Andréa Kotarac rend hommage à Brigitte Bardot : "symbole de la France à travers le monde"
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France Info. Bonjour André Akotarac. Bonjour. Et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. On va évoquer avec vous la suite des discussions entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky. C'était hier soir en Floride. On va parler de la mobilisation des agriculteurs aussi. Mais avant cela, et c'était l'information du week-end, la disparition bien sûr de Brigitte Bardot, tout le RN, à commencer par Marine Le Pen, a salué l'icône du cinéma français. Est-ce que vous avez le sentiment aussi que le RN perd quelque part l'une de ses plus grandes ambassadrices ?
Je pense que ce n'est pas l'ambassadrice du RN, c'est l'ambassadrice de la France. C'est un monument de la culture française qui est non négligeable ici et dans le monde. Moi, je vais vous faire une confidence. Dans une autre vie, j'ai séjourné un petit peu en court moment en Amérique du Sud, notamment au Brésil. Et à 200-300 kilomètres au sud de Rio de Janeiro, vous avez un petit village de pêcheurs qui s'appelle Buzios.
On en a parlé ce matin sur France Info.
C'est extraordinaire. Où trône une statue de Brigitte Bardot. Pourquoi ont-ils érigé cette statue ? Parce qu'elle y aurait séjourné dans ce village, construit par les Argentes d'ailleurs. Elle y aurait séjourné quelques jours ou quelques mois. Et les types ont érigé une statue de Brigitte Bardot. Pour vous montrer la puissance symbolique, la puissance de représentation de Brigitte Bardot de la France dans le monde. Donc oui, c'est un symbole en France. Mais j'aimerais dire aussi à Bois Éditeurs que c'est un symbole de France à travers le monde et au-delà des frontières.
Et puis soulignons quand même que Brigitte Bardot aussi, pardon de faire de la politique, mais on est là pour ça aussi, c'était peut-être l'une des seules stars à vous soutenir.
Il n'y en a pas beaucoup ? Je ne sais pas. En tout cas, il y a des millions, des dizaines de millions de Français. Je pense qu'on prendra le pouvoir. Mais bon, ça, c'est une chose maintenant. On dit souvent le monde du showbiz, le RN, c'est compliqué. Oui, vous avez peut-être raison, mais en l'espèce aussi, vous savez, moi, j'ai travaillé dans la campagne de 2022 de Marine Le Pen et il y avait des livrets thématiques. D'ailleurs, vous pouvez voir sur Internet, c'est toujours en ligne, sur des thématiques régaliennes. L'immigration, la sécurité, la défense, le pouvoir d'achat, etc. Et parmi ces livrets régaliens et essentiels pour nous, il y avait un livret sur le bien-être animal.
Donc peut-être que ce n'est pas un hasard si Brigitte Bardot a salué le travail sérieux de Marine Le Pen sur les animaux. J'ajoute un petit point quand même, si vous me le permettez, parce que vous avez commencé l'interview et je vous laisse tout de suite la parole en disant que c'est un monument du cinéma français. Je ne crois pas ou pas que. C'est aussi, je crois, quelqu'un qui était un peu avant-gardiste, Brigitte Bardot. C'est-à-dire qu'elle a pointé avec d'autres la société dans laquelle on vit, une société de surconsommation, une société de la marchandisation des êtres vivants.
Mais justement, est-ce que ce n'est pas de cette société-là que le Rassemblement National et une partie de la droite conservatrice aujourd'hui est un peu nostalgique malgré tout ? De cette trente glorieuse, de cette époque révolue des années 50, 60, 70 ?
Je ne crois pas, pas du tout même, puisque comme je le disais tout à l'heure, elle a pointé avant d'autres, de manière pas simplement politique, mais philosophique, morale, la marchandisation des êtres vivants. On se souvient évidemment des fourrures, en tout cas du marché noir systémique des fourrures sur des phoques. Eh bien, elle a participé à cette prise de conscience qu'on vit, vous et moi, notamment dans les jeunes générations, non seulement de qu'est-ce qu'on achète, le produit, son lieu de production, les conditions de travail des salariés, mais aussi de la qualité des produits qu'on ingère.
Et pardon de le dire, puisqu'on va parler des agriculteurs tout à l'heure, le Mercosur, c'est-à-dire des produits qui seront importés massivement d'Amérique du Sud, avec des produits qui sont interdits chez nos agriculteurs, des produits qui ont une qualité néfaste par rapport à notre agriculture, qui vont noyer nos agriculteurs français par une masse de marchandises, mais qui s'y oppose ? Ça peut être Brigitte Bardot, mais c'est surtout le Rassemblement National à l'Europe et en France.
Sauf que la défense de la cause animale a parfois aussi donné chez elle des dérapages polémiques, des propos sur les habitants de la Réunion qualifiés d'autochtones, aux gènes de sauvages, des homosexuels, comparés à des lopettes de bas étage. C'est ça qu'on peut retenir aussi de Brigitte Bardot ? Est-ce que ça ne ternit pas son image ?
Vous savez, moi, je profite de votre prestigieuse émission pour m'incliner et rendre hommage à l'entièreté de Brigitte Bardot. Y compris ça, mais à l'ensemble de sa carrière, vous avez quand même une personne dont même le Président de la République a rendu hommage.
Pardonnez-moi, Paul Parsonne ne vous parlait pas de sa carrière, mais des mots qu'elle a eus.
Pas sa carrière cinématographique, c'est pas le sujet. Quand un monument de la France disparaît, comme c'est le cas, que du Président de la République, en passant par la gauche jusqu'à la droite, rend hommage à Brigitte Bardot. Quand les chefs d'État étrangers, excusez-moi, je vous réponds, rendent hommage à Brigitte Bardot. Qu'elle n'est pas encore enterrée, monsieur. Elle n'est pas encore incinérée. Elle n'a pas encore eu d'obsèque que moi, née en 1989, je devrais ici, chez vous, distribuer les bons points et les mauvais points de Brigitte Bardot. Mais pour qui je me prendrais ?
Franchement, en 77, en 77, Brigitte Bardot fait la une de Paris Match, où elle dénonce la barbarie, la tuerie des phoques, des bébés phoques pour quelques bourgeoises qui vont acheter ce manteau-là très cher dans nos grandes villes, dans le monde occidental, en 77. Moi, je suis née en 89 et je vais me permettre, chez vous, de distribuer les bons points et les mauvais points. Quand vous avez un monument comme ça, qui disparaît, vous rendez hommage, tout simplement, humblement, modestement, aux zones de lumière et aux zones d'ombre. Vous avez, vous, des zones d'ombre, vous aussi, tout à chacun des zones d'ombre. Aujourd'hui, ce n'est pas le moment.
Brigitte Bardot n'est pas encore enterrée, n'a pas encore reçu des obsèques que je devrais distribuer de mon petit poste, les bons points et les mauvais points. Certainement pas. Je laisse ça à Emma Fourreau et à d'autres députés d'extrême-gauche, vous voyez.
Saluer l'artiste, mais reconnaître, effectivement, qu'il a ou qu'elle a des parts d'ombre, n'est pas lui faire injure. Mais comme tout le monde. Vous aussi, vous avez des parts d'ombre. Tout à chacun des parts d'ombre.
Mais aujourd'hui, ce n'est pas le moment, pardonnez-moi de vous le dire. Qui a été condamné plusieurs fois par la justice. Mais bien sûr, peut-être que nous n'avons pas la même perception des choses, mais je ne suis pas du genre à critiquer, y compris un adversaire politique, lorsqu'il disparaît, une personne, le lendemain ou le surlendemain de sa disparition, alors même que cette personne ne peut plus se défendre. Vous voyez, ce n'est pas mon genre, donc je profite de votre prestigieuse émission pour m'incliner et pour rendre hommage à ce monument dont, je crois, des millions de Français sont fiers.
Ouvrons, Andréa Kotarac, si vous le voulez bien, le dossier ukrainien avec cette rencontre cette nuit entre Donald Trump, le président des Etats-Unis, et Volodymyr Zelensky. C'était en Floride, toujours pas d'accord de paix. Emmanuel Macron, président français, a lui annoncé cette nuit sur son réseau X une rencontre avec les dirigeants européens tout début janvier pour avancer sur les contributions à l'Ukraine et tenter de dénouer ce conflit en l'Isée. Est-ce un énième coup d'épée dans l'eau que cette rencontre Trump-Zelensky cette nuit ?
Ça peut être à double tranchant. D'ailleurs, je crois même que le président américain l'a souligné hier soir. En tout cas, c'est ce que j'ai lu dans la presse outre-Atlantique, à savoir qu'on était proche d'un accord final, je le cite.
Il y a des progrès.
Exactement. C'est-à-dire que pour lui, c'est une sorte de finalisation d'un accord de paix, mais qui n'est pour le coup pas encore terminé. Il reste encore le contrôle de la centrale de Zaporizhia. Il reste encore l'entièreté du contrôle d'Ul-Dombas, qui n'est pas contrôlé entièrement en ce moment même par l'armée russe. Et en même temps, il rajoute que n'ayant pas finalisé cet accord, cette guerre pourrait continuer encore longtemps. Donc si vous voulez, c'est un peu à double tranchant. Il n'en reste pas moins qu'il y a trois ans, Marine Le Pen avait proposé justement de mettre fin à cette boucherie. À cette boucherie qu'est la guerre en Ukraine.
Et je le dis, moi j'ai des origines slaves et même orthodoxes. C'est un crève-cœur que de voir des dizaines, centaines de milliers d'Ukrainiens et de Russes périssent aujourd'hui dans une grève fratricique au cœur de l'Europe.
Sur le fond, et vous l'avez dit Andréa Cotterac, l'un des points qui est un des points saillants et un des points de négociation les plus difficiles, c'est bien sûr la question territoriale avec la question évidemment du Donbass. Est-ce qu'à vos yeux, Donbass on rappelle pour les auditeurs et les téléspectateurs, c'est l'est de l'Ukraine, est-ce qu'à vos yeux le Donbass c'est un territoire ukrainien ou c'est un territoire qui est plutôt tourné vers la Russie ?
Vous savez, ça fait maintenant quatre ans que la guerre est subie par le peuple ukrainien et principalement d'ailleurs par les plus modestes qui sont envoyés au front. Puisque vous savez que les oligarques ukrainiens sont plus proches de Saint-Tropez que de Kiev aujourd'hui. Tout ce que je dis, c'est que c'est aux Ukrainiens de décider. C'est aux Ukrainiens de décider, à son représentant, monsieur Zelensky, de savoir comment y mettre fin.
Ils peuvent décider de façon lucide et éclairée dans les conditions qu'on connaît à la guerre aujourd'hui.
Si on écoute le président ukrainien, il dit qu'il n'y a pas de concession territoriale injuste. Il ne dit pas non aux concessions territoriales. Il dit je ne veux pas de concession territoriale injuste. Ce qui serait illégitime pour les Ukrainiens et ça s'entend bien évidemment. Maintenant, vous savez, il y a trois ans, je crois en août, dans le monde et même dans la presse suisse dans l'OTAN, vous avez un certain nombre d'historiens de la guerre. Faustine Vincent aussi qui avait écrit et qui expliquait qu'en Ukraine, dans certaines régions, vous avez un nombre de morts qui étaient comparables à ceux de 14-18. C'est une boucherie. C'est une véritable boucherie.
Il y a aussi beaucoup de morts côté russe. Bien sûr, bien sûr. Et des deux côtés. Et vous savez, ça transpire même sur des familles, sur ceux qui sont encore vivants, sur la perte d'un être cher, sur une société qui n'arrive plus à se relever. La France, en 14-18, avait 10% de sa population qui avait disparu. C'était extrêmement difficile de se relever. Là, on est au cœur de l'Europe et je pense que la question qu'on doit se poser au-delà de mettre fin à la boucherie, c'est et nous ? Et nous, les Français, et nous, les Européens, quel est notre rôle aujourd'hui ? Alors que les grands ensembles se remodèlent, alors que les grands ensembles regardent ailleurs.
Vous avez vu que les Américains ont levé des sanctions sur Look Oil, une entreprise russe, et que l'Union européenne, elle, continue acharnement à sortir du gaz russe. Il faudrait lever les sanctions contre une partie de la Russie ? Je dis simplement que l'Union européenne, vis-à-vis de l'Ukraine, mais vis-à-vis d'autres problématiques, a quand même un souci élémentaire et essentiel. C'est qu'elle impose des sanctions sur les importations de produits qu'elle ne produit pas. On sanctionne le gaz, très bien, mais on ne produit pas. Qu'est-ce que fait Mme von der Leyen ?
Elle va voir Trump qui l'humilie et qui lui dit « Mme von der Leyen, vous allez signer 260 milliards d'importations de gaz naturel liquéfié américain ».
Il faut donc recommencer, on en importe toujours un peu du gaz russe, mais dire « C'est même pire que ça ».
C'est que l'année dernière, en janvier, on importait plus de gaz russe qu'avant la guerre en Ukraine.
Mais donc pardonnez-moi, si je peux juste poser ma question, il faut donc continuer à importer du gaz russe et dire « On arrête cette forme peut-être d'hypocrisie que vous semblez décrire, qui consiste à dire qu'on diminue les importations. Pour vous, on doit recommencer normalement à importer du gaz russe. »
Je n'ai pas dit qu'il fallait recommencer normalement. Je dis simplement une chose, c'est que non seulement on est hypocrite, mais on est sans résultat. Je prends un exemple. Mme von der Leyen, lorsque la Russie envahit à tort, et je le condamne, l'Ukraine, dit « On va arrêter le gaz russe et on va aller voir l'Azerbaïdjien ». Parce que les Russes attaquent leurs voisins, les Russes commettent des crimes en Ukraine, ce qui est vrai, et donc on va aller voir les Azeris. Que font les Azeris ? Eh bien, au même moment, ils étaient en train de massacrer les Arméniens et de prendre le Haut-Karabakh. Qu'y a-t-il de morale là-dedans ? Je ne vois rien. Qu'y a-t-il en matière de résultats ?
Je ne le sais pas. Qu'y a-t-il de résultats dans la filière de la volaille, par exemple, nos agriculteurs ? Nos agriculteurs sont noyés. La filière des ovins a été noyée par le traité de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande, signé par Emmanuel Macron. La filière des bovins va être noyée par le Mercosur.
Je ne comprends pas bien parler du Mercosur dans un instant.
Et là, sur la filière de la volaille, l'Union Européenne a abaissé toutes les barrières droinières de l'Ukraine en disant qu'on va aider le peuple ukrainien. Pardon, là aussi, c'est hypocrite. Savez-vous que le monopole de la filière de la volaille en Ukraine est détenu par un oligarque, qui n'est même pas en Ukraine. Il est en Chypre et en Angleterre.
On vous sent très critique vis-à-vis de l'Ukraine, André Kotaak. Non, je suis très critique.
Peut-être davantage que vis-à-vis de la Russie ? Mais pas du tout. Moi, je suis pro-français. Je veux la paix sur le continent comme Marine Le Pen. Ça fait trois ans que Marine Le Pen propose exactement ce qui est en train de se passer. Il faut discuter avec Vladimir Poutine pour avoir à Kotaak. La diplomatie est faite pour discuter avec des personnes avec qui nous ne sommes pas d'accord. Et manifestement, vous avez...
Donc il faut l'appeler. Il faut décrocher son téléphone.
Et manifestement, aujourd'hui, vous avez des grands ensembles dans le monde qui sont en train de se remodeler. Trump est en train de défendre ses intérêts plus que tout. Les Chinois sont en train de défendre leurs intérêts. Les Indiens, nos partenaires indiens, sont en train de remodeler tout ça. Les Russes, évidemment. Les BRICS. Et nous, les Européens, nous sommes en train d'être déclassés. Pour preuve, pardonnez-moi, nous représentions l'Union Européenne 24% du PIB mondial. Aujourd'hui, c'est 14%. Donc vous voyez bien qu'on est déclassés dans le monde et que la route empruntée par la Commission Européenne est une mauvaise route. Et on va droit dans le mur.
Une toute dernière question qui n'est pas complètement liée à ce dossier, même si c'est lié aux Etats-Unis, c'est l'interdiction de visa de Thierry Breton, ancien commissaire européen, pour avoir mis en place une loi de régulation, loi européenne de régulation des réseaux sociaux, interdiction de visa. Donc pour les Etats-Unis, est-ce qu'elle est acceptable, cette interdiction ?
Écoutez, moi, c'est mon point de vue personnel. Je n'accepterai jamais, en tant que Français, y compris pour un M. Breton, qui n'est pas membre du Rassemblement National, qu'un Etat partenaire allié lui refuse un visa. Pardon, mais je m'y oppose clairement. Je prends la défense de M. Breton. De la même manière, je n'accepte pas que la France et l'Union Européenne sanctionnent, par exemple, un Français qui s'appelle Xavier Moreau, qui, lui, est plutôt pro-russe. Voilà, je ne l'accepte pas. Au Rassemblement National, nous sommes avant tout des Français.
Il faut renvoyer Charles Kochner, convoquer l'ambassadeur américain ?
Non, il faut pouvoir discuter avec lui, avec Donald Trump, directement. Ce n'est pas l'ambassadeur qui décide. L'ambassadeur, il est nommé par un gouvernement.
C'est un signal diplomatique de convocat l'ambassadeur.
Bien sûr, mais c'est les deux côtés. C'est-à-dire que je n'accepte pas non plus que la France sanctionne un de ses ressortissants, comme Xavier Moreau, qui est pro-russe. De la même manière, je n'accepte pas que les Etats-Unis sanctionnent M. Breton, qui est un opposant au Rassemblement National, parce que je crois que nous sommes d'abord et avant tout des Français, qu'il faut se faire respecter en tant que tel de la part de nos partenaires.
Vous restez avec nous, Andréa Cotarac. On se retrouve dans quelques secondes. D'abord, l'info en une minute, 8h48. Maureen Suignard. Brigitte Bardot sera enterrée dans son jardin près de la mer à Saint-Tropez, dans le Var. C'est son amie, la journaliste Wendy Bouchard, qui l'annonce sur France Info ce matin. L'actrice française, icône dans le monde entier, est morte hier à 91 ans. Les grands excès de vitesse, ceux de plus de 50 km heure, deviennent des délits ce matin. Les chauffards se retrouveront au tribunal correctionnel, risqueront 3 mois de prison, 3 750 euros d'amende et l'annulation du permis de conduire. La sécurité routière a recensé 63 000 grands excès de vitesse l'année dernière.
Le plan Grand Froid concerne maintenant une quarantaine de départements en France. Ceux de région parisienne viennent de l'activer. Les températures sont négatives la nuit et restent très basses en journée. Ce plan permet notamment d'ouvrir plus de places d'hébergement d'urgence pour les sans-abri. Et puis c'est Gims qui est sur la première marche du podium. Le rappeur congolais est en tête des ventes d'albums en France en 2025. Plus de 574 000 exemplaires écoulés. Derrière Gims, on retrouve le rappeur marseillais de Joule, puis Oérenois et Théodora à la quatrième place. France Info
Le 8.30 France Info, Paul Barcelone, Adrien Beck. Toujours avec Andréa Cotarac, porte-parole du Rassemblement National, président du groupe RN au Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes. La grande majorité des blocages tenus par les agriculteurs a été levée ce week-end. D'ailleurs, la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevar, a annoncé que plus de 50% des 750 000 bovins à protéger de la DNC, dermatose nodulaire contagieuse, ont bien été vaccinés. Est-ce que vous saluez le succès de l'opération malgré tout ? Est-ce que vacciner l'ensemble des bovins, c'est toujours la bonne solution, la meilleure stratégie ?
Je pense que c'était ce qu'il y avait à faire et à anticiper. Vous savez qu'en 92, déjà, la DNC frappait la réunion et qu'il y avait déjà des problématiques. Alors certes, c'est une île, j'entends bien, ce n'est pas la même problématique, mais je veux dire par là que cette DNC n'est pas apparue et tombée du ciel comme ça dans une maladie ou un virus actuel. Donc oui, il fallait prévenir, oui, il fallait anticiper. Et je crois qu'on touche les mêmes problématiques à chaque fois, c'est-à-dire l'anticipation et la souveraineté. La France ne produit plus de vaccins. Aucun pays ne produit ce vaccin. Il n'y a pas de retard de vaccins, par ailleurs.
Vous avez des vaccins en Egypte, vous avez des vaccins en Afrique du Sud, vous avez des vaccins en Inde. Et c'est pour ça que parler, avoir des partenaires privilégiés dans le monde, c'est très important. Je vous prends un exemple. Moi, j'appelle ça l'arc de l'indépendance. De la France jusqu'à l'Indonésie, on vend des armes, des rafales, par exemple. Avec l'Indonésie, avec l'Inde, avec l'Egypte, tout un tas de pays qui d'ailleurs étaient fondateurs du mouvement des non-alignés. Ce qui prouve que la France a encore une voie dans le monde. Eh bien, on peut avoir un partenariat privilégié avec l'Egypte sur le caractère de défense et militaire.
Mais on peut avoir en retour, être prioritaire sur des vaccins, sur la DNT.
Et là, sur ce sujet-là, la question n'était pas le manque de doses de vaccins.
Si, parce que justement, il y avait des stocks qui étaient tellement minimes que l'on a régionalisé et diminué justement la vaccination.
Il y a aussi un sujet de protocole qui est un protocole qui, au fond, a été appliqué dans l'ensemble des États européens qui ont été touchés par cette maladie. C'est surtout ça qui a créé de la collègue chez les éleveurs, qui est surtout un protocole d'abattage des troupeaux.
Alors oui et non, parce que savez-vous que ce protocole, je crois qu'il date de août dernier, n'impose pas l'abattage. Il dit qu'on peut abattre si l'État considère que. Donc, on aurait pu vacciner, je dis n'importe quoi, sur un rayon de 100 kilomètres. Parce que vous savez que la DNC est transmise par les insectes, y compris lorsqu'on a abatté un troupeau en espèce. On aurait pu dire, voilà, sur 100 kilomètres, on vaccine tout le monde et on essaye de contenir les choses, y compris de la part des agriculteurs. Puisque je sais que une minorité d'agriculteurs ont continué de transporter les bêtes et de se déplacer. Donc, si vous voulez, il faut un peu de sérieux.
Mais moi, je comprends une chose, c'est que nos agriculteurs sont aujourd'hui démunis. Parce que la DNC, c'est un peu la goutte d'eau qui fait dormir d'élevage. Ils ont le Mercosur en même temps. Ils ont des revenus extrêmement bas. Moi, je suis en Auvergne-Rhône-Alpes, dans ma région, première région agricole du pays. On a des revenus des agriculteurs les plus minimes du pays. C'est-à-dire qu'on a des gens qui se réveillent le matin, qui ont une mission, celle de nourrir les Français, et qui sont les plus pauvres du pays. Ce n'est pas tolérable. Franchement, vous avez même la balance commerciale agricole française qui a toujours été en suffisant, c'est-à-dire qui n'était pas déficitaire.
Eh bien, aujourd'hui et probablement l'année prochaine, la balance commerciale agricole française sera déficitaire. Après 10 ans de macronisme, tous les feux sont au rouge.
Puisqu'il faut parler avec tout le monde, c'est ce que vous nous aviez dit à propos des vaccins, est-ce qu'il faut signer le Mercosur ? Est-ce que l'Europe n'a pas bien fait de montrer les muscles, malgré tout, là, à la fin de l'année, en disant « reportons le vote à 2026 » ? Mais l'Europe n'a pas de muscles.
C'est nous qui lui fournissons la nourriture. C'est nous qui lui fournissons les subventions. Et moi, ce qui m'intéresse dans tout ça, si vous voulez, c'est de savoir comment est-ce que nous, au pouvoir, on va pouvoir établir un rapport de force immédiat, avoir des résultats dans les plus brefs délais pour dire à Madame von der Leyen que non, elle ne peut pas imposer à la France le Mercosur. Non, elle ne peut pas imposer à la France un partenariat de défense avec l'Australie. Tout ça relève des nations.
Merci beaucoup Andréa Cotarac, vous êtes porte-parole du Rassemblement National, président du groupe RN au Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes. Et merci Paul Barcelone.
Andréa Kotarac