Présidence LR : le match Retailleau-Wauquiez lancé, Jean-François Copé réagit : - C à Vous
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
C'est pour ça que vous soutenez B.Retailleau?
- 0:30OuverteRéponse directe
Pourquoi L.Wauquiez n'a pas ce leadership?
- 1:00ComplaisanteRéponse partielle
Il y a un an, c'était G.Attal. Ca va et ça vient.
- 1:15OuverteRéponse directe
C'est le moment Retailleau?
- 1:30OuverteRéponse directe
C'est-à-dire une nouvelle dissolution, une présidentielle anticipée?
- 1:45OuverteRéponse directe
C'est lui qui va décider.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30J.-F.CopéChiffre
« Quand je vois la percée incroyable dans les sondages... Ce n'est pas un sondage, une fois. »
- 1:45J.-F.CopéFait
« Ma thèse, c'est qu'il faut qu'on soit prêts à droite. Pourquoi plus à droite qu'ailleurs? Je ne veux pas gâcher l'ambiance. Je pense que la France est à droite. »
- 2:00J.-F.CopéFait
« Il peut y avoir un FMI ou une BCE qui siffle la fin de la récréation, vu la folie de la dérive des comptes publics... »
- 3:00J.-F.CopéPromesse
« Le plus vite sera le mieux. J'ai beaucoup plaidé pour qu'on règle ce problème très vite. »
- 4:00J.-F.CopéFait
« Il a déjà incarné l'autorité à travers les mesures qu'il a commencé à prendre, notamment sur les questions d'immigration. »
- 5:30F.BayrouFait
« Si je ne savais pas, d'autres savaient, parce que j'affirme devant vous, et vous le vérifierez, que le procureur général, lui, a tenu à informer la chancellerie sur ces affaires à 4 reprises dans l'année 1998. »
- 7:00L.WauquiezFait
« Le Conseil constitutionnel a une grosse influence. On assiste depuis un certain nombre d'années à une dérive avec un Conseil constitutionnel qui ne juge plus vraiment en droit mais plus avec une idéologie. »
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par hostilité de principe à E.Macron. Des voix qui ont fait défaut au gouvernement et à E.Ciotti, qui s'était engagé auprès de l'exécutif à faire passer la loi.
E.Borne a été contrainte d'engager le 49-3 sur cette réforme. Petites manoeuvres, grandes conséquences. - A.-E.Lemoine: C'est pour ça que vous soutenez B.Retailleau? - J.-F.Copé: Oui.
Je pense qu'on est un moment historique. La politique, ce sont des moments avec un grand M. On a pour la 1re fois une petite perspective de clarifier les choses.
Depuis la dissolution catastrophique, on vit une descente aux enfers dans notre pays. On a un président de la République qui s'accroche contre toute évidence à un poste alors qu'il n'a plus aucun levier de pouvoir. Il fait semblant.
Une Assemblée nationale qui, du fait des agissements de l'extrême droite et de l'extrême gauche, donne une image lamentable. C'est une honte aux yeux du monde et des Français. Ca ne peut pas durer.
Ma thèse, c'est qu'il faut qu'on soit prêts à droite. Pourquoi plus à droite qu'ailleurs? Je ne veux pas gâcher l'ambiance.
Je pense que la France est à droite. Elle veut de l'ordre. Qui peut l'incarner aujourd'hui?
Les Républicains, pour peu qu'il y ait un leadership. Le seul qui peut incarner ce leadership, c'est B.Retailleau. - A.-E.Lemoine: Pourquoi L.Wauquiez n'a pas ce leadership?
Parce qu'il n'a pas pas accepté d'entrer au gouvernement? - J.-F.Copé: Quand je vois la percée incroyable dans les sondages...
Ce n'est pas un sondage, une fois. - P.Cohen: Il y a un an, c'était G.Attal.
Ca va et ça vient. - A.-E.Lemoine: C'est le moment Retailleau? - J.-F.Copé: Pourquoi ce n'est pas comme un autre?
La situation du pouvoir est tellement fragile que tout peut arriver à tout moment. - A.-E.Lemoine: C'est-à-dire une nouvelle dissolution, une présidentielle anticipée? - J.-F.Copé: Ce n'est pas rentré dans le cerveau d'E.Macron, qui ne veut rien entendre... - A.-E.Lemoine: C'est lui qui va décider. - J.-F.Copé: Il y a des choses qui peuvent arriver qui lui échappent.
Il peut y avoir un FMI ou une BCE qui siffle la fin de la récréation, vu la folie de la dérive des comptes publics... - P.Cohen: Vous êtes l'un des rares à droite à souhaiter que les présidentielles soient anticipées. - J.-F.Copé: Je ne souhaite rien du tout. - P.Cohen: Vous l'avez dit plusieurs fois. - J.-F.Copé: Je considère que mon rôle, à ce stade de ma vie, c'est aussi de partager avec une très grande liberté des analyses qui tiennent à mon expérience.
Elles valent ce qu'elles valent. Dire avec une arrogance que d'ici à 2027, avec tout ce qui se passe dans le monde, on peut encore ne pas avoir de chef de l'Etat avec un poids politique suffisant...
C'est irresponsable! - P.Cohen: Donc c'est un souhait. - J.-F.Copé: Ce n'est pas juste moi qui dis ça.
Dans un pays comme la France, tout peut arriver. Il peut y avoir un nouveau renversement de F.Bayrou.
La réforme des retraites de F.Bayrou nous pend au nez. On risque d'avoir un moment où on dit qu'on ne peut plus faire de gouvernement.
On est en train de connaître un début de crise économique. Le maire de Meaux que je suis peut témoigner: énormément d'entreprises qui sont sous-traitantes sont aujourd'hui privées de carnet de commandes parce que plus personne n'ose bouger. Un budget démentiel a été voté... - A.-E.Lemoine: Il faut avancer les élections à la tête de LR? - J.-F.Copé: On a des règles.
Il faut les respecter. Mais le plus vite sera le mieux. J'ai beaucoup plaidé pour qu'on règle ce problème très vite.
L.Wauquiez disait qu'il n'y avait aucune urgence. Pas du tout.
Il faut aller vite. Le pays est à droite, aujourd'hui. Ca n'a pas toujours été le cas.
Les Français veulent le rétablissement de l'ordre... - A.-E.Lemoine: Ce que défend aussi L.Wauquiez.
Ils sont d'accord sur le fond. - J.-F.Copé: A ceci près...
Le rapport des Français à B.Retailleau aujourd'hui comme incarnation d'une capacité à dire ce qu'on fait et à faire ce qu'on dit avec la fermeté nécessaire, on ne la retrouve nulle part ailleurs. Ce n'est pas moi qui le dis. - A.-E.Lemoine: Donc il ne faut pas que le gouvernement de F.Bayrou tombe? - J.-F.Copé: De toute façon, on a compris...
Les Français et les militants ne sont pas idiots. Quand j'entends "les militants vont voter sur ordre de L.Wauquiez", bah non!
J'ai été président de l'UMP. C'est vrai que c'était une autre époque. On avait des centaines de milliers de militants.
On en a nettement moins. Ils sont bien conscients qu'il faut faire gagner la droite. Les militants qui vont voter ont une responsabilité historique.
De leur vote va dépendre beaucoup de choses, notamment notre capacité à retrouver des couleurs. B.Retailleau a fait une percée dans les sondages parce qu'il incarne l'autorité, mais en plus, il sait rassembler, dialoguer.
Il ne se fâche pas avec la terre entière. Si vous ajoutez à tout cela...
La politique, c'est la vie des hommes. Dans ce domaine, je suis assez incollable, sur les profils psychologiques. Vous connaissez les courageux, les pas courageux, les sincères, quand vous êtes président de parti.
Ce que je vois avec B.Retailleau...
Il était filloniste. Je vois quelqu'un de solide. - P.Cohen: Il était loin d'être gaulliste.
Il vient de la droite libérale... - J.-F.Copé: Sauf qu'on parle avec les gens.
J'ai bien vu la manière avec laquelle il appréhendait les problèmes. On a besoin de gens qui travaillent, qui vont au fond des choses, qui ne s'excusent pas tous les quatre matins. Ce n'est pas pareil.
J'invite les Français de droite à adhérer massivement à LR d'ici au 12 avril pour pouvoir voter. Derrière tout ça, il y a une dynamique de combat pour, peut-être, retrouver du leadership dans ce pays. - A.-E.Lemoine: X.Bertrand soutient B.Retailleau, mais que pour la présidence LR, pas pour 2027. - J.-F.Copé: J'ai démarré la politique avec Guy Drut, qui m'a toujours dit: "Une haie après l'autre." - A.-E.Lemoine: Donc pas de guerre des chefs? - J.-F.Copé: C'est quoi cette histoire de guerre des chefs?
C'est le nouveau truc à la mode. Il avait de l'or dans les mains. Il y a 4 mois, on lui confie une mission de refondation...
Certaines personnes ont envie d'émerger, de participer à tout ça. C'est sain qu'il y ait cette élection où les uns et les autres vont pouvoir prendre des positions. Quant à cette histoire de liberté, je ne la comprends pas.
F.Bayrou est le seul Premier ministre que j'ai rencontré de ma vie qui dit sans rire que les ministres ont une liberté totale. Ils peuvent dire ce qu'ils veulent.
Ca tombe bien, parce que B.Retailleau l'utilise pour dire ce qu'on a envie de faire pour la France. Où est l'absence de liberté là-dedans?
Il n'y en a pas! - P.Cohen: C'est une conversion récente, chez vous.
Il y a quelques mois, vous étiez plutôt vu comme un soutien possible d'E.Philippe pour 2027. - J.-F.Copé: Pour les présidentielles?
Aujourd'hui, on n'en est pas aux présidentielles. Je n'ai pas pris de position pour qui que ce soit. Je ne sais pas d'où ça sort. - A.-E.Lemoine: Selon "Le Monde". - J.-F.Copé: Si c'est "Le Monde"... - A.-E.Lemoine: Je cite! - J.-F.Copé: Si vous lisez ça ailleurs que dans "Le Monde"...
Mon point est simple: j'avais prévu de me retirer vraiment de tout cela et de me consacrer à ma ville de Meaux, et accessoirement, ou pas, à toute une série d'activités, notamment d'être avocat. Ce qui se passe depuis la dissolution est tellement grave que je considère que je dois donner un coup de main à ceux qui veulent à nouveau redonner du leadership à ce pays. - E.Tran Nguyen: Donc c'est B.Retailleau?
Il est très populaire dans les sondages. Il incarne l'autorité. Pour l'instant, on se base sur ce qu'il dit.
J.Bardella nous disait que c'était un ministre condamné à la communication, mais que sur les actes, il n'y avait pas grand-chose. - J.-F.Copé: C'est l'hôpital qui se moque de la charité!
Il passe ses journées à nous envoyer des vidéos sur TikTok en mangeant des pommes...
C'est une grande blague! Et à promouvoir ses mémoires! - A.-E.Lemoine: Quel est le bilan de B.Retailleau à l'Intérieur? - J.-F.Copé: Il faut qu'on m'explique comment un ministre de l'Intérieur qui est là depuis 4 mois... 5 mois!
Ca change tout! - P.Cohen: 27 jours aujourd'hui. - J.-F.Copé: Sans avoir un budget correct, sans majorité, il a déjà incarné l'autorité à travers les mesures qu'il a commencé à prendre, notamment sur les questions d'immigration.
Ca prouve bien qu'une dynamique se crée. On fait ce qu'on peut avec les moyens du bord, sans majorité. On ne peut pas passer une loi sur l'école, sur l'immigration, sur la sécurité.
On a besoin d'une loi sur la police municipale. C'est indispensable. A Meaux, ce qu'on a mis en place, il faut pouvoir le développer partout.
Aujourd'hui, on ne peut même pas passer cette loi. Le RN est un peu en panique. Ils se disent: "Mince, il y a quelqu'un qui va faire un certain nombre de choses." L'ADN de l'extrême droite, c'est que quand un problème est réglé, c'est un problème pour eux.
Les extrêmes se touchent toujours. Ca restera un sujet de méditation philosophique pour moi. De voir que M.Le Pen, alors que l'extrême gauche a sabré au champagne la mort de son père, a voté une motion de censure avec l'extrême gauche.
Il n'y a pas de scrupules, dans ces moments-là. Ils font la morale aux autres, mais ils n'ont pas beaucoup de scrupules. - P.Cohen: Des questions d'actualité.
Il y a l'affaire Notre-Dame de Bétharram. La gauche soupe soupçonne F.Bayrou d'avoir couvert certains faits de violence ou de pédocriminalité dans cet internat proche de Pau.
Il a dû s'en expliquer une nouvelle fois à l'Assemblée nationale. - F.Bayrou: Si je ne savais pas, d'autres savaient, parce que j'affirme devant vous, et vous le vérifierez, que le procureur général, lui, a tenu à informer la chancellerie sur ces affaires à 4 reprises dans l'année 1998.
Quel était le gouvernement à cette époque? Le gouvernement socialiste de 1997 à 2002. Je pose la question à mon tour: qu'est-ce qui a été fait après les signalements du procureur général pour que soient entreprises les démarches que vous recommandez? - P.Cohen: F.Bayrou a cité les ministres à l'époque en charge: C.Allègre, S.Royal...
Un avis? - J.-F.Copé: Il y a l'aspect judiciaire...
L'avocat que je suis ne connait rien à ce dossier. Je ne peux pas me prononcer. Il y a un règlement de comptes entre monsieur Bayrou et les socialistes.
C'est normal d'un point de vue d'un Premier ministre qui se fait fracasser... - P.Cohen: Plutôt par les insoumis. - J.-F.Copé: L'extrême gauche...
Arrêtez de tourner autour du pot! Sur ce sujet, il se défend. Objectivement, il a raison.
On est sur un terrain politique, pour ne pas dire politicard. - E.Tran Nguyen: E.Macron a proposé R.Ferrand pour être président du Conseil constitutionnel.
Les députés du groupe LR vont voter demain contre cette nomination. L.Wauquiez a exprimé ses réticences sur le choix de R.Ferrand. - L.Wauquiez: Le Conseil constitutionnel a une grosse influence.
On assiste depuis un certain nombre d'années à une dérive avec un Conseil constitutionnel qui ne juge plus vraiment en droit mais plus avec une idéologie. Un exemple simple: la loi immigration. Elle a été ruinée par L.Fabius.
Ce sera la même chose avec R.Ferrand. C'est quelqu'un qui n'a pas d'expertise juridique.
Il vient de la gauche. Ca a été un principal représentant de la macronie. Moi, je suis contre. - E.Tran Nguyen: Vous aussi, vous êtes contre le candidat R.Ferrand au Conseil constitutionnel, ou il faut au moins attendre que R.Ferrand passe devant les parlementaires demain? - J.-F.Copé: Je ne souscrirai jamais à la contestation de l'autorité du Conseil constitutionnel.
Je n'ai, jamais de ma vie, contesté une décision de justice, ni même commenté une décision de justice. Il faut lire les considérants. Il peut y avoir des points sur lesquels on n'est pas d'accord.
Quand le Conseil constitutionnel a annulé la loi immigration...
Il y avait certaines choses qui n'étaient pas constitutionnelles et on le savait. J'ai plutôt tendance à respecter les institutions, en particulier le Conseil constitutionnel. Ce n'est pas L.Fabius...
Ce procès, je ne le ferai pas. - E.Tran Nguyen: Il n'y a pas de problème d'éthique et d'impartialité? - J.-F.Copé: Je ne suis pas député.
Je n'ai pas fait ce choix. Je suis maire de Meaux. Ce sont les députés qui votent.
Evidemment qu'il y a un sujet par rapport à l'hyper proximité de R.Ferrand avec E.Macron.
Cette hyper proximité, bien sûr qu'elle interroge tous les parlementaires. Ils disent: "C'est encore un ami." Bien sûr.
Ils vont trancher. Ca ne sert à rien de bavarder quand on n'y est pas. On va laisser la souveraineté nationale s'exprimer.
Tous les parlementaires concernés, sénateurs...
Jean-françois Cope