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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 14 septembre 2024 43 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

Sébastien MICHEL : Maire LR d'Ecully

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 37 %Défensif 8 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous au drame de Grenoble et à la gestion de la sécurité par le maire de Grenoble ?

  • 2:27RelanceRéponse directe

    Ce n'est pas un problème idéologique, c'est un problème pratique ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Vous sentez qu'il y a une évolution chez les écologistes sur la sécurité ?

  • 4:46OuverteRéponse directe

    Quelle lecture faites-vous de l'élection de Fabrice Pancouk à la tête de la région ?

  • 5:19OuverteRéponse directe

    D'aucun disent que c'est quelqu'un d'un peu plus discret qui pourrait peut-être lui laisser de nouveau la place pour un éventuel retour ?

  • 6:17OuverteRéponse directe

    Le président Laurent Wauquiez a souhaité garder la présidence du groupe et être conseiller spécial, est-ce un problème de cumul des mandats ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:10Invité politiqueFait
    « Compte tenu du contexte qui est nôtre dans ce pays, et en particulier à Grenoble, où on ne compte plus le nombre de fusillades depuis le début de l'année, je trouve que c'est quasiment criminel de continuer de mettre sur la voie publique des agents municipaux et des policiers municipaux en particulier, sans les armer. »
  • 3:59Invité politiqueFait
    « Quand on sait le danger que représente ce parti pour la République, il faut le rappeler, il faut le marteler. »
  • 5:30Invité politiqueFait
    « Fabrice Pancouk est plutôt quelqu'un de discret. Vous savez, la discrétion, ça n'empêche pas la qualité. Bien au contraire. »
  • 5:54Invité politiqueFait
    « Je ne doute pas que ce sera un président efficace, mais qui, bien évidemment, s'inscrira dans les pas de Laurent Wauquiez. »
  • 6:41Invité politiqueFait
    « Moi, je trouve très simple que Laurent Wauquiez garde un pied bien ancré dans son territoire régional et puis l'autre pied à Paris pour défendre la région et surtout pour défendre des valeurs et des convictions auxquelles nous sommes attachés. »
  • 7:08Invité politiqueFait
    « S'il estimait que son maire, son président de région pouvait aussi être député, il votait pour lui. Et s'il estimait qu'il n'en était pas capable, il ne votait pas pour lui. »
  • 7:12Invité politiqueFait
    « Non seulement je ne suis pas hostile, et je pense que cela devient urgent compte tenu une fois de plus du sentiment qui est le mien et je crois qu'il est partagé par de nombreux concitoyens cette forme de déconnexion entre aujourd'hui des parlementaires à Paris et cette réalité de terrain qu'il est important de prendre en compte lorsque l'on est législateur. »
  • 8:22Invité politiqueFait
    « Moi je crois qu'il y a la place aujourd'hui pour inventer une nouvelle forme de développement qui soit beaucoup plus respectueux de nos ressources et de l'environnement. »
  • 9:04Invité politiqueFait
    « Moi, je crois qu'il y a la place pour conjuguer progrès, développement et respect de la planète et de l'environnement. »
  • 15:29Invité politiqueFait
    « Moi j'étais très très en colère quand j'entends M. Le Maire et M. Cazenave, respectivement ministre de l'économie et des finances et ministre du budget, nous expliquer que le problème vient des comptes des collectivités locales. »
  • 16:12Invité politiqueChiffre
    « Je rappelle juste que la France est aujourd'hui sous observation de l'Union Européenne pour déficit excessif. »
  • 20:18Invité politiqueChiffre
    « Le plan des fameuses voies lyonnaises coûte sur l'ensemble du mandat plus de 500 millions d'euros. »
  • 20:33Invité politiqueChiffre
    « La métropole elle-même quand elle estime le nombre de cyclistes au pic, c'est-à-dire qu'une fois que tous ces aménagements-là seront réalisés, ce sera ou ce seront plutôt 50 000 utilisateurs. »
  • 26:42Invité politiqueFait
    « il y a trois gros enjeux pour moi qui me paraissent fondamentaux et importants »
  • 27:19Invité politiqueFait
    « on a écrit au président de la métropole pour dénoncer l'abandon d'entretien des espaces publics »
  • 27:35Invité politiqueFait
    « au nom de la biodiversité on fait n'importe quoi »
  • 27:47Invité politiqueFait
    « on a des difficultés, on a des éducateurs de prévention qu'on attend depuis des années »
  • 29:32Invité politiquePromesse
    « on maintient le cap, on refuse d'augmenter les impôts »
  • 29:39Invité politiqueFait
    « je fais partie des maires qui ne les ont pas augmentés »
  • 30:03Invité politiqueChiffre
    « on sait qu'on va atterrir finalement plutôt à 23-24 millions d'euros »
  • 30:43Invité politiqueChiffre
    « on a multiplié nos effectifs de police municipale par trois »
  • 31:12Invité politiqueChiffre
    « on en a pour plus de 3 millions d'euros »
  • 35:08Invité politiquePromesse
    « le maintien de la qualité du service public et de l'amplitude horaire d'ouverture de nos services à la population »

Temps de parole

  • Invité politique73 %
  • Présentateur25 %

0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission d'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon Première, toujours avec des élus qui font votre quotidien et avec vous aujourd'hui Sébastien Michel. On va partir à Aéculi puisque vous êtes le maire de cette belle ville de l'ouest lyonnais. Je suis ravi de vous retrouver pour cette rentrée.

Je me faisais la réflexion que je vous accueille souvent pour la rentrée politique puisque vous avez souvent une actualité politique et c'est la troisième fois qu'on a le plaisir d'échanger avec vous. Comme vous le savez dans cette émission, on va parler un petit peu de votre commune, de votre mandat de politique nationale, mais aussi de l'actualité métropolitaine et aussi nationale. Je voudrais commencer avec vous par un sujet qui, je sais, vous touche certainement comme élu, qui est à la fois un fait divers et un drame.

C'est ce qui s'est passé à Grenoble, une ville que vous connaissez bien, puisque je crois que vous y avez fait vos études et gardé des liens avec cette employée municipale qui a été abattue froidement sur la voie publique en faisant son travail. Je suppose que comme élu, comme maire, c'est quelque chose de terrible. Et puis, vous avez aussi un avis sur ce qui se passe là-bas ?

1:11
Invité politique

Bien sûr, bonjour Frédéric Duval, bonjour à tous. Forcément, c'est quelque chose qui interpelle, qui marque. En tant que maire, on se dit qu'on espère qu'on n'aura pas à traverser de tels moments. En revanche, ce qui m'a aussi profondément choqué et même heurté, c'est la réaction qui a été celle du maire de Grenoble. Éric Piolle. Éric Piolle, quand on entend qu'aujourd'hui, il continue de refuser d'armer sa police municipale, il continue de ne pas vouloir déployer davantage de vidéoprotection, je me dis que cet homme est décidément prisonnier d'une idéologie, d'une forme de sectarisme et qu'il faut être pragmatique.

Vous savez, moi, à Éculi, au début du mandat, j'ai fait le choix de développer ma police municipale, de recruter davantage d'agents de police municipale et puis de les armer. Ce n'est pas quelque chose qu'on fait à la légère. Ce n'est pas une décision qu'on prend comme ça sur un coup de tête. On en a beaucoup discuté avec mon équipe et on était conscients que c'était une décision qui n'était pas anodine.

Mais aujourd'hui, compte tenu du contexte qui est nôtre dans ce pays, et en particulier à Grenoble, où on ne compte plus le nombre de fusillades depuis le début de l'année, je trouve que c'est quasiment criminel de continuer de mettre sur la voie publique des agents municipaux et des policiers municipaux en particulier, sans les armer.

2:27
Présentateur

Ce n'est pas un problème idéologique, c'est un problème pratique. C'est un problème de pragmatisme. Vous parlez de déni d'ailleurs de la réalité.

2:33
Invité politique

Oui, je parle d'un déni de réalité. Vous savez, moi, deux ou trois fois dans l'année, sans en faire communication d'ailleurs, je passe la soirée et la nuit avec ma patrouille de police municipale. Donc je vais sur le terrain et je vois un petit peu quelle est leur réalité, quelle est leur mission et à quel point c'est difficile. Et je le redis, aujourd'hui, aller mettre des policiers municipaux sur la voie publique sans leur donner les outils pour pouvoir se défendre le cas échéant, c'est limite criminel. Et en tout cas, je trouve que c'est un déni de réalité. Et j'invite M. Piolle à aller tourner de nuit avec les patrouilles de police municipale ou même de police nationale.

Il verra que la réalité est très, très loin de son idéologie et surtout de ses a priori purement théoriques, mais qui se heurtent à une réalité de terrain qui est aujourd'hui dramatique.

3:19
Présentateur

À Lyon, c'était aussi un sujet de débat. Et à Lyon et la métropole, notamment au départ, les Grégory Doucet n'étaient pas forcément pour. Il y a visiblement eu un changement à Lyon, en tout cas sur la métropole des écolos, pour peut-être plus de vidéosurveillance, pour faire quelque chose de différent. Vous sentez qu'il y a une évolution ou c'est toujours un angle d'attaque et vous sentez qu'ils ne sont toujours pas... Ah ben non, clairement, on voit qu'une fois de plus,

3:41
Invité politique

la question de la sécurité, comme celle du développement économique, d'ailleurs on pourra en reparler, c'est clairement l'angle mort aujourd'hui de ces majorités, Europe Écologie Les Verts et LFI. Je veux le rappeler parce que je pense qu'on ne l'a pas assez dit depuis le début du mandat, il y a aujourd'hui dans l'exécutif métropolitain notamment des vice-présidents LFI. Et quand on sait le danger que représente ce parti pour la République, il faut le rappeler, il faut le marteler. Et je vois bien que sur les questions de sécurité, timidement, on fait quelques annonces et autres, mais concrètement, il n'y a rien qui change.

J'en parle beaucoup avec mon collègue Pierre Oliver, le maire du deuxième arrondissement, et on voit bien qu'aujourd'hui, le nombre de policiers municipaux n'est toujours pas satisfaisant et qu'il y a toujours cette forme d'idéologie, d'a priori, une forme d'idéalisme. Oui, dans un monde idéal où tout le monde respecte les règles, où il y a de la civilité, on pourrait vivre dans un monde sans armes, sans vidéoprotection. Mais la réalité aujourd'hui, c'est que la société est dangereuse et que le monde est dangereux, et en particulier sur les grandes agglomérations.

4:43
Présentateur

Autre sujet d'actualité qui concerne un peu la métropole, la région, mais comme c'est une figure nationale, c'est le départ de la présidence de la région Rovain-Renal de Laurent Wauquiez, que vous connaissez bien. Je crois que vous étiez assez proche. Je ne sais pas si vous l'êtes toujours.

4:56
Invité politique

Je suis quelqu'un de fidèle, vous savez, en général, en amitié, en politique, comme dans la vie.

5:01
Présentateur

C'est important. Il a donc décidé de laisser sa place, puisqu'il est aujourd'hui à la fois parlementaire, président du groupe, on le voit beaucoup, on en parlera quand on parlera de politique nationale. Il a laissé la place, ou du moins a été élu, Fabrice Pancouk. Alors c'était un peu peut-être une surprise, sauf peut-être pour lui ou peut-être pour vous, puisqu'on attendait peut-être d'autres personnalités ou peut-être ça. Quelle lecture vous faites de cette élection ? D'aucun disent que c'est quelqu'un d'un peu plus discret qui pourrait peut-être, si ça se passait mal, lui laisser de nouveau la place pour un éventuel retour ?

5:30
Invité politique

D'abord, je trouve qu'on juge beaucoup trop souvent les politiques à leur capacité à faire du bruit. Effectivement, Fabrice Pancouk est plutôt quelqu'un de discret. Vous savez, la discrétion, ça n'empêche pas la qualité. Bien au contraire. Je crois qu'il a prouvé dans son parcours, à la fois comme élu local, et à la fois à la région depuis déjà deux mandats, qui savait être à la hauteur, qui savait s'imposer. Et donc aujourd'hui, je ne doute pas que ce sera un président efficace, mais qui, bien évidemment, s'inscrira dans les pas de Laurent Wauquiez. Je rappelle que les habitants d'Auvene-Rhône-Alpes ont fait un choix en 2021 qui était celui de Laurent Wauquiez.

Il y a donc une forme de logique à ce que l'on poursuive sur la même veine. En revanche, moi, j'aborderai le sujet de manière différente. Je pense que ça pose aussi la difficulté liée aujourd'hui à l'impossibilité de cumuler les mandats.

6:17
Présentateur

Oui, parce que pour la petite histoire, je le rappelle, et ça fait partie de la polémique, le président Laurent Wauquiez a souhaité d'abord garder la présidence du groupe et puis être conseiller spécial, ce qui est un peu contesté. Mais justement, c'est aussi un problème de ce cumul des mandats que vous évoquez.

6:31
Invité politique

Non, moi, je trouve que c'est très bien parce qu'on voit qu'aujourd'hui, on a beaucoup de parlementaires, en particulier des députés, ça se pose un petit peu moins au niveau du Sénat, qui, d'une certaine façon, sont déconnectés de la réalité du terrain. Moi, je trouve très simple que Laurent Wauquiez garde un pied bien ancré dans son territoire régional et puis l'autre pied à Paris pour défendre la région et surtout pour défendre des valeurs et des convictions auxquelles nous sommes attachés. Et donc, c'est vrai que quand il y avait le cumul des mandats, on ne se posait pas ce genre de questions et finalement, c'était l'électeur qui choisissait.

S'il estimait que son maire, son président de région pouvait aussi être député, il votait pour lui. Et s'il estimait qu'il n'en était pas capable, il ne votait pas pour lui. Vous n'êtes pas hostile à ce qu'on retravaille cette question du cumul des mandats ? Non seulement je ne suis pas hostile, et je pense que cela devient urgent compte tenu une fois de plus du sentiment qui est le mien et je crois qu'il est partagé par de nombreux concitoyens cette forme de déconnexion entre aujourd'hui des parlementaires à Paris et cette réalité de terrain qu'il est important de prendre en compte lorsque l'on est législateur.

7:29
Présentateur

On va parler de votre rentrée politique à vous dans quelques instants. Juste une petite incidence parce que Fabrice Padonko qui est un montagnard est quelqu'un de la montagne et ce n'est pas anodin puisque la région a obtenu notamment l'organisation des GO 2030. Pareil, c'est un sujet un peu difficile. Vous parlez souvent à la fois d'attractivité, de développement, d'emploi, du plan de montagne et en même temps on parle d'écologie, de transition, de difficulté. A porter un projet comme ça et est-ce que vous pensez qu'il y a un lien avec le fait qu'il soit devenu président ?

7:58
Invité politique

Moi je pense surtout qu'il faut arrêter d'opposer développement économique et développement tout court, attractivité à transition écologique. Là-dessus, force est de constater que le parti Europe Écologie-Les Verts a d'une certaine façon gagné un combat culturel. Sauf qu'aujourd'hui, on le voit sur nos territoires, notamment sur la métropole de Lyon et à la ville de Lyon, il y a une véritable ambition qui est celle de la décroissance. De la décroissance. Et malheureusement, ça n'est pas tout à fait assumé. Moi je crois qu'il y a la place aujourd'hui pour inventer une nouvelle forme de développement qui soit beaucoup plus respectueux de nos ressources et de l'environnement.

Et j'observe d'ailleurs que de nombreux chefs d'entreprise sur le territoire s'emparent de ces problématiques-là. Quand vous discutez aujourd'hui avec Olivier Ginon, il y a une vraie ambition en matière de RSE et de transition écologique chez G11. Quand vous discutez avec des dirigeants aussi remarquables qu'Alexandre Amatiolon, on voit bien qu'aujourd'hui, cette thématique-là, elle est poussée très fort. Et finalement, de manière beaucoup plus pragmatique et concrète que ce que voudraient nous faire croire nos amis écologistes. Moi, je crois qu'il y a la place pour conjuguer progrès, développement et respect de la planète et de l'environnement. C'est ce qu'on essaie de faire aussi à Éculi.

Mais je crois qu'on n'a pas de leçons à recevoir d'Europe Écologie Les Verts sur ces thématiques-là. Et je crois aussi que ma famille politique doit se saisir très fortement de ces enjeux-là. Parce que ce qui est certain, c'est qu'on ne pourra pas reconquérir le cœur des Français et le cœur de nos concitoyens qui habitent sur les grandes métropoles si on n'est pas en capacité de porter une ambition farouche et féroce sur ces enjeux-là.

9:34
Présentateur

Alors, juste en quelques mots, parce qu'on va y revenir un petit peu en état, je disais que c'est votre rentrée. Chaque mois de septembre, je vous accueille, vous faites votre rentrée politique. Vous incarnez une forme à la fois de renouveau, d'espérance, d'une droite moderne, on reviendra sur ce que ça veut dire. Mais ça y est, s'est lancée la campagne des métropolitaines. Vous êtes le candidat ?

9:51
Invité politique

Non, je pense que cette rentrée politique, d'ailleurs, c'est la troisième année que je l'organise, donc c'était bien antérieur à ces enjeux-là. Moi, ce que je veux, c'est être utile et apporter ma pierre à l'édifice. On ne s'en sortira que par le collectif. C'est aussi ce que je mets en avant dans cette rentrée. Il y a de la convivialité, mais il y a surtout des collectifs. Et vous savez, c'est ma rentrée politique, mais finalement, sur la matinée entière, qui dure près de 4 heures, je prends la parole une vingtaine de minutes.

Donc vous voyez, l'idée surtout, c'est de donner la parole à d'autres élus, à des intervenants sur des thématiques particulières, parce que je crois que notre salut, il passera par le collectif.

10:22
Présentateur

Eh bien, ça tombe bien, on va en reparler dans quelques instants, dans une deuxième partie de notre émission. On reviendra en détail sur vos propositions et l'incarnation que vous représentez. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission L'Invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, toujours avec vous, Sébastien Michel. Je rappelle que vous êtes le maire d'Eculi et qu'on parlait avant de votre rentrée politique, vous parliez de l'importance du collectif, de cette troisième rentrée où vous essayez sans doute de réfléchir. À un moment, c'est bien d'avoir un projet, est-ce qu'il n'y a pas aussi dans le timing le moment de devenir une incarnation ?

C'est-à-dire que vous n'êtes pas le seul candidat a priori. Je ne sais même pas si vous êtes officiellement déclaré d'ailleurs.

11:00
Invité politique

Non, mais je pense que le sujet, vous le dites très justement, un, il faudra nécessairement et inévitablement un projet. Et un projet qui soit quelque chose de positif et qui ne se cantonne pas à la critique de ce que fait actuellement l'exécutif métropolitain. Pour autant, la politique, c'est certes un projet, mais c'est aussi de l'incarnation. Et on le voit bien, on a besoin aujourd'hui d'avoir un visage, d'avoir une figure qui va pouvoir nous conduire idéalement vers la victoire. Et donc moi, ce que je considère, c'est qu'il est urgent d'avancer là-dessus.

Et donc, ce que je souhaite, c'est qu'on puisse trouver un processus de désignation qui soit le plus large possible en termes de sensibilité politique. C'est pas encore acté aujourd'hui ? Non, on y travaille. On a eu un certain nombre de réunions sur le sujet depuis le printemps. Et puis, forcément, la dissolution est arrivée. Donc, ça a un peu bousculé et on s'est tous reconcentrés sur nos territoires respectifs. Mais ce qui est certain, c'est qu'il y a deux éléments qui me paraissent très positifs. D'abord, un, on a repris ces habitudes de travail en commun, en collectif. Et ça, c'est très très important.

Et surtout, le deuxième élément qui est tout aussi fondamental, c'est qu'on est à peu près tous alignés aujourd'hui, on est même totalement tous alignés aujourd'hui sur la nécessité d'avoir une union la plus large possible dès le premier tour pour pouvoir aller conquérir cette métropole. Et donc, je pense que, fort de ces deux constats, ça me donne beaucoup d'espoir pour la suite. Alors certes, il y a l'étape de la désignation d'un chef de file et je ne doute pas qu'on y arrivera in fine. Et en tout cas, ce qui est certain, c'est qu'on le voit aujourd'hui.

On voit beaucoup l'actuel président de la métropole, le maire de Lyon qui multiplie des interviews et on voit bien qu'en face, on aura besoin et le plus tôt sera le mieux d'une incarnation pour porter la contradiction et surtout porter un projet alternatif. Parce que la politique, c'est quand même de l'incarnation.

12:49
Présentateur

Alors on va venir effectivement sur le fond du projet et parce qu'on le voit bien et vous l'évoquez à l'instant, le timing s'accélère, on sent bien qu'on est dans la pré-campagne. Pour information à nos auditeurs et d'après ce que j'ai compris pour les avoir reçus un par un pour porter ce projet métropolitain, je sais qu'il y a d'autres candidats ou peut-être des personnes qui s'y verraient. J'ai cru comprendre que le maire de Tassin, Pascal Charmeau, n'avait rien contre, avait des ambitions, etc. Vous vous présentez souvent et en tout cas, c'est une des choses que vous défendez pour être, si vous voulez, le candidat des maires parce que vous pensez qu'on n'a pas assez écouté les élus.

Ce sont aussi d'autres maires. Comment vous faites cette distingue ou cette distinction à ce niveau-là ?

13:30
Invité politique

Ce n'est pas tellement que je fais une distinction. D'abord, je me réjouis qu'en soient plusieurs à pouvoir revendiquer ou en tout cas, avoir envie de s'investir pour aller reconquérir cette métropole. Et effectivement, ce sont des collègues maires. Et moi, je crois que le salut viendra des maires parce qu'aujourd'hui, dans le débat public, finalement, c'est nous qui sommes au contact direct de la population. C'est nous qui sommes dans une approche pas du tout dogmatique et idéologique mais beaucoup plus pragmatique. La recherche de solutions en permanence, la recherche de l'efficacité.

Et donc, moi, je me réjouis qu'on soit un certain nombre de collègues qui ont tous réussi sur leur territoire à pouvoir porter ce sujet, cette ambition de reconquérir la métropole. Après, oui, les maires, pour moi, ne sont pas assez associés au débat public. Vous savez, quand j'observe depuis quelques jours ce qui se passe dans le débat national sur la composition du nouveau gouvernement, je n'ai pas de conseil à donner à qui que ce soit mais moi, je forme le vœu qu'il y ait des maires au sein de ce gouvernement et pas que des parlementaires qui, quelle que soit leur qualité intrinsèque, ne sont plus forcément aussi en prise avec le réel.

14:39
Présentateur

C'est d'ailleurs pour ça qu'on avait parlé à un moment de David Listin, le président des maires de France qui l'incarnait justement. Oui,

14:44
Invité politique

qui l'incarnait, mais je pense qu'au-delà du président de l'association des maires, il faut des gens qui aujourd'hui sont au contact de la population et finalement sont un peu moins dans ces débats très clivants en permanence comme on les retrouve à l'Assemblée Nationale mais une fois de plus dans cette recherche de consensus, de solutions et d'efficacité. Je crois que c'est ce dont le pays a besoin.

15:04
Présentateur

Y compris financière et budgétaire, est-ce que vous n'êtes pas un peu agacé par, parce que je vois régulièrement des présidents d'associations, les maires ruraux, les maires de France qui réagissent et qui communiquent en disant on en a un peu marre, nous maires, d'être considérés comme les dépensiers, ceux qui ne sont pas capables de gérer leur budget. Quand on parle d'économie, est-ce que ça vous agace pas un peu ? On sait que les finances publiques locales c'est quelque chose de difficile, mais est-ce que vous ne pensez pas que c'est quand même là qu'on verre un peu le mieux la réalité du terrain ?

15:29
Invité politique

C'est évident, vous savez, moi j'étais très très en colère quand j'entends M. Le Maire et M. Cazenave, respectivement ministre de l'économie et des finances et ministre du budget, nous expliquer que le problème vient des comptes des collectivités locales. D'abord, première chose, ni M. Le Maire ni M. Cazenave n'ont jamais géré un exécutif local. C'est fort dommage parce qu'ils auraient pu apprendre qu'on peut voter des budgets en équilibre. On y est obligé. Et même, c'est même pire que ça puisqu'on est obligé de dégager un excédent de fonctionnement, ce que ne fait plus l'État depuis les années 70.

Donc c'est toujours très très désagréable de se faire donner des leçons de morale par des gens qui à la tête du pays ont creusé un déficit abyssal.

Je rappelle juste que la France est aujourd'hui sous observation de l'Union Européenne pour déficit excessif et donc il y a quand même quelque chose d'assez incongru pour ne pas dire baroque de voir les personnes qui nous ont placés dans cette situation expliquer que le mal vient des collectivités locales alors même qu'on gère au mieux nos budgets que quand on s'endette c'est pas pour rembourser de la dette c'est pour développer des projets au service des habitants et je crois que là encore ça serait assez sain qu'on retrouve dans les ministères et notamment ceux de l'économie des finances des personnalités qui ont une vraie expérience des exécutifs locaux parce que ça compte

16:49
Présentateur

Alors il n'empêche que c'est pas pour ça que c'est réjouissant les finances des collectivités locales puisque vous avez perdu la possibilité de lever l'impôt parce que tout n'a pas été compensé à l'europrès par rapport à l'inflation et un certain nombre de choses comme ça ce qui demande toujours des arbitrages et d'ailleurs si on parlait de la métropole donc on va un peu parler justement de vos propositions et de ce qui se passe la métropole elle-même est visiblement en train de faire des sérieuses économies des coupes parce que c'est pas si simple comment on fait quand on doit arbitrer vous comme maire eux comme président de la métropole comment vous voyez la réorientation des priorités et quelles sont les vôtres aujourd'hui par exemple ?

17:23
Invité politique

Déjà il y a une grande différence c'est que ce qui fait je crois la singularité des élus de ma famille politique c'est que la bonne gestion c'est quand même ancré en nous moi depuis que je suis maire j'ai toujours annoncé que je refusais d'augmenter les impôts et je m'y tiens alors même que j'ai des baisses de recettes considérables le président de la métropole se réfugie souvent derrière la baisse notamment des droits de mutation sur les transactions onéreuses vous savez ce que vous payez chez le notaire quand vous achetez un appartement il se trouve que pour Eculi c'est la même chose moi ma ville je perds chaque année depuis deux ans plus d'1,2 million d'euros de recettes chaque année sur un budget d'une quinzaine de millions d'euros de fonctionnement donc en termes de proportion c'est comme la métropole sauf que moi la réponse que j'apporte c'est pas de faire des coupes de 15% surtout les services offerts à la population après avoir embauché une armée de chargés de missions politiques comme le fait si bien le maire de Lyon qui d'après ce que j'ai bien compris a été d'ailleurs épinglé par la chambre régionale des comptes sur le sujet

18:26
Présentateur

on a dit qu'il allait en tenir compte pour les redispatcher dans les services

18:29
Invité politique

voilà ce qui est aussi une curieuse façon de régler le problème en tout cas ça en dit beaucoup je crois sur le fait que ces exécutifs là considèrent qu'ils détiennent la vérité et quand vous détenez la vérité vous considérez que ça vous autorise beaucoup de choses ce qui n'est pas notre cas à droite et donc pour revenir à cette question de la gestion il faut faire des choix vous l'avez très bien dit il faut arbitrer et on a aussi cette nécessité c'est ce que j'essaie de faire à mon niveau de faire preuve de beaucoup de pédagogie et d'expliquer à la population les décisions que l'on prend et oui il faut arbitrer il faut aussi avoir le courage d'aller dire à nos électeurs et à nos concitoyens que tout n'est pas possible c'est dur de dire non c'est comme

19:10
Présentateur

pendant longtemps une sorte de logique un peu de guichet de demande on disait oui on voulait faire plaisir mais là c'est plus possible

19:15
Invité politique

et on a fini surtout par transformer nos concitoyens non plus en citoyens mais en consommateurs de services publics moi l'une des choses qui me tient beaucoup à coeur et sur lesquelles je travaille beaucoup depuis que je suis maire c'est d'avoir le courage de dire non et en réalité quand vous prenez le temps d'expliquer vos décisions les électeurs et les concitoyens le comprennent très bien parce qu'ils ne sont pas idiots mais il faut de la cohérence il faut de la transparence et surtout il faut faire les choses de manière la plus juste possible et donc moi je suis obsédé pour que chaque euro d'argent public que je gère ce n'est pas mon argent c'est l'argent des éculois et donc j'ai un devoir moral qui fait que à chaque fois que je dépense un euro je dois m'assurer que c'est un euro utile pour l'intérêt général j'ai le sentiment que ça n'est pas tout à fait le cas du côté de la métropole de Lyon

20:01
Présentateur

alors justement vous parliez un petit peu de votre

20:03
Invité politique

d'ailleurs un sujet pardonnez-moi excusez-moi pour être très concret je vais vous prendre un exemple personne ne conteste aujourd'hui sur ce territoire la nécessité de développer les modes actifs et les vélos sauf que j'observe que le plan des fameuses voies lyonnaises coûte sur l'ensemble du mandat plus de 500 millions d'euros un demi milliard d'euros et que la métropole elle-même quand elle estime le nombre de cyclistes au pic c'est-à-dire qu'une fois que tous ces aménagements-là seront réalisés ce sera ou ce seront plutôt 50 000 utilisateurs 500 millions d'euros pour 50 000 utilisateurs sur un territoire d'un million 500 000 habitants est-ce que vous avez le sentiment que l'on sert vraiment l'intérêt général lorsque l'on consacre de telles sommes à 50 000 personnes je pose la question

20:49
Présentateur

ils ont fait des choix justement par rapport à ces choix puisque vous disiez il ne faut pas être quand on veut incarner une alternative il faut à la fois critiquer mais aussi proposer des choses vous quand vous regardez quand vous réunissez comme ça un certain nombre de sympathisants d'experts qui dialoguent qui discutent comment vous vous projetez vers la métropole de demain celle que vous-même ou d'autres pourriez incarner ce serait quoi la différence aujourd'hui c'est quoi les priorités j'ai entendu évidemment mobilité sécurité mais qu'est-ce qu'il y a d'autre qui pourrait changer moi il y a plusieurs sujets

21:17
Invité politique

qui me paraissent extrêmement importants d'abord un j'ai le sentiment qu'on est en train de prendre beaucoup de retard sur ce qu'on appelle les territoires intelligents on voit qu'aujourd'hui l'intelligence artificielle le digital peut avoir des impacts très forts dans nos entreprises dans nos collectivités et je n'ai pas le sentiment qu'aujourd'hui il y ait une réelle ambition qui soit portée par la métropole sur ces sujets du numérique et donc si forcément vous n'investissez pas là-dessus vous prenez du retard première piste je pense qu'il y a beaucoup à faire il suffit de regarder ce qui peut se passer dans certains territoires dans d'autres pays européens et même en France deuxième élément il y a un autre sujet qui me tient beaucoup à coeur c'est la santé et je crois que la métropole c'est la bonne échelle de territoire pour envisager des politiques de prévention notamment massive aujourd'hui j'ai un sentiment qu'il n'y a pas grand chose qui se fait la ville d'Eculi avait rejoint les communes qui avaient signé la charte sur les perturbateurs endocriniens au début du mandat qui avait été proposé par la métropole j'ai le sentiment qu'aujourd'hui c'est une coquille vide et que ça ne change pas grand chose et puis surtout je parlais tout à l'heure et je le redis il faudra qu'on renoue avec l'attractivité et le développement de ce territoire qui en a besoin et pour ce faire moi je suis frappé de voir à quel point aujourd'hui en matière d'enseignement supérieur il n'y a plus d'ambition pour ce territoire le président de la métropole le dit lui-même il y a trop d'étudiants il faut les dispatcher sur des villes moyennes ailleurs sauf que lui il est président de la métropole et je pense qu'une métropole comme Lyon a besoin d'avoir un vivier très fort d'étudiants à la fois du territoire mais aussi des étudiants internationaux on voit d'ailleurs que nos universités lyonnaises stagnent dans les classements internationaux il y a le classement de Shanghai qui est paru pendant l'été au mois d'août qui n'est pas parfait comme tout classement il est discutable mais ce que j'observe c'est qu'il n'y a pas d'ambition portée au niveau de la métropole pour aller s'emparer de ces sujets-là et faire en sorte de faciliter la vie des acteurs universitaires alors qu'on sait que c'est clé aujourd'hui si on veut réussir dans le monde tel qu'il est dans cette compétition internationale il faut qu'on soit capable d'investir massivement dans la recherche dans l'innovation et aujourd'hui j'ai le sentiment mort là encore pour la métropole et qu'on devra s'investir fortement je pense notamment qu'il y a beaucoup de choses à faire sur les ingénieurs je pense qu'on pourrait faire de la métropole de Lyon la capitale française pour ne pas dire européenne des ingénieurs à Eculi on a l'école centrale qui est un fleuron il y a l'INSA à Lyon et je suis convaincu qu'on aurait la capacité avec un peu de bonne volonté et un peu d'investissement de former davantage d'ingénieurs sachant qu'aujourd'hui on n'est pas capable en France de fournir autant d'ingénieurs que nécessaire c'est une piste

23:54
Présentateur

quelque part c'est presque comme un changement de rôle qu'on voudrait faire à la métropole parce qu'il y a des discussions sans fin alors il y en a eu un certain nombre sur la gouvernance sur le changement du mode d'élection tout ça c'est derrière nous c'est terminé ce ne sera pas possible dans le timing a priori je ne sais pas s'il fallait les changer la question qui se pose souvent c'est est-ce que c'est la bonne échelle d'intervention dans la métropole est-ce que ce n'est pas un peu trop gros est-ce qu'on ne concentre pas tout est-ce qu'on n'écrase pas un peu les territoires comment est-ce que vous visualisez

24:24
Invité politique

qu'il soit entre guillemets entre de bonnes mains c'est-à-dire que si demain vous mettez à la tête de la métropole des responsables qu'ils soient respectueux du pouvoir des maires qu'ils soient respectueux de l'histoire de ce territoire et qu'ils soient dans une logique où on essaye plutôt de réconcilier l'ensemble des acteurs plutôt que de cliver d'interdire de réglementer comme c'est le cas depuis 4 ans moi je suis convaincu qu'on peut faire des choses assez remarquables mais ça demande à la fois d'humilité moi vous savez je n'ai pas le sentiment de détenir la vérité absolue c'est ce qui me différencie profondément de l'exécutif actuel ils ont la vérité ils savent ce qui est bon pour nous et ils vont nous l'imposer moi je crois à la conviction plutôt qu'à la contrainte

25:04
Présentateur

c'est une grande différence Est-ce que juste en quelques secondes d'ailleurs je pense à ça parce qu'on l'avait reçu aussi vous pensez que on l'entend beaucoup sur ce sujet Jérôme Mourouge la maire de Oulain-Pierre-Bénite qui est très très remonté sur son histoire de voie lyonnaise de grande rue etc est-ce que vous pensez que c'est un exemple typique d'un maire qui n'est pas entendu pour des raisons idéologiques

25:20
Invité politique

et à Éculi je pourrais vous citer 10, 15, 20 exemples très concrets qui traduisent cela et Jérôme Mourouge a raison aujourd'hui les maires on doit être respecté et on doit retrouver cette subsidiarité qui fait qu'on peut être maître entre guillemets chez nous parce qu'on sait pardonnez-moi de le dire moi je crois à la subsidiarité je pense qu'au plus proche du terrain on prend de meilleures décisions

25:43
Présentateur

et bien c'est justement ce qu'on va regarder puisqu'on va revenir dans la troisième partie de notre émission sur votre mandat sur ce qui se passe concrètement sur quelques sujets qu'on avait déjà abordés ensemble et puis on parlera un peu de politique nationale à tout de suite pour la suite de notre émission on se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission l'invité politique le samedi sur Lyon 1ère de 11h à midi toujours avec vous Sébastien Michel vous êtes toujours maire d'Éculi ça n'a pas changé ça n'a pas changé pendant l'émission on allait justement parler de votre commune qu'on commence à connaître un petit peu et dont vous venez nous parler régulièrement qu'est-ce qui se passe dans cette commune aujourd'hui dans votre actualité parce qu'on approche aussi doucement on parlait beaucoup des métropolitaines mais des échéances municipales arrivent c'est dans un an et demi je suppose que vous commencez à vous y préparer c'est peut-être un peu tôt pour le bilan mais en même temps où est-ce que vous en êtes des priorités quand vous êtes trop de maire en 2020 vous avez lancé un certain nombre de choses vous en êtes où et quels sont vos projets d'ici aux deux prochaines années qui arrivent ?

26:41
Invité politique

je dirais que sur cette année et demie qui nous reste à la tête de la ville il y a trois gros enjeux pour moi qui me paraissent fondamentaux et importants premier d'abord et je reviens à ce qu'on évoquait c'est l'enjeu de la relation entre la ville d'Eculi et la métropole et vous preniez l'exemple de Jérôme Mourauge tout à l'heure aujourd'hui on fait face à beaucoup de sectarismes des passages en force ce qui est d'ailleurs assez paradoxal parce qu'Europe Écologie Les Verts en général se veulent partie de la concertation de la participation citoyenne et aujourd'hui on ne compte plus sur nos communes et à Eculi comme ailleurs les décisions unilatérales imposées par la métropole et sur des choses d'ailleurs très concrètes avec un certain nombre de maires on a écrit au président de la métropole pour dénoncer l'abandon d'entretien des espaces publics si vous venez aujourd'hui à Eculi et d'ailleurs le citoyen ne le comprend pas il y a des herbes folles un peu partout et en réalité au nom de la biodiversité on fait n'importe quoi puisqu'on force aujourd'hui des piétons à ne plus pouvoir prendre les trottoirs et aller sur la voirie on en est là on pourrait parler aussi justement de l'état de la voirie à Eculi on a des difficultés on a des éducateurs de prévention qu'on attend depuis des années on a une révision du SCOT dont personne ne parle mais qui est en train d'organiser le chemin de cohérence territoriale qui est en train d'organiser la décroissance du territoire à marche forcée donc il y a beaucoup beaucoup de sujets ça c'est le premier truc et je pense que d'ici la fin du mandat on va devoir mine de rien sans doute devoir combattre encore plus fortement cette volonté de la métropole de nous imposer tout ça

28:14
Présentateur

est-ce que ce n'est pas des sujets un peu délicats à aborder avec votre population parce qu'il y a toujours cette espèce d'incompréhension du qui fait quoi de comment ça marche

28:21
Invité politique

je reviens à la pédagogie et je peux le faire d'autant plus aisément que j'ai fait partie de ceux qui au début du mandat ont tendu la main à la métropole c'est ma personnalité c'est ma manière de gérer c'est comme ça que je me comporte dans l'entreprise il y a cette volonté de ma part de toujours essayer de trouver des consensus mais aujourd'hui je me rends compte que ça n'est pas possible du plus petit sujet au plus impactant c'est la position de la métropole toute la position de la métropole rien que la position de la métropole pour paraphraser Jean-Luc Mélenchon qui semble-t-il est un modèle pour eux donc vraiment cette relation entre la ville et la métropole ça devient quelque chose de très perturbant et je pense que nos concitoyens au contraire sont en train de percevoir l'enjeu qui est lié à cette métropole et j'ai bon espoir qu'en 2026 dans les urnes il y ait une prise de conscience collective de la part des habitants de nos villes le deuxième sujet sur la gestion des villes qui est fondamental et je reviens aussi à un sujet qu'on a évoqué c'est celui de la bonne gestion financière je le disais on doit faire preuve d'imagination puisqu'on fait face à la baisse des droits de mutation au désengagement de l'état à l'inflation et à Eculi on maintient le cap on refuse d'augmenter les impôts donc on ne le fera pas jusqu'à la fin du mandat vous n'avez pas augmenté les taxes foncières non jamais les taux de taxes foncières je fais partie des maires qui ne les ont pas augmentés

29:43
Présentateur

c'est le seul impôt sur lequel vous avez la main

29:45
Invité politique

c'est le seul impôt sur lequel on a la main et là-dessus je tiendrai bon parce que pour moi c'est un fondamental et donc oui ça demande de faire des choix et pour autant on investit on investit fortement puisqu'au début du mandat on avait l'ambition à Eculi d'avoir une programmation pluriannuelle d'investissement d'un montant de 15 millions d'euros au moment où je vous parle on sait qu'on va atterrir finalement plutôt à 23-24 millions d'euros parce qu'on a su dégager des marges de manœuvre en fonctionnement donc ça c'est vraiment très très important et je rappelle juste on parlait tout à l'heure du ministre des finances que j'ai maintenu un endettement à zéro à Eculi c'est-à-dire que la ville n'est absolument pas endettée et pour autant on arrive à investir fortement donc c'est la preuve qu'avec du courage on peut faire des choses et puis le dernier élément c'est revenir à des choses très concrètes sur les trois priorités qui étaient les miennes depuis le début du mandat je le rappelle souvent je le martèle elles n'ont pas changé l'éducation la transition écologique la sécurité la sécurité on a mis le paquet très fortement au tout début du mandat je l'évoquais tout à l'heure on a multiplié nos effectifs de police municipale par trois on les a armés et donc ça ça fonctionne très très bien sur la transition écologique on fait beaucoup beaucoup de choses en termes de rénovation thermique de nos bâtiments et puis l'éducation ça devient vous le disiez on bascule sur la dernière partie du mandat et c'est le moment le plus excitant d'une certaine façon parce que les deux plus gros projets en matière d'investissement du mandat c'était la rénovation d'un groupe scolaire charrière blanche avec notamment la rénovation énergétique on en a pour plus de 3 millions d'euros et aujourd'hui les travaux sont quasi finalisés et puis le plus gros projet du mandat qui était la rénovation totale et l'agrandissement du groupe scolaire des cerisiers et là encore les travaux le chantier est en cours et les choses seront livrées en temps et en heure d'ici la fin du mandat et ça c'est très très j'allais dire gratifiant parce que pour moi un élu un homme politique c'est quelqu'un qui doit agir et c'est ce qui est passionnant dans ce mandat de mer c'est que vous prenez des décisions elles se concrétisent et vous voyez sortir de terre des projets

31:44
Présentateur

agir et choisir d'ailleurs et expliquer ses choix alors petit incise d'ailleurs peut-être sur l'éducation puisque vous en parlez il y a effectivement la question des bâtiments mais dans les marges de manœuvre qui sont les vôtres il y a aussi tout ce qu'on appelle le périscolaire c'est la manière dont vous allez accueillir faire des activités pour les enfants il y a eu une polémique récemment pour cette rentrée à la ville de Lyon parce qu'il y a eu des tas de changements d'horaires plus tardifs on ne pouvait pas prendre ses enfants comme vous voulez est-ce que vous avez suivi ça et vous quelle est votre approche sur votre commune parce qu'effectivement il y a parfois des parents qui laissent les enfants c'est pas que de la garderie il faut en faire quelque chose comment vous avez imaginé vous d'abord nous

32:20
Invité politique

tout se passe dans le dialogue c'est-à-dire qu'on est en relation permanente avec à la fois les équipes éducatives et à la fois les parents d'élèves et donc on innove on teste des choses typiquement là on vient de mettre en place justement une expérimentation pour augmenter la durée de la garderie dans un groupe scolaire à la demande des parents plutôt que de dire oui que de dire non on se dit tiens on va tester on va voir si ça fonctionne on va voir si c'est bon pour les enfants et pour les familles et puis le cas échéant on le gardera ou on y reviendra ça me paraît être la bonne méthode et surtout je pense qu'on a une vraie responsabilité qui est d'offrir des activités de qualité c'est ce qu'on fait avec Uli on a cette réputation et là je m'inscris dans les pas de mon prédécesseur notamment beaucoup beaucoup de choses très positives avaient été faites en matière de périscolaire j'ai apporté ma petite touche je l'avais dit on essaie de faire de la sensibilisation à l'histoire de l'art on essaie de faire de la sensibilisation aux langues anciennes aux grecs et aux latins ce qui n'est pas anodin sur un territoire comme Lyon moi j'aime bien prendre cet exemple c'est très très bien que nos enfants puissent aller par exemple aux Nuits de Fourvière à Sistat et Concerts mais c'est bien de comprendre que derrière un théâtre antique il y a une histoire il y a une civilisation il y a des valeurs donc voilà on essaie d'agir sur ces sujets là et puis surtout on essaie aussi de faire en sorte de transmettre je le disais ces valeurs importantes le respect de l'autorité parce qu'on est dans une époque qui en manque cruellement

33:46
Présentateur

deux petits sujets un peu comme un droit de suite puisque comme on a l'impression d'avoir commencé une conversation il y a déjà quelques années j'aime bien suivre certains dossiers je me souviens qu'à l'époque il y a peut-être déjà un peu plus d'un an vous aviez été assez pionnier sur une expérimentation à l'intérieur de votre collectivité sur ce qu'on pourrait appeler une sorte de semaine des quatre jours pareil dans la discussion dans le dialogue etc vous en attendiez un certain nombre de choses quel bilan même s'il n'est pas terminé vous en faites aujourd'hui comment ça avance ce sujet chez vous ?

34:12
Invité politique

ça avance très bien on l'a mis en place vous le disiez au début de l'année donc on s'était dit qu'on se donnait une année complète de fonctionnement pour pouvoir en tirer des premiers enseignements ce que je disais moi je pense que sur ces sujets-là à droite on doit aussi réfléchir différemment et voir comment on peut permettre à nos concitoyens c'est une demande profonde de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle et donc à Équilibre un certain nombre de collaborateurs ont fait ce choix-là mais une fois de plus on l'a fait d'abord on a pris un vrai temps de discussion et de négociation avec les organisations syndicales c'est très important on n'a pas voulu imposer c'est pas le maire qui a dit j'ai eu l'idée j'impose ça n'est pas ma méthode ça n'est pas ma manière de faire certains d'ailleurs devraient s'en inspirer suivez mon regard moi je crois au dialogue avec les partenaires sociaux et donc on a réussi à travailler sur différents modes d'organisation horaires avec un impératif que j'ai fixé qui était le maintien de la qualité du service public et de l'amplitude horaire d'ouverture de nos services à la population et partant de là j'ai laissé carte blanche au service et ce qui me paraît fondamental là encore je reviens à la subsidiarité on n'impose pas une chose à tous les collaborateurs de la mairie mais on demande aux managers de proximité de travailler au sein de leurs services respectifs pour proposer des cycles de temps de travail qui leur permettent de concilier de mieux concilier justement vie professionnelle et vie personnelle les premiers résultats me paraissent encourageants mais j'attends une fois de plus de pouvoir tirer le bilan avec les premiers concernés nos agents municipaux que je tiens d'ailleurs à féliciter et à remercier pour le travail qu'ils font tout au long de l'année au service des éculois

35:49
Présentateur

on fera un point à votre prochaine rentrée politique du coup avec plaisir deuxième sujet c'est aussi la rentrée rentrée universitaire rentrée scolaire l'EM Lyon va ouvrir son nouveau campus à Verlans je crois évidemment l'EM c'était éculi pendant des années je sais que vous étiez emparé du sujet parce que c'est pas rien sur cet espace je ne sais plus quelle est la superficie concernée mais c'était vraiment un changement fort vous étiez très vite embarqué dans une nouvelle aventure autour d'un campus je crois de la cybersécurité avec notamment je crois l'ancien gouverneur de Lyon le général Daricot on en parle un peu moins aujourd'hui un peu moins suivi où est-ce qu'on en est de ce dossier ?

36:25
Invité politique

non mais vous savez ce sujet on le gère à la lyonnaise vous savez moi j'aime beaucoup cette phrase qui dit le bruit ne fait pas de bien le bien ne fait pas de bruit donc soyez rassurés le projet il avance il avance très bien il est même déjà concret mais je pense que c'est plutôt justement au général Daricot et à la chambre de commerce de communiquer sur le sujet vous savez moi je ne suis pas comme tous ces politiques qui veulent s'arranger la moindre réussite et vouloir attirer la gloriole sur ce sujet moi je suis un simple facilitateur et ce n'est pas moi qui fais le travail en tout cas

36:53
Présentateur

vous avez toujours été associé j'ai été associé

36:55
Invité politique

on travaille bien et aujourd'hui la principale difficulté qu'on pourrait avoir dans les mois qui viennent c'est surtout le manque de soutien du président de la métropole on y revient parce que là où moi je crois qu'on a besoin d'imaginer des grands campus avec de la recherche de l'innovation c'était pas simplement de la cybersécurité c'était toutes les formes de sécurité on voit qu'on n'a pas du tout d'accompagnement du côté de la métropole qui préférerait densifier et bétonner notre campus avec du logement moi je me bats pour garder la vocation enseignement supérieur et recherche parce que c'est ce qui aussi fait l'attractivité d'un territoire vous savez à Eculi on a la chance d'avoir des grands groupes internationaux on a notamment le siège mondial du groupe SEB vous savez c'est intéressant pour un groupe comme le groupe SEB s'ils ont mis leur campus à Eculi c'est aussi parce qu'ils savent qu'à proximité immédiate on trouve de la matière grise on trouve des chercheurs on trouve des étudiants et moi je suis toujours impressionné quand je vais sur mon campus de voir à quelle vitesse les choses évoluent cette capacité de recherche d'innovation c'est passionnant et je crois qu'on a besoin de cette matière grise sur notre territoire et en tout cas moi je continuerai à me battre de toutes mes forces pour développer ce campus d'Eculi qui le mérite

38:08
Présentateur

alors un petit point de politique nationale parce que vous êtes une personnalité politique engagée toujours LR toujours la fidélité LR canal historique ou comment vous vous positionnez maintenant parce que j'ai du mal à suivre là parce qu'il y a tout le débat autour de la présidence de LR de Ciotti etc

38:23
Invité politique

le sujet il est vite traité Eric Ciotti est parti tout seul

38:29
Présentateur

voilà

38:29
Invité politique

donc je suis resté fidèle à ma famille politique avec l'ensemble de mes collègues et vous savez c'est pas quand ça va en mal qu'il faut fuir je laisse ça à d'autres moi je reste fidèle à ma famille politique

38:39
Présentateur

toujours LR en attendant les futurs changements on va parler un peu de politique nationale comment vous vivez puisque justement les LR sont pas mal concernés on parlait de Laurent Wauquiez il a repris quand même dans l'échiquier politique nationale une place assez centrale comment vous vivez la nomination de Michel Barnier comme premier ministre et qu'est-ce que vous en attendez qu'est-ce que vous espérez de ce futur gouvernement alors d'abord

38:58
Invité politique

effectivement vous l'avez dit moi je tiens à saluer la décision de Laurent Wauquiez d'aller prendre son risque et de se lancer dans cette campagne des élections législatives ce qui n'était pas évident il en est sorti je crois renforcé aujourd'hui chacun le reconnaît pour répondre directement à votre question je crois que le moment nous invite à faire preuve à la fois de responsabilité et d'humilité la responsabilité c'est effectivement d'accepter même si le contexte est difficile même s'il n'y a sans doute que des coups à prendre de retourner aux responsabilités et d'intégrer potentiellement le gouvernement de Michel Barnier Michel Barnier que je connais bien que j'avais accueilli à Éculi en 2021 j'avais été passionné par nos échanges notamment quand il me racontait comment il avait pu négocier le Brexit c'était assez fascinant et je crois que cette expérience là lui sera précieuse compte tenu de la situation politique du moment et puis l'humilité j'y reviens aussi je pense que attention à l'espèce d'euphorie ambiante on voit que tout le monde s'imagine au gouvernement que tout le monde frétille un petit peu je crois que nos concitoyens ils attendent de nous de l'humilité parce que de toute façon le contexte il est extrêmement compliqué les marges de manœuvre politiques sont très réduites on voit bien que l'Assemblée nationale est très fragmentée et puis surtout gardons en tête la dette du pays qui fait qu'on est vraiment au bord de la falaise et pour moi on est au bord de la crise financière il faut le dire il faut le répéter et donc ça ne sera pas facile donc responsabilité humilité mais confiance à Michel Barnier parce que je pense que c'est l'homme de la situation

40:29
Présentateur

mais pour certains et très rapidement parce qu'on arrive doucement à la fin de cette émission c'est vrai que est-ce que vous comprenez qu'un certain nombre d'électeurs peut-être citoyens qui ont fait du rassemblement national qui sont quand même 11 millions ceux de la gauche se disent bah ouais on est quand même un peu floué ou c'était pas ce qu'on voulait est-ce que ça vous l'entendez ou vous l'avez été attentif

40:51
Invité politique

mais c'est pour ça que je parle d'humilité c'est qu'une fois de plus je le dis souvent on n'a pas gagné cette élection et on n'est pas arrivé ni premier ni deuxième ni troisième je pense qu'on ne sera pas à la hauteur de l'enjeu vous parlez de la gauche pardonnez-moi de le dire ils se sont totalement sabordés eux-mêmes la réalité c'est que la gauche ne veut pas le pouvoir la gauche elle veut installer enfin quand je parle de la gauche je parle du NFP et de Jean-Luc Mélenchon et de ses amis à la métropole de Lyon et à la ville de Lyon ces gens-là veulent le chaos ils veulent le désordre ils ne veulent pas l'intérêt du pays et aujourd'hui ils se placent en victime alors qu'ils ont quand même bloqué l'accession à Matignon de Bernard Cazeneuve et je pense que chacun reconnaîtra qu'en termes de fidélité à ses idées Bernard Cazeneuve est quand même un homme de gauche personne ne peut le contester à part manifestement au sein du NFP

41:38
Présentateur

alors j'avais plein de petites questions encore mais je crois qu'on a beaucoup parlé peut-être parce que c'est la traduction juste peut-être un morceau de musique pour ceux qui étaient en musique alors j'en avais deux en tête

41:49
Invité politique

mais d'abord un j'ai été bluffé par la prestation d'Angèle qui est une artiste que j'adore lors de la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques en duo avec Kavinsky sur le morceau Night Call qui est en plus la bande originale d'un film Drive que j'ai toujours apprécié et puis surtout s'il faut en choisir un le groupe Justice français musique électronique qui était aux Nuits de Fourvière cet été j'ai passé un moment fabuleux et je conseille à chacun d'écouter le morceau After Image qui est assez extraordinaire

42:16
Présentateur

et bien on fait comme ça merci beaucoup d'avoir été présent sur notre plateau et puis quant à moi je vous dis à très vite pour une nouvelle émission au revoir c'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon Première