Cérémonie de remise des décrets de naturalisation à cinq soldats de la Légion étrangère.
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« Legio Patria Nostra. »
- 2:50PrésentateurFait
« la nation va reconnaître solennellement qu'elle vous accueille, que vous devenez ces enfants. »
- 3:45PrésentateurFait
« Vous avez librement consenti à suivre la discipline des armées françaises. »
- 3:52PrésentateurFait
« Vous avez choisi l'égalité de conditions avec vos frères d'armes, quelle que soit leur nationalité. »
- 4:04PrésentateurFait
« Vous avez choisi la solidarité entre les générations et le respect des anciens. »
- 4:21PrésentateurFait
« La rudesse de l'effort, l'application des règles communes, la perpétuation des traditions, le choix de valeurs fortes mais qui rendent libres sont les ferments de votre engagement »
- 4:41PrésentateurFait
« L'exemplarité, la transmission des savoir-faire, des savoir-être de vos anciens vous ont permis d'atteindre l'excellence au service de l'efficacité opérationnelle. »
- 5:40PrésentateurFait
« Aujourd'hui, vous demandez à devenir français. »
- 5:59PrésentateurFait
« Vous parlez français, vous respectez les lois françaises. »
- 6:12PrésentateurFait
« La France vous propose de devenir une part de son histoire parce que vous avez choisi ses valeurs. »
- 6:21PrésentateurFait
« En retour, elle vous choisit. »
- 6:32PrésentateurFait
« un message de liberté, d'égalité, de fraternité, le message de notre République »
- 6:53PrésentateurFait
« la naturalisation vous donne des droits, mais aussi et d'abord des devoirs. »
- 7:13PrésentateurFait
« Nous avons à parcourir ensemble un chemin ardu, escarpé, pour contribuer à la paix »
- 7:33PrésentateurFait
« Être français, c'est être toujours du côté des combattants de la liberté. »
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Madame la ministre, Madame la Présidente de la Commission de la Défense et des Forces armées de l'Assemblée nationale, Monsieur le Président de la Commission des Affaires étrangères de la Défense et des Forces armées du Sénat, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la Sénatrice, mon Général, Monsieur le Chef d'État-major des armées, Monsieur le Préfet, Madame la Présidente du Conseil départemental, Monsieur le Maire, Monsieur le Président de la Communauté de Commune, Mesdames, Messieurs les élus, mon Général, Monsieur le Chef d'État-major de l'armée de terre, Messieurs les officiers généraux, officiers, sous-officiers, caporos-chefs et caporos, clérons et légionnaires, Mesdames et Messieurs, Alors que la Légion étrangère a fêté très récemment le 190e anniversaire de sa création par Louis-Philippe, je suis heureux de retrouver ici parmi vous l'esprit Légion que j'ai déjà eu l'occasion de rencontrer à plusieurs reprises sur les théâtres d'opérations.
Et je suis heureux de le retrouver ici, au 4, dans cette ferme du coin, dans le creuset de la Légion étrangère. Mon colonel, vous qui commandez le 4e étranger et avez permis cette rencontre, je vais saisir cette occasion pour vous témoigner ma gratitude et vous demander de transmettre ma satisfaction à tous ceux qui ont concouru à l'organisation de cette journée et de ces présentations. Je suis heureux ici d'avoir retrouvé les légionnaires et leurs cadres, de m'être fait présenter les principes et les méthodes qui permettent à la Légion d'intégrer, avec une efficacité inégalée, une telle diversité d'hommes de culture, leur donnant une nouvelle patrie. C'est le sens de votre devise.
Legio Patria Nostra. Dans quelques instants, je vais solennellement remettre à 5 légionnaires leur décret de naturalisation. Messieurs, vous avez choisi de devenir français, vous avez demandé à devenir français. Et par ma voix, la nation va reconnaître solennellement qu'elle vous accueille, que vous devenez ces enfants. Mais pour en arriver là, je veux saluer ici ce que l'armée a fait pour vous, ce que la Légion étrangère a fait pour vous, Jeunes engagés volontaires comme ceux qui sont présents en ce lieu aujourd'hui, vous avez tout quitté, votre terre natale, votre famille, vos amis, tout quitté pour servir la France avec honneur et fidélité.
Vous avez librement consenti à suivre la discipline des armées françaises. Vous avez choisi l'égalité de conditions avec vos frères d'armes, quelle que soit leur nationalité. Vous avez choisi la solidarité entre les générations et le respect des anciens. Ici, vous avez pris un nouveau départ, vous avez saisi votre chance. La rudesse de l'effort, l'application des règles communes, la perpétuation des traditions, le choix de valeurs fortes mais qui rendent libres sont les ferments de votre engagement, le commandement exigeant, attentif et bienveillant de vos chefs.
L'exemplarité, la transmission des savoir-faire, des savoir-être de vos anciens vous ont permis d'atteindre l'excellence au service de l'efficacité opérationnelle. au service de l'efficacité opérationnelle. Rien n'est obtenu si rien n'est sacrifié. Ici, au 4, c'est un creuset qui transforme les doutes et les morsures de la vie en fraternité, le destin subi en projet, en engagement. Beaucoup d'entre vous ont choisi de servir la France, de prendre tous les risques pour elle, d'y consacrer leur vie sans jamais devenir français. Aujourd'hui, vous demandez à devenir français. Et la France que vous servez, pour qui vous avez combattu, vous reconnaît comme faisant partie des siens.
Vous parlez français, vous respectez les lois françaises. Tous les jours, vous côtoyez des Français et vous en partagez le destin. La France vous propose de devenir une part de son histoire parce que vous avez choisi ses valeurs. En retour, elle vous choisit. Elle vous confie la responsabilité de la représenter, de porter son message, un message plus grand que chacun de nous, un message de liberté, d'égalité, de fraternité, le message de notre République, le message d'une France qui n'est elle-même qu'avec la grandeur. Ainsi, la naturalisation vous donne des droits, mais aussi et d'abord des devoirs.
L'universalité du message de la République, sa générosité est donc toujours aussi une exigence. Nous avons à parcourir ensemble un chemin ardu, escarpé, pour contribuer à la paix, pour consolider inlassablement notre pays en conjuguant l'humanité, l'efficacité, l'esprit de résistance. Être français, c'est être toujours du côté des combattants de la liberté. Être français, c'est reconnaître en chaque femme, en chaque homme une exception, une dignité qu'il faut savoir respecter. C'est voir en son compatriote plus qu'insemblable, à chaque fois un défi. Être français, c'est la loi, la citoyenneté, la langue, l'histoire, la culture, les valeurs, le mode de vie et la géographie.
La République, c'est une transmission. Mais ici, toutes et tous, vous êtes, quels que soient vos pays d'origine, quels que soient vos choix et les destins qui seront les vôtres, vous êtes déjà les héritiers de ceux de 14 qui sont entrés au Panthéon avec le lieutenant Genevois le 11 novembre dernier. Vous faites partie tous ici d'un peuple uni ensemble dans l'épreuve, dans la bataille, dans la gloire. Vous êtes les héritiers des compagnons de la libération et d'un cortège de héros qui ont défendu notre patrie, protégé nos compatriotes, tenu nos valeurs. Alors aujourd'hui, ici parmi vous, j'ai une pensée en parlant de nos compagnons de la libération.
J'ai une pensée pour le dernier d'entre eux, Hubert Germain, lui-même officier de Légion, héros de Birakheim et des combats pour notre liberté. Oui, vous êtes ici, chacun, héritier des anciens. Morey Majorum, comme il est indiqué au frontispice de cette ferme. Vous êtes déjà un exemple. En particulier pour les plus jeunes engagés volontaires qui vous observent et à qui je dis aujourd'hui tous mes encouragements et ma confiance. Et pour vous, vous devenez aujourd'hui détenteurs d'une part de la flamme qu'ensemble nous allons faire briller. Et à votre tour, après l'avoir protégé, parfois après en avoir préservé les braises, vous aurez à la transmettre.
Aujourd'hui, vous le savez, ce n'est pas un achèvement, c'est un commencement pour chacun d'entre vous, pour vos familles, pour nous. Vive la République, vive la France. Vive la France.
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