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interviewC à vous· 9 avril 2026 52 min

Guerre au Moyen-Orient : l’ambassadeur de France en Iran témoigne -C à Vous l’Intégrale - 09/04/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble et en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les 5.

Bonsoir, P.Cochard. Vous êtes ambassadeur de France en Iran.

Merci d'être avec nous ce soir. Vous avez fait le voyage depuis Téhéran avec C.Kohler et J.Paris, qui ont pu retrouver leurs proches après 4 ans de détention.

Vous êtes en poste depuis juin dernier. D.Trump a déclaré la guerre depuis 40 jours. - P.Cohen: Une enquête époustouflante du "New York Times" sur la décision de D.Trump, les réserves de ses conseillers, les services de renseignements américains face à un scénario tout ficelé que lui a présenté B.Nétanyahou. - A.-E.Lemoine: Un scrutin décisif en Europe scruté de près par l'administration américaine. - E.Tran Nguyen: Les élections législatives en Hongrie.

On pourrait voir la fin de l'ère Orban. C'est la 1re fois qu'un Premier ministre n'est pas favori. Ca fait beaucoup réagir. - A.-E.Lemoine: On parle d'une photo. - C'est l'image de la matinée. - J.Bardella officialise son histoire d'amour avec la princesse italienne. - On les voit sur les plages de Corse. - Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles avec J.Bardella. - A.-E.Lemoine: On parlera aussi de "La croisière s'amuse". - Quoi, ma gueule?

Mais qu'est-ce qu'elle a, ma gueule? - Je veux partager autre chose que l'amour dans ton lit! - Je suis un rock'n'roll man. - P.Lescure: C'est une croisière avec uniquement des fans de J.Hallyday.

Ils assistent à des concerts de sosies de J.Hallyday. Il y aura même une messe célébrée. - A.-E.Lemoine: Ca valait une chronique spéciale...

Nos invités après 20h: R.de Palma, qui sera à l'honneur du prochain Festival de Cannes. F.Beigbeder, l'humoriste Titoff... - P.Lescure: On parlera de Lee Miller, mannequin des années 20.

Elle a été photographe de guerre. Le Musée d'art moderne de Paris accueille une rétrospective de ses photos. - A.-E.Lemoine: On retrouve B.Chameroy en cuisine aux côtés d'Esteban Salazar. - B.Chameroy: Après la croisière Johnny, Nous a laissés.

Ils seront accommodés avec un peu de sauce. - E.Salazar: On va revisiter le cochon.

Une sauce américaine avec de la sauce tomate, du poivron brûlé... - A.-E.Lemoine: On peut retrouver cette séquence inoubliable sur les réseaux sociaux de "C à vous".

Merci à tous les 2. A tout à l'heure. Tout de suite, L'Edito de Patrick.

Comment D.Trump s'est laissé entraîner dans la guerre contre l'Iran? - P.Cohen: C'est le titre d'une enquête fascinante qui a fait la une du "New York Times".

Elle rappelle les doutes et réserves de ses conseillers et de ses propres services de renseignement, de J.D.Vance aussi.

Ils ont tous été balayés par l'intuition de D.Trump, qui doit faire face aux conséquences d'une guerre qu'il a lui-même déclenchée. C'est écrit par 2 journalistes très informés.

C'est la scène la plus saisissante du papier. 11 février, le Premier ministre israélien débarque à la Maison-Blanche, à l'abri du regard des journalistes. On l'installe dans la salle de crise de la présidence américaine, privilège rarement accordé à un dirigeant étranger.

Un petit comité avec moins de 10 personnes, Nétanyahou et le chef du Mossad...

Son visage apparaît sur un écran. Le régime iranien pourrait tellement être affaibli par cela qu'il laisserait le détroit d'Ormuz...

Une rébellion qui, accompagnée d'une intense campagne, permettrait à la révolte iranienne de renverser le régime. D.Trump a répondu que ça lui convenait.

Un quasi feu vert. Le lendemain, les responsables du renseignement américain présentent leurs propres analyses du scénario Nétanyahou. L'ayatollah Khamenei peut être éliminé, ce qui sera fait, et l'armée iranienne peut être démantelée.

Ce sont 2 objectifs réalisables, mais quant à l'idée d'un soulèvement populaire et d'un changement de régime, il y a un mot: "farcesque". M.Rubio traduit le mot autrement.

Il dit: "C'est du bullshit." Le chef d'état-major est sceptique. Celui qui manifeste le plus clairement son opposition, C'est J.D.Vance.

Il pense que ça pourrait créer un blocage du détroit d'Ormuz avec ses conséquences. Lors d'une toute dernière réunion, J.D.Vance s'est adressé au président en disant: "Vous savez que je pense que c'est une mauvaise idée, mais si vous voulez le faire, je vous soutiendrai." Ainsi fut fait, en public, J.D.Vance qui manifeste son soutien à la guerre. - A.-E.Lemoine: Des négociations étaient engagées sur la question du nucléaire. - P.Cohen: Les 2 négociateurs américains, J.Kushner et S.Witkoff, venaient de dire à Trump que le chemin d'un accord avec les Iraniens serait long et difficile et que les Iraniens jouaient un jeu dangereux.

D.Trump a utilisé ces négociations...

Il en a tiré argument pour justifier sa guerre. ... - P.Cohen: Le 26 février, en fin d'après-midi, face à des conseillers qui, dans l'ensemble, s'en remettent à l'instinct du président, celui-ci déclare simplement: "Je pense que nous devons le faire." - A.-E.Lemoine: Votre regard sur ce processus de décision? - P.Cochard: C'est passionnant, cette analyse.

On comprend qu'il y a eu plusieurs avis exprimés et parfois des avis assez sophistiqués. Il fait référence à l'avis du chef d'état-major. Il semble que le président ne retient qu'une partie de l'argumentation.

Stratégiquement, c'est hasardeux, cette guerre. Tactiquement, c'est possible. - P.Cohen: Il dissocie la partie stratégique et tactique. - P.Cochard: Toute personne qui connaît un tant soit peu l'Iran aurait pu avoir des doutes sur ce pari, qui est celui du changement de régime. - P.Cohen: A cause de la solidité du régime? - P.Cochard: Ils ont poursuivi 2 idées: la décapitation ou le soulèvement populaire, voire les deux.

La décapitation...

L'Iran, ce n'est pas une dictature personnelle. Ce n'est pas une dictature tyrannique. C'est un système qui a des bases, qui repose sur des fidélités, des engagements et conditions idéologiques de la population.

Il y a 200 000 pasdarans, plusieurs centaines de milliers de Bassidj. Décapiter A.Khamenei, ça a posé un problème au régime.

Il a voulu montrer une chose en choisissant son fils, même s'il y a eu des débats sur la qualification de Khamenei pour exercer ces fonctions, qui nécessitent des qualifications théologiques...

Le signe qu'il a voulu donner, c'est la continuité. Il a été immédiatement désigné. On ne sait pas où il se trouve ni en quel état de santé.

Le régime s'est recentré et regroupé autour de cette volonté de montrer qu'il a résisté. C'est vrai pour A.Khamenei et la plupart des gens qui ont été éliminés ou remplacés.

L'autre présupposé, c'était un soulèvement populaire. Le soulèvement de janvier était important. Sa nature était un peu différente.

Il a créé un choc. Le peuple va se soulever sous les bombes d'une puissance étrangère. C'est un pari qui ne s'est pas vérifié.

Les gens ont peur de sortir à cause des bombes et de la nervosité des forces de sécurité en période de guerre. Il y a aussi un autre facteur, c'est que quand on est sous les bombes, lancées par un pays dont le président dit qu'il veut éradiquer la civilisation iranienne, on n'a pas forcément envie de se solidariser. - A.-E.Lemoine: Depuis 41 jours, Téhéran s'est vidée de ses habitants? - P.Cochard: Oui.

A cause des bombes et à cause des fêtes de Norouz, qui sont traditionnellement un moment où tout le monde part de la ville et va dans sa famille, en province. La ville était déserte. Les quelques fois où nous sommes sortis, on s'en est aperçu.

Beaucoup de gens se sont réfugiés dans le nord du pays ou le long de la mer Caspienne, pour ceux qui en ont les moyens. La ville est déserte. - A.-E.Lemoine: Il y a surtout une omniprésence des forces de sécurité, avec beaucoup de check-points, de nervosité dans les rues de Téhéran. - P.Cochard: Oui.

Il y a beaucoup de check-points en ville, beaucoup plus que d'habitude. Il y a une nervosité qui se comprend par le fait que les frappes israéliennes et américaines ont pris pour cible ces check-points. On les a vus évoluer, se cacher sous des ponts pour ne pas être ciblés par les drones.

Il y a eu plusieurs tirs contre des check-points. - A.-E.Lemoine: L'ambassade de France à Téhéran est à quelques centaines de mètres du bureau du Guide suprême, A.Khamenei.

Comment vous avez vécu cette situation et le déclenchement de cette guerre? - P.Cochard: Ca a été des frappes extrêmement violentes, à proximité.

On était dans le même scénario qu'en juin. On était au milieu d'un cycle de négociations. On savait que la menace militaire existait, mais dans la mesure où il y avait un rendez-vous de négociations à Vienne lundi, on s'attendait pas à ce que les frappes commencent le samedi.

Ca a été, dans notre petite équipe, un choc. Un choc pour Cécile et Jacques, qui avaient vécu ça quand ils étaient en prison, à Evin. - A.-E.Lemoine: Téhéran, vous l'avez quittée avec C.Kohler et J.Paris.

Jusqu'à la dernière minute, vous aviez peur que cette libération capote? - P.Cochard: Oui.

C'est un processus très long. Depuis le début de leur détention, depuis pratiquement 4 ans, mes prédécesseurs et les autorités françaises sont engagées pour essayer de trouver une solution. Ca a été compliqué, avec des phases de désespoir et des phases où on voyait une issue mais qui ne se matérialisait pas toujours.

On pensait que la guerre compliquait les choses. Ca a sans doute été le cas. Ca a compliqué les choses, le fait que certains interlocuteurs ont été éliminés par les frappes.

Il y a eu des signaux qui se sont confirmés. Le moment-clé a été l'appel du ministre J.-N.Barrot avec son homologue iranien dimanche.

On a eu un feu vert de principe. Il a fallu mettre en oeuvre, par les contacts qu'on a eus avec nos interlocuteurs habituels...

La confirmation est venue le lundi soir à 10h. ...à 22h. - A.-E.Lemoine: Quelques heures avant de prendre le départ.

C'est vous qui l'avez annoncé? Ils étaient préparés à cette nouvelle? - P.Cochard: Je suis venu leur dire que les choses s'accéléraient.

Ils ont été surpris. Je leur ai dit: "Soyez prudents." Je leur ai envoyé un texto pour leur dire qu'on partait.

Ils avaient préparé leur valise. Ils étaient prêts à partir. On a pris la route le lendemain. - A.-E.Lemoine: Ce sont les autorités iraniennes qui ont sécurisé les 9 heures de trajet en voiture? - P.Cochard: On a notifié, comme on le fait pour nos déplacements depuis la guerre, aux autorités iraniennes, ce déplacement.

Les consignes ont été passées le long du trajet et au poste-frontière. La sécurisation n'est pas physique. On était en voiture avec Cécile et Jacques, sans protection particulière. - A.-E.Lemoine: On a suivi les 1res déclarations de J.Paris et C.Kohler sur le perron de l'Elysée après avoir été reçus par E.Macron.

Ils ont tenu, et notamment C.Kohler, à remercier l'Etat et l'ambassade de France à Téhéran. - C.Kohler: Je veux exprimer ma reconnaissance vis-à-vis des services de l'Etat.

Le président de la République, le ministre des Affaires étrangères et tous les services mobilisés, toutes les personnes qui se sont mobilisées jusqu'au bout pour nous faire sortir de l'enfer d'Evin, où nous avons vécu l'horreur quotidienne. Nous avons été accueillis chaleureusement à l'ambassade de France pendant 5 mois. La présence du personnel auprès de nous a été réconfortante.

Elle nous a permis de sortir de cette épreuve la tête haute. - A.-E.Lemoine: Quel était le quotidien de C.Kohler et J.Paris à l'ambassade de France pendant 5 mois? - P.Cochard: Ils étaient logés dans l'enceinte de l'ambassade, qui est au centre de Téhéran.

Il y avait un studio avec un coin cuisine. Ils partageaient notre quotidien, les repas. Ils étaient parfois dans leur studio.

On échangeait très librement. On se promenait avec eux dans le parc. Ils ne sortaient pas de l'enceinte.

Ils auraient pu le faire, mais pour des questions de sécurité, ils préféraient ne pas le faire. Ils devaient uniquement aller pointer au commissariat des étrangers. Après les avoir recueillis à la porte de la prison, ils étaient soulagés mais effarés.

Ils ont très vite repris des forces. Ils ont été séparés pendant 3 ans et demi. Leurs expériences ont été différentes.

Ca leur a fait du bien de se dire ce qu'ils avaient vécu. Ils ont écrit. Ils ont lu, beaucoup.

Ils n'avaient pas accès à des livres, ou très peu. Ca a été, pour nous, une cohabitation plus qu'agréable. On n'a pas eu à gérer une sorte de dépression post-traumatique.

On a eu des personnes qui étaient ouvertes, agréables... - A.-E.Lemoine: Et qui ont la volonté de témoigner.

C'est essentiel? - P.Cochard: C'est très important pour eux.

Comme toujours et comme l'a dit le président de la République lorsqu'il a parlé avec eux, ils auront à gérer aussi, même s'ils vont très bien, l'incompréhension de leur entourage. A un moment donné, quand ce qu'on a vécu est aussi dur, on en parle. Au bout d'un moment, les autres en auront assez de vous écouter.

On ne peut pas vraiment partager. C'est important qu'ils ressentent le besoin de témoigner rapidement. Ils le feront sans doute. - P.Cohen: Le pouvoir de Téhéran avait évoqué ces derniers mois, en contrepartie de leur remise en liberté, celle d'une Iranienne arrêtée en France en février dernier et condamnée pour apologie du terrorisme.

Son assignation à résidence a été levée avant-hier. Qu'est-ce que vous pouvez dire là-dessus? - P.Cochard: Le processus judiciaire français a suivi son cours normal.

Il y a eu un examen en première instance, un jugement en première instance qui a condamné M.Esfandiari à 3 ans de prison, dont une année ferme. Elle avait déjà accompli en détention préventive presque un an de prison.

Elle est libre, moyennant un contrôle judiciaire qui lui permettait de se déplacer. Il a été levé. Les Iraniens font un lien entre ces 2 affaires.

Pour nous, il n'y en a pas. Le cours judiciaire...

Il reste un appel. Elle a fait appel de ce jugement. Il est suspensif.

Elle peut rentrer en Iran ou rester en France jusqu'au jugement d'appel, qui va intervenir probablement d'ici un an. - P.Lescure: Aujourd'hui, des milliers d'Iraniens ont rendu hommage à A.Khamenei.

Son fils, qui lui a succédé, n'a fait aucune apparition publique depuis. Hier, R.Pahlavi, le fils du dernier shah d'Iran, a appelé de ses voeux un changement de régime. - R.Pahlavi: Le régime n'a jamais été aussi faible que dans toute son existence.

Par contre, ils ont toujours cherché une politique de traîner les pieds, de gagner du temps. Ce sont les mêmes personnes, peut-être affaiblies...

Mais les mêmes personnes sont à la tête du Parlement et dans le pouvoir judiciaire. C'est maintenant le fils de Khamenei qui le remplace. Pour nous, ce n'est pas un changement de régime.

Il faut qu'il y ait une coupure nette. - P.Lescure: Vous pensez qu'il n'a jamais été aussi faible? - P.Cochard: Je pense que la supériorité militaire américaine et israélienne a été écrasante.

C'est évident. Je ne pense pas que ça ait affaibli le régime. Le régime, depuis 47 ans, fonde sa légitimité sur la lutte contre les Etats-Unis et Israël ainsi que les ingérences dans la région de ces 2 puissances.

Il s'y prépare militairement et idéologiquement. Ce conflit... - P.Cohen: Lui donne raison? - P.Cochard: Ca l'a renforcé dans ses bases de légitimité, qui est une légitimité...

Il a fait le choix, condamnable du point de vue de la sécurité régionale, de frapper les Etats du Golfe. D'un point de vue tactique, ça a élevé le coût de la guerre pour l'ensemble du monde, le détroit d'Ormuz...

C'est difficile de savoir si le régime est affaibli ou pas. Il n'a pas le sentiment d'être affaibli. Il a le sentiment d'avoir gagné cette guerre.

Ses exigences sont plus fortes qu'elles ne l'étaient avant. - E.Tran Nguyen: Ce week-end vont avoir lieu les élections législatives en Hongrie.

La page pourrait se tourner après 10 ans de V.Orban au pouvoir. C'est son principal rival qui pourrait le distancer largement.

Nous en sommes à 49,4 % d'intentions de vote pour son rival. Il est pro-européen et promet de se tenir loin du conflit ukrainien. C'est tout l'inverse de V.Orban.

Il refuse de lever son veto à la livraison des milliards d'aides à l'Ukraine. Le président a eu des mots très durs avec l'Europe. Il parle de dirigeants faibles.

Le président américain rêverait d'une Europe hongroise. C'est, pour lui, le seul qui oeuvre pour préserver l'identité du Vieux Continent. Dans l'opération "il faut sauver le soldat Orban", le président a envoyé son vice-président et idéologue J.D.Vance, qui a quand même passé un coup de fil au président.

C'est une séquence un peu laborieuse. ... - P.Cohen: Il ne sait pas quoi dire, à ce moment-là. - E.Tran Nguyen: Il y a quelques semaines, à la place de J.D.Vance, c'était M.Le Pen, qui a dit: "Nous sommes en train de gagner après des décennies de lutte".

Elle a ajouté ceci. Du côté de nos téléspectateurs, auprès desquels on demande des réactions, il y a beaucoup d'inquiétude. Certains nous disent: "A-t-on déjà constaté un tel niveau d'ingérence avant les élections dans une démocratie européenne?" Inquiétude d'autant plus grande quand on écoute le chef d'état-major des armées ce matin. - Quelques constantes apparaissaient à l'été dernier.

Déjà, c'était la permanence d'une menace russe sur notre continent, avec une guerre ouverte, qui reste ma préoccupation première en termes de préparation des armées. La Russie, en 2025, représente 1,3 million de soldats. Pour peser dans cet environnement et pour être écouté, il faut être fort. - E.Tran Nguyen: Avant d'être ambassadeur en Iran, vous étiez ambassadeur en Serbie.

Quand Poutine a envahi l'Ukraine, vous y êtes resté jusqu'à l'année dernière. Est-ce que ça vous inquiète, ce rapprochement des Etats-Unis avec les alliés de V.Poutine? - P.Cochard: Ce qui est frappant, c'est l'analyse commune que présentent les Etats-Unis et la Russie du continent européen et de l'UE.

C'est une entité décadente, qui n'a plus de valeurs et en proie au péril migratoire...

C'est un discours qui peut avoir un écho dans certains pays européens comme la Hongrie, la Serbie...

Il y a une influence russe et une sympathie pour la Russie, pour la Serbie qui est un pays candidat à l'UE. Les influences peuvent exister, mais ces ingérences, dans des processus électoraux, sont absolument inacceptables. - A.-E.Lemoine: Merci.

C'est une affaire qui reste un mystère: le 8 juillet 2023, E.Soleil, 2 ans et demi, échappait à la surveillance de son grand-père. Aujourd'hui, on ignore tout ou presque des circonstances exactes de la mort du petit garçon. 32 mois d'enquête, 300 auditions, 60 perquisitions, 285 ha ratissés...

Mais à ce jour, aucune certitude ni aucune preuve irréfutable. Pas de mobile, pas de mise en examen, juste une accumulation de zones d'ombre. Bonsoir, V.Doyen.

Merci de votre présence ce soir à l'occasion de la publication de votre livre, "Emile: les zones grises de l'enquête". L'affaire a occupé 24 mois de votre vie de reporter. Une affaire que vous avez été l'un des premiers à couvrir.

C'est à vous que les parents d'Emile vont confier la photo qui va accompagner l'appel à témoins qui va bouleverser la France entière. Un cliché aussi beau que déchirant. - V.Doyen: Oui.

Vous avez tout dit. Un cliché aussi beau que déchirant. Ca me fait encore quelque chose de voir cette photo.

A ce moment-là, il faut bien comprendre que des disparitions, il y en a beaucoup, dans un territoire comme celui-ci. Des gens s'égarent. Là, c'est un enfant.

Je pense, comme beaucoup, que c'est l'affaire d'un samedi et non pas d'une vie. Comme beaucoup, comme les gendarmes, qui sont les premiers à se rendre sur place, on se dit que ce n'est pas possible que cet enfant puisse s'être volatilisé sans qu'on ne puisse l'expliquer. C'est pour ça que les recherches, au début, ce sont celles pour retrouver un enfant vivant, qui s'égare seul.

On ne cherche pas de la même manière un enfant vivant qui s'égare seul qu'un enfant qui est certainement déjà mort et probablement caché. C'est ça, ce grand doute du départ. Cette photo m'est confiée par le papa d'Emile.

La maman, la première personne que j'ai au téléphone, me dit: "Ca y est, le grand cirque médiatique va commencer." Elle a annoncé les semaines et les mois qui allaient suivre. - A.-E.Lemoine: Vous vous êtes rendu un nombre incalculable de fois au Haut-Vernet.

Les portes s'ouvrent plus facilement pour vous, y compris celles du grand-père d'Emile, qui vous reçoit pendant plus de 2 heures. Vous le rencontrez avec une certaine appréhension. A ce moment-là, même s'il est sorti libre d'une garde à vue, il reste, aux yeux de certains, le suspect numéro 1 dans la mort de son petit-fils, le coupable idéal? - V.Doyen: Quand je le rencontre, j'ai peur.

Ca se passe à La Bouilladisse. Le Haut-Vernet, c'est leur résidence secondaire. Après des mois d'investigations, de rebondissements, de sujets que j'ai sortis factuellement pour informer mais aussi de sujets que j'ai sortis à des fins d'audience... - A.-E.Lemoine: Parce que c'est une affaire qui fascine? - V.Doyen: Oui.

Les grands-parents m'accordent la confiance de m'ouvrir la porte de leur domicile. En arrivant chez eux, j'ai peur. Je me demande qui va me recevoir.

Il y a tellement de choses qui ont été dites, factuelles... - A.-E.Lemoine: Notamment sur la personnalité du grand-père, qui serait un homme presque violent... - V.Doyen: Je ne savais pas qui j'allais avoir en face de moi, comment j'allais être reçu.

J'ai eu une vraie appréhension. J'ai passé plusieurs heures avec le couple. Quelques jours plus tard, P.Vedovini m'a de nouveau écrit et m'a dit qu'il souhaitait me voir plus longuement encore.

Une seconde date m'a été confiée. Ca ne peut pas être un hasard. C'était 2 ans jour pour jour après la disparition de leur petit-fils. - A.-E.Lemoine: C'est un homme brisé que vous rencontrez?

Plus fragile que les portraits qui en ont été dressés? - V.Doyen: J'ai une idée reçue qui tombe.

J'avais l'idée d'un homme autoritaire, dur, difficile. C'est peut-être le cas. Une porte fermée, on ne sait jamais ce qui s'y passe.

Mais j'ai vu un homme touché, affaibli, moralement, pas physiquement, qui se tenait à la table au moment de me parler de son histoire. Il me disait que c'était trop dur pour lui, la pression, le regard des autres. Sa patientèle s'absentait.

Il a perdu beaucoup de patients. A l'inverse, j'ai vu A.Vedovini, la grand-mère, digne, courageuse, droite.

J'ai vu un homme qui s'affaisse et une femme qui se redresse. - A.-E.Lemoine: Les enquêteurs l'avaient soupçonné d'avoir tué Emile et d'avoir déplacé son corps.

Il est ressorti libre de cette garde à vue. Mais la piste familiale n'est pour autant toujours pas écartée à ce jour? - V.Doyen: Exactement.

Dans cette affaire, il n'y a qu'une seule personne légitime pour parler de la suite judiciaire: le procureur de la République d'Aix-en-Provence. A la suite de la garde à vue, il explique: "Ces 4 personnes sont ressorties libres. Pour autant, la grande porte familiale n'est pas refermée." - A.-E.Lemoine: L'autre hypothèse mène à un habitué du Haut-Vernet.

Près de 100 profils ADN ont été prélevés parmi les habitants, les vacanciers, les personnes de passage de ce mois de juillet 2023. On compare ces ADN aux autres inconnus retrouvés sur les vêtements d'Emile et dans des courriers anonymes. La campagne doit s'achever ce printemps.

Elle est peut-être là, la clé? - V.Doyen: Oui.

C'est le genre d'enquête extrêmement difficile où on ne se dit rien d'avance. Du jour au lendemain, un ADN matche. Cet ADN peut tout renverser.

Pour autant, des sources proches de l'enquête m'ont dit que c'était peut-être une énième fermeture de porte. Les ADN, il y en a un étranger à celui de la famille qui a été retrouvé. Une trace a été isolée, même beaucoup.

Mais la plupart étaient des traces de contamination. Ca pousse certaines personnes dans ce dossier à regretter l'intervention du laboratoire de la gendarmerie nationale, qui aurait parfois laissé des traces de contamination sur les ossements et les vêtements. Un ADN, vous pouvez le faire parler scientifiquement, mais c'est pas parce que vous le faites parler scientifiquement que vous pouvez le faire parler judiciairement.

Un ADN étranger mélangé à un ADN de contamination, ça peut être brinquebalant, devant une cour d'assises. - A.-E.Lemoine: Vous dédiez cette enquête à E.Soleil et à votre fils, Roméo. "Ces 2 enfants qui auraient dû vivre, grandir et rire ensemble, dans le même monde." Au contact des habitants du Haut-Vernet et de la famille, vous avez fini par transposer votre propre vie? - V.Doyen: Forcément.

Je suis un journaliste de province. Je vis dans les Alpes-de-Haute-Provence. Quand une affaire comme ça vous tombe dessus, vous avez envie, non pas de rivaliser, mais de faire du travail comme les grands services de police-justice en région parisienne, au "Parisien", à RTL...

Vous allez toujours plus loin. J'ai travaillé plus que de raison. Emile, je l'ai ramené à la maison, partout, tout le temps.

Un jour, mon petit Roméo me dit avec l'insouciance d'un garçon de son âge: "Le petit garçon sur ton téléphone est mort?" Waouh. Avec ses mots d'enfants, il a mis le doigt sur mes maux d'adulte.

J'ai démissionné. J'ai quitté mon poste. Cette affaire et la mienne sont un peu liées.

Quelques jours plus tard, c'était la garde à vue. Je n'ai jamais cessé de travailler, depuis juillet 2023, et encore aujourd'hui. Cette affaire est loin d'être terminée. - E.Tran Nguyen: Vous avez quitté l'antenne locale de BFM le 13 mars 2025.

A ce moment-là, dans vos bras, il y a votre fils. - V.Doyen: Exactement.

Voilà, c'est fini. C'est un moment que j'ai appréhendé. Mais c'est moi qui l'ai choisi.

Ce soir, c'était mon dernier journal et mon dernier jour de travail à BFM DICI. Ce soir, je pars. J'ai vécu des grands moments.

J'ai vécu des moments plus douloureux. J'ai fait des erreurs. J'ai essayé de les rattraper.

En 12 ans, j'ai fait de mon mieux, avec franchise et sincérité. - E.Tran Nguyen: Vous l'avez dit vous-même, vous avez travaillé plus que de raison.

C'est une affaire qui a été extrêmement médiatisée, feuilletonnée. C'est quelque chose que vous regrettez? - V.Doyen: Je le regrette pas.

Il y a des méthodes que j'ai employées dont je ne suis pas fier. Pour connaître ses limites, il faut les franchir. Je les ai franchies à des fins d'audience.

Quand vous avez des informations qui tombent sur le passé du grand-père, que vous fouillez la vie privée d'une famille, que vous ouvrez les placards, fouillez les poubelles, que vous vous piquez au jeu de l'audience et que vous avez des résultats stratosphériques et que l'affaire vous permet d'aller sur les grands plateaux à Paris, des fois, vous en faites trop. C'est la profession, mais pas que. C'est aussi un public, un public qui consomme.

Quand il est tombé sur les gardes à vue sur les chaînes d'info en continu ou les autres chaînes, il ne veut pas quitter la chaîne. Il consomme ça comme il consomme une série. Mais là, il n'y a ni générique ni pub. - E.Tran Nguyen: C'est la vraie vie. - V.Doyen: Je leur explique tout ça.

Ils le comprennent ou pas, mais en tout cas, c'est une sorte d'introspection. Je ne pouvais pas écrire ce livre en me drapant de vertu. J'ai été le premier à feuilletonner.

Il y a des choses que je regrette, mais pas tout. J'aime profondément mon métier. - A.-E.Lemoine: Merci. "Emile: les zones grises de l'enquête", c'est disponible depuis hier dans toutes les librairies.

Merci beaucoup. Tout de suite, la Story de L.Amar. - C'est l'image de la matinée ou plutôt la une de la matinée. - J.Bardella officialise sa relation avec la princesse italienne Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles. - On les voit vivre leur histoire d'amour sur les plages de Corse. - En langage politique, c'est du storytelling. - L.Amar: C'est l'histoire de la couverture dont tout le monde parle.

Pour la première fois, la relation de J.Bardella avec la princesse italienne s'affiche en une de "Paris Match". 9 photos prises en Corse et une mise en scène soignée, comme une paparazzade autorisée où le couple se tient la main et porte des tenues assorties.

Elle est née à Rome et a grandi entre Paris, Monaco et l'Italie. Sa famille est issue de la dynastie des Capétiens. Elle porte le titre de duchesse de Calabre.

Son parrain est le frère du roi de Belgique et un descendant de Bonaparte. Elle est apparue sur le plateau de F.Bollaert dans une séquence culte. - Est-ce que vous vous confrontez à des expériences que vous ne voudriez pas que maman sache? - A Monaco, on a 2 amis très proches de nous.

Une fois, on s'était cachés derrière des arbres. Je vois que des gens passaient, et on faisait "bouh". - On peut pas parler de choses positives? - L.Amar: Elle est aujourd'hui influenceuse, une princesse de son temps.

Elle est passionnée de mode, veut lancer une marque de vêtements. Elle cumule près de 400 000 abonnés sur les réseaux et y documente sa vie de jet-setteuse. - Hier soir, j'étais invitée à un gala de bienfaisance dédié à la promotion des droits des femmes.

Comment ça se passe quand on est invité à un show? Je vous invite à me suivre à un défilé. - L.Amar: En janvier, une première image de son idylle avec J.Bardella avait fuité à l'issue de la soirée organisée pour les 200 ans du "Figaro".

Le président du RN n'avait pas souhaité répondre aux questions des journalistes. En juin dernier, il a pris le temps de démentir les rumeurs sur son orientation sexuelle face à K.Le Marchand. - Pourquoi vous n'avez jamais répondu à cette rumeur d'homosexualité? - J.Bardella: Je suis hétérosexuel.

Je peux vous dire le contraire pour vous faire plaisir. - A un moment donné, il va falloir sortir une personne publiquement. Si vous voulez vous marier, faire des enfants... - J.Bardella: C'est pas simple.

J'ai toujours cherché à protéger ma vie privée. A partir du moment où demain, je me dis "c'est avec cette femme que je veux faire ma vie et avoir des enfants", il faudra qu'elle aussi accepte une exposition. C'est très difficile. - L.Amar: Il y a la question intime et la question politique.

Alors qu'il caracole en tête des sondages pour la présidentielle, cela pourrait-il desservir J.Bardella de s'afficher avec une riche héritière tandis que lui a toujours insisté sur son enfance modeste en Seine-Saint-Denis? Nous avons interrogé plusieurs sondeurs. - C'est peut-être un caillou dans sa chaussure.

Mais dire que c'est une rupture d'image par rapport à ce qui est l'imaginaire de l'électorat RN par rapport à l'imaginaire d'un couple princier, je n'irais pas jusque là. - Se présenter aux côtés d'une princesse, tant que tout ça reste quelque chose de léger, limité en terme de communication, je ne pense pas que ça puisse le heurter. - Le fait de pouvoir être soutenu constitue un aspect rassurant pour les Français. - C'est une manière d'humaniser le politique, de ne pas cacher les choses. - L.Amar: Ce genre de photo est un classique des périodes de précampagne électorale.

L'exemple le plus parlant, le voici. Eté 2016, quelques semaines avant de quitter le ministère de l'Economie, E.Macron se laisse photographier avec sa femme à Biarritz et se retrouve en une de "Paris Match" au bras de sa compagne présidentielle. - A.-E.Lemoine: Merci.

Tout de suite, le 5/5 de L.Sénéchal. C'est le dernier jour d'été en ce début de printemps.

Je n'ai rien compris! - L.Sénéchal: C'est l'été, depuis quelques jours, alors que c'est le printemps.

On va perdre des degrés. Paris sera sous la pluie samedi. Aujourd'hui, il a fait plus de 25 sur une bonne partie du pays, comme à Lyon.

Un beau soleil qui fait du bien au moral. - Ca fait toujours du bien. On est très bien. - C'est quand même agréable de voir les gens heureux avec le sourire. - Ca fait du bien.

Les gens sont beaucoup plus souriants. Ils sortent, font du sport et sont plus gentils. - L.Sénéchal: Ca rend le travail plus agréable.

Une Lyonnaise a installé son bureau près d'une pelouse publique. Cette chaleur donnait aussi des envies de glace. Il faisait quasiment 30 degrés dans le Morbihan, un record pour le mois d'avril.

Les plus courageux se sont baignés dans une eau glaciale. C'est la Manche. Autrement dit, il faut vite se sécher en sortant. - Elle est à 11 ou 12.

C'est 15 minutes, pas plus. Après, on a du mal à se réchauffer. On est reboosté.

Je ne suis jamais malade. - Elle est comment, l'eau? - Froide.

On se lave les pieds. - L.Sénéchal: Ces températures estivales en tout début de printemps, ça interroge, ça met un peu le doute. - On profite, on est contents, mais on est conscients que c'est pas normal.

On aime avoir un printemps avec des températures de printemps. - On se dit qu'il y a un peu de dérèglement climatique, pour avoir autant de degrés à cette période. Mais on en profite quand même.

On sait pas combien de temps ça va durer. - L.Sénéchal: Qui se souvient de l'épisode de froid de début janvier?

Un épisode bien loin et isolé. C'est la tache bleue tout à gauche de ce graphique. Tout ce qui est rouge, c'est les températures au-dessus des normales.

C'est ce qu'on vit depuis début 2026. Le réchauffement climatique a des effets dévastateurs aux pôles. Les manchots immortalisés dans "La Marche de l'empereur" sont officiellement classés espèce en danger.

Le film avait remporté l'Oscar. Le réalisateur est retourné en Antarctique pour son voyage au pôle sud. Il avait constaté ce réchauffement climatique.

Il avait découvert la pluie en Antarctique. - C'est troublant de voir la pluie en Antarctique. J'avais jamais vu tomber la pluie.

On passe de la neige à la pluie et ça devient une calamité, en particulier pour ces poussins qui ne sont pas faits pour ça. Leur duvet n'est pas étanche. Ils gèlent et meurent.

C'est aussi bête que ça. - L.Sénéchal: Il nous a adressé un message.

Il dit qu'il n'est pas surpris. Ca nous ramène à cette difficulté à prendre en main le destin de notre propre espèce. - A.-E.Lemoine: La justice abandonne une enquête contre R.Hassan. - L.Sénéchal: La procédure concernant "la prétendue découverte d'un produit stupéfiant dans ses affaires"est classée sans suite.

R.Hassan a été placée en garde à vue dans le cadre d'une enquête pour apologie du terrorisme après avoir soutenu sur ses réseaux sociaux un terroriste japonais responsable de la mort en Israël de 26 personnes en 72. Elle sera jugée le 7 juillet.

Après son arrestation, plusieurs médias ont annoncé que de la drogue avait été retrouvée dans son sac. Le parquet évoque des traces de 3-MMC, une drogue de synthèse. Cette enquête est désormais classée.

Le porte-parole du ministère de la Justice porte plainte pour diffamation contre "Le Canard enchaîné", qu'il accuse d'avoir été une des sources ayant alimenté les médias. Le garde des Sceaux a été interpellé. - Vous avez une responsabilité politique.

Nous demandons la démission de votre porte-parole et des applications claires. - G.Darmanin: J'ai fait mon travail.

L'inspection de la justice est saisie. Faites le vôtre et condamnez l'antisionisme et l'antisémitisme. - L.Sénéchal: R.Hassan porte plainte pour violation du secret professionnel. - P.Cohen: Le parquet communique sur la possibilité de l'usage de drogue par une personnalité politique.

C'est une affaire grave. Il y a eu 24 heures de commentaires négatifs autour de R.Hassan. - A.-E.Lemoine: E.Macron au Vatican. - L.Sénéchal: Il sera reçu par le pape Léon XIV.

Une rencontre "laïque et républicaine", selon l'Elysée. Les 2 hommes d'Etat ont un ennemi commun: D.Trump.

Le pape critique régulièrement son compatriote D.Trump. ... - L.Sénéchal: Quel est le poids diplomatique de ce pape?

La venue d'E.Macron intervient 3 jours avant la visite du pape en Algérie. La presse algérienne affirme qu'E.Macron lui demanderait de plaider la cause de C.Gleizes.

L'Elysée ne confirme pas mais parle bien d'un tête-à-tête qui permettrait de faire passer toute une série de messages avec le pape Léon XIV. Ce pape est un équilibriste. La preuve en image.

C'est l'équipe des Harlem Globetrotters qui a été reçue au Vatican et qui fait tourner cette balle de basket sur son doigt. Il est aidé par le basketteur. Ce n'est pas nouveau pour un pape de faire ça.

Le basket au Vatican est une tradition. Le prédécesseur de Léon XIV a lui aussi reçu les Harlem Globetrotters, avec le même geste, tout comme Jean-Paul II, en 86. J'ai même plus ancien, les années 50.

Voici Pie XII qui assiste à un match de basket au Vatican. - L.Sénéchal: Il n'a pas fait de panier.

Mais il a aussi reçu les Harlem Globetrotters. C'était la première fois. - A.-E.Lemoine: Bientôt un Français sur la Lune. - L.Sénéchal: Un Français est en pole position pour faire partie de l'aventure.

C'est T.Pesquet. Ce matin, il était assez loquace sur France Inter. *-T.Pesquet: Un Allemand partirait a priori sur la première mission.

On ne sait pas si ça sera autour de la Lune ou sur la Lune. Un Français et un Italien, dans un ordre indéfini, partiraient aussi. Ca pourrait être moi.

Il y a également S.Adenot. Pour les gens expérimentés, ce serait plutôt moi. - L.Sénéchal: Il se dit jaloux de l'équipage d'Artemis 2. - A.-E.Lemoine: Voici les 400 fans de Johnny, qui sont sans doute les plus heureux de la Terre. - L.Sénéchal: Ils sont en croisière pour 4 jours.

Elle rend hommage à J.Hallyday. Parmi eux, saurez-vous trouver les quelques sosies de Johnny? - A.-E.Lemoine: Il n'y a que ça? - Quoi, ma gueule?

Mais qu'est-ce qu'elle a, ma gueule? - Je veux partager autre chose que l'amour dans ton lit. - Je suis un rock'n'roll man.

Je suis un rock'n'roll man. Je le savais, je le sentais. - Quelque chose de Tennessee... - L.Sénéchal: Le programme de la croisière, c'est du Johnny à toutes les sauces.

Là, c'est Johnny Tennessee. Il y aura même demain matin une messe célébrée par l'ancien curé de Saint-Barth, ami intime de la famille Hallyday. - C'est une ambiance de folie.

Les fans de Johnny ont le feu dans le coeur. Ils allument le feu là où ils sont. - Peut-être un futur saint Johnny? - Pour beaucoup de fans, Johnny est un saint.

C'est une évidence. - L.Sénéchal: Aux dernières nouvelles, ils sont au large de Gênes. - A.-E.Lemoine: On vous tiendra au courant minute par minute sur le déroulé de la croisière des fans de Johnny.

Un mot sur la sélection officielle du prochain Festival de Cannes? - L.Sénéchal: 21 films en compétition pour la Palme d'or.

Ca commence le 12 mai prochain. 7e sélection pour l'Espagnol Almodovar. Il y a des films très attendus, comme ce J.Moulin incarné par G.Lellouche.

C'est une sélection qui a l'accent français. - P.Lescure: Beaucoup de films français en compétition et hors compétition.

Mais il y a aussi beaucoup d'histoire de France. Il y a ce "Moulin". Il y aura 2 films sur la Résistance. - A.-E.Lemoine: Comment tu as déjà tout vu?

On reçoit R.de Palma dans un instant. Elle nous parle de cette rétrospective qui a lieu depuis hier au Centre Pompidou.

On la reçoit dans un instant. Merci, V.Doyen, d'avoir accepté notre invitation.

Guerre au Moyen-Orient : l’ambassadeur de France en Iran témoigne -C à Vous l’Intégrale - 09/04/2026 — Jordan Bardella · Pourquijevote