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Discours / meetingNathalie Arthaud· 19 juin 2023 4 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSolidarités & familleEurope & internationalTravail & emploi

À nos sœurs et nos frères de classe

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Nathalie ArthaudFait
    « il s'avère que l'agence Frontex avait repéré 24 heures avant ce navire qui était un véritable cercueil flottant »
  • 0:30Nathalie ArthaudFait
    « Parmi les victimes il n'y avait pas de fils ou de femmes de rois du pétrole ou de millionnaires pakistanais ou égyptiens »
  • 1:00Nathalie ArthaudFait
    « Fuir la misère n'est pas un crime, la liberté de circulation devrait être un droit élémentaire pour tout être humain sur cette planète »
  • 1:30Nathalie ArthaudFait
    « Les travailleurs ne se protègeront pas en se barricadant contre d'autres travailleurs plus pauvres qu'eux »
  • 2:30Nathalie ArthaudFait
    « Notre seul ennemi est la bourgeoisie qui domine le monde »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Nathalie Arthaud

Cette semaine je vais parler du naufrage qui a eu lieu mercredi dernier au large des côtes de la Grèce. Ce bateau transportait des centaines de personnes et tentait de rallier le continent européen. Combien d'enfants, de femmes et d'hommes y ont perdu la vie ? Cinq cents, six cents peut-être d'après les photos que l'on a vu du navire surchargé. Et le plus révoltant dans ce drame c'est que toutes les personnes à bord auraient pu être sauvées. Parce qu'il s'avère que l'agence Frontex avait repéré 24 heures avant ce navire qui était un véritable cercueil flottant. Et puis il y avait les garde-côtes grecs qui étaient sur les lieux. Qu'est-ce qu'ils ont fait ?

Est-ce qu'ils ont essayé de repousser le bateau au large ? Tout est possible étant donné la politique criminelle de tous les gouvernements de l'Union européenne Nous ne connaîtrons jamais l'identité de tous ceux qui ont péri dans ce naufrage. Mais une chose est certaine, c'est que parmi les victimes il n'y avait pas de fils ou de femmes de rois du pétrole ou de millionnaires pakistanais ou égyptiens. Eux, ils ont tous les papiers nécessaires et surtout l'argent pour prendre l'avion et aller à peu près partout où ils le désirent.

Les migrants de ce navire étaient tous destinés à faire partie du monde du travail, ils étaient forcés de trouver de quoi gagner leur pain et assurer une vie digne à leurs enfants et c'est précisément parce qu'ils ne pouvaient plus y arriver dans leur pays qu'ils ont tenté cette traversée. Et n'importe quel travailleur d'ici à leur place ferait exactement la même chose. Fuir la misère n'est pas un crime, la liberté de circulation devrait être un droit élémentaire pour tout être humain sur cette planète.

Alors il faut affirmer contre les gouvernants de l'Union européenne qui mènent une véritable guerre contre les migrants ce droit-là et puis il faut le crier haut et fort contre tous les démagogues qui font de l'immigration un épouvantail. Les travailleurs ne se protègeront pas en se barricadant contre d'autres travailleurs plus pauvres qu'eux. C'est en combattant l'exploitation et l'impérialisme que nous changerons notre sort et cela ne peut venir que des exploités eux-mêmes, de leurs révoltes, ici en France, en Afrique, au Moyen-orient, partout ailleurs.

Ce n'est pas une vue de l'esprit partout où il y a des travailleurs et c'est vrai en Asie, sur le continent africain, en Amérique latine, au Moyen-orient, eh bien il y a des résistances, il y a des tentatives d'organisation, il y a des luttes, il y a des grèves. Régulièrement il y a même des explosions générales susceptibles de renverser les régimes les plus autoritaires Et puis en permanence il y a des luttes, il y a des grèves parce que la résignation n'est jamais éternelle.

Que ces luttes se mènent sur le port d'Abidjan ou de Dakar, dans les mines du Congo ou d'Afrique du Sud, dans les usines de Turquie ou de France, elles portent sur le même type de revendications des questions de salaire, de pouvoir d'achat, des conditions de travail. C'est une lutte pour se faire respecter en tant que travailleur parce que d'un bout à l'autre de la planète quand on est un exploité, on est livré à la même rapacité patronale au même arbitraire, à cette même guerre économique et aux aléas du marché.

Alors quelles que soient la culture, l'origine, la nationalité, les croyances des uns et des autres, quel que soit le pays où nous vivons nous sommes tous attachés à la même chaîne celle du grand capital qui nous exploite, qui fomente les guerres qui détruit la planète. La seule façon de briser cette chaîne, c'est de propager la conscience que nous constituons un seul et même camp et que nous avons à nous battre ensemble. N'oublions jamais que notre seul ennemi est la bourgeoisie qui domine le monde. Alors contre les politiciens qui essaient de masquer leur servilité vis-à-vis des plus riches en faisant de la démagogie sur l'immigration unissons-nous !

Contre le patronat, petit et grand, avide de bras à exploiter, unissons-nous pour défendre nos intérêts de travailleurs.