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InterviewLCP (sur YouTube)· 11 novembre 2023 13 minComplaisantPortrait personnelSantéInstitutions & élections

Stéphanie Rist, députée "Renaissance" du Loiret | La politique et moi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quand vous avez envoyé votre CV à En Marche en 2017, vous étiez persuadée que vous ne seriez pas retenue. Pourquoi ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Vous aviez une image de la politique pas formidable, pour penser ça.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    L'idée d'être engagée dans un parti, c'était pas votre truc ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui fait que vous allez être une bonne députée ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous considérez que votre mandat de députée est la suite logique de votre engagement de médecin.

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Sur le papier, médecine et politique, ça semble éloigné. Vous voyez des points communs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Stéphanie RistFait
    « J'ai un engagement qui est ancien, à l'intérieur de l'hôpital, en milieu associatif, et il se poursuit. »
  • 4:00Stéphanie RistFait
    « C'était cohérent. Je travaillais à l'intérieur de l'hôpital pour améliorer l'accès aux soins de mon territoire. »
  • 5:00Stéphanie RistFait
    « Dans la politique, vous continuez à écouter les gens et à essayer d'améliorer leur vie, soit localement à la permanence, et vous essayez de les aider, soit même nationalement et dans les lois qu'on peut porter ou voter. »
  • 8:00Stéphanie RistFait
    « Ma spécificité est sur la santé. »
  • 10:00Stéphanie RistFait
    « Mon père a travaillé toute sa vie sur les toits, il est couvreur. Il a 58 ans aujourd'hui. Chaque soir, ses genoux doublent de volume. »
  • 11:00Stéphanie RistFait
    « J'ai des parents qui ont tout mis... On est deux filles, et ils ont mis les études comme quelque chose d'important et émancipateur. »
  • 12:00Stéphanie RistFait
    « Il faut emmener tous les acteurs, et quand vous touchez à un sujet en politique, ça touche les finances, ça touche d'autres secteurs, donc vous avez tous ces gens-là à essayer d'emmener vers une transformation ou une politique qui change. »
  • 14:00Stéphanie RistFait
    « Les lois que j'ai portées sont des lois qui changent la culture, qui bousculent. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

-Elle aurait pu rester médecin à l'hôpital d'Orléans, d'autant qu'elle s'est toujours méfiée des partis politiques, mais pour mener la mission qu'elle s'est fixée, elle s'est engagée en 2017 sous les couleurs d'En Marche. Générique ...

Bonjour, Stéphanie Rist. -Bonjour. -Vous siégez aujourd'hui à Renaissance.

Quand vous avez envoyé votre CV à En Marche en 2017, vous étiez persuadée que vous ne seriez pas retenue. Pourquoi ? -Oui, je croyais que les dés étaient jetés à l'avance, que les postes étaient déjà pourvus. -Vous aviez une image de la politique pas formidable, pour penser ça. -Oui, en tout cas que c'était réservé à certains, soit parce qu'ils étaient engagés très tôt dans des partis ou soit parce qu'ils avaient fait des études pour ça.

Voilà. -L'idée d'être engagée dans un parti, c'était pas votre truc ? -Non, j'étais pas engagée dans un parti, même si la chose politique et la politique, les débats, m'intéressaient déjà. -A l'époque, vous étiez médecin à l'hôpital d'Orléans.

Vous aviez jamais fait de politique, mais vous l'avez emporté largement aux législatives de 2017, et le lendemain, vous étiez confiante. -Vous êtes novice. Qu'est-ce qui fait que vous allez être une bonne députée ? -J'ai un engagement qui est ancien, à l'intérieur de l'hôpital, en milieu associatif, et il se poursuit.

Pour moi, c'est une continuité sur mon parcours. Certes, j'ai pas d'expérience politique pure, mais j'ai une expérience de l'écoute, du partage, de l'échange et de faire avancer les sujets. -C'est surprenant.

Vous considérez que votre mandat de députée est la suite logique de votre engagement de médecin. -C'était cohérent. Je travaillais à l'intérieur de l'hôpital pour améliorer l'accès aux soins de mon territoire, en difficulté en raison du nombre de médecins depuis de nombreuses années, et j'étais arrivée au bout de ce que je pouvais faire à mon échelle en tant que médecin.

Donc j'avais envie de m'engager pour améliorer l'accès aux soins. -C'était déjà votre objectif en présentant votre candidature ? -Oui, c'était le sens premier de mon engagement, pour améliorer la vie des gens sur l'accès aux soins.

C'est mon domaine de compétence. -On va en parler plus en longueur, mais d'abord, sur le papier, médecine et politique, ça semble éloigné. Vous voyez des points communs ? -Oui, beaucoup.

J'avais peur que la médecine me manque, en arrêtant, même si je fais encore une demi-journée. Mais dans la politique, vous continuez à écouter les gens et à essayer d'améliorer leur vie, soit localement à la permanence, et vous essayez de les aider, soit même nationalement et dans les lois qu'on peut porter ou voter. On essaye d'améliorer la vie. -Il y a une partie diagnostic et une partie soins. -Il y a une grosse partie écoute.

Je crois qu'il faut aimer les gens, si on veut faire de la politique, sinon, ça ne marche pas. -Qu'est-ce qui est le plus facile d'entre les deux ? -Entre la médecine et la politique ?

Je crois que la politique, c'est énormément de travail. Ca m'a surpris, d'ailleurs, la quantité de travail que font tous les députés. Il y a beaucoup d'engagement et de travail.

La médecine aussi, évidemment. J'ai beaucoup travaillé pendant mes études. Mais en politique, peut-être encore plus. -Quand on regarde le bilan de votre action depuis 2017, presque toutes vos initiatives sont tournées vers le fait d'améliorer l'accès aux soins.

Vous êtes à l'origine de deux lois qui ont été votées sur ce sujet. Ca donne l'impression d'une députée en mission. Vous vous retrouvez dans cette formule ? -Je sais pourquoi je suis là et je sais pourquoi je suis engagée.

Et en même temps, chacun doit apporter sur les sujets dans le cadre de ses compétences, dans son vécu, ses expériences. Moi, je m'engage sur la santé et je travaille beaucoup pour essayer d'améliorer les choses. -Donc vous vous intéressez pas ou peu au reste ?

C'est pas votre truc ? -Non, et ça, c'est venu progressivement. Quand je suis arrivée, j'étais pas dans la commission des affaires sociales mais dans celle des affaires culturelles, donc je me suis tout de suite intéressée à d'autres sujets, même si je rapportais souvent à la santé.

C'est bien sûr sur tous les textes, parce que la vie des gens, c'est pas que des problèmes de santé, mais ma spécificité est sur la santé. -Pendant le débat sur la réforme des retraites, vous avez été rapporteur de ce projet de loi. On vous a vue répondre aux différentes attaques des oppositions sur une registre purement politique, sauf une fois, en réponse au député Rassemblement national Thomas Ménagé.

On va revoir les images. -Mon père a travaillé toute sa vie sur les toits, il est couvreur. Il a 58 ans aujourd'hui.

Chaque soir, ses genoux doublent de volume. Le matin, il est incapable de se lever car il est cassé ! Venez sur le terrain et vous comprendrez que pour une partie des Français, il est impossible d'aller à 64 ans. -Monsieur Ménager, mon père, il tenait un bistrot.

Il se levait à 5h du mat', il bossait 7 jours sur 7. Personne ici a un monopole du papa qui a souffert dans sa vie. Huées -C'est rare que les députés parlent d'eux-mêmes, de leur vie familiale, on peut dire.

Pourquoi vous avez fait ça ce jour-là ? -Il faut remettre dans le contexte d'une réforme compliquée qui nécessitait beaucoup de travail avant, et aussi une fatigue assez importante. Je crois que dans ces moments-là, finalement, on retire un peu les barrières, et c'était une attaque... -Vous avez eu besoin d'aller sur ce registre ? -C'était d'une violence importante, dans cette réforme des retraites, avec des propos très virulents de plusieurs...

De plusieurs bords. Et en fait, je trouve que l'argument était personnel et qu'il fallait répondre par du personnel. En fait, c'est sorti tout seul.

Je sais pas si à froid, j'aurais eu les mêmes arguments. Je crois pas. -Vous avez été élevée, éduquée, dans un milieu plutôt modeste, on l'a compris.

En choisissant médecine, vous avez fait les études les plus longues en France. Vous dites que c'était une forme de revanche. Une revanche sur quoi ? -Oui, j'ai des parents qui ont tout mis...

On est deux filles, et ils ont mis les études comme quelque chose d'important et émancipateur. -Eux-mêmes n'ont pas fait d'études ? -Eux-mêmes n'ont pas eu le bac.

Voilà, mais on n'en est pas tristes, dans la famille. Je suis très fière de mes parents. Mais n'empêche que la notion de faire des études et d'avoir cette chance de pouvoir étudier était vraiment rabâchée presque tous les jours.

Avec ma soeur, on a fait des études très longues, et c'est peut-être en revanche par rapport à eux. -Vous avez choisi médecine, mais la politique vous a passionnée dès vos 7 ans. Vous regardiez "L'heure de vérité" quand la plupart des enfants regardaient "Le Club Dorothée." -On regardait "L'heure de vérité" avec mon père et on préparait vraiment l'émission, et on débattait sur les sujets.

J'essayais d'avoir un avis... -C'était l'idée du débat qui vous intéressait ? -Oui.

C'était se positionner, avoir un avis sur les choses qui nous entourent, sur la société. C'est pour ça que le sujet, en politique, pour moi, n'est pas que la santé, mais tout m'intéresse, pour porter un avis et convaincre. -C'est peut-être pour ça qu'à l'hôpital, vous êtes un peu sortie du cadre médicale, comme vous l'expliquiez.

A 41 ans, vous avez fait un Master à Sciences Po, c'était peut-être une façon de vous rapprocher de l'engagement politique, mais le déclic a peut-être eu lieu un peu avant. Vous dites : "Plus je regardais LCP, "plus j'avais envie d'y aller." Donc vous seriez peut-être pas à l'Assemblée sans LCP ? -Je sais pas, mais en tout cas, je regardais "Les questions au gouvernement", mais aussi les séances la nuit et je me disais : "Ils sont pas très nombreux. "si j'y étais, j'y serai tout le temps." -Depuis, vous avez changé votre façon de voir les choses ? -On comprend pourquoi tous les sièges ne sont pas remplis, parce qu'il y a des commissions, des réunions.

C'est des choses qu'on ne sait pas forcément quand on regarde la télé. -Peu de députés ont réussi à donner leur nom à deux lois en si peu de temps. Vous avez fait voter des mesures concrètes pour la santé, comme le plafonnement des salaires des médecins intérimaires à l'hôpital, mais vous dites avoir été surprise par la difficulté à faire bouger les choses en politique.

Comment vous expliquez cette forme d'inertie qui peut exister ? -Elle s'explique d'une part pour une bonne raison et une moins bonne. La bonne raison, c'est à mon avis qu'il faut emmener tous les acteurs, et quand vous touchez à un sujet en politique, ça touche les finances, ça touche d'autres secteurs, donc vous avez tous ces gens-là à essayer d'emmener vers une transformation ou une politique qui change.

C'est normal que ça prenne du temps. Et il y a aussi une lourdeur administrative, au changement culturel, aussi, et parfois, on aimerait que ça aille plus vite, mais c'est notre boulot d'essayer de faire accélérer et bouger les lignes. -Donc la résistance au changement, en ce qui vous concerne, elle est venue en grande partie de vos propres collègues médecins, qui ont pas été franchement tendres avec vous.

C'est pas blessant de se battre pour améliorer l'accès aux soins et d'être accusée par une partie de la profession d'être une traître ? -C'est difficile au début, en plus, quand on est médecin, les gens vous aiment bien. En consultation le lundi matin, les gens m'aiment bien.

Quand vous arrivez en politique, vous comprenez qu'il y a des gens pas d'accord avec vous et certains qui ont une violence. Les lois que j'ai portées sont des lois qui changent la culture, qui bousculent. Ca a été peut-être un peu rapide.

Il y a eu aussi des fausses informations, tout ce qu'on retrouve dès qu'on veut transformer et faire avancer un peu plus vite. Effectivement, il y a des propos très violents. Quand on s'attaque au député lui-même...

Le premier truc qu'on vous dit en politique, c'est : "Ca va être dur." Mais quand ça touche la famille, c'est vraiment plus difficile. -Dans les manifestations des médecins libéraux, il y a eu parfois la pancarte "Rist tue", et vous expliquez que votre fille est tombée face à cet affichage dans la rue. -Il y avait un rassemblement avec cette affiche dans ma ville, et ma fille, avec ses copines, sont passées pas loin en voyant ça.

Pour elle, c'était pas évident, mais en même temps, elle commence à être un peu habituée. Ca leur fait aussi se rendre compte de ce que peut être l'engagement, même s'il faut pas cautionner cette personnalisation. Quand vous faites une loi...

Certes, la loi porte mon nom, j'étais à l'initiative, mais on est aussi une majorité, puisque ce sont des lois votées par presque l'ensemble de l'Assemblée. -On va passer à notre quiz. Je vais vous proposer un début de phrase et ça va être à vous de la compléter.

On y va. "En devenant députée, "j'ai découvert que... -Qu'il fallait beaucoup travailler pour faire bouger les lignes. -Vous l'évoquiez. "Depuis que je suis élue, "ma famille me dit souvent..." -"Continue." -Malgré les attaques ? -Oui. -Malgré leur propre exposition ? -Oui, j'ai posé la question pour savoir si je retournais pour un deuxième mandat et ça a été unanime. -"Pour être ministre "de la Santé, il faut..." -Le vouloir.

Pour ma part, c'est pas ce qui me fait me lever le matin. Ce qui me fait me lever, c'est améliorer les choses. S'il faut passer par là, pourquoi pas ? -Votre nom a circulé plusieurs fois. -C'est normal, je m'occupe des sujets santé.

Je cherche pas un poste en particulier. Je cherche à avancer les sujets, mais ça passe par des postes. -On verra pour la suite.

Merci d'avoir été notre invitée. -Merci beaucoup. SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA Générique ...

Stéphanie Rist, députée "Renaissance" du Loiret | La politique et moi — Stéphanie Rist · Pourquijevote