"Ce n'est pas la recherche d'un scalp, mais d'une réorientation politique", assure Aurélien Rousseau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00RelanceRéponse directe
Est-ce que vous n'avez pas une responsabilité dans l'instabilité politique et la perte de confiance des investisseurs ?
- 2:00RelanceRéponse directe
La faute à qui quand même ? Deux gouvernements tombés en un an, est-ce que chacun ne doit pas se regarder ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est bien sérieux de vouloir revenir sur l'effort budgétaire de 44 milliards d'euros de François Baou ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pour vous, notre problème budgétaire tient-il du manque de recettes plutôt que de dépenses ?
- 8:00RelanceRéponse partielle
La taxe Zucman est-elle contreproductive selon vous ?
- 10:00FerméeRéponse directe
Est-ce que le Premier ministre vous a contacté pour entrer au gouvernement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Aurélien RousseauChiffre
« 3420 milliards de dettes du pays, ça pèse. »
- 10:00Aurélien RousseauFait
« La dépense de santé dans un pays qui vieillit où il y a de plus en plus de maladies chroniques, elle va continuer à progresser. »
- 12:00Aurélien RousseauFait
« La taxe Zucman elle est contreproductive. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On va évoquer avec vous le futur gouvernement, les discussions bien sûr autour du du budget qui vont commencer à s'amorcer avant cela et ça a aussi une importance dans le cadre du budget qui qui va arriver l'actualisation la dégradation de la note de la dette française par la l'agence américaine Fitch, c'était hier soir. On perd notre W. On est désormais à plus au même titre que la Belgique que que l'Estonie.
Fitch pointe quand même la responsabilité de l'instabilité politique. Vous en tant que responsable politique, est-ce que justement vous n'avez pas une responsabilité aussi dans cette instabilité et dans le fait que les investisseurs aient moins confiance ? About oui, on a on a tous une responsabilité et ça veut dire que la situation, elle est politiquement, institutionnellement dans le climat du pays et économiquement, elle est elle est grave.
Il y a de la il y a de la gravité. On n'est pas dans un dans un bras de fer. Il faut que vous lâchiez sur ça pour que on sorte la tête haute.
On est dans la recherche d'un chemin pour le pays. Et oui, c'est 3420 milliards de dettes du pays, ça pèse. Ça c'est quelque chose de de qu'il faut qu'il faut traiter et sur lequel on n'arrive pas forcé de le constater à avoir un débat qui sorte un peu du jeu de rôle.
Oui, mais la faute à qui quand même ? Parce que il y a un gouvernement, deux gouvernements qui sont tombés euh en à peine 1 an, euh 3e 4e gouvernement même euh avec Sébastien Lecornu. Euh est-ce que quand même voilà, vous parlez de jeux de rôle, est-ce que chacun euh ne doit pas se regarder aussi un peu ?
Oui, j'espère que chacun le fait. le le je continue à penser que le la faute originelle, c'est cette dissolution, c'est cette dissolution qui qui sans doute répondait à un coup de billard à à plusieurs bandes mais qui s'est arrêté au premier coup. Euh et derrière c'est euh l'impossibilité, un côté un peu condescendant face aux propositions euh de la gauche.
Moi, je dis pas qu'il y a eu de grands vainqueurs des élections législatives il y a un an, euh mais en tout cas, il y a eu des perdants et ce sentiment que tout continue et que chaque fois que l'on propose quelque chose, c'est regardé de haut, voilà, ben ça ça crée aussi cette instabilité. Et justement dans ce contexte Aurélien Rousseau avec ces notes qui sont dégradées et d'ailleurs ça peut continuer puisqu'on sait qu'il y a Mouiz et SNP qui vont aussi se se communiquer dans les prochaines semaines. Est-ce que c'est bien sérieux de de vouloir revenir sur l'effort budgétaire qu'avait affiché François Baou de 44 milliards d'euros ?
Est-ce que vraiment on peut s'en passer ? Alors, d'abord euh premier moment où il y a eu cette cette alerte qui signifiait que la note allait être dégradée, c'est le jour où en juillet François Bairou présente ses 44 milliards d'euros d'économie euh parce que les marchés financiers comprennent bien d'une part que ça ne se fera jamais et d'autre part que ça va avoir un choc, ça va faire un choc sur l'économie de telle ampleur que ça aura un effet sur la croissance. Et si vous regardez la la chronique euh de la dégradation par exemple de nos de notre taux d'emprunt avec l'Allemagne ou avec l'Italie, euh elle elle commence en juillet.
Donc la question pour moi, c'est vraiment et c'est ce qu'on dit avec place publique avec Raphaël Gluxman depuis juillet, c'est d'avoir Oui, on a un effort sur la dynamique de dépenses à faire, un effort très important. Donc des économies donc des économies. Je dis effort sur la dynamique de dépenses parce que euh dans certains secteurs, c'est ralentir la progression, une progression qui est automatique.
Voilà. Donc euh oui, on a des efforts pas baisser les dépenses si on qu'on suit bien. Oui, enfin c'est c'est on emploie.
Je je rappelle quand même pour nos auditeurs que vous avez dirigé le cabinet d'Élisabeth Borne, que vous avez travaillé dans vous avez présidé de la RS, l'autorité de santé d'Île-de-France. Donc vous connaissez bien le fonctionnement de l'État. Il y a pas quand même des choses où vous dites bon là peut-être qu'on devrait faire des économies là-dessus.
Bien sûr, mais je il y en a et on a et on a des propositions. Si je faisais cette petite précision, c'est que on appelle économie des choses qui quelquefois sont un ralentissement en matière de santé. La dépense de santé dans un pays qui vieillit où il y a de plus en plus de maladies chroniques, elle va continuer à progresser.
Est-ce qu'on parvient à la faire progresser au même niveau que la richesse nationale ? C'est c'est ça la question. Mais si on ne fait rien, elle progresse trop vite.
Voilà le le donc il y a des choses à faire et moi je pense que ce que Baou François Baou avait exposé en juillet sans nous donner vraiment par ailleurs le détail, c'était une addition trop salée et c'était une addition unilatérale. Moi, c'est pas pour je considère pas qu'il y a les bons et les méchants, les méchants riches et les gentils classe moyenne et les très gentils pauvres. C'est c'est pas ça le sujet.
Le sujet c'est est-ce que notre pays peut se permettre ben notamment de distribuer de la dépense fiscale des exonération à ce niveau-là vis-à-vis de très grandes entreprises par exemple où est-ce qu'il faut bouger un peu, remettre de la justice fiscale vis-à-vis des plus des très très grandes fortunes ? C'est ça les questions qui sont devant nous aujourd'hui. Donc pour vous, notre problème budgétaire aujourd'hui tient essentiellement du fait qu'on a pas assez de recettes.
Je pense aujourd'hui qu'on a pour mener une politique en faveur des entreprises qui a un peu débordé, qui est devenu aussi une politique en faveur des riches, on a exonéré, limité euh la taxation des plus grandes fortunes à un niveau qui aujourd'hui n'est plus soutenable. Et je pense également que dans d'autres secteurs, on doit aussi ralentir la dépense et que là, c'est pas les plus riches ou les paron Rousseau, un niveau qui n'est plus soutenable. On a l'impression d'entendre un patron qui dit "Mais dans le sens inverse, on a un niveau d'imposition qui n'est plus soutenable." Fitch rappelle d'ailleurs dans sa note ce matin, cette nuit, euh que la France a le taux d'imposition de prélèvement obligatoire le plus élevé d'Europe.
Je suis ravi vraiment que les patrons emploient les mêmes mots parce que justement cet eff j'ai bien compris mais cet effort euh on ne peut pas le demander au même. Moi je je pense par exemple aujourd'hui prends quelques exemples. une boîte.
Euh, j'étais hier avec le responsable de la CAPEB, les artisans du bâtiment des Yvelines. Lui, quand il a quelques salariés et qu'il emploie, qui prend un apprenti, il a 5000 € par an. Euh une entreprise de plus de 250 salariés, elle a quand même 2000 € par an.
Qu'on m'explique comment une boîte du CAC 40 qui globalement font des bénéfices ont besoin de ces 2000 balles par an. On sait ce que ça représente à la fin, c'est 500 millions d'euros en moins. Voilà.
Donc, il y a des choses comme ça où je pense que le patronat et les patrons ne peuvent pas dire en permanence que si on leur demande eux aussi des efforts, on fait on leur envoie on envoie un mauvais signal au monde économique. Le monde économique, il a besoin de stabilité, de prévisibilité. Il a besoin qu'on trouve un budget.
Il a besoin que les Français comprennent aussi qu'on se sert tous les coudes pour trouver une solution. Alors, vous parliez des acteurs économiques et donc du budget. Euh la gauche dont vous faites partie euh aujourd'hui euh réclame la fameuse taxe Zucman, donc on dont on entend beaucoup parler, une taxe sur les patrimoines les plus élevés.
A priori, cette mesure, elle ne convain pas tous vos collègues, notamment vos collègues macronistes. Voilà ce qu'en dit par exemple Roland l'escur, député Renaissance. Il était à notre micro hier matin.
Ce que je peux vous dire, c'est que la taxe Zucman elle est contreproductive. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui il y a des entrepreneurs, on donne souvent l'exemple de Mistral, c'est pas rien.
Mistral, c'est une entreprise qui vaut 12 milliards d'euros. Son concurrent américain en vaut 320. Donc on n'est pas encore dans les champions Mondo 12 milliards d'euros.
Elle ne gagne pas d'argent. Et ces actionnaires aujourd'hui, si on appliquait la taxe Zucmane, pairait à E3 250 millions d'euros de taxes par an. Évidemment, c'est sans commune.
Les revenus qui se payent aujourd'hui qui doivent être de quelques centaines de milliers d'euros. Donc on voit bien que elle est aujourd'hui inopérante telle qu'elle est présentée. Vous partagez ces réticences Aurélien Rousseau ?
Je partage le fait que euh de choses que les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros soient amenés à contribuer de manière euh exceptionnelle et pour partie pérenne. Euh je crois que c'est euh c'est c'est je ne vois pas l'injustice manifeste. Je je suis aussi convaincu que entre la proposition que fait Zucman et une politique publique, une politique fiscale, elle est pas surétagère. il suffit de la mettre et le truc est parti.
La question aujourd'hui qui se pose à l'économie française et euh euh et l'exemple Roland l'escur a raison de donner cet exemple d'une d'une boîte qui tout d'un coup a une valorisation extrêmement élevée mais les les dirigeants ce ne sont que des que qu'un patrimoine ne l'attend, il n'existe pas. Mais dans l'autre sens, mais dans l'autre sens, vous avez toute une partie des milliardaires français qui ne paient pas d'impôts parce qu'il ne se distribue pas de dividende. Et donc oui, ça existe.
Monsieur Niel, je cite celui-ci comme ça, monsieur Niel, il a un patrimoine énorme et aujourd'hui sa contribution à la à la à l'effort national, elle est extrêmement. contribue à notre croissance quand même. Oui, il contribue à notre croissance mais beaucoup moins qu'avant parce que parce que monsie Niel quand il dégage des ressources, il achète d'autres d'autres des participations dans d'autres entreprises.
Et l'idée de de de Zucman, moi je je partage au fond, c'est de remettre et c'est ce que nous nous portons avec place publique, de remettre de l'argent dans le circuit économique. Aujourd'hui, cet argent il reste et on ne l'attrape pas pour le taxer, mais c'est pas l'affaire en soi, mais pour que ça donne de la dynamique à l'économiste. Alors, comment on fait dans ce cas-là en pratique Aurélien Rousseau ?
Alors, moi je vais vous dire un truc tout simple. Je j'adore les objections de de Roland l'Escure, du gouvernement et cetera, mais en fait, quelles sont leurs propositions ? Nous, on n pas l'appareil de Bercy sous la main pour réfléchir à des idées et proposer des choses.
Alors, ils peuvent en permanence se poser en senseur de telle ou telle idée. On a il y en a l'objection vous l'avez vous-même entendu sûr l'objection elle est en partie juste mais je veux dire si on mettait le quart du tiers de l'intelligence qu'on met sur d'autres sujets pour trouver des systèmes un peu plus intelligents sur pour pour vous dites c'est à eux aussi de faire des propositions sauf le commun c'est à Sébastien le corn aussi à force d'être de de dire en fait rien n'est possible en fait la seule chose entre gens raisonnable la seule chose possible c'est la politique qu'on mène depuis 2017 c'est là qu'il y a un léger problème quand même de compréhension et de compréhension démocratique de ce qui se passe. Donc oui, est-ce que c'est la taxe Zucman tel que Gabriel Zucman l'a plus la l'a détaillé ?
Moi je pense qu'elle est pas encore une fois elle est pas surétagère, elle est pas prête. On a Est-ce qu'il y a un nouvel ISF ? Est-ce que il y a de la flat taxe ?
On a on en a Ça c'est des choses que vous pourriez soutenir nous. mais queon nous présente des propositions ils nous disent mais la taxe ne produit pas du tout le rendement que vous dites mot Aurélien Rousseau et après on va au titre mais certains députés de gauche disent ça va coûter cher si Sébastien lecornu veut notre accord vous nous le confirmez moi je trouve que cette expression n'est pas n'est pas bienvenue. Enfin c'est pas encore une fois c'est pas un bras de fer comme dans la cours d'école.
Je sais pas si on fait encore des bras de fer dans les cours d'école, mais c'est pas un bras de fer. La question, elle est de dire il y a il y a une politique qui est suivie, qui a été qui a été contestée contesté également par les par les citoyens et vu l'impasse dans laquelle on est, il faut des économies et il faut aussi des recettes. Ça n'est pas ce ne sont pas que des gauchistes affreux qui disent qu'on a un problème de recette et et dans ce dans ce pays et de répartition de l'effort.
Voilà. Donc c'est c'est ce package qu'il faut. Ça va coûter cher.
Moi je pense que simplement il faut des symboles. Pourquoi le gouvernement s'entête-t-il par exemple à vouloir réformer le système d'assurance chômage quand les partenaires sociaux il y a 2 ans ont trouvé un accord ? Je trouve je trouve que c'est une provocation et que là-dessus on devrait revenir très vite.
Vous restez avec nous. On va se retrouver juste après l'essentiel de l'actualité en une minute avec Jeanne Mesia. Il est 8h47.
Varsovie et ses alliés dénoncent une escalade déstabilisatrice lors d'une réunion réclamée par la Pologne à l'ONU. Après l'intrusion de drones russes dans le ciel polonais cette semaine, les membres de l'UE, mais aussi les États-Unis et le Canada demandent à Moscou d'éviter de nouvelles provocations. La note souveraine de la France dégradée par l'agence américaine Fitch.
Le pays perd son double A et obtient un simple A plus en cause les incertitudes politiques et budgétaires. L'agence pointe la chute du gouvernement lundi. La région Auvergneur Ronalpe au chevé des éleveurs dont les troupeaux ont été touchés cet été par la dermatose nodulaire contagieuse, ils recevront 300 € par animal euthanasier, ce qui va coûter environ 10 millions d'euros au territoire.
Et puis début de la 2e journée du top 14 de rugby. Le tenant du titre Toulouse de retour à la maison avec la réception de Perpignan. L'Union Bordeaux Begle se déplace au Racing 92 ce soir.
France info le 830 France info Adrien Bec Mathilde Sirot. Vous êtes toujours avec nous Aurélien Rousseau, député des Yvelines, membre de place publique et vous siégé au Parlement avec les socialistes. Et justement, Adrien en parlait, le premier ministre est à la recherche d'un accord, un accord de non censure avec le PS.
Est-ce que par exemple il vous a contacté pour entrer au gouvernement ? Est-ce qu'il vous a contacté en vue de travailler avec lui ? Alors, il ne m'a pas contacté. n'a pas contacté de dirigeants de place publique, ni Raphaël Luxman, ni Aurore Laluc pour entrer au gouvernement.
Que donc ça c'est dit et que nous soyons disponibles comme le seront les autres forces de gauche, j'imagine, pour aller dialoguer avec le premier ministre. C'est le principe de base de la de la démocratie. Il n'y a il n'y a aucun doute là-dessus.
Euh, on aurait été disponible pour dialoguer pendant l'été avec euh François Baou et tous nos téléphones portables étaient étaient ouverts alors précisément. Je je comme tout le monde, moi j'ai j'ai été en vacances, mais quand le premier ministre vous siffle, vous vous revenez et on aurait vraiment on aurait trouvé un moyen. Je pense que l'argument était faible et l'instabilité, elle est aussi liée à cette forme d'irresponsabilité dans la manière de traiter les part les des des responsables politiques.
Alors justement le premier ministre Sébastien Lecr va devoir composer, former son gouvernement et vous avez écrit sur X si ce n'est qu'un jeu de chaise musicale. La suite est écrite d'avance, il faut un changement de direction. Ce n'est pas le mur qui bougera.
Alors à quoi doit ressembler ce futur gouvernement pour trouver grâce à vos yeux Rousseau ? Alors là encore, moi je je suis pas euh directeur de casting le ce que Mais vous avez déjà mis des exigences quand même. Donc on peut Oui.
Non mais ce que j'entends ce que j'entends et qui m'inquiète un tout petit peu, je dois dire enfin je dis un tout petit peu, c'est un euphémisme. Je trouve que la situation est grave. Quand on entend en fait euh le président de la République et le premier ministre veulent garder l'essentiel du gouvernement.
C'est ce qui tourne. Je ne sais pas si c'est vrai. Voilà.
Quand le président de la République nomme quelqu'un qui a été sans discontinuer euh ministre depuis 2017, que le corps nu, que Sébastien Lecnu dit sur le péron de Matignon, il va y avoir des ruptures, mais que quand il reçoit la CFDT, il dit "On s'inscrit dans la continuité des politiques conduites depuis 2017." Moi, j'avoue que je je ne je ne sais pas. Voilà, je ne sais pas.
Et après encore une fois, c'est pas c'est pas la recherche d'un scalpe. C'est la recherche d'une réorientation politique que les uns et les autres doivent entendre en faisant chacun des pas. Mais mais mais ça n'est pas c'est triste parce que le ce livre mérite beaucoup mieux que ça.
Mais ça n'est pas la formule dans le guépard. Il faut que tout change pour que rien ne change parce que là on a un peu ce sentiment là. Pardon quand même.
Si des personnes de votre courant politique, la gauche, on va dire social démocrate ne souhaite pas rentrer au gouvernement, comment comment on fait ? Il faut bien que Sébastien Lecnu compose un gouvernement. Donc il va il risque aussi de reprendre peut-être un petit peu les mêmes aussi parce que la gauche ne souhaite pas ne souhaite pas s'investir davantage.
La question elle est assez simple. Le président de la République a fait un choix, je pense qui était un choix qui était une erreur, c'est que à l'été dernier, il n'a pas souhaité nommer un premier ministre ou une première ministre de gauche. Il continue avec des avec des proches.
Il nomme sans doute un de ses plus proches premier ministres. La question aujourd'hui, c'est quelle politique ce plus proche est prêt ou à les à les marges de manœuvre pour mettre en œuvre. Après, mais parfois ça ça comment dire ? aussi la question des personnes, même si on dit faut pas toujours dire le qui avant le quoi, mais la question des personnes donne aussi une ligne.
Absolument. Mais mettons-nous mettons-nous d'abord d'accord. Je sais pas si on sera d'accord, mais on sait tous que que la censure et derrière une éventuelle dissolution euh c'est pour le pays.
Moi, c'est ce que j'entends dans les Yvelines. La semaine dernière, il y avait les les tous les forums des associations. Les gens me disent une partie la colère, mais surtout une espèce de lassitude de tout ce ce désordre.
Et moi, j'en veux à François Baoua avoir mis euh 10 balles de plus dans le dans le désordre en faisant en faisant ce ce paris. Donc donc qu'est-ce que euh le Premier ministre aujourd'hui est prêt à proposer ? Quelles sont les ruptures dont il parle ?
Moi, je suis à la fois satisfait qu'il ait commencé par voir les partenaires sociaux parce que et les partenaires sociaux, ils ont eux aussi des propositions concrètes. C'est désormais aussi au gouvernement de dire ce qu'il est prêt à faire. Une toute dernière question plus personnelle avant de terminer cette interview.
Vous avez révélé Aurélien Rousseau devant l'assemblée avoir été diagnostiqué d'un cancer. Un témoignage plutôt rare de la part d'un responsable politique. Qu'est-ce que cette communication a changé pour vous ?
Elle a changé sans doute que au fond et inconsciemment j'en avais besoin. Elle a surtout changé quelque chose. Je n'avais pas du tout pensé à ça, mais le la vague de messages que j'ai reçu, personnes que je ne connais pas qui sont dans des situations beaucoup plus compliquées que moi, je pense notamment à plusieurs messages de femmes cadres qui à l'annonce de leur première chimio, ben on leur a dit "Bah tiens, tu vas tu vas changer de bureau et puis quand elles reviennent, elles ont plus vraiment de boulot ou des gens beaucoup plus dans des situations beaucoup plus modestes qui sont mis quelquefois avec brutalité sur le bord et qui vivent donc du coup la maladie, le cancer en particulier comme une honte et comme une peur.
Moi à la fin, si je l'ai dit, je sais pas très bien, je vais pas faire ma propre autobiographie surtout que c'est souvent mêlé évidemment, c'est que oui, c'est un sujet très intime mais c'est un combat politique parce qu'encore aujourd'hui, quand on a un cancer, on est stigmatisé. dans le monde du travail, c'était encore extrêmement rude et et pourtant on fait des progrès inouis dans dans ce domaine et ça fait partie des des sujets où par ailleurs on peut à court terme euh faire des efforts qui éviteront des dépenses majeures à moyen et à long terme. Et en parler, on l'imagine peut faire aussi changer les choses.
Merci Aurélien Rousseau, député place publique des Yvelines d'avoir été l'invité du 830 France info et merci à vous Mathilde Cirop.
Aurélien Rousseau