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interviewEurope 1· 20 février 2026 15 min

Punchline - Salon de l'Agriculture : «E. Macron n'est pas le bienvenu» selon la Coordination Rurale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

18h23, bienvenue sur C News et sur Europ, c'est votre punchine du vendredi. Nous poursuivons nos débats et nous allons parler du salon de l'agriculture qui ouvre demain. Et nous accueillons donc notre ami Bertrand Ventau, président de la coordination rurale qui est avec nous.

Bonsoir Bertrand en Vtau. Comment s'annonce cette inauguration ? puisque je souhaitais que vous soyez avec nous ce soir et nos invités parce que vous avez décidé de boycotter cette inauguration avec Emmanuel Macron demain matin.

Raconte-nous tout. Vous avez promis de tout nous dire. Comment ça va se passer ?

Écoutez, euh vu à la vitesse où euh euh les lois sont incapables d'être promulgué et en particulier ce qui a été il y a il y a deux choses qui sont euh enfin il y a il y a trois il y a trois choses. La gestion de la DNC qui est le fait qu'on ait pas de vache première fois de l'histoire du son de l'agriculture la gestion mais catastrophique de la DNC par le par la ministre Annie Genevar qui aurait dû tout vacciner depuis l'automne pour qu'on soit pas embêté et on aurait eu des vaches au centre de l'agriculture le salon où on peut se mettre en avant donc les éleveurs ne sont pas là vous avez un phénomène législatif où on nous dit vous allez avoir une loi d'urgence l'autre jour qu'est-ce qu'on voit première lecture au Sénat au mois de juin alors si une loi d'urgence C'est au mois de juin. Sachant qu'on a les sénatoriales qui vont tomber au mois de septembre, ça veut dire que la loi va aussi tomber à l'eau.

Et sur les décrets de la loi du plomb, aujourd'hui, rien n'avancé. On est on vient de connaître une période d'inondation qui est catastrophique pour des territoires où on devrait dire la gestion de l'eau doit être une des priorités. Là non plus, rien si ah les assureurs indemnis un peu plus vite mais j'ai pas vu un plan d'urgence de l'État aujourd'hui qui est sorti.

Donc on a un contexte agricole qui est là où on s'estime trahi depuis 2 ans qu'on bouge, qu'on porte des revendications et où rien n'a été traité. Mais rien de rien, c'est-à-dire qu'on prend son temps. Donc et puis il y a un deuxième effet, c'est qu'il faut quand même qu'on juge le bilan agricole des deux quinquena d'Emmanuel Macron.

Donc c'est son dernier salon de l'agriculture et le bilan est catastrophique. La preuve en est la gestion des maladies, la balance commerciale alimentaire de la France et le fait qu'on ait le dernier bientôt dernier pays d'Europe en terme de production lié aux sur transposition euh sujet que n'ont pas su régler ni Emmanuel Macron ni les gouvernements successifs. Alors la question que j'ai envie de vous poser, est-ce que ça risque d'être un peu chaud demain matin au salon de l'agriculture ?

Et ça euh écoutez euh bah déjà chaque année on a un problème, c'est qu'on est euh souvent très observé et très contraint par les forces de l'ordre. Donc je sais pas si nos adhérents pourront rentrer. Je sais pas les le mode d'action qu'on pourra avoir.

En tout cas oui, il pourrait s'instaurer, enfin on souhaiterait instaurer un dialogue pour qu'Emmanuel Macron nous amène des réponses très concrètes sur les points que je viens de citer précédemment parce qu'il faut traiter l'urgence et il est quand même président de la République. Donc effectivement, je sais pas comment ça va comment ça va finir, mais je peux pas tout dévoiler ici, mais si on peut avoir accès au salon et si on peut effectivement discuter avec le président de la République dans un cadre particulier parce qu'on a aussi des choses à lui dire mais vous acceptez quand même de le rencontrer. Vous boycottez l'inauguration mais vous dites pas non à une réception ou une rencontre mais il va falloir quand même qu'on lui un moment on arrive à lui poser des questions.

Donc on verra bien si on peut accéder à lui mais on a des questions à lui poser. Et puis il y a un dernier signal qui est une fois de plus mauvais, c'est que le premier ministre vient de nommer un conseiller agricole. Après bon, on a un petit problème de cocaïne au niveau de ce ministère là, mais pour remplacer la personne qui a fait une overdose, vient nous nommer quelqu'un qui a travaillé à la FNSEA, si vous voulez.

Donc c'est pas qu'on déteste la FNSEA, mais on a quand même on n'est quand même pas amis au fond de nous. Donc le signal en moyenne à la coordination rurale à un ou de jours de l'ouverture du salon, il est quand même pas bon par les pouvoirs politiques qui comprennent pas que aujourd'hui on représente effectivement une colère mais aussi des solutions et il faut quand même qu'au bout d'un moment on nous traite et on nous considère ce qui n'est aujourd'hui pas le cas par les cabinets des ministères qui ne sont pas aussi fluides qu'il devrait par rapport à nos revendications à les traiter. Il y a un historique en France qui est lié à une longue congestion mais qui aujourd'hui la congestion autant elle a pu être peut-être bénéfique autant du développement agricole aujourd'hui elle est mortifère.

Est-ce que vous avez des questions à poser à notre invité Louis de par exemple là ? Non mais moi ce que j'entends c'est que la colère n'a pas bougé. euh qu'Emmanuel Macron vous donne l'impression de de jouer la montre et se dit "Bon ben, ils vont finir par être usés, fatigué et je reconnais que je suis un peu je suis très pessimiste, j'ai du mal à voir euh une issue positive à tout ça.

J'ai l'impression que Emmanuel Macron dit "Vous écoutez, mais en réalité, il vous écoute pas et vous, je sais pas à qui vous vous vouez mais on a Non, mais objectivement, moi j'ai vraiment l'impression que la situation est désespérée quoi." Et moi je trouve que vous avez été relativement patient me semble-t-il. Après effectivement, il y a le moment de la contestation et le moment des actions et puis aussi on a des fois comment vous dire à force d'avoir des procès de passion en justice simplement pour vous faire terre, c'est quand même quelque chose d'assez compliqué.

Après, il y a il y a quand même le combat sera long parce que je le répète, on a été contaminé par une écologie punitive et le plus haut du pouvoir est contaminé par l'écologie punitive. Donc le but n'est pas de relancer la machine agricole et que des paysans français aient du revenu. Le l'histoire continue.

Ils sont là pour qu'on soit supprimer, qu'on nexiste plus et euh au moment où on devrait redresser économiquement la France et en particulier dans les zones rurales et où il faudrait relancer l'agriculture avec du revenu pour les paysans en retrouvant la compétitivité, la réponse politique n'est pas là. Donc l'économie en zone rurale, c'est pas quelque chose qui plaît à Emmanuel Macron. C'est pas quelque chose qui a plu à ces différents gouvernements.

Aujourd'hui, effectivement, on se sent pas aidé. Moi je crois que les combats sont longs en fait parce que ça serait mentir à notre base que de dire demain on aura un plan d'urgence, ça va vous sauver. On l'a vu le plan d'urgence céréal, il est minable, il est compliqué, ça pas ce qui va sauver malheureusement les céréaliers.

Donc aujourd'hui, il y a un temps long, il y a un temps long du combat à ceux qui nous empêchent de produire. Il y a un talon à contaminer effectivement les dirigeants et puis euh moi j'y crois sur la durée à ce qu'on arrive à redresser ben la production à l'école française mais surtout le revenu des des paysans. Alors nos invités ont beaucoup de questions à vous poser.

Alors François Puponi mais Paul Marin avait levé le doigt d'abord ou François Puponi donc François Puponi rapidement on a quand même le sentiment on a quand même le sentiment que à la fois Bruxelles mais aussi au niveau des politiques en France et de l'administration de la haute administration le choix était fait de mettre par terre notre agriculture. En tout cas, tout ce qui se passe, ça va dans ce sens-là. Il y a eu des actions qui ont été menées.

On n' pas le sentiment que ça a pu enrayer ce processus qui pour l'instant est mortifère. Donc comment vous imaginez d'arriver à faire prendre conscience à ces autorités qu'il faut changer la donne et effectivement avoir une vision de l'aménagement du la ruralité ? réponse de Bertrand Vonau.

Simplement à force de répéter un message redondant et en faisant des actions des fois pour les contraindre et puis après euh il y a la partie euh il va falloir construire un message qui est différent et dire voilà qu'est-ce qu'on veut relever l'agriculture ou pas. Donc vous avez une partie de la classe politique et de la classe dirigeante et en particulier des conseillers qui est contaminée. Donc ça va amener forcément à mon avis à un combat politique et à appeler à voter pour ceux le peu de de partis politiques qui nous soutiennent à encourager à ce qu'il y a même si le monde agricole ne pèse pas autant qu'on voudrait dire qu'on est moins de 350000 mais vous y ajoutez les retraités la famille les relations qu'on a et les gens qu'on fait vivre on touche beaucoup de monde dans l'électorat donc il y a un combat politique qui doit s'ouvrir à ceux qui ne veulent plus de nous et effectivement on doit appeler à les faire battre dès qu'on peut voilà après il y a un vrai travail à apporter et mais aujourd'hui quand même la France va très mal économiquement.

Bon l'agriculteur je dirais qu'on est les premiers à ce qu'ils veulent ils veulent nous tuer quoi très concrètement. Voilà mais et j'ai l'impression qu'ils veulent tuer l'économie rurale. Donc il y a un message à porter, il y a des gens à mettre sous pression et il y a des parlementaires qui doivent répondre des votes qu'ils font.

C'est pour ça qu'on sonne de l'agriculture, vous sur le stand de la coordination rurale, vous aurez euh tous les parlementaires qui ont voté contre la loi du plomb et qui sont interdits de venir nous venir nous voir. Voilà donc les choses les choses sont claires. Bertrand Vontu donc le président de la coordination rurale est avec nous ce soir.

Une dernière question Paul et Véronique Jacky aussi. rapid une observation pardon de vous décevoir mais vous allez devoir encore être patient et et attendre attendre pendant encore un an parce que Emmanuel Macron n'est pas le bon interlocuteur même si c'est irrévérencieux à son égard, il n'est plus le bon interlocuteur et ça dépasse même le champ agricole si j'ose dire. On parle souvent des collégiens ou des lycéens qui n'aiment plus leur école.

On dit deux qui sont des décrocheurs. Et bien Emmanuel Macron est un président décrocheur. Il a décroché de la France, il a décroché du peuple, il a décroché du pays.

Il a à ce point rejeté par le peuple qu'il a rejeté lui-même et il préfère la scène internationale à la scène intérieure. Donc vous allez être encore déçu. Quoi qu'il fasse comme promesse, elles ne seront pas tenues.

Vous parlez d'élection et ben anticipez et investissez sur l'élection à venir. Véronique Jackier, un dernier mot à notre invité du soir. Oui.

Si on essaie d'être constructif, vous la coordination rurale, si vous deviez prendre une mesure, si vous deviez taper du point sur la table, quel serait cette mesure pour justement essayer d'inverser le cours des choses et vous montrer force de proposition et être pris au sérieux ? La réponse de Bertrand Vronau, c'est très simple en fait. La seule chose qui doit qu'on doit faire, c'est enlever ceux qui nous je vous dire très clairement, il faut et on le dit depuis très longtemps, il faut supprimer les agence et les offices qui aujourd'hui sont des doublons de l'État et qui nous empêchent de produire, qui nous entravent et et qui nous contrôlent.

Il faut supprimer ça, mettre en place un plan d'urgence lié aux économies qui vont être réalisées en les supprimant et remettre les agents dans les ministères de tutelle. C'est très simple, ça coûte pas d'argent et ça peut améliorer notre notre quotidien très très rapidement. Merci en tous les cas d'être venu nous voir Bertrand en votau, le président de la coordination rurale qui était notre invité sur ces news et sur euh je vous l'annonce avec Olivier Ben Kemoun, nous avions fait le déplacement l'an dernier au centre de l'agriculture.

On viendra vous voir parce que nous sur ces news, on aime les agriculteurs et on les défend. Euh merci en tous les cas et bon courage pour cette ouverture. On va suivre ça avec une grande attention sur notre antenne et sur nos antennes.

On va parler des intempéries. Car Duran va prendre votre place dans quelques instants. On va faire un point tout d'abord du côté de Cadillak. commune de 2700 habitants au sud de Bordeaux.

On va retrouver notre correspondant là-bas, correspondant européen C News Charles Lilier qui nous raconte l'histoire. Bonsoir à tous. Oui, effectivement ici dans le bourg de ce village, le niveau de l'eau est toujours élevé.

Environ 50 à 60 cm par endroit, c'est suffisant pour rendre inaccessible le secteur aux voitures ou au piétons. Des rues désertes donc et des commerçants comme Nathalie dans sa pizzeria dans le dénouement le plus total. On est toujours dans l'eau nous.

Elle avait baissé mais là elle a remonté euh mais après c'est le matériel aussi 50000 € au moins. Et oui car dans l'établissement de Nathalie tout est bon acheter. La friteuse est remplie d'eau.

Euh là c'est des gros frigos qui ont été chariés par l'eau. Là c'est ma première terrasse. Je pense qu'il y a un m d'eau là.

Le restaurant ça va partir en liquidation. J'ai plus rien là. Plus guerre d'espoir donc pour Nathalie et beaucoup d'incertitude pour Johanna dans sa station service.

Alors pour oublier, elle sauve ce qui peut encore l'être. B on a été inondé donc on racle, on passe au carcher, on déponge sur les murs, on racle. Un nettoyage qui va durer plusieurs jours mais pendant ce temps, impossible bien sûr d'accueillir des clients.

Résultat, grosse perte d'exploitation pour elle. Ça fait une semaine et demi qu'on est fermé et il faut compter encore 15 jours de fermeture. C'est énorme, je veux pas y penser.

Et l'autre crainte de Johanna et des commerçants dans ce village, c'est une éventuelle reprise de la pluie. La météo est toujours très incertaine. Les sols toujours gorgés d'eau.

La moindre goutte peut donc faire à nouveau des bordel vas ici. Et je vous le disais, Car Duran est avec nous sur ces news et sur Europe 1, notre spécialiste météo. Une seule question, à quoi faut-il s'attendre dans les tout prochains jours ?

Ma chère Karine ? Il faut être patient. tout de suite jours à une semaine d'attente avant une véritable décrue.

Je rappelle que trois départements sont toujours en vigilance rouge par Météo France, la Loire Atlantique, le Maé Loire, la Charante Maritime, 12 départements en vigilance orange, quasiment tout l'ouest du pays au final. Quatre rivières sont sous haute surveillance. On a toujours la MA qui est vraiment la rivière qui inquiète le plus actuellement vers ranger notamment beaucoup d'évacuation.

Elle n'a pas encore atteint son plateau haut. Elle est en train de l'atteindre. Donc on n'est pas du tout proche de la décrue.

Ensuite, il y a la Loire qui se stabilise. Le plateau eau a été atteint mais il devrait durer une semaine. Et ensuite, il y a la Charte.

C'est à peu près pareil. Le plateau haut a été atteint. Il devrait durer quelques jours à une semaine.

Bonne nouvelle pour la Garonne qui est vraiment en décrue. Il y aura peut-être un petit rebond entre samedi et dimanche, mais globalement cette zone-là est en train de s'améliorer. On surveille aussi la villaine en Bretagne, le bassin de la Dordogne.

Et en ce moment et bien l'écoulement est quand même assez freiné par un bouchon qui se forme au niveau de la mer. Les marais sont hautes et donc cela empêche l'eau des rivières de s'écouler. On a également des bouchons de vase, de sédiments qui se sont formés au niveau de la Loire à cause justement de l'onde de propagation des crues.

Merci beaucoup pour ce point très précis Karine Durant, notre spécialiste météo sur ces news et sur Europa, on va trouver un autre envoyé spécial sur le terrain. On va retrouver Stéphane Place qui s'est déplacé entre Cadillac où nous étions il y a quelques instants et la ville de Serron à 40 km en Amont de Bordeaux sur la Garonne. Stéphane des champs transformés en lac des jardins et des habitations inondées et dans la soirée une pluie battante des bourasques devant un tunnel sans fin pour les Rivins.

Laurent réside à Séron. En temps normal sa maison est à 500 m de la Garonne. Quand vous voyez depuis votre fenêtre l'eau qui arrive dans la rue et qui commence à à dégouliner dans la cave en faisant un bruit.

Ouais, c'est un moment qui est pas du tout agréable à vivre. Ça je confirme. Jeune chef d'entreprise, Alexandra a ouvert son coffee shop à Cadillak il y a 2 ans à peine.

Là c'est dur. Aujourd'hui, j'ai passé la journée au téléphone avec les assurances et psychologiquement c'est pas simple. Une semaine de chiffres perdus.

La pluie s'arrête pas, la Garonne continue de monter. Une fatigue psychologique, une profonde lassitude que constate ces derniers jours Camille, la pharmacienne du village. Là, les pieds dans l'eau, bah tout est remis en question.

On peut pas se déplacer comme on veut. Beaucoup de commerces sont fermés. Donc oui, les gens ont un petit peu ralbol.

C'est des demandes beaucoup de produits pour dormir. Peut-être qu'il y en a encore plus que d'habitude de produits pour les nerfs à base de plantes souvent mais voilà quelque chose pour essayer d'aller mieux. Difficile de garder le moral, d'autant qu'il faudra quand l'eau se sera enfin retirée, tout nettoyer, réparer les dégâts provoqués par les crues.

Cadillak, Stéphane place Europe 1. Merci beaucoup Stéphane. On marque une pause sur ces news et sur Europe 1.

On se retrouve pour la dernière ligne droite. On parlera Ah ça va faire réagir nos invités ce soir. La prise de position de Jérôme Getch.

On a du mal à comprendre nos politiques et je me mets à la place des Français qui nous écoutent, qui nous regardent sur ces news et sur europe qui pourra quand on voit le sort réservé par les fi à Jérôme Gadge et et la déclaration de monsieur Gadge en 14 juin dernier comprennent qu'il pourra. On se retrouve dans quelques instants.