectif. En tout cas, moi, c'est un objectif que j'assume. Je ne sais pas si les autres... Mais clairement, c'est-à-dire que, oui, il y a des sujets qui me tiennent à cœur. Par exemple, on a fait un sujet sur les éoliennes. Oui, je suis heureux que ça rentre dans le débat public. Le scandale Somme, là, on va avoir un sujet Elstom.

Clairement, le dépeçage par certaines clics, et ça date de bien avant Emmanuel Macron, d'une partie de l'industrie française, ça me tient à cœur, et je suis révolté que ce soit aussi peu, justement, inscrit dans le débat public. Ce qui se passe avec McKinsey, en l'occurrence, on n'y participe pas, je m'en réjouis, peu importe que ça vienne de l'extrême gauche, de la gauche, de la droite, du centre-droite ou de l'extrême-droite. Je veux dire, à partir du moment où l'information...

9:00
Présentateur

Oui, je sais qu'il y a une information qui sorte ou qu'il se soit passé, ça.

9:03
Invité politique

Que les gens en parlent, que ce soit diffusé. C'est-à-dire, McKinsey, ça devrait faire la une de tous les médias traditionnels. Et ça reste tout de même très, très en retrait. On le voit sur les réseaux sociaux, on a des chaînes YouTube qui se sont emparées justement du sujet, on a quelques médias indépendants qui le traitent, mais franchement, c'est rien comparé à ce que ça devrait être. Ça devrait être l'affaire... Enfin, c'est l'équivalent de l'affaire Fillon en 2017. Et ça, c'est une frustration. J'aimerais là qu'on soit... Si vous voulez, l'objectif de Livre Noir, qu'on soit assez puissant, s'il y avait un scandale de ce type en 2022, pour le sortir. Peu importe qui ça touche.

Parce que c'est vraiment... Là, on touche à un sujet d'intérêt commun. Et il n'y a même pas de question de partisane. C'est objectivement scandaleux. Donc oui, c'est mettre certaines thématiques qui sont mises sous le boisseau par la plupart des grands médias, les mettre au cœur de l'actualité. Ça, c'est un de nos objectifs. Oui, clairement, la question du grand remplacement, on a souhaité qu'elle soit traitée. C'est ce que j'allais évoquer, justement. Exactement. Ça, clairement, je trouve que...

10:01
Présentateur

C'est une première prise de position parce que je vois que personne n'assume de dire le terme grand remplacement. Et vous, vous êtes un des seuls médias, à part peut-être d'autres médias comme Valeurs Actuelles, qui assument d'en parler.

10:11
Invité politique

CNews en a parlé aussi, bien sûr. Même Marianne, il me semble, parfois en désaccord, mais ça devient un sujet de débat. Moi, je ne veux pas que les gens se disent « Ah bah oui, il y a un grand remplacement, c'est honteux, etc. » Je veux qu'on puisse en discuter. Donc là, je te choisis grand remplacement parce que c'est le mot, c'est la sémantique qui a été, j'allais dire, finalement retenue.

10:32
Présentateur

En utilisant ce terme, vous vous placez clairement comme un média de droite, pour le coup.

10:37
Invité politique

Oui, oui, mais on ne le dit pas forcément. J'allais dire, quand on voit que l'organisation est reprise par Libération, oui, on sait que Libération est à mesure d'être gauche. Oui, bien sûr. On ne va pas forcément... Les gens de Libération ne vont pas forcément vous le dire dans l'ici, mais tout le monde le sait, c'est assumé. C'est assumé de gauche. Pas toujours. Certains gens de Libération vont vous dire « Oui, enfin, ça dépend, il y a toutes les nuances, etc. » Bon. Oui, bien sûr, on est identifié à droite. Et ça ne me gêne pas qu'on soit identifié à droite.

Ce que je ne veux pas, c'est qu'on soit identifié comme un média militant à EIR qui ne veut pas s'emparer de problématiques à partir du moment où elle pense que ça peut nuire à un tel ou nuire à un tel parti. Ça, clairement, on est indépendant. Je pense que c'est la chose la plus importante pour nous. On s'est construit, d'ailleurs, même dans notre modèle économique pour être indépendant. On ne dépend pas de donateurs. On ne dépend pas de personnalités politiques. On ne dépend pas de gens qui pourraient nous forcer à traiter tel ou tel sujet. Et ça, c'est vraiment l'essentiel pour nous.

Mais oui, participer à mettre des thématiques sur la table et que le grand public s'en emparer, c'est notre principale ambition.

11:44
Présentateur

Qui finance Livrona aujourd'hui ?

11:46
Invité politique

C'est très simple. Le modèle. On a les revenus YouTube, classiques, les partenariats et notre site. Donc, on a un abonnement mensuel, 4,99€ par mois. On y poste, bien sûr, des contenus exclusifs. Ils sont protégés de la censure. Donc, c'est aussi l'intérêt. Et c'est, à terme, ça doit être notre principale source de revenus. Ensuite, pour grandir, on a fait appel à 3 investisseurs qui sont en fait des amis, des gens qu'on connaît depuis longtemps. Leurs noms sont sortis. Tout ça est sorti dans la presse. Il n'y a rien de caché là-dedans. On a justement fait le choix toujours de communiquer là-dessus. Donc, 3 investisseurs qui ont décidé de croire au projet.

Et c'est un modèle vraiment économique. On ne veut pas dépendre des dons, par exemple. On s'est refusé à faire des campagnes de dons parce que si on ne dépend que de cela, eh bien, on dépend aussi de ce qu'ils donnent. Donc, on ne peut pas être totalement libre du traitement de notre information. Il va de soi que lorsque on reçoit Juan Branco, dans un premier temps, certains abonnés gueulent. Je n'ai aucune envie de dépendre de leur avis de ce point de vue. C'est-à-dire que, moi, tout ce que je souhaite, c'est qu'ils aient un entretien de qualité avec une neutralité bienveillante.

C'est-à-dire qu'on sait d'où je parle, je ne m'en cache pas, mais je n'ai pas envie de traiter différemment une invitée ou un invité que je connais et dont je partage l'opinion et quelqu'un qui, a priori, devrait être mon adversaire sur bien des plans. Je crois que, jusqu'à maintenant, aucun invité, quel que soit son positionnement, ne s'est plaint de la façon dont je l'avais interviewé.

Et c'est aussi, Livre Noir, si vous prenez même le traitement, d'ailleurs, des vidéos en immersion, les fameuses vidéos sur le grand emplacement, Jordan Florentin qui s'occupe de ce format, essaie toujours de rester agréable, de publier aussi les commentaires qui vont aller à l'encontre justement de l'idée qu'il y a un grand emplacement. Je crois qu'il se comporte bien. Mais jusqu'à maintenant, on essaie de le faire et j'espère que ça continuera, que ça ne va pas nous monter la tête et que justement, on ne sera jamais pris dans un engrenage militant, partisan, sectaire.

13:59
Présentateur

Est-ce que vous vous estimez censuré au Livre Noir ?

14:01
Invité politique

Oui, bien sûr, mais on n'est pas les seuls. Pourquoi ? Qui vous censure ? D'abord, nous ne sommes pas les seuls. La première vidéo, vous m'avez montré en introduction le passage d'Éric Zemmour, celle-ci n'a pas été censurée, elle a été déréférencée, elle a été shadow ban au mois de juillet dernier, sans aucune explication. C'est le problème d'ailleurs avec les GAFAM.

14:23
Présentateur

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, elle n'est plus suggérée pour exprimer un peu aux gens, elle n'est plus suggérée.

14:26
Invité politique

Elle est récité référencée pendant plusieurs jours, donc elle est redevenue, à nouveau sans explication. C'est-à-dire que, on s'est arrivé après un article de Slate assez corrosif, donc on se dit qu'il y a peut-être un rapport de cause à effet. Puis c'est devenu

14:41
Présentateur

un événement national aussi, cette vidéo, on en parlait partout. Oui, totalement.

14:44
Invité politique

Mais il n'y avait aucune raison dans le contenu. Si vous avez vu la vidéo, c'est absolument, totalement arbitraire, c'est le principe de la censure. La deuxième fois qu'on a été averti, et une vidéo censurée, c'était l'interview de Papacito, et là c'était parce que il citait le nom d'une maladie, en disant qu'on ne peut pas en parler, et donc qu'il ne peut pas s'exprimer dessus. Ce simple fait a entraîné la disparition de la vidéo. On se rend compte d'ailleurs qu'il y a différents types de censures. Il y a les censures plutôt politiques, il y a une censure qui a très clairement été sanitaire.

15:26
Présentateur

Il y a de la censure politique ? Bien sûr.

15:28
Invité politique

On voit d'une part qu'il y a une censure qui touche malgré tout toujours les mêmes sujets politiques. Il y a une censure sanitaire, je pense que tout le monde a pu l'observer. Les règles étaient absolument incroyables, strictes, complètement délirantes. Je pense qu'il n'y a pas de débat là-dessus. On sait qu'on a tous été obligés de supprimer certains mots de nos formats vidéo, donc c'est quand même grave. Le principe est déjà très choquant. Effectivement, il y a une censure politique. Il y a même une censure morale. C'est quand même très particulier.

Vous prenez Facebook où le contour d'un sein fait sauter une photo, mais qui a autorisé tout récemment les appels à la violence contre les Russes. Facebook a dit publiquement qu'ils aient autorisé les appels à la violence contre les Russes. J'espère que l'info a été vérifiée. C'est sorti dans des médias sérieux en tout cas. Si ça n'a pas été démenti, pardon à ceux qui nous écoutent, mais oui, je l'ai lu tout récemment. Mais d'ailleurs, on voit bien en ce moment même au sujet de...

16:31
Présentateur

C'est quoi ? YouTube, Facebook, ils auraient tous un agenda politique ?

16:36
Invité politique

Ah non, je pense que c'est... En fait...

16:38
Présentateur

Quel intérêt pour eux ? Parce que c'est des vidéos qui marchent, ils ont tout intérêt à les pousser pour avoir plus de pubs. Alors,

16:43
Invité politique

d'abord, derrière ces entreprises, il y a bien sûr une logique économique, mais il y a aussi des positionnements politiques. On voit bien... Elon Musk n'est pas tout à fait bien vu de ce petit milieu parce qu'il a des positions assez hétérodoxes qui tranchent avec celles des autres. Et c'est... Tout comme... Regardez. C'est exactement comme si vous me posez la question, mais je ne comprends pas, Vincent Bolloré et Xavier Niel, ce n'est pas les mêmes, ils s'en foutent, ils ont juste des logiques économiques. Ben non, ce n'est pas du tout les mêmes personnalités. Il y a des contenus qu'ils vont mettre en avant, il y a des contenus qu'ils vont censurer.

On a oublié aujourd'hui, mais Dassault avait interdit au Figaro d'évoquer la fameuse affaire qui était quand même scandaleuse de Corby Hesson. Elle était complètement sous-traitée. Elle était traitée très marginalement. Donc c'est bien entendu la même chose avec les GAFAM. Le problème, c'est que c'est une logique encore plus difficile parce qu'elle va... D'abord, c'est une privatisation de la censure. Contrairement à la censure d'un État ou d'un gouvernement, on ne peut pas la situer. Et ils vont toujours se protéger derrière la contractualisation. En gros, vous l'avez choisi, attendez, c'est les règles de l'entreprise, vous les signez, pas de... rien à dire.

Et puis, vous avez une espèce de bureaucratie. C'est pire qu'une administration publique, c'est pire que l'URSSAF. Quand vous parlez à YouTube, il n'y a pas d'interlocuteur. Est-ce que ce sont des algorithmes à l'origine ? Oui, certainement. Est-ce que parfois, il y a la pression ou l'influence ? Oui, certainement. C'est quoi les algorithmes ?

18:11
Présentateur

Il y aurait des algorithmes et des mots spéciaux écrits. Écrit grand emplacement. Là, je peux vous dire

18:15
Invité politique

quelque chose très clairement. Éric Zemmour, on bannent. Alors, je vous dis quelque chose très clairement. J'ai rencontré un des responsables de la censure sur Facebook, en l'occurrence, donc pas YouTube. Il y a un système de pastilles. En fait, vous avez des contenus parmi les... Bien sûr, on parle des grands comptes, entre guillemets, donc des contenus qu'il publie et qui sont très relayés. Il y a des pastilles d'avertissement. Donc, certains vont être par principe beaucoup plus surveillés. Et en l'occurrence, oui, Éric Zemmour, par exemple, infiltrés à l'origine.

D'où le fait, par exemple, que la fameuse maladie pouvait ne pas du tout être censurée sur des contenus mainstream, sur des médias traditionnels et vus comme progressistes ou tout à fait dans le cadre légitime et que d'autres, pour exactement les mêmes raisons, étaient censurés immédiatement. Donc, oui, il y a bien sûr une espèce de filtre préalable, ce qui est cohérent. C'est normal qu'ils se prémunissent ensuite d'attaques. Ça peut faire des bad buzz. On peut tout imaginer. Il y a effectivement... C'est tout le problème, d'ailleurs. C'est qu'on ne sait pas. C'est totalement opaque.

19:23
Présentateur

Oui, mais on peut considérer que c'est un outil, YouTube, par exemple, ou d'autres réseaux sociaux, c'est un outil qui parfois dépasse leurs créateurs. Et on peut imaginer, vu l'engouement que pouvait susciter Zemmour dans une bulle YouTube, que YouTube pouvait beaucoup plus pousser les vidéos, par exemple, parlant de Zemmour, même à des gens qui n'auraient pas forcément eu envie de voter Zemmour ou avoir écho avec Zemmour et auraient provoqué peut-être une élection de Zemmour et du coup, on aurait pointé du doigt YouTube « Vous êtes responsable. » Alors que peut-être, beaucoup de Français n'auraient pas forcément eu écho avec des médias peut-être plus traditionnels, plus contrôlés.

Après, c'est la question du coup, est-ce que c'est légitime que beaucoup plus de gens aient écho ? Ce genre de choses...

20:03
Invité politique

Mais c'est marrant. Notre conversation montre à quel point c'est flou. Par exemple, pour reprendre les comptes Zemmour, à un moment, il y a eu une censure de plusieurs comptes Twitter de soutien à Zemmour. Aucune explication. Ils sont revenus ensuite sans abonnés. Et ça devrait choquer tout le monde parce que ça arrivera à tous. Et je vous tiens le pari ici, ça arrivera au crayon dans les 5 ans. C'est sûr. Sur un sujet auquel personne ne s'attendra peut-être. Pour l'instant, ça ne sera pas arrivé. Non, je sais bien.

Mais je vous souhaite presque que ça arrive parce que de toute façon, déjà, je connais peu de chaînes qui n'aient pas eu au moins une vidéo censure ou au moins reçu un avertissement. Parce que là, on a parlé des sujets donc politiques ou sanitaires. Mais il y a tout simplement Alors, ça nous est déjà arrivé

20:45
Présentateur

de ne pas avoir une démonétisation sur la vidéo. Rien que la démonétisation,

20:48
Invité politique

c'est des règles arbitraires. Très bien. L'ennui, c'est quand vous n'avez plus que cela comme canal de diffusion. Et on peut imaginer un système politique, vous n'avez plus le droit de vous exprimer dans les médias traditionnels. C'est quand même très gênant. C'est-à-dire qu'on se fait couper la langue de plus en plus au ras. Moi, je trouve ça très inquiétant. Et le plus inquiétant, c'est ce côté kafkaïen, ce côté trouble, opaque. On ne sait pas quels sont les critères, pourquoi, qui, comment. Ce n'est pas du complotisme. C'est réellement que c'est un fonctionnement qui n'est pas clair.

Au moins, quand il y a une censure, c'est tout l'intérêt d'ailleurs des lois françaises, c'est que s'il y a une censure, vous avez vers qui vous tournez. Vous savez qu'il y a eu un jugement. Vous savez qu'il y a... Alors, on peut le critiquer, mais au moins, il y a une 17e chambre, vous êtes jugé pour tel propos, etc. Là, c'est simplement où on vous coupe la langue, point, sans explication. Donc, Livre Noir, Boulevard Voltaire, L'Incorrect, qui en a eu d'autres récemment, à peu près... Enfin, beaucoup, beaucoup de médias l'ont subi.

21:52
Présentateur

Pourtant, YouTube, vous a bien aidé à vous faire connaître, à vous développer.

21:55
Invité politique

Oui, c'est tout le paradoxe. En fait, c'est ça qui est passionnant, c'est que plus... Donc, au départ, la censure ne vous concerne pas parce qu'on est trop petit. Quand vous commencez à monter, c'est une forme de chantage qui ne dit pas son nom. C'est-à-dire que... YouTube, en fait, compte sur votre propre auto-censure. Je me dis, mais quand on arrive, je ne sais rien, à un million d'abonnés, on ne va clairement pas jouer et risquer de perdre. Parce que c'est ça, c'est risquer vraiment de perdre. Là, quand on parle... Ça a l'air anodin. Nous, on a commencé un avertissement, puis c'est une semaine de fermeture, puis potentiellement, la chaîne supprimée.

C'est-à-dire, imaginez, pour qu'on comprenne bien, le travail, parfois d'années, en tout cas, des mois et des mois de travail, de travail salarié. Enfin, derrière, c'est un travail colossal. Et vous faites supprimer du jour au lendemain, sans raison.

22:45
Présentateur

Après, c'est au créateur

22:46
Invité politique

de bien lire, effectivement, les consignes générales. Mais sauf qu'encore une fois, elles sont absurdes. Enfin, pardon, mais c'est là, la dernière censure qu'on a reçue, comme par hasard, au moment, donc, du troisième volet sur le grand emplacement sur Mullenbeck. La raison officielle, c'est qu'il y aurait eu, dans la vidéo dont je vous parlais tout à l'heure, donc celle de Papacito, où il cite simplement le nom de cette maladie. On avait laissé le lien sur l'ancienne vidéo qui renvoyait vers notre site privé, puisqu'on avait censuré nous-mêmes cette vidéo-là pour la republier, et on avait laissé un lien qui renvoyait vers l'intégralité de l'émission sur notre site privé.

Bien, ce simple fait, par exemple, peut suffire à une censure. Vous imaginez, ça peut aller très, très loin. On trouvera toujours un moyen. Si on veut vous faire taire, il y aura toujours une solution pour le faire. C'est très facile. Je suis sûr, je vous promets, je regarde deux ou trois émissions attentivement, je vous trouve un critère pour vous faire sauter.

23:49
Présentateur

Et c'est quoi la suite pour le livre noir ? Grand Remplacement 4 ?

23:55
Invité politique

Ça, je ne sais pas. Pour moi, continuer les entretiens libérés de la politique, c'est justement pouvoir à nouveau recevoir. Moi, j'ai plein de très, très bonnes idées en tête, mais bon, on a déjà l'accord de François-Olivier Gisbert, on a l'accord de, je ne vais pas le dire, d'un humoriste qui me fait rire pendant des années et des années. Donc, je suis très heureux de le recevoir. On me dit que ma voix lui ressemble à la sienne, voilà. Non, mais peut-être Didier Bourdon s'il confirme sa venue. On a des très belles figures attendues, donc moi, c'est le bonheur. Je serai d'autant plus libéré qu'il n'y a pas, parce que moi, j'ai plusieurs personnes, je dois le dire, qui répondent.

Écoutez, dans le contexte présidentiel, on préfère le faire.

24:40
Présentateur

Ça ne fait pas peur, le fait que vous soyez identifié de droite ?

24:42
Invité politique

Jusque-là, ça ne nous a pas posé de problème parce que le contenu est de qualité. Je parle encore une fois de mes formats, les entretiens, on ne peut pas être piégé. Si vous en avez regardé, si tu en as regardé, je pense que tu vois qu'il y a un type qui peut venir en se disant OK, c'est peut-être pas maligne, mais au moins, il y aura une belle photo, belle image, et surtout, je pourrais développer ma pensée sans être coupé, sans être manipulé. On n'a jamais rien censuré, vraiment. Donc, ça, c'est très appréciable, ce qui fait que j'ai quand même rarement de refus. Sauf là, présidentiel, mais ce n'était même pas par rapport à Livre Noir.

C'était le côté tout le monde devient fou, tout le monde devient hystérique. Moi, je trouve que l'ambiance est assez détestable. C'est une des présidentielles les plus, je ne sais pas comment dire, malsaines que j'ai vécues. Une odeur nous abondant. Oui, non, mais c'est vraiment particulier. Et donc, moi, je rêve d'être à l'après, de reprendre mes entretiens, d'être encore plus déconnecté de l'actualité, de continuer. Moi, j'ai un projet de format historique sur chaque semaine des analyses en allant si possible sur des lieux symboliques de l'histoire. Donc, oui, c'est continuer comme ça.

Puis, effectivement, avoir ce double volet, à la fois d'être au cœur de l'actualité, mais de proposer des contenus aussi qui ne parlent pas aux passions. Les contenus, donc, je trouve que cet équilibre est sympa. J'espère qu'on va le continuer, j'espère qu'on va le développer. J'espère qu'il y aura de plus en plus de monde pour nous regarder et nous critiquer. Moi, j'aime beaucoup, enfin, moi, quand je lis les commentaires, ça me fait toujours même plus marrer d'avoir des critères quand elles sont constructives, bien sûr.

26:26
Présentateur

Je vais te poser les deux dernières questions qu'on pose à tous nos invités.

26:29
Invité politique

Très bien.

26:30
Présentateur

Est-ce qu'il y a quelqu'un que tu aimerais recevoir ? Enfin, recevoir, non. Est-ce que tu as quelqu'un, enfin, si, tu as beaucoup de gens que tu aimerais recevoir, mais est-ce que tu as quelqu'un que tu aimerais voir ici dans cette interview, à ta place, quelqu'un que tu aimes ou que tu n'aimes pas forcément, peu importe, quelqu'un juste que tu as envie d'écouter ? Sky.

26:44
Invité politique

Ok. Justement, celui qui... De l'interview. Exactement. Ok. Ça m'intéresserait beaucoup.

26:49
Présentateur

Si tu nous regardes, Sky, un jour, j'espère... On peut te flouter, je ne sais pas qu'on te voit, bien sûr, il n'y a pas de souci.

26:56
Invité politique

Exactement. Non, mais c'est vrai que ce serait, oui, ce serait, à mon avis, passionnant, oui.

27:01
Présentateur

Et enfin, est-ce qu'il y a une citation ? On a commencé l'interview par une citation que tu as donnée ? Oui, je commence toujours, mais c'est compliqué. Est-ce que tu as une citation ou même tu peux dire une citation d'ailleurs qui t'a marquée dans tes invités ?

27:12
Invité politique

Une citation. Je vais choisir Malheur, la tradition, ce n'est pas de vénérer les cendres, mais de transmettre le feu sacré. Voilà, ce n'est pas poussiéreux de garder certaines traditions, ça doit rester très beau et il ne faut pas tomber dans des caricatures qu'on peut voir de temps en temps aujourd'hui de nostalgie ou de, voilà, au contraire, c'est un feu à transmettre.

27:46
Présentateur

Tu penses à quelqu'un ?

27:47
Invité politique

Non, je pense à un esprit général. Ok. Merci beaucoup François. Je t'en prie, merci Antoine.

27:54
Présentateur

Cet épisode de Pourœil est terminé, j'espère qu'il vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à vous abonner, à activer la petite cloche pour être notifié lorsqu'une prochaine vidéo sortira, à mettre un j'aime et à nous laisser votre avis en commentaire, ça nous intéresse. C'était Antonin pour Le Crayon, salut !