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Podcast / conversationRadio Classique — L'invité de la matinale (sur Podcast)· 24 juillet 2026 16 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sport

« La Bataille de Gaulle » : « Il y a un écho avec la situation d'aujourd'hui, et ce sera toujours le cas dans dix ans », selon le réalisateur Antonin Baudry

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Antonin Baudry, bienvenue sur l'antenne de Radio Classique, vous êtes auteur, réalisateur français et notamment de la grande fresque autour du général de Gaulle, la bataille de Gaulle, une fresque en deux parties, l'âge de fer démarre au moment de la débâcle de 1940, j'écris ton nom nous emmène jusqu'à la libération de Paris en 1944, après des débuts timides en salle, vos deux films approchent désormais des 4 millions de spectateurs, est-ce que ce chiffre vous surprend ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Quel type de public justement va voir vos films, qu'est-ce que vous constatez quand vous allez dans une salle de cinéma ?

  • 1:33OuverteRéponse directe

    Comment vous vous y êtes pris justement pour attirer ce public ?

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Comment vous avez procédé pour faire ce film ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Parce que ce qu'offre votre film aussi, c'est une image de De Gaulle qui sort un peu des sentiers battus aussi

  • 5:38OuverteRéponse directe

    Et une résistance disséminée à travers le territoire, qui ne se connaît pas l'une l'autre, finalement c'est ça aussi que raconte votre film, cette union de toutes les résistances

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34InvitéFait
    « Bah écoutez je suis pas du tout un expert des chiffres mais moi ce que je sens c'est effectivement un enthousiasme en salle »
  • 1:06InvitéFait
    « Bah écoutez ce qui me fait plaisir c'est qu'il y a tous les âges déjà pour commencer et ça c'était vraiment quelque chose d'important pour moi »
  • 2:47InvitéChiffre
    « On a fait d'abord un an de recherche historique, donc on a lu pas loin de 150 ouvrages chacun »
  • 4:37InvitéFait
    « Effectivement parce qu'on a une image quand je vous parlais des choses qu'on croit savoir etc, on a une image de De Gaulle qui provient en réalité des années 50 et 60 »
  • 5:55InvitéFait
    « Au début il n'y en avait pas beaucoup jusqu'au 11 novembre 40, cette manifestation des lycéens qui au péril de leur vie vont dans les rues sans organisation »
  • 7:29InvitéFait
    « Evidemment le premier qu'il fallait que je trouve c'était De Gaulle et ça je l'ai trouvé avec Bérénice »
  • 8:54InvitéFait
    « J'ai quand même beaucoup puisé dans les sources aussi de gens qui avaient rencontré le de Gaulle de l'époque »
  • 12:39InvitéFait
    « Et puis là il y a des types qui se disent on va pas faire comme ça et qui préfèrent faire comme ça et qui préfèrent finalement tenir bon même si ils doivent y passer tous »
  • 13:02InvitéFait
    « C'est un moment fondateur d'ailleurs que le contraste sociale sur lequel on vit aujourd'hui »
  • 13:50InvitéFait
    « L'obstination qu'il a fallu, les hasards qu'il a fallu, les combats qu'il a fallu pour que la France libre existe d'abord »

Temps de parole

  • Invité75 %
  • Présentateur19 %
  • Locuteur non identifié5 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Antonin Baudry, bienvenue sur l'antenne de Radio Classique, vous êtes auteur, réalisateur français et notamment de la grande fresque autour du général de Gaulle, la bataille de Gaulle, une fresque en deux parties, l'âge de fer démarre au moment de la débâcle de 1940, j'écris ton nom nous emmène jusqu'à la libération de Paris en 1944, après des débuts timides en salle, vos deux films approchent désormais des 4 millions de spectateurs, est-ce que ce chiffre vous surprend ? C'est ma première question Antonin Baudry

0:34
Invité

Bah écoutez je suis pas du tout un expert des chiffres mais moi ce que je sens c'est effectivement un enthousiasme en salle, on me raconte beaucoup d'applaudissements dans les salles et moi-même j'ai assisté à des accueils très chaleureux et ça c'est vrai que c'est une vraie satisfaction parce que quand on travaille comme ça longtemps sur un film il y a un moment où on sait plus trop, moi je suis ému par les choses que je vois à l'écran mais sentir que l'émotion elle passe dans les salles c'est une grande satisfaction pour moi

1:00
Présentateur

Quel type de public justement va voir vos films, qu'est-ce que vous constatez quand vous allez dans une salle de cinéma ?

1:06
Invité

Bah écoutez ce qui me fait plaisir c'est qu'il y a tous les âges déjà pour commencer et ça c'était vraiment quelque chose d'important pour moi, j'ai toujours dit tout le temps répété à mes équipes sur le tournage, au montage, à tous les interviews que je faisais ce film pour les ados et pour les jeunes et non pas pour les férus d'histoire et voilà de voir que effectivement les jeunes des 11 ans, 10 ans j'entends des retours de très jeunes qui ont adoré et ça ça me fait vraiment plaisir

1:33
Présentateur

Comment vous vous y êtes pris justement pour attirer ce public ?

1:35
Invité

En fait vous savez quand vous faites un film vous cherchez pas à attirer un public, ça c'est le travail du marketing Vous cherchez à faire un... vous cherchez à procurer de l'émotion à des gens qui sont dans une salle Donc ça par contre oui je pensais à... je pensais aux jeunes en faisant le film parce que moi-même j'ai un regard qui restait un regard d'enfant sur les films C'est quand j'avais effectivement cet âge là que j'ai commencé à adorer le cinéma en regardant des films avec mon père Et ça effectivement alors comment on fait...

bah dans ces cas là déjà il faut s'assurer du fait qu'il n'y a rien qu'il faille connaître en dehors du film pour pouvoir apprécier le film Et ça c'était effectivement un travail parce que surtout sur un film comme ça où en fait c'est une période qu'on croit connaître tous Moi compris hein, j'ai découvert énormément en m'y intéressant et en travaillant dessus Et donc il faut lutter en permanence contre des tas d'idées reçues qu'on a sur la période Et puis il faut faire en sorte qu'effectivement il n'y ait pas des références à des choses extérieures qu'il faille connaître par ailleurs Parce que sinon effectivement un jeune de 15 ans, 20 ans ou même un adulte qui s'en fiche va complètement décrocher Et ça c'était un assez gros travail Comment vous avez procédé pour faire ce film ?

Bah avec ma co-autrice et moi, donc ma co-autrice c'est Berenice Villa et c'est aussi mon épouse Donc on vivait ensemble et on travaillait ensemble On a fait d'abord un an de recherche historique Donc on a lu pas loin de 150 ouvrages chacun Enfin c'était vraiment un gros travail, on a pris beaucoup de notes Et puis un beau jour on a fermé tous les livres Et on s'est dit ok maintenant on commence à écrire Ça c'est un premier temps et puis vous savez l'écriture ça se fait par couche, par version Et donc il y a des moments où quand il y avait quelque chose qui était suffisamment Pas définitif encore mais abouti J'appelais Julian Jackson que j'avais pris comme consultant historique sur le film, sur l'écriture

3:16
Présentateur

Historien britannique

3:17
Invité

Historien britannique qui a écrit une biographie de De Gaulle qui est excellente De Gaulle et une certaine idée de la France Et lui disons que je lui faisais lire ce qu'on avait fait Il venait à la maison et on discutait On discutait, il me faisait un retour sur ce qu'il pensait Après on allait manger Et bien après on rediscutait Et on a fait ça 4 ou 5 fois comme ça Et ça a été très utile parce que ça me donnait un regard Ça me donnait une grande liberté paradoxalement Ça nous permettait à Bérénice et à moi d'être libre quand on écrivait De savoir qu'il y avait quelqu'un qui allait pouvoir nous dire Attention là, attention à telle chose Là vous vous éloignez un peu du sens de l'histoire Là au contraire, c'est exactement le sens des personnages D'avoir ce regard second et rigoureux C'était une vraie garantie que même si on fait une fiction On a voulu qu'elle soit juste historiquement Et j'entends ici ou là des gens Alors même des commentaires Des gens qui disent j'ai adoré le film et tout Bon ils ont pris des libertés avec l'histoire Mais j'aimerais bien qu'ils me disaient lesquelles en fait Parce que je crois qu'on est vraiment proche de ce qui est juste historiquement

4:19
Présentateur

Parce que ce qu'offre votre film aussi C'est une image de De Gaulle qui sort un peu des sentiers battus aussi Il passe du statut d'icône au statut d'homme finalement Qui va devenir homme politique Ça c'était une des facettes de cette biographie dont vous parliez de Julian Jackson Je crois que c'est ça qui surprend les gens en fait

4:37
Invité

Effectivement parce qu'on a une image Quand je vous parlais des choses qu'on croit savoir etc On a une image de De Gaulle qui provient en réalité des années 50 et 60 Et c'est vrai que le personnage de De Gaulle en 40 Est un personnage complètement différent de celui des années 50 ou 60 C'est quelqu'un qui se retrouve face à une situation impossible Qui n'a aucune des qualités requises pour faire ce qu'il veut faire Aucune C'est quelqu'un qui veut se battre Qui arrive et qui dit à tout le monde qu'il veut se battre Quand il arrive à Londres en juin 40 Et qui n'a pas d'armée C'est quelqu'un qui veut convaincre les français Et qui est totalement inconnu d'eux Totalement inconnu d'eux C'est quelqu'un qui veut convaincre les anglais Et qui ne parle pas un mot d'anglais Et c'est quelqu'un qui évidemment veut interagir sur un terrain politique Puisque remettre la France au combat Aux côtés de ses alliés c'est un but politique Et il n'a pas d'expérience de la politique Il se retrouve face à des interlocuteurs Qui le manipulent en deux temps trois mouvements Et c'est aussi ce qu'on voit dans le film C'est ça qui surprend je crois dans le bon sens Les spectateurs Et qui peut-être qui malmène un peu certaines personnes Qui pensaient qu'ils connaissaient tout

5:38
Présentateur

Et une résistance disséminée à travers le territoire Qui ne se connaît pas l'une l'autre Finalement c'est ça aussi que raconte votre film Cette union de toutes les résistances Ce n'est pas seulement l'appel du 18 juin 40

5:53
Invité

Oui vous savez quand on dit toutes les résistances Au début il n'y en avait pas beaucoup Jusqu'au 11 novembre 40 Cette manifestation des lycéens Qui au péril de leur vie Vont dans les rues sans organisation Et cette manifestation n'a été organisée par personne Elle est spontanée Elle s'est faite de différentes manières Dans différents lycées Chacun pensait qu'ils allaient être une dizaine Et qu'ils allaient être arrêtés Avant même de pouvoir arriver à l'arc de triomphe Et en réalité ils ont été démilés Ils ont débordé les forces de l'ordre Et ça a été une surprise Mais jusque là Tous ceux qui voulaient faire quelque chose Comme on disait à l'époque Ne savaient pas comment faire Et donc moi j'ai retracé Dans le premier film L'âge de fer Non seulement l'histoire de De Gaulle Mais l'histoire d'un jeune homme Fernand Qui en fait c'est un lycéen Qui se sacrifie pour son pays Voilà et j'ai trouvé ça très très émouvant Très atypique comme figure Surtout aujourd'hui Donc voilà quand on dit toutes les résistances Au début il n'y en a pas beaucoup Et puis après effectivement Oui l'étincelle commence à se propager Et le deuxième film raconte beaucoup plus La convergence de plein d'étincelles Qui ont été allumées Et il y a quelque chose de très fort Dans cette union grandissante Parfois difficile à réaliser Et ça a été le travail de Jean Moulin Pour faire en sorte que la résistance Devienne une force Et qu'elle puisse avoir un vrai impact Sur l'avenir du pays

7:14
Présentateur

Le film il tient aussi par un casting Je vais citer Nils Steder par exemple Dans le rôle du général Leclerc Benoît Magimel en général Koenig Et bien sûr Simon Abkarian Qui est bluffant dans le costume de De Gaulle C'est un casting qui s'est vite imposé

7:29
Invité

Evidemment le premier qu'il fallait que je trouve C'était De Gaulle Et ça je l'ai trouvé avec Bérenice On l'a trouvé pendant l'écriture Je ne sais pas si ça s'est imposé Je ne sais pas si c'est le terme Le terme que j'emploie c'est le terme de l'évidence Il n'y avait personne d'autre C'était lui ou personne Et puis pour chacun A peu près des autres personnages Je me suis posé la question Qui serait le meilleur acteur Qui serait la meilleure actrice Pour ce rôle Et un petit peu indépendamment De ce que les gens avaient fait avant Les CV ce n'est pas toujours quelque chose Qui impressionne tant que ça Parce qu'il faut faire attention A ce qu'ont fait les acteurs avant Parce que la dernière chose Qu'on veut demander à un acteur Me semble-t-il C'est de refaire quelque chose Qu'il a déjà fait Là je trouve que ça se voit tout de suite Donc je préfère donner A des comédiens Des choses qui a priori Peuvent paraître Comme surprenants Ou des contre-emplois Parce que je sais que ça va être Un défi pour eux Autant que pour moi

8:17
Présentateur

Vous lui avez donné des consignes de jeu A Simon Abkarian Vous avez discuté ensemble La manière dont il fallait Interpréter ce général de Gaulle Parce qu'il est assez atypique aussi Comme vous le disiez tout à l'heure

8:27
Invité

Oui On en a discuté je sais pas Je dirais entre 200 et 300 fois On se comprenait très bien avec Simon Il y a un langage commun Qu'on s'est élaboré Qui passe aussi beaucoup par le regard D'ailleurs Et où après une prise Je sais que c'était toujours assez émouvant Parce que tout de suite Dès que je dis couper Il lève les yeux vers moi Et on sait On se parle On se parle par les yeux Oui en fait Disons que J'ai quand même beaucoup puisé Dans les sources aussi De gens qui avaient rencontré Le de Gaulle de l'époque Et qui avaient été confrontés A une certaine forme d'étrangeté De ce personnage Qui est souvent décrit Par les gens qui l'ont rencontré Alors qu'ils soient anglais ou français Qu'ils l'ont rencontré en juin 40 Comme un personnage étrange Qui semble venir Qui semble sans âge Venir d'une époque différente Certains le décrivent Comme un chevalier teutonique Sorti du Moyen-Âge Il y avait quelque chose comme ça Les gens se retournent dans les rues à Londres Parce qu'il est très grand Qu'il a une démarche bizarre Il y a un regard étonnant aussi Il y a un grain de folie chez lui Donc tout ça Tout ça c'est des choses Dont on a parlé évidemment Avec Simon A maintes et maintes reprises Et puis Il y a aussi ce qui l'habite C'est quelqu'un d'habité Et ça la façon d'interpréter ça C'est Voilà C'est quelque chose qui se travaille C'est pas seulement en parler C'est essayer des choses Corrigir, rectifier, recommencer Regarder ce qui nous plaît C'est aussi quelqu'un Qui est traversé d'émotions Mais qui s'efforce De ne pas montrer ses émotions Ça c'est un défi Pour un comédien aussi Et c'est un beau défi Et je sais que Simon Voilà Simon c'est quelqu'un Qui aime les défis Quand il voit un défi comme ça Il est surexcité Et il y va

10:04
Présentateur

Le film nous plonge aussi Dans de grandes batailles Mémorables Notamment en Afrique Il y a celle de Birakheim Qui peut marquer les esprits Si on va voir le film On se retrouve aussi Enfermé dans des bureaux Les bureaux ont une Grande importance aussi Dans votre film Pour des parties d'échecs De poker diplomatique aussi Des intrigues Des bruits de couloirs En tant qu'ancien diplomate Votre passé d'ambassadeur Est-ce que ça Vous aviez une certaine jubilation A traiter ce genre de scène A réfléchir A ce genre d'interaction

10:36
Invité

On dit des bureaux Mais c'est quand même Des très beaux espaces Des grands bureaux Non mais c'est pas une question de taille C'est une question Ils sont chargés en fait Et on les a chargés Avec mon chef d'éco Benoît Baron On les a chargés Vraiment de couleurs De vécu D'objets Moi c'est des espaces Que je trouve très poétiques Vous savez par exemple Vous me parlez des films Que j'avais en tête Curieusement par exemple J'avais plus en tête Des films de Ron Carwai C'est quelqu'un Qui adore filmer Les êtres humains Dans des petits espaces Alors là Ils sont pas si petits que ça Oui Ils sont chargés Ils ont beaucoup de couleurs Ils ont beaucoup de vécu Et ce qui s'y passe dedans A un côté à la fois Très tragique Et très humain C'est des scènes Je pense Il y a beaucoup d'émotions De la part des personnages Je pense aussi Parfois Pour les spectateurs En tout cas pour moi Et C'est des scènes très humaines C'est un peu ce qui se passerait Si vous étiez avec quelqu'un Dans votre cuisine Et qu'il fallait Décider de votre relation Pour toujours

11:36
Présentateur

Avec des hauts et des bas On voit Le général de Gaulle Simon Avcarian Encaisser aussi Beaucoup d'échecs

11:43
Invité

Énormément En fait C'est assez stupéfiant En fait Le nombre d'échecs D'humilations Qu'il a dû Encaisser Au fur et à mesure Et c'est vrai Que la France libre C'était un projet Qui était d'abord Totalement chimérique Au début Et ensuite Qui était Une cause perdue Pour dire les choses Et c'est très Voilà Là pour moi Il y a aussi quelque chose De très formateur Et frappant De voir des gens Qui s'engagent En plus au péril De leur vie Des gens qui sont Condamnés à mort Du coup Qui s'engagent Comme ça Dans une cause perdue Il y a quelque chose De fort De se dire que finalement En fait Ce qui compte C'est pas forcément De gagner Mais ce qui compte C'est de le faire Et que ça serait pire De ne pas le faire Je trouve que c'est Un moteur Très puissant Et On a vu aussi Des moments comme ça Plus récents Dans l'histoire Quand on a vu Ce qui s'est passé En Ukraine Juste après l'invasion russe C'était quelque chose De très fort aussi Et il y a un peu Quelque chose De cet ordre là Tout le monde se dit Ils sont foutus Etc Et puis là Il y a des types Qui se disent On va pas faire comme ça Et qui préfèrent Faire comme ça Et qui préfèrent Finalement tenir bon Même si Ils doivent Y passer tous Et je trouve ça Vraiment fort

12:54
Présentateur

C'est un film De Gaulle Ce film en deux volets Qui nous parle d'aujourd'hui D'une certaine manière

12:59
Invité

Bah oui C'est difficile de dire le contraire Parce que d'abord C'est un moment fondateur D'ailleurs que le contraste Sociale sur lequel on vit aujourd'hui Je pense qu'on voit dans le film A quel moment il a été Rendu possible C'est le moment De la constitution Du conseil national De la résistance Par exemple Et puis Le premier entretien Entre De Gaulle et Roosevelt Il ressemble quand même Par beaucoup d'aspects A l'entretien Entre Trump et Zelensky Il a été tourné avant J'ai pas cherché A biaiser les choses Dans le film Je l'ai vraiment fait Comme je pense Qu'il a eu lieu Donc il y a toujours Un écho Effectivement De la situation D'aujourd'hui Dans le film Mais je vous dirais Pour être très sincère Que je pense que ça sera Toujours le cas Il y a 10 ans Dans 10 ans Et que ça aurait été le cas Aussi il y a 10 ans

13:43
Présentateur

Quelle est la chose Que vous avez apprise Qui vous a le plus surpris Sur cette période 40-44 ?

13:50
Invité

Bah ce que vous avez dit tout à l'heure C'est à dire L'obstination Qu'il a fallu Les hasards Qu'il a fallu Les combats Qu'il a fallu Pour que la France libre Existe d'abord Et pour qu'ensuite Elle puisse sauver la France Je n'avais probablement pas Dans ma jeunesse Après avoir lu pourtant Beaucoup de livres En fait Sur cette période Et sur De Gaulle Et ces personnages là Je n'avais pas pris Toute l'ampleur De ce qu'ils avaient traversé Moi il m'a fallu me mettre Dans cette position là De faire un film au présent Dans le présent De ces personnages là Pour en faire l'expérience Et pour transmettre Cette expérience Et je crois qu'elle est juste Je crois que vraiment Ça a été une succession D'humilations et d'échecs Avant qu'il se passe quelque chose

14:29
Présentateur

Merci Antonin Vaudry D'être venu ce matin Sur Radio Classique Réalisateur de La bataille de Gaulle L'âge de fer J'écris ton nom Les deux volets Toujours en salle cet été Et on va se quitter Antonin Vaudry Avec l'une des chansons Qui accompagne La première partie du film Cette chanson de Charles Trenet Boum Bonne journée Antonin Vaudry Bonne journée

14:47
Locuteur non identifié

La pendule fait Tic-tac-tic-tic Les oiseaux du lac Pic-pac-pic-pic Glou-glou-glou Font tous les dindons Et la jolie cloche Ding-ding-don Mais boum Quand notre coeur fait boum Tout avec lui dit boum Et c'est l'amour Qui s'éveille Boum Il chante Loving Bloom Au rythme de ce boum Qui redit boum A l'oreille Tout a changé depuis hier Et la rue a des yeux Qui regardent aux fenêtres Y'a du lila Et y'a des mains tendues Sur la mer Le soleil va paraître Boum L'astre du jour fait boum Tout avec lui dit boum Quand notre coeur fait boum boum

15:35
Présentateur

8h29 sur Radio Classique Dans un instant Esprit libre Deux rédactrices en chef Avec nous ce matin Soiside Kemener De la Tribune dimanche Et Géraldine Wossner Du magazine Le Point Ce sera juste après La revue de presse D'Hervé Gatelieu

15:47
Locuteur

D'Hervé Gatelieu D'Hervé Gatelieu D'Hervé Gatelieu

« La Bataille de Gaulle » : « Il y a un écho avec la situation d'aujourd'hui, et ce sera toujours le cas dans dix ans », selon le réalisateur Antonin Baudry · Pourquijevote