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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 9 avril 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsEurope & internationalSolidarités & famille

Laurent Jacobelli : "Marine Le Pen et Jordan Bardella préparent l'avenir !" (RMC)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Laurent Jacobelli, vous êtes député de Moselle et vous êtes le porte-parole du Rassemblement National.

  • 0:04RelanceRéponse partielle

    Depuis le début de cette crise, vous demandez la baisse des taxes. Mais en fait, il suffisait d'attendre.

  • 0:14FerméeÉludée

    C'est peut-être bien qu'on n'ait pas fait cette baisse des taxes, ils vont baisser tout seuls, non ?

  • 1:06OuverteRéponse directe

    Et cette fameuse taxe, en fait, il y a deux taxes maintenant, on l'a bien compris, sur le carburant.

  • 1:14ComplaisanteRéponse directe

    Ah, ça vous fait plaisir de mettre un petit scud à Édouard Philippe au passage ?

  • 1:24FerméeRéponse partielle

    17 milliards. L'État estime que ça coûterait 17 milliards d'euros de baisser cette taxe, alors que dans quelques jours, on peut l'espérer, ça bassera déjà de 10 à 15 centimes.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18Invité politiqueFait
    « Non, ils ne vont pas baisser tout seuls malheureusement pour plein de raisons. »
  • 0:37Invité politiqueFait
    « Nous la demandons depuis longtemps. Nous estimons que l'essence est un produit de première nécessité dans un pays où il n'y a pas assez d'investissement ferroviaire, où malheureusement il y a une métropolisation. »
  • 0:54Invité politiquePromesse
    « Donc, c'est pour ça qu'on demande une baisse de 20 à 5,5% de la TVA. »
  • 1:11Invité politiqueFait
    « Allez, appelons-la la taxe Édouard Philippe, parce qu'il l'a augmentée deux fois dès qu'il est arrivé au gouvernement. »
  • 2:04Invité politiqueChiffre
    « Surplus fiscal qui vient du portefeuille des Français qui ont du mal aujourd'hui à choisir entre le plein d'essence et le plein du frigo. »
  • 3:56Invité politiqueFait
    « En 2022, la Pologne a fait exactement la même chose en baissant la TVA sur les énergies à 8%. Madame von der Leyen a toussé et rien d'autre. »
  • 4:09Invité politiqueFait
    « Notre devoir n'est pas d'obéir à cette dame que personne n'a élue, notre devoir est d'aider les Français, de protéger les Français. »
  • 5:27Invité politiqueFait
    « Oui, franchement. Honnêtement, pourquoi ? Parce qu'ils ont très mal géré le pays, ils l'ont endetté, ils ont surfiscalisé la France. »
  • 6:30Invité politiqueFait
    « Un gouvernement qui réagit et qui court comme un canard sans tête à chaque fois qu'il y a un événement international. Nous, on n'est pas dans cette logique. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli65 %
  • Présentateur35 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Laurent Jacobelli, vous êtes député de Moselle et vous êtes le porte-parole du Rassemblement National. Depuis le début de cette crise, évidemment, et de cette guerre, mais aussi de cette crise économique avec la hausse des prix du carburant, vous demandez la baisse des taxes. Mais en fait, il suffisait d'attendre. C'est peut-être bien qu'on n'ait pas fait cette baisse des taxes, ils vont baisser tout seuls, non ?

0:18
Laurent Jacobelli

Non, ils ne vont pas baisser tout seuls malheureusement pour plein de raisons. D'abord, l'avidité des géants du pétrole qui répercutent les hausses assez vite, mais ont toujours beaucoup, beaucoup de mal à répercuter les baisses du prix du baril. Et puis, tout simplement, structurellement, la France est trop chère dans le prix de ses énergies. Vous nous disiez que nous demandions la baisse de la TVA, c'est vrai, mais pas seulement à cause de cette crise. Nous la demandons depuis longtemps.

Nous estimons que l'essence est un produit de première nécessité dans un pays où il n'y a pas assez d'investissement ferroviaire, où malheureusement il y a une métropolisation, c'est-à-dire qu'on est obligé de prendre sa voiture pour tout faire. Il faut aider les Français à utiliser leur voiture et non pas les sanctionner en permanence. Donc, c'est pour ça qu'on demande une baisse de 20 à 5,5% de la TVA. Ça, c'est structurel et de manière conjoncturelle, parce que nous sommes au milieu d'une crise aujourd'hui. La baisse de la taxe qui s'appelle la TICPE, qui est une autre taxe...

1:06
Présentateur

Et cette fameuse taxe, en fait, il y a deux taxes maintenant, on l'a bien compris, sur le carburant.

1:11
Laurent Jacobelli

Allez, appelons-la la taxe Édouard Philippe, parce qu'il l'a augmentée deux fois dès qu'il est arrivé au gouvernement.

1:14
Présentateur

Ah, ça vous fait plaisir de mettre un petit scud à Édouard Philippe au passage ?

1:17
Laurent Jacobelli

C'est toujours ça de gagné. Et puis, cette TICPE qu'il faut baisser là, conjoncturellement, pour aider les entreprises et les particuliers, aujourd'hui.

1:24
Présentateur

17 milliards. L'État estime que ça coûterait 17 milliards d'euros de baisser cette taxe, alors que dans quelques jours, on peut l'espérer, ça bassera déjà de 10 à 15 centimes.

1:34
Laurent Jacobelli

Oui, mais on ne peut pas attendre comme ça que la nature et le sort nous aident. Il va falloir être un peu plus volontaire. Parce que si on a un gouvernement qui se comporte comme les vaches qui regardent passer le train, ça ne sert à rien. On veut un gouvernement actif qui protège le pouvoir d'achat des Français.

1:47
Présentateur

Le gouvernement, il est comme les vaches qui regardent passer le train.

1:49
Laurent Jacobelli

Ah bah, ils regardent passer la crise comme ça, en disant, nous, on ne peut rien faire. Vous savez, il y a la situation internationale. Ça va passer, mesdames et messieurs les Français, soyez passants, courbez les Chines, payez vos impôts. Vous disiez que ça va coûter à l'État. En tout cas, la seule certitude qu'on a pour l'instant, c'est un surplus de recettes fiscales. C'est le Premier ministre qui l'a dit, de 270 à 280 millions d'euros. Surplus fiscal qui vient du portefeuille des Français qui ont du mal aujourd'hui à choisir entre le plein d'essence et le plein du frigo. Ça ne peut pas durer.

2:15
Présentateur

Vous l'avez évidemment compris, il y a un surplus en effet de l'ordre de 250 millions d'euros. Mais il y a aussi un manque à gagner de l'autre côté avec un problème de croissance, un problème d'inflation, un problème de PIB qui fait qu'il y aura un moindre. À la fin, si vous mettez la colonne des moins et la colonne des plus, ça fait quand même du moins pour l'État. Il faut regarder l'ensemble du tableau.

2:35
Laurent Jacobelli

Vous avez raison, il faut regarder l'ensemble du tableau. Mais lorsqu'on est fataliste et qu'on croit qu'on ne peut rien changer aux choses, il ne faut pas faire de politique. Alors, regarde cette question-là. Une chose. Si les Français ne consomment plus, la consommation, c'est ce qui nourrit la TVA. La TVA, c'est un des principaux impôts en France. Si les Français ne consomment plus à cause du plein d'essence, il y aura une baisse des recettes de TVA. Au moment, il y aura plus de chômage puisque moins de ventes de la part des entreprises. Et donc, ça va encore creuser les caisses sociales.

Donc, soit on ne fait rien et on va dans le mur, soit on agit maintenant pour ne pas rentrer dans un cercle vicieux. Ça veut dire qu'on maintient la consommation, on aide nos entreprises. Ça veut dire baisse des charges sur les énergies. C'est urgent.

3:09
Présentateur

Vous avez évoqué Ursula von der Leyen, disant que ça faisait partie des points évoqués par le gouvernement pour dire « Écoutez, de toute façon, l'Europe ne nous laisse pas vraiment le faire ». C'est exactement ce qui est en train de se passer pour l'Espagne. L'Espagne a choisi de baisser ses taxes sur les carburants à 10% et elle a été rappelée à l'ordre par Bruxelles hier qui dit qu'il est interdit de mettre en place un taux inférieur à 15%, aussi parce que c'est une distorsion de concurrence en quelque sorte avec ses voisins. Si vous êtes à la frontière, honnêtement, vous avez tout intérêt du coup à aller acheter votre carburant du côté espagnol.

Madrid dit qu'ils n'entendent pas changer de stratégie et qu'ils préfèrent payer les sanctions.

3:45
Laurent Jacobelli

C'est la différence entre un chef d'État et un mouton. Le chef d'État espagnol mène la politique pour laquelle il a été élu et ce n'est pas la politique que je préconise puisque c'est un homme de gauche. Mais vous savez, en 2022, la Pologne a fait exactement la même chose en baissant la TVA sur les énergies à 8%. Madame von der Leyen a toussé et rien d'autre. Voilà, von der Leyen ne va pas envoyer les chars en France si demain on baisse la TVA. Simplement, nous, notre devoir n'est pas d'obéir à cette dame que personne n'a élue, notre devoir est d'aider les Français, de protéger les Français.

Aujourd'hui, l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la Slovaquie, beaucoup de pays prennent des mesures pour baisser les taxes sur les énergies. Vous l'avez dit, la France va être la seule à ne rien faire et donc la productivité et la compétitivité de nos entreprises va être mise à mal. Je le répète, il est temps de réagir.

4:31
Présentateur

Aurélie Trouvé, hier, pour LFI, à ce même micro, demandait, un, à bloquer les prix, deux, si les prix bloqués entraînaient une éventuelle pénurie à réquisitionner le pétrole, et notamment celui de Total, et elle allait même jusqu'à évoquer une éventuelle nationalisation de Total, dont elle estime qu'il est un des profiteurs de cette crise. Qu'est-ce que vous répondez ?

4:52
Laurent Jacobelli

Et la Pelleriou, Union soviétique ? Non, je pense que maintenant, ces méthodes des années 70 du communisme, on a vu que ça ne marchait pas. Il faut au contraire que le marché puisse continuer à exister, mais qu'on prenne qu'il y a des réalités, et c'est à l'État de faire en sorte que les Français puissent continuer à consommer de l'énergie, sinon il y aura des pénuries. Aujourd'hui, je le rappelle, quand on paye 2,20€ le litre d'essence, il y a 1,20€ pour l'État et 1€ réellement pour l'essence. Aujourd'hui, quand les Français s'appauvrissent, c'est l'État qui s'enrichit, et c'est vrai, certaines compagnies pétrolières...

5:23
Présentateur

Mais vous avez dit cette expression qui a été utilisée par Marine Le Pen, l'État profiteur de crise ?

5:27
Laurent Jacobelli

Oui. Franchement ? Oui, franchement. Honnêtement, pourquoi ? Parce qu'ils ont très mal géré le pays, ils l'ont endetté, ils ont surfiscalisé la France, et ils se disent, tiens, tiens, par ici la bonne soupe, on a là l'occasion d'engranger des euros. En fait, c'est un État vautour qui se rue sur la proie du pouvoir d'achat des Français. Il faut arrêter avec cet État opportuniste qui, dès qu'il peut nous piquer notre argent, le fait.

5:48
Présentateur

On parlait de Total à l'instant. Nos confrères du journal L'Obs révèlent que Marine Le Pen a dîné cette semaine avec une quinzaine de grands patrons, dont Patrick Pouyanné, le patron de Total, dont Bernard Arnault, le patron d'LVMH, dont le patron d'Accor, dont le patron de Renault. Et d'après les participants, elle aurait défendu d'ailleurs une vision plutôt pro-Europe et pro-entreprise. 1. Ce dîner, vous étiez au courant. Est-ce qu'elle fait ça régulièrement ? Est-ce que, semble-t-il, c'est la première fois qu'elle rencontrait quelqu'un comme Bernard Arnault ?

6:17
Laurent Jacobelli

Vous savez, moi, je n'ai pas l'habitude de suivre les agendas, les calendriers de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella. Simplement, je sais que les deux rencontrent depuis longtemps des chefs d'entreprise, comme ils rencontrent des syndicalistes, comme ils rencontrent des hauts fonctionnaires, pour préparer 2027. Parce que l'impréparation, c'est ce que nous vivons aujourd'hui. Un gouvernement qui réagit et qui court comme un canard sans tête à chaque fois qu'il y a un événement international. Nous, on n'est pas dans cette logique. On veut préparer l'avenir et on le prépare dès maintenant.

Et oui, bien sûr, nous parlons aux entreprises, parce que les entreprises, c'est la richesse de notre pays, c'est l'emploi. Et l'emploi, c'est l'essor économique et le bien-être social.

6:48
Présentateur

Est-ce que vous savez à la demande de qui a eu lieu ce dîner ? Est-ce que ce sont les patrons qui ont demandé à rencontrer Marine Le Pen ou est-ce que c'est Marine Le Pen qui a demandé à les rencontrer ?

6:54
Laurent Jacobelli

Pour ce dîner, je ne le sais pas, mais je sais qu'il y a une curiosité mutuelle. Une curiosité, évidemment, de notre part pour savoir ce qu'attendent les syndicats, les patrons, les grands décideurs, pour demain, avoir la meilleure politique pour la France. Et je sais qu'eux-mêmes sont curieux de savoir quel est notre programme, loin des caricatures. Et je peux vous rassurer qu'à chaque fois qu'on leur explique que nous sommes pour l'économie de marché, que nous sommes pour les entreprises, mais aussi pour l'essor social, ils le comprennent très bien et ils savent faire la distinction entre les caricatures qu'on fait de nous et la réalité du programme.

7:21
Présentateur

– Jordan Bardella, qui a officialisé dans Paris Match sa relation avec Maria Carolina de Bourbon des Deux Siciles, qui est l'héritière du trône de Siciles. Comment vous réagissez ce matin ? C'est à la une de Paris Match ?

7:34
Laurent Jacobelli

– Écoutez, moi je suis très heureux pour lui. Jordan Bardella est un grand homme politique aujourd'hui, probablement celui qui est, avec Marine Le Pen, préféré des Français. Il a une vie personnelle. C'est un homme, pas un robot et c'est important. C'est important parce qu'il a cette sensibilité. comme chacun de nous, il est comme nous, il comprend les choses comme nous. Et c'est rassurant de savoir que demain, à la tête de l'État, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella…

7:55
Présentateur

– Après le cœur a ses raisons, le cœur a ses raisons, que la raison ne veut pas savoir. Mais c'est vrai qu'en termes d'image, il y a quelque chose de… Il veut être princier aussi ? Ou est-ce que c'est juste…

8:05
Laurent Jacobelli

– Non, je ne crois pas qu'il veuille être princier. Je pense que Jordan Bardella est un grand démocrate, un grand républicain. Je pense que toutes ses carrières politiques le montrent. Je pense qu'il ne faut pas aller chercher plus loin. C'est une image d'intimité, une image de bonheur et c'est très bien, ça nous réjouit tous, je crois.