Discours de Xavier Bertrand lors de la Cérémonie des Trophées de l'Industrie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueChiffre
« nous sommes la région qui, en 2017, a créé en France le plus d'emplois industriels. »
- 1:12Invité politiqueChiffre
« Il y a 70 milliards d'euros de différentiel entre l'Allemagne et la France sur les taxes sur la production. »
- 2:27Invité politiqueChiffre
« Nous avons la chance dans la région d'avoir plus d'emplois industriels qu'en France au niveau national, que notre part du PIB dans l'industrie est importante. »
Temps de parole
- Xavier Bertrand68 %
- Locuteur non identifié32 %
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La
région aime l'industrie, et quand je dis la région, ce n pas le conseil régional seulement.
Parce
que les emplois industriels, c'est vous qui les créez, ce ne sont pas les politiques qui les créent.
En
revanche, on a un rôle à jouer, j'en suis intimement persuadé,
et
je peux d'autant plus le dire que ce n pas un politique qui donne ces chiffres, mais vous l'avez certainement vu dans les échos, sur Europe 1, dans la presse régionale, le journal télévisé de France 2,
nous
sommes la région qui, en 2017, a créé en France le plus d'emplois industriels. Attendez,
on
sait qu'elle a été la pente pendant des décennies,
il
est trop tôt pour crier victoire, mais ça montre une chose, c'est qu'ensemble,
on
est certainement capable de donner un avenir à l'industrie.
Et
ça n'est pas seulement le volontarisme des uns et des autres qui jouent, c'est vous qui avez ça en main.
Parce
qu'à une époque où certains ont baissé les bras, vous, vous êtes toujours là.
Et
derrière, là où on doit accompagner, c'est que je suis persuadé
qu
'il faut maintenant provoquer un débat national
pour
que les efforts que nous entreprenons, la conviction que nous avons,
elles soient vraiment reprises
au niveau national. Je n'aurais qu'un exemple.
Baisser l'impôt sur les sociétés, c'est bien. S
'attaquer enfin aux taxes qui pèsent sur la production, ce n pas bête non plus.
On
nous parle toujours du différentiel avec l'Allemagne. Il y a 70 milliards d'euros de différentiel entre l'Allemagne et la France sur les taxes sur la production. Et ce n pas Frédéric, ce n pas Frédéric Mott
qui va me dire le contraire. Mettre le paquet sur l'apprentissage, et je le dis, j'accepte que la région ait moins de pouvoir en matière d'apprentissage, si ça marche mieux, et qu part vraiment des besoins des entreprises, parce qu'on recherche l'efficacité. De la même façon, je pense qu'il faut investir, notamment
dans des nouvelles machines, et on sera à vos côtés certainement avec de nouveaux dispositifs,
et
aussi investir dans la robotique, dans la robot numérique. que ça me fait moins peur, je le dis très clairement, j'ai moins d'inquiétude pour les cols bleus
que
pour de nombreux cols blancs si on n'anticipe pas
les
conséquences de l'intelligence artificielle.
Oui, j'ai confiance dans l'industrie. Et je suis intimement convaincu que si, en plus, on arrête de faire des choix parfois stupides sur l'énergie et qu'on garde une énergie bon marché, à la fois pour les ménages comme pour les industriels, la France est même capable d'avoir des relocalisations. Vous pensez que je suis un rêveur ? Peut-être. Mais moi, j'y crois. Et
à ceux qui se poseraient des questions en disant mais où est la valeur ajoutée de l'industrie,
Je
voudrais juste que vous les invitiez dans vos entreprises
et
que vous leur expliquiez que derrière les emplois industriels qu'il y a,
il
y a quand même sacrément d'emplois dans les services qui sont là parce que l'industrie est là et que l'industrie fait aussi travailler les services.
Nous avons la chance dans la région d'avoir plus d'emplois industriels qu
'en France au niveau national, que notre part du PIB dans l'industrie est importante. Je voudrais vraiment qu'on puisse aller de l'avant.
Je vous proposerai, dans
les mois qui viennent, d'avoir une réflexion sur la question de l'industrie et que l'on puisse montrer aussi au niveau européen qu'il y a toute une industrie qui existe, elle est
à
l'ouest de l'Allemagne et que l'industrie européenne, elle est bien sûr allemande, mais qu'il y aussi en France un besoin d'industrie et une envie d'industrie. Et si je suis là aujourd'hui, en remerciant Patrice de me passer la parole, c'est parce que je veux vraiment vous dire merci, parce qu'il une fierté. Moi, j'étais fier de voir ces chiffres-là.
Mais je sais aussi que votre fierté, elle est différente. C'est parce que, j'en parlais avec certains d'entre vous,
qu'est-ce qui fait, je le disais à'occasion du lancement de la semaine de l'industrie
? Qu
'est-ce que vous pouvez montrer à des jeunes ? C'est que vous produisez,
mais que vous produisez un bien. Il
y une dimension concrète dans l'industrie qu'il n'y a pas dans tous les pans de l'activité. Tous les pans de l'activité sont respectables.
Mais
là, il y a une dimension supplémentaire. Et excusez-moi, une région qui a un passé industriel, vous ne m'enlèverez pas de l'esprit qu'elle a forcément un avenir industriel. Je crois à'industrie des Hauts-de-France et je ne me referai pas.
Merci beaucoup, Xavier Bertrand. Merci pour votre présence.
Xavier Bertrand